Elle a déjà reçu 400.000 CV l’année dernière: la RATP va recruter 3.500 personnes en 2026 en Île-de-France pour le Grand Paris Express

La RATP a notamment besoin de personnel pour les nouvelles lignes du Grand Paris Express. Les prévisions de recrutement sont semblables à celles de 2025, année pendant laquelle le groupe avait embauché 3.700 personnes en Île-de-France.

La RATP a annoncé jeudi le recrutement de 3.500 personnes en Île-de-France en 2026 pour « relever les défis liés à l’ouverture prochaine des premières lignes du Grand Paris Express« , portant à 6.600 personnes le nombre de recrutements prévus par le groupe dans le monde cette année. En Île-de-France, les besoins de recrutements concernent « une grande diversité de profils, notamment dans l’ingénierie, l’électricité, la maintenance et les métiers de la sûreté », a indiqué la RATP dans un communiqué.

Le défi pour elle est d’assurer la gestion du réseau d’infrastructures de toutes les lignes du Grand Paris Express dès cette année, alors qu’un premier tronçon, sur la ligne 18 (Aéroport d’Orly-Versailles) doit être exploité à partir d’octobre par un autre transporteur, le groupe Keolis.

Un record historique de 400.000 CV l’an dernier

Dans le vaste projet du Grand Paris Express – un réseau de métro automatique tout autour de Paris en construction depuis plusieurs années – la RATP a été à la fois désignée comme gestionnaire de toute l’infrastructure (rails, caténaires, alimentation en électricité..) et elle a été choisie aussi en tant que transporteur pour exploiter la ligne 15 sud qui traversera 22 communes entre Pont de Sèvres et Noisy Champs, mais sera mise en service seulement à partir de 2027.

A l’étranger, les recrutements prévus en 2026 doivent servir à accompagner le développement des filiales du groupe. En 2026, la filiale RATP Dev prévoit ainsi de recruter plus de 3.000 collaborateurs en CDI, soit 45% de l’ensemble des besoins de recrutement du groupe, essentiellement en France et aux Etats-Unis, mais aussi en Egypte, Italie et Arabie Saoudite.

En 2025, la RATP avait déjà connu une année de recrutements record, avec 7.300 personnes embauchées dans le monde dont 3.700 en Île-de-France. Lors de son départ, l’ancien PDG Jean Castex, devenu depuis PDG de la SNCF, s’est félicité d’avoir reçu 400.000 CV l’an dernier, un record historique, d’autant plus marquant que la RATP manquait de chauffeurs de bus et avait subi une profonde désaffection et une vague de départ de salariés après la crise du covid.

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L’éco du monde : Qui succèdera à Christine Lagarde ?


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« Je trouve ça grave »: à l’Assemblée, Charles Alloncle révèle les montants de contrats de France TV avec le Festival de Cannes et s’attire les foudres du président de la commission d’enquête

Devant la commission d’enquête de l’Assemblée sur l’audiovisuel public, le rapporteur UDR Charles Alloncle a brisé le secret des affaires en dévoilant les coûts de la cérémonie d’ouverture du Festival de Cannes, produit pour France Télévisions.

À l’Assemblée nationale, les auditions se poursuivent devant la commission d’enquête sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public. Au menu du jour mercredi 18 février, les contrats pour France Télévisions de la société de production Together Media, dirigée par Renaud Le Van Kim.

Et notamment celui du Festival de Cannes, événement dont le service public est devenu partenaire après des années de diffusion sur Canal+. Charles Alloncle, rapporteur UDR de la commission d’enquête faisant souvent parler de lui ces dernières semaines, a révélé certains montants payés par France Télévisions à Together Media pour le Festival de Cannes – faisant fi du secret des affaires.

« Ce contrat s’élève à 2,6 millions d’euros », commence le député de l’Hérault, un budget qui comprend une enveloppe de « 1,3 million d’euros » pour la « production de la cérémonie d’ouverture et la conférence de presse », ce qui est une somme conséquente pour seulement quelques heures de direct », note Charles Alloncle. Dans ce budget, il pointe les « 60.000 euros » payés à la maîtresse de cérémonie en 2022, l’actrice Virginie Efira.

« L’équivalent de trois SMIC annuels », résume le rapporteur de la commission, listant « 1.500 euros de maquillage », autant de coiffure, « 300 euros de manucure ».

« Voyeurisme »

Des révélations qui ont donné lieu à une nouvelle passe d’armes entre le rapporteur et le président de la commission d’enquête, le second reprochant au premier d’avoir violé le secret des affaires.

« Vous venez de dévoiler un contrat qui est très important, parce que c’est un secteur très concurrentiel », tacle Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d’enquête.

Renaud Le Van Kim, qui a rappellé lors de son audition qu’il participait à la production du Festival de Cannes depuis 35 ans – d’abord chez Canal+, puis chez France Télévisions, confirme que, ces chiffres ayant été rendus publics, « la compétition, si elle devait avoir lieu, serait légèrement faussée ». « Mais c’est le jeu de cette commission et je m’y souscrit », ajoute-t-il.

Pourquoi le festival de Cannes est-il célèbre? 

« Ce n’est pas le jeu et je trouve ça grave, tranche Jérémie Patrier-Leitus, passablement agacé. Monsieur le rapporteur, la transparence qu’on doit aux Français, ce n’est pas le voyeurisme. Parler des frais de maquillage de madame Virginie Efira, je pense que ce n’est pas au niveau et c’est pas à la hauteur de cette commission. Je vous le dit comme je le pense. »

Et de résumer: « Quand le contrat du Festival de Cannes coûtera deux fois plus cher à France Télévisions pour pouvoir continuer de le produire, parce que vous venez de révéler aux chaînes privées son coût, vous venez de faire quelque chose de grave. »

« Une fierté pour le service public »

« Il y a une compétition entre Canal+ et France Télévisions pour l’acquisition des droits du Festival de Cannes, rappelle effectivement Renaud Le Van Kim. Et évidemment, les montants, le budget pour le fabriquer sont des éléments clé dans le cadre de la compétition ».

Le président de Together Media rappelle que ce contrat de 2,6 millions d’euros pour le Festival de Cannes comprend l’intégralité des nombreux coûts de production et de fabrication de l’événement.

« Obtenir Virginie Efira, ça a été ma fierté, obtenir Camille Cottin, Chiara Mastroianni, Laurent Lafitte (maîtresses et maître de cérémonie NDLR.), c’est mon métier et c’est difficile », souligne-t-il.

« Il y a tout un écosystème de production qui est très lourd et coûteux », résume-t-il, soulignant que d’autres émissions comme Roland Garros, Miss France, les Victoires de la musique ou les Jeux olympiques sont également coûteux.

« Le Festival de Cannes c’est une fierté. C’est le premier festival de cinéma populaire et indépendant au monde. Que le service public ait pu gagner (la diffusion) contre un acteur majeur du cinéma en France qui est Canal+, je considère que c’est une fierté pour le service public », fait-il valoir. Quant au budget, Renaud Le Van Kim assure être « beaucoup plus raisonnable » sur les coûts de production qu’il ne l’était à Canal+.

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Mort de Quentin Deranque: comment travaillent les enquêteurs pour identifier les responsables des violences?

Onze personnes ont été interpellées et placées en gardes à vue entre mardi 17 et mercredi 18 février dans le cadre de l’enquête sur la mort du militant à Lyon. Des policiers, habitués à user des vidéos dans leurs enquêtes, ont donné à BFMTV des éléments de réponse concernant le travail des enquêteurs.

Comment les enquêteurs travaillent-ils dans un cas comme celui de l’agression de Quentin Deranque, mort après avoir été lynché la semaine dernière à la suite d’affrontements filmés entre groupes d’ultradroite et d’ultragauche?

Sans savoir exactement ce qui a été déterminant ici, des policiers, habitués à user des vidéos dans leurs enquêtes, ont donné à BFMTV des éléments de réponse.

Afin de retrouver les auteurs, les enquêteurs partent d’abord des vidéos, en espérant reconnaître un ou plusieurs protagonistes. Les groupes politiques d’ultradroite et d’ultragauche étant attentivement suivis par le renseignement territorial, leurs membres sont généralement connus et parfois reconnaissables immédiatement.

Vidéosurveillance et cheminement

Si aucun suspect n’est reconnu, l’important n’est plus la vidéo des violences en elle-même mais l’avant et l’après de ces violences. « Le cheminement », comme l’explique un enquêteur à BFMTV.

À partir de signes distinctifs, comme une morphologie ou un vêtement, les enquêteurs peuvent suivre les auteurs de violence grâce aux caméras urbaines. Le but est de suivre le plus longtemps possible leur parcours, avant et après les faits.

Pour le cas de Lyon, on dénombre 571 caméras fixes à l’intérieur de la ville, d’après la mairie, autant d’occasions de récolter des éléments utiles à l’identification d’une personne.

Il est aussi parfois possible de passer un visage pris par une caméra dans un logiciel afin de le comparer avec les données des fichiers de police. Il faut cependant que l’auteur soit connu et que les vidéos soient de suffisamment bonne qualité. Dans le cas de figure de l’agression de Quentin, les images semblent trop dégradées.

