Les corps d’un couple de septuagénaires et de leur fille, tués par balles, ont été découverts à leur domicile dans une commune des Hautes-Alpes, ont annoncé dimanche 20 juillet à l’Agence France-Presse la procureure de Gap et la gendarmerie.
Le couple « né dans les années 1950 et leur fille adulte » ont été retrouvés « morts par balle » en fin de journée à la Bâtie-Neuve, à 10 km de Gap, a précisé la procureure Marion Lozac’hmeur, confirmant une information de la chaîne locale BFM DICI.
Selon la gendarmerie, la fille du couple a une trentaine d’années. Les trois corps ont été retrouvés au domicile du couple. L’âge exact des trois membres de la famille n’a pas été précisé, ni si la fille résidait habituellement chez ses parents.
L’enquête a été confiée à la brigade de recherche de Gap
Les gendarmes ont été appelés par les pompiers vers 18 h 30, et les « constatations sont actuellement en cours, avec l’appui et le soutien de deux techniciens en investigation criminelle du groupement des Hautes-Alpes », a précisé, dans la soirée de dimanche, la gendarmerie.
« Aucune hypothèse n’est écartée à ce stade », a-t-elle ajouté. La brigade de recherche de Gap a été chargée de l’enquête.
Un médecin légiste venant de Grenoble est attendu sur place, selon la procureure, qui communiquera davantage « vraisemblablement » lundi « à la lumière des nouveaux éléments recueillis ».
La Bâtie-Neuve, 2 600 habitants, est située dans le sud des Hautes-Alpes, à proximité des stations de ski et du lac très touristique de Serre-Ponçon. La localité et ses hameaux s’étendent sur une vaste superficie à une altitude allant de 800 m à 2 400 m.
Une personne est morte et six autres ont été blessées au cours des violents orages qui ont frappé l’est de la France dimanche 20 juillet, dans l’après-midi. Les intempéries ont également causé d’importants dégâts, alors que sept départements du Sud-Est restent en vigilance orange orages et huit en vigilance pluie-inondation jusqu’à lundi matin.
En Saône-et-Loire, où de nombreuses toitures ont été endommagées ou arrachées, une personne est morte après être « tombée de son échelle de 5 mètres » en intervenant sur son toit à Saint-Cyr, et une autre personne a été grièvement blessée en chutant de son toit à Devrouze, « en lien avec l’épisode orageux », ont précisé à l’Agence France-Presse (AFP) les pompiers, qui ont recensé 280 interventions sur le département.
En Savoie, deux personnes ont été grièvement blessées et trois plus légèrement par un arbre qui est tombé sur leur voiture sur une route départementale de la commune de Flumet dimanche soir, ont dit les pompiers à l’AFP. Les victimes, qui ont dû être désincarcérées du véhicule, ont été transportées à l’hôpital d’Albertville, ont-ils ajouté.
Des rafales jusqu’à 105 km/h dans le Jura
Dans le Jura, où les rafales de vent ont atteint jusqu’à 105 km/h localement, les orages ont nécessité 130 interventions des sapeurs-pompiers et 4 800 personnes étaient privées d’électricité, selon la préfecture.
Les interventions des pompiers, de la gendarmerie, des gestionnaires de voirie et du Conseil départemental « se poursuivent pour rétablir la circulation sur les routes » où des arbres sont tombés, a-t-elle encore précisé à 22 heures.
Sur les réseaux sociaux, des images montrent des vents violents, des chutes de grêle et des arbres couchés sur les routes dans les départements concernés. Dans l’Allier, de violentes rafales ont « tourbillonné » et endommagé ou arraché des toitures sur plusieurs communes, ont rapporté les pompiers à l’AFP.
Donald Trump, à la Maison Blanche, le 16 juillet 2025. EVAN VUCCI / AP
Des « idiots » qui « font le jeu des démocrates » : c’est ainsi que Donald Trump a qualifié, mercredi 16 juillet, ceux qui, dans son camp, critiquent la gestion par son administration du dossier Epstein, du nom de ce financier américain mort avant d’être jugé pour exploitation sexuelle de mineures.
Le président américain a tenté une nouvelle tactique pour contrer la polémique née d’un récent rapport publié par le ministère de la justice sur l’affaire Epstein. Une partie de sa base partisane lui reproche de manquer de transparence. « Tout ça est une vaste fumisterie, c’est orchestré par les démocrates. Et quelques républicains stupides et idiots tombent dans le panneau », a-t-il attaqué quand il a été interrogé sur l’affaire Epstein dans le bureau Ovale, où il recevait, mercredi, le prince héritier de Bahreïn.
