Essonne: un policier renvoyé devant la cour criminelle pour l’éborgnement

Un policier, auteur d’un tir de LBD qui a éborgné un jeune homme à Brunoy en 2020, sera jugé devant la cour criminelle de l’Essonne pour « violences volontaire avec arme ».

Le tribunal d’Evry a ordonné un procès devant la cour criminelle de l’Essonne contre le policier auteur d’un tir de lanceur de balles de défense (LBD) qui a éborgné un jeune homme en 2020 à Brunoy, selon l’ordonnance de renvoi consultée ce mercredi 29 janvier par l’AFP, confirmant une information de Libération.

« La pression exercée (sur la détente) de son LBD par (l’accusé) ne peut s’analyser que comme un geste volontaire », détaille ce document qui ordonne que ce policier soit jugé pour violences volontaires avec arme ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

Toujours selon l’ordonnance, il « ne se trouvait pas au moment du tir dans une situation de danger » lors de cette opération de sécurisation d’un quartier identifié comme sensible de cette petite ville pavillonnaire du sud de l’Île-de-France.

Le caractère « intentionnel » retenu

En décembre 2023, un procès contre le policier avait été requis par le parquet d’Ébry en raison du caractère « intentionnel » du tir qui avait été retenu. Selon l’enquête, ce tir « a été effectué en violation des prescriptions d’usage du LBD et directement atteint la victime au visage provoquant la perte de son oeil droit ».

Dans la nuit du 22 février 2020, le jeune homme avait été grièvement blessé au visage lors d’échauffourées en marge d’un contrôle de police qui avait dégénéré dans le quartier sensible des Hautes-Mardelles à Brunoy, une ville plutôt pavillonnaire de 25.000 habitants située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Paris.

Arme controversée du maintien de l’ordre, le LBD est accusé d’avoir causé plusieurs blessures et un décès lors des émeutes qui ont suivi la mort de Nahel à Nanterre l’été dernier. Cette arme avait déjà fait l’objet de vifs débats lors des manifestations des gilets jaunes en 2018-2019, pendant lesquelles plusieurs personnes avaient été éborgnées.

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L’aéroport londonien d’Heathrow reste le plus fréquenté d’Europe

Avec 83,9 millions de passagers en 2024, l’aéroport veut augmenter encore un peu le nombre de passagers passant par ses terminaux en construisant une troisième piste.

L’aéroport londonien d’Heathrow, dont le projet de construire une troisième piste qui a reçu mercredi 29 janvier le feu vert du gouvernement britannique, est resté en 2024 le premier du Royaume-Uni et d’Europe en nombre de passagers. Il a même annoncé début janvier avoir battu l’an dernier son record de trafic, repassant pour la première fois au dessus des chiffres d’avant la pandémie de Covid-19.

Le « hub » a vu passer 83,9 millions de passagers en 2024 -dont un tiers de l’Union européenne- soit plus 3 millions de plus que le précédent record de 2019. Un chiffre sensiblement supérieur aux 70,3 millions de Paris-Charles de Gaulle, 66,8 millions d’Amsterdam ou 66,2 millions de Madrid-Barajas.

Avec plus de 7 millions de passagers, le mois de décembre a aussi été le plus chargé jamais enregistré par Heathrow, qui espère augmenter encore un peu le nombre de passagers passant par ses terminaux en 2025.

Un projet de troisième piste soutenu par le gouvernement

« Ce gouvernement soutient la construction d’une troisième piste à Heathrow », a annoncé la ministre britannique des Finances Rachel Reeves. Les plans d’agrandissement d’Heathrow ne sont pas nouveaux, mais le soutien du gouvernement à cette mesure est décriée par les organisations écologistes et une partie de son camp travailliste.

Le projet sera soumis à « une évaluation complète » pour « garantir que le projet est rentable » mais aussi que la troisième piste « sera construite conformément à nos objectifs environnementaux », a assuré Rachel Reeves.

Fin 2020, à l’issue d’une saga judiciaire, la Cour suprême britannique avait statué en faveur d’une troisième piste. Mais le projet a depuis été retardé par la pandémie de Covid-19 et fait encore face à de nombreux obstacles.

Des travaux de modernisations pour éviter les pannes

L’aéroport avait déjà annoncé en décembre des investissements de 2,3 milliards de livres (2,7 milliards d’euros) au cours des deux prochaines années, afin de se moderniser et améliorer notamment la livraison des bagages et la ponctualité. Mais la construction d’une troisième piste serait évidemment bien plus onéreuse.

