« L’Origine du futur », de Bjørn Nørgaard, 2020-2025. DIDIER PLOWY/GRANDPALAIS-RMN
On connaissait L’Origine du monde, peint par Gustave Courbet en 1866. L’artiste danois Bjørn Nørgaard, né en 1947, s’en est inspiré pour composer L’Origine du futur : une tapisserie de 6 mètres sur 3, réalisée par la Manufacture des Gobelins à Paris. Elle est exposée jusqu’au 17 août dans une galerie fraîchement rénovée du Grand Palais, avant son départ pour le château de Koldinghus, dans la province du Jutland.
Toute en fragments, l’œuvre de Bjørn Nørgaard retrace l’histoire du monde, de l’époque préhistorique à celle des cités grecques, en passant par les Lumières. Au centre : un trou noir. D’un côté, la catastrophe, symbolisée par l’énorme champignon de la bombe H. De l’autre, la vie, représentée par deux enfants, dans une couronne de fleurs. Les corps nus d’un homme et d’une femme flottent, comme en apesanteur, l’un connecté aux technologies, qui ont bouleversé l’humanité mais pourraient aussi conduire à sa perte, l’autre penché sur un nouveau-né.
Saisissante par ses détails, la tapisserie fait partie d’une série de 16 commandée par la Nouvelle Fondation Carlsberg au Mobilier national. En créant cette institution en 1902, le mécène danois souhaitait célébrer les 750 ans du château de Koldinghus, dont les murs seront ornés par les tapisseries à partir de 2028. En attendant, toutes – sauf une, en cours de réalisation – sont exposées au Grand Palais. Cette commande en évoque une autre.
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Bruxelles, le 26 juin 2025. YVES HERMAN/REUTERS
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré, dimanche 13 juillet, que Bruxelles allait prolonger la suspension des contre-mesures aux droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium, alors que l’Union européenne (UE) cherche un accord pour éviter une taxe de 30 % sur tous ses produits.
« Les Etats-Unis nous ont envoyé une lettre avec des mesures qui entreraient en vigueur sauf s’il y a une solution négociée, c’est pourquoi nous prolongerons également la suspension de nos contre-mesures jusqu’au début du mois d’août », a déclaré Mme von der Leyen, tandis que la suspension de ces représailles aux droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium devait expirer dans la nuit de lundi à mardi.
Pour Ursula von der Leyen, l’UE a « toujours été très claire sur le fait [qu’elle préfère] une solution négociée. Cela reste le cas, et nous utiliserons le temps dont nous disposons maintenant jusqu’au 1er août ».
25 % de droits de douane sur l’acier et l’aluminium
Bruxelles a préparé des droits de douane sur des produits américains d’une valeur d’environ 21 milliards d’euros, en réponse aux droits de douane de 25 % imposés par le président américain, Donald Trump, sur les importations d’acier et d’aluminium plus tôt cette année. Mais elle a annoncé en avril suspendre ces mesures pour laisser la place à un accord commercial plus large avec l’administration Trump.
L’Europe avait réagi en critiquant cette décision, tout en se disant toujours prête à continuer à travailler sur un accord. « Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder les intérêts de l’UE, y compris l’adoption de contre-mesures proportionnées si cela s’avère nécessaire », avait tout de même prévenu la présidente de la Commission européenne.
Que ce soit pour acheminer du matériel, évacuer des blessés ou bien même monter à l’assaut des positions ennemies en Ukraine, les images de soldats russes ayant recours à des motos ou à des véhicules civils se multiplient. Loin d’être prises d’un accès de folie généralisé, les troupes de Moscou s’adaptent et improvisent pour faire face au manque grandissant de véhicules blindés.
La Russie a pourtant augmenté ses capacités industrielles de production en la matière et ce sont près de 300 chars neufs qui sortiraient désormais de ses usines chaque année. L’immense parc soviétique est également mis à contribution et certains véhicules modernisés. Mais cela reste insuffisant au regard des pertes. Selon les décomptes de spécialistes effectués sur la base d’images authentifiées, 3 500 chars et 8 000 véhicules de combat d’infanterie auraient été détruits par l’armée ukrainienne depuis le début de l’invasion.
