Affaire Epstein: sous pression, le Premier ministre britannique s’excuse auprès des victimes, mais assure vouloir « continuer » à diriger le gouvernement

S’adressant aux victimes de Jeffrey Epstein, le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est dit « désolé » ce jeudi 5 février « d’avoir cru aux mensonges » de Peter Mandelson et de l’avoir nommé ambassadeur à Washington malgré ses liens avec le pédocriminel. Il a toutefois écarté une démission du gouvernement.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer voit son avenir politique menacé par les répercussions de l’affaire Epstein. Le chef du gouvernement s’est excusé ce jeudi 5 février pour avoir nommé Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington malgré ses liens avec le criminel sexuel.

S’adressant aux victimes, le dirigeant travailliste – qui fait face à une crise de confiance et d’autorité inédite – s’est dit « désolé d’avoir cru aux mensonges de (Peter) Mandelson et de l’avoir nommé », lors d’un discours prononcé à Hastings, dans l’est de l’Angleterre. L’ancien ambassadeur a été nommé par Keir Starmer, puis limogé en septembre dernier après sept mois à Washington.

Le Premier ministre a toutefois déclaré qu’il entendait « continuer » à diriger le gouvernement, malgré les appels à la démission. « J’ai l’intention de continuer à faire ce travail essentiel pour notre pays », a-t-il souligné avant d’ajouter: « nous devons rester concentrés sur la raison pour laquelle ce gouvernement a été élu, changer ce pays en mieux ».

Alors que depuis des semaines les rumeurs de manœuvres pour le remplacer se multiplient, des députés travaillistes, cités anonymement dans la presse britannique, n’écartent plus désormais l’éventualité d’un départ de Keir Starmer.

Jeudi, les journaux s’interrogeaient sur son futur à Downing Street, évoquant un Premier ministre qui « se bat pour son avenir » (The Times), en « grave danger » (Daily Mail) ou encore « isolé » (the i) dans sa propre majorité.

« Aucun d’entre nous ne connaissait l’étendue et la noirceur de cette relation »

La veille, Keir Starmer avait déjà reconnu devant le Parlement qu’il était au courant de liens entre le criminel sexuel américain et Peter Mandelson, mais a accusé son ex-ambassadeur d’avoir « menti de façon répétée » sur l’étendue de ces liens. « On savait depuis un certain temps que Mandelson connaissait Epstein, mais aucun d’entre nous ne connaissait l’étendue et la noirceur de cette relation », a-t-il affirmé jeudi.

Arrivé à Downing Street en juillet 2024, Keir Starmer avait promis d’en finir avec les scandales à répétition qui ont marqué les dernières années des gouvernements conservateurs. Mais en 18 mois, il a été contraint à de nombreuses volte-face sur son programme économique et social et a dû se séparer de plusieurs ministres mis en cause dans diverses affaires, autant de déboires qui ont largement entamé son crédit politique et sa popularité.

Après les dernières révélations issues des documents publiés par le ministère américain de la Justice, Peter Mandelson est désormais sous le coup d’une enquête de police, soupçonné d’avoir transmis des informations financières sensibles à Epstein alors qu’il était membre du gouvernement de Gordon Brown entre 2008 et 2010.

Pour les Britanniques, « ce gouvernement est tout aussi chaotique que le précédent », et « l’affaire Mandelson semble encore accentuer ce phénomène », souligne auprès de l’AFP Luke Tryl, directeur pour le Royaume-Uni du think tank More in Common. La crise a même fait tanguer la livre sterling jeudi, et grimper le taux d’emprunts des bons du Trésor britannique, réveillant le souvenir de l’ex-Première ministre Liz Truss, contrainte de démissionner en 2022 après avoir alarmé les marchés.

L’opposition conservatrice demande aussi la tête du directeur de cabinet et plus proche conseiller du Premier ministre, Morgan McSweeney, accusé d’avoir poussé la candidature de Peter Mandelson.