D’une superficie de 12,3 km2, l’aéroport londonien d’Heathrow possède pour l’heure deux pistes de 3,9 et 3,7 km, qui arrivent à saturation -l’aéroport a accueilli plus de 31.000 vols par mois en 2022. D’où l’idée récurrente, vieille de plusieurs années, d’une troisième piste aujourd’hui relancée.

Car après l’effondrement du trafic lié à la pandémie, Heathrow a été pointé du doigt, comme d’autres aéroports britanniques et européens, pour une reprise poussive marquée par des annulations, des retards, des files d’attente à rallonge ou des problèmes de livraison de bagages.

L’aéroport d’Heathrow a vu fin 2024 la finalisation du rachat par la société d’investissement française Ardian et le fonds public saoudien PIF de près de 38% de son capital pour 3,87 milliards d’euros, auprès notamment du groupe espagnol de BTP Ferrovial. Ardian, avec 22,6%, est aujourd’hui le plus gros actionnaire de la plateforme, tandis que le fonds PIF en détient quelque 15%.

L’aéroport avait publié en octobre une baisse de son chiffre d’affaires de 3,2% sur un an pour les neuf premiers mois de 2024, mais un bénéfice net en hausse de 7,8%, à 496 millions de livres (592 millions d’euros).

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« La loi est mal faite »: maltraités, ces enfants refusent d’aider

D’anciens enfants maltraités veulent faire évoluer la loi qui les oblige, dans certains cas, à subvenir aux besoins de leurs parents violents. Le sénateur Renaissance Xavier Iacovelli s’est emparé du sujet et entend déposer un texte au Sénat dans les prochains mois.

Aider financièrement sa mère pendant ses vieux jours? Pour Tom Franzo, c’est « hors de question ». Le jeune homme de 19 ans affirme avoir été victime de violences psychologiques de la part de sa génitrice pendant toute son enfance.

« Le conflit était permanent. Elle ne savait pas parler, elle criait. J’étais collégien en internat. Quand je revenais que le week-end à la maison, ces moments-là étaient invivables », explique-t-il au micro de BFMTV.

Pourtant, « si elle a besoin d’aller à l’Ehpad, si elle est en manque d’argent, il va falloir que je subvienne à ses besoins », regrette-t-il. « La loi est mal faite ».

Des exceptions limitées

L’article 205 du Code civil, rédigé en 1803 mais toujours en vigueur, indique en effet que « les enfants doivent des aliments à leurs père et mère ou autres ascendants qui sont dans le besoin ». Une obligation qui s’applique d’ailleurs « aux gendres et belles-filles envers leurs beaux-parents », selon l’article 206. Ne pas se soumettre à cette loi revient à commettre un abandon familial, qui peut entraîner une peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

Heureusement, des exceptions à cette « obligation alimentaire » existent. « L’enfant dont le père ou la mère a manqué gravement à ses obligations à son égard (violences, abandon de famille…) peut être dispensé, totalement ou partiellement, de l’obligation alimentaire par le juge aux affaires familiales », explique le site du service public.

Un enfant dont le père ou la mère « a été condamné pour un crime commis sur l’enfant ou l’un de ses ascendants, descendants, frères ou sœurs » peut également en être exempté.

La loi du 8 avril 2024 sur le « bien vieillir » a enfin élargi la dispense aux mineurs placés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) pendant au moins trois ans et à ceux dont l’un des parents a été condamné pour un crime ou une agression sexuelle sur l’autre parent.

Toutefois, pour d’anciens enfants maltraités, les textes restent trop restrictifs. D’autant que les victimes sont souvent amenées à prouver les faits devant la justice plusieurs dizaines d’années après, au moment où l’obligation alimentaire se rappelle à eux. C’est par exemple le cas de Jade, qui témoignait sur RTL avoir reçu un courrier des pompes funèbres lui demandant de régler les obsèques du père qui l’avait abandonnée.

Mettre fin à une « double peine »

Le collectif Les liens en sang plaide pour que tous les enfants de parents défaillants puissent être exemptés de l’obligation alimentaire. « C’est une question de moralité. Les enfants qui payent pour leurs parents c’est normal. Mais quand on a eu un parent défaillant, c’est une double peine », explique à BFMTV sa coprésidente Marine Gatineau-Dupré, par ailleurs à la tête de l’association Porte mon nom à l’origine de la simplification de la procédure de changement de nom de famille.