Cette dé-mécanisation s’explique néanmoins par d’autres facteurs. Les évolutions du champ de bataille, et en particulier l’omniprésence de drones, qu’ils servent à des fins d’observation ou bien pour effectuer des frappes précises, rend presque caduque l’utilisation de véhicules blindés, peu discrets, lents et difficiles à manœuvrer par nature. Les déplacements à motos et en véhicules civils permettent au contraire de miser sur la vitesse et la manœuvrabilité.
La cheffe d’Etat du principal partenaire commercial des Etats-Unis est en effet rodée à l’exercice : depuis le retour de M. Trump au pouvoir, le 20 janvier, son administration a fait 12 annonces de taxes douanières visant directement ou indirectement le Mexique, incluant des ultimatums, des attaques ciblées sur certains produits – l’acier, l’aluminium ou les tomates, notamment – et des volte-face de dernière minute.
Dans sa treizième annonce, Donald Trump a justifié les droits de douane par le trafic de fentanyl, cet opiacé synthétique responsable d’une épidémie d’overdoses aux Etats-Unis. « Le Mexique n’en fait pas assez », a-t-il asséné dans sa lettre à Claudia Sheinbaum, dont le gouvernement a pourtant arrêté et livré des dizaines de narcotrafiquants au gouvernement des Etats-Unis, et a multiplié les saisies de fentanyl, parvenant à réduire de 40 % la contrebande de cette drogue vers le pays voisin en quelques mois.
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L’optimisme était à son comble mais, une semaine après les déclarations quasi triomphantes de l’administration américaine sur la perspective d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et la visite officielle du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, aux Etats-Unis, il a été remplacé par un silence pesant. Jeudi 10 juillet, après quatre jours de rendez-vous avec l’administration américaine à Washington, et au moins deux entrevues avec le président Donald Trump, le chef du gouvernement est rentré en Israël sans accord.
Dans un communiqué publié à la fin de cette rencontre, qu’il décrit lui-même comme « historique », le dirigeant israélien a précisé : «Ce dont nous avons convenu, le président Trump et moi, sur les questions concernant Gaza, la région et même au-delà, sera abordé prochainement.» Dimanche, Benyamin Nétanyahou n’avait encore donné aucun détail supplémentaire sur le contenu de ces discussions.
Des panneaux avec le portrait du président Donald Trump lors d’une manifestation pour un cessez-le-feu, au boulevard Begin, à Tel Aviv, le 12 juillet 2025. LUCIEN LUNG/RIVA PRESS POUR « LE MONDE »
Tout avait pourtant bien commencé. Le 2 juillet, une semaine après la fin du conflit avec l’Iran et cinq jours avant l’arrivée du dirigeant israélien à la Maison Blanche, sur son propre réseau social, Donald Trump s’est répandu en félicitations sur le rendez-vous « long et productif » de ses conseillers avec le gouvernement israélien, qui venait d’accepter le principe d’un cessez-le-feu temporaire de soixante jours, avec l’assurance d’engager des discussions sur un arrêt définitif de la guerre. Dans une ronde désormais bien connue, des équipes de négociateurs de chaque camp se sont retrouvées à Doha, avec les médiateurs qataris, à qui le Hamas venait de transmettre sa « réponse positive » à une nouvelle série de discussions.
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L’historienne Malika Rahal, à Paris, en 2021. CHARLOTTE KREBS/OPALE.PHOTO
Quand on pense au métier d’historien, une image vient généralement à l’esprit : celle d’un savant solitaire, féru de vieux documents, plongé dans les archives, tel Michelet au XIXe siècle, scrutant « ces papiers, ces parchemins laissés là depuis longtemps ». Son autoportrait en fouilleur acharné d’archives fit beaucoup pour nous léguer cet imaginaire. Malika Rahal incarne une autre façon de faire de l’histoire, à l’écoute des voix contemporaines. La directrice de l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP) a fondé son travail sur des entretiens avec des témoins. Sans jamais négliger les textes, mais en les prenant comme point de départ pour interroger les acteurs de l’histoire, parfois capables de combler par la parole les silences des écrits officiels ou d’en éclairer les non-dits.