À moins de deux mois d’élections locales à haut risque

Ces difficultés tombent mal pour Keir Starmer, à moins d’un mois d’une élection législative partielle dans le nord-ouest de l’Angleterre et à deux mois d’élections locales à haut risque avec la montée en puissance du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage. Ce dernier a qualifié l’affaire de « plus gros scandale de la politique britannique depuis plus d’un siècle ».

Pour sa défense, le gouvernement assure avoir respecté les règles de vérification pour la nomination de l’ex-ambassadeur. « Le responsable, ici, n’est ni le Premier ministre ni son équipe. C’est Peter Mandelson qui a menti, manipulé et trompé tout le monde », a affirmé sur Sky News le ministre du Logement Steve Reed, fidèle du Premier ministre, dépêché dans les médias jeudi matin pour défendre la position du gouvernement.

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Mercredi, la tension était montée d’un cran lors d’un débat électrique à la chambre des Communes, autour d’une motion déposée par les conservateurs pour réclamer la publication des documents sur le processus de nomination et de révocation de Peter Mandelson.

Après avoir d’abord tenté de restreindre cette publication en invoquant un préjudice potentiel pour la sécurité nationale, le gouvernement a dû se résoudre – sous la pression de ses propres députés – à accepter de transmettre tous les documents à une commission parlementaire. Des députés travaillistes furieux ont critiqué « l’erreur de jugement » du Premier ministre et exprimé leur « colère », et même leur « honte » face à la manière dont le gouvernement a géré cette affaire.

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« Je l’ai rencontré deux fois »: Michel Hazanavicius, épinglé pour ses relations avec Jeffrey Epstein, contredit par les documents de la justice américaine

Entre 2012 et 2014, le réalisateur français Michel Hazanavicius a entretenu une correspondance avec le pédocriminel Jeffrey Epstein et assure n’avoir eu aucune idée de « son comportement de prédateur. »

Au milieu de l’immense masse de documents publiés par la justice américaine sur le criminel sexuel Jeffrey Epstein, plusieurs noms de Français ressortent. C’est notamment le cas de Jack Lang, ancien ministre de la Culture et actuel président de l’Institut du monde arabe, mais aussi de sa fille Caroline Lang, de l’homme d’affaires Olivier Colom, de l’ancien ministre de l’Économie Bruno le Maire, de la banquière d’affaires Ariane de Rothschild, du chef d’orchestre Frédéréic Chaslin, du mathématicien Cédric Villani, mais aussi du réalisateur Michel Hazanavicius.

Ce dernier rencontre pour la première fois Jeffrey Epstein un mois après le sacre de son film The Artist aux Oscars, lors d’un dîner à l’initiative du financier le 24 mars 2012 à Paris en présence notamment de Woody Allen, selon les échanges déclassifiés par l’administation américaine.

Les documents attestent d’une correspondance directe par courriel entre les deux hommes jusqu’en janvier 2014. Jeffrey Epstein sollicite régulièrement des rencontres, à New-York ou lors de ses fréquents séjours à Paris.

Interrogé par l’AFP, Michel Hazanavicius a confirmé avoir « rencontré ce type, deux fois », qui lui a été présenté « comme un ami de Woody Allen ». « Je l’ai rencontré deux fois personnellement, et une fois à un dîner avec une vingtaine de personnes, dont Woody Allen », confirme-t-il dans les colonnes de l’Humanité.

Et d’ajouter: « Je ne connaissais évidemment pas son comportement de prédateur. Ces rencontres se sont passées à Paris au moment de la folie de The Artist, qui venait d’obtenir des Oscars. Nous étions alors les coqueluches d’Hollywood, et avons à cette époque rencontré beaucoup de personnalités. »

« J’espère te voir bientôt »

Une version que différents mails révélés dans les « Epstein files » contredisent. Au total, le nom Hazanavicius apparaît 306 fois dans les documents publiés sur le site de la justice américaine. Des échanges de mails, entre 2012 et 2014, qui retracent plusieurs rencontres entre le milliardaire pédocriminel et le réalisateur.

