« Je suis tombé dans le piège »: l’influenceur algérien Amir DZ raconte l’enlèvement dont il dit avoir été victime en France

Amir Boukhros, influenceur algérien hostile au régime d’Alger, s’est exprimé sur la tentative d’enlèvement dont il dit avoir été victime sur le sol français. Trois hommes soupçonnés d’être impliqués ont été mis en examen vendredi 11 avril.

Une affaire qui pourrait raviver les tensions entre Paris et Alger. Amir Boukhors, influenceur algérien opposant au régime algérien, s’est exprimé samedi 12 avril sur France 2 sur la tentative d’enlèvement dont il dit avoir été victime.

Une affaire dans laquelle trois hommes, dont l’un travaille dans l’un des consulats d’Algérie en France, ont été mis en examen vendredi 11 avril, pour arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivie de libération avant le 7e jour, en relation avec une entreprise terroriste, selon le parquet national antiterroriste (Pnat) français.

L’influenceur de 41 ans, connu sous le nom d’Amir DZ sur les réseaux sociaux où il se présente comme « journaliste d’investigation » raconte avoir été victime d’un kidnapping sur le sol français l’année dernière.

L’homme raconte qu’il est 23h30 le 29 avril 2024 lorsqu’une voiture l’attend devant chez lui, au sud de Paris. « Je vois un gyrophare et quatre personnes qui descendent de la voiture avec un brassard de police. (…) Ils m’ont mis les menottes et dit qu’un officier de la police judiciaire m’attendait », affirme Amir Boukhors.

27 heures de séquestration

D’après lui, il s’agit de faux policiers. Emmené de force dans un conteneur isolé, en Seine-et-Marne, il dit avoir été relâché 27 heures plus tard, après avoir été drogué avec des médicaments.

Dans sa plainte, consultée par l’AFP, Amir DZ avait raconté aux policiers que ses ravisseurs avaient « fait les surpris » en découvrant son identité, pensant plutôt « qu’il avait détourné un camion de drogue », puis l’avaient libéré.

« Vers 3 heures du matin, ils m’ont dit qu’ils allaient me libérer dans un lieu, d’aller tout droit, de prendre le train et de rentrer chez moi », relate l’influenceur.

Amir DZ est persuadé que ses ravisseurs sont en réalité les services secrets algériens, venus l’intimider. Installé en France depuis 2016, l’Algérie réclamait le retour de l’influenceur au million d’abonnés sur TikTok, hostile au régime en place à Alger, pour le juger. Il a obtenu l’asile politique en 2023.

Trois hommes mis en examen

Après avoir fait l’objet d’une enquête ouverte au parquet de Créteil, les investigations ont été reprises par le Pnat en février dernier.

Près d’un an après les faits, trois hommes soupçonnés d’être impliqués dans l’enlèvement ont donc été mis en examen et placés en détention vendredi. L’un travaille dans un consulat d’Algérie en France.

Samedi 12 avril au soir, Alger a « vivement protesté » contre la détention en France de son agent consulaire, sur « la forme » et sur « le fond » de l’affaire.

Une « cabale judiciaire inadmissible »

L’Algérie rappelle que « l’agent consulaire a été arrêté en pleine voie publique puis placé en garde à vue sans notification par le canal diplomatique » et dénonce « l’argumentaire vermoulu et farfelu » du ministère de l’Intérieur français, fustigeant une « cabale judiciaire inadmissible » reposant « sur le seul fait que le téléphone mobile de l’agent consulaire inculpé aurait borné autour de l’adresse du domicile d’Amir Boukhors.

« Ce tournant judiciaire de l’enquête avec l’arrestation d’agents liés au régime algérien et leur présentation à un juge révèle aussi que les faits du 29 avril 2024 sont une affaire d’État », estime l’avocat d’Amir Boukhors, maître Plouvier.

Particulièrement actif sur le dossier des relations franco-algériennes, Bruno Retailleau a réagi samedi après-midi. Le ministre de l’Intérieur évoque une situation « grave, tellement grave que c’est le parquet national antiterroriste qui dirige l’enquête », allant jusqu’à évoquer, un potentiel acte « d’ingérence étrangère ». Une semaine seulement après la visite en Algérie du chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, pour tenter d’apaiser les tensions entre les deux pays.

