EDITO. Le plein-emploi promis par Emmanuel Macron en 2022? Un lointain souvenir… L’Europe continue à créer des emplois, la France grimpe à 8% de taux de chômage

C’était une promesse d’Emmanuel Macron en 2022: atteindre le plein-emploi en fin de mandat. Avec 8% de chômage fin 2025, cet objectif est définitivement enterré.

L’objectif affiché en 2022 d’atteindre le plein-emploi d’ici la fin du quinquennat ne sera pas tenu. Avec un taux de chômage remonté à 8% fin 2025, la France s’éloigne de ses voisins européens et voit ressurgir de vieilles fragilités.

Il devait être le marqueur social du second mandat. En 2022, Emmanuel Macron promettait le plein-emploi à l’horizon 2027. Trois ans plus tard, la cible est hors d’atteinte. Le taux de chômage a grimpé à près de 8% fin 2025. Une hausse de 0,6 point en un an.

Dans une Europe qui, elle, continue de créer des emplois, le décrochage français interpelle. L’Allemagne affiche 3,8% de chômage. L’Italie est récemment passée sous les 6%. La moyenne de l’Union européenne s’établit à 5,9%. La France, elle, fait figure d’exception.

L’Edito de Raphaël Legendre : Plein-emploi, le pari raté d’Emmanuel Macron – 11/02

Plus préoccupant encore: la remontée touche en priorité les jeunes actifs. Un signal d’alerte dans un pays où l’insertion professionnelle reste un défi structurel.

Un premier quinquennat qui avait inversé la courbe

Le paradoxe est cruel. Le premier mandat d’Emmanuel Macron avait enregistré des résultats incontestables sur l’emploi. Entre 2017 et 2022, plus de deux millions d’emplois ont été créés. Le taux de chômage est passé d’environ 9% à 7%.

Ces performances ne relevaient pas du hasard. Elles s’inscrivaient dans une séquence réformatrice engagée dès le quinquennat de François Hollande avec la loi El Khomri, puis amplifiée sous Emmanuel Macron avec les ordonnances travail portées par Muriel Pénicaud. À cela se sont ajoutées les réformes de l’assurance chômage et la transformation du RSA.

Autant de mesures qui ont flexibilisé le marché du travail sans plonger massivement les salariés dans la précarité. La démonstration était faite: contrairement à la formule célèbre de François Mitterrand affirmant que « contre le chômage, on a tout essayé », il restait des leviers à activer. Et ils ont produit des effets.

Un coup d’arrêt politique et fiscal

Pourquoi, alors, cette inversion de tendance depuis un an?

Le contexte politique a d’abord pesé. La dissolution ratée de mi-2024 a plongé le pays dans une séquence d’incertitude. Les décisions d’investissement ont été différées. Les embauches, ralenties.

Sur le plan fiscal, la stabilité qui prévalait depuis une décennie a cédé la place à des hausses d’impôts ciblant les entreprises. Dans un environnement économique déjà fragile, le signal envoyé a refroidi une partie du tissu productif.

D’autres choix sont discutés: l’absence d’un nouveau durcissement de l’assurance chômage, ou encore les hésitations autour de la réforme des retraites, ont contribué à brouiller la trajectoire. En dix-huit mois, la dynamique s’est grippée.

Des signaux moins sombres qu’il n’y paraît

Pour autant, ces chiffres ne racontent pas une histoire uniquement négative.

D’abord, la hausse du chômage des jeunes s’explique en partie par l’essor spectaculaire de l’apprentissage. De nombreux étudiants entrent plus tôt sur le marché du travail et apparaissent dans les statistiques, parfois entre deux contrats.

Ensuite, ces données interviennent dans un contexte de reprise de la croissance. Si l’emploi progresse moins vite que l’activité, cela signifie que la productivité s’améliore. Un facteur clé pour la compétitivité future.

Enfin, la réforme du RSA, qui impose désormais un accompagnement renforcé avec une quinzaine d’heures d’activité hebdomadaire, a fait réapparaître dans les statistiques des personnes très éloignées de l’emploi. Leur retour dans les chiffres reflète une tentative de réintégration, non un simple échec.

Une société moins obsédée par le chômage

Mais le changement le plus profond est peut-être ailleurs. La peur du chômage de masse, qui a marqué les générations des années 1990 et 2000, s’est atténuée.