Marshall Truchot : Quentin, l’ ex-porte-parole de la Jeune Garde sur BFMTV – 17/02

Une fois les suspects identifiés, il reste à déterminer la responsabilité de chacun dans les violences. Dans l’affaire de Quentin Deranque, les coups visibles sur les vidéos seront décryptés par les enquêteurs puis comparés aux résultats du rapport d’autopsie. 

Puisque le procureur a affirmé que le jeune militant était mort d’un traumatisme crânien et d’une « une fracture temporale droite », les enquêteurs vont davantage se concentrer sur les personnes qui lui ont mis des coups à la tête, plus spécifiquement sur le côté droit pour établir les responsabilités.

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Intempéries: le Maine-et-Loire passe à son tour en vigilance rouge crues

Le 16/02 à 23h25

Trois départements en vigilance rouge et 12 autres en vigilance orange pour des risques de crues ce mardi

Ce direct consacré aux intempéries est désormais terminé, merci de l’avoir suivi sur BFMTV.

Trois départements, la Gironde, le Lot-et-Garonne et le Maine-et-Loire sont encore placés en vigilance rouge pour ce mardi en raison des risques de crues. 15 autres départements sont en vigilance orange: 3 pour des risques liés aux avalanches (la Savoie, l’Isère et la Haute-Savoie) et 12 pour crues.

« Des inondations très importantes sont possibles y compris dans les zones rarement inondées », prévient Vigicrues dans son dernier bulletin.

Le 16/02 à 20h44

À Couthures-sur-Garonne des habitants privés d’électricité depuis cinq jours

Jean-Claude et Michèle, habitants de Couthures-sur-Garonne, n’ont plus d’électricité depuis cinq jours. Tout comme 5.000 foyers de la région.

« Depuis que je suis né en 1948 c’est la sixième inondation, et on a jamais eu de coupure d’électricité aussi longue », décrit ce retraité qui se dit « plutôt embêté par le manque de courant que pas les inondations qu’on connaît bien ».

Au milieu de la table de cuisine trône le seul éclairage de la maison : une lampe à gaz.

Tous les équipements de la maison sont arrêtés. Heureusement, le couple « a toujours deux feux gaz dans la maison pour faire chauffer l’eau, faire à manger (…) on a été obligé d’arrêter un générateur », renchérit Michèle.

Le 16/02 à 20h16

À Paris, la Seine atteint les 3,40 mètres, les quais partiellement fermés

À Paris, la Seine atteint les 3,40 mètres. Le pic est attendu demain en milieu de journée et sera à 3,70 mètres dans le plus pessimiste des scénarios.

Les quais du centre de Paris ont été fermés. La voie piétonne des Berges de Seine a été fermée dès dimanche soir. La circulation fluviale n’est pas à l’arrêt, pour cela, il faudrait que la Seine atteigne les 4,30 mètres.

Le 16/02 à 19h14

La Charente à son plus haut niveau depuis 1982

À Cognac, la décrue de la Charente ne s’est toujours pas amorcée. Les habitants ont dû évacuer une partie de la ville de Cognac.

Le niveau de l’eau approche les huit mètres dépassant celui de la crue de 1994. S’approchant de celui de la crue centennale de 1985, lorsque la Charente était montée à 8,45 mètres.

À une trentaine de kilomètres, à Saintes, la préfecture a décidé l’évacuation des 132 détenus vers d’autres établissements pénitentiaires de la région.

Le 16/02 à 17h36

À Barie en Gironde, la mairie a été délocalisée

Dans la commune de Barie, totalement immergée, la mairie a du se délocaliser à Castillon-la-Bataille. Florence est la responsable administrative de la commune et pilote les opérations. C’est elle qui reçoit les appels des habitants qui ont refusé d’évacuer.

« Ils demandent des ravitaillements, on a fait des rotations avec des bateaux », explique-t-elle. « Je fais la veille sur mon téléphone 24 heures sur 24 », ajoute Florence.

Le 16/02 à 16h50

Dans le Maine-et-Loire, les niveaux d’eau « devraient continuer à monter » mercredi selon Vigicrues

« La concomitance d’une crue de l’amont de la Loire, de la Vienne et des affluents du bassin de la Maine génère une crue majeure dans les secteurs des basses vallées angevines et la Loire saumuroise », selon un dernier bulletin d’information national de vigilances crues.

Les niveaux de hauteur générant « des débordements majeurs » devraient être atteints en deuxième partie de journée de demain à la station d’Angers, dans les basses vallées angevines, et dans la nuit de mardi à mercredi à la station des Ponts-de-Cé, dans la Loire saumuroise.

Ces niveaux « devraient continuer à monter » mercredi selon la même source.

La préfecture du Maine-et-Loire a diffusé samedi un ordre d’évacuation concernant plusieurs communes proches d’Angers, notamment Saint-Jean-de-la-Croix et Les-Ponts-de-Cé.

Le 16/02 à 16h02

La Maine-et-Loire passe en vigilance rouge crues, la Corrèze en orange

Météo-France place le département du Maine-et-Loire en vigilance rouge crues. Par ailleurs, la Corrèze passe en vigilance orange crues.

Trois départements sont désormais en vigilance rouge et 21 en vigilance orange.

Le 16/02 à 15h13

À Gironde-sur-Dropt, le maire appelle à la prudence

« La situation actuelle est plutôt favorable. Le Dropt et la Garonne ont baissé, on est à moins 15 centimètres par rapport à hier », explique sur BFMTV, Philippe Moutier maire de Gironde-sur-Dropt, en Gironde.

Mais, « il ne faut surtout pas se réjouir », selon l’élu. « On attend un retour d’eau à partir de demain, l’eau va remonter et va rester pendant 5 ou 6 jours encore. »

L’édile affirme avoir anticipé et avoir mis à l’abri les personnes qui devaient l’être.

Le 16/02 à 14h30

À Gaujac, des agents et des bénévoles s’affairent pour renforcer les digues qui menacent de céder

À Gaujac, dans le Lot-et-Garonne, l’eau est partout, le village de 200 habitants est isolé depuis plusieurs jours. Les agents de la ville et quelques bénévoles s’affairent à renforcer les digues.

Malgré ces renforts faits de plastique, de bois et de terre, les habitants craignent que la digue ne cède. L’eau envahirait alors tout le village.

« Dans la nuit de samedi à dimanche, l’eau avait atteint les planches et on voyait des fissures se créer » dans les digues, explique Benoît, charpentier, venu donner un coup de main.

Le 16/02 à 13h58

À Floudès, un commerçant sinistré soulagé de voir l’eau descendre dans son commerce

« On a eu jusqu’à 40 centimètres d’eau hier soir et là, ça redescend, aussi doucement que ça monte, centimètre par centimètre », explique un commerçant sinistré de Floudès.

« On est soulagé », dit-il. Néanmoins, les habitants de ce village situé en Gironde restent inquiets. « On attend peut-être une remontée demain ou après demain », déplore ce commerçant.

Le 16/02 à 13h33

À Cognac, le niveau de l’eau atteint 7,64 mètres et pourrait dépasser celui de la crue de 1982

À Cognac, le pic de crue est attendu pour jeudi ou vendredi. Aujourd’hui, à midi, selon Vigicrues, l’eau atteint les 7,64 mètres. Demain, le niveau attendu est de 7,81 mètres.

Les dispositifs d’évacuation et de sécurité ont été renforcés par la mairie de Cognac, où la Charente pourrait atteindre le niveau de la crue de centennale 1982, où l’eau avait dépassé les 8 mètres.

Le 16/02 à 13h20

À Paris, la Seine atteint les 3,34 mètres et déborde sur les quais

Le niveau de la Seine a triplé. L’eau a commencé monter mercredi dernier et atteint aujourd’hui les 3,34 mètres. Les quais bas du Louvre sont immergés. Sur le fleuve parisien, les bateaux sont contraints de modifier leur parcours.

De nouvelles pluies sont attendues d’ici la fin de la semaine. Le pic de crue est attendu demain. Le niveau de la Seine devrait monter jusqu’à 4 mètres.

Le 16/02 à 12h29

Malgré la fin des pluies, la Garonne risque de déborder, selon Vigicrues

« Même si les pluies s’arrêtent de tomber, les crues peuvent grossir », prévient la directrice de Vigicrues, Lucie Chadourne-Facon sur BFMTV. Les précipitations tombées sur le Massif central et les Pyrénées vont en réalité faire gonfler les petites rivières qui se jettent dans la Garonne.

« Ce qui compte ce n’est pas la pluie tombée localement, mais la totalité tombée sur l’ensemble des rivières qui irriguent la Garonne », détaille Lucie Chadourne-Facon.

Le 16/02 à 11h54

Vigicrues envisage de « potentielles aggravations » dans les prochains jours

« Il pourrait potentiellement y avoir des aggravations dans les jours qui viennent », souligne la directrice de Vigicrues, Lucie Chadourne-Facon sur BFMTV.

