Un contrat de plusieurs milliards d’euros pour produire des drones est en jeu: Berlin veut clarifier la participation du milliardaire américain controversé Peter Thiel dans la start-up allemande Stark

Le fabricant de drones Stark fait face à une opposition politique croissante en raison de ses liens avec le milliardaire américain Peter Thiel – alors que la commission des finances allemande doit valider prochainement un contrat pour la production de drones.

Ce sont des liaisons dangereuses. Selon le Financial Times, le ministère allemand de la Défense réclame des clarifications sur le rôle exact que joue le milliardaire américain Peter Thiel dans la start-up allemande Stark, alors qu’un contrat qui pourrait atteindre plusieurs milliards d’euros est sur le point de lui être attribué pour produire des drones. Les préoccupations concernent le montant de la participation de Peter Thiel à Stark, ainsi que son rôle effectif au sein de l’entreprise, en raison de ses liens avec Donald Trump et sa vision sceptique de la démocratie.

Le FT rapporte que le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius a déclaré qu’il partageait « expressément » les inquiétudes émises. « Nous devons simplement clarifier l’influence réelle de Peter Thiel », a-t-il affirmé au cours d’une visite auprès des forces spéciales cette semaine.

« S’il a une influence sur les opérations et/ou qu’il détient une minorité de blocage sous quelque forme que ce soit, alors c’est une situation différente de celle où il ne serait, par exemple, qu’actionnaire à moins de 10% et sans influence sur les opérations. »

Une vision stratégique qui pose question

Le parti écologiste a pour sa part averti du danger que représenterait la signature d’un contrat avec une entreprise dont l’un des actionnaires serait lié à l’administration Trump, alors que l’Europe cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis (à rebours, cependant, de la potentielle décision allemande de se doter d’avions de combat F-35 supplémentaires).

Sebastian Schäfer, le spécialiste des questions de défense du parti a déclaré au FT: « Je ne veux pas dépendre d’actionnaires qui veulent mettre fin à nos démocraties européennes ». Il a par ailleurs suggéré que l’entreprise, récemment valorisée à un milliard d’euros, devrait trouver un investisseur pour racheter les parts de Peter Thiel.

Interrogée par le Financial Times, la start-up a refusé de préciser le montant exact de la participation de Peter Thiel, indiquant uniquement qu’elle était inférieure à 10% et ne comprend pas de droits spéciaux en matière de vote, qui seraient susceptibles d’occasionner un examen au titre des règles allemandes relatives aux investissements étrangers.

Un contrat controversé

Selon une précédente information du FT, l’accord en passe d’être conclu avec Stark, mais aussi avec Helsing, pourrait s’élever jusqu’à 4,3 milliards d’euros pour fournir des munitions téléopérées (des « drones kamikazes ») aux forces armées allemandes. Le média rapporte que l’accord initial avec Stark s’élève à 269 millions d’euros, pouvant potentiellement grimper jusqu’à 2,86 milliards d’euros, tandis que le montant alloué à Helsing serait moindre, évalué à 1,46 milliard d’euros. Ce contrat a fait l’objet de campagnes d’essais menées fin 2025, lors de laquelle les drones Virtus de Stark n’auraient pas donné entière satisfaction, manquant leurs cibles à plusieurs reprises.

Le député Andreas Schwarz, député social-démocrate et membre de la commission budgétaire, a déclaré plus tôt dans la semaine au Süddeutsche Zeitung que ce contrat nécessiterait « des éclaircissements », alors que l’Allemagne cherche à se réarmer massivement et veut simplifier certaines de ses procédures d’acquisition. Le ministre allemand de la Défense a déclaré que ces questions seraient abordées lors d’une prochaine réunion avec la commission de la Défense avant la fin du mois de février.

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Donald Trump dit vouloir un accord « pertinent » avec l’Iran sans quoi « de mauvaises choses » arriveront


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OM: l’UEFA sanctionne Marseille à cause du comportement de ses supporters

Après l’allumage de feux d’artifice lors de la défaite à Bruges (3-0) en Ligue des champions, l’Olympique de Marseille est sanctionné par l’UEFA d’une lourde amende et d’une interdiction de déplacement de ses supporters pour le prochain déplacement européen.