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« Gray Pride »: manifestation en gris en Hongrie pour protester contre l’interdiction de la Marche des fiertés

Pour dénoncer l’interdiction récente de la Marche des fiertés en Hongrie, des milliers de manifestants ont défilés vêtus de gris dans les rues de Budapest samedi 12 avril.

« La ressemblance est à la mode ». Des milliers de manifestants en vêtements ternes brandissant des pancartes satiriques sont descendus dans les rues de Budapest samedi 12 avril. L’objectif: se moquer des récentes mesures du Premier ministre Viktor Orban contre la diversité et les droits des personnes LGBTQ+.

Agitant des drapeaux gris, dont des drapeaux arc-en-ciel en noir et blanc appelant à une « Gray Pride », plus de 10.000 personnes se sont jointes à la manifestation à Budapest, selon les journalistes de l’AFP.

Parti politique parodique

Le rassemblement s’est tenu à l’appel du Parti hongrois du chien à deux queues (MKKP), un mouvement parodique enregistré comme parti politique, en réponse à l’adoption récente d’une loi destinée à interdire la Marche des fiertés annuelle sous le prétexte qu’elle enfreint la très critiquée loi de « protection de l’enfant » hongroise.

La nouvelle loi, passée en procédure accélérée au Parlement, permet aussi aux autorités de verbaliser les personnes organisant ou assistant à l’événement et d’utiliser des logiciels de reconnaissance faciale pour identifier d’éventuels contrevenants.

« Regardez toutes ces personnes ici aujourd’hui, habillées en gris – une parfaite démonstration de ce qu’est la ressemblance », a expliqué Kata Bicskei, un ingénieur de 53 ans. « Nous ne voulons pas que tout le monde se ressemble ».

Un autre protestataire, Tamas Olajos, a souligné que « l’humour révèle l’absurde » et que le rassemblement était une « façon de répondre à un régime qui se prend trop au sérieux ».

Depuis le retour au pouvoir de Viktor Orban en 2010, la Hongrie a adopté une série de lois, critiquées domestiquement et à travers l’Union européenne parce qu’elles ont réduit les droits des minorités sexuelles et de genre dans le pays.

Lundi, le parlement doit voter un amendement à la constitution qui renforcera les bases légales de l’interdiction de la Marche des fiertés.

Manifestations en série

Les récentes mesures avaient déjà provoqué de précédentes protestations en Hongrie, des milliers de personnes bloquant les ponts de la capitale chaque mardi pour demander l’abrogation de la loi interdisant la Marche des fiertés.

Les organisateurs de cette dernière ont assuré qu’ils prévoient toujours d’organiser l’événement de cette année, prévu le 28 juin. Une douzaine de parlementaires européens ont annoncé qu’ils y participeraient.

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« Une décroissance contrainte »: le Printemps de Bourges lance la saison des festivals musicaux malgré un budget en baisse

Avec la chute des subventions et l’envol des coûts, le plus ancien festival de musique mise notamment sur les artistes émergents, « moins gourmands en cachets ».

De Michel Polnareff à Tiakola, le Printemps de Bourges ouvre mardi sa 49e édition, en même temps que le bal des festivals musicaux, mais subit une « décroissance contrainte », entre chute des crédits et coûts qui s’envolent.

Le W, plus grande scène du Printemps de Bourges, s’apprête à vibrer dans un enchaînement de stars et de styles. Clara Luciani, Lucky Love et Fatboy Slim seront présents, ainsi qu’une ribambelle de rappeurs à succès comme Tiakola, Soolking ou Vald, tout juste de retour avec son « Pandémonium ».

La soirée d’ouverture est osée, avec pour tête d’affiche Michel Polnareff, qui sort un nouvel album le 25 avril. À 80 ans, l’interprète de « Goodbye Marylou » rempile pour une nouvelle – et peut-être dernière – tournée, dont Bourges marque la première date française. Mais lors de ses précédents concerts dans l’Hexagone en 2023, « l’Amiral » avait essuyé une tempête de critiques sur la qualité de sa prestation.