Donald Trump fait face à la plus sérieuse division de son socle de fidèles partisans depuis son retour à la Maison Blanche, en janvier, sur fond de soupçons que son administration couvre des éléments du dossier de Jeffrey Epstein pour protéger de riches et puissantes personnalités.
La mort du financier américain, retrouvé pendu dans sa cellule à New York en 2019 – au cours du premier mandat de Donald Trump – avant d’être jugé, a alimenté nombre de théories complotistes. Une frange de la droite américaine soutient sans preuve qu’il aurait été assassiné pour empêcher des révélations impliquant des personnalités de premier plan. Des figures proches du mouvement « Make America Great Again » (MAGA) militent depuis des années pour la publication d’une supposée liste secrète de clients de Jeffrey Epstein. Ces soutiens trumpistes espéraient des réponses à leurs questions avec le retour au pouvoir du milliardaire, son administration s’étant engagée à « lever le voile » sur cette affaire « répugnante ».
Mais il y a une dizaine de jours, le ministère de la justice et la police fédérale, le FBI, ont établi dans un rapport commun qu’il n’existait pas de preuve de l’existence d’une telle liste ni d’un chantage envers certaines personnalités. Ils ont également écarté la thèse de l’assassinat de Jeffrey Epstein et ils ont confirmé son suicide. Ils ont enfin déclaré qu’ils ne communiqueraient pas d’informations supplémentaires sur l’enquête, compte tenu de ces éléments. Des annonces qui ont entraîné un déferlement de messages furieux venant de comptes « MAGA » sur les réseaux sociaux.
« Je ne veux plus de leur soutien »
Aux républicains qui remettent en cause la ligne de la Maison Blanche, Donald Trump a lancé, mercredi matin, sur sa plateforme Truth Social qu’ils étaient d’« anciens partisans qui ont tout gobé à ces conneries ». « Laissez ces mauviettes faire le jeu des démocrates (…) parce que je ne veux plus de leur soutien ! », a-t-il cinglé. « Ils sont stupides », a insisté le président républicain à la mi-journée, s’exprimant dans le bureau Ovale.
Puis il s’est lancé dans une énumération de ce qu’il considère comme ses réussites économiques et diplomatiques depuis six mois, et s’est plaint qu’au lieu de ça, les gens « parlent d’un type qui avait manifestement de très sérieux problèmes et qui est mort il y a trois ou quatre ans ». Désavoue-t-il ceux qu’il qualifie d’« anciens » partisans ? « Non, mais j’ai grandement perdu la foi en certaines personnes », a-t-il répondu.
Newsletter
« A la une »
Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »
S’inscrire
Avant sa victoire électorale, en novembre 2024, Donald Trump – une des célébrités qui ont été amies avec Epstein, mais qui nie s’être rendue dans sa résidence caribéenne des îles Vierges – avait assuré n’avoir « aucun problème » à ce que son dossier soit publié. Il a répété mercredi que sa ministre de la justice, Pam Bondi, pouvait en rendre public « tout ce qui est crédible ». Mais cela n’a pas fait taire la fronde de certains de ses proches alliés. « Je dis depuis longtemps qu’on devrait tout publier », a fait observer le sénateur républicain du Texas Ted Cruz.
« La question n’est pas Epstein ou la gauche. Il s’agit de crimes commis contre des enfants », a insisté l’ancien général Michael Flynn, ex-conseiller à la sécurité nationale sous le premier mandat de Donald Trump – qui avait démissionné pour avoir menti au FBI à propos de contacts avec la Russie – et adepte des théories complotistes.
Marcel Ravin, chef du restaurant gastronomique Blue Bay, à Monaco, le 17 avril 2025. VINCENT WALKER
L’ancien trois étoiles Olivier Roellinger a une théorie séduisante. Il prétend que les cuisiniers déracinés comptent parmi les meilleurs, parce qu’ils mettent tout en œuvre pour retrouver les saveurs de leur enfance. On pense très fort à cette hypothèse quand Marcel Ravin nous fait la visite de ses terres d’adoption, à l’ombre du Monte-Carlo Bay, le palace qui dévoile ses hautes tours ocre sur la presqu’île du Larvotto, à Monaco. Le resort a conquis 4 hectares sur la mer, étalant son décor de péplum – colonnades, arcades… –, ses équipements de luxe – un faux lagon au fond couvert de vrai sable – et son restaurant gastronomique, le Blue Bay, pour grignoter un peu du cyan de la Méditerranée.