Dans la grande enquête « Fractures françaises » publiée en octobre dernier, la crainte du chômage ne figurait qu’en treizième position des préoccupations des Français, loin derrière le pouvoir d’achat, la sécurité ou la santé.

Le débat s’est déplacé. Il ne porte plus seulement sur l’accès à l’emploi, mais sur la qualité et la rémunération du travail.

Le plein-emploi ne sera sans doute pas au rendez-vous de 2027. Reste une question centrale: comment faire en sorte que le travail paie davantage? C’est désormais là que se joue la bataille politique et sociale.

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Cyberespionnage: 37 pays et 70 organisations touchés par une campagne « d’ampleur inhabituelle » menée par un groupe de hackers asiatique, encore non identifié

Depuis plusieurs mois, un groupe de cyberespionnage asiatique a infiltré 70 organisations dans plus de 37 pays, espionnant emails et communications sensibles via phishing et failles de sécurité. L’opération est « jugée inhabituelle » par de nombreux experts, de part sa logistique et sa portée.

Un groupe de cyberespionnage asiatique a mené, depuis 2024, une vaste campagne d’intrusions contre des gouvernements et des infrastructures critiques dans plus de 37 pays, selon un rapport de Palo Alto Networks. Les pirates, soupçonnés d’agir pour le compte d’un État, ont infiltré les réseaux d’environ 70 organisations, dont des agences de contrôle aux frontières, des ministères des Finances, un parlement national et des responsables politiques de haut niveau.

L’ampleur de l’opération est « jugée inhabituelle » et semble alignée sur des événements géopolitiques sensibles. Les attaquants ont exploité des courriels de phishing très ciblés et des failles de sécurité non corrigées pour accéder aux systèmes, puis espionner des emails, des transactions financières et des communications liées à des opérations militaires ou policières.

Dans plusieurs cas, ils seraient restés indétectés pendant des mois, exfiltrant des données diplomatiques et stratégiques. Selon l’entreprise de cybersécurité Palo Alto Networks, l’espionnage constitue la motivation principale de ces attaques.

Les autorités américaines suivent la campagne de près. L’agence fédérale de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA) a indiqué collaborer avec ses partenaires pour limiter l’exploitation des vulnérabilités, tandis que le FBI et la CIA ont refusé de commenter. Palo Alto Networks affirme avoir prévenu les victimes et, fait rare, en avoir identifié certaines dans son rapport.

Un agenda politique derrière les attaques?

Plusieurs intrusions auraient coïncidé avec des épisodes diplomatiques ou politiques majeurs. Au Venezuela, une compromission présumée a visé une entité technologique liée à l’État. En République tchèque, des activités de reconnaissance ont été observées après une rencontre entre le président Petr Pavel et le dalaï-lama. Des soupçons d’activités similaires concernent aussi le Brésil, notamment le ministère des Mines et de l’Énergie, ainsi que plusieurs pays européens et asiatiques.

Sans attribuer officiellement ces attaques, le rapport souligne que certaines opérations coïncidaient avec des intérêts stratégiques chinois, ce qui alimente les soupçons. Dans le même temps, Pékin a récemment interdit aux entreprises chinoises d’utiliser les solutions de Palo Alto Networks et d’autres fournisseurs occidentaux de cybersécurité. Cette double dynamique illustre la montée des rivalités numériques entre puissances, où cybersécurité, renseignement et diplomatie… s’entremêlent de plus en plus.

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Ebba Karlsson, victime présumée d’un viol de la part de Daniel Siad, affirme que l’homme suspecté d’être un recruteur de Jeffrey Epstein a « menacé de (la) tuer »


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OM: Habib Beye contacté pour remplacer Roberto De Zerbi

Habib Beye, démis de ses fonctions à Rennes lundi, a été contacté par les dirigeants de l’OM pour prendre la succession de Roberto De Zerbi, dont le départ a été officialisé dans la nuit de mardi à mercredi.

Qui va remplacer Roberto De Zerbi? L’OM a contacté Habib Beye pour prendre la succession de l’Italien, dont le départ a été officiellement annoncé dans la nuit de mardi à mercredi par le club. Et cela pourrait donner lieu à un fulgurant jeu de chaises musicales.

Beye est bien placé dans la short-list

Très apprécié des dirigeants marseillais, celui qui s’est reconverti comme entraîneur en 2021 a été démis de ses fonctions il y a seulement deux jours par Rennes, après avoir passé un an sur le banc breton. L’une des raisons de cette éviction réside, entre de nombreuses autres, par l’élimination de son équipe il y a huit jours… à Marseille (3-0) en 8e de finale de la Coupe de France.

