Deux nouveaux refus d’obtempérer en une nuit, un policier blessé lors d’une course poursuite dénonce « un phénomène récurrent »

Le ministre de l’Intérieur a annoncé deux nouveaux refus d’obtempérer dans la nuit de lundi à mardi, s’ajoutant à trois autres cas survenus la veille. Un phénomène qui prend de l’ampleur, selon un policier blessé il y a un an lors d’une course poursuite.

Encore un nouveau policier blessé. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mardi 3 janvier sur TF1 deux nouveaux refus d’obtempérer dans la nuit de lundi à mardi, à Saint-Cyr-L’École (Yvelines) et Toulouse (Haute-Garonne).

Dans le premier cas, « un policier municipal a été légèrement blessé ». Pour le second, la course-poursuite a débuté « à Toulouse et s’est terminé à Carcassonne, (soit) 94 kilomètres », fustige le ministre de l’Intérieur. Deux nouveaux délits routiers qui s’ajoutent à une longue série depuis le début du mois.

Neuf policiers ont été blessés en 24 heures dans le cadre de refus d’obtempérer. Trois agents de la brigade anti-criminalité ont été percutés volontairement dimanche 1er février par le conducteur d’un « camion-plateau » alors qu’ils tentaient d’arrêter une BMW semblant « effectuer des repérages à proximité de divers hangars » près de la commune de Quincy-Voisins.

À peu près au même moment, une policière de 25 ans a été traînée par un véhicule sur une centaine de mètres à Bezons, près du pont éponyme. Enfin, dans la nuit de dimanche à lundi, des policiers de Loire-Atlantique ont été grièvement blessés à Savenay après avoir été percutés délibérément par l’automobiliste qu’ils tentaient d’arrêter.

Des conducteurs « de plus en plus jeunes »

Des cas loin d’être isolés. Les refus d’obtempérer sont de plus en plus fréquents en France, +11% en 2025 par rapport à l’année précédente selon le ministère de l’Intérieur. Un phénomène dangereux, autant pour l’automobiliste en fuite que les policiers partis à sa poursuite, qui font désormais partie du quotidien des forces de l’ordre.

« C’est vraiment toutes les nuits, ça peut être plusieurs fois par nuit », confie un policier de la BAC dans les Hauts-de-France à BFMTV. Ce dernier a été blessé dans le cadre d’un refus d’obtempérer il y a un an au niveau de la frontière belge. « C’est vraiment un phénomène récurrent », insiste-t-il.

Et d’ajouter: « Maintenant, les refus d’obtempérer se sont pour tout et pour rien. Ça peut aller du défaut d’assurance jusqu’aux voitures volées. On a vraiment tous types d’infractions. »

Le policier évoque également des fuyards, « parfois de plus en plus jeunes », qui tentent le tout pour le tout afin de ne pas se faire arrêter, « au risque de percuter les autres usagers de la route ou même de mettre en danger les fonctionnaires de police. »

Vers de nouveaux moyens techniques et légaux?

Si le nombre de refus d’obtempérer augmente fortement en France, l’agent de police l’assure: la réalité est encore plus importante car « tous les refus d’obtempérer ne font pas l’objet d’une procédure ». « Il y a déjà une bonne partie qui n’est pas référencée », insiste le policier.

Au-delà des moyens techniques, ce policier de la BAC demande ainsi davantage de moyens légaux: après un refus d’obtempérer, la procédure est lourde pour les agents. Il souhaiterait donc la mise en place de la présomption d’innocence.

En visite en Nantes ce lundi après le refus d’obtempérer grave en Loire-Atlantique, le ministre de l’Intérieur et ancien préfet de police a, lui aussi, formulé des souhaits quant à une éventuelle évolution de la loi. « Ces faits viennent illustrer à nouveau la nécessité de pouvoir voir aboutir la possibilité d’avoir une présomption d’usage légitime de l’arme quand ils font confronter à ce genre de périple qui se traduit, au final, par une tentative de meurtre. »

En 2025, 12.000 policiers et gendarmes ont été blessés « en mission », tous types de missions confondues. Un chiffre « en augmentation », déplore Laurent Nuñez.