Au lendemain d’un dîner qui s’est tenu avec Woody Allen et des financiers de Wall Street le 24 mars 2012 à l’hôtel de luxe Park Hyatt Paris-Vendôme, Jeffrey Esptein envoie un mail au réalisateur et à son épouse: « J’espère que vous vous êtes autant amusés que moi. » Ce à quoi Michel Hazanavicius répond: « Oh oui. Nous avons passé un moment formidable. Très amusant, très intéressant, et bien plus encore. Nous avons adoré! Merci. À bientôt, nous l’espérons. »

Dans un autre mail, daté du 27 mars 2012, Jeffrey Esptein remercie son interlocuteur pour « une très longue marche » dans les rues de Paris. « J’espère te voir bientôt », lui répond Michel Hazanavicius. Deux mois plus tard, nouveau mail: « j’espère que tu t’amuses autant que moi », écrit Jeffrey Epstein. Et une réponse: « Je m’amuse bien, mais pourquoi es-tu SI heureux? »

« Une fille très belle »

Cette même année, en juin, Jeffrey Esptein, qui assiste à la première du film To Rome With Love, de Woody Allen, demande au réalisateur dans un énième mail s’il a « des idées pour trouver une fille très belle et intelligente qui m’accompagnerait à la première parisienne de Woody? »

« Il y a un moment donné où il m’a demandé si je ne connaissais pas une fille sympa, smart, et c’est là où Bérénice (Béjo, sa compagne, NDLR.) m’a dit ‘plus jamais, il faut fuir ce type' », se défend Michel Hazanavicius, interrogé par l’AFP, ajoutant que « la décision avait été fermement prise de ne pas voir ce type » sans avoir, à l’époque, « aucune idée de qui il était ».

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Mais selon les documents déclassifiés par la justice américaine, le réalisateur et le criminel sexuel auraient poursuivi les échanges au-delà de cette date. Le 25 juin 2012, Michel Hazanavicius demande au milliardaire s’il a trouvé « la charmante jeune fille intelligente (qu’il) recherch (ait)? ». « Ouais », répond Jeffrey Epstein.

En octobre 2012, pour la sortie de The Artist, Michel Hazanavicius invite son correspondant à une projection à l’Olympia. Les échanges continuent jusqu’en janvier 2014, date à laquelle le Français décline une invitation à dîner pour des raisons d’agenda. Pour rappel, Jeffrey Esptein a été condamné pour la première fois en 2008. Il avait notamment plaidé coupable de prostitution impliquant une mineure dans l’État de Floride.

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Un appel à témoins lancé par la police pour retrouver Elyot, 20 ans, disparu dans le Bas-Rhin

Elyot, un jeune homme de 20 ans en situation de vulnérabilité, n’a plus été aperçu depuis ce mardi 3 février à Hagenau. La police nationale du Bas-Rhin a lancé un appel à témoins pour disparition inquiétante.

La police nationale du Bas-Rhin a lancé un appel à témoins, ce jeudi 5 février, afin de retrouver la trace d’Elyot, âgé de 20 ans et porté disparu depuis le mardi 3 février.

Le jeune homme, qui est en « situation de particulière vulnérabilité », a été aperçu pour la dernière fois à Haguenau mardi. Elyot est âgé de 20 ans, a les cheveux châtains et les yeux bleus.

Un numéro communiqué

Aucune information n’a été communiquée concernant la tenue qu’il portait lors de sa disparition. Le jeune homme est de type européen, mesure 1m70 et il est de corpulence mince.

Les personnes disposant d’informations qui pourraient permettre de retrouver Elyot sont invités à appeler les enquêteurs de la police nationale du Bas-Rhin au 03.90.23.13.05.