>> Suivez toutes les infos et réactions après le départ de Roberto De Zerbi de l’OM EN DIRECT

L’ancien technicien du Red Star est bien placé dans la short list des décideurs marseillais. Il présente un profil qui pourrait permettre de terminer la saison et de voir si l’aventure doit se poursuivre. Pour le match face à Strasbourg samedi (17h, 21e journée de Ligue 1), le duo Jacques Abardonado-Romain Ferrier, entraîneur de la réserve, est pressenti pour s’asseoir sur le banc, comme expliqué mardi soir.

Habib Beye connaît bien l’OM puisque l’ancien défenseur international sénégalais (45 sélections, 1 buts) y a passé quatre ans lors de sa carrière de joueur entre 2003 et 2007. Il avait notamment participé à l’épopée en Coupe d’Europe achevée par une défaite en finale de Ligue Europa contre Valence (2-0). Il avait laissé un très bon souvenir aux supporters qui l’avaient élu meilleur joueur de la saison à deux reprises. Beye avait même été promu capitaine lors de sa dernière saison avant de quitter le club en 2007 pour rejoindre l’Angleterre où il avait porté les couleurs de plusieurs clubs: Newcastle, Aston Villa et Doncaster.

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« Arrêtons de dire que l’épargne est un luxe »: la patronne de France mutualiste veut qu’on arrête de « mépriser » l’assurance-vie (avec la tentation de la taxer)

Invité de Good Morning Business ce mercredi 11 février, la directrice générale de France mutualiste, Isabelle Lebot, a plaidé pour ne pas mépriser et stigmatiser l’épargne, en particulier l’assurance-vie qui, dans un contexte de chute drastique du rendement du livret A, est devenu le placement préféré des Français.

Gare à la stigmatisation. Tel est le message passé ce mercredi 11 janvier par la directrice générale de France mutualiste, Isabelle Lebot, dans l’émission Good Morning Business. Alors que l’assurance-vie a battu des records en 2025 et devrait continuer sur sa lancée en 2026, celle qui est également membre du Comex de Malakoff Humanis a regretté la teneur des débats parlementaires cet automne, durant l’examen du projet de loi de finances (PLF).

« Le débat qui a eu lieu pendant la loi de finances a été un peu stigmatisant. On a présenté l’assurance-vie comme une espèce de coffre-fort, et je trouve que c’est même traiter l’épargne longue des Français avec mépris », a-t-elle pointé.

Les socialistes avaient en effet tenté, contre l’avis du gouvernement, de créer une nouvelle forme d’impôt sur la fortune en ciblant l’assurance-vie.

« Si on est factuel, l’assurance-vie finance l’économie réelle. Deux tiers de l’argent qui est placé va financer des obligations. Je rappelle que les obligations sont de la dette pour les entreprises. Des actions, de l’immobilier, et ça, c’est de l’économie réelle et de l’économie française et européenne », a-t-elle ajouté.

Le placement à suivre : Assurance-vie, les atouts du Luxembourg – 13/01

« Et le tiers, ça va être de la dette souveraine [qui] finance juste nos services publics », a-t-elle renchéri. « Donc arrêtons de dire que l’épargne est un luxe », a plaidé Isabelle Lebot.

L’assurance vie bat des records

« Derrière l’épargne, il y a des histoires de gens, c’est la retraite d’un ingénieur, c’est des renoncements, des efforts. Arrêtons de mépriser et de faire de l’épargne un élément caricatural », a-t-elle renchéri.

Dans un contexte économique et politique incertain, l’assurance-vie a logiquement fait le plein en 2025. « C’est le placement préféré des Français, ça fait 20% de l’épargne, à peu près 2,2 milliards », a rappelé Isabelle Lebot, s’appuyant sur une récente étude du Trésor.

Une évolution qui est même à contre-courant du livret A, dont le taux de rendement a chuté drastiquement ces derniers mois pour atteindre seulement 1,5% au 1er février. Résultat, ce placement défiscalisé et réglementé par l’État ne représente plus que « 15% » de l’épargne des Français, a-t-elle précisé.

Ainsi, « 90% des Français considèrent qu’il faut épargner, même ceux qui ont des petits revenus. Et 67% des Français disent qu’il faut épargner pour la retraite », a-t-elle souligné.