Le collectif propose ainsi que l’enfant puisse, entre ses 18 et 30 ans, se désolidariser officiellement d’un parent maltraitant devant un notaire. Ce faisant, il renoncerait aussi à sa part d’héritage.

Une proposition de loi en ce sens doit être déposée en avril par le sénateur Renaissance Xavier Iacovelli. « Il faut donner la possiblié à la victime de pouvoir rompre définitivement ce lien avec son bourreau », a-t-il affirmé sur Sud Radio ce mercredi 29 janvier.

« En gros, on part du principe que, lorsque l’on est adulte, on n’est plus une victime. Or quand on a été maltraité dans son enfance, on en conserve les séquelles tout au long de la vie », a-t-il ajouté, dénonçant des situations « ubuesques ».

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« Chantage », « ton insolent »: Ryanair et le gouvernement espagnol s’écharpent sur

La compagnie low-cost irlandaise a décidé de supprimer 800.000 places d’ici l’été prochain sur sept de ses liaisons avec l’Espagne pour protester contre la hausse de ces taxes.

« Fausses affirmations », « chantage », « ton insolent »: en Espagne, Ryanair et le gouvernement multiplient les invectives sur le niveau des redevances aéroportuaires dans le pays, qui a conduit la compagnie à annoncer une réduction de ses liaisons avec plusieurs aéroports régionaux.

Cette passe d’armes a débuté le 16 janvier avec l’annonce par la compagnie low-cost irlandaise d’un plan visant à supprimer 800.000 places d’ici l’été prochain sur sept de ses liaisons avec l’Espagne, soit une baisse de 18% de son activité dans ce pays.

En cause, selon le groupe dirigé par Eddie Wilson: le niveau « excessif » des redevances réclamées aux compagnies par le gestionnaire aéroportuaire Aena, détenu à 51% par l’Etat espagnol et propriétaire de 46 aéroports dans le pays.

Malgré le gel décidé en 2021 par le gouvernement, « Aena persiste dans ses augmentations injustifiées de taxes », a assuré dans un communiqué Ryanair, qui va supprimer ses liaisons avec Valladolid (nord) et Jerez (sud) et réduire celles avec « cinq autres aéroports régionaux ».

Réponse couroucée

Cette décision a entraîné une réponse courroucée d’Aena, qui a assuré que ses redevances étaient « parmi les plus basses d’Europe » et accusé Ryanair de vouloir « utiliser gratuitement une grande partie des aéroports espagnols », ce qui « briserait leur viabilité financière ».

« Aena invite cordialement Ryanair à se calmer et à abandonner » sa stratégie de communication « agressive et menaçante, qu’il est très difficile de ne pas interpréter comme un chantage », a poursuivi le gestionnaire d’aéroport dans un communiqué.

Pris à partie dans un courrier par Eddie Wilson, qui lui aurait réclamé une réunion sur le sujet avant le 30 janvier, selon plusieurs médias, le ministre des Transports Oscar Puente est à son tour entré dans la polémique en demandant à Ryanair de « repenser sa position ».

« J’exprime mon désaccord avec le ton menaçant et quelque peu insolent de la lettre que vous m’avez envoyée en tant que PDG de Ryanair le 21 janvier », a assuré Oscar Puente dans un courrier à Eddie Wilson, dont des extraits ont été publiés mercredi par le quotidien économique Cinco Dias.

« La politique de transport et d’infrastructure de notre pays est définie exclusivement par le gouvernement espagnol et est au service de l’intérêt général, et non de l’intérêt particulier de compagnies spécifiques », fait-il valoir dans cette lettre.

Ryanair, qui a dégagé 1,92 milliard d’euros de bénéfice en 2023/2024, a déjà annoncé ces derniers mois réduire sa desserte de l’Allemagne à cause des redevances, et a menacé de ne plus desservir dix aéroports français pour protester contre une hausse des taxes sur le transport aérien.

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Problèmes de batterie sur les smartphones Pixel 4a: quelles solutions

Le 6 janvier dernier, Google a annoncé une mise à jour automatique sur les smartphones Pixel 4a 4G. Celle-ci s’est faite sans le consentement des utilisateurs qui ont perdu une grande partie de l’autonomie de leur batterie. Si vous êtes concerné par ce problème, quelles sont les solutions? RMC Conso fait le point.

Et si du jour au lendemain vous perdiez presque toute l’autonomie de la batterie de votre téléphone portable? C’est exactement ce qu’ont vécu les utilisateurs des smartphones Google Pixel 4a 4G, commercialisés depuis l’été 2020.