Dans le lumineux bureau du campus Condorcet, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), où elle reçoit « Le Monde des livres », se reproduit un rituel qu’elle a mené cent fois : installer un enregistreur, partager un thé, mettre en confiance son interlocuteur. Et pourtant, cette fois, c’est la chercheuse qui se confie au micro, racontant ses débuts d’historienne du temps présent, cette histoire « dont les témoins sont encore vivants », et qu’on peut dès lors aller rencontrer. Des discussions essentielles pour dépasser les limites de certaines sources écrites : « L’histoire orale n’est pas une nécessité absolue dans ce domaine, dit-elle, mais, dans ma propre pratique, c’est vraiment central : quand on travaille sur des questions pour lesquelles les archives ne disent pas grand-chose ou sont très problématiques, il faut avoir le point de vue des témoins. »
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Madeleine Leguedey chez elle, à Versailles, le 23 juin 2025. JACQUES POSTEL
Madeleine Leguedey n’oubliera jamais cette farandole endiablée, devant la grille d’honneur du château de Versailles. Il faisait si beau, ce matin du samedi 14 juillet 1945. Avec ses copains Yves, Bernard, Gilberte, Denise et Alain, l’adolescente avait tourné et zigzagué jusqu’à en perdre haleine. Accélérant la cadence, les garçons entraînaient les filles, dont les robes évasées virevoltaient de plus belle.
Qu’est-ce qu’ils avaient ri ! « Oh oui, c’est vrai, on riait tout le temps. Je me souviens bien de cette merveilleuse journée. Notre petite bande s’amusait pour un rien. On se sentait tellement libres, vous comprenez ? » Bien sûr, on comprend. Ce 14-Juillet est le premier depuis la capitulation nazie signée le 8 mai 1945, la guerre est enfin achevée en Europe. Multipliant les superlatifs, la presse de 1945 évoque, au choix, « le 14-Juillet de la paix », « le 14-Juillet de la victoire » ou, plus patriote, « le 14-Juillet de France ».
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La ministre de la justice américaine, Pam Bondi, lors d’une audience au Capitole, à Washington, le 25 juin 2025. NATHAN HOWARD/REUTERS
Un spectre a plané le 11 et le 12 juillet sur la jeunesse MAGA (Make America Great Again) rassemblée à Tampa, en Floride, autour du polémiste conservateur Charlie Kirk, fondateur du mouvement Turning Point USA, et qui s’est fait un nom par son activisme dans les universités. Celui de Jeffrey Epstein, le financier retrouvé mort en 2019 dans sa cellule, où l’avaient conduit des accusations de pédocriminalité.
Après avoir échafaudé des années durant des théories aux accents complotistes dénonçant l’opacité qu’entretiendrait autour de cette affaire un « Etat profond », et l’impunité supposée de puissants, une partie des influenceurs MAGA a réagi brutalement à la publication d’un mémorandum lapidaire, lundi 7 juillet, par le département de la justice. Il concluait à l’absence de preuves attestant d’un chantage de Jeffrey Epstein contre des personnalités influentes pouvant être compromises dans son réseau d’exploitation sexuelle d’adolescentes. Le mémorandum niait également l’existence d’une « liste de clients » de Jeffrey Epstein, et confirmait la thèse d’un suicide en prison.
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Après l’orage, une pluie d’échanges. Après un samedi soir marqué par une virulente tempête, qui a précipité la fin des festivités, intervenants et spectateurs étaient bien de retour, revigorés, pour la dernière journée du Festival international de journalisme 2025, dimanche 13 juillet.