Décidement, ce n’était pas la soirée de l’OM le 28 janvier dernier. En Ligue des champions, les hommes de Roberto de Zerbi avaient vécu un match cauchemardesque sur la pelouse de Bruges (3-0). Un but du gardien de Benfica dans un match parallèle contre le Real Madrid avait même abouti à une élimination des Marseillais après cette lourde défaite en Belgique.

Une sortie par la petite porte qui a marqué le début de la fin pour Roberto de Zerbi sur le banc du club phocéen. Moins d’un mois plus tard et alors qu’Habib Beye vient d’entrer en fonction, l’OM paye l’attitude de ses supporters en tribunes lors du déplacement à Bruges.

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25.000 euros d’amende et une interdiction de déplacement des supporters

Contre Bruges, les supporters marseillais avaient enflammées les tribunes belges, dans les deux sens du terme, en faisant l’usage de feux d’artifice, prohibés par l’UEFA. L’organisation a ainsi réagi ce jeudi en sanctionnant le club.

Déjà sous le coup d’un sursis, l’OM n’échappera pas à sa sanction et doit faire face à « l’interdiction pour l’Olympique de Marseille de vendre des billets à ses supporters visiteurs pour le prochain match de compétition de clubs de l’UEFA », a indiqué la commission disciplinaire dans un communiqué.

Avec l’élimination prématurée des Phocéens cette saison, cette sanction s’appliquera donc en 2026-2027 si l’OM se qualifie pour une compétition européenne. En parallèle, le club phocéen va devoir s’acquitter d’une amende de 25.000 euros et reste sous le coup d’un nouveau match de sursis concernant le déplacement de ses supporters « pour une durée probatoire de deux ans à compter de la présente décision ». Les fans marseillais devront alors être irréprochables en Europe jusqu’en février 2028.

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Les vacances scolaires démarrent pour la zone C: un fort trafic est attendu sur les routes de France dès la journée de vendredi

Le trafic s’annonce difficile dès ce vendredi 20 février avec le début des vacances scolaires de la zone C (Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, Versailles), une journée classée orange sur une partie de la France par Bison Futé, avant un samedi en partie rouge sur la moitié Est de la France.

Attention si vous prenez la route ce vendredi ou ce samedi. Ce week-end marquera en effet le début des vacances scolaires pour la zone C (académies de Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse et Versailles), mais aussi le début de la deuxième semaine pour la zone B (Aix-Marseille, Amiens, Caen, Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Orléans-Tours, Reims, Rennes, Rouen et Strasbourg) et la fin des congés pour la zone A (Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon et Poitiers).

Il faudra aussi compter sur des automobilistes de nos pays voisins, avec des vacances aussi aux Pays-Bas ou au Luxembourg. En conséquence, le trafic s’annonce assez chargé, en particulier les vendredi et samedi, avec une circulation dense attendue en Bourgogne, dans l’Est et en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le tout dans le contexte de cette tempête Pedro qui traverse la France actuellement.

Vendredi 20 février, l’Île-de-France et l’Est en orange

La journée est classé orange sur une partie du pays ce vendredi. © Bison Futé

Ce vendredi 20 février, Bison Futé s’attend à des difficultés dès le milieu de l’après-midi jusqu’en début de soirée. En particulier sur les axes menant aux frontières du Nord-Est (A31 et A36) ainsi que sur l’A6. « En Île-de-France, les premiers ralentissements devraient apparaître dès la fin de la matinée sur l’autoroute A6 entre Wissous et Chilly-Mazarin et se poursuivront jusque tard dans la soirée. En milieu d’après-midi, les flux de trafic correspondant aux trajets pendulaires renforceront ces difficultés », note le service de prévision du trafic.

Les conseils de Bison Futé pour ce vendredi

Dans le sens des départs

  • évitez l’autoroute A31, entre Dijon et Nancy, de 10h à 12h
  • évitez l’autoroute A6, entre Auxerre et Beaune, de 10h à 13h
  • évitez l’autoroute A39, entre Dijon et Viriat, de 11h à 13h
  • évitez l’autoroute A40, entre Mâcon et Passy, de 11h à 16h
  • évitez l’autoroute A43, entre Lyon et Chambéry, de 8h à 14h, et entre Chambéry et le tunnel du Fréjus de 9h à 16h
  • évitez la route nationale 85, entre Grenoble et Gap, de 8h à 16h
  • évitez le tunnel du Mont-Blanc (N205), entre la France et l’Italie, de 10h à 14h

Samedi 21 février, du rouge à l’Est

Samedi 21, la journée est classée rouge sur une partie de la France. © Bison Futé

C’est surtout samedi 21 février qu’il faudra s’attendre à d’importantes difficultés, en particulier dans le sens des départs avec les routes desservant l’Est et la Bourgogne (A6, A31, A39) et la région Auvergne-Rhône-Alpes (A40, A43, RN85 et l’accès au tunnel du Mont-Blanc) qui devraient être très sollicitées.

