La Seyne-sur-Mer: le Laborieux, ex-navire du chantier naval, reçoit un label patrimonial

Sauvé de la destruction en 1989 mais abandonné pendant plus de 30 ans, le Laborieux a été remis à neuf par des bénévoles à La Seyne-sur-Mer. Un travail récompensé par un label.

Après plus de trois décennies de retraite forcée, le Laborieux profite d’une seconde jeunesse. L’ex-navire des chantiers navals de La Seyne-sur-Mer a été remis en état par des bénévoles, une trentaine d’années après la fin de ses activités.

Construit après la Seconde Guerre mondiale, il est devenu le bateau iconique des chantiers navals seynois, avant la fermeture de celui-ci en 1989. Et le voici, en 2025, récompensé d’un label « bateau d’intérêt patrimonial ».

Cette décoration récompense les 12.000 heures de travail réalisées par les 15 bénévoles de l’association « Les Amis du Laborieux », qui se sont lancés dans un chantier titanesque en 2021.

25.000 euros nécéssaires pour la rénovation de l’intérieur

« Il est unique. Il a travaillé pendant de nombreuses années au chantier naval de La Seyne. Il travaillait beaucoup avec la mairie les week-ends et en été », explique Marc Lefèbvre, président de l’association, au micro de BFM Toulon Var.

Le Laborieux « emmenait des artistes, en l’occurrence Johnny Hallyday », assure-t-il.

Le travail des bénévoles s’est concentré sur l’extérieur du navire. Les rénovations ont coûté près de 65.000 euros. 25.000 supplémentaires seront nécessaires pour lancer la remise à neuf de l’intérieur du bateau qui a sillonné la rade pendant près de 40 ans.

L’association a lancé une cagnotte en ligne pour obtenir des dons afin de lancer cette deuxième phase de rénovation et de »rendre au Laborieux son éclat d’antan ».

Florent Pauquet avec Mathias Fleury

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« Une attaque inexplicable »: un homme reconnaît avoir tué deux femmes le soir de Noël au Royaume-Uni

Un homme a plaidé coupable d’avoir tué deux femmes et tenté de tuer deux autres personnes à coups de couteau à Bletchey, une ville située à l’ouest du Royaume-Uni. Les motifs du meurtrier restent encore inconnus.

Un 25 décembre macabre. Un homme âgé de 49 ans a été reconnu coupable ce mardi 15 avril d’avoir assassiné deux femmes le jour de Noël au Royaume-Uni. Il a également plaidé coupable d’avoir tenté de tuer deux autres personnes lors d’une série de coups de couteau à un autre homme le même jour, rapporte Sky News.

Le coupable, Jazwell Brown, a attaqué au couteau Joanne Pearson, 38 ans, et Teohna Grant, 24 ans, à une adresse de Santa Cruz Avenue, Bletchley, dans la région ouest de l’Angleterre. Pour l’heure, les motifs de l’homme sont encore inconnus.

« Il s’agit d’une attaque inexplicable qui a causé des dommages irréversibles, privant deux femmes de leur vie et en blessant gravement deux autres », a déclaré Celia Mardon, une membre du ministère chargé des poursuites judiciaires.

Les deux femmes sont décédées sur place après que les équipes de secours aient été alertées vers 18h30, tandis que les deux autres personnes victimes d’une tentative de meurtre, ont été transportés à l’hôpital pour des blessures graves.

Le coupable reconnaît s’être aussi attaqué à un chien

« La force du dossier de l’accusation, qui comprenait des preuves convaincantes fournies par des témoins, des caméras de surveillance et des preuves médico-légales, n’a laissé à Jazwell Brown d’autre choix que de reconnaître sa culpabilité », s’est réjouit Celia Mardon.

Jazwell Brown a également plaidé coupable pour avoir détenu un couteau dans un lieu public et d’avoir causé des souffrances inutiles à un chien dans la rue. Un peu plus tôt, la police avait déclaré que le chien blessé lors de l’attaque était mort, mais elle a ensuite confirmé que l’animal avait survécu.