Dans un communiqué du 6 janvier dernier, Google a annoncé déployer sur tous ces appareils une mise à jour automatique vers Android 13 « afin d’améliorer la stabilité des performances de leur batterie ».

Et Google savait pertinemment qu’elle ferait des mécontents. « La mise à jour logicielle réduira la capacité de la batterie disponible et affectera les performances de recharge », avait-elle prévenu.

« C’est une situation de fait insurmontable. La décision est totalement assumée et ce qui est problématique, c’est que les utilisateurs n’ont pas eu le choix », dénonce à RMC Conso Flavie Vonderscher, responsable du pôle plaidoyer au sein de l’association Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP).

D’une journée à quelques heures d’autonomie

Face à cette situation, l’association HOP a mis en place un formulaire de signalement depuis le 23 janvier. « Nous avons reçu plus de 1.000 signalements et ça ne fait qu’augmenter chaque jour. C’est du jamais vu », assure Flavie Vonderscher.

Parmi les signalements, deux problèmes sont ressortis. Les mêmes que ceux annoncés par Google. D’abord, une baisse de l’autonomie de la batterie.

« Avant, le smartphone pouvait durer toute la journée. Désormais, il ne tient plus que de deux à quatre heures seulement. Ces appareils sont devenus inutilisables », constate-t-elle. Et l’autre problème, c’est la difficulté à recharger le smartphone.

Des options limitées proposées par Google

Dans son communiqué, Google propose trois options aux utilisateurs touchés par la mise à jour. Le géant du numérique propose de remplacer gratuitement la batterie. Mais attention, « le remplacement de la batterie est disponible dans des centres de réparation en Allemagne, au Canada, aux États-Unis, en Inde, au Royaume-Uni et à Singapour », est-il indiqué.

Donc, « c’est inaccessible pour beaucoup de clients, notamment français », regrette l’association Halte à l’Obsolescence Programmée.

Si cette première option ne vous convient pas, il y a deux autres moyens de compensation: un remboursement de 50 dollars (ou 48 euros) ou un bon d’achat de 100 dollars (96 euros) à dépenser dans un nouveau téléphone Pixel sur le Google Store.

Mais comme le pointe 60 millions de consommateurs, « pour toucher les 50 dollars, il faut s’inscrire sur la plateforme Payoneer, une société américaine de paiement en ligne, qui facture l’équivalent de 30 dollars de frais de compte annuels si moins de 2.000 dollars ont été crédités sur le compte 12 mois après sa création ». Une information que Google s’est bien gardée de mentionner.

« Pour éviter ce genre de désagrément, mieux vaut supprimer son compte Payoneer après avoir reçu les fonds », est-il conseillé.

Selon le communiqué de Google, les utilisateurs ont un an à compter du 8 janvier 2025 pour s’inscrire et choisir l’une des trois options. Prenez le temps de la choisir, car il n’est pas possible de la modifier par la suite.

Pour autant, tous les appareils Pixel 4a ne sont pas concernés par ces problèmes. Dans ce cas, vous ne pourrez pas bénéficier d’une compensation. Vous pouvez vérifier votre éligibilité ici grâce au numéro IMEI de votre téléphone.

On n’arrête pas le progrès : Produits high-tech, la fin de l’obsolescence programmée – 03/05

Quelles solutions?

« Ces options s’avèrent insatisfaisantes au vu des dommages causés aux consommateurs, assure Flavie Vonderscher. Grâce au numéro IMEI, Google serait donc en capacité de chiffrer ces répercussions? En plus, Google invite ses utilisateurs à troquer leur appareil pour un modèle plus récent. Cela peut renforcer l’impression que l’entreprise a volontairement diminué la capacité de ses téléphones, pour vendre davantage de produits. »

En effet, l’association HOP « suspecte une obsolescence logicielle ». Pour rappel, le délit d’obsolescence peut être sanctionné par une amende allant jusqu’à 5% du chiffre d’affaires et de deux ans d’emprisonnement.

Pour l’instant, quelles solutions s’offrent à vous? Selon 60 millions de consommateurs, vous pouvez essayer de faire jouer la garantie légale des vices cachés auprès du vendeur si vous avez acheté votre Pixel 4a il y a plus de deux ans.

Dans le cas où l’achat de votre appareil date de moins de deux ans, vous pouvez invoquer la garantie légale de conformité, qui s’applique à tous les produits achetés neufs. « Envoyez une demande de mise en conformité via une lettre recommandée avec avis de réception au vendeur et demandez la réparation ou le remplacement de l’appareil », est-il détaillé.