« La circulation devrait être particulièrement dense dès le début de la matinée et jusqu’en début de soirée. Dans le sens des retours, les axes au départ des stations de sports d’hiver (A40, A43, RN85) devraient être très circulés tout au long de la journée », ajoute Bison Futé.

Les conseils de Bison Futé pour ce samedi

Dans le sens des départs

  • évitez l’autoroute A31, entre Dijon et Nancy, de 10h à 12h
  • évitez l’autoroute A6, entre Auxerre et Beaune, de 10h à 13h
  • évitez l’autoroute A39, entre Dijon et Viriat, de 11h à 13h
  • évitez l’autoroute A40, entre Mâcon et Passy, de 11h à 16h
  • évitez l’autoroute A43, entre Lyon et Chambéry, de 8h à 14h, et entre Chambéry et le tunnel du Fréjus de 9h à 16h
  • évitez la route nationale 85, entre Grenoble et Gap, de 8h à 16h
  • évitez le tunnel du Mont-Blanc (N205), entre la France et l’Italie, de 10h à 14h

Dans le sens des retours

  • évitez la route nationale 85, entre Gap et Grenoble, de 9h à 20h
  • évitez l’autoroute A43, entre le tunnel du Fréjus et Chambéry, de 9h à 13h, et entre Chambéry et Lyon de 10h à 17h
  • évitez l’autoroute A40, entre Passy et Mâcon, de 10h à 14h

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Donald Trump se donne « dix jours » pour décider si un accord avec l’Iran est possible, sans quoi « de mauvaises choses » arriveront

Donald Trump a de nouveau lancé un avertissement dans le cadre des pourparlers avec l’Iran, 48 heures après la deuxième session de discussions indirectes à Genève. Le président des États-Unis se donne « dix jours » pour réfléchir.

La pression grimpe encore entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump presse l’Iran d’obtenir un accord sur le nucléaire, sans quoi « de mauvaises choses arriveront », alors que le président américain brandit la menace d’une intervention militaire depuis plusieurs semaines. Il a affirmé ce jeudi 19 février se donner « dix jours » pour décider si un accord avec l’Iran est possible.

« Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours », a déclaré le président américain dans un discours à Washington devant son « Conseil de paix », qui tenait sa première réunion.

Détroit d’Ormuz: que sait-on des exercices militaires iraniens “à tirs réels” autorisés par les États-Unis?

Téhéran doit conclure un accord « pertinent »

Créé pour aider à la reconstruction de Gaza puis doté d’une mission plus large de résolution des conflits, le « Conseil de paix » de Donald Trump s’est réuni pour la première fois dans la capitale américaine.

Paradoxe de cette première réunion, qui a rassemblé 47 pays dont seulement certains sont membres à proprement parler du « Conseil », le 45e et 47e président des États-Unis en a profité pour menacer directement l’Iran. Il réclame un « accord pertinent » avec Téhéran, alors que bruissent des rumeurs sur une opération militaire massive américaine.

Pourtant, le ministre des Affaires étrangères iranien s’était montré plutôt optimiste après la deuxième session de pourparlers à Genève (Suisse). « Nous avons pu parvenir à un large accord sur un ensemble de principes directeurs, sur la base desquels nous avancerons et commencerons à travailler sur le texte d’un accord potentiel », a-t-il déclaré à la télévision d’État, le mardi 17 février.

La paix est « un mot facile à dire, mais difficile à produire », a souligné Donald Trump, qui intensifie le déploiement naval et aérien au Moyen-Orient.

Mardi 17 février, les Gardiens de la révolution, bras armé de la République islamique, ont partiellement fermé le détroit d’Ormuz afin de lancer des exercices militaires et de préparer le pays « aux menaces sécuritaires et militaires potentielles ».

