« Aux Etats-Unis, le rejet du consensus scientifique sur le climat n’est sans doute qu’un avant-goût de ceux à venir sur le créationnisme ou les thérapies de conversion »

En quelques mois à peine, aux Etats-Unis, des centaines de chercheurs ont été licenciés, des projets majeurs sur le climat, la santé publique, la culture scientifique ou les vaccins ont été stoppés, des départements universitaires ont été fermés, des revues scientifiques discréditées, des comités d’experts dissous, des données effacées, des sites Web supprimés… Loin d’être limitée, comme on pouvait s’y attendre, aux sciences du climat ou aux sciences sociales, l’offensive s’avère globale et, selon les préceptes du Mandate for Leadership formulés par le think tank conservateur The Heritage Foundation, semble vouloir en finir avec l’idéal d’une science non utilitariste – un idéal forgé au lendemain de la seconde guerre mondiale avec « Science, the Endless Frontier »,célèbre rapport remis au président Roosevelt par son conseiller scientifique, Vannevar Bush, qui préconisait le soutien des Etats à la science en temps de paix.

Dans cette guerre éclair, l’administration Trump tente aujourd’hui une nouvelle manœuvre : prendre à revers la communauté scientifique en s’appuyant sur ses propres valeurs. Cette politique scientifique a trouvé son slogan : « Restoring Gold Standard Science ». Michael Kratsios, ancien collaborateur du libertarien Peter Thiel et actuel directeur du White House Office of Science and Technology Policy (OSTP), en a présenté les grandes lignes devant l’Académie nationale des sciences en mai. Une politique dite de « revitalisation », dont les principes généraux ont ensuite été formulés dans un ordre exécutif et précisés dans un mémorandum daté du 23 juin destiné aux agences fédérales.

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Qu’est-ce que la « Gold Standard Science » ? Il s’agit, nous dit-on, d’adopter « les normes les plus élevées en matière d’intégrité scientifique ». Là où la France, par exemple, qui a introduit l’intégrité scientifique dans le code de la recherche, laisse la liberté aux scientifiques de définir ces normes et leurs éventuelles variations, selon les domaines concernés, ici, rien de tel : est dite intègre, selon l’ordre exécutif, toute recherche financée sur la base de fonds fédéraux qui peut être décrite comme étant tout à la fois : 1) reproductible ; 2) transparente ; 3) capable de communiquer sur ses erreurs et ses incertitudes ; 4) développée de façon collaborative et interdisciplinaire ; 5) capable de douter de ses résultats et de ses a priori ; 6) structurée pour être réfutable ; 7) soumise à un contrôle impartial par des pairs ; 8) attentive aux résultats négatifs et 9) exempte de conflits d’intérêts. Un idéal d’intégrité en neuf critères dont le directeur de l’OSTP précisera plus avant l’esprit général devant les académiciens : « Au cœur des pratiques qui constituent le Gold Standard se trouvent une méfiance envers le consensus aveugle et une célébration du désaccord informé [informed dissent]. En effet, la crise de confiance envers les scientifiques découle de la crainte que les préjugés politiques ne prennent le pas sur la quête essentielle de la vérité. »

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La mort de Jérôme Peignot, écrivain, homme de radio et historien

Jérôme Peignot, à Paris, le 13 juin 1978. SOPHIE BASSOULS/BRIDGEMAN IMAGES

Jérôme Peignot, spécialiste de la typographie, écrivain éclectique et ancien animateur du « Masque et la Plume », sur France Inter, est mort à Paris le 19 juillet, à l’âge de 99 ans. Né dans la même ville le 10 juin 1926, il est le fils de la cantatrice Suzanne Peignot, liée au groupe des Six, et de Charles Peignot, héritier d’une grande lignée de typographes et directeur de la fonderie Deberny et Peignot (le grand affichiste Cassandre a créé pour elle une police d’écriture Peignot en 1937).

Adolescent, sous l’Occupation, Jérôme Peignot refuse de saluer l’écrivain collaborationniste Pierre Drieu la Rochelle que son père lui présente fièrement : « On ne serre pas la main de quelqu’un qui vient de signer dans Gringoire un “Hymne au soldat allemand”. » Son père lui répond par une gifle comme il n’en a jamais reçu. Il en faudrait davantage pour faire changer d’avis le lycéen, qui s’engage dans la Résistance.

Après des études à l’école Estienne et une licence en esthétique à la Sorbonne, Jérôme Peignot soutient un mémoire sur la calligraphie latine, prolongé trois décennies plus tard par un doctorat d’Etat. Tout en travaillant dans l’édition, il publie au Seuil, puis chez Gallimard, plusieurs romans au caractère autobiographique très marqué. Le troisième, L’Or des fous, lui vaut le prix Sainte-Beuve en 1962.