Cette 49e édition ne déroge pas non plus à son habitude de présenter de nouvelles têtes et ses créations, dont l’une consacrée à la grande voix du monde arabe Oum Kalthoum.

Une situation économique de plus en plus tendue

En coulisses, le mot d’ordre, « c’est de ne pas perdre de plumes en 2025, pour être là en 2026 » et célébrer les 50 ans de l’évènement, glisse Jean-Michel Dupas, programmateur du Printemps de Bourges.

Le festival, qui mixe partenariats privés dont le Crédit mutuel, subventions et fonds propres (billetterie, bars…), avance sur une ligne de crête. Il reste « très subventionné » et « une seule salle gagne de l’argent, c’est le W », observe l’organisation.

Pourtant, entre les concerts en salles et l’offre gratuite dans la ville du centre de la France, l’évènement séduit: il a attiré environ 250.000 personnes l’année passée.

Ce constat doux-amer est similaire à la situation des autres festivals, dans une situation économique de plus en plus tendue: 44% de ceux affichant des taux de remplissage supérieurs à 90% ont bouclé une édition déficitaire en 2024, selon le Centre national de la musique.

Concurrencés par l’ampleur de l’offre (festivals, salles, stades), touchés par un changement de consommation des jeunes et à la merci des caprices météorologiques, les festivals doivent de surcroît composer avec une conjoncture défavorable, où la culture pâtit souvent des arbitrages politiques.

Pour la première fois en dix ans, le budget du Printemps de Bourges – en hausse en 2024, à environ 7,5 millions d’euros – a été revu en baisse, amputé de 400.000 euros de financement.

Ce coup de rabot s’explique par une diminution de « 150.000 euros de sponsoring » et « 250.000 euros d’aides publiques », détaille à l’AFP le directeur du festival, Boris Vedel.

Miser sur les artistes émergents

L’Etat a maintenu son soutien et celui de la ville résiste, mais les aides de la région Centre-Val de Loire ont diminué et celles du département du Cher se sont effondrées, ajoute-t-il. Face à cette « décroissance contrainte », le Printemps n’a d’autre choix que de « se renforcer sur l’émergence », selon Boris Vedel.

Mettre en lumière des découvertes a toujours été dans l’ADN du festival, notamment via les Inouïs. Ce dispositif a accompagné 1.600 artistes depuis sa création il y a 40 ans, dont Christine and the Queens (désormais Rahim Redcar) et Eddy de Pretto.

Avec une carrière et une notoriété moins développées, ils présentent l’avantage d’être moins gourmands en cachets, qui ont globalement explosé.

« En cinq, six ans, les artistes internationaux ont pris 50% et, en France, on est à 20, 25% de hausse, loin de l’inflation », s’agace Jean-Michel Dupas, en précisant que les coûts de production ont aussi grimpé de « 25% depuis le Covid ».

Avec « les subventions qui baissent…ça fait un cocktail sympa », ironise-t-il. « Les festivals tirent un peu la langue, à part deux ou trois, c’est très dur. »

Malgré tout, le Printemps, présenté comme le plus ancien festival de musiques actuelles, affiche une volonté intacte d’emporter le public dans « l’énergie de la fête, de la danse et de l’émotion » jusqu’à dimanche.

Il en va d’un héritage à faire perdurer: celui de son cofondateur Daniel Colling, décédé en janvier et à qui un temps d’hommage entre professionnels est prévu mercredi.

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Paris-Roubaix: pourquoi Jérôme Pineau ne veut pas d’une victoire de Tadej Pogacar

Au casting des Grandes Gueules du Sport ce dimanche sur RMC à quelques heures du départ de Paris-Roubaix, Jérôme Pineau a confié son souhait de ne pas voir Tadej Pogacar remporter la course dans la facilité.

Une semaine après le Tour des Flandres, les amateurs de cyclisme retrouvent Mathieu van der Poel et Tadej Pogacar au départ de Paris-Roubaix ce dimanche. Un duel qui devrait tenir toutes ses promesses entre le double tenant du titre et le gagnant du Tour de France. « Il aurait dû se concentrer sur le Tour de France mais tout ça il n’en a rien à faire, il est là pour s’amuser. Le vélo pour lui c’est d’abord du fun », a salué Christophe Cessieux dans les Grandes Gueules du Sport, ce dimanche sur RMC.