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6.000 salariés sur le carreau: DB Cargo, la filiale de la Deutsche Bahn pour le fret ferroviaire, va supprimer près de la moitié de ses effectifs en Allemagne

Le plan de suppression de postes vise à réorienter DB Cargo « vers les marchés européens en croissance », en vue d’une « rentabilité durable ». En effet, la filliale de la Deutsche Bahn doit devenir rentable en 2026, sans l’aide de sa maison mère.

L’allemand DB Cargo, filiale de transport de marchandises de la Deutsche Bahn en difficulté depuis des années, a annoncé ce jeudi 19 février la suppression d’environ 6.000 postes dans le cadre d’une vaste restructuration. L’effectif total de DB Cargo est d’environ 27.000 personnes dans le monde, dont 14.000 en Allemagne.

Le plan, approuvé par les conseils de surveillance des deux entreprises, vise à réorienter DB Cargo « vers les marchés européens en croissance », en vue d’une « rentabilité durable », ce qui va passer par la suppression « d’environ 6.000 emplois » effectuée de manière « socialement responsable », a indiqué l’entreprise dans un communiqué.

Il s’agit de permettre à la branche fret du groupe ferroviaire de « satisfaire aux conditions d’une procédure de concurrence (en cours au sein de) l’Union européenne », comme de devenir un « partenaire logistique fiable à long terme » pour les clients sur le Vieux-Continent, selon le communiqué de la Deutsche Bahn.

La répartition des suppressions pas encore définie

La Commission européenne exige de DB Cargo, dont la perte opérationnelle (EBIT) ajustée était de 357 millions d’euros en 2024, d’être rentable de manière autonome à partir de 2026, sans être soutenue financièrement par sa maison mère. Si elle n’y parvient pas, la filiale, qui génère 20% des revenus de DB, pourrait être découpée et vendue. Le présent plan de restructuration de DB Cargo va encore être discuté avec le comité d’entreprise, concernant notamment la répartition des suppressions par sites régionaux et les modèles d’activité prévus.

Fin 2025, Sigrid Nikutta, qui était alors à la tête de DB Cargo depuis cinq ans, a été limogée, un mois après le changement de patron à la tête de la Deutsche Bahn, elle-même aussi en restructuration face à l’alarmant manque de ponctualité des trains. Pour redresser la barre, Sigrid Nikutta avait déjà annoncé en décembre 2024 la suppression de 5.000 emplois sur 17.000 d’ici 2029.

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Des amendes allant jusqu’à 1% de leur chiffre d’affaires mondial: le Sénat durcit les sanctions contre les entreprises qui paient en retard leurs fournisseurs

Le Sénat a adopté ce jeudi 19 février une proposition de loi visant à sanctionner davantage les entreprises payant en retard leurs fournisseurs, une démarche censée « rétablir l’équilibre entre les petits et les grands » groupes, franchement soutenue par le gouvernement.

Les règles du jeu pourraient bientôt être durcies. Ce jeudi 19 février, le Sénat a adopté une proposition de loi, visant à sanctionner davantage les entreprises payant en retard leurs fournisseurs, franchement soutenue par le gouvernement. Porté par le sénateur des Républicains Olivier Rietmann, le texte a été adopté à l’unanimité et est désormais transmis à l’Assemblée nationale. Il vise à mieux protéger les petites et moyennes entreprises (TPE, PME) face aux pratiques de paiement tardif, souvent de la part de grosses entreprises ou de la sphère publique.

Ces retards sont souvent présentés par les entreprises comme l’une des causes de leurs défaillances – qui ont atteint un record de près de 70.000 en 2025.

« Les retards de paiement ne sont pas un irritant administratif. Ils sont un accélérateur de défaillances », a alerté l’auteur du texte, alors que 86% des entreprises françaises déclarent avoir été confrontées à des retards au cours des douze derniers mois, selon lui.

Des amendes plus salées

Avec ce texte, les amendes de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), actuellement plafonnées à 2 millions d’euros, pourront aller jusqu’à 1% du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise, y compris les entreprises publiques. Les sanctions pourraient ainsi être bien plus lourdes et dissuasives quand on sait que des grandes entreprises telles que Sanofi, e crédit lyonnais (LCL) ou encore Basic Fit ont écopé, en 2025, respectivement de 1,65 million, 1,5 million et 410.000 euros d’amendes faute d’avoir payé leurs fournisseurs en temps et en heure.

