Emmanuel Macron annonce 3,5 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour la défense en 2026 et 3 milliards d’euros en 2027

Emmanuel Macron a annoncé, dimanche 13 juillet, au cours de son traditionnel discours aux armées, à l’hôtel de Brienne, renforcer l’effort budgétaire prévu pour la défense, en ajoutant des dépenses de 3,5 milliards d’euros en 2026, puis 3 milliards de plus en 2027. « Une actualisation de la loi de programmation militaire » pour 2024-2030 « sera présentée à l’automne », a précisé le chef de l’Etat.

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Compte tenu de ces nouvelles hausses, qui s’ajoutent aux augmentations annuelles du budget déjà prévues dans la loi de programmation militaire (LPM), le budget de la défense aura quasi doublé en dix ans, passant de 32,2 milliards d’euros en 2017 à près de 64 milliards en 2027. Cette année-là, la France consacrera à la défense le budget qu’elle prévoyait auparavant d’atteindre en 2029. « Cet effort nouveau, historique et proportionné, il est crédible, il est indispensable, il est juste ce qu’il nous faut, mais vraiment ce qu’il nous faut », a justifié le chef de l’Etat.

« Jamais, depuis 1945, la liberté n’avait été si menacée », a ainsi déclaré M. Macron devant un parterre de hauts gradés. L’Europe a été « mise en danger au moment où la guerre a été portée sur notre sol avec l’invasion de l’Ukraine, alors que les Etats-Unis ont ajouté une forme d’incertitude » quant à la pérennité de leur soutien, a exposé M. Macron, et « notre Europe se trouve placée à la lisière d’un vaste arc de crises ».

« Pour être libre dans ce monde, il faut être craint »

« Face à un monde plus brutal, la nation doit être plus forte », car « pour être libre dans ce monde, il faut être craint ; pour être craint, il faut être puissant », a insisté le président. Or « nous avons une avance, mais demain, au même rythme, nous serions dépassés ». Le président français a évoqué « la permanence d’une menace russe, aux frontières de l’Europe (…), une menace préparée, organisée, durable, et à laquelle nous devrons être capables de faire face », mais aussi la désinformation, la lutte contre le terrorisme ou encore les ruptures technologiques qu’il faut pouvoir suivre, sur la base des conclusions publiées dans la Revue nationale stratégique lundi.

Alors que le gouvernement doit donner un net tour de vis pour tenter de redresser les comptes publics, Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’était pas question que ce « réarmement passe par l’endettement ». « Notre indépendance militaire est indissociable de notre indépendance financière, il sera donc financé par plus d’activité et plus de production », a-t-il plaidé. Il a rappelé que les dépenses militaires étaient aussi « source de richesse pour notre PIB [produit intérieur brut] », les équipements étant essentiellement acquis auprès d’industriels français.

Emmanuel Macron lors de son traditionnel discours aux armées, à l’hôtel de Brienne, à Paris, le 13 juillet 2025. LUDOVIC MARIN / AP

Il a appelé les Français à « consentir à cet effort », « un effort ponctuel de tous pour préserver notre sécurité et notre indépendance ». « Le salut de la patrie suppose que nous dépensions plus pour notre défense et que chacun prenne sa part du fardeau », a-t-il jugé. Ces ressources supplémentaires doivent, selon lui, aider à « combler nos zones de fragilité » : stocks de munitions, « armes de saturation et armes de précision », drones, « capacités spatiales », ainsi que les « équipements nécessaires au quotidien pour que les opérations soient menées ». Ces fonds serviront également à renforcer les moyens de défense sol-air, de guerre électronique, dont la guerre en Ukraine a montré le rôle essentiel.

Des orientations pour l’engagement des jeunes à l’automne

D’autres pays européens n’ont pas attendu l’objectif fixé par les pays membres de l’OTAN en juin de consacrer 5 % de leur PIB à leur sécurité (3,5 % pour les seules dépenses militaires) d’ici à 2035 pour rehausser leurs ambitions. Londres veut porter son budget de défense à 2,5 % d’ici à 2027, puis à 3 % après 2029. L’Allemagne compte atteindre un budget de défense de 162 milliards d’euros en 2029, soit 3,5 % de son PIB, et la Pologne y consacre déjà 4,7 % de sa richesse nationale.