L’événement organisé par le Groupe Le Monde (Le Monde, Courrier international, le HuffPost, Télérama et La Vie) et L’Obs, qui se tient chaque année à Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne), un village de 360 habitants en bord de fleuve, a rassemblé 9 500 personnes sur trois jours.
Au milieu des 250 conférences, ateliers ou spectacles, il a fait la part belle aux rencontres avec des non-francophones : en témoignent celles de dimanche avec Ann Telnaes, dessinatrice de presse américaine, qui a démissionné en janvier du Washington Post à la suite de la censure de l’un de ses dessins, et l’activiste canado-américain Paul Watson, fondateur de l’ONG Sea Shepherd.
Paul Watson répond aux questions de la « P’tite Rédac’ », lors du Festival international de journalisme, à Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne), le 13 juillet 2025. CAMILLE MILLERAND/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
L’un des fils rouges du festival a donné la parole à des journalistes étrangers, mais qui travaillent depuis la France. Lors des rencontres quotidiennes du « club des correspondants », menées par Courrier international, ils ont abordé leur vision du concept très français d’outre-mer, ou de la figure diplomatique d’Emmanuel Macron.
« Un certain immobilisme »
Après l’idylle de 2017, quand les médias allemands le présentaient comme « une rock star qui libérait l’Europe des nationalismes », selon Annika Joeres, correspondante de Die Zeit en France, les médias européens ont ensuite souligné sa volonté parfois caricaturale de se présenter en diplomate en chef de l’Europe. « Macron parle souvent au nom des Européens mais on se demande à quel titre il peut le faire, et ce n’est pas suivi par des résultats tangibles », estime Stefano Montefiori, correspondant à Paris du Corriere della Sera, premier journal italien. « Sa ligne diplomatique reste le seul sujet où il est assez populaire, ajoute Paul Ackermann, correspondant à Paris du quotidien suisse LeTemps. Mais personne n’écoute car il paie la faiblesse du poids de la France et de l’Europe dans le monde d’aujourd’hui. »
Dimanche, leur regard était interrogé sur les violences sexistes et sexuelles, dans la suite des nombreuses affaires (Depardieu, Pelicot, Bétharram, Le Scouarnec) qui ont été couvertes par des médias du monde entier. « Il y a une libération de la parole qui a été plus grande en France qu’ailleurs en Europe », en Suisse ou en Allemagne, estime Paul Ackermann. Pendant longtemps, « il y a eu énormément d’impunité sur le sujet en France, qui est un pays conservateur qui a mis beaucoup de temps à se réveiller », juge de son côté Adeline Percept, journaliste à la RTBF.
Les journalistes Paul Ackermann et Adeline Percept, lors de la conférence « Le club des correspondants : la France face aux violences sexuelles et sexistes » du Festival international de journalisme, à Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne), le 13 juillet 2025. CAMILLE MILLERAND / DIVERGENCE POUR LE MONDE
Ces correspondants ont aussi pu décrire la vie politique hexagonale, et les crises qui traversent notre société. « Je remarque un certain immobilisme dans la politique française, on ne va pas arriver maintenant à régler des problèmes qui durent depuis des dizaines d’années, juge Stefano Montefiori. On a l’impression qu’on attend 2027. »
Une « convention citoyenne »
La politique était d’ailleurs l’objet de l’une des thématiques du festival, qui a beaucoup attiré : « Faut-il changer de République ? » Lors des conférences de ce cycle, comme lors des débats évoquant l’Amérique de Donald Trump, ou des rencontres avec des journalistes racontant leurs enquêtes, tel Fabrice Arfi de Mediapart, il était fréquent de ne pas pouvoir trouver de siège, ni même de botte de paille, pour s’asseoir au milieu des jardins et des champs du village.