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« Il faut que Van der Poel-Pogacar ça continue »

Mais Jérôme Pineau, consultant vélo pour RMC, espère que le Slovène ne lèvera pas les bras à Roubaix. Et il a expliqué pourquoi. « Il y a des gens qui vont dire ‘c’est génial’, et 80% des autres gens qui vont dire ‘j’arrête de regarder ce sport, parce que ce mec est dopé, ce n’est pas possible de tout gagner’. C’est ça qui va être dans la tête des gens. Je ne veux pas qu’il gagne parce que c’est la légende, on parle énormément aujourd’hui d’émotions, de sensations… »

Et si victoire de Tadej Pogacar il doit y avoir, Pineau espère qu’elle ne sera pas aisée. « S’il gagne, je veux un beau duel avec Van der Poel et que ce soit serré », a indiqué l’ancien coureur cycliste.

Et alors que Christophe Cessieux a indiqué son souhait de voir « Pogi aller chatouiller le seigneur et maître de l’histoire du cyclisme Eddy Merckx », Jérôme Pineau n’a pas partagé son avis. « Si Merckx faisait partie de ces coureurs des temps d’aujourd’hui, et bien on se ferait chier ! Parce que ce serait toujours le même qui gagne ! »

« Il faut que Van der Poel-Pogacar ça continue, arbitré par d’autres », a également expliqué l’ancien coureur dans les GG du Sport. En dehors du Slovène et du Néerlandais, des noms comme Mads Petersen et Wout van Aert reviennent souvent dans la liste des favoris de l’Enfer du Nord.

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« Une inquiétude très importante »: la mère de Laurent Vinatier, chercheur français emprisonné en Russie, s’alarme de son transfert en colonie pénitentiaire

Condamné à trois ans de prison en Russie pour ne pas s’être enregistré en tant « qu’agent de l’étranger », le chercheur français Laurent Vinatier est en transit vers une colonie pénitentiaire. Invitée de BFMTV ce dimanche 13 avril, sa mère s’inquiète de la situation et demande une audience auprès d’Emmanuel Macron.

La mère du chercheur français Laurent Vinatier, détenu depuis 10 mois en Russie a demandé ce dimanche 13 avril sur BFMTV une audience auprès du président de la République, alors que son fils est envoyé en colonie pénitentiaire pour purger une peine de trois ans de prison.

« C’est une inquiétude très importante pour nous. Auparavant, il était dans un centre provisoire à Moscou même. On savait où il était. Il recevait des visites du Consul et de son avocat. Maintenant, personne ne s’est où il est. Les colonies pénitentiaires, en France, ça n’existe pas », a-t-elle témoigné.

Selon un message transmis jeudi à l’AFP par sa famille, l’avocat de Laurent Vinatier les a informés que ce dernier a été transféré à Toula, à environ 200 kilomètres au Sud de Moscou, dans une colonie pénitentiaire de transit pour y effectuer une quarantaine de 15 jours.

Stupeur du ministère des affaires étrangères

« On est en lien constant avec la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères. Ils ont été tout à fait surpris. Il faut sûrement donner plus de temps, mais ce qui nous inquiète, c’est qu’il a été condamné à la sanction la plus sévère alors qu’il avait plaidé coupable« , ajoute-t-elle.

Après cette période, il devrait être transféré vers un autre établissement encore inconnu pour y purger sa peine, selon lui. Les transferts pénitentiaires en Russie sont des procédures qui prennent souvent plusieurs semaines, les proches des condamnés pouvant rester tout ce temps sans nouvelle.

Brigitte Vinatier signale avoir adressé un courrier au président de la République, il y a deux semaines. « Nous avons fait une demande récemment pour avoir une audience, nous aimerions le voir. Nous n’avons pas eu encore de réponse », nous a-t-elle confié.

Un chercheur au service d’une ONG pour la paix

Incarcéré depuis juin 2024, ce chercheur spécialiste de l’espace post-soviétique était employé sur le sol russe par le Centre pour le dialogue humanitaire, une ONG suisse qui fait de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels, notamment s’agissant de l’Ukraine.