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M. Macron a par ailleurs de nouveau évoqué la dimension européenne de la dissuasion nucléaire française, en expliquant avoir « mandaté le ministre des armées pour engager un dialogue stratégique avec [les] partenaires européens qui y sont prêts ». « Je reviendrai plus précisément, à la fin de cette année, sur les évolutions que cela emporte », a-t-il assuré.

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Enfin, le président de la République a abordé la question de la mobilisation de la jeunesse. « Je crois aussi que l’on doit donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir, selon d’autres modalités, au sein de nos armées », a-t-il affirmé en annonçant qu’il donnerait des orientations « à l’automne ». Un service militaire volontaire « rénové » pourrait être créé pour proposer aux jeunes Français de recevoir une formation militaire susceptible de déboucher sur leur engagement dans les armées, a confié une source proche du dossier à l’Agence France-Presse.

Le Monde avec AFP

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Paul Biya, président du Cameroun depuis quarante-deux ans, se déclare candidat à un huitième mandat

Le président camerounais, Paul Biya, participe au Forum de Paris sur la paix, le 12 novembre 2019. CHARLES PLATIAU / REUTERS

Paul Biya, âgé de 92 ans et au pouvoir depuis presque quarante-trois ans, s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle camerounaise prévue le 12 octobre, a-t-il annoncé sur son compte X, dimanche 13 juillet. « Soyez assurés que ma détermination à vous servir est à la mesure de l’acuité des défis auxquels nous sommes confrontés », a-t-il écrit dans un communiqué, briguant ainsi un huitième mandat.

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Cette annonce survient alors que le camp Biya a récemment connu plusieurs défections : Issa Tchiroma Bakary, ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, a quitté le gouvernement à la fin de juin avant de se déclarer candidat à la présidentielle sous la bannière de son parti, le Front pour le salut national du Cameroun.

Un ministre d’Etat, Maïgari Bello Bouba, ancien premier ministre, a également déclaré sa candidature ; responsable de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès, un parti allié à M. Biya, il faisait figure d’allié historique depuis près de trente ans.

Dépôt des candidatures jusqu’au 21 juillet

Le chef de l’Etat, qui dirige ce pays d’Afrique centrale d’une main de fer depuis 1982, est aussi le président du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (conservateur), l’ancien parti unique.

Au début de juillet, le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, a convoqué à tour de rôle les élus et les ministres de chacune des dix régions pour mener des concertations avec les soutiens du pouvoir.

Maurice Kamto, plus farouche opposant à Paul Biya, arrivé deuxième lors de la présidentielle de 2018, et Cabral Libii, une figure importante de l’opposition, sont déjà en course pour le scrutin d’octobre. Les candidatures sont à déposer jusqu’au 21 juillet.

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Le Monde avec AFP

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En Syrie, 37 morts lors d’affrontements dans une ville à majorité druze

Le 7 mai 2025, près de Souweïda, en Syrie. ABDULMONAM EASSA POUR « LE MONDE »

Des affrontements entre tribus bédouines et combattants locaux à Souweïda, ville à majorité druze située dans le sud-ouest de la Syrie, ont causé la mort d’au moins 37 personnes, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), dimanche 13 juillet. Selon cette ONG établie au Royaume-Uni, mais qui dispose d’un large réseau de sources en Syrie, on compte parmi les victimes 27 Druzes, dont deux enfants, et dix Bédouins, auxquels s’ajoutent une cinquantaine de blessés.

Le ministère de l’intérieur a exprimé dans un communiqué sa « profonde inquiétude » après les heurts, qui ont fait selon lui « plus de 30 morts et près de 100 blessés » dans le quartier d’Al-Makous, dans l’est de Souweïda. Le ministère a annoncé l’intervention d’unités de police, « en coordination avec le ministère de la défense, pour résoudre le conflit, arrêter les affrontements, imposer la sécurité, poursuivre les responsables de ces incidents et les déférer devant la justice compétente ». Ces affrontements sont survenus « sur fond de tensions accumulées lors de périodes précédentes », a-t-il précisé.