Enfin dernier conseil, il est important de signaler ces problèmes si vous êtes concerné. Vous pouvez le faire sur la plateforme Signal Conso de la Répression des fraudes ou sur le formulaire de l’association HOP. « Grâce aux signalements, nous menons une enquête et nous allons pouvoir élaborer un plan d’action », conclut la responsable du pôle plaidoyer.

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Avion de ligne supersonique: Boom Supersonic fait passer le mur

C’est une nouvelle étape importante pour l’entreprise américaine avant la production d’Overture, cet avion de ligne qui volera à 1.7 Mach.

Petit à petit, la perspective de voir le retour d’un avion supersonique dans le ciel, plus de 20 ans après la fin du Concorde, devient palpable.

Boom Supersonic a en effet réalisé avec succès le premier vol supersonique de son avion démonstrateur XB-1 au Mojave Air & Space Port en Californie, après des premiers tests menés en août dernier.

La jeune entreprise américaine ne cache pas sa satisfaction, indiquant avoir « conçu, construit et piloté le premier jet supersonique civil fabriqué en Amérique ».

« Historiquement, les avions supersoniques ont été l’œuvre des États-nations, développés par les armées et les gouvernements. Le vol supersonique du XB-1 est le premier jet développé indépendamment qui franchit le mur du son. »

Le XB-1 s’est hissé à 35.290 pieds d’altitude et a poussé les gaz pour atteindre Mach 1,122 (soit 1.385,4 Km/h) franchissant donc le mur du son pour la première fois.

« Un petit groupe d’ingénieurs talentueux et dévoués a accompli ce qui nécessitait auparavant des gouvernements et des milliards de dollars. Nous allons maintenant développer la technologie du XB-1 pour l’avion de ligne supersonique Overture. Notre objectif ultime est de faire profiter tout le monde des avantages du vol supersonique », se féliciteBlake Scholl, fondateur et PDG de Boom Supersonic.

Technologies différentes du Concorde

Le XB-1 est un démonstrateur qui doit servir de base technique à l’avion de ligne baptisé Overture que Boom souhaite effectivement produire et commercialiser.

Le démonstrateur XB-1 de Boom Supersonic © Boom Supersonic

Basée à Denver, dans le Colorado, la jeune entreprise développe depuis 2014 cet appareil. Elle a réalisé une levée de fonds de 100 millions de dollars en 2019, et a reçu 130 pré-commandes de la part de compagnies américaines et japonaises. Elle dispose aujourd’hui de sa propre super-usine d’assemblage.

Avec son aile en delta, sa taille de guêpe et son nez pointu, le futur quadri-réacteurs a de grandes ressemblances avec le Concorde. Mais cela s’arrête là. L’avion s’appuie sur des technologies complètement différentes, notamment pour le fuselage en matériaux composites annoncé bien plus léger que celui du Concorde en alliage d’aluminium.

Overture, l’avion supersonique de Boom © Boom Supersonic

L’objectif affiché par le constructeur est d’embarquer environ 70 personnes pour des liaisons transocéaniques. Avec une vitesse de 1.7 Mach (contre 2.2 pour le Concorde), il volera deux fois plus vite que les appareils actuels.

L’Overture vise ainsi des trajets comme New York-Rome en moins de 5 heures (au lieu de 8), San Francisco-Séoul en un peu plus de 8 heures (au lieu de plus de 12 heures) ou encore Zurich-Philadelphie en moins de 5 heures (au lieu de 9 heures). 600 routes sur la planète seraient exploitables, affirme Boom, soit bien plus que le Concorde.

L’entreprise a multiplié les contrats avec des équipementiers aéronautiques comme le français Latecoere qui a en charge l’architecture complète du système d’interconnexion du câblage électrique d’Overture.

Boom Supersonic vise « une mise en service avant la fin de cette décennie », mais la route sera encore longue même s’il constitue le projet d’avion supersonique commercial le plus avancé, selon les spécialistes.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business

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ChatGPT Gov: OpenAI lance une version de son chatbot pour

Conçue pour le gouvernement, ChatGPT Gov permettra aux employés de ces agences d’utiliser son IA dans un cadre plus sécurisé.

OpenAI, la start-up qui a lancé la vague de l’intelligence artificielle (IA) générative avec ChatGPT, a présenté mardi ChatGPT Gov, une version de son modèle d’IA conçue spécialement pour le gouvernement américain.