Les autorités russes accusent Laurent Vinatier, 48 ans, d’avoir manqué à son obligation de s’enregistrer sous le label d' »agent de l’étranger » alors même qu’il collectait des « informations dans le domaine des activités militaires » pouvant être « utilisées contre la sécurité » de la Russie.

Les autorités russes utilisent depuis des années le statut d' »agent de l’étranger » pour réprimer leurs détracteurs, mais c’est la première fois qu’un ressortissant étranger est incarcéré pour ce motif.

L’intéressé a reconnu les faits, mais plaidé l’ignorance. Il s’est également excusé, espérant l’indulgence de la justice. La France dénonce sa condamnation comme « arbitraire » et appelle à sa « libération immédiate ».

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Nord: le corps d’une femme découvert dans un campement de migrants à Loon-Plage, une enquête ouverte

Le corps sans vie d’une femme a été découvert ce vendredi 11 avril dans un campement de migrants à Loon-Plage, près de Dunkerque. Une enquête pour recherche des causes de la mort a été ouverte.

Le corps sans vie d’une femme, qui pourrait être soudanaise, a été découvert ce vendredi 11 avril dans un campement de migrants à Loon-Plage, près de Dunkerque (Nord), a appris dimanche l’AFP auprès de la procureure de la République de Dunkerque.

« L’identité de la défunte n’est pas confirmée, mais les premiers éléments recueillis suggèrent qu’il pourrait s’agir, sous réserve des vérifications en cours, d’une femme de nationalité soudanaise qui avait des problèmes de santé », a indiqué la procureure de Dunkerque, Charlotte Huet, sans fournir d’autres précisions concernant l’âge, la situation et le parcours de cette personne décédée.

« Si aucun élément manifestant l’intervention d’un tiers n’a été mis au jour à cette heure, un examen de corps sera réalisé par un médecin légiste afin de le confirmer », a déclaré la procureure à l’AFP ce dimanche matin.

Neuf morts de migrants sur le littoral en 2025

La magistrate a confirmé que ce vendredi après-midi, le parquet de Dunkerque avait été avisé du fait que le corps d’une femme avait été retrouvé dans le campement de Loon-Plage, l’un des nombreux camps occupés par des migrants qui s’y installent avant de tenter de rejoindre l’Angleterre.

Le parquet de Dunkerque a ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort et l’a confiée au service local de police judiciaire de Dunkerque, a précisé la procureure.

Le 24 mars, une migrante érythréenne avait été retrouvée morte sur une plage de Marck, près de Calais (Pas-de-Calais). Il s’agissait de la neuvième mort de migrants sur le littoral en 2025, d’après la préfecture du Pas-de-Calais.

Selon l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim), 78 migrants sont morts en 2024 en essayant de rejoindre l’Angleterre à bord de petites embarcations de fortune (« small boats »), un record depuis le début en 2018 de ce phénomène dans la région.

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Guerre en Ukraine: au moins 34 morts après une frappe de missiles russes à Soumy

Volodymyr Zelensky a fait état de « dizaines de morts et de blessés » après la frappe de missile russe à Soumy, ce dimanche 13 avril. Les secours ont ensuite évoqué au moins 34 morts, ainsi qu’une centaine de blessés.

Une frappe de missiles russe dans le centre-ville de Soumy, dans le nord-est de l’Ukraine, a fait au moins 34 morts, dont deux enfants, ont annoncé les services de secours ukrainiens ce dimanche 13 avril. Le ministère de l’Intérieur ukrainien ajoute qu’il y a 117 blessés, dont 15 enfants.

L’attaque est survenue en fin de matinée, en pleine période d’affluence dans le centre de Soumy.

« La Russie a frappé le centre-ville avec des missiles balistiques. Juste au moment où il y avait beaucoup de gens dans la rue », ont indiqué les services de secours sur les réseaux sociaux.

L’attaque a eu lieu « un jour où les gens vont à l’église : le dimanche des Rameaux… Seuls des salauds peuvent faire cela », avait peu auparavant lancé le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur X, faisant état de plusieurs « dizaines de morts et de blessés ».