« Une grande entreprise sur deux paie en retard au détriment des PME et des TPE et le comble de l’injustice, c’est que ce sont précisément ces entreprises qui respectent le mieux les délais », a affirmé le ministre des PME Serge Papin, très favorable au texte qui va permettre de « rétablir un équilibre trop souvent rompu entre les petits et les grands ».

La proposition prévoit aussi que les PME titulaires de marchés publics subissant un retard de paiement dangereux pour leur viabilité puissent obtenir le paiement par un fonds dédié, dans le cadre d’une expérimentation dans deux régions jusqu’à 2030. Le Sénat a également validé l’interdiction pour l’entreprise titulaire d’un marché public de renoncer aux pénalités de retard, pour lui éviter de céder aux pressions par crainte de perdre un client important.

Une proposition de loi s’attaque aux retards de paiement pour les PME

« Oui, cette proposition de loi contrariera certaines grandes entreprises, certains établissements publics. Oui, elle contrariera l’État lui-même. Mais elle ne vise pas à contrarier les vertueux. Elle ne touchera que ceux qui abusent (…) et font peser le retard sur les trésoreries des plus fragiles », a salué Olivier Rietmann. Ce sénateur LR, patron de la délégation sénatoriale aux entreprises, avait notamment présidé la commission d’enquête sur les aides publiques aux grandes entreprises, qui avait connu un retentissement médiatique non négligeable ces derniers mois, notamment parce qu’elle chiffrait à 211 milliards d’euros ces aides pour l’année 2023.

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« Maintenant, c’est terminé l’impunité »: à Paris, une SCI et un couple écopent d’amendes record pour avoir loué sur Airbnb des logements non autorisés et non compensés

Le tribunal judiciaire de Paris a condamné, fin janvier et début février 2026, deux propriétaires à plus de 80.000 et à 150.000 euros d’amende pour avoir loué des logements touristiques sans autorisation de changement d’usage par la ville, ni compensation, ce qui est désormais interdit quand le logement n’est pas une résidence principale.

« C’est terminé, l’impunité »: la Ville de Paris a fait condamner les propriétaires de deux logements loués illégalement sur Airbnb à des amendes record pour la capitale, respectivement de plus de 80.000 euros et 150.000 euros. Dans deux décisions distinctes des 26 janvier et 4 février, le tribunal judiciaire de Paris condamne une SCI propriétaire d’un deux-pièces dans le 9e arrondissement, ainsi qu’un couple propriétaire d’un deux-pièces à Montmartre pour en avoir fait des locations touristiques sans autorisation de changement d’usage par la ville. C’est interdit quand le logement n’est pas une résidence principale.

Les deux actions avaient été intentées par la Ville de Paris, car cette dernière demande, pour chaque nouvelle autorisation de meublé touristique, une compensation (en l’occurrence, transformer en parallèle en logement des locaux non dédiés à l’habitation, comme des bureaux ou des commerces, à hauteur de la surface à compenser, et ce, dès le premier appartement touristique).

La SCI a ainsi été condamnée à une amende de 81.500 euros et le couple à 75.000 euros chacun, 150.000 euros au total. En outre, le propriétaire de l’appartement du 9e arrondissement, qui a refusé de le retirer de la plateforme malgré la procédure, doit arrêter les locations Airbnb et remettre le logement en usage d’habitation, sous peine d’une astreinte de 1.000 euros par jour.

Premières condamnations à des montants si élevés

À Paris, ce sont les premières condamnations à des montants si élevés depuis l’adoption de la loi Echaniz-Le Meur de novembre 2024, qui vise à mieux réguler le marché des meublés touristiques de type Airbnb. Auparavant, l’amende maximale encourue était de 50.000 euros.

Au coeur de ces affaires, et de l’efficacité de la loi, figure la question de la compensation. Depuis 2021, on peut constater des nuances importantes en fonction des villes: dans certaines, le nombre d’offres à la location de meublés touristiques a baissé, comme à Paris (37.236 annonces en 2025, -12% en trois ans) ou à Saint-Jean-de-Luz (565 annonces, -45%), selon les données du Collectif national des habitants permanents en novembre 2025. Tandis que dans d’autres villes, comme à La Baule-Escoublac (+61%), à Nice (+30%) ou à Versailles (+12%), le nombre d’offres a augmenté.