« Quand on est dans l’incertitude, on épargne », a-t-elle considéré. « Les gens sont dans l’angoisse et on a eu aussi une recrudescence sur le fonds euros parce que le livret A a diminué à 1,5% et l’année dernière, le livret A a versé en moyenne 2,16% ». « Donc c’est en dessous de la moyenne des fonds euros qui est aujourd’hui à 2,55%. »

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« Dirty Sanchez » représente tout ce qu’Elon Musk déteste: le Premier ministre espagnol s’attire les foudres de l’homme le plus riche du monde car il veut réguler les géants de la tech

Le patron de X s’en prend violemment au Premier ministre espagnol, accusé de régulariser des migrants pour manipuler les élections et de restreindre les libertés numériques. En toile de fond : un affrontement entre régulation des plateformes, stratégie politique et influence des géants de la tech.

C’est une passe d’armes de plus entre Elon Musk et Pedro Sánchez. Depuis quelques jours, le propriétaire de X a violemment pris pour cible le Premier ministre espagnol. La défaite électorale du PSOE dans les élections locales en Aragon le week-end dernier a donné au milliardaire une occasion de remettre une pièce dans la machine… Elon Musk a en effet republié un message posté sur X par un influenceur d’extrême droite américain qui accuse Pedro Sanchez d’“inonder le pays de migrants pour rester au pouvoir”.

Mais depuis quelques jours, les insultes fusent : “tyran”, “fasciste”, “traître de son peuple”… le patron de X a même défini le Premier ministre espagnol « Dirty Sanchez », « le sale Sanchez ».

Une régulation qui fait bondir la Silicon Valley

Mais derrière les insultes, une autre bataille se joue: celle du contrôle des réseaux sociaux. Le gouvernement espagnol prépare une loi restreignant l’accès aux plateformes aux moins de 16 ans et imposant des sanctions pénales aux dirigeants de sociétés qui ne supprimeraient pas les contenus haineux ou illégaux.

Une offensive régulatrice perçue comme une menace directe par les géants de la tech. Pavel Durov, le patron de Telegram, a également fustigé Madrid, envoyant même un message aux utilisateurs espagnols pour dénoncer une “réglementation dangereuse pour les libertés numériques”. Résultat: la tension est désormais ouverte entre le gouvernement espagnol et les grands noms de la Silicon Valley.

Le parfait contre-modèle de Musk

Pedro Sánchez concentre tout ce qu’Elon Musk exècre: un dirigeant socialiste, à la tête d’un gouvernement progressiste, pro-européen et déterminé à réguler les grandes plateformes. Et, comble du paradoxe, son modèle fonctionne économiquement: avec 2,8 % de croissance en 2025 et un déficit public repassé sous les 3 %, l’Espagne est devenue l’une des locomotives de la zone euro.

La confrontation a d’ailleurs ses avantages politiques pour Sánchez. En s’opposant ouvertement à Elon Musk, il peut incarner une alternative européenne face au courant “MAGA”, celui du capitalisme sans règles et du populisme numérique.

Une stratégie politique bien calculée

À Madrid, personne ne croit que Sánchez agit par hasard. Le Premier ministre avait lui-même tagué Elon Musk dans plusieurs publications, sachant qu’il obtiendrait une réponse… Et probablement une réaction outrancière. Derrière cette manœuvre, une stratégie bien rodée: provoquer un duel public pour se poser en contrepoids face aux oligarques de la tech et s’attirer la sympathie d’une opinion inquiète du pouvoir des plateformes.

Sánchez cherche en somme une sorte d' »effet Carney », après le discours ovationné du premier ministre canadien au Forum économique de Davos. Désormais, le leader espagnol sait qu’affronter le “monde MAGA” expose à des attaques violentes, mais offre aussi une visibilité internationale précieuse. À l’heure où sa carrière politique nationale semble s’acheminer vers sa fin, cette posture renforce son profil de leader global, attaché à la régulation et à la démocratie numérique. Sanchez prépare ainsi sa reconversion…

Pedro Sánchez lui-même résume sa position en paraphrasant Cervantes : “Laissons les techno-oligarques aboyer, c’est le signe qu’on avance.” Une phrase qui sonne comme un manifeste: la politique peut encore défier les milliardaires de la Silicon Valley… Et en sortir renforcée.

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Piocher dans la manne des autoroutes, faire plus payer les usagers… Que contient la loi-cadre sur les transports présentée ce mercredi en conseil des ministres?