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Gabriella Papadakis, danseuse sur glace : « Ma mère m’avait transformée en petit soldat qui se laissait guider par les décisions des autres »

Médaillée d’or aux Jeux olympiques de Pékin en 2022 et quintuple championne du monde de danse sur glace en duo, Gabriella Papadakis a atteint le sommet de sa discipline à 26 ans. La Française, qui a fait ses adieux à la compétition en 2024, retrace sa carrière d’athlète et son parcours de femme dans un livre, Pour ne pas disparaître (Robert Laffont, 272 pages, 19,90 euros). Elle y brosse notamment un portrait peu amène de son ancien partenaire Guillaume Cizeron, sacré champion d’Europe le 17 janvier avec son nouveau binôme, Laurence Fournier Beaudry. Avant la parution de l’ouvrage, le danseur sur glace l’a dénoncé, estimant que celui-ci « contient des informations fausses, [lui] attribuant entre autres des propos [qu’il n’a] jamais tenus et [qu’il] juge graves ».

Je ne serais pas arrivée là si…

… Si ma mère n’avait pas été une entraîneuse de patinage artistique, à Clermont-Ferrand. Elle a perdu les eaux sur la glace et m’a mise sur des patins à l’âge de 4 ans. Je patinais par mimétisme, même dans le bain avec les boîtes de savon. C’est du moins ce qu’on m’a raconté. Dans mes tout premiers souvenirs de vie, je suis déjà patineuse. Puis j’ai côtoyé les patinoires comme on va à l’école. C’était une donnée, je ne la questionnais pas.

Quel a été le rôle exact de votre mère ?

C’était mon entraîneur. Tout le temps. Elle est la « drive », comme on dit au Canada, la motivation pure, la volonté. Elle a construit sa propre vie en faisant du patin, contre l’avis de ses parents, qui l’avaient emmenée un beau jour à la patinoire. Mais elle a commencé tard, et est devenue coach très jeune, à 19 ans. Nous n’avions pas beaucoup d’argent, elle a voulu me donner toutes les chances de réussir. Elle se formait auprès d’autres coachs, cherchait de nouvelles figures, étudiait les chorégraphies, m’envoyait suivre les meilleurs stages. A la maison, le plaisir de lire le soir était souvent interrompu par une phrase de la coach : « Tu vas être fatiguée à l’entraînement, demain. »

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« Doctor Who »: 200 objets et costumes de la série culte mis aux enchères

Les fans du « Doctor Who », qui voyage dans l’espace et le temps à bord d’une machine camouflée en cabine de police, vont pouvoir s’offrir accessoires et costumes de la série culte de science-fiction de la BBC lors d’enchères en ligne qui débutent mardi.

Les fans du Doctor Who, qui voyage dans l’espace et le temps à bord d’une machine camouflée en cabine de police, vont pouvoir s’offrir accessoires et costumes de la série culte de science-fiction de la BBC lors d’enchères en ligne qui débutent mardi.

Elles auront lieu jusqu’au 19 février, et la maison Propstore s’attend à voir participer des acheteurs du monde entier, grâce à la diffusion de la série sur Disney+ depuis 2023.

Cette vente permettra d’acquérir plus de 200 objets des saisons récentes de « Doctor Who », qui a repris en 2005 après avoir été diffusée à la télévision britannique entre 1963 et 1989.

Il s’agit, selon le Guinness des records, de la série de science-fiction avec le plus grand nombre d’épisodes.

« Il y aura des acheteurs d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Asie, d’Australie… C’est vraiment un phénomène mondial », explique à l’AFP Sian Taylor, une responsable de Propstore, lors d’une présentation des objets au nord-ouest de Londres.