Plus tôt, le gouverneur de Souweïda, Moustapha Al-Bakur, a demandé aux habitants de « faire preuve de retenue ». Plusieurs notables druzes ont également appelé au calme, réclamant une intervention des autorités.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Syrie, des affrontements dans des villes druzes autour de Damas font craindre de nouvelles violences communautaires

Il s’agit de nouveaux affrontements meurtriers entre les deux communautés depuis les violences d’avril et de mai, qui avaient opposé les forces de sécurité syriennes à des combattants druzes, faisant plusieurs dizaines de morts.

Citant des sources médicales, le site d’information Suweida 24 avait fait état « d’affrontements armés et d’échanges de tirs d’obus ». L’autoroute reliant Damas à Souweïda a été fermée en raison des violences, selon ce média.

Tensions anciennes

Avec quelque 700 000 habitants, la province de Souweïda abrite la plus importante communauté druze du pays, une minorité religieuse issue de la branche ismaélienne du chiisme. Les tensions entre factions druzes et bédouines y sont anciennes, et des violences éclatent sporadiquement entre les deux groupes, notamment quand les Bédouins font paître leurs troupeaux sur des terrains agricoles appartenant aux Druzes.

Après la chute du président Bachar Al-Assad en décembre, qui a mis fin à quatorze ans de guerre civile, les violences qui ont eu lieu au début de mars contre la communauté alaouite – plus de 1 700 morts – puis contre les Druzes ont ébranlé la confiance dans la capacité des nouvelles autorités, dirigées par le nouvel homme fort Ahmed Al-Charaa, à protéger les minorités en Syrie.

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Les affrontements d’avril et de mai entre les nouvelles forces de sécurité et des combattants druzes avaient fait plusieurs dizaines de morts, avant que des chefs locaux et religieux ne concluent des accords destinés à contenir l’escalade et à mieux intégrer les combattants druzes dans les nouvelles structures de pouvoir.

A la suite de ces heurts, Israël, qui occupe depuis 1967 la partie du Golan syrien (annexée depuis 1981), a invoqué la protection des Druzes pour justifier plusieurs frappes, dont une, au début de mai, près du palais présidentiel, à Damas.

Les Druzes sont présents surtout en Syrie, au Liban et en Israël, où quelque 152 000 d’entre eux sont recensés, selon les dernières données disponibles. Ce chiffre inclut les 24 000 Druzes habitant la partie annexée du Golan, dont moins de 5 % ont la nationalité israélienne.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A Souweïda, les Druzes de Syrie face aux sirènes d’Israël

Le Monde avec AFP

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En direct, guerre en Ukraine : l’envoyé spécial des Etats-Unis, Keith Kellogg, en visite à Kiev

Le ministre de la défense allemand appelle l’industrie de son pays à « augmenter ses capacités » de production

Le ministre de la défense allemand, Boris Pistorius, a appelé dimanche, dans un entretien au Financial Times, à l’augmentation de la production d’armes de son pays pour répondre aux plans de dépenses en plein essor, notamment pour aider le gouvernement ukrainien face à la Russie.

M. Pistorius doit rencontrer le secrétaire à la défense américain, Pete Hegseth, lundi à Washington, pour discuter d’une « feuille de route » pour le soutien américain à la sécurité en Europe. Une réduction de l’aide américaine ne doit pas devenir « une invitation pour [Vladimir] Poutine », a-t-il averti.

Berlin entend augmenter ses dépenses de défense annuelles, jusqu’à 162 milliards d’euros en 2029, ce qui représente une augmentation de 70 % par rapport à 2025. « Il n’y a plus de raison de se plaindre maintenant, a déclaré le ministre à l’attention des armateurs allemands. L’industrie sait très bien qu’elle doit désormais apporter des résultats. »

« L’industrie doit augmenter ses capacités. Cela s’applique aux munitions, aux drones, aux tanks – à presque tous les secteurs, en somme », a-t-il déclaré. Néanmoins, il a réaffirmé que l’Allemagne n’enverrait pas de missiles à longue portée Taurus, réclamés de longue date par Volodymyr Zelensky.

Quant aux systèmes antiaériens Patriot, promis par les Etats-Unis à l’Ukraine pour contrer les frappes russes, M. Pistorius a déclaré que l’Allemagne n’en avait « plus que six » et ne pouvait « définitivement pas en fournir davantage » à Kiev. Le ministre a toutefois dit qu’il discuterait d’une proposition qu’il avait faite à M. Hegseth pour que l’Allemagne achète deux systèmes Patriot aux Etats-Unis pour le compte de l’Ukraine.