L’avocat du meurtrier, Charles Miskin KC, a déclaré que Jazwell Brown avait fait preuve de remords pour ses actes et qu’il était « profondément désolé ».

« Nous ne saurons peut-être jamais pourquoi Jazwell Brown a commis une telle violence aveugle, mais nous devons nous souvenir des deux vies qui ont été perdues inutilement’, a conclu la membre du ministère chargé des poursuites judiciaires.

Pour l’heure, le juge en charge de cette affaire a placé l’accusé en détention provisoire avant le prononcé de la sentence le 22 mai.

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« Saint-Saulve étranglée »: les services municipaux seront symboliquement fermés pour protester contre la faiblesse des dotations de l’État

Face à des dotations d’État toujours plus faibles, les services municipaux de Saint-Saulve (Nord) seront symboliquement fermés au public, ce mercredi 16 avril.

« Saint-Saulve étranglée ». Dans une affiche publiée sur Facebook, la ville proteste contre la faiblesse des dotations données par l’Etat et décrète une journée « services publics morts » ce mercredi 16 avril.

Face à des dotations de l’État toujours plus faibles chaque année, boucler le budget pour certaines communes nordistes est devenu un véritable casse-tête.

En signe de protestation, hormis l’accueil des enfants, les services municipaux de Saint-Saulve (Nord) seront symboliquement fermés au public ce mercredi.

Un rassemblement mercredi midi

Cette journée donnera « un aperçu de ce que peut devenir une collectivité livrée à elle-même ». Chaque année, la situation financière de la ville est toujours aussi périlleuse. L’écart se creuse toujours un peu plus avec les communes aux alentours de même taille.

Selon le site de la mairie, « Saint-Saulve perçoit 463 000 euros de dotation globale de fonctionnement (DGF) de l’État, lorsque cette somme s’élève à 4 millions à Marly, 6,5 millions à Bruay, ou encore 10 millions à Anzin ».

Les élus appellent ainsi au rassemblement ce mercredi midi, sur le parvis de la mairie, précise La Voix du Nord.

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FDJ : Découvrez les résultats du tirage de l’EuroMillions du mardi 15 avril 2025

Ce mardi 15 avril 2025 a eu lieu le premier tirage de l’EuroMillions de la semaine. Voici les numéros qui sont sortis.

La Française des Jeux organise chaque semaine 2 tirages de l’EuroMillions; une loterie à l’échelle européenne. Ils sont effectués le mardi et le vendredi. C’est ainsi que mardi 15 avril 2025 s’est déroulé le premier tirage de l’EuroMillions de la semaine. Si vous voulez tenter votre chance à l’EuroMillions, vous devez cocher 5 numéros sur une grille de 50 numéros, et 2 étoiles sur une grille de 12 étoiles. Cette grille simple est au prix de 2,50 euros.

Les Résultats du tirage de l’EuroMillions de la Française des jeux du mardi 15 avril

Ce mardi 15 avril 2025, c’était le premier tirage de l’EuroMillions de la semaine. Voici les numéros gagnants.

Résultats euromillions

Tirage du mardi 15 avril 2025

Prochain tirage le vendredi 18 avril 2025

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Traversée de la Manche: 30 migrants secourus lors de trois opérations de sauvetage

Trois opérations de sauvetage ont permis de sauver, ce mardi 15 avril, 30 migrants qui tentaient de traverser la Manche entre le Phare de Walde et Dunkerque.

30 migrants ont été secourus, ce mardi 15 avril, entre le Phare de Walde et Dunkerque, a annoncé la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.

« Dans un premier temps, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez engage le remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage (RIAS) Abeille Normandie pour suivre une embarcation évoluant au large de Gravelines », indique la préfecture maritime dans un communiqué.

Pour porter assistance aux occupants de l’embarcation, alors en difficulté moteur, le RIAS met à l’eau son semi-rigide. « Parmi les occupants de l’embarcation, le semi-rigide du RIAS récupère 11 personnes et les dépose à quai à Boulogne-sur-Mer, » est-il précisé.