Certains d’entre eux ont, en effet, besoin d’espace pour être stockés, comme un volumineux TARDIS, machine à voyager dans l’espace et le temps. Issue de l’épisode « Le Réveillon des Daleks » (2022), cette cabine de police bleue mesure presque trois mètres de haut et 1,5 mètre de large.

Monté sur roulettes, un Dalek métallique, extraterrestre ennemi de Doctor Who, est lui aussi proposé.

Une vente caritative

Les 200 lots ont été fournis par la BBC, qui prévoit de reverser un cinquième des recettes à l’association Children in Need.

En février, une première vente « Doctor Who » organisée par Propstore avait permis de récolter environ 250.000 livres (288.000 euros) pour l’association.

Tous les lots ont été utilisés lors de répétions ou de tournages d’épisodes diffusés depuis 2005, avec des « Doctor Who » emblématiques incarnés par David Tennant, Matt Smith, Peter Capaldi et Jodie Whittaker.

« Tout commence à 100 livres, donc en théorie, tout est accessible pour à peu près tous les acheteurs », indique Sian Taylor.

Mais ceux qui espèrent décrocher le TARDIS ou un Dalek à ce prix risquent d’être déçus: des versions similaires de ces objets se sont vendues l’an dernier respectivement à 12.600 et 2.520 livres (14.550 et 2.910 euros).

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Après la mise en garde d’Ali Khamenei, Donald Trump dit espérer un accord avec l’Iran

Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, s’exprime lors d’une réunion avec des Iraniens, à Téhéran, dimanche 1ᵉʳ février 2026, avant le 47ᵉ anniversaire de la révolution islamique. – / AFP

Donald Trump a déclaré, dimanche 1er février, espérer conclure un accord avec l’Iran après une mise en garde du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, sur le risque d’une « guerre régionale » si les Etats-Unis mettaient à exécution leur menace d’intervention militaire.

Le président américain multiplie les avertissements depuis le début du mouvement de contestation réprimé à huis clos en janvier, dans un pays alors privé d’Internet et largement coupé du monde. Tout en répétant négocier avec Téhéran pour éviter une telle issue. « J’espère qu’on va trouver un accord », a déclaré Donald Trump à la presse. « Si nous n’avons pas d’accord, nous allons voir si [le Guide suprême] avait raison ou non », a-t-il ajouté.

Prenant la parole pour la première fois en deux semaines, Ali Khamenei avait lancé plus tôt une nouvelle mise en garde. « Les Américains doivent savoir que, s’ils déclenchent une guerre, cette fois-ci ce sera une guerre régionale », a-t-il prévenu, alors que les Etats-Unis avaient brièvement bombardé l’Iran lors d’une guerre de douze jours en juin 2025 déclenchée par Israël.

Il a également fustigé de nouveau les protestataires. Ils « ont attaqué la police, des bâtiments gouvernementaux, des casernes des gardiens de la révolution, des banques, des mosquées et ont brûlé le Coran (…) c’était un véritable coup d’Etat », a accusé l’ayatollah Khamenei, assurant que cette tentative avait « échoué ».

Lire l’éditorial | Le devoir de solidarité envers les Iraniens

Une liste de noms de personnes tuées publiée

La République islamique a réagi en réprimant le mouvement dans le sang et en procédant à des arrestations en masse. Parmi ceux interpellés, Erfan Soltani, âgé de 26 ans, l’avait été le 10 janvier, lors du pic des manifestations, lancées initialement contre le coût de la vie, mais qui se sont transformées en mouvement de défiance envers les autorités.

Erigé par des défenseurs des droits humains comme le visage du mouvement, il a été libéré samedi sous caution, a déclaré dimanche son avocat, Amir Mousakhani. Les Etats-Unis et des ONG avaient signalé un risque d’exécution du jeune homme, accusé de propagande contre le système islamique et d’atteinte à la sécurité nationale, selon la justice. L’Iran avait cependant démenti qu’il encourait la peine de mort pour les faits qui lui étaient reprochés.

Selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, plus de 42 000 personnes ont été arrêtées lors du mouvement. Elle a par ailleurs pu confirmer 6 713 morts, dont une majorité de manifestants. Mais le nombre de morts pourrait être bien plus élevé, avec plus de 17 000 décès en cours d’examen, écrit l’organisation.

Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de milliers de personnes, mais affirment que la grande majorité étaient des membres des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes ». Une opération orchestrée, selon Téhéran, par les Etats-Unis et Israël.

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La présidence a publié dimanche les noms de 2 986 personnes tuées pendant les troubles sur une liste de 3 117 morts. Les 131 restants n’ont pas encore été identifiés, selon un communiqué.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Iran, après la répression, un état de sidération collective

« Honte à l’Europe ! »

Comme Washington, les autorités iraniennes alternent ces derniers jours menaces de représailles en cas d’attaque et volonté de négocier avec les Etats-Unis. Dans une interview diffusée dimanche par CNN, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a souligné que des pays de la région servaient d’intermédiaires pour rétablir la confiance qu’il affirme avoir perdue en Washington.

Il a ainsi dit voir « la possibilité d’une (…) discussion si l’équipe de négociation américaine suit ce qu’a déclaré le président Trump : un accord juste et équitable pour garantir qu’il n’y ait pas d’armes nucléaires » détenues par Téhéran. La République islamique est soupçonnée par les Occidentaux de vouloir se doter de l’arme atomique, ce qu’elle dément.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, avait déclaré, samedi soir, qu’une guerre n’était dans l’intérêt ni de l’Iran ni des Etats-Unis, disant vouloir privilégier la diplomatie. Et un autre haut responsable avait fait état de « progrès » en vue de « négociations » avec Washington. Donald Trump avait, lui, affirmé à la chaîne Fox News, samedi, que l’Iran conversait avec les Etats-Unis, sans toutefois donner de précisions.

La situation s’était tendue ces derniers jours alors que les Etats-Unis ont déployé dans le Golfe une dizaine de navires, dont le porte-avions Abraham-Lincoln, les forces armées iraniennes se disant « en état d’alerte maximale ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Iran : Donald Trump intensifie la pression avec l’envoi d’un porte-avions et des menaces de frappes

La pression sur l’Iran vient aussi de l’Union européenne, qui a inscrit sur la liste des « organisations terroristes » les gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique accusée d’avoir orchestré la répression du mouvement de protestation. En représailles, le Parlement iranien a déclaré dimanche comme « groupes terroristes » les armées européennes. « Mort à l’Amérique ! », « Mort à Israël ! », « Honte à l’Europe », ont scandé les élus du Parlement iranien, jour du 47e anniversaire du retour d’exil en Iran de l’imam Khomeini, père fondateur de la République islamique.

Le Monde avec AFP

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Des « échanges » diplomatiques mais pas de « dialogue »: Cuba dément être en négociations avec les États-Unis

Donald Trump a évoqué dimanche la possibilité d’un accord avec Cuba. Mais ce lundi 2 février, le vice-ministre des Affaires étrangères du pays , dit avoir eu des « échanges de messages » sans pour autant avoir engagé un « dialogue » avec les États-Unis.

Cuba et les États-Unis ont des « échanges » diplomatiques, mais il n’y a pas d’espace de « dialogue » formel, a déclaré lundi dans un entretien l’AFP le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio.

« Il n’existe pas de dialogue à proprement parler en ce moment, mais il y a bien eu des échanges de messages », a déclaré Carlos Fernandez de Cossio.

Le président Donald Trump a assuré dimanche que les États-Unis avaient engagé un dialogue avec le gouvernement cubain et a dit entrevoir « un accord » avec l’île communiste. « Nous sommes en train de négocier avec les dirigeants cubains en ce moment », a-t-il insisté à nouveau lundi lors d’un échange avec la presse dans le Bureau ovale, sans donner plus de détails.