L’entreprise californienne commercialise déjà une version pour les sociétés, ChatGPT Enterprise. ChatGPT Gov est censé aller encore plus loin en termes de protection des données: les utilisateurs, des employés d’agences gouvernementales, pourront fournir au modèle des informations non publiques dans un cadre plus sécurisé.

« Depuis 2024, plus de 90.000 utilisateurs de plus de 3.500 agences gouvernementales fédérales, étatiques et régionales des États-Unis ont envoyé plus de 18 millions de messages sur ChatGPT pour faciliter leur travail quotidien », a souligné OpenAI dans un communiqué, citant des tâches telles que la traduction de documents, la rédaction de résumés ou de rapports, ou encore la production de code informatique pour créer des applications.

« Maintenir et renforcer le leadership mondial de l’Amérique »

Le nouveau produit sort une semaine après l’investiture de Donald Trump et de nombreux développements dans le domaine de l’IA, impliquant la nouvelle administration et OpenAI.

Le président des Etats-Unis a notamment dévoilé la semaine dernière « Stargate », un projet réunissant OpenAI, Oracle (spécialiste du « cloud ») et le géant japonais des investissements SoftBank, pour investir jusqu’à 500 milliards de dollars sur quatre ans dans des infrastructures IA aux Etats-Unis.

« Nous pensons que l’adoption de l’intelligence artificielle par le gouvernement américain peut stimuler l’efficacité et la productivité et qu’elle est essentielle pour maintenir et renforcer le leadership mondial de l’Amérique dans cette technologie », a assuré OpenAI.

Les équipes de Donald Trump ont entrepris de tailler dans les dépenses à tous les niveaux, notamment en suspendant des milliards de dollars d’aides publiques à l’étranger et sur le territoire américain.

« En mettant nos produits à la disposition du gouvernement américain, nous voulons nous assurer que l’IA sert l’intérêt national et le bien public, dans le respect des valeurs démocratiques, tout en permettant aux décideurs politiques d’intégrer ces capacités de manière responsable afin de fournir de meilleurs services au peuple américain », a ajouté l’entreprise.

L’IA générative est considérée comme un enjeu de sécurité nationale par les Etats-Unis. L’irruption d’un rival chinois à ChatGPT, DeepSeek, y sème la panique depuis ce weekend, de la Silicon Valley à la Maison Blanche.

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Japon: la ville d’Osaka interdit la cigarette dans ses rues

La troisième ville du pays a décidé d’interdite la cigarette pour « les gens se sentent en sécurité », à quelques semaines de l’ouverture de l’Exposition universelle.

La ville japonaise d’Osaka a imposé depuis lundi 27 janvier une interdiction de fumer dans les rues à quelques semaines de recevoir l’Exposition universelle qui attirera notamment des millions de visiteurs étrangers.

« L’Exposition universelle commence en avril, nous voulons accueillir de nombreuses personnes venues du monde entier. Nous voulons donc faire d’Osaka une ville où les gens se sentent en sécurité avec des rues sans fumée », avait déclaré le maire Hideyuki Yokoyama début janvier en dévoilant cette décision.

Près de 160 pays ou régions doivent participer à l’Expo-2025 du 13 avril au 13 octobre, un événement mondial organisé tous les cinq ans.

Interdiction déjà en vigueur dans certaines zones

Les autorités d’Osaka ont étendu à l’ensemble de la ville l’interdiction qui existait déjà dans six zones, dont le quartier autour de la gare. Les contrevenants s’exposent à une amende de 1.000 yens (environ 6,10 euros).

Au Japon, il est déjà interdit de fumer en marchant dans la plupart des lieux, les fumeurs se retrouvant parqués dans des lieux exigus installés dans les gares ou les jardins par exemple.

À partir d’avril, la région d’Osaka interdira également de fumer dans les restaurants dont la surface assise est supérieure à 30 m², sauf si les établissements disposent d’une salle fumeurs.

Au Japon, la loi actuelle interdit la cigarette dans les établissements dont la surface assise est supérieure à 100 m².

Inquiétude avant l’Exposition universelle

L’Expo-2025, installée sur une île artificielle à l’entrée de la ville, suscite des doutes en raison de la lenteur des ventes de billets et inquiètent les Japonais pour le coût financier, notamment concernant le budget de construction.

Près de 7,5 millions de billets avaient été vendus début janvier pour l’événement qui doit durer six mois, soit moins de la moitié de l’objectif des organisateurs.

Au Japon les recettes fiscales générées par le tabac rapportent environ 2.000 milliards de yens (12,25 milliards d’euros). L’Etat détient également un tiers des parts de Japan Tobacco, la troisième plus grande société de tabac au monde.