Marcel Ravin a grandi à plus de 7 000 kilomètres de là, face à d’autres nuances de bleu. Le chef de 54 ans puise toujours dans les saveurs et les parfums de son île d’origine, la Martinique, qu’il évoque dans un ouvrage assaisonné d’une pointe de nostalgie : D’un rocher à l’autre. Itinéraire d’un chef (La Martinière, 2012). Son monde d’alors est très loin de celui des palaces. Il s’enracine dans la terre battue d’une case de la commune du Diamant.
Il vous reste 84.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Tout l’été, « Le Monde des livres » continue de vous recommander des lectures délectables, stimulantes, prenantes, pour ne pas laisser des livres précieux dans l’ombre avant la déferlante de la rentrée littéraire. Tels le dernier tome du Journal du grand dramaturge suédois Lars Noren, emporté par le Covid-19 en 2020 ; une passionnante anthologie de textes de consolation, écrits entre l’Antiquité et le XVIIe siècle ; le retour de l’Iguane, tueur insaisissable créé par l’auteur de thrillers italien Carlo Lucarelli ; ou l’hommage tendre et lucide que l’autrice d’origine iranienne Yassaman Montazami rend à sa mère avec son deuxième roman, Dans une autre vie.
JOURNAL. « Journal d’un écrivain 2019-2020 », de Lars Noren
Lars Noren tenait son journal depuis 1977. Il lui était aussi indispensable que de respirer. Le Covid-19 y a mis fin : Lars Noren en est mort le 26 janvier 2021. Il était l’auteur dramatique suédois le plus important depuis August Strindberg (1849-1912), et son nom avait circulé parmi les possibles lauréats du prix Nobel de littérature.
Pour Lars Noren, écrire chaque jour ou presque revient à laisser « comme une croix rouge sur les endroits où nous avons été assis, où nous serons assis ». Son journal compte plus de 6 000 pages, réparties en cinq tomes. Dans celui-ci, s’il n’en a pas fini avec les démons qui l’ont mené, jeune homme, à l’asile psychiatrique, il semble mieux se supporter. La vieillesse est à l’œuvre. Il a 75 ans, deux filles adultes et une de 10 ans. Avec l’écriture, elles sont sa raison de vivre et le deviennent plus encore quand le Covid-19 frappe l’Europe, fin février 2020.
Le journal entre alors dans un autre temps, celui de la paix fragile. Lars Noren note que sa capacité pulmonaire est réduite. Ses pas sont plus lents, mais il voyage loin, dans son fauteuil. Il vit seul, se garde de tomber amoureux, mais éprouve un très étrange amour pour F., une comédienne de la Comédie-Française, où sa pièce Poussière a été créée en 2018.
Il vous reste 69.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le parvis de la Sagrada Familia, à Barcelone, fourmille de monde. En ce dimanche de mai, des groupes se pressent autour de leur guide, avant de pouvoir entrer dans la célèbre cathédrale de Gaudi. Des touristes brésiliens portent un blouson bleu marine siglé MSC, le nom de la compagnie de croisière suisso-italienne qui les a amenés jusqu’à la capitale catalane. Ils sont pressés : ils ne doivent pas rater le « tous à bord », à 18 heures, le moment exact où leur navire repartira. Avec ou sans eux.
Un groupe de lycéens d’Almeria (Espagne), en croisière sur le « Costa-Smeralda », attend une navette pour une excursion dans Marseille, le 3 mai 2025. SANDRA MEHL POUR « LE MONDE »
Des bus de croisiéristes patientent en double file devant le monument le plus visité de Barcelone. Le terminal est à 7 kilomètres et la circulation est dense. Ce jour-là, sept paquebots font escale dans la cité catalane, transportant au total 26 000 vacanciers : Allure-of-the Seas, MSC Seaview, Costa-Smeralda, Norwegian-Breakaway, Mein-Schiff-1… Ces géants de 300 mètres de long sont arrivés tôt le matin et repartiront en fin d’après-midi, suivant un ballet devenu ordinaire.
Barcelone est le plus gros port d’escale des croisières en Méditerranée : 3,6 millions de vacanciers des mers y ont débarqué en 2024. Ils sont minoritaires parmi les 15,6 millions de touristes accueillis chaque année, mais ils sont en hausse de 44 % en dix ans, au point de cristalliser le mécontentement des habitants. Selon la dernière enquête menée pour la mairie auprès de 2 200 personnes, 65 % d’entre elles estiment qu’il faut limiter le nombre de croisiéristes dans la ville ; elles étaient 51 % deux ans plus tôt.