Le président américain avait déjà indiqué à la mi-janvier que des discussions étaient en cours entre les deux pays, ce qu’avait formellement démenti le président cubain, Miguel Diaz-Canel.

Donald Trump a multiplié ces dernières semaines les menaces contre Cuba. Après avoir déjà tari les livraisons de pétrole vénézuélien à destination de l’île depuis la capture de Nicolas Maduro, il a signé la semaine dernière un décret stipulant que les États-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane.

De l’aide humanitaire envoyée par le Mexique

Lundi, il a assuré que le Mexique, qui envoie du pétrole à l’île depuis 2023, allait cesser de lui en fournir. Cuba « est une nation ratée. Le Mexique va arrêter de leur envoyer du pétrole », a-t-il assuré.

Dimanche, la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a annoncé son intention d’envoyer de l’aide humanitaire sur l’île et a dit travailler à un moyen de continuer à lui envoyer du pétrole.

Pour justifier sa politique de pression, Washington invoque une « menace exceptionnelle » que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine.

De son côté, La Havane accuse Donald Trump de vouloir « asphyxier » l’économie de l’île où les coupures électriques quotidiennes s’accentuent et les files d’attente devant les stations-service ne cessent de s’allonger.

Interrogé sur la probabilité d’une crise humanitaire à Cuba, sous embargo américain et déjà affaiblie par une sèvère crise économique, Carlos Fernandez de Cossio a reconnu que les pressions de Washington vont « nous obliger à traverser une période très difficile » et « pour laquelle nous nous préparons, et pas seulement depuis aujourd’hui ».

« Nous avons élaboré des plans sur ce qui pourrait arriver avec l’actuel gouvernement des États-Unis. Ce ne sont pas des scénarios que nous souhaitons, mais ce n’est pas quelque chose qui nous prend au dépourvu », a-t-il ajouté.

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OpenAI, SpaceX et Anthropic veulent décrocher le graal de Wall Street sur fond de doutes financiers

Devant la Bourse de New York (Etats-Unis), à Manhattan, le 7 juillet 2024. JUAN MABROMATA/AFP

Fuite en avant ou consécration de l’intelligence artificielle (IA) ? Trois firmes gigantesques américaines se préparent à entrer en Bourse en 2026, marquant le retour des introductions géantes à Wall Street tombées en désuétude. OpenAI, la société de Sam Altman à l’origine de ChatGPT lancé en 2022, Anthropic, la concurrente dirigée par Dario Amodei, et SpaceX, la firme spatiale et propriétaire du réseau satellitaire Starlink, créée par Elon Musk, veulent toutes trois rejoindre la cote.

Explication : prises dans une fringale d’investissements, elles sont désormais contraintes de lever des capitaux pour tenir leurs promesses : les banques et les investisseurs privés ne peuvent plus suivre. « Les entreprises veulent être présentes sur les marchés boursiers. C’est la poule aux œufs d’or », estime Dan Ives, analyse vedette spécialiste de la tech chez Wedbush Securities, alors que les marchés sont encore à leurs plus-hauts.

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Elle est nettement plus chère que la Switch mais Nintendo en a vendu 2,5 millions de plus: grâce à la Switch 2, le bénéfice net du japonais s’est envolé de 51%

Grâce au démarrage record de la Nintendo Switch 2, Nintendo a vu son bénéfice net bondir de 51% sur les neuf premiers mois de l’exercice 2025-2026, porté par 17,37 millions de consoles vendues, un chiffre supérieur au lancement de la première Switch malgré un contexte de coûts élevés et de tensions sur les chaînes d’approvisionnement.

Le géant japonais du jeu vidéo Nintendo a vu son bénéfice net bondir de plus de 51% sur les neuf premiers mois de son exercice décalé 2025-2026, dopé par le démarrage en fanfare des ventes de sa nouvelle console Switch 2.