Cette loi doit servir à remplir les objectifs climatiques de la France mais surtout servir à financer l’entretien et la rénovation des infrastructures dégradées notamment à cause d’un sous-investissement chronique du réseau ferré traditionnel entre 1980 et 2010.

Remplacer des rails, élargir un canal, réparer un pont: le projet de loi-cadre (19 articles) sur les transports présenté mercredi en conseil des ministres doit permettre de piocher dans la manne autoroutière pour financer la rénovation d’infrastructures délaissées depuis des décennies.

L’enjeu est clair. « Le secteur des transports fait face à d’importants besoins d’investissement. D’une part, l’état des grandes infrastructures nationales ferroviaires, routières et fluviales s’est dégradé de manière continue depuis une vingtaine d’année, menaçant la disponibilité de ces infrastructures et la qualité des services. Maintenir leur état et commencer à les moderniser pour prendre en compte de nouveaux enjeux va nécessiter de mobiliser des investissements significatifs », peut-on lire dans l’introduction de l’étude d’impact qui accompagne le « projet de loi-cadre relatif au développement des transports ».

Le texte couvre la problématique des autoroutes, du ferroviaire, du fluvial, des transports collectifs et des autorités organisatrices de la mobilité, ainsi que du transport de marchandises. Issue des propositions de la conférence Ambition France transports en juillet dernier, cette loi-cadre est présentée ce mercredi en Conseil des ministres. Certaines de ses propositions font polémique, d’autres interrogent sur leur efficacité.

Régénérer le réseau ferroviaire: les autoroutes à contribution

Il s’agit de trouver 1,5 milliard d’euros par an supplémentaires pour maintenir en vie le réseau ferroviaire pour atteindre au total 4,5 milliards par an en 2028 et surtout de prendre des décisions dès maintenant afin de pouvoir programmer les nécessaires travaux dès 2027, le tout à travers une loi-cadre. Il s’agit selon le texte « d’une priorité absolue ».

L’Autorité de régulation des transports (ART) a ainsi souligné mardi que près de 2.600 kilomètres de voies du réseau ferré structurant (les 17.000 km qui concentrent 90% du trafic ferroviaire, NDR) avaient déjà atteint leur durée de vie théorique fin 2023.

Sur les sources de financement, « la première programmation prévoira que les recettes supplémentaires issues du nouveau régime de concessions autoroutières sont intégralement allouées au financement des infrastructures de transport, en plus des recettes actuelles ».

« Les recettes seront dégagées par le maintien des péages autoroutiers à l’issue des concessions historiques qui prendront fin entre le 31 décembre 2031 et le 30 septembre 2036 », peut-on lire. Elles sont estimées à terme à 2,5 milliards d’euros par an.

Quid du financement entre 2027 et 2032? Le texte ne le précise pas vraiment. En l’absence d’argent public étant donné l’état des finances, tout porte donc à croire que les bénéfices de SNCF Voyageurs vont continuer à boucher les trous, à travers le fonds de concours qui alimente les caisses de SNCF Réseau. Un fonds de concours alimenté par la compagnie publique mais pas par ses concurrents…

Le secteur privé pour financer les projets ferroviaires

Etant donné que les caisses de l’Etat sont vides, la loi-cadre préconise de mobiliser le secteur privé pour financer les derniers grands projets ferroviaires, notamment le tronçon de ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse et Dax. La loi-cadre plaide de manière générale pour la mise en place de PPP, ou partenariats public-privé. Cela consiste à confier à un acteur privé la conception, le financement, la construction et la maintenance d’infrastructures publiques en échange d’un loyer ou de la récupération des revenus générés, à savoir dans le cas d’un projet ferroviaire, les péages payés par la ou les compagnies ferroviaires qui empruntent la ligne construite.

Ce désengagement de l’Etat fait polémique. Il est contesté par les régions concernées par les projets ferroviaires et les syndicats de la SNCF. Les PPP ont au contraire le soutien de Bercy, du ministère des Comptes publics et même de l’Inspection générale des finances.

Transports publics: vers une hausse des tarifs?

Le projet de loi constate que « la part de financement des coûts d’exploitation par les recettes des usagers des principaux réseaux (urbains) de transport est passée de 75% en 1975 à 50% en 1995, pour diminuer progressivement à 28% en 2022 », le reste étant subventionné par les pouvoirs publics. Le texte souligne « qu’au global, depuis 2015, les tarifs des transports publics ont augmenté en moyenne de 1,1% par an en France, contre +1,84 %/an pour l’inflation. Selon l’UTPF (Union des transports publics), le prix moyen d’un abonnement de transport entre 2013 et 2023 a baissé de 19%. Cette baisse des tarifs en euros constants a pour effet de priver le secteur de financements ».