Une vigilance particulière est accordée à « l’ensemble de la partie ouest de la France » en raison « des sols saturés » et « des rivières hautes ». « Donc les moindres précipitations qui arrivent provoquent des réactions assez importantes », insiste Lucie Chadourne-Facon.

Le 16/02 à 11h40

Dans les Landes, 11.000 foyers sans électricité

Sur Ici Gascogne, le préfet du département des Landes, Gilles Clavreul, appelle les Landais à faire preuve de « courage » et de « patience ». « Les équipes d’Enedis arrivent », assure-t-il.

« De manière générale, les travaux sont allés plus vite que ce qu’on espérait. Il va y avoir plusieurs jours de travail », poursuit le préfet. Au total, 11.000 foyers restent privés d’électricité.

Le 16/02 à 11h29

Le préfet de la Gironde n’exclut pas de possibles « rebonds » après la décrue*

Sur BFMTV, le préfet de Gironde, Etienne Guyot, évoque une situation « compliquée » dans le département avec des « pluies éparses », mais « assez faibles ». « On est sur une légère décrue qui peut toujours connaître des rebonds », commente le préfet.

Un dispositif de gendarmes, sapeurs-pompiers et de militaires est actuellement déployé dans le département.

« Toutes les communes ont au moins un peu d’électricité », indique Etienne Guyot qui précise que les équipes Enedis sont toujours à pied d’œuvre pour rétablir le courant dans tous les foyers.

Le 16/02 à 11h17

Le changement climatique a « une incidence importante » sur les missions des secours

« Le changement climatique a une incidence importante sur les missions de la Sécurité civile », reconnaît le commandant Jérémy Lavergne sur BFMTV. « C’est potentiellement plus d’incendies de végétation, plus d’inondation ».

Au total, 585 personnels de la sécurité civils « vont transiter et porter mains fortes » aux secours déjà présents sur les départements sinistrés, souligne Jérémy Lavergne.

Le 16/02 à 11h07

Préparer un kit de survie, se tenir informé… Le commandant Jérémy Lavergne livre ses recommandations aux habitants touchés

« La préparation au risque naturel est essentielle ». Sur le plateau de BFMTV, le commandant Jérémy Lavergne, porte-parole de la Sécurité Civile, livre ses recommandations pour faire face aux crues:

« Composer son kit de sécurité qui permet, si on est immobilisé chez soi, de rester 48 ou 72h en autonomie en attendant que les services de la sécurité civile puissent vous évacuer », liste Jérémy Lavergne. Mais aussi « suivre les directives données par les autorités locales concernant les ordres d’évacuation ».

Le 16/02 à 11h07

Une centaine de routes girondines fermées à la circulation

101 routes départementales sont actuellement fermées et 13 sont soumises à des restrictions de circulation « en raison de chutes d’arbres ou de voies inondées », rapporte la préfecture de Gironde. Environ 60 agents du Conseil départemental sont mobilisés sur le réseau pour rétablir les voies de circulation.

Le pont de Langon (D1113) est interdit à la circulation. Les ponts de La Réole (D9) et de Béguey (D13) sont, quant à eux, ouverts à la circulation uniquement pour les véhicules légers.

Le 16/02 à 10h51

Au Tourne, les habitants s’affairent pour « limiter les dégâts »

La solidarité s’organise dans la commune de Tourne, en Gironde. « La Garonne a pas mal débordé et inondé la rue, notamment nos voisins. Donc ce matin, on est là pour écoper et pour limiter au maximum les dégâts », témoigne Benjamin au micro de BFMTV.

La montée des eaux « a commencé hier soir et ça a repris ce matin vers 5 heures », raconte cet habitant.

Le 16/02 à 10h36

Plus de 400 gendarmes et 700 sapeurs-pompiers mobilisés en Gironde

Plus de 400 gendarmes et 700 sapeurs-pompiers sont mobilisés en Gironde avec l’appui de drones, d’embarcations, de plongeurs positionnés dans l’hélicoptère Dragon, indique la préfecture. À Castillon, un poste de commandement est toujours activé.

Des rafales de vents pourraient atteindre 70 km/h localement entrainant de nouvelles chutes d’arbres déjà fragilisés par les sols trempés.

Le 16/02 à 10h26

La Vendée entre en vigilance orange crues

La Vendée entre en vigilance orange crues, annonce Météo France, ce qui fait au total 22 départements concernés par cette vigilance.

Dans le détails, 14 départements sont en vigilance crues: l’Aude, la Charente, la Charente-Maritime, la Dordogne, le Gers, l’Ille-et-Vilaine, l’Indre-et-Loire, les Landes, le Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, la Sarthe, le Tarn, le Tarn-et-Garonne et la Vendée.

Trois départements sont en vigilance pluie-inondation: l’Ariège, la Haute-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées.

Ces mêmes départements sont concernés par une vigilance pour risque d’avalanche, en plus de: l’Isère, la Savoie, la Haute-Savoie et les Pyrénées-Orientales.

Le 16/02 à 10h09

Plus de 10.000 foyers girondins privés d’électricité

Après un week-end particulièrement pluvieux, 10.800 foyers girondins demeurent toujours privés d’électricité (contre 15.000 hier soir).

Concernant les lignes téléphoniques: 49.000 foyers sont privés de réseau mobile et 20.000 personnes de ligne fixe, rapporte la préfecture de Gironde.

Le 16/02 à 10h03

Cinq personnes mises à l’abri en Gironde

Face à la montée des eaux, cinq personnes été mises à l’abri par les sapeurs-pompiers la nuit dernière sur le secteur de Langoiran, en Gironde. Au total, 85 personnes ont été secourues depuis le début des crues, indique la préfecture dans son point de situation.

Le 16/02 à 09h27

« Je me suis retrouvée face à la Garonne »: infirmière libérale, Liliane est obligée de prendre la route malgré les pluies

Malgré la vigilance rouge, certains Girondins n’ont pas d’autres choix que de braver la tempête. C’est le cas de Liliane, infirmière libérale, qui sillonne chaque jour les routes du département pour visiter ses patients.

« Il y a des trous, les routes sont défoncées à cause de la pluie (…) Je me suis retrouvée avec la Garonne devant moi ce matin », raconte Liliane sur BFMTV.

Quand elle n’a pas d’autres choix, cette infirmière n’hésite pas à emprunter des itinéraires barrés. « Je suis obligée pour aller voir ma patiente. Il faut que j’aille chez elle tous les jours pour ses soins », explique Liliane consciente du danger.

À cause des intempéries, le temps de trajet de cette infirmière est rallongé de 40 min par jour en moyenne. Des aléas qui ont aussi des répercussions économiques. Son budget carburant étant à la hausse, elle devra sans doute se payer moins ce mois-ci.

Le 16/02 à 09h04

Les ventes de parapluie en hausse

Avec les intempéries, les ventes de parapluie ont considérablement augmenté pour certaines enseignes. La marque Samsonite a enregistré une hausse de 35 % de ses ventes de parapluie en 2026 par rapport à l’année précédente.

« L’achat est quasi immédiat lors d’épisodes de pluie, c’est un produit auquel on ne pense pas quand il ne pleut pas, mais qui devient vite indispensable », commente Laura Demaret, responsable boutique chez Samsonite.

En 2025 et au début de l’année 2026, la France a connu une hausse marquée du nombre de jours de pluie, avec jusqu’à +18 % de journées pluvieuses par rapport à la moyenne observée sur la période 2015–2025, selon les données météorologiques nationales.

Le 16/02 à 08h43

À Paris, la Seine dépasse les 3 mètres de hauteur

L’eau continue de monter dans la capitale. Ce matin, la Seine atteint 3,29 mètres. En temps normal, la hauteur du fleuve est comprise entre 1 et 2 mètres, selon la mairie de Paris.

« On va s’adapter, certaines de nos croisières vont être décalées en attendant que ça baisse », explique Cassandre Vieira, chargée d’événementiel au Frou-Frou, compagnie de croisières à Paris. « On surveille, mais je pense que l’eau montera encore un petit peu », estime Cassandre interrogée par BFMTV.

En attendant la décrue, le tronçon de la Seine qui mène à Notre-Dame de Paris est fermé pour risque d’inondation.

Le 16/02 à 07h28

Le SDIS du Lot-et-Garonne craint une « remontée des eaux rapide »

Dans le Lot-et-Garonne, « on s’attend à une remontée des eaux assez rapide », prévient le colonel Xavier Pergaud, directeur départemental adjoint du SDIS, sur BFMTV.

« On a encore des gens qui empruntent des routes barrées avec des panneaux ‘risque d’inondation (…). Cette nuit, on est intervenu auprès d’un couple qui s’est retrouvé bloqué sur une route inondée avec un enfant en bas âge. Il faut être extrêmement vigilant », affirme Xavier Pergaud.