La thématique politique a notamment questionné la désaffection des Français envers cette matière. « Je ne crois pas qu’il y ait un désintérêt politique mais un problème avec l’élection et la représentation, a développé Bastien François, professeur de sciences politiques à l’université Paris-I. On n’a jamais vu de tels niveaux de défiance en vingt ans, et il y a une tendance récente qui est que les abstentionnistes viennent davantage qu’avant des catégories supérieures et cultivées. »
Des ateliers menés durant trois jours avec des festivaliers intéressés par le sujet, rassemblés dans une « convention citoyenne », ont abouti dimanche à la présentation de propositions pour repenser les institutions, en tenant compte de l’ensemble de la société.
Salhia Brakhlia, Laélia Véron et Thomas Snégaroff lors de la conférence « Peut-on encore débattre ? » du Festival international de journalisme, à Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne), le 13 juillet 2025. CAMILLE MILLERAND/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
Renouer le dialogue entre l’ensemble des Français est d’ailleurs la question qui a le plus parcouru cette édition du festival. Dans une France divisée, peut-on encore débattre ? Salhia Brakhlia et Thomas Snégaroff, journalistes audiovisuels habitués aux débats, se sont inquiétés de la multiplication des hommes et femmes politiques qui remettent en question la crédibilité des journalistes, alors même qu’ils les confrontent à des faits avérés.
Ils ont aussi expliqué la manière dont ils tentent d’éviter le clash, omniprésent sur les chaînes d’information en continu, notamment lorsqu’ils composent leurs plateaux d’invités. « Le clash est un débat stérile, qui ne produit rien. J’essaie de créer une conversation apaisée, comme un dîner dont je serais l’hôte, explique Thomas Snégaroff. Mais attention, la conflictualité peut être porteuse de progrès ! »
Lors de la conférence « Peut-on encore débattre ? » du Festival international de journalisme, à Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne), le 13 juillet 2025. CAMILLE MILLERAND/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
Là aussi, le public était nombreux, mais bien conscient qu’il est plus facile de débattre dans un certain entre-soi, avec un public à l’âge moyen assez avancé et aux sensibilités souvent à gauche. « Vous prêchez devant une population déjà convertie, il n’y a pas vraiment de contradicteurs », lance un festivalier aux intervenants de cette table ronde sur le thème du débat. Réponse du tac au tac de Laélia Véron, linguiste et chroniqueuse sur Radio Nova : « Vous êtes venu écouter un débat et pas un clash, c’est peut-être pour ça que vous êtes venu aussi. »
Des participants au Festival international de journalisme, à Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne), le 13 juillet 2025. CAMILLE MILLERAND/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
L’Italien Jannik Sinner reçoit le trophée récompensant le vainqueur du simple messieurs de Wimbledon, après sa victoire contre Carlos Alcaraz, dimanche 13 juillet 2025, à Londres. KIRILL KUDRYAVTSEV/AFP
La « machine » a dompté l’« artiste ». Impressionnant de puissance, Jannik Sinner a battu Carlos Alcaraz en quatre sets (4-6, 6-4, 6-4, 6-4), dimanche 13 juillet, en finale de Wimbledon. C’est le quatrième tournoi du Grand Chelem que remporte l’Italien, après l’Open d’Australie, en 2024 et en 2025, et l’US Open en 2024. Plus régulier que son adversaire, il a déjoué les pronostics, car l’Espagnol, qui restait sur 24 victoires de rang et avait les faveurs du public londonien, était le favori de ce match.
Jannik Sinner prend surtout sa revanche après sa défaite le 8 juin en finale de Roland-Garros, lors de laquelle Carlos Alcaraz avait effacé trois balles de match. Un revers après cinq heures et vingt-neuf minutes d’un combat intense dont l’issue aurait pu le marquer psychologiquement. Mais il n’en a rien été. Le numéro un mondial est le premier vainqueur italien de Wimbledon, hommes et femmes confondus.En dépit du résultat du jour, Carlos Alcaraz, qui fait à 22 ans l’amère expérience de la défaite en finale d’un Majeur, mène toujours par huit victoires à cinq dans leurs face-à-face.
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