Il vous reste 85.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Phil Mickelson, sur le 14ᵉ trou du Royal Portrush, en Irlande du Nord (Royaume-Uni), le 15 juillet 2025. MAJA SMIEJKOWSKA / REUTERS
Le journaliste américain Alan Shipnuck a beau couvrir l’actualité du golf depuis plus de trente ans, s’être rendu à des dizaines de tournois auxquels a participé Phil Mickelson, l’avoir interviewé de manière plus ou moins formelle à de multiples reprises, son constat est simple : « Après trois décennies, Mickelson reste une énigme », écrit-il à la fin de la biographie – sortie en juin en France – qu’il consacre au célèbre golfeur californien (Phil Mickelson, la face cachée de l’ex-numéro 2 mondial, Talent éditions, 368 p., 22,90 euros).
La conclusion d’Alan Shipnuck est un petit excès de modestie, car son livre permet d’en apprendre beaucoup sur « Lefty », ce droitier maniant les clubs de la main gauche, de ses débuts dans le jardin familial de San Diego (Californie) jusqu’aux greens les plus prestigieux de la planète, sur lesquels il a notamment conquis six Majeurs, l’équivalent des tournois du Grand Chelem en tennis. A 55 ans, Phil Mickelson n’est plus cité parmi les favoris quand il place sa balle sur le tee de départ. Mais il sera tout de même en lice pour le dernier Majeur de la saison, le British Open, organisé du jeudi 17 au dimanche 20 juillet sur le parcours du Royal Portrush, en Irlande du Nord (Royaume-Uni).
Exemple de longévité, Mickelson a aussi été considéré comme un phénomène de précocité à ses débuts sur le circuit. Jusqu’à ce que Tiger Woods, de cinq ans et demi son cadet, viennent bouleverser le monde du golf. Difficile de faire meilleure dualité que celle entre le pragmatique Woods et le flamboyant Mickelson. « Phil veut frapper un coup incroyable, mais tout ce que veut Tiger, c’est frapper un bon coup », résume un fin connaisseur de la petite balle blanche interrogé par Alan Shipnuck.
La relation entre Woods et Mickelson – passée de la rivalité cordiale à une franche haine, puis à une amitié – est un des fils rouges du livre. Tout comme la propension de Mickelson à saboter lui-même sa réputation. A chaque fois qu’il a fait la « une » des médias sportifs pour ses exploits, « Lefty » s’est aussi fait une place dans la presse à scandale, comme lorsque son nom a été cité dans une affaire de délit d’initiés, en 2016.
Quarante millions de dollars dilapidés en paris
La passion (ou plutôt l’addiction) de l’Américain pour les jeux d’argent – qui l’a obligé à suivre une thérapie – a aussi parfois occulté ses performances. Certaines des anecdotes égrainées par Alan Shipnuck prêtent à sourire, comme l’histoire de l’oreillette et de la radio que Mickelson a cachées sous ses vêtements, en 2001, en plein tournoi, pour suivre le Super Bowl – la finale du championnat de football américain – sur lequel il avait misé 20 000 dollars, qui lui en ont finalement rapporté 560 000. Mais « la banque gagne toujours », rappelle l’auteur, et a même beaucoup gagné avec Mickelson, qui a dilapidé plus de 40 millions de dollars entre 2010 et 2014 dans les paris.
Pour éponger de telles pertes, le golfeur de San Diego a pu compter sur de juteux contrats de sponsoring et des gains en tournois colossaux. Une bonne partie de ces compétitions sont contées dans le livre d’Alan Shipnuck, à grand renfort de termes techniques et de détails. Les amoureux de golf apprécieront. Les novices dans la discipline risquent d’avoir plus de mal à ne pas décrocher, d’autant que les nombreux experts intervenant dans la biographie ne sont que trop rarement présentés, et difficilement identifiables pour un lecteur français.
Tête d’affiche du circuit dissident, le LIV Golf
Le plus frustrant dans Phil Mickelson, la face cachée de l’ex-numéro 2 mondial est peut-être son timing de publication. Traduction de Phil : The Rip-Roaring (and Unauthorized !) Biography of Golf’s Most Colorful Superstar (« Phil : la biographie délirante (et non autorisée !) de la superstar la plus haute en couleur du golf »), la version française, comme celle sortie aux Etats-Unis en 2022, s’interrompt au moment où l’argent du Moyen-Orient commence tout juste à dégouliner sur le monde du golf, avec la naissance d’un circuit professionnel dissident, le LIV Golf, lancé par l’Arabie saoudite,dont Phil Mickelson est l’une des premières têtes d’affiche.