Attaque répétées sur Soumy

La ville frontalière de Soumy subit des attaques répétées ces dernières semaines de la part des forces russes, depuis que Moscou a repoussé une grande partie des troupes ukrainiennes de la région russe de Koursk.

« De nombreux morts aujourd’hui après une frappe de missile », a également indiqué le maire par intérim de Soumy, Artem Kobzar, sur les réseaux sociaux ajoutant que « l’ennemi a de nouveau frappé des civils »..

L’administration militaire régionale a de son côté précisé que deux missiles balistiques avaient été tirés sur le centre de la ville. Des images sur les réseaux sociaux, dont l’authenticité n’a pu être vérifiée, montrent des voitures calcinées et des panaches de fumée s’élevant dans les airs.

Soumy se trouve à quelque 50 kilomètres de la frontière avec la Russie et Kiev avertit depuis plusieurs semaines que Moscou pourrait y lancer une offensive. La Russie avait revendiqué jeudi dernier la prise d’un village dans la région frontalière de Soumy, ce qui constituerait une rare avancée dans cette zone du nord-est de l’Ukraine dont ses troupes avaient dû se retirer au printemps 2022.

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Impôts: ces éléments à ne pas oublier dans la déclaration de revenus

Invité de BFM Business, François-Xavier Soeur, gestionnaire en patrimoine, a livré ses conseils sur les éléments essentiels à ne pas omettre au moment de déclarer ses revenus.

Top départ pour la campagne de déclaration de revenus. Depuis jeudi 10 avril, les contribuables peuvent se rendre dans leur espace particulier sur le site des impôts pour compléter leur formulaire portant sur les revenus 2024. Et gare à ne pas rendre sa déclaration en retard au risque d’être sanctionné de pénalités financières.

Inutile pour autant de se précipiter. Même s’il peut être tentant de se débarrasser rapidement de cette corvée, il est vivement conseillé de prendre le temps de remplir son formulaire pour éviter les erreurs. D’autant qu' »il y a énormément de choses à ne pas oublier dans une déclaration », rappelle sur BFM Business François-Xavier Sœur, gestionnaire de patrimoine chez Terrae Patrimoine. Tour d’horizon non exhaustif des principaux éléments à ne pas négliger.

• Signaler un changement de situation

Cela fait partie des premières choses à faire, mais certains contribuables ont tendance à sauter cette étape. « Lorsque vous commencez votre déclaration de revenus, on a tendance à passer très rapidement les premières pages alors que ce sont des choses qu’il faut vérifier, surtout si vous avez eu des changements pendant l’année dans votre situation: si vous vous êtes marié, pacsé, si vous avez eu des enfants… », souligne François-Xavier Soeur.

Ce type de changements dans sa situation personnelle doit être signalé car « cela peut vous rajouter ou vous enlever des demi-parts fiscales » et faire payer davantage que ce que vous devez réellement, poursuit l’expert, martelant que « c’est la toute première chose à vérifier » et qu’il ne faut donc « pas aller trop vite au début de la déclaration ».

• Déclarer avoir élevé des enfants seul(e)

Il s’agit d’un cas « oublié extrêmement souvent », selon François-Xavier Soeur. Pour réduire le montant de son impôt, un parent qui a élevé seul ses enfants doit l’indiquer dans sa déclaration.

Si les enfants sont encore rattachés à votre foyer, cochez la case « T » afin de bénéficier d’une majoration du nombre de parts du quotient familial. « L’avantage en impôt procuré par les deux premières demi-parts excédant une part, accordé aux personnes seules, au titre du premier enfant à charge, ne peut excéder » 4.224 euros pour l’imposition des revenus 2024, précise la DGFIP.

Et si vos enfants ne sont plus rattachés au foyer mais que vous les avez élevés seul(e) pendant au moins cinq ans (consécutifs ou non), pensez à cocher la case « L » afin de conserver une demi-part supplémentaire à vie. L’avantage en impôt lié à cette demi-part est ici limité à 1.069 euros. Ce qui reste très intéressant. Il ne faut donc « surtout pas oublier » cette case, conseille François-Xavier Soeur.