Le 16/02 à 07h06

Le préfet de Gironde met en garde contre les intoxications au monoxyde de carbone

Face aux coupures d’électricité, le préfet de Gironde met en garde contre l’utilisation d’appareils à combustion, comme les groupes électrogènes, brasero ou chauffage d’appoint. Ces derniers représentent un risque d’intoxication au monoxyde de carbone, un gaz inodore et toxique.

« En cas de symptômes (maux de tête, vomissements, fatigue, malaise, paralysie musculaire) : aérez la pièce, quittez les lieux et appelez le 15, le 17 ou le 18 », prévient la préfecture.

Le 16/02 à 06h42

Le parc animaliers de Landiras (Gironde) totalement détruit

À Landiras, en Gironde, les pluies ont causé d’importants dégâts. La quasi-totalité du parc animalier comprenant près de 300 enclos a été ravagée par la tempête.

« On peut dire que 80% du parc est détruit, déplore sur BFMTV Patrick Meng, le responsable du parc. On est arrivé le matin, tous les arbres étaient déglingués, tout était par terre ».

Suite à un appel à l’aide lancé sur les réseaux sociaux, il a pu compter sur la solidarité des habitants. « On a essayé de se rendre disponible au plus vite pour venir donner un coup de main et faire ce qu’il y a à faire », témoigne une bénévole.

Le 16/02 à 06h35

La Garonne toujours en vigilance rouge

Le fleuve de la Garonne est toujours en vigilance rouge après des précipitations abondantes ce week-end.

Une lente décrue s’est amorcé hier en fin d’après-midi, mais les fortes précipitations attendues aujourd’hui devront ralentir cette dynamique, prévient Vigicrue.

Sur le secteur de La Réole, une crue importante et durable est aussi en cours.

Le 16/02 à 06h21

Jusqu’à 80 cm de neige dans les Pyrénées

D’importantes chutes de neige sont attendues dans les Pyrénées toute la journée. Les précipitations pourraient atteindre 80 centimètres en 24 heures au-delà de 2.300 mètres d’altitude.

Le risque d’avalanche sera plus fort en dessous de 2.000 mètres, « la pluie venant humidifier le manteau neigeux », prévient Météo France.

Pour les Alpes, les abondantes chutes de neige sont prévues à presque tous les étages de nos montagnes, ce qui entraîne également un fort risque d’avalanche.

Le 16/02 à 05h39

Une partie des quais à Paris fermés dimanche soir en raison de la crue de la Seine

Une partie des quais à Paris a été fermée dimanche soir, après une entrée en crue de la Seine au niveau de Paris-Austerlitz. Elle a atteint 3,19 mètres.

Le 16/02 à 05h34

21 départements également en vigilance orange

En plus des deux départements en vigilance rouge, Météo-France place 21 départements en vigilance orange.

Une grande partie d’entre eux se situent dans le sud-ouest du pays. Il s’agit de vigilance orange crues, mais aussi pluie-inondation et avalanches.

Le 16/02 à 05h30

Deux départements toujours en vigilance rouge

Les départements de la Gironde et du Lot-et-Garonne sont toujours en vigilance rouge crues ce lundi 16 février. Cela est dû à une « crue majeure en cours sur la Garonne aval », indique Météo-France.

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Procès de Naps pour « viol »: « Si ma carrière s’arrête maintenant, je m’en fous », assure le rappeur

Le 16/02 à 20h22

Ce direct est terminé, merci de l’avoir suivi

Ce direct est terminé, merci de l’avoir suivi.

Il reprendra demain notamment avec les dépositions de plusieurs experts le matin, puis celles de la partie civile dans l’après-midi.

Le 16/02 à 19h30

Dans Le Titre à la Une, une avocate décrypte la laborieuse démonstration des violences sexuelles

Dans le nouvel épisode du podcast Le Titre à la Une, l’avocate Violaine de Filippis, co-fondatrice du collectif “Action Juridique Femmes”, revient sur la difficulté de juger ces affaires dans lesquelles tout ou presque repose sur la parole.

Naps jugé pour viol: la laborieuse démonstration des violences sexuelles?

Le 16/02 à 19h25

L’audience est suspendue, elle reprendra demain à 9h30

L’audience est suspendue après la déposition de l’ex-policière.

Elle reprendra demain matin, à 9h30.

Le 16/02 à 18h58

Une ex-policière explique l’effet du traumatisme sur la mémoire d’une victime de violences sexuelles

L’avocate générale interroge à son tour l’ex-policière qui a entendu Fanny lors d’une audition où celle-ci s’est emmêlée sur la chronologie des faits, par rapport à ses premières déclarations. « On est d’accord que la mémoire traumatique peut avoir un effet sur la chronologie des faits? », demande l’avocate générale.

« Ce n’est pas la première victime que j’entends qui ne se souvient pas dans quel ordre se sont déroulées les choses », répond la policière. « On ne peut pas nier qu’il y a un impact de l’agression, du traumatisme sur la mémoire. »

Elle ajoute qu’une consommation de stupéfiants peut également avoir des effets sur la mémoire d’une victime. Lors de cette soirée, Naps, la plaignante et ses deux amies avaient consommé beaucoup d’alcool, du cannabis et du protoxyde d’azote.

Le 16/02 à 18h53

Une ancienne policière assure avoir toujours été dans la « bienveillance » avec la victime

L’ex-policière de la 2ème DPJ est toujours interrogée, notamment à propos d’une audition qu’elle a réalisée de la victime, au cours des investigations. Alors que les déclarations de Fanny ont évolué pendant l’enquête, notamment au niveau de la chronologie des faits, l’avocat de la partie civile la cuisine sur la manière dont elle a mené l’une des auditions.

« (Fanny) répond mal, à côté, elle est assez perdue. Et elle n’est pas du tout en confiance. Ma cliente indique ‘je veux juste une pause, je veux juste respirer’. Pourquoi avez-vous noté [dans le procès-verbal, NDLR] qu’elle n’aimait pas la teneur des questions qui lui étaient posées? », lui demande Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod.

« Si je l’ai écrit, c’est que ça s’est passé. On se méprend sur cette audition. J’ai toujours été dans la bienveillance. Le but n’était pas de la mettre en difficulté, bien au contraire. Je comprends parfaitement que quand on a été agressé, la mémoire en prend un coup, qu’il y a une amnésie, des flashbacks. Il n’y avait aucun reproche », se défend l’ex-policière, aujourd’hui reconvertie dans l’accompagnement des victimes de violences sexuelles.

Le 16/02 à 17h54

L’amie de la plaignante a expliqué aux policiers avoir tout fait pour empêcher le viol

L’amie en question, à laquelle la plaignante a reproché de ne pas avoir réagi alors qu’elle subissait un viol, a tardé à répondre aux convocations, explique une ex-policière qui a travaillé sur le dossier: « On a eu énormément de mal à la faire venir, même si elle nous appelait: soit elle n’était pas là, soit elle avait des problèmes avec son boulot… »

Alexia* se présente finalement aux autorités le 22 octobre 2021 et est d’abord placée en garde à vue pour « abstention volontaire d’empêcher un crime ».

Selon son récit, qui diverge de celui de Fanny, elle a tout fait pour que le rappeur cesse d’agresser son amie, en vain. « Elle explique qu’elle a demandé à Naps de la toucher plutôt elle que son amie qui n’est pas réveillée », relate la policière.

Celle-ci note cependant un point commun central aux déclarations des trois amies: « Elles disent toutes que Fanny dormait au moment où elle a été agressée. »

Le 16/02 à 17h32

Une policière évoque la colère de la plaignante à l’encontre de son amie

L’ex-policière de la 2ème DPJ qui dépose à la barre aborde désormais un élément-clé de la procédure: les messages échangés entre Fanny, la plaignante, et son amie Alexia*, après les faits.

Dans cet échange par messages, Fanny reproche à son amie ne pas être intervenue alors que le rappeur lui imposait une pénétration, dit-elle. Selon l’ex-policière, « de cette conversation ressort la colère » de la plaignante.

En réponse, Alexia dit au contraire avoir, pendant deux heures, tenté de la réveiller et demandé au mis en cause d’arrêter. Mais Fanny a visiblement du mal à croire à la version de son amie et lui reproche à nouveau de ne pas avoir agi.

Lors de l’évocation de cet épisode, la plaignante, assise aux côtés de son avocat, craque pour la première fois de la journée. Fixant toujours un point devant elle, elle laisse échapper quelques larmes.

Le 16/02 à 17h22

Une ex-policière qui a enquêté sur le dossier relate la première audition de la plaignante

Une ex-policière du 2ème département de police judiciaire (DPJ) comparaît désormais. Elle relate notamment ce que Fanny* et son amie Chloé ont relaté lors de leur première audition dans l’enquête.

Fanny raconte notamment qu’elle et ses deux amies ont été invitées, le 30 septembre au soir, à rejoindre la table du rappeur Naps dans la boîte de nuit parisiene The Key. La soirée s’est poursuivie en « after » dans la chambre d’hôtel de l’artiste, après que les trois amies ont accepté de donner leurs téléphones au garde du corps du rappeur.