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Au Sahel, les attaques de drones par les djihadistes prennent une ampleur inédite

Un drone de fabrication chinoise de la marque DJI, à Los Angeles, en septembre 2019. ROBYN BECK/AFP

Au Sahel, la guerre des drones prend une ampleur sans précédent. Un rapport du Policy Center for the New South, un institut de recherche marocain, publié le 14 juillet, met en lumière l’intensification des attaques de ces engins menées par les groupes armés de la région, notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).

L’institut recense plus de 30 attaques confirmées impliquant des drones depuis septembre 2023, dont 82 % (soit 24 attaques) ont été concentrées entre mars et juin 2025. Parmi elles, l’assaut contre la base militaire malienne de Boulikessi, le 1er juin, où le GSIM a utilisé des drones pour larguer des explosifs et a revendiqué avoir tué plus de 100 soldats maliens.

Ces appareils, dont l’usage était jusque-là limité à la surveillance, à la reconnaissance et au renseignement, ont évolué pour devenir des armes capables de mener des frappes directes. En septembre 2023, le rapport indique que « le GSIM a conduit sa première attaque armée par drone, larguant deux engins explosifs improvisés sur des positions de Dan Na Ambassagou [une milice dogon qui combat les groupes djihadistes], à Bandiagara », dans la région de Mopti, au centre du Mali.

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L’emploi des seniors atteint un niveau record en 2024

Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargée du travail et de l’emploi, dans une agence France Travail, à Paris, le 4 février 2025. LUDOVIC MARIN / AFP

Un record battu et une barre symbolique franchie. En 2024, les seniors n’ont jamais été aussi présents sur le marché de l’emploi. La proportion de personnes de 60 à 64 ans occupant un poste est passée au-dessus de 40 %, atteignant 42,4 % – un niveau inégalé depuis qu’il est mesuré (soit depuis 1975). C’est ce que montre une note publiée, mercredi 23 juillet, par la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du travail. Un résultat susceptible de donner du baume au cœur du gouvernement puisqu’il cherche précisément à développer l’activité dans cette tranche d’âge.

L’enquête diffusée mercredi s’avère particulièrement intéressante car elle indique que la progression de l’emploi chez les sexagénaires « peut s’expliquer par l’entrée en vigueur de la dernière réforme des retraites ». Promulguée à la mi-avril 2023, celle-ci avait pour objectif de prolonger les carrières professionnelles en jouant sur deux paramètres : relever graduellement de 62 à 64 ans l’âge légal d’ouverture des droits à une pension pour les personnes nées à partir du 1er septembre 1961 et augmenter la durée de cotisation requise pour une retraite à taux plein chez certaines générations.

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Pluies et inondations : quatorze départements en vigilance orange mercredi et jeudi

A Paris, le 25 juin 2025. CHRISTOPHE DELATTRE / AFP

Quatorze départements, dont Paris et sa banlieue, sont placés en vigilance orange aux pluies et inondations à partir de 22 heures, mercredi 23 juillet, et jusqu’à jeudi, a annoncé Météo-France.

Cette vigilance orange concerne les départements de l’Aisne, de l’Aube, de l’Eure-et-Loir, du Loiret, de la Marne et de l’Yonne, ainsi que Paris et l’Ile-de-France (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise).

« Les pluies parfois orageuses vont devenir de plus en plus fréquentes sur les départements placés en vigilance orange pluie-inondation », écrit Météo-France dans son bulletin publié mercredi après-midi.

L’institut prévoit, lors de l’épisode, que des cumuls de pluie de 40 millimètres à 60 millimètres « seront souvent atteints ». « Localement 80 millimètres sont possibles », ajoute le centre de prévision. Cette alerte sera levée dans la journée de jeudi.

« L’ensemble de la région Ile-de-France est placé en vigilance orange », a écrit la Préfecture de police de Paris, sur le réseau social X. « Des averses orageuses sont attendues dès ce [mercredi] soir et durant la journée de jeudi. Soyez prudents et tenez-vous informés », poursuit la préfecture.

Ces quatorze départements ont également été placés en vigilance jaune aux orages, aux côtés de 66 autres départements, du Pas-de-Calais aux Bouches-du-Rhône. L’alerte sera levée entre mercredi et jeudi.

Le Monde avec AFP

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En Polynésie française, l’accord sur « un Etat de la Nouvelle-Calédonie » ravive le débat sur l’indépendance

Manuel Valls, ministre des outre-mer, est accueilli par les habitants, sur l’île de Rurutu, en Polynésie française, le 20 juillet 2025. MIKE LEYRAL/AFP

Quelques jours après avoir signé, le 12 juillet, l’accord de Bougival sur le futur statut de la Nouvelle-Calédonie, le ministre des outre-mer, Manuel Valls, a pu en mesurer les échos en Polynésie française, où il s’est rendu du 15 au 22 juillet. Des échos assourdis cependant, car, sur le territoire, terre très métissée, le nomadisme politique reste important, avec un vote traditionnellement clanique, influencé par le maire, la famille ou même les Eglises. Mais le combat politique des indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste a toujours été suivi de près par leurs homologues du Tavini huiraatira.