• Vérifier les montants pré-remplis

Ces dernières années, le préremplissage de certaines informations par l’administation fiscale a simplifié la déclaration de revenus. Vérifiez tout de même l’exactitude des montants inscrits. « On se dit toujours que c’est pré-rempli, donc c’est bon c’est fait… Grosse erreur », met en garde François-Xavier Soeur.

Le gestionnaire en patrimoine insiste sur la nécessité de vérifier toutes les informations renseignées « surtout si vous avez changé d’employeur, si vous avez eu un arrêt maladie, des changements dans votre vie professionnelle, des primes exceptionnelles… ».

En cas d’erreur constaté dans les revenus inscrits, vous pouvez bien entendu effectuer la correction. « Le fisc ne vous dira rien si vous modifiez à la hausse. Par contre, si vous modifiez à la baisse faites ce que l’on appelle un rescrit: vous mettez un petit mot dans votre déclaration et vous expliquez pourquoi vous avez modifié à la baisse un montant pré-rempli », conseille encore François-Xavier Soeur.

• Penser aux revenus des enfants rattachés au foyer fiscal

Faut-il déclarer les revenus perçus par ses enfants lorsqu’ils sont rattachés au foyer fiscal? Sur ce point, François-Xavier Soeur dit avoir vu « énormément d’erreurs ». Et pour cause, « c’est une règle qui a beaucoup changé ces dernières années ».

Mais pour les revenus 2024 c’est « relativement simple », explique-t-il. Pour les enfants qui ont perçu des revenus dans le cadre de jobs étudiants ou jobs d’été, seule la fraction des revenus excédant le plafond de trois fois le montant mensuel du Smic (5.318 euros en 2024) est imposable et doit donc être déclarée. Il y a donc de la marge avant d’atteindre cette somme dans le cadre de ce type d’emploi.

De leur côté, les gratifications versées aux stagiaires sont exonérés d’impôt si elles ne dépassent pas le montant du Smic annuel (21.273 euros). Même chose pour les apprentis dont la rémunération est exonérée d’impôt dans la limite d’un Smic annuel. « Vous devez donc seulement déclarer la partie du salaire supérieure à cette somme », explique l’administration fiscale.

• Cocher la case « 2OP »

Si vous avez des revenus financiers, vous devez choisir pour leur imposition entre le prélèvement forfaitaire unique de 30% ou le barème progressif de l’impôt sur le revenu. « Globalement, si l’ensemble de vos revenus financiers représentent au maximum 29.300 euros, cochez la case 2OP » pour bénéficier du barème progressif de l’impôt sur le revenu qui sera dans ce cas là plus avantageux, indique François-Xavier Soeur.

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Birmanie: un séisme de magnitude 5,5 touche le pays, deux semaines après le tremblement de terre qui a fait plus de 3.600 morts

Un séisme de magnitude 5,5 s’est produit dimanche 13 avril en Birmanie, à proximité de la ville de Mandalay, déjà ravagée par un séisme le 28 mars dernier.

Nouveau séisme en Birmanie. Ce dimanche 13 avril, vers 4h30 heure française, la terre a de nouveau tremblé, dans le centre du pays. Un tremblement de terre de magnitude 5,5 selon le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen (CESM). L’épicentre se situe à 82 kilomètres au sud de la ville de Mandalay, le long de la même faille à l’origine du séisme qui a dévasté la Birmanie le 28 mars dernier et fait plus de 3.600 morts.

D’après l’Institut géologique des États-Unis, l’USGS, les secousses étaient modérées à Meiktila, ville de près de 200.000 habitants et la grande agglomération la plus proche du foyer sismique.

Un pays déjà exsangue

Fin mars, plus de 5.200 bâtiments ont été détruits par le tremblement de terre, d’après des données officielles, et plus de deux millions de personnes ont besoin d’assistance du fait du séisme, selon l’ONU. Les Nations unies ont lancé un appel aux dons, espérant récolter 275 millions de dollars.

Le pays est par ailleurs laissé exsangue par la guerre civile en cours depuis le putsch des militaires de 2021, qui a renversé la dirigeante élue Aung San Suu Kyi. Le conflit a fait plus de 6.300 morts civils et provoqué le déplacement de plus de 3,5 millions de personnes.