Tous se sont endormis sur le lit, tout habillés. Fanny se réveille une première fois, sentant du mouvement àc ôté d’elle. Une seconde fois, ce sont des gémissements et une douleur au niveau du vagin qui la tirent du sommeil, raconte-t-elle.

Toujours selon le récit de la plaignante, elle voit à ce moment-là son amie Alexia* qui la regarde sans réagir. Elle finit par s’extirper de la situation et quitte l’hôtel avec les deux autres jeunes femmes.

Le 16/02 à 16h27

Questionné sur les intentions de la plaignante, Naps indique qu’il n’est « pas dans sa tête »

Un peu plus tôt cet après-midi, la psychologue qui a expertisé le mis en cause pendant l’enquête a déclaré que le rappeur avait pu être « ambivalent » dans ses réponses, indiquant à la fois qu’il était peut-être victime d’une « machination » après la plainte déposée par la partie civile, mais aussi que cette dernière ne lui semblait pas mal intentionnée.

« Est-ce que ma cliente a eu une intention malhonnête et calculée? », le relance à ce sujet l’avocat de la victime, Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod.

« Je ne sais pas, je ne suis pas dans sa tête, à vrai dire, donc je ne vais pas répondre à cette question. Je laisse la justice faire son travail », répond Naps à la barre.

Le 16/02 à 15h54

Naps nuance l’expression de « trauma » et préfère désormais parler de « choc »

Naps est à nouveau interrogé par la présidente, sur la base de ce qui vient d’être dit par les experts psychiatre et psychologue.

« On voit que vous avez noué très rapidement cette relation avec celle qui va devenir votre femme (quelques semaines après le dépôt de la plainte pour « viol » à son encontre, NDLR). Ça ne correspond pas à un traumatisme. J’ai du mal à comprendre quel était votre état d’esprit », lui lance la présidente.

« Un mois après, j’ai rencontré Myriam (son épouse, NDLR). Après, ‘trauma’, c’est vrai que le mot était un peu fort. C’était plus un choc », corrige le rappeur. « Même si ma carrière s’arrête maintenant, je m’en fous. C’est plus par rapport à ma famille, à mon fils. »

Le 16/02 à 15h32

L’accusé parle d’un « trauma » mais ne présente pas de stress post-traumatique, selon la psychologue

L’un des avocats de la défense questionne désormais Nathalie Parola, l’expert-psychologue qui a reçu Naps au cours de l’enquête, en 2023. Quelques minutes plus tôt, elle déclarait n’avoir decelé aucun stress post-traumatique chez le rappeur, qui évoquait pourtant un « trauma ».

L’avocat du rappeur lui demande quels sont les signes d’un stress post-traumatique dans ce type de situation. « Une hypervigilance, des flashbacks du moment où il a appris la plainte, une humeur dépressive, des idées noires, d’autres caractéristiques qui font le tableau d’un stress post-traumatique », répond l’experte.

Au contraire, poursuit-elle, l’artiste « avait une humeur totalement stable et équilibrée. »

La défense tente de faire admettre à l’experte-psychologue qu’une séance d’une heure seulement ne permet pas d’établir le tableau complet d’un traumatisme. « On peut passer à côté de petits détails, mais sur le fond non », maintient Nathalie Parola.

Le 16/02 à 15h13

Selon une experte-psychologue, l’artiste priorise sa musique par rapport à ses relations sentimentales

Interrogée, l’experte-psychologue qui a examiné le rappeur au cours de la phase d’instruction indique que lors de leur échange, Naps a semblé faire de sa carrière une priorité, par rapport à ses relations amoureuses.

« Il a vraiment cherché à mettre en avant sa motivation et sa détermination concernant la musique. Quant au domaine affectif, ses relations, elles ont souvent été qualifiées de ‘compliquées’. Il apparaît ne s’être jamais vraiment investi dans une relation amoureuse », décrypte l’experte, Nathalie Parola.

Au sujet de la vie sexuelle de Nabil Boukhobza, Nathalie Parola a décelé chez ce dernier un « évitement »: « Il cherchait à éviter ce domaine, ce pan de sa vie » lors de leur échange.

Le 16/02 à 14h58

« Ce n’est pas un viol du tout », a soutenu Naps auprès d’une psychologue

Une experte psychologue qui a examiné le mis en examen en 2023 à Marseille est à présent entendue en visioconférence.

Après avoir précisé que le rappeur s’est montré « coopérant » pendant leur séance, elle aborde les faits pour lesquels il est désormais jugé. Revenant sur la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2021, il dit avoir « couché » avec la plaignante après des préliminaires, puis s’être tourné vers son amie, mais n’avoir pas pu aller jusqu’au bout, étant « trop défoncé ».

« Ce n’est pas un viol du tout, je ne suis pas comme ça. (…) J’ai vécu un véritable trauma. (…) Ma vie a changé », a-t-il indiqué à la psychologue lors des investigations, ajoutant avoir été « manipulé, instrumentalisé » par des « personnes qui ont des mauvaises intentions ». Pour autant, il nie chez la plaignante « toute intention malhonnête et calculée ».

La présidente la relance à ce sujet: « Avez-vous vu des signes d’un traumatisme » chez lui? « Je n’ai pas retrouvé au niveau clinique ou dans les divers tests les caractéristiques qui témoigneraient d’un quelconque stress post-traumatique », répond Nathalie Parola.

Le 16/02 à 14h47

Le rappeur interrogé sur ses addictions

Nabil Boukhobza s’avance à la barre pour être interrogé sur sa personnalité. La présidente commence par lui poser des questions sur ses addictions.

A ce sujet, le rappeur affirme être suivi depuis un an par une addictologue. « C’était pour l’alcool et le cannabis », ajoute-t-il. Du cannabis, il en consomme aujourd’hui « beaucoup moins », de l’ordre de « trois joints par semaine ».

Et le protoxyde d’azote? « Depuis 2021 (l’année des faits, NDLR), je ne crois pas en avoir consommé. En tous cas je n’en ai pas le souvenir, peut-être une fois ou deux », répond-il à la présidente.

Le 16/02 à 14h27

« Aucun trouble et aucun symptôme » chez Naps, assure un expert-psychiatre

L’audience reprend cet après-midi avec la déposition de l’expert-psychiatre qui a examiné Naps pour les besoins de l’enquête. Il décrit un patient « très courtois », « posé et calme », qui a « répondu à toutes [ses] questions ».

Le psychiatre l’a expertisé en février 2023, pendant une heure et demie. « En ce qui concerne (…) sa biographie, les choses étaient lissées. Rien n’est apparu comme problématique. Il ne connaît pas son père, il a de très bons rapports avec sa mère et ses frères et sœurs », commence Pierre Olive-Esseyric, qui ajoute que l’artiste a affirmé avoir eu une enfance « inoubliable ».

L’expert n’a décelé aucune pathologie chez le rappeur, ni altération, ni abolition du discernement au moment des faits: « Sur le plan mécial, je n’ai relevé chez lui aucun trouble et aucun symptôme. »

Le 16/02 à 12h34

Pour son épouse, le rappeur n’est « pas capable » des faits qui lui sont reprochés

Interrogée par la présidente, l’épouse de Naps, qui s’est mariée avec lui l’année dernière, décrit un mari « gentil, bienveillant, attentionné, serviable, facile à vivre », et ne lui trouve pas beaucoup de défauts. La plaignante ne la regarde pas, elle garde les yeux fixés droit devant elle.

« C’est sûr ce que n’est pas facile d’exposer sa vie comme ça mais je témoigne de mon plein gré. Je veux qu’on sache la personne qu’il est au quotidien », explique-t-elle.

« Il y a un risque de condamnation, que se passera-t-il [s’il est condamné]? », lui demande l’avocat de la défense.

« J’ai confiance en la justice. Je ne sais pas ce qu’il a fait, ce qu’il n’a pas fait. Moi, je pense qu’il n’en est pas capable », indique-t-elle.

L’audience est suspendue jusqu’à 14 heures.

Le 16/02 à 12h16

L’épouse du rappeur est entendue comme témoin

Après une courte suspension, l’épouse de Naps est entendue comme témoin. Les deux se sont rencontrés à la fin du mois d’octobre 2021, soit quelques semaines à peine la plainte déposée par la partie civile.

« On avait les mêmes projets d’avenir (…) On s’est mariés l’année dernière. Au quotidien, c’est une personne calme, posée. Il est plutôt introverti, doux. Il y a des disputes comme dans tous les couples, mais ce n’est pas quelqu’un de conflictuel », relate cette femme de 29 ans à la barre.

La présidente lui demande si elle était au courant de la plainte déposée à l’encontre de Nabil Boukhobza lorsqu’elle a entamé une relation avec lui: « J’avais vu des articles passer sur les réseaux sociaux, mais ça ne collait pas du tout avec la personne avec qui j’étais en relation. »

Le 16/02 à 11h46

Pendant l’enquête, ses compagnes successives ont décrit un rapport à la sexualité « sans extravagance »

La cour aborde désormais la vie sentimentale et sexuelle de l’artiste. A partir de l’âge de 20 ans, sa vie amoureuse est ponctuée de nombreuses relations, qu’elles soient sans lendemain ou plus sérieuses.