Les élus indépendantistes radicaux polynésiens voient dans le projet d’« Etat de la Nouvelle-Calédonie » un simple assouplissement de la position de la France, eux qui réclament aussi, sans succès, un processus de décolonisation. « L’Etat continue à camper sur ses positions et l’on va également camper sur nos positions, estime ainsi Antony Géros, président (Tavini huiraatira) de l’Assemblée de la Polynésie française depuis 2023. Mais la petite fenêtre d’espoir qu’il a ouverte montre que l’idée fait son chemin », s’est-il réjoui.

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Des particules de dioxyde de titane retrouvées dans le lait maternel et animal

Un mère allaitant son bébé, le 2 juin 2025, à Leipzig, en Allemagne. ELISA SCHU/DPA/SIPA

Après les pesticides, les métaux lourds, les polluants éternels, une nouvelle substance doit être ajoutée au cocktail toxique à surveiller dans notre organisme : le dioxyde de titane, notamment suspecté d’être cancérogène potentiel pour l’homme. Des particules de dioxyde de titane ont été détectées dans le lait maternel, des laits infantiles et du lait d’origine animale vendu dans le commerce, révèlent des travaux menés par des chercheurs de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et du CNRS, publiés, mercredi 23 juillet, dans la revue Sciences of the Total Environment.

Ces résultats sont d’autant plus alarmants que le dioxyde de titane est interdit dans l’alimentation sous forme d’additif (le très décrié colorant E171), depuis 2020 en France et 2022 au niveau européen. Longtemps utilisé comme colorant blanc et opacifiant dans l’alimentation (et en particulier les bonbons, chewing-gum, biscuits et crèmes glacées), le dioxyde de titane reste massivement employé dans une multitude de produits du quotidien : médicaments, dentifrices, crèmes solaires, maquillage, mais aussi emballages alimentaires, peintures, papier…

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Donald Trump lance son plan pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle aux Etats-Unis et son export

Donald Trump et David Sacks, à Washington, le 18 juillet 2025. NATHAN HOWARD / REUTERS

La Maison Blanche a dévoilé, mercredi 23 juillet, un plan d’action pour favoriser le développement de l’intelligence artificielle (IA) aux Etats-Unis, l’export de l’IA américaine et faire la chasse aux « biais idéologiques » dans les chatbots.

« Le président Trump a déclaré que l’avancement voire la domination des Etats-Unis dans l’intelligence était une priorité nationale », a rappelé, lors d’un point de presse téléphonique, David Sacks, principal conseiller de la Maison Blanche pour l’IA. « Nous sommes engagés dans une course à l’échelle mondiale pour prendre les devants dans l’IA », a-t-il expliqué, « et nous voulons que les Etats-Unis gagnent cette course ».

Ce plan d’action découle d’une large consultation des professionnels, chercheurs et usagers, lancée en février. Le président américain entend rompre avec la ligne adoptée par son prédécesseur, Joe Biden, partisan d’un essor contrôlé, avec un accent sur la sécurité et l’appréhension des risques.

La Maison Blanche dit avoir identifié quelque 90 mesures qui seront mises en œuvre « dans les prochaines semaines et mois », selon un communiqué. Elles sont rassemblées autour de trois axes.

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« Diplomatie IA »

Le premier vise à faciliter la construction de nouveaux centres de données (data centers), essentiels au fonctionnement de l’IA, et la réalisation de grands projets énergétiques pour répondre aux immenses besoins en électricité de ces data centers. De très nombreux centres de données sont déjà actuellement en chantier aux Etats-Unis. Le gouvernement Trump veut en particulier simplifier l’octroi de permis de construire et d’autorisations pour de nouveaux projets.

Le deuxième volet concerne la « diplomatie IA », selon l’expression de David Sacks. Elle implique, entre autres, la mobilisation de deux bras financiers des Etats-Unis pour le commerce international, l’Agence américaine de développement et de financement (FDC) et la Banque américaine d’import-export, afin qu’elles soutiennent les exportations d’IA américaine.

« Pour gagner cette course, il faut que les modèles [américains d’IA] soient utilisés dans le monde entier », a plaidé, lors du point presse téléphonique, Michael Kratsios, le directeur des questions scientifiques et technologiques à la Maison Blanche. « L’IA américaine doit être le standard de référence », a-t-il martelé.

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Diffusion de la technologie américaine

Donald Trump a fait de la diffusion à l’étranger de la technologie américaine, et de l’IA en particulier, une priorité. Il a contribué aux discussions qui ont amené les Emirats arabes unis à signer des contrats, en mai, avec OpenAI, Oracle et Nvidia pour la création de leurs propres infrastructures d’IA.

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La troisième ligne directrice forte du plan d’action ne porte pas sur la croissance de l’IA américaine, mais se veut une réponse à ce que