12 personnes sauvées

En parallèle de cette première opération, le CROSS engage le patrouilleur de service public (PSP) Cormoran pour réaliser une surveillance d’embarcation au large d’Equihen. Arrivé sur place, « le PSP met à l’eau son semi-rigide et se rend au contact de l’embarcation, dont certains occupants manifestent le souhait d’être assistés ».

Au total, ce sont 12 personnes que le semi-rigide du PSP récupère avant de les déposer à quai à Boulogne-sur-Mer.

Au même moment, le CROSS engage le patrouilleur de service public (PSP) Pluvier pour porter assistance à une embarcation en difficulté au large de Bleriot cette fois-ci. Il récupère à son bord sept personnes et les dépose à Calais.

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« Ils vont toujours mal »: comment les victimes de l’accident causé par Pierre Palmade se reconstruisent

Mourad Battikh, l’avocat des victimes de l’accident de la route provoqué par Pierre Palmade en février 2023, a partagé sur BFMTV ce mardi la difficile reconstruction de cette famille.

Pierre Palmade va sortir de prison. Condamné à cinq ans de prison dont deux ferme par le tribunal correctionnel de Melun, le comédien va bénéficier d’un aménagement de peine et d’une libération sous bracelet électronique.

Pierre Palmade aura donc passé quatre mois et six jours en prison, pour avoir provoqué une violente collision en Seine-et-Marne en février 2023, alors qu’il roulait sous l’emprise de stupéfiants. L’accident avait fait trois blessés graves. Selon leur avocat Mourad Battikh, les victimes « vont toujours mal, même s’ils vont mieux ».

« Son visage n’est plus tout à fait le même qu’avant »

« Le temps aide à réparer beaucoup de choses », a-t-il précisé sur notre antenne. « Il aide à réparer le corps de Yuksel et l’aspect psychologique de la passagère. Ils vont mieux qu’hier et j’espère que demain ils iront mieux qu’aujourd’hui », a détaillé Mourad Battikh, avocat des victimes de Pierre Palmade.

Ce dernier a indiqué que le conducteur n’est pas en capacité aujourd’hui de reprendre un travail.

« C’est aujourd’hui impossible pour lui. Il a des séquelles et il aura des séquelles à vie sur les hanches, l’épaule, les fonctionnements basiques », a-t-il poursuivi.

« Il travaillait dans le BTP, il se levait tôt le matin et rentrait tard le soir (…) Son outil de travail, c’était son corps, aujourd’hui, c’est évident qu’il ne pourra plus reprendre le boulot tel qu’il était avant l’accident », déplore-t-il sur BFMTV.

Son fils, lui, « a repris le chemin de l’école ». « Il est toujours très affecté psychologiquement. Son visage n’est plus tout à fait le même qu’avant », décrit Mourad Battikh.

Concernant la passagère, qui a perdu le bébé qu’elle portait lors de l’accident, elle a accouché d’un autre enfant depuis. « J’aimerais vous dire qu’elle est heureuse, qu’elle est épanouie et a tourné la page, mais c’est beaucoup plus compliqué que ça », a ajouté l’avocat.

Pierre Palmade quittera sa cellule ce mercredi matin, mais devra se plier à plusieurs obligations. Il restera détenu à son domicile avec une surveillance électronique et il devra respecter des horaires de sorties.

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« C’est jour et nuit d’être maire »: lassés, des édiles provençaux ne se représenteront pas aux municipales de 2026

À un an des élections municipales, certains édiles ont déjà pris leur décision: ils ne se représenteront pas pour un autre mandat. En cause notamment, la lourdeur administrative ainsi que l’insécurité croissante qui entoure leur fonction.

« On ne va pas se cacher qu’il est de plus en plus difficile d’être maire aujourd’hui. » Comme Michel Amiel, maire (Divers centre) des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), un édile sur quatre ne se représentera pas pour l’élection municipale de 2026.