Depuis son lancement en juin, la console hybride – utilisable sur un téléviseur ou en déplacement – a été écoulée à 17,37 millions d’unités. Sur la période avril-décembre, Nintendo a dégagé un bénéfice net de 358,9 milliards de yens (1,95 milliard d’euros), avec un doublement de son chiffre d’affaires à 1.906 milliards de yens (10,39 milliards d’euros).

Un engouement encore plus fort que pour la première Switch sortie en mars 2017. Cette année-là, Nintendo avait communiqué avoir vendu 14,86 millions d’exemplaire de sa première console hybride, soit 2,5 millions de moins que la Switch 2 et ce avec trois mois de ventes de plus.

La société de jeux vidéo basée à Kyoto a également maintenu ses prévisions de ventes annuelles pour la Switch 2 à 19 millions d’unités. Nintendo, dont la Switch 2 succède à la très populaire Switch, a dû faire face à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement causées par la guerre commerciale menée par le président américain Donald Trump.

Les fabricants de matériel informatique sont également confrontés à une forte hausse des prix des puces mémoire dans un contexte d’investissement croissant dans l’intelligence artificielle.

Un tarif bien plus élevé

Cela dit, Nintendo est mieux placé que ses concurrents pour faire face à cette situation et « ses stocks importants et ses contrats à long terme le protégeront pendant (…) plusieurs trimestres », a écrit l’analyste Atul Goyal de Jefferies dans une
note à ses clients avant la publication des résultats.

La Switch 2 est vendue au prix de 449,99 dollars aux États-Unis, soit bien plus que la console en japonais vendue au Japon pour 49.980 yens. Le prix plus élevé aux États-Unis semble tenir compte du contexte inflationniste actuel.

« Il serait plus difficile pour Nintendo d’augmenter ses prix que pour Sony, car la Switch 2 n’est pas un produit haut de gamme », a dit Serkan Toto, fondateur du cabinet de conseil Kantan Games.

En France,le prix se situe autour de 470 euros au lancement (certains revendeurs l’ont même vue autour de 419 euros après baisse officielle des prix). À titre de comparaison, la Nintendo Switch originale avait été lancée en mars 2017 en France aux alentours de 330 euros, selon les prix constatés à sa sortie.

L’analyste de Goldman Sachs, Minami Munakata, a souligné que Nintendo avait pour politique de ne pas vendre de matériel à perte et a déclaré que « les inquiétudes concernant la rentabilité de la Nintendo Switch 2 étaient exagérées ».

Les investisseurs s’inquiètent également du manque de titres phares, tels que les jeux de la série « The Legend of Zelda » qui ont contribué à stimuler les ventes de la Switch. Parmi les titres à venir, on peut citer « Mario Tennis Fever », dont la sortie est prévue la semaine prochaine.

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Pour renforcer leur coopération, l’UE veut accélérer et automatiser les échanges de vos données biométriques entre les polices européennes

Le Contrôleur européen de la protection des données s’inquiète du projet d’échange automatisé de données biométriques, pointant notamment des lacunes techniques et juridiques et appelant à clarifier le « re-matching » et les seuils de correspondance.

L’Union européenne s’intéresse tout particulièrement au numérique ces derniers mois. Par choix, avec des projets comme Chat Control, ou sous ‘contrainte’, face aux tentatives de pression américaines liées aux tensions autour du Groenland. Au point de froisser le Contrôleur européen de la protection des données? Parfois… ou du moins de susciter des remarques jugées nécessaires.

Dans une note consultée par BFM Tech, le Contrôleur européen de la protection des données (EDPS) met ainsi sur la table ses observations formelles sur un projet de décision d’exécution de la Commission européenne concernant la recherche et l’échange automatisés de données biométriques (profils ADN, données dactyloscopiques et images faciales) via le « routeur Prüm ».

Pour rappel, le règlement « Prüm II » modernise la coopération policière européenne en créant un « routeur » central qui connecte instantanément les bases de données de tous les États membres. Ce système permet aux enquêteurs de comparer des profils ADN, des empreintes digitales et, désormais, des images faciales et des données de permis de conduire pour identifier des suspects à travers toute l’Union européenne.