« J’ai toujours été convaincu que si l’on veut parler de paix et de détente sur un pied d’égalité, on ne peut le faire qu’en position de force, à hauteur d’yeux, a-t-il résumé. Le but n’est pas d’intimider, mais de montrer que l’on sait ce dont on est capable. Nous voulons vivre en paix avec vous, mais ne pensez pas que nous sommes faibles ou que nous ne nous défendrons pas. C’est encore vrai aujourd’hui. »

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Le PSG échoue en finale du Mondial des clubs, au terme d’une saison « exceptionnelle »

Le joueur de Chelsea Liam Delap (à gauche) après la victoire de son club contre le PSG de Vitinha, en finale du Mondial des clubs, dimanche 13 juillet, au MetLife Stadium (New Jersey). MICHAEL REAVES/AFP

Le Paris Saint-Germain (PSG) a finalement buté sur la dernière marche. Alors qu’il faisait figure de favori, le club de la capitale s’est incliné face à Chelsea (3-0) en finale de la Coupe du monde des clubs, dimanche 13 juillet, au MetLife Stadium, dans le New Jersey, près de New York. Une défaite qui empêche les hommes de Luis Enrique de conquérir le cinquième titre dont ils rêvaientet d’élargir leur domination à l’échelle planétaire, après leur quadruplé déjà historique (Ligue des champions, Ligue 1, Coupe de France et Trophée des champions).

Méconnaissables, les champions d’Europe ont sombré face à des Londoniens en grande forme, qui les ont dominés dès le début de la rencontre, menant 3-0 à la pause, grâce à un doublé de Cole Palmer (22e et 30e), qui a exploité des largesses inhabituelles de la défense parisienne, et une passe décisive de ce dernier pour un Joao Pedro intenable (3-0, 43e). Un match à oublier pour le PSG, notamment pour Luis Enrique, qui s’est accroché avec Joao Pedro lors de tensions sur la pelouse entre les joueurs après le coup de sifflet final.

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Pays-Bas : victorieuses des Néerlandaises, les Bleues filent en quarts de finale de l’Euro 2025 féminin

Delphine Cascarino a été déterminante lors de la large victoire des Bleues contre les Pays-Bas, dimanche 13 juillet, à Bâle (Suisse). SEBASTIEN BOZON/AFP

Comment se compliquer la tâche lorsque toutes les conditions paraissent réunies pour une soirée sereine ? Dimanche 13 juillet, au Parc Saint-Jacques de Bâle (Suisse), contre des Néerlandaises condamnées à gagner par trois buts d’écart pour se qualifier pour les quarts de finale de l’Euro 2025 féminin de football, les Bleues ont offert, pendant 45 minutes, une démonstration de ce paradoxe sportif.

Avant de se réveiller et de séduire leur public, notamment grâce à une performance de haut rang de Delphine Cascarino, lors d’une seconde période bien plus en adéquation avec leur potentiel et achevée sur un large succès (5-2). « En première période, l’équipe était en difficulté. En deuxième, on a rectifié des choses », a réagi Cascarino, élue joueuse du match.

Menées au score à la pause après avoir marqué les premières, les footballeuses tricolores ont finalement renversé leur adversaire – en six minutes chrono – pour conquérir la première place du groupe D (9 points contre 6 à l’Angleterre).

Lire aussi | PSG-Chelsea : revivez l’échec des Parisiens en finale de la Coupe du monde des clubs, et la qualification de l’équipe de France pour les quarts de finale de l’Euro 2025 féminin

Les joueuses du sélectionneur Laurent Bonadei se qualifient de belle manière pour les quarts de finale, où elles retrouveront l’Allemagne (octuple championne d’Europe), samedi 19 juillet, dans cette même cité bâloise. « L’Allemagne a gagné l’Euro huit fois, elle est favorite, face à nous qui n’avons jamais rien gagné », a confié Laurent Bonadei, fidèle à sa ligne de conduite et qui imagine ses joueuses en « challengers coriaces ».