C’est le résultat alarmant d’une enquête réalisée par le Centre de recherches politiques de Sciences Po. Les causes avancées sont notamment, la lourdeur administrative et l’insécurité croissante qui entoure leur fonction.

Celui qui est toujours maire des Pennes-Mirabeau avance des « contraintes à la fois administratives et financières ».

« C’est jour et nuit d’être maire »

À 71 ans, et après quatre mandats, il avance une décision personnelle. « Il y aura quand même un petit pincement au cœur », note Michel Amiel.

« C’est jour et nuit d’être maire, tout le temps sur le terrain, et pas seulement. Surtout pour une ville qui a quand même une certaine importance, où on est quand même obligé de rentrer dans les dossiers », explique l’élu.

Et d’ajouter: « Contrairement à ce que disent certains, être maire ce n’est pas que serrer des paluches. »

Selon l’enquête du Cevipof, si 28,2% des maires ne veulent pas se représenter pour un autre mandat, ils sont 30,1% à ne pas avoir encore pris leur décision. Pour le reste, ils entendent passer outre la difficulté des tâches de leur fonction.

Dans le Vaucluse, le maire de Lauris sera candidat à sa réélection, et ce, malgré les difficultés. Dans sa commune de 4.000 habitants, construire des logements s’avère compliqué.

« Je pense à arrêter tous les jours »

« À l’époque, avant le barrage de Serre-Ponçon, l’eau arrivait jusqu’aux falaises qui sont au pied du village. Toujours est-il que pour l’heure, c’est toujours interdit de construire, c’est la plaine, il y a un risque d’inondation », explique André Rousset, maire (SE) de Lauris.

Il avoue que le choix de sa candidature n’a pas été facile. « J’ai longtemps hésité, parce que ça a fait des problèmes aussi à la maison. Je pense à arrêter tous les jours. Quand je vois des situations impossibles, j’y pense tous les jours, mais je continue, c’est plus fort que moi », détaille-t-il.

Dans les Bouches-du-Rhône, au moins quatre édiles ont démissionné avant la fin de leur mandat, officiellement pour donner la place à une nouvelle génération d’élus.

Ce sera bientôt le cas pour un édile supplémentaire: Richard Mallié, maire (LR) de Bouc-Bel-Air, annonçait sur le plateau de BFM Marseille Provence sa non-candidature en 2026.

« Je veux que l’équipe que j’ai formé depuis 2020 se présente et finisse le mandat », a-t-il déclaré, insistant sur sa volonté de « laisser la place aux jeunes ».

L’élu a notamment évoqué son âge, 76 ans, sa longue carrière politique mais surtout les nombreuses contraintes administratives et financières du poste. « Je ne me retrouve pas dans cette société », a-t-il résumé.

Lucas Brousse avec Maïwenn Furic

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Villeurbanne: une enquête ouverte à la suite d’une « agression antisémite », la troisième en un mois

La préfecture du Rhône annonce qu’une enquête a été ouverte par la police nationale du Rhône pour des faits d’agressions à caractère antisémite qui seraient survenus à Villeurbanne.

Une enquête a été ouverte par la police nationale du Rhône à la suite d’une « agression antisémite » à Villeurbanne, annonce la préfecture du Rhône, ce samedi 12 avril, dans un communiqué sur X.

La préfecture indique que plusieurs auteurs sont suspectés d’avoir commis des « violences abjectes ». Les faits décrits se sont produits dans le quartier du Tonkin. La préfecture rapporte, auprès de BFM Lyon, qu’il s’agit de la troisième agression antisémite sur la commune, sans rapport entre les trois faits.

« Trois agressions antisémites en un mois, c’est trois de trop », dénonce ce dimanche la préfète du Rhône, Fabienne Buccio.

Selon Le Progrès, la victime présumée a déposé une plainte ce vendredi 11 avril. Il aurait été victime d’insultes et de coups au visage, rapporte le quotidien local.

« La Préfète Fabienne Buccio assure à la communauté juive et à ses représentants sa détermination à lutter contre les actes antisémites et à ce que leurs auteurs ne restent pas impunis », poursuit la préfecture dans son communiqué.