La solution est donc toute trouvée avec la « nécessité d’augmenter progressivement la tarification des transports en commun afin de financer un surcroît d’offre et une amélioration de sa qualité ». Comment? La loi-cadre préconise des solutions. Préconise car ce sont les régions à travers les Autorités organisatrices (AOM) qui ont la main sur les tarifs de ces transports et pas l’Etat. « La liberté d’administration des collectivités locales doit être respectée », peut-on lire.

Malgré tout, les pistes évoquées ont créé le trouble. Le texte évoque « une contribution plus équilibrée entre entreprises, usagers et habitants au financement des mobilités, en visant un ratio de recettes sur dépenses a minima de l’ordre de 30% », contre 17% aujourd’hui. Ce qui a pu être traduit par un quasi-doublement de la contribution des voyageurs et donc du prix final. Un calcul contesté par le gouvernement.

Une indexation sur l’inflation qui n’a rien d’obligatoire

« Fake news: le gouvernement n’a aucune intention de doubler les tarifs des transports en commun », a réagi sur X le ministre des Transports Philippe Tabarot. « Il va falloir financer de nouveaux investissements et il faudra réfléchir à la manière dont on les finance. Mais non, il n’y a aucun plan (…) de doubler le prix des transports », a déclaré de son côté le ministre de l’Economie Roland Lescure au micro de BFMTV. Néanmoins, le texte préconise bien une hausse de la contribution.

Le texte propose également, et c’est le point central selon le ministère des Transports, l’indexation des tarifs des transports en commun sur l’inflation. Aujourd’hui, les collectivités peuvent voter ou non cette possibilité d’indexation mais selon le gouvernement, elles le font rarement. « La mesure retenue instaure une revalorisation annuelle par défaut du prix des transports indexée sur le niveau général des prix, (elle) permet d’assurer un impact plus significatif et plus homogène sur la gestion des transports pour l’ensemble du territoire national », poursuit l’étude d’impact. Mais encore une fois, « les collectivités resteront libres d’appliquer ou non cette indexation ».

Pour l’association UFC-Que Choisir, cette mesure conduirait « à des hausses quasi systématiques des billets et abonnements indépendamment des réalités locales, du pouvoir d’achat des ménages ou de la qualité du service rendu ».

Plus de sécurité et moins de complications pour le voyageur

L’article 15 introduit l’obligation de dépistage de stupéfiants pour les conducteurs routiers professionnels de transports collectifs, scolaire ou pas, au moins une fois par an par l’employeur. Mais « le dispositif proposé ne prévoit pas de sanction en cas de test de dépistage positif. Il laisse à l’employeur du conducteur fautif le soin d’en tirer les conséquences adaptées à la situation dans le cadre des sanctions disciplinaires prévues au code du travail », peut-on lire. Plus étonnant, les conducteurs de poids lourds ne sont pas concernés par cette obligation.

Par ailleurs, l’article 8 du texte vise à assurer aux passagers la garantie d’arriver à destination quel que soit l’opérateur ferroviaire qui le prend en charge. En effet, avec l’ouverture à la concurrence, plusieurs opérateurs concurrents, dotés de systèmes différents, peuvent intervenir lors d’un voyage, or en cas de problème, comme une correspondance ratée, les responsabilités ne sont pas clairement établies et le voyageur peut se retrouver seul.

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« Regarder sans tabou certaines pratiques »: après la polémique, Emmanuel Macron précise ses propos sur les liens entre jeux vidéo et violences chez les plus jeunes

Le chef de l’État a réaffirmé samedi dans un tweet son souhait de lancer d’une étude sur les effets physiques et psychiques des jeux vidéos sur les plus jeunes et ainsi répondre à une question: faut-il interdire ou limiter l’accès à certains jeux aux mineurs, à l’image des travaux lancés sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans?

Emmanuel Macron n’a pas tardé à préciser ses propos sur les jeux vidéo, dans un tweet publié samedi matin, face à la polémique qui enfle depuis deux jours. Interrogé jeudi par le média Brut (qui appartient à CMA Média, dont fait également partie BFM) sur la question des jeux vidéo, le Président avait réagi à la vidéo d’une enseignante qui pointe du doigt des « enfants à la dérive » qui, « à 7 ou 8 ans (…) jouent à Fortnite ».