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Le PSG, en état de grâce, humilie le Real Madrid et se propulse en finale de la Coupe du monde des clubs

But d’Ousmane Dembélé lors du match entre le Paris Saint-Germain et le Real Madrid, en demi-finale de la Coupe du monde des clubs, au MetLife Stadium, dans le New Jersey, le 9 juillet 2025. DAN MULLAN/POOL VIA REUTERS

Une vraie démonstration, qui a viré à l’humiliation. Le Paris Saint-Germain (PSG) s’est qualifié pour la finale de la Coupe du monde des clubs en écrasant le Real Madrid de Kylian Mbappé (4-0), mercredi 9 juillet, au MetLife Stadium, dans le New Jersey, près de New York. Le club de la capitale française affrontera Chelsea, dimanche 13 juillet, dans l’espoir de remporter la première édition de cette compétition élargie à 32 participants. Et ainsi être couronné au niveau planétaire après avoir déjà été sacré champion d’Europe, le 31 mai, après son succès face à l’Inter Milan (5-0).

Alors que ce choc au sommet, très attendu, s’annonçait très disputé, il n’y a finalement pas eu de match, tant le PSG, ultra-dominant, l’a emporté facilement face aux Espagnols, en prenant très vite un avantage conséquent. Dès la neuvième minute, les hommes de Luis Enrique menaient 2-0 grâce à des buts de Fabian Ruiz (6e) et d’Ousmane Dembélé (9e), qui ont tour à tour profité de deux erreurs individuelles de la défense madrilène. Un début de match rêvé pour les coéquipiers de Marquinhos, qui ont assommé les Merengue, incapables de contrer une équipe parisienne au sommet de son art, à l’image du troisième but, toujours par Fabian Ruiz (24e), à la conclusion d’une attaque rapide initiée par Ousmane Dembélé et Achraf Hakimi.

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Comment la Corée du Nord infiltre ses experts informatiques au cœur des entreprises occidentales

SOLÈNE REVENEY/LE MONDE

Lorsque Iqlusion, une start-up américaine du secteur des cryptomonnaies, a eu besoin de développeurs en 2021, elle a embauché « Jun Kai » et « Sarawut Sanit ». Ces deux experts travaillaient à distance : depuis Singapour, disaient-ils. « Je leur ai parlé quasiment tous les jours pendant un an. Ils faisaient le boulot. Et j’étais, franchement, assez content », a raconté Zaki Manian, le cofondateur d’Iqlusion, au site spécialisé Coindesk. Plusieurs mois après leur départ, le chef d’entreprise reçoit un message de la police fédérale américaine (FBI) : les portefeuilles de cryptomonnaies sur lesquels leurs salaires étaient versés sont liés au régime nord-coréen.

Iqlusion, comme des centaines d’entreprises avant elle, a embauché, sans le savoir, des codeurs en télétravail chargés d’infiltrer des entreprises sous un faux nom et une fausse nationalité afin de toucher un salaire reversé quasi intégralement à l’Etat nord-coréen.

Si le phénomène n’est pas récent – le Conseil de sécurité des Nations unies le mentionne dès 2019 –, il concernait, jusqu’à peu, essentiellement les Etats-Unis. Mais depuis plusieurs mois, les experts notent « une augmentation des opérations en Europe », selon les termes d’un rapport de Mandiant publié en avril. « Nous les avons observés récemment être embauchés sur des projets français », révélait au Monde l’analyste en chef de cette filiale de Google, John Hultquist, fin 2024.

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Guerre en Ukraine : retrouvez les informations du 6 au 12 juillet

Kim Jong-un assure la Russie de son soutien « inconditionnel » dans la guerre contre l’Ukraine

Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, et le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, à Wonsan (Corée du Nord), le 12 juillet 2025. Photo prise et diffusée par le ministère des affaires étrangères russe. RUSSIAN FOREIGN MINISTRY / VIA REUTERS

Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a assuré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, de son soutien « inconditionnel » dans la guerre contre l’Ukraine, jugeant « certaine » la victoire de Moscou, ont rapporté dimanche les médias officiels de Pyongyang.

Selon l’agence d’Etat KCNA, M. Kim a reçu M. Lavrov « dans une atmosphère de confiance et de chaleureuse camaraderie », au moment où la Corée du Nord et la Russie resserrent leurs liens diplomatiques et militaires. Le ministère des affaires étrangères russe a publié sur Telegram une vidéo des deux hommes se serrant la main et se donnant l’accolade.