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« Une IA m’a payé pour tenir ce panneau »: c’est quoi RentAHuman.ai, la plateforme qui propose de louer votre corps à un agent IA

La plateforme RentAHuman propose de mettre des humains à la disposition d’agents d’IA pour accomplir des tâches dans la vie réelle. Les missions rémunérées vont de la récupération de colis à des humiliations publiques. Un projet déroutant qui soulève déjà de nombreuses questions sur l’avenir du travail à l’ère de l’IA.

Louer son corps à une IA. L’idée semble tout droit sortie d’un épisode Black Mirror et pourtant, en attendant de pouvoir un jour (lointain, on espère) héberger une IA dans nos corps d’humains augmentés, un ingénieur en a fait son futur business.

Selon Futurism, Alexander Liteplo, un ingénieur logiciel a fondé RentAHuman.ai, une plateforme permettant à des agents IA de « rechercher, réserver et rémunérer des humains pour des tâches dans le monde physique ».

Présenté lundi 2 février 2026 par son fondateur, RentAHuman part d’un postulat simple: « les robots ont besoin de vous ». En effet, avec la multiplication des agents IA, Alexander Liteplo parie sur l’émergence d’un nouvel écosystème de micro-travail piloté par l’intelligence artificielle. Le site a d’ailleurs été pensé pour être directement exploitable par des bots, via une intégration au protocole MCP (Model Context Protocol), une interface conçue pour faciliter l’interaction entre agents IA et services web.

RentAHuman, le site qui propose de mettre votre corps au service d’une IA pour quelques dollars… © BFM Tech

De 1 à 100 dollars la mission

La plateforme se définit donc comme un intermédiaire entre des agents IA autonomes et des travailleurs humains disponibles à la demande. Il suffit que les humains créent un profil, indiquent leurs compétences, leur localisation et fixent un tarif horaire, et le tour est joué. En face, des agents IA, censés être déployés par des entreprises ou des particuliers, proposent des missions en fonction de leurs besoins.

Les humains peuvent ainsi récupérer un colis pour le compte d’une IA (et donc a priori d’un humain derrière), faire des courses, tester un produit ou participer à un événement. Une fois la tâche réalisée, l’humain fournit une preuve d’exécution et est rémunéré, principalement en cryptomonnaie, via des stablecoins ou d’autres moyens de paiement. Bref, une façon de louer son corps pour des IA.

Concrètement, des agents comme Claude ou MoltBot peuvent soit recruter directement une personne, soit publier une « prime à la tâche », accessible aux humains inscrits sur la plateforme. Les rémunérations annoncées vont de 1 dollar pour des actions triviales, comme s’abonner à un compte sur X (ex-Twitter), à plusieurs centaines de dollars pour des missions beaucoup plus controversées. Une mission propose ainsi 100 dollars en échange de la publication sur les réseaux d’une photo de soi en train de tenir une pancarte proclamant: « Une IA m’a payé pour tenir ce panneau ».

L’idée paraît farfelue, et pourtant. Selon Alexander Liteplo, plus de 130 personnes se seraient inscrites dès le lancement. Une mannequin OnlyFans et le PDG d’une start-up spécialisée dans l’IA s’y seraient inscrits. Deux jours plus tard, la plateforme affichait déjà plus de 73.000 profils « disponibles à la location ». Seuls 83 étaient réellement consultables, dont celui du fondateur lui-même.

Un modèle dystopique

Reste que l’efficacité réelle du système interroge. Une mission assez simple qui consistait à récupérer un colis dans un bureau de poste de San Francisco pour 40 dollars est restée sans suite après deux jours. Une trentaine de candidatures avaient été déposées. De quoi douter de la capacité actuelle des agents IA à orchestrer efficacement du travail humain.

Alexander Liteplo, lui, ne semble pas douter de son projet. Selon l’ingénieur, toute personne suffisamment fortunée pour faire fonctionner un agent d’IA pour 25 dollars par jour pourra externaliser ses tâches répétitives à des travailleurs indépendants sans jamais avoir à échanger un mot. A se demander où est passé l’éthique.