Emmanuel Macron avait alors indiqué qu' »il est clair que la violence, qui s’installe dans la société et chez les plus jeunes, est aussi liée au fait que les enfants, les adolescents sont beaucoup plus exposés à de la violence dans des vidéos qu’ils vont voir sur les réseaux sociaux. Ou dans les jeux vidéo qu’ils vont faire. » Soit un lien, qui peut être considéré comme amalgamant, entre jeux vidéo et violence.

Retour de la crise chez Ubisoft: un problème sans fin ?

Hier, le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV) a réagi dans un communiqué, indiquant que « les raccourcis ne peuvent plus être acceptés en 2026 », déplorant « une si grande méconnaissance de notre industrie ».

La société Epic Games, qui développe Fortnite, indique pour sa part que « chaque expérience dispose d’une classification d’âge spécifique, et près de 48.000 jeux au sein de l’écosystème Fortnite sont classés PEGI3 ou PEGI7 » (c’est-à-dire accessibles aux enfants de plus de 3 ou 7 ans). Le développeur ajoute que les parents peuvent définir un temps de jeu maximal et bloquer l’accès aux produits d’une classe d’âge inadaptée.

« Quels sont les effets sur les plus jeunes ? »

Dans un tweet publié ce samedi 7 février au matin, Emmanuel Macron a tenté de désamorcer la bombe, tout en précisant sa position. « J’ai toujours soutenu le jeu vidéo, la popculture – industrie, création, culture, emplois. J’ai mis à l’honneur l’esport français à l’Élysée et j’ai pris des engagements pour structurer la filière et attirer de grands événements en France, ce que nous avons fait », fait-il valoir.

« Mais soutenir une industrie et une culture n’interdit pas de poser une question simple, sans caricature: quels sont les effets de certains contenus et de certains usages sur les plus jeunes ? »

Comme pour les réseaux sociaux, la question se pose, selon le chef de l’État, d’une interdiction aux moins de 15 ans et d’un tri entre « les bons et les mauvais jeux » en fonction des âges.

« Le constat des parents c’est que certains jeunes passent leurs journées et parfois leurs nuits à jouer. Il a aussi été souvent dénoncé que des jeux classés PEGI 18 sont joués par des enfants », souligne le chef de l’État.

Poursuivant qu’il s’agit-là « d’un sujet majeur de santé publique », pour la « santé physique, les yeux en particulier », mais aussi « la santé mentale, quand un jeune ne sort plus du tout car il joue abusivement ».

Une étude confiée à un collège scientifique

Le Président explique également lancer une mission sur les effets des jeux vidéo sur les jeunes.

« Ce que j’ai annoncé chez Brut, en réponse à cette enseignante qui criait sa colère, ce n’est pas l’interdiction des jeux vidéo: c’est le lancement d’un travail scientifique, collégial, pour regarder la réalité en face. Calmement, lucidement et avec toutes les parties prenantes ».

Ce travail, qui serait mené sur deux mois, sera « confié à des experts et au Conseil national du numérique et de l’IA », avait-il précisé jeudi.

« C’est notre responsabilité de demander à des chercheurs, scientifiques et cliniciens d’évaluer les impacts, de démêler les idées reçues et d’éclairer le débat public ».

Vers une loi pour interdire ou limiter l’accès aux jeux vidéo?

Jeudi, Emmanuel Macron avait indiqué qu’à l’issue de ces travaux, le premier acte sera de voir « s’il y a un consensus pour dire c’est mauvais en tout, lesquels sont mauvais, pourquoi… ». Mais davantage qu’un état des lieux, le président indique qu’il attend de cette étude qu’elle dise ce qu’il « faut faire, parce qu’il faut qu’on puisse après guider les parents ».

Il souhaite également de ce rapport scientifique qu’il réponde à une question: « Est-ce qu’il faut une interdiction ou pas? », à l’image des travaux lancés sur l’interdiction des -15 ans aux réseaux sociaux.

En attendant cette étude et ses résultats, le président de la République ne veut pas prendre position: « c’est trop tôt pour le dire », répète-t-il. En revanche, il donne « rendez-vous en mai, juin ». Emmanuel Macron précise d’un même souffle que « le débat doit être citoyen ».

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