En 2012, il rencontre en boîte de nuit celle qui deviendra la mère de son fils un an plus tard. S’il est décrit comme un père présent et investi, leur couple ne sera jamais officialisé. En 2017, il rencontre une autre jeune femme de 10 ans sa cadette, de laquelle il se séparera lors de sa mise en examen pour « viol » en 2021.

Dans la foulée, il rencontre une autre femme, qui doit témoigner aujourd’hui. Toutes ont décrit lors de l’enquête un rapport à la sexualité « sans extravagance » mais certaines évoquent des infidélités et une addiction à l’acool.

Le 16/02 à 11h20

La présidente déroule le parcours familial et artistique de Naps

La présidente retrace le parcours familial et artistique du rappeur. Né en 1986, ce dernier n’a jamais été reconnu par son père et a principalement été élevé à Marseille par ses grands-parents, dans un contexte familial « solidaire », sa mère étant atteinte d’une maladie.

L’enfant se tourne tôt vers la musique et il décide plus tard d’en faire son métier. En 2012, il rencontre la mère de son fils, qui naît en 2013, puis se sépare de sa compagne.

Pendant plusieurs années, il ne tire aucun revenu de ses chansons. C’est en 2017 qu’il accède à la renommée. « C’était une reconnaissance de ouf », la récompense de dix ans de travail, selon ses déclarations pendant l’enquête. Son rythme de vie s’accélère, la pression augmente.

C’est en 2021 qu’il est mis en examen pour « viol » et placé sous contrôle judiciaire. Il continue alors ses activités.

Le 16/02 à 11h01

La personnalité de Naps abordée à l’audience ce matin

La personnalité du rappeur va occuper les débats ce matin.

« Actuellement je suis toujours artiste, producteur », déroule Naps à la barre, interrogé par la présidente sur sa situation professionelle.

La présidente explique qu’il a été compliqué pour les enquêteurs d’échanger avec Naps lors des investigations, ce dernier expliquant être peu disponible par rapport à sa profession. Ce dernier ne leur a également pas fourni tous les contacts qui lui étaient demandés.

Le 16/02 à 10h50

A la barre, le rappeur « conteste les faits »

Naps, de son vrai nom Nabil Boukhobza, s’avance à la barre après l’exposé des faits par la présidente.

« Je conteste les faits », prononce-t-il en préambule.

Il est prévu qu’il soit interrogé sur sa personnalité ce matin.

Le 16/02 à 10h32

Des échanges de messages entre la plaignante et une amie au coeur du dossier

Au cours de l’enquête, les téléphones de la plaignante, Fanny*, et l’une de ses deux amies sont exploités par les enquêteurs.

Des échanges de messages entre Fanny et Alexia*, dans lesquels la première reproche à la seconde de ne pas avoir agi alors que le rappeur « est rentré en elle », ne lui portant pas assistance au moment des faits.

Entre leurs deux témoignages, des contradictions font jour, si bien que les enquêteurs organisent une confrontation au cours des investigations. Chacune maintient ses déclarations. Fanny confie alors être persuadée que son amie n’assume pas de ne pas avoir davantage réagi en assistant à son viol dans la chambre d’hôtel.

Le 16/02 à 10h28

En garde à vue, le rappeur a évoqué un rapport sexuel consenti

Poursuivant le rappel des faits, la présidente en vient au placement en garde à vue du rappeur, le 21 octobre 2021. Revenant sur la soirée du 30 septembre, Naps explique alors qu’il se trouve avec des amis, que trois filles sont arrivées à sa table, voulant visiblement danser avec lui. Il décèle chez elles de la « drague ».

Ils poursuivent leur soirée dans sa chambre d’hôtel après avoir récupéré les téléphones des trois jeunes femmes pour préserver sa vie privée.

Le rappeur relate aux enquêteurs que Fanny et lui ont commencé « à se chauffer » puis ont eu un rapport sexuel lors duquel la jeune femme a pris du plaisir, selon lui.

A l’issue de sa garde à vue, il est mis en examen pour « viol ».

Le 16/02 à 10h09

Des faits de viol dans une chambre d’hôtel à Paris, en 2021

La présidente procède au rappel des faits. La plaignante, Fanny*, s’est rendue au commissariat de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) le 1er octobre 2021 avec l’une de ses amies pour dénoncer des faits de « viol » de la part du rappeur, faits qui auraient été commis le matin-même.

La veille au soir, le 30 septembre, la jeune femme et deux amies s’étaient rendues dans une boîte de nuit parisienne et ont été invitées à rejoindre la table de Naps. Plus tard, elles ont poursuivi la soirée dans la chambre d’hôtel du rappeur. Le groupe s’est finalement endormi, tout habillé, sur le lit.

Fanny se réveille une première fois en constatant que sa culotte est baissée et sa jupe remontée et que le rappeur se frotte à elle. Elle le repousse et se rendort, puis se réveille plus tard en sentant une douleur au niveau du vagin, et réalise que le rappeur se trouve sur elle et la pénètre. Après l’avoir repoussé, elle et ses deux amies quittent l’hôtel.

Après le dépôt de sa plainte, la plaignante a été examinée par un médecin en unité médico-judiciaire. Ce dernier a constaté la présence de traces de frottements sur ses cuisses, ainsi que des lésions au niveau de l’hymen.

Le rappeur écoute attentivement l’énoncé de la présidente.

*Le prénom a été changé

Le 16/02 à 09h56

La partie civile ne demande pas de huis clos

Naps s’approche à la barre et décline son identité. « Votre profession? », lui demande la présidente. « Artiste, producteur, interprète », répond-il avant de se rasseoir.

L’avocat de la partie civile, Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod, indique qu’il ne formule pas de demande de huis clos.

Le 16/02 à 09h50

Le rappeur est arrivé dans la salle, l’audience démarre

L’audience démarre.

Le rappeur est entré dans la salle, lunettes teintées sur le nez et survêtement blanc.

La victime, une jeune femme de 25 ans arrivée plus tôt, n’a pas tourné la tête vers lui, l’air concentré.

Le 16/02 à 09h15

Des témoignages-clé attendus lors de l’audience

L’audience doit démarrer à 9h30 ce lundi.

La cour devrait d’abord s’intéresser à la personnalité de Naps, de son vrai nom Nabil Boukhobza, puis revenir sur les investigations qui ont été menées après le dépôt de la plainte.

Alors que le procès est prévu pour durer quatre jours, avec un verdict ce jeudi, des témoignages importants sont attendus, notamment ceux des deux amies de la victime, qui se trouvaient avec elle et le rappeur dans la chambre d’hôtel au moment des faits.

Le 16/02 à 09h00

Le rappeur visé par d’autres accusations dans le Var

Après cette première plainte déposée en 2021, qui aboutit à un procès aujourd’hui, trois autres jeunes femmes ont dénoncé aux autorités des abus sexuels en 2024 dans le Var.

Alors qu’il devait se produire sur scène lors d’un festival à Fréjus, l’artiste marseillais avait été interpellé dans sa chambre d’hôtel, placé en garde à vue puis mis en examen pour « viols et agressions sexuelles ».

Le 16/02 à 08h45

Le procès de Naps pour « viol » s’ouvre ce lundi

Bonjour à toutes et tous. Bienvenue dans ce direct consacré au procès du rappeur Naps. Ce dernier doit être jugé pour « viol » après qu’une jeune femme a dénoncé avoir été abusée pendant son sommeil, dans une chambre d’hôtel en octobre 2021.

Elle et ses amies avaient rencontré l’artiste dans une boîte de nuit parisienne avant de le suivre à son hôtel pour poursuivre la soirée.

Alors que le groupe s’est finalement endormi après avoir consommé alcool, joints et bonbonnes de protoxyde d’azote, la jeune femme expliquera s’être réveillée en s’apercevant que le rappeur était en train de la violer.

Des accusations que ce dernier dément.

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Déraillement d’un train dans les Alpes suisses, cinq blessés parmi les 29 personnes à bord

La police annonce qu’un train a déraillé à Goppenstein, dans le canton du Valais, ce lundi 16 février. Une seule personne présente dans le train a dû être hospitalisé.

Un train a déraillé tôt ce lundi 16 février dans la matinée en Suisse à Goppenstein dans les Alpes du sud, et fait cinq blessés, indique la police du Valais dans un communiqué.

« Au moment des faits, 29 personnes se trouvaient à bord. Selon les informations actuelles, cinq personnes ont été blessées. L’une d’elle a été évacuée vers l’hôpital de Sion. Les quatre autres ont été prises en charge sur place par les secours et n’ont pas nécessité d’hospitalisation », écrivent les autorités.

Sur leur site, les Chemins de fer fédéraux (CFF) indiquaient dans la matinée que le trafic ferroviaire « est interrompu entre Goppenstein et Brig » en raison d’une avalanche. « Selon les premiers éléments de l’enquête, une avalanche pourrait avoir traversé la voie ferrée peu avant le passage du convoi », confirme la police du canton.