Le fondateur ne semble pas être inquiété par ces critiques. Quand un internaute a qualifié RentAHuman de « bonne idée mais dystopique à souhait », il s’est simplement fendu d’un… « MDR ouais. »

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Pas de surprise à Francfort: la Banque centrale européenne laisse ses taux directeurs inchangés pour la cinquième fois consécutive depuis juillet

La Banque centrale européenne a maintenu son taux de référence à 2%, malgré le ralentissement de l’inflation et la dégringolade du dollar.

C’était attendu. La Banque centrale européenne (BCE) n’a pas modifié ses taux directeurs, ce jeudi 5 février. Le taux de dépôt, référence de la politique monétaire, demeure donc à 2%, pour la cinquième réunion d’affilée depuis juillet. En fait, les observateurs attendaient surtout que Christine Lagarde, la présidente de la BCE, s’exprime à propos de la vigueur de l’euro et du ralentissement de l’inflation, qui soulèvent des questions quant à l’adéquation de la politique monétaire.

Un euro plus fort « pourrait faire baisser l’inflation au-delà des attentes », a averti la présidente de la BCE Christine Lagarde.

Certains observateurs plaident pour une baisse des taux directeurs, qui se reflèterait ensuite dans les taux pratiqués par les banques commerciales, pour redonner de l’air à l’économie et rapprocher l’euro du dollar. Le risque est de laisser les prix repartir à la hausse.

Toutefois, l’inflation en zone euro a ralenti plus que prévu en janvier, à 1,7%, soit moins que la cible de la BCE, selon les données d’Eurostat. La hausse des prix est particulièrement faible en France (+0,3% sur un an en janvier, après +0,9% en décembre, selon l’Insee), en raison notamment de la décrue des prix de l’énergie. Si cela peut favoriser le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité, une faible inflation alourdit la charge de la dette et complique sérieusement le rétablissement des comptes publics.

L’euro fort inquiète

Les pressions désinflationnistes sont accentuées par les importations chinoises et la nette appréciation de l’euro par rapport au dollar. Le taux de change actuel soulève des inquiètudes. Un euro fort rend les importations libellées en dollars – et notamment de pétrole et de gaz – moins chères, mais cela pénalise les exportateurs déjà freinés par les tensions commerciales et les droits de douane américains.

La vigueur de l’euro risque d’être durable, voire de s’intensifier, même si l’on reste loin du record atteint en 2008 (1,60 dollar pour un euro). La semaine dernière, l’euro a brièvement dépassé 1,20 dollar, un plus haut en quatre ans et demi, avant de redescendre légèrement à 1,18 dollar.

L’annonce de la nomination de Kevin Warsh à la tête de la banque centrale américaine (Fed) a plutôt rassuré les marchés. Mais Donald Trump devrait continuer à pousser pour que la Fed abaisse ses taux directeurs, et donc maintenir une pression à la baisse sur le dollar.

L’éco du monde : La BCE réagira-t-elle à la chute du dollar ? – 28/01

Avant la réunion de jeudi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait souligné sur LinkedIn que la BCE « suit de près cette appréciation de l’euro et ses conséquences possibles en termes de baisse de l’inflation ». Son homologue autrichien, Martin Kocher, a estimé que l’appréciation de l’euro, si elle se poursuivait, pourrait contraindre la BCE à « réagir en termes de politique monétaire ».

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Plan contre l’infertilité: un message sera adressé à tous les Français lors de leurs 29 ans, à partir de la fin de l’été

Envoyer un message aux Français à leurs 29 ans, augmenter les possibilités de congeler les ovocytes ou encore meilleure prise en charge du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)… Le plan contre l’infertilité, promis par Emmanuel Macron il y a deux ans, a été présenté ce jeudi 5 février.

Promis par Emmanuel Macron mais longtemps resté lettre morte, un plan contre l’infertilité émerge enfin. Présenté ce jeudi 5 février par le gouvernement, il prévoit notamment de mieux sensibiliser sur ce sujet qui touche plus de trois millions de Français.

