Donald Trump a évoqué dimanche la possibilité d’un accord avec Cuba. Mais ce lundi 2 février, le vice-ministre des Affaires étrangères du pays , dit avoir eu des « échanges de messages » sans pour autant avoir engagé un « dialogue » avec les États-Unis.
Cuba et les États-Unis ont des « échanges » diplomatiques, mais il n’y a pas d’espace de « dialogue » formel, a déclaré lundi dans un entretien l’AFP le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio.
« Il n’existe pas de dialogue à proprement parler en ce moment, mais il y a bien eu des échanges de messages », a déclaré Carlos Fernandez de Cossio.
Le président Donald Trump a assuré dimanche que les États-Unis avaient engagé un dialogue avec le gouvernement cubain et a dit entrevoir « un accord » avec l’île communiste. « Nous sommes en train de négocier avec les dirigeants cubains en ce moment », a-t-il insisté à nouveau lundi lors d’un échange avec la presse dans le Bureau ovale, sans donner plus de détails.
Le président américain avait déjà indiqué à la mi-janvier que des discussions étaient en cours entre les deux pays, ce qu’avait formellement démenti le président cubain, Miguel Diaz-Canel.
Donald Trump a multiplié ces dernières semaines les menaces contre Cuba. Après avoir déjà tari les livraisons de pétrole vénézuélien à destination de l’île depuis la capture de Nicolas Maduro, il a signé la semaine dernière un décret stipulant que les États-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane.
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De l’aide humanitaire envoyée par le Mexique
Lundi, il a assuré que le Mexique, qui envoie du pétrole à l’île depuis 2023, allait cesser de lui en fournir. Cuba « est une nation ratée. Le Mexique va arrêter de leur envoyer du pétrole », a-t-il assuré.
Dimanche, la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a annoncé son intention d’envoyer de l’aide humanitaire sur l’île et a dit travailler à un moyen de continuer à lui envoyer du pétrole.
Pour justifier sa politique de pression, Washington invoque une « menace exceptionnelle » que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine.
De son côté, La Havane accuse Donald Trump de vouloir « asphyxier » l’économie de l’île où les coupures électriques quotidiennes s’accentuent et les files d’attente devant les stations-service ne cessent de s’allonger.
Interrogé sur la probabilité d’une crise humanitaire à Cuba, sous embargo américain et déjà affaiblie par une sèvère crise économique, Carlos Fernandez de Cossio a reconnu que les pressions de Washington vont « nous obliger à traverser une période très difficile » et « pour laquelle nous nous préparons, et pas seulement depuis aujourd’hui ».
« Nous avons élaboré des plans sur ce qui pourrait arriver avec l’actuel gouvernement des États-Unis. Ce ne sont pas des scénarios que nous souhaitons, mais ce n’est pas quelque chose qui nous prend au dépourvu », a-t-il ajouté.

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