« Ce sont des enfoirés terrifiants », avait pourtant confié le Californien à Alan Shipnuck, au sujet des Saoudiens, en novembre 2021. Ce qui n’a pas empêché Phil Mickelson d’aider activement à la création du LIV, sous prétexte de secouer le PGA Tour – le circuit professionnel nord-américain – en forçant ses dirigeants à mieux rémunérer les joueurs. Une fois encore, le choix du clivant « Lefty » n’a pas fait l’unanimité. Financièrement, Phil Mickelson y a trouvé son compte. Grâce à l’argent saoudien, il a culminé en tête du palmarès des golfeurs les mieux payés du monde en 2022, avec 138 millions de dollars, selon Forbes. Le Californien est encore 10e dans le classement publié en juin, alors que ses derniers succès remontent à 2021.
Une route inondée à la suite des pluies torrentielles, à Yesan (Corée du Sud), le 17 juillet 2025. YONHAP NEWS AGENCY/REUTERS
Ce sont les précipitations les plus importantes par heure depuis le début des relevés, en 1904, selon l’Agence météorologique nationale. Des pluies torrentielles frappent, jeudi 17 juillet, la frange ouest de la Corée du Sud. Si le pays connaît généralement de fortes pluies en juillet, pendant la mousson estivale, trois zones de la province de Chungcheong du Sud ont enregistré cette semaine des records de précipitations, selon les données météorologiques officielles.
La région de Seosan, au sud de Séoul, a été frappée par des précipitations atteignant 114,9 millimètres par heure, « un niveau généralement observé une fois tous les cent ans », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) un responsable de l’agence météorologique. Ces fortes pluies sont dues à « l’arrivée d’air chaud et humide le long de la bordure de l’anticyclone du Pacifique Nord, provoquant une forte instabilité atmosphérique », a-t-il ajouté.
Les chaînes de télévision sud-coréennes ont diffusé des images des graves inondations à Seosan, où l’eau a envahi commerces et immeubles d’habitation, et submergé des voitures garées.
Les habitants du comté de Hongseong, également situé dans la province du Chungcheong du Sud, ont reçu l’ordre d’« évacuer immédiatement vers un lieu sûr » tôt jeudi matin en raison des inondations causées par un cours d’eau voisin. Plusieurs écoles et crèches du comté ont également été fermées.
Trois morts dans la province de Chungcheong du Sud
Les dégâts après les pluies torrentielles à Yesan (Corée du Sud), le 17 juillet 2025. YONHAP NEWS AGENCY/REUTERS
Trois personnes ont été tuées jeudi dans la province de Chungcheong du Sud (Ouest), a, par ailleurs, rapporté le ministère de l’Intérieur et de la sécurité. Un chauffeur a été tué à Osan, à environ 50 kilomètres au sud de la capitale, Séoul, après qu’un mur de soutènement de 10 mètres de haut provenant d’un viaduc s’est effondré sur la route, écrasant sa voiture.
Les deux autres victimes sont identifiées comme des hommes âgés : l’un a été emporté par le courant, et l’autre retrouvé mort dans un appartement inondé en sous-sol.
La Corée du Sud est régulièrement touchée par des inondations pendant la mousson estivale, mais elle est généralement bien préparée et le nombre de victimes est relativement faible.
Les scientifiques affirment que le réchauffement climatique a rendu les phénomènes météorologiques plus extrêmes et plus fréquents dans le monde entier. La Corée du Sud a également subi des pluies et des inondations record en 2022, qui ont fait au moins 11 morts.
Le gouvernement avait déclaré à l’époque que ces précipitations étaient les plus importantes depuis le début des relevés météorologiques à Séoul, imputant les conditions météorologiques extrêmes au réchauffement climatique.
Henri Giscard d’Estaing, président du Club Med, lors de l’ouverture du Club Med de Charlevoix, à Petite-Rivière-Saint-Francois (Canada), le 29 novembre 2021. JACQUES BOISSINOT/ZUMA PRESS/MAXPPP
Dès le départ, le mariage semblait contre-nature. Le Club Med, ses « chefs de village » qui font la fête avec les clients, ses « gentils organisateurs » qui tutoient tout le monde, son héritage sea, sex & sun incarné par le film Les Bronzés (1978)… Tout un esprit assez éloigné de la culture chinoise. Et, pourtant, Henri Giscard d’Estaing, à la tête du Club Med depuis 2002, et Fosun, son propriétaire chinois depuis 2015, ont fait avancer ensemble leur barque pendant près de dix ans… Avant que la relation ne s’envenime en quelques mois.