« Les enjeux de l’infertilité ont été analysés dans tous leurs aspects » pour permettre le « lancement immédiat de mesures concrètes et trop longtemps attendues », a déclaré la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, lors de la présentation de ce plan. Cela fait en effet déjà deux ans que le chef de l’État, Emmanuel Macron avait promis un tel plan, dont les racines remontent même à 2022 lorsque le gouvernement de l’époque avait commandé un rapport sur le sujet.

Depuis, quasiment rien n’était venu, alors que l’infertilité touche, selon ce rapport, 3,3 millions de Français. Seul un volet lié à la recherche s’était concrétisé avec le lancement de plusieurs programmes, par exemple pour améliorer l’efficacité des procréations médicalement assistées (PMA), malgré des financements peinant à se concrétiser.

Le sort même du plan était sujet à des doutes. À la tête du ministère de la Santé pendant l’essentiel de 2024 et 2025, Catherine Vautrin avait marqué sa préférence pour un plan plus large, autour des thématiques de vieillissement et de natalité, faisant craindre un mélange des genres chez les spécialistes. Le recentrage sur l’infertilité est désormais assumé par sa successeure, Stéphanie Rist.

« Il faut éviter c’est continuer à entendre ‘si j’avais su' »

Mesure phare du plan, un message doit, à partir de la fin de l’été, être envoyé à tous les Français lors de leurs 29 ans. Mais, promet la ministre de la Santé, sans pression aucune: « le rôle du politique n’est pas de dire s’il faut avoir des enfants ou encore à quel âge: ce qu’il faut éviter c’est continuer à entendre ‘si j’avais su' ».

Cette précision s’inscrit dans un contexte où Emmanuel Macron avait été critiqué par plusieurs associations féministes pour avoir lié l’infertilité à une problématique de « réarmement démographique », une rhétorique guerrière jugée inadéquate. Une campagne de communication sur les enjeux de reproduction doit être lancée fin 2026 et, très prochainement, un site d’information sera disponible sur le sujet.

Infertilité: quand devenir parent devient un parcours du combattant

Le plan, dont le budget total n’est pas précisé, ne se limite pas à la communication. Le ministère veut aussi augmenter les possibilités de congeler ses ovocytes, un choix permis par la loi bioéthique de 2021 mais qui se heurte dans les faits à de longs délais d’attente. D’ici à 2028, le ministère voudrait habiliter plusieurs dizaines de nouveaux établissements à le faire. Il envisage clairement d’ouvrir ce terrain au privé, assurant néanmoins que la procédure restera gratuite et exempte d’une « logique marchande ».

Une meilleure prise en charge du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Le plan promet aussi une meilleure prise en charge du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un trouble qui touche de nombreuses femmes et favorise l’infertilité. C’est aussi le cas de l’endométriose mais, alors que celle-ci fait déjà l’objet d’un plan gouvernemental, le SOPK restait jusqu’alors largement absent des discours publics.

Chez les patients, l’annonce de ce plan a été saluée par le collectif BAMP, qui rassemble des personnes infertiles ou en cours de PMA. « On passe dans une nouvelle ère, on n’a jamais été à ce niveau-là de considération des sujets de fertilité et d’infertilité », a déclaré sa présidente, Virginie Rio, à l’AFP, prévenant toutefois qu’il s’agissait là d’un point de départ et qu’il restait « beaucoup de travail ».

L’organisation milite notamment pour l’autorisation en France du DPI-A, une méthode de diagnostic permettant de repérer les anomalies des embryons avant de les implanter. L’objectif est d’éviter de nombreuses PMA vouées à l’échec, mais cette technique fait l’objet de débats éthiques quant à une potentielle dérive eugéniste.

Aux côtés du plan contre l’infertilité, qui sera piloté par les auteurs du rapport de 2022 – le professeur Samir Hamamah et la patiente Salomé Berlioux – le ministère a, par ailleurs, annoncé travailler sur les enjeux de santé liés à la naissance, alors que la France présente des taux de mortalité infantile et maternelle nettement supérieurs à nombre de voisins européens.