Une instruction a été ouverte par le ministère public « afin de déterminer les circonstances exactes de cet accident ».

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Mort de Quentin Deranque: l’accès à l’Assemblée nationale suspendu pour l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault

Yaël Braun-Pivet a annoncé dans un communiqué suspendre l’accès à l’Assemblée nationale à Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, pour son implication présumée dans les affrontements ayant entraîné la mort d’un militant nationaliste.

La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a annoncé ce lundi 16 février suspendre, « à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire », l’accès à la chambre basse pour l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot.

Ce dernier est « cité par plusieurs témoins » dans le cadre des affrontements violents autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, à Lyon, la semaine dernière, ce qui constitue selon Yaël Braun-Pivet un risque de « trouble à l’ordre public » au sein de l’Assemblée nationale.

« Toute autre mesure susceptible d’être prise ne peut l’être que par son député-employeur », ajoute la présidente.

Alice Cordier, présidente de Némésis, a notamment désigné parmi les agresseurs Jacques-Elie Favrot. Dimanche, ce dernier avait indiqué via son avocat Me Bertrand Sayn « dément(ir) formellement être responsable de ce drame ». Il s’est déclaré « menacé de mort par l’extrême droite dans tout le pays et en Europe ». Il a également annoncé se retirer de ses fonctions de collaborateur « durant le temps de l’enquête » et se tenir « à la disposition de la justice afin de faire la lumière sur ce drame ».

Des faits « d’une extrême gravité »

Yaël-Braun Pivet avait samedi fait part de sa « profonde émotion » après la mort de Quentin. « Personne ne devrait mourir à 23 ans. » « Nous devons unanimement condamner sans aucune réserve cette violence et appeler collectivement au calme », avait-elle écrit sur X.

Elle évoque ce lundi des faits « d’une extrême gravité ». Quentin, étudiant de 23 ans et militant nationaliste, est mort samedi après avoir été pris en charge jeudi 12 février très gravement blessé. Les circonstances des violences qu’il a subies sont encore à éclaircir, mais Quentin a vraisemblablement été pris dans des échauffourées qui ont éclaté entre militants de mouvance d’ultragauche et d’ultradroite en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.

Le jeune homme s’y trouvait, selon le collectif identitaire Némésis, pour assurer la sécurité de leurs propres militants venus mener une action pour perturber la conférence.

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Un investissement de 100 millions d’euros qui va générer 150 emplois: la nouvelle usine de Schneider Electric sera « entièrement électrifiée »

Le gouvernement veut faire de la nouvelle usine de Schneider Electric une vitrine pour la décarbonation, en phase avec les objectifs dévoilés la semaine dernière dans la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie.

La dynamique est lancée. Le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin a lancé, lundi à Mâcon, le projet d’une nouvelle usine de Schneider Electric, un investissement de 100 millions d’euros répondant à la décarbonation voulue dans la toute nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

« C’est un investissement majeur: 100 millions d’euros, 150 emplois supplémentaires », a jugé le ministre délégué sur l’actuel site du géant français des équipements électriques, à Mâcon, qui doublera presque sa surface (40.000 m2 contre 26.000 aujourd’hui) d’ici à 2027 et la construction de la nouvelle usine.

Cette dernière vise à répondre à l’électrification décarbonée grandissante de la France, comme voulue dans la dernière PPE dévoilée jeudi par le gouvernement. Cette PPE, qui court jusqu’en 2035, entend remplacer des énergies fossiles coûteuses à importer, avec une relance massive du nucléaire, mais aussi une accélération de l’éolien en mer, tandis que l’éolien terrestre et le solaire subissent la stagnation de la demande d’électricité.

« 180.000 emplois industriels créés entre 2018 et 2024 »

La nouvelle unité Schneider Electric, qui nécessitera 150 recrutements, en plus des 650 emplois déjà existants sur le site actuel, permettra une « montée en production » des armoires électriques qui équipent les centres de données (data centers), les industries, le nucléaire, etc., dans une usine « entièrement électrifiée », sans plus aucune utilisation de gaz, a précisé dans un discours Aymeric Renaud, président de Schneider Electric France.

Sébastien Martin a vu dans ce projet la preuve que « beaucoup de secteurs industriels sont tirés par la volonté du gouvernement d’électrifier » l’énergie consommée en France, participant ainsi à la création d’emplois industriels.

« Entre 2018 et 2024, la France a recréé 180.000 emplois industriels. Dans la même période, depuis 2020, l’Allemagne a détruit 250.000 emplois industriels », a assuré le ministre lors d’un point presse.

« Je rappelle qu’il y a une vingtaine d’années en arrière, ce n’était pas une évidence. Je rappelle que certains avaient conceptualisé le principe d’une France sans usine. Ils allaient réussir. Heureusement que cette prophétie ne s’est pas réalisée », a-t-il ajouté dans un discours, avant d’aller célébrer les 190 ans de la naissance de Schneider, en 1836 au Creusot (Saône-et-Loire).

L’Edito de Raphaël Legendre : PPE, une victoire en trompe-l’œil ? – 13/02

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Mort de Quentin Deranque: plusieurs suspects identifiés

Hier à 00h09

Le militant nationaliste Quentin Deranque a été frappé par « au moins six » personnes, aucune interpellation

Ce direct consacré à la mort de Quentin Deranque est désormais terminé, merci de l’avoir suivi sur BFMTV.com.

Selon le procureur de la République de Lyon Thierry Dran, le militant nationaliste, mort ce samedi après avoir été roué de coups, a été frappé par « au moins six » personnes. Si aucune interpellation n’a été effectuée à ce stade, plusieurs suspects ont été identifiés, a appris BFMTV de sources policières.

Une enquête criminelle pour « homicide volontaire » et une enquête délictuelle du chef de « violences aggravées par trois circonstances (réunion, masqué et porteur d’arme et du chef d’association de malfaiteurs) ont été ouvertes et confiées à la division territoriale de la police criminelle de Lyon.

Le 16/02 à 22h03

Gérald Darmanin réaffirme que « manifestement l’extrême gauche a tué »

Sur CNews, le ministre de la Justice Gérald Darmanin dit que « manifestement l’extrême gauche a tué », après le meurtre de Quentin Deranque. « Il faut dénoncer les mots chargés comme des revolvers de La France insoumise. La plupart des dirigeants appellent à la violence », poursuit-il, estimant que « ce n’est pas la police qui tue en France, c’est les comportements de l’ultragauche ».

Le 16/02 à 21h06

Le député Antoine Léaument déplore une « diabolisation de LFI désormais sans limite »

Sur ses réseaux sociaux, le député de l’Essonne Antoine Léaument déplore une « diabolisation de LFI désormais sans limite ».

« Ni limite politique, ni limite médiatique, ni limite morale ou de simple décence », écrit l’élu de La France insoumise.

Le 16/02 à 20h46

« Un acte délibéré »: pour Jordan Bardella, « les constats du procureurs » démontrent « que la mort de Quentin n’est pas un accident »

Évoquant « un acte délibéré », le président du Rassemblement national Jordan Bardella estime que « les constats du procureurs » démontrent « que la mort de Quentin n’est pas un accident ». « L’extrême gauche a tué », écrit l’eurodéputé d’extrême droite.

Le 16/02 à 20h38

Alexis Corbière « craint un cycle de violences » après la mort de Quentin Deranque

Sur notre antenne, le député Alexis Corbière, anciennement membre de La France insoumise, dit « craindre un cycle de violences » après la mort de Quentin Deranque qui pointe le risque de « vengeance et contre-vengeance ».

L’élu, qui dénonce « des faits inacceptables et insoutenables », appelle à ce que « les choses refroidissent ».

« J’aimerais qu’il n’y ait pas une volonté d’instrumentalisation ou une volonté un peu charognarde pour essayer de dérouler un discours politique dont nous n’avons pas d’éléments sérieux à ce stade. Le procureur n’a donné aucun élément », a déclaré Alexis Corbière sur BFMTV.

Le 16/02 à 20h22

Mort de Quentin Deranque: plusieurs suspects identifiés

Plusieurs des suspects encagoulés ayant participé aux violences à Lyon ont été identifiés, indiquent des sources policières à BFMTV, confirmant des informations du Parisien.

Le 16/02 à 19h16

Une enquête ouverte après un rassemblement de militants d’ultradroite à Paris

Après le rassemblement de militants d’ultradroite à Paris, une enquête ouverte par la Sûreté territoriale de Paris pour des faits de provocation publique à la discrimination en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, indique une source policière à BFMTV.

Le 16/02 à 18h41

L’ex-députée Raquel Garrido estime que la mort de Quentin Deranque « doit être une alerte »

« Il y a aujourd’hui des secteurs activistes qui ont choisi d’agir non pas par les urnes, mais par le coup de poing », déplore Raquel Garrido sur notre antenne.

« Cela a donné lieu à des rixes, des violences et dans ce cas-ci la mort de Quentin Deranque, ça doit être une alerte », affirme l’ex-députée insoumise Raquel Garrido.