Au point que, mercredi 16 juillet, Henri Giscard d’Estaing a annoncé à ses équipes sa démission de l’entreprise, qu’il avait intégrée en 1997, et organisé dans la foulée une conférence de presse. Un départ « contraint », explique-t-il, sur fond de « divergences » avec Fosun sur l’avenir du groupe et son management. Le tout, alors que ce fleuron du tourisme à la française est au mieux de sa forme : en croissance, le Club Med a réalisé 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, et dégagé une marge opérationnelle de 10 %. La toile de fond, c’est bien l’affirmation du leadership de Fosun, un conglomérat aux airs de colosse aux pieds d’argile, très endetté depuis la pandémie de Covid-19, qui peine à redresser la barre dans un contexte de ralentissement de la croissance chinoise.
Il vous reste 73.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Après l’incendie d’un centre commercial, à Al-Kout (Irak), le 17 juillet 2025. AHMED SAAD/REUTERS
Un incendie qui a ravagé dans la nuit un centre commercial de la ville de Kout, dans l’est de l’Irak, a fait 61 morts, a annoncé le ministère de l’intérieur jeudi 17 juillet. « Le tragique incendie a coûté la vie à 61 citoyens innocents, la plupart morts asphyxiés dans des toilettes. Parmi les victimes figurent 14 corps calcinés qui n’ont pas encore été identifiés », a précisé le ministère dans un communiqué. L’agence de presse officielle, INA, a cité une source médicale faisant état de 63 morts et 40 blessés.
L’incendie s’est déclaré tard mercredi soir, mais les causes restent inconnues, a précisé le gouverneur. Les ambulances continuaient à transporter des victimes jusqu’à 4 heures du matin, remplissant les lits d’un hôpital de Kout, à quelque 160 kilomètres au sud-est de Bagdad.
Un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) ayant vu des corps calcinés à l’hôpital a précisé que le centre commercial avait ouvert seulement cinq jours auparavant. Selon les premières informations, le feu aurait pris au premier étage du centre commercial Corniche Hypermarket et s’est propagé à l’ensemble du bâtiment de cinq étages. L’incendie a été maîtrisé, mais les pompiers poursuivent leurs recherches pour retrouver les personnes portées disparues, a-t-il déclaré. Des dizaines de personnes se sont rassemblées devant un hôpital, vérifiant chaque ambulance à son arrivée.
Les autorités ont ordonné une enquête sur les causes de l’incendie. Un survivant a affirmé qu’un climatiseur avait explosé. Des images partagées sur les réseaux sociaux ont montré des gens, y compris des enfants, appelant à l’aide du toit.
Journées de deuil et enquête
Le gouverneur de la province de Wasit, Mohammed al-Miyahi, a fait savoir que les autorités engageraient des poursuites contre le propriétaire du centre commercial. « Cette tragédie (…) impose une révision rigoureuse de toutes les mesures de sécurité », a-t-il souligné. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’incendie. Les premiers résultats seront communiqués dans un délai de quarante-huit heures, a déclaré le gouverneur. « Cette tragédie est un grand choc (…) et impose une révision rigoureuse de toutes les mesures de sécurité », a-t-il insisté.
Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national. Une « enquête approfondie » a été par la suite ordonnée par le premier ministre, Mohammed Chia Al-Soudani, afin d’identifier les « lacunes » et de prévenir de nouveaux drames. Le grand ayatollah Ali Sistani, la plus haute autorité de l’islam chiite en Irak, a, pour sa part, présenté ses condoléances aux familles des victimes, tout comme plusieurs pays dont l’Egypte, la France et l’Iran.
Les normes de sécurité sont souvent ignorées dans le secteur de la construction en Irak, un pays dont les infrastructures sont délabrées après des décennies de conflits. Les feux se multiplient durant l’été à travers le pays, où les températures avoisinent 50 degrés Celsius.
En septembre 2023, au moins 100 personnes avaient péri dans l’incendie d’une salle de mariage bondée, provoquant un mouvement de panique. En juillet 2021, un incendie dans l’unité Covid d’un hôpital du sud du pays avait fait plus de 60 morts.