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« Menons ce combat, il est plus que temps »: l’appel du compagnon d’Agnès Lassalle, professeure tuée en 2023 par un élève

Le compagnon d’Agnès Lassalle, professeure poignardée par un élève en 2023, rejoint les propos du ministre de l’Éducation nationale qui appelle à un « sursaut collectif » contre les violences à l’école.

« Un sentiment de dégoût ». Stéphane Voirin, compagnon d’Agnès Lassalle, professeure poignardée par un élève en 2023, a partagé son émotion sur BFMTV ce jeudi 5 février après qu’une enseignante de Sanary-sur-Mer (Var) a été attaquée dans des circonstances similaires ce mardi 3 février.

« Il faut que nos pensées positives aillent vers cette dame, cette grande dame, grande professeure, aimée de ses élèves, dans ce combat qui se livre à l’heure actuelle », a-t-il appelé, alors que la victime est entre la vie et la mort.

« Sursaut collectif »

Mercredi, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a appelé à un « sursaut collectif », et notamment « parental » contre les violences à l’école. Un discours auquel Stéphane Voirin dit « adhérer à 100% ».

« Les parents doivent discuter avec leurs enfants. J’enjoins les parents à se renseigner notamment sur tout ce qui est danger vis-à-vis des portables, du smartphone et tous les réseaux sociaux », a-t-il poursuivi, considérant que « les parents ne doivent surtout pas se soustraire à leur devoir d’éducation ».

« Menons-le ce combat. Il est plus que temps vu les événements », a lancé le compagnon d’Agnès Lassalle, tuée dans son lycée de Saint-Jean-de- Luz en plein cours.

Professeure poignardée à Sanary-sur-Mer: y-a-t-il eu des failles dans le suivi judiciaire de l’assaillant?

Mardi après-midi, un élève de troisième a poignardé sa professeure d’arts plastiques de trois coups de couteau devant sa classe. L’enseignante a subi une « première intervention chirurgicale » mardi à l’hôpital Sainte-Anne de Toulon, avait indiqué le procureur de Toulon. Mercredi en fin de journée, sa famille « plongée dans l’angoisse et dans l’attente », a fait savoir que son pronostic vital était « toujours engagé pour cinq jours ».

L’adolescent de 14 ans, placé en garde à vue, a expliqué avoir pris un couteau dans sa cuisine car il avait « trop de haine », reprochant à sa professeure « plusieurs incidents ».

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Face à Donald Trump et à la Chine, l’Europe accélère sur le libre-échange: l’UE pourrait bientôt conclure un accord avec l’Australie, mais les négociations bloquent encore sur la viande de bœuf

Des ultimes négociations sont menées entre Bruxelles et Canberra pour parvenir à conclure un accord commercial entre le bloc européen et le pays océanien. Mais les discussions patinent encore sur la question de la viande de bœuf, sujet sensible pour les agriculteurs européens.

Après l’Inde et le Mercosur, l’Australie? L’Union européenne est proche de sceller un accord commercial avec le pays océanien, alors que sont menées d’ultimes négociations sur les quotas de bœuf importé, un sujet très sensible pour les agriculteurs européens. Une réunion est prévue jeudi prochain à Bruxelles entre les commissaires européens Maros Sefcovic (commerce) et Christophe Hansen (agriculture) et le ministre australien du Commerce, Don Farrell, a appris un journaliste de l’AFP jeudi.

Que contient l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Inde?

Les ultimes tractations portent sur les quotas détaxés de bœuf importé. L’Union européenne ne veut pas aller au-delà de 30.000 tonnes quand l’Australie réclame 40.000 tonnes par an. L’UE espère éviter une nouvelle levée de boucliers des agriculteurs, déjà en colère contre un autre accord commercial, celui avec les pays sud-américains du Mercosur, dont le processus de ratification a été suspendu par la saisine de la justice européenne par le Parlement européen.