L’an dernier, Moscou et Pyongyang ont signé un pacte de défense mutuelle et la Corée du Nord a envoyé des milliers de soldats pour aider à la reconquête de la région de Koursk, prise par l’armée ukrainienne durant l’été 2024. La Corée du Nord fournit par ailleurs la Russie en obus et en missiles.

Selon KCNA, Kim Jong-un a déclaré à son invité que la Corée du Nord était « prête à soutenir et à encourager de façon inconditionnelle toutes les mesures prises par les dirigeants russes pour éliminer à la racine la cause de la crise ukrainienne ». Le dirigeant nord-coréen a également exprimé sa « ferme conviction que l’armée et le peuple russes remporteront une victoire certaine en accomplissant la cause sacrée de défendre la dignité et des intérêts fondamentaux du pays ».

Les deux hommes ont également discuté de « questions importantes pour la mise en œuvre fidèle des accords conclus » lors de leur sommet en 2024, quand le pacte de défense avait été scellé à l’occasion d’une rare visite en Corée du Nord du président russe, Vladimir Poutine. M. Lavrov a affirmé que M. Poutine espérait « la poursuite des contacts directs » avec Kim Jong-un « dans les plus brefs délais », selon l’agence russe d’Etat TASS.

Le Kremlin avait été interrogé cette semaine sur la possibilité d’une visite prochaine du dirigeant nord-coréen en Russie, mais avait répondu que cela n’était pas prévu pour l’instant. La rencontre entre MM. Kim et Lavrov a eu lieu à Wonsan, sur la côte est de la Corée du Nord, où un important complexe touristique vient d’être inauguré. Le ministre russe a aussi rencontré son homologue nord-coréenne, Choe Son-hui.

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Incendies : les massifs des Bouches-du-Rhône, dont le parc national des Calanques et les Alpilles, fermés

A l’Estaque, dans le 16ᵉ arrondissement de Marseille, au lendemain de l’incendie qui a ravagé les quartiers nord, les habitants découvrent peu à peu les dégâts, le 9 juillet 2025. THEO GIACOMETTI POUR « LE MONDE »

Tous les massifs des Bouches-du-Rhône sont fermés, jeudi 10 juillet, face à un risque « très sévère » d’incendie, deux jours après un feu qui a parcouru 750 hectares pour arriver jusqu’aux quartiers nord de Marseille, suscitant l’inquiétude dans la population.

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Les vingt-cinq massifs du département, dont le très touristique parc national des Calanques, ou encore les Alpilles, sont concernés, rapporte le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, alors que le vent devrait se lever à nouveau au cours de l’après-midi. « Un simple mégot, une étincelle, un barbecue, une négligence peuvent provoquer une catastrophe », souligne le préfet, qui alerte sur la vulnérabilité de la végétation au moindre départ de feu.

En ce qui concerne l’incendie survenu mardi, 120 pompiers restaient mobilisés dans le secteur des Pennes-Mirabeau, d’où est parti le feu. Ils « ont travaillé toute la nuit pour éteindre complètement les braises qui subsistent », précisent les secours. Jeudi, il s’agira de continuer à surveiller d’éventuelles réactivations du feu, compte tenu des températures, lesquelles ne devraient pas dépasser les 30 °C.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Après l’incendie à Marseille, des habitants traumatisés par l’ampleur des dégâts : « Il n’y a plus rien de récupérable »

A Marseille, 58 marins-pompiers et 17 engins étaient toujours « prêts à intervenir sur tout signal faible de reprise », selon les marins-pompiers, qui ajoutent : « Le risque faiblit, même si le feu n’est pas encore considéré comme éteint ». Depuis 7 heures, les personnes évacuées la veille sont autorisées à regagner leur domicile, si elles le peuvent.

Après avoir titré « Peur sur la ville » mercredi, le quotidien régional La Provence fait sa une de jeudi sur « Le désespoir » des habitants touchés par ce feu, qui a ravagé quelques poches d’habitations dans le 16e arrondissement de la ville, avec près de 90 maisons touchées et 71 rendues « non habitables », selon la préfecture.

Le Monde avec AFP

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