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Pas de surprise à Francfort: la Banque centrale européenne laisse ses taux directeurs inchangés pour la cinquième fois consécutive depuis juillet

La Banque centrale européenne a maintenu son taux de référence à 2%, malgré le ralentissement de l’inflation et la dégringolade du dollar.

C’était attendu. La Banque centrale européenne (BCE) n’a pas modifié ses taux directeurs, ce jeudi 5 février. Le taux de dépôt, référence de la politique monétaire, demeure donc à 2%, pour la cinquième réunion d’affilée depuis juillet. En fait, les observateurs attendaient surtout que Christine Lagarde, la présidente de la BCE, s’exprime à propos de la vigueur de l’euro et du ralentissement de l’inflation, qui soulèvent des questions quant à l’adéquation de la politique monétaire.

Un euro plus fort « pourrait faire baisser l’inflation au-delà des attentes », a averti la présidente de la BCE Christine Lagarde.

Certains observateurs plaident pour une baisse des taux directeurs, qui se reflèterait ensuite dans les taux pratiqués par les banques commerciales, pour redonner de l’air à l’économie et rapprocher l’euro du dollar. Le risque est de laisser les prix repartir à la hausse.

Toutefois, l’inflation en zone euro a ralenti plus que prévu en janvier, à 1,7%, soit moins que la cible de la BCE, selon les données d’Eurostat. La hausse des prix est particulièrement faible en France (+0,3% sur un an en janvier, après +0,9% en décembre, selon l’Insee), en raison notamment de la décrue des prix de l’énergie. Si cela peut favoriser le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité, une faible inflation alourdit la charge de la dette et complique sérieusement le rétablissement des comptes publics.

Table des matières

L’euro fort inquiète

Les pressions désinflationnistes sont accentuées par les importations chinoises et la nette appréciation de l’euro par rapport au dollar. Le taux de change actuel soulève des inquiètudes. Un euro fort rend les importations libellées en dollars – et notamment de pétrole et de gaz – moins chères, mais cela pénalise les exportateurs déjà freinés par les tensions commerciales et les droits de douane américains.

La vigueur de l’euro risque d’être durable, voire de s’intensifier, même si l’on reste loin du record atteint en 2008 (1,60 dollar pour un euro). La semaine dernière, l’euro a brièvement dépassé 1,20 dollar, un plus haut en quatre ans et demi, avant de redescendre légèrement à 1,18 dollar.

L’annonce de la nomination de Kevin Warsh à la tête de la banque centrale américaine (Fed) a plutôt rassuré les marchés. Mais Donald Trump devrait continuer à pousser pour que la Fed abaisse ses taux directeurs, et donc maintenir une pression à la baisse sur le dollar.

L’éco du monde : La BCE réagira-t-elle à la chute du dollar ? – 28/01

Avant la réunion de jeudi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait souligné sur LinkedIn que la BCE « suit de près cette appréciation de l’euro et ses conséquences possibles en termes de baisse de l’inflation ». Son homologue autrichien, Martin Kocher, a estimé que l’appréciation de l’euro, si elle se poursuivait, pourrait contraindre la BCE à « réagir en termes de politique monétaire ».

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