La consommation de tabac au Japon est en baisse, à l’instar d’une tendance mondiale plus large, avec un taux de fumeurs de 15,7% en 2023.

En Europe, Milan, capitale italienne de la mode et de la finance, a décidé d’interdire la cigarette dehors à partir du 1er janvier, une première dans la péninsule.

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Soumission chimique: la « fiabilité » des kits pour particuliers questionnée par

Carine Wolf-Thal, la présidente du Conseil national de l’ordre des pharmaciens, a appelé les pharmaciens à la « vigilance » vis-à-vis des kits de dépistage de la soumission chimique à destination des particuliers. Leur fiabilité est incertaine.

L’Ordre national des pharmaciens a émis ce mercredi 29 janvier « des réserves » au sujet des kits de détection de substances chimiques dans les boissons, vendus dans certaines officines, et a appelé les pharmaciens « à la vigilance ».

« Ce qui interroge quand même, c’est que ces tests n’ont, à ma connaissance, pas de marquage CE », gage du respect des exigences réglementaires pour que ce produit puisse être commercialisé en Europe, a indiqué Carine Wolf-Thal, la présidente du conseil national de l’ordre des pharmaciens.

Généralement proposés dans les milieux de la nuit et les festivals, ces tests – la détection se fait grâce à un petit bâtonnet que l’on trempe dans la boisson – sont parfois vendus dans « certaines officines » mais n’ont pas « fait leurs preuves de sécurité et de fiabilité » à ce stade, a-t-elle ajouté à l’occasion d’un point presse.

« Le risque c’est que ce soit faussement rassurant », même si « on ne peut pas complètement balayer d’un revers de main l’idée de tester une boisson », selon elle.

Les pharmacies, un « refuge » des victimes de violences

En outre, ce genre de tests, fabriqués aux États-Unis et au Royaume-Uni notamment, ne figurent pas non plus pour l’heure dans la liste des marchandises autorisées qu’un pharmacien peut vendre en officine.

« La question, c’est ‘est-ce que cela doit entrer dans la liste ou pas?' », interroge Carine Wolf-Thal. En attendant, « attention au choix de référencement de ce test », a-t-elle dit.

La soumission chimique consiste en l’administration de substances psychoactives à un individu, souvent une femme, à son insu, à des fins notamment d’agression et de viol.

L’ordre des pharmaciens rappelle que pendant la crise sanitaire liée au Covid, les pharmacies ont servi « de refuge, de lieu d’alerte » aux victimes de violences sexuelles et sexistes.

Le Comité d’éducation sanitaire et sociale de la pharmacie française (Cespharm) apporte aussi des « éléments pour aider les pharmaciens » à réagir face à ces situations.

Un autre dispositif à l’étude

Le gouvernement avait relancé en octobre une mission sur le sujet de la soumission chimique confiée à la sénatrice RDSE Véronique Guillotin et à la députée MoDem Sandrine Josso.

Celle-ci avait notamment recommandé que les pharmacies puissent délivrer, sur prescription médicale, aux femmes qui pensent avoir été droguées, un « kit de détection » ou « kit du lendemain » avec des « flacons pour recueillir l’urine », les adresses utiles et « toute la marche à suivre » pour accéder à la preuve.

« Rien n’a été encore décidé » sur l’analyse de substances chimiques à partir d’un prélèvement sanguin ou urinaire, a indiqué Carine Wolf-Thal, mais cela va « faire partie d’un très prochain rendez-vous ».

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Budget: après les propos de Bayrou sur « la submersion » migratoire,

La ligne de discussion entre les socialistes et le gouvernement est rompue depuis hier. Manifestement soucieux de pouvoir soutenir le budget de l’État qui doit être voté à l’Assemblée lundi, le PS tend des perches à François Bayrou. Il cherche à « faire monter les enchères », analyse l’un de ses proches à Matignon.

Plus de son, plus d’image. Depuis lundi soir et les propos du Premier ministre François Bayrou qui a évoqué « un sentiment de submersion » migratoire, les socialistes sont rouges de colère.

Après avoir signé et persisté le lendemain devant les députés, les élus du groupe de Boris Vallaud ont annoncé dans la foulée l’annulation d’un rendez-vous avec le gouvernement, à quelques jours du vote du budget dans l’hémicycle. Une très mauvaise nouvelle pour François Bayrou qui a besoin d’eux pour parvenir à le faire adopter.