Des eurodéputés participent à une séance de vote lors d’une session plénière du Parlement européen à Strasbourg, le 9 septembre 2025 (photo d’illustration). © ROMEO BOETZLE / AFP

L’innovation majeure réside dans l’automatisation et la rapidité: lorsqu’une correspondance est trouvée, les informations d’identification doivent être transmises sous 48 heures. Si cet outil renforce la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, il suscite également des débats sur la surveillance de masse en raison de l’intégration de la reconnaissance faciale à l’échelle continentale.

Une protection des données insuffisantes?

Dans le document consulté, le Contrôleur européen de la protection des données (EDPS) n’énumère pas une liste de « risques » à proprement parlé, mais identifie plutôt des lacunes techniques et juridiques qui pourraient ç et la sécurité juridique lors de l’utilisation du routeur Prüm.

L’EDPS identifie d’abord une incertitude juridique liée au terme « re-matching »(réappariement). L’annexe du projet de décision utilise ce terme pour décrire le processus de classement des résultats par le routeur, mais celui-ci n’est défini ni dans le règlement Prüm II ni dans le projet de décision d’exécution. Pour garantir la sécurité juridique, l’EDPS recommande d’insérer une définition claire de ce terme dans l’article 1 du texte.

Le Contrôleur pointe ensuite le manque de clarté sur les seuils de performance technique. Pour les empreintes digitales latentes, le système peut attribuer des scores très bas, ce qui implique l’existence d’un seuil de correspondance (matching threshold). L’EDPS demande à la Commission de préciser explicitement comment ce seuil sera défini afin de comprendre les critères de sélection des candidats.

Un drapeau de l’Union européenne. © Photo par ALESSIO MORGESE / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Enfin, l’EDPS relève une opacité sur l’étendue des données transmises. Le document devrait clarifier si des données supplémentaires sont fournies à l’autorité demanderesse lors d’une sélection par « re-matching ». Il mentionne notamment le « score de confiance » (confidence score) de l’outil de correspondance du routeur, comme exemple de donnée dont le partage devrait être précisé.

En résumé, ces préoccupations visent à s’assurer que les procédures techniques de recherche de données biométriques sont transparentes, bien définies et limitées à ce qui est juridiquement autorisé.

Europol dans l’équation?

Avec le règlement Prüm II, Europol est également devenu un partenaire central du nouvel échange automatisé de données destiné à lutter contre la criminalité transfrontalière. L’agence est intégrée au système au même titre que les États membres pour l’échange de données biométriques, comme les profils ADN, les empreintes digitales et les images faciales.

Europol peut à la fois fournir des données et voir ses bases consultées lors des recherches effectuées via le routeur Prüm. Ses informations entrent aussi dans le processus de comparaison et de classement des résultats, renforçant ainsi la coopération policière au sein de l’Union européenne.

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« Le Banquet », de Platon, censuré dans une université américaine : « Interdire d’étudier Platon, c’est contraindre une société à se méfier de ses propres questions »

Dans la prestigieuse université Texas A&M (TAMU), le professeur de philosophie Martin Peterson a été sommé de retirer des lectures platoniciennes [Platon est un philosophe grec de l’Antiquité] d’un cours de tronc commun, au motif qu’elles pourraient relever de la « race and gender ideology » (« idéologie de la race et du genre »), dans le cadre d’une politique de contrôle des contenus.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Le Banquet », de Platon, jugé trop « woke » pour l’université Texas A & M

Interdire, ici, ce n’est pas brûler un livre. C’est déplacer la frontière du dicible à l’intérieur de la salle de classe : d’un côté, « protéger » des étudiants d’une supposée « idéologie » ; de l’autre, empêcher l’étude d’un texte fondateur de la philosophie sous prétexte qu’il expose, parmi d’autres choses, des questions de sexe, de genre, de désir. La querelle porte donc sur le sens même de l’enseignement : transmission de normes, ou apprentissage des méthodes qui permettent de les discuter ?