La mairie dénonce « une nouvelle agression antisémite »

La mairie de Villeurbanne, « condamne », avec l’ensemble des groupes politiques de la majorité, cette « nouvelle agression antisémite ». « Cette attaque, comme celles survenues précédemment, constitue une atteinte grave à nos valeurs communes », dénoncent-t-ils dans un communiqué commun.

Ils ajoutent: « Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces agressions – que rien ne peut justifier quelle que soit les conflits et la situation internationale. Nous dénonçons toutes les formes d’antisémitisme, de racisme et de haine. »

En mars, une enquête avait été ouverte pour une agression physique à caractère antisémite, avait indiqué la préfecture du Rhône.

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Ces Thailandais à la recherche de logements à l’épreuve des séismes

Le séisme survenu vendredi 28 mars en Birmanie a fait plus de 1.700 morts, 3.400 blessés et 300 disparus. Bangkok, située à plus de 1.000 kilomètres de l’épicentre du séisme de magnitude 7,7, n’est que rarement confronté à des secousses sismiques.

Inquiets pour leur sécurité après le récent séisme qui a frappé la Thaïlande, des habitants de Bangkok cherchent à quitter leur tour pour des bâtiments de faible hauteur, considérés comme plus résistants aux secousses. Phatsakon Kaewkla, après la terreur provoquée par les secousses du tremblement de terre du 28 mars, a été confronté à une autre frayeur en rentrant chez lui: il a découvert de larges fissures sur les murs de son appartement situé au 22e étage d’un immeuble de la capitale thaïlandaise.

Ses propriétaires lui ont assuré que des ingénieurs avaient vérifié chaque recoin de son condominium (immeuble en copropriété), et conclu qu’il était habitable. Mais il ne peut s’empêcher d’avoir peur. « Et ma mère m’a aussi dit de déménager d’ici », confie ce commercial de 23 ans à l’AFP.

Bangkok, avec ses centaines de tours de luxe et d’immeubles reluisants, située à plus de 1.000 kilomètres de l’épicentre du séisme de magnitude 7,7 qui a frappé la Birmanie le 28 mars, n’est que rarement confronté à des secousses sismiques. Yagit Buyukergun, originaire de Turquie, où les séismes sont omniprésents, ne s’attendait donc pas à vivre la même expérience en Thaïlande.

L’habitabilité des appartements endommagés

Lorsque le tremblement de terre a éclaté, il s’est réfugié sous une table avec sa compagne, avant de sortir inspecter les dégâts. « C’est craquelé partout, surtout dans le couloir », témoigne cet homme de 25 ans. « Vous pouvez voir que le toit est entièrement en très mauvais état », poursuit-il. Malgré son inquiétude, ses propriétaires se montrent impassibles. Ils disent que c’est « 100% sûr, mais je ne le crois pas ».

Selon le consultant en immobilier Owen Zhu, il y a « un écart de perception » entre propriétaires et locataires, quant à l’habitabilité des appartements endommagés à la suite du séisme. « Le propriétaire considère les lieux comme sûrs, contrairement au locataire qui insiste pour déménager et récupérer sa caution », développe-t-il.

Un grand nombre de studios dans les nombreux immeubles résidentiels de Bangkok sont loués à l’année avec une caution de deux mois. L’effondrement spectaculaire d’une tour en construction de 30 étages près du populaire marché de Chatuchak au nord de Bangkok, qui a provoqué la mort vingtaine d’ouvriers, dont les corps n’ont pour la plupart toujours pas été retrouvés, a ajouté à l’angoisse générale. Les autorités enquêtent désormais sur les matériaux et les normes de sécurité.

Regarder la réputation des promoteurs

Owen Zhu affirme que de plus en plus de ses clients cherchent à emménager dans un immeuble de faible hauteur. Et ceux qui s’intéressent encore aux tours exigent souvent que la propriété ait subi « des dégâts minimes ou inexistants » lors du récent tremblement de terre, détaille le consultant chinois de 40 ans installé en Thaïlande.