Droits de douane américains et concurrence chinoise

Concernant un éventuel accord commercial avec l’Australie, les syndicats agricoles européens se disent particulièrement vigilants sur les quotas de viande ovine et bovine, ainsi que sur le sucre et le riz, des secteurs sensibles.

« Toute pression supplémentaire sur ces marchés risque de compromettre la production, les investissements et la viabilité à long terme de l’agriculture européenne dans ces secteurs », a mis en garde le Copa-Cogeca, le lobby agricole européen.

Bousculée par la concurrence chinoise et les droits de douane aux États-Unis, l’UE mène une politique de diversification de ses partenariats commerciaux tambour battant. Après celui avec le Mercosur, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen vient de sceller un accord commercial en Inde. Et si les discussions sont fructueuses avec l’Australie, elle pourrait s’y rendre d’ici la fin du mois de février.

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« Les Starlink sont HS »: en bloquant ses terminaux utilisés par les militaires russes sur le front, Elon Musk a trouvé le « talon d’Achille » des forces du Kremlin

Comme annoncé le week-end dernier, Starlink, la société d’Elon Musk, a commencé de bloquer ses périphériques utilisées par les forces militaires russes en Ukraine.

Des observateurs militaires russes ont signalé une interruption des antennes Starlink utilisées par Moscou sur le front en Ukraine, après l’annonce par Elon Musk de « mesures » pour mettre fin à l’usage de cette technologie par le Kremlin.

Starlink permet de se connecter n’importe où à internet via le réseau de satellites de la société Space X d’Elon Musk. Récemment, Kiev a affirmé que des drones russes utilisaient cette technologie pour contourner les systèmes de brouillage électronique et frapper les cibles avec une grande précision.

Sur le champ de bataille, des unités russes emploient également de longue date des terminaux Starlink pour communiquer.

Un usage non autorisé

Le week-end dernier, Elon Musk a annoncé l’introduction de mesures, à la demande de l’Ukraine, pour bloquer les antennes Starlink utilisées par les troupes russes, qui n’ont pas l’autorisation de s’en servir, contrairement à Kiev.

Ces derniers jours, plusieurs observateurs militaires ou correspondants de médias pro-Kremlin ont confirmé que les antennes Starlink ne fonctionnaient plus.

« Les Starlinks sont HS. Elles avaient été coupées auparavant lors d’une mise à jour de logiciel, puis avaient été rétablies. Maintenant, est-ce qu’elles vont à nouveau être ressuscitées? », a posté mercredi sur son compte Telegram Andreï Filatov, un observateur militaire suivi par 200.000 abonnés.

L’influent correspondant militaire Alexandre Kots du journal russe Komsomolskaïa Pravda a lui affirmé mercredi sur Telegram qu’un officier russe lui avait dit que Starlink était « le talon d’Achille » des forces du Kremlin. La Russie ne possède pas de technologie équivalente.

Selon l’observateur militaire russe Roman Alekhine, Moscou n’a « probablement » qu’une seule solution alternative: le déploiement de câbles à fibre optique sur le terrain, un système selon lui bien plus « complexe » et « coûteux » à mettre en oeuvre.

« C’est très préoccupant, surtout compte tenu des besoins de communication sur le terrain », a-t-il ajouté mercredi, dans un message sur Telegram consacré aux antennes Starlink.

Dimanche, le ministre ukrainien de la Défense Mykhaïlo Fedorov avait annoncé la mise en place d’un système d’enregistrement des terminaux Starlink opérant depuis le territoire ukrainien, précisant que les antennes « non vérifiées » seraient désactivées. Le site officiel, qui permet aux Ukrainiens d’enregistrer leurs antennes, explique que cette procédure vise à « garantir le bon fonctionnement des terminaux Starlink pour vous, mais pas pour l’ennemi » et explique que « l’Ukraine met en œuvre un système de liste blanche — une liste de terminaux vérifiés », qui seront les seuls à pouvoir se connecter auw satellites de SpaceX dans la région.

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