L’association PEN America, qui promeut la liberté d’expression, la littérature et les droits humains aux Etats-Unis, recense 10 046 opérations de mise au ban de livres à l’école aux Etats-Unis en 2023-2024, visant 4 231 titres distincts ; et 6 870 mises au ban en 2024-2025, dans 23 Etats, la Floride et le Texas figurant parmi les principaux foyers.

On comprend mieux la dynamique de censure si l’on remonte ses étapes. A partir de 2021, des polémiques locales sur certains cours ou livres deviennent une stratégie politique à l’échelle nationale, portée et amplifiée par les réseaux sociaux. En 2023-2024, les retraits de livres atteignent un niveau record et finissent par s’installer dans les habitudes, selon PEN America. Enfin, en novembre 2025, le Board of Regents (« conseil des régents ») de TAMU adopte une règle qui impose l’accord des présidents de campus pour tout cours susceptible d’être interprété comme « promouvant » des thèmes liés à la race, au genre, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.

La grammaire du débat public

La mécanique que l’on observe est connue : quand la norme est floue, la peur s’installe. Une catégorie administrative volontairement très large (l’« idéologie ») devient un redoutable filtre pédagogique ; l’université surcorrige pour éviter la polémique ; les enseignants pratiquent l’autocensure. Le site d’information Texas Tribune souligne bien qu’aucune loi étatique ou fédérale n’interdit de parler de race, de genre ou de sexualité en cours à l’université, tout en notant le durcissement des contrôles académiques après la controverse sur Platon.

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Tensions avec l’Algérie: Laurent Nuñez exclut de se rendre sur place tant que les « conditions minimalistes » de la France ne seront pas remplies

Le ministre de l’Intérieur a réitéré ce mardi 3 février les conditions préalables avant que Paris n’organise une visite officielle à Alger: la reprise des expulsions d’Algériens en situation irrégulière sur le territoire français et une avancée sur le dossier de Christophe Glzeizes, journaliste français détenu arbitrairement sur place.

« Non, je ne renoncerai pas à mes conditions ». Sur TF1, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a rappelé ce mardi 3 février les prérequis posés par Paris avant d’envisager une visite officielle du locataire de la place Beauvau à Alger.

Une visite, et donc un réchauffement des relations entre les deux pays, sera possible uniquement en cas d’avancées sur deux dossiers: la situation du journaliste Français Christophe Gleizes, détenu arbitrairement depuis juin 2025 pour « apologie du terrorisme », et « la reprise des Algériens en situation irrégulière » sur le sol français. « Que le flux (des OQTF appliquées, NDLR) se réamorce, ce n’est pas le cas », note sur ce dernier point Laurent Nuñez.

« J’attends qu’il y ait une évolution sur ces sujets, je me rendrai à ce moment-là en Algérie. J’ai bon espoir, je sais que j’irai », assure-t-il.

« On ne peut pas continuer à être dans cette absence de relation. D’ailleurs, les discussions techniques sécuritaires, elles, ont repris », précise-t-il.

L’ombre de Retailleau plane toujours sur Beauvau

D’ailleurs, Laurent Nuñez le répète: ce, sont, selon lui, des « conditions minimalistes » réclamées par Paris.

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Sur le même plateau ce lundi, Ségolère Royal, de retour d’un voyage en Algérie, avait déclaré au sujet d’une visite de Laurent Nuñez « qu’il faut y aller, c’est évident ». De même, l’ancienne finaliste malheureuse à la présidentielle de 2007 s’interrogeait sur la relation dégradée entre Paris et Alger en raison du passage de Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur.

Laurent Nuñez lui a répondu ce mardi matin, affirmant « qu’on a suffisamment tendu notre main pour qu’il n’y ait pas de suspicion que je sois sous la coupe de mon prédécesseur », pour qui il a, par ailleurs, une « grande estime ».

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