Cette différence s’explique notamment par l’application, ou non, de mesures de compensation dès le premier logement touristique. Certaines communes jouent en effet un droit de joker, en mettant en place la mesure de compensation qu’à partir du deuxième logement mis en location.

Airbnb: que va changer le texte de loi sur lequel les députés et sénateurs se sont mis d’accord?

D’autres condamnations civiles à Marseille

« C’est une très bonne nouvelle », se félicite Barbara Gomes, conseillère en charge de l’encadrement des loyers, des plateformes locatives et de la protection des locataires à la mairie de Paris.

Avec ces amendes dissuasives, « le message doit être très clair: maintenant, c’est terminé l’impunité. On ne pourra plus faire de Airbnb illégal », insiste-t-elle.

« On ne peut plus se permettre d’avoir des gens qui ne voient le logement que comme une marchandise spéculative, comme une autre », avertit la conseillère municipale PCF. « Il faut que les délinquants soient sévèrement sanctionnés, à la hauteur du préjudice que c’est pour les habitantes et les habitants » qui ont du mal à se loger.

Début février, la ville de Marseille a elle aussi obtenu les condamnations civiles de deux propriétaires pour l’exploitation irrégulière de 23 meublés touristiques. Les sociétés de deux multipropriétaires, un chirurgien orthopédique de Périgueux et un promoteur parisien ayant investi dans la location saisonnière en divisant des appartements dans deux immeubles du centre-ville, doivent s’acquitter de lourdes amendes, respectivement 171.000 euros et 40.000 euros.

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Elle a déjà reçu 400.000 CV l’année dernière: la RATP va recruter 3.500 personnes en 2026 en Île-de-France pour le Grand Paris Express

La RATP a notamment besoin de personnel pour les nouvelles lignes du Grand Paris Express. Les prévisions de recrutement sont semblables à celles de 2025, année pendant laquelle le groupe avait embauché 3.700 personnes en Île-de-France.

La RATP a annoncé jeudi le recrutement de 3.500 personnes en Île-de-France en 2026 pour « relever les défis liés à l’ouverture prochaine des premières lignes du Grand Paris Express« , portant à 6.600 personnes le nombre de recrutements prévus par le groupe dans le monde cette année. En Île-de-France, les besoins de recrutements concernent « une grande diversité de profils, notamment dans l’ingénierie, l’électricité, la maintenance et les métiers de la sûreté », a indiqué la RATP dans un communiqué.

Le défi pour elle est d’assurer la gestion du réseau d’infrastructures de toutes les lignes du Grand Paris Express dès cette année, alors qu’un premier tronçon, sur la ligne 18 (Aéroport d’Orly-Versailles) doit être exploité à partir d’octobre par un autre transporteur, le groupe Keolis.

Un record historique de 400.000 CV l’an dernier

Dans le vaste projet du Grand Paris Express – un réseau de métro automatique tout autour de Paris en construction depuis plusieurs années – la RATP a été à la fois désignée comme gestionnaire de toute l’infrastructure (rails, caténaires, alimentation en électricité..) et elle a été choisie aussi en tant que transporteur pour exploiter la ligne 15 sud qui traversera 22 communes entre Pont de Sèvres et Noisy Champs, mais sera mise en service seulement à partir de 2027.

A l’étranger, les recrutements prévus en 2026 doivent servir à accompagner le développement des filiales du groupe. En 2026, la filiale RATP Dev prévoit ainsi de recruter plus de 3.000 collaborateurs en CDI, soit 45% de l’ensemble des besoins de recrutement du groupe, essentiellement en France et aux Etats-Unis, mais aussi en Egypte, Italie et Arabie Saoudite.

En 2025, la RATP avait déjà connu une année de recrutements record, avec 7.300 personnes embauchées dans le monde dont 3.700 en Île-de-France. Lors de son départ, l’ancien PDG Jean Castex, devenu depuis PDG de la SNCF, s’est félicité d’avoir reçu 400.000 CV l’an dernier, un record historique, d’autant plus marquant que la RATP manquait de chauffeurs de bus et avait subi une profonde désaffection et une vague de départ de salariés après la crise du covid.

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