« Les gens semblent avoir réalisé que vivre dans des immeubles très hauts peut présenter des risques plus importants en matière de résistance aux séismes, par rapport aux structures à deux étages ou de faible hauteur. »

Selon le consultant, les gens s’inquiétaient peu des normes en matière sismique avant la catastrophe. Tim Maplethorpe, directeur de l’agence BangkokProperty.com, affirme que « personnellement, si je regardais le marché en ce moment, je me demanderais ‘Qui sont les promoteurs? Est-ce qu’ils ont une bonne réputation?’ plutôt que de prendre pour acquis que tout va bien ». Selon lui, « il s’agit simplement de nervosité » qui n’aura pas forcément d’effet à long terme sur le marché de l’immobilier à Bangkok. Si pour Owen Zhu, l’impact sur le secteur est « significatif », il est difficile de faire des prévisions pour le moment, estime Tim Maplethorpe. « Je n’ai pas été inondé de demandes » et « je n’ai qu’un couple intéressé par un déménagement dans un immeuble de faible hauteur », confie-t-il.

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Mort du jeune autiste blessé par des tirs policiers aux États-Unis, après plusieurs jours de coma

Victor Perez, un jeune autiste de 17 ans grièvement blessé par des tirs de policiers le 5 avril, dans une ville de l’Idaho aux États-Unis est mort annoncent ses proches ce samedi 12 avril.

Entre la vie et la mort depuis une semaine, Victor Perez a succombé à ses blessures. La famille de cet adolescent autiste de 17 ans grièvement blessé par des tirs de policiers le samedi 5 avril à Pocatello dans l’Idaho (États-Unis) ont annoncé le décès du jeune homme ce samedi 12 avril rapporte Associated Press.

Ses proches indiquent que les médecins avaient déclaré l’adolescent en état de mort cérébrale. Ils ont pris la décision de débrancher les machines qui le maintenaient en vie. Une veillée a eu lieu dans la soirée.

Selon la tante de l’adolescent, Ana Vasquez, Victor Perez avait d’abord subi plusieurs interventions chirurgicales, au cours desquelles les médecins lui avaient retiré neuf balles et l’avaient également amputé d’une jambe.

Adolescent désorienté et armé d’un couteau

Les faits ont eu lieu dans le jardin de la famille de Victor Perez. Sur une vidéo filmée par un témoin et relayée par l’agence Associated Press, on voit l’adolescent, visiblement désorienté, agiter un couteau pendant qu’une femme tente de le désarmer avec un bâton.

Arrive ensuite une patrouille de quatre policiers, dont trois sont armés de pistolets et un autre d’un fusil. Depuis la rue, positionnés derrière la clôture du jardin, ils ordonnent à Victor Perez de lâcher le couteau. Mais le garçon se relève et se dirige vers les agents, qui font immédiatement feu sur lui. Neuf balles ont atteint Victor Perez.

La police avait été prévenue par le fils d’un garagiste installé non loin du jardin où le drame s’est déroulé. Ne connaissant pas Victor Perez, il avait signalé à l’opérateur du 911 – le numéro d’urgence – un jeune homme brandissant un couteau et semblant « assez ivre ».

Un sentiment d’injustice de la famille

Après la diffusion de cette vidéo, le chef de la police de Pocatello, Roger Schei a demandé de faire preuve de prudence estimant qu’elle ne montrait la scène que sous un seul angle.

« Il faut analyser tous les faits et les preuves pour avoir une idée claire de ce qu’il s’est passé », a-t-il indiqué dans une déclaration filmée et postée sur les réseaux sociaux. L’enquête a été confiée à l’East Idaho Critical Incident Task Force.

Dans un entretien à CBS News jeudi dernier, la tante du défunt a partagé sa tristesse et son sentiment d’injustice. « C’est difficile de leur faire confiance. La police est censée nous aider, nous protéger, s’ils ne le font pas, qui le fera? »

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