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Tensions avec l’Algérie: Laurent Nuñez exclut de se rendre sur place tant que les « conditions minimalistes » de la France ne seront pas remplies

Le ministre de l’Intérieur a réitéré ce mardi 3 février les conditions préalables avant que Paris n’organise une visite officielle à Alger: la reprise des expulsions d’Algériens en situation irrégulière sur le territoire français et une avancée sur le dossier de Christophe Glzeizes, journaliste français détenu arbitrairement sur place.

« Non, je ne renoncerai pas à mes conditions ». Sur TF1, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a rappelé ce mardi 3 février les prérequis posés par Paris avant d’envisager une visite officielle du locataire de la place Beauvau à Alger.

Une visite, et donc un réchauffement des relations entre les deux pays, sera possible uniquement en cas d’avancées sur deux dossiers: la situation du journaliste Français Christophe Gleizes, détenu arbitrairement depuis juin 2025 pour « apologie du terrorisme », et « la reprise des Algériens en situation irrégulière » sur le sol français. « Que le flux (des OQTF appliquées, NDLR) se réamorce, ce n’est pas le cas », note sur ce dernier point Laurent Nuñez.

« J’attends qu’il y ait une évolution sur ces sujets, je me rendrai à ce moment-là en Algérie. J’ai bon espoir, je sais que j’irai », assure-t-il.

« On ne peut pas continuer à être dans cette absence de relation. D’ailleurs, les discussions techniques sécuritaires, elles, ont repris », précise-t-il.

L’ombre de Retailleau plane toujours sur Beauvau

D’ailleurs, Laurent Nuñez le répète: ce, sont, selon lui, des « conditions minimalistes » réclamées par Paris.

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Sur le même plateau ce lundi, Ségolère Royal, de retour d’un voyage en Algérie, avait déclaré au sujet d’une visite de Laurent Nuñez « qu’il faut y aller, c’est évident ». De même, l’ancienne finaliste malheureuse à la présidentielle de 2007 s’interrogeait sur la relation dégradée entre Paris et Alger en raison du passage de Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur.

Laurent Nuñez lui a répondu ce mardi matin, affirmant « qu’on a suffisamment tendu notre main pour qu’il n’y ait pas de suspicion que je sois sous la coupe de mon prédécesseur », pour qui il a, par ailleurs, une « grande estime ».

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