« Il n’y a pas de discussions depuis hier soir. Notre préalable est que les échanges se font sans le RN. Et là, on sent une volonté de draguer les députés de Marine Le Pen », résume un collaborateur socialiste auprès de BFMTV.com.

Depuis des semaines, François Bayrou tente pourtant d’amener dans son sillon les troupes d’Olivier Faure, le premier secrétaire du PS avec, à la manœuvre, Éric Lombard, le ministre de l’Économie. Jusqu’ici, ses calculs ont très bien fonctionné. Si aucun député socialiste n’a fait son entrée au gouvernement, le parti à la rose a décidé de ne pas soutenir la motion de censure débattue mi-janvier qui aurait pu faire tomber le Premier ministre.

En échange, le centriste y a mis du sien et lâché du lest sur plusieurs points clefs, de la fin de la suppression des 4.000 postes d’enseignants dans le budget 2025 en passant par une conférence sociale sur les retraites et la suppression de nouveaux jours de carence pour les fonctionnaires.

« Trop grave pour qu’on laisse passer »

De quoi s’assurer d’un vote des socialistes pour le budget de l’État et de la sécurité sociale et de s’éviter au passage d’être renversé.

« Bayrou a fait un pas vers nous, on a fait un pas vers lui. C’était une vraie négociation. Mais là, ce qu’il a dit est trop grave pour qu’on laisse passer. On ne peut pas transiger avec nos valeurs », regrette un député PS.

Concrètement, les socialistes devraient voter contre un projet d’accord sur le budget entre le Sénat et l’Assemblée ce jeudi au sein d’un conclave qui réunit des députés et des sénateurs.

Ce geste sera cependant symbolique. Au sein de la commission mixte paritaire, le nom de cet espace de discussion, la gauche compte 4 élus et le RN 2 pour un total de 14 parlementaires. Les échanges devraient donc être conclusifs et permettre un vote dans l’hémicycle lundi.

« Il faut que Bayrou nous aide à l’aider »

Si les socialistes votaient contre le budget ce jour-là, « la piste la plus probable » aujourd’hui d’après l’un d’entre eux, François Bayrou dégainerait probablement le 49.3 qui permet d’adopter un texte sans vote. Cela déclencherait ensuite une motion de censure qui pourrait faire tomber le Premier ministre si la gauche et le RN la soutenaient.

« Personne ne sait ce qui va se passer la semaine prochaine, on peut très bien ne plus être là dans 8 jours. François Bayrou peut tomber comme Michel Barnier », reconnaît un conseiller ministériel.

« On a tous envie d’avoir un budget. Mais il faut que François Bayrou nous aide à l’aider », résume de son côté un sénateur socialiste.

Des demandes hors des radars de Bayrou

Pour ce faire, le parti à la rose a déjà fait la liste des propositions qui pourraient renverser la vapeur. Premier point pour faire repartir les discussions: « retirer les mots qui ont blessé inutilement », a avancé le député PS Philippe Brun ce mercredi matin sur Sud radio.

Si le Premier ministre aurait pu être à nouveau interpellé aux questions d’actualité au gouvernement sur le sujet à l’Assemblée et au Sénat, il ne sera finalement pas présent, pour assister aux obsèques du journaliste Jean-François Kahn.

Seconde demande: « une augmentation du smic immédiat », jusqu’ici toujours rejetée par le camp présidentiel. Dernière requête formulée par la maire PS de Nantes Johanna Rolland sur Public Sénat ce mercredi: que François Bayrou dise « qu’il ne va pas toucher à l’aide médicale d’État », ce dispositif qui permet aux personnes sans-papier de se faire soigner gratuitement en France.

« Faire monter les enchères »

Le Sénat a largement restreint l’AME en décembre et coupé dans son financement lors du vote du budget de la sécurité sociale. Mais François Bayrou n’a pour l’instant jamais abordé aucun de ces sujets, rendant difficile l’ouverture d’avancées en la matière.

« On est dans un réflexe de négociations qui existe souvent: faire monter les enchères », avance de son côté un proche de François Bayrou qui renvoie la balle aux socialistes.

« On ne peut pas depuis Matignon intervenir dans les négociations internes au PS », juge encore l’entourage du Premier ministre tout en assurant « que la porte des discussions est toujours ouverte ».

La porte-parole du gouvernement Sophie Primas, a, elle, été plus directe. « Nous ne souhaitons aucune prise d’otage sur le budget », a jugé cette proche de Gérard Larcher à la sortie du Conseil des ministres, appelant chacun à « avoir le sens des responsabilités ».

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