Le 16/02 à 18h06

Éric Coquerel « trouve indécente la récupération politique qui va jusqu’au gouvernement »

« Le procureur a dit qu’il agissait sur des faits pas sur des rumeurs », a réagi le député insoumis, Éric Coquerel sur LCI juste après la conférence de presse de Thierry Dran à Lyon.

« Nous n’avons rien à voir avec ce qui s’est passé. Je trouve indécente la récupération politique qui va jusqu’au gouvernement », a martelé le député insoumis.  

En amont de la conférence de Rima Hassan, en marge de laquelle se sont déroulés les faits « nous avions averti la police, mais la réunion n’a pas été placée sous protection », affirme l’élu.  Et de poursuivre : « Je suis très étonné que la police n’ait rien fait pour protéger notre meeting. Ce serait fort de café de nous renvoyer des responsabilités. » 

Le 16/02 à 17h58

« Quand on aura interpellé les gens, on va vous en dire plus sur leur appartenance »: a indiqué le procureur sur le profil des agresseurs

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a pointé du doigt la possible implication de « La Jeune Garde », une organisation antifasciste qui nie toute responsabilité dans les « tragiques événements » survenus à Lyon.

Le procureur a refusé d’en dire plus sur le profil des agresseurs. « Quand on aura interpellé les gens, on va vous en dire plus sur leur appartenance », a-t-il éludé, disant vouloir se baser « non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments » d’investigation.

Le groupe d’extrême gauche, qui fait l’objet d’une procédure de dissolution, a été cofondé à Lyon en 2018 par Raphaël Arnault, aujourd’hui député de La France insoumise, qui a exprimé samedi sur X « horreur et dégoût » après la mort de l’étudiant.

Le 16/02 à 17h17

Le collaborateur de Raphaël Arnaud se retire de ses fonctions parlementaires

Paul Vannier rappelle que Jacques-Elie Favrot, collaborateur parlementaire de Raphaël Arnaud – dont le nom a circulé comme étant une des personnes impliquées dans les faits, qui a été suspendu de l’Assemblée par Yaël Braun-Pivet -, « a indiqué ce week-end par la voix de son avocat qu’il se retirait de ses fonctions parlementaires. »

Le 16/02 à 17h11

« LFI n’a pas de responsabilité dans la mort de Quentin », affirme Paul Vannier, député insoumis du Val d’Oise

Sur BFMTV, Paul Vannier dit « sa compassion pour la famille de Quentin ». Il dit aussi sa « condamnation absolue de toute forme de violence, aucune violence n’est tolérable. » « La France insoumise a toujours assumé cette position dans le débat public », rappelle le député insoumis du Val-d’Oise.

« LFI n’a pas de responsabilité dans la mort de Quentin », ajoute l’élu. Il poursuit : « ni Rima Hassan, qui est arrivée après ce tabassage, ni Raphaël Arnaud, qui ce soir-là était à l’Assemblée nationale, ni le service d’ordre de LFI ».

Toujours selon le député, le service d’ordre de LFI était le seul autour de Rima Hassan.

Le 16/02 à 16h39

Les auteurs directs n’ont pas été identifiés

Thierry Dran a prévenu que « les auteurs directs n’ont pas été identifiés », l’enquête criminelle prendra du temps a précisé le procureur.

À l’Assemblée nationale Jacques-Elie Favrot, collaborateur parlementaire de Raphaël Arnaud, dont le nom a circulé comme étant une des personnes impliquées dans les faits, a été suspendu, mais le procureur n’a pas prononcé son nom lors de sa conférence de presse.

Le 16/02 à 16h30

Une enquête criminelle pour homicide volontaire a été ouverte, aucune interpellation pour le moment

Une enquête criminelle des chefs « d’homicide volontaire » a été ouverte tout comme une enquête délictuelle du chef de « violences aggravées par trois circonstances : réunion, masqué et porteur d’arme et du chef d’association de malfaiteurs ». Elles ont toutes les deux été confiées à la division territoriale de la police criminelle de Lyon.

De nombreuses investigations ont été menées ajoute le magistrat. De nombreux témoins ont été entendus. Pour l’heure, il n’y a pas eu d’interpellation.

Le 16/02 à 16h25

L’autopsie pratiquée ce matin a permis de déterminer qu’il présentait essentiellement des lésions à la tête

Selon Thierry Dran, « l’autopsie pratiquée ce matin a permis de déterminer qu’il présentait essentiellement des lésions à la tête, qu’il présentait un traumatisme crânio-encéphalique majeur (…) associé de surcroit à une fracture temporale droite ».

Les experts ont conclu que « ces lésions étaient mortelles à brève échéance », ajoute le magistrat.

Le 16/02 à 16h18

Un ami de Quentin Deranque a tenté de le ramener chez lui

Selon Thierry Dran, un des amis de Quentin Deranque est arrivé sur les lieux après l’agression. « Il était encore conscient, pouvait s’exprimer, mais avait oublié le déroulé des faits », note le magistrat.

Selon le procureur, « il a tenté de ramener Quentin Deranque chez lui, mais sur le chemin il s’est rendu compte que l’état de son ami se dégradait ». Transporté à l’hôpital, le jeune homme avait son pronostic vital « largement engagé ».

Le 16/02 à 16h13

« Au moins six individus » ont frappé Quentin Deranque, selon le procureur de Lyon

Vers 18 heures, les jeunes hommes chargés d’aider le collectif Nemesis « sont pris à partie, la plupart parvenaient à s’enfuir mais trois d’entre eux se sont retrouvés isolés », explique le procureur de Lyon.

« Ils étaient immédiatement frappés par plusieurs individus. Ces trois jeunes hommes dont Quentin Deranque ont été jetés au sol puis frappés par de très nombreux individus, au moins 6 pour Quentin Deranque. »

Le 16/02 à 16h05

La conférence de presse du procureur de Lyon commence

La conférence de presse du procureur de la République de Lyon Thierry Dran au sujet de la mort de Quentin Deranque commence.

Le 16/02 à 15h59

La police était-elle suffisamment présente jeudi dernier, à Lyon?

Aux abords de l’Institut d’études politiques de Lyon, un dispositif policier avait été mis en place avec environ 25 policiers déployés, dont, des agents de la BAC, une compagnie départementale d’intervention et des policiers du renseignements territorial.

Vers 17h40, au moment des affrontements une CRS était en sécurisation dans le centre-ville de Lyon. Elle est appelée en renfort dans le secteur de Sciences-Po d’apres nos informations. 

Au total, ce sont 60 CRS qui ont été déployés en plus des 25 déjà présents. 

Le 16/02 à 15h33

À Lyon, les affrontements entre l’ultragauche et l’ultradroite ravivés

La mort de Quentin, proche du groupuscule nationaliste Action française, intervient dans le cadre d’une succession de violents affrontements entre l’ultradroite et l’ultragauche à Lyon.

Depuis plusieurs années, ces deux camps sont en conflit ouvert. En matière de justice, plusieurs condamnations ont marqué la mouvance d’ultradroite.

La mouvance de l’ultragauche était quant à elle en sous-effectif, mais ses rangs se sont renforcés depuis 2018. Cette année-là, l’insoumis Raphaël Arnault, a cofondé La Jeune Garde, une organisation se qualifiant « d’ennemi direct » de l’extrême droite.

Le 16/02 à 15h25

L’accès à l’Assemblée nationale suspendu pour l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault

Dans un communiqué publié aujourd’hui, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a annoncé la suspension de l’assistant parlementaire de l’insoumis Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot.

Celui-ci est cité par plusieurs témoins dans les affrontements qui ont entraîné la mort de Quentin.

Le 16/02 à 15h15

Fervent catholique, militant nationaliste… Qui était Quentin ?

Quentin était un militant nationaliste. Des proches du jeune homme ont indiqué qu’il a intégré la mouvance d’ultradroite il y a environ deux ans.

Il a d’abord fréquenté la section de Vienne (Isère) du groupuscule royaliste d’extrême droite de l’Action française, là où il est originaire. Selon le groupe « nationaliste-révolutionnaire » lyonnais Audace, Quentin s’est par la suite engagé comme un de leurs « sympathisants ».

Le jeune homme est également décrit comme un garçon « joyeux » et un fervent catholique, bien que récemment converti, engagé dans la vie de sa paroisse. Il fréquentait la paroisse de Saint-Georges, dans le 5e arrondissement de Lyon

Le 16/02 à 15h06

À 16 heures, le procureur de Lyon tiendra une conférence de presse pour faire le point sur l’enquête

Bienvenue dans ce direct consacré à la mort de Quentin. L’étudiant et militant nationaliste de 23 ans a été roué de coups jeudi soir à Lyon et a succombé à ses blessures ce samedi. À 16 heures, le procureur de Lyon organise une conférence de presse pour faire le point sur l’enquête.

Le parquet de Lyon a indiqué à BFMTV avoir ouvert une enquête de flagrance pour « violences aggravées » et « coups mortels aggravés », sans donner plus de précisions sur le déroulement des faits.

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