Nathan Laporte avec agences

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« L’Europe est à un tournant »: Dominique de Villepin met en garde face à la menace d’une « guerre hybride totale »

Dominique de Villepin observe avec gravité la séquence des droits de douane américains et la guerre commerciale qui s’ouvre entre les États-Unis et la Chine. L’ancien Premier ministre considère que l’Europe doit immédiatement « conquérir son indépendance » sous peine d’y laisser sa peau.

« L’Europe joue sa peau », déclare Dominique de Villepin dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche ce 13 avril. Pour l’ancien Premier ministre, les pays de l’Union européenne sont menacés par la grande confrontation entre les États-Unis et la Chine.

La séquence ouverte par l’augmentation des droits de douane et la guerre commerciale qui se profile, témoigne de la recomposition du monde que l’homme politique anticipe comme violente.

« (Le risque c’est) celui d’un nouvel âge de fer, d’une guerre hybride totale, mondiale. D’ailleurs, il faut remarquer combien le mot ‘guerre’ a envahi tous les champs. Tout fait guerre: l’économie, le commerce, l’information, le cyber… Cela s’accompagne d’une reféodalisation du monde, un retour à des pratiques brutales et archaïques où la loi du plus fort prend le dessus », résume-t-il.

Un impérialisme agressif

Pour l’ancien chef de la diplomatie française, la Chine et les États-Unis cherchent à « reformater la mondialisation à leur avantage » quitte à imposer leurs règles par la force et à assumer un impérialisme territorial.

« Personne ne pouvait imaginer que l’appétit de puissance américaine aille jusqu’à vouloir convoiter le canal de Panama, le Canada et le Groenland », ajoute-t-il.

Dans un tel contexte, Dominique de Villepin estime que l’Europe doit cultiver son indépendance. Il prône une refondation de la stratégie européenne. Sur le plan financier, elle passerait par une « union de capitaux, pour éviter que des milliards d’épargne européenne restent investis chaque année aux États-Unis ». Il encourage la protection et le développement de secteurs industriels de pointe.

Renforcer la défense commune

Sur le plan militaire, il souhaite l’interopérabilité des armées, un traité de défense, un renforcement de la capacité militaire européenne, un renforcement de la dissuasion nucléaire ou encore le développement d’une défense civile.

L’écueil pour l’ancien Premier ministre est la tentation pour chaque chef d’État de l’Union européenne d’aller négocier dans le Bureau ovale avec Donald Trump.

« C’est le Conseil européen, l’ensemble des leaders européens qui doivent se rassembler pour poser cette équation de l’unité comme règle de base. Il nous faudra ensuite constituer une avant-garde européenne formée des pays les plus déterminés, comme la France et l’Allemagne, qui puisse incarner un leadership avec la Commission. L’Europe joue sa peau là-dessus »

Présidentielle 2027: « la question ne se pose pas »

Dominique de Villepin, qui bénéficie ces derniers mois d’un regain de popularité, est par ailleurs interrogé sur une candidature potentielle à l’élection présidentielle de 2027. « Je ne suis pas obsédé par 2027 », avait-il déclaré devant l’association de la presse présidentielle ce mercredi 26 mars. Dans La Tribune Dimanche, il temporise encore.

« Aujourd’hui, à deux ans des élections, cette question ne se pose pas. Nous sommes face à des défis existentiels qui imposent aussi un redressement intérieur de notre pays, divisé et essoufflé. La bataille intérieure pour la République et la bataille extérieure pour la paix sont plus liées que jamais, elles supposent de placer les intérêts des Français au-dessus des intérêts des partis ».

Israël-Palestine: promoteur de la solution « à deux États »

Il s’est exprimé par ailleurs sur la guerre à Gaza quelques jours après qu’Emmanuel Macron ait haussé le ton face à Benjamin Netanyahu et ouvert la voie à une reconnaissance par la France de l’État palestinien, moyen de soutenir une solution « à deux États » au Moyen-Orient.

« Je n’ai, ces derniers mois, économisé ni ma parole ni mon énergie pour défendre cette idée. Le moment est décisif car nous sommes dans un processus de guerre à Gaza qui n’a pas de fin et se développe tous les jours un peu plus en Cisjordanie et continue à affecter la Syrie et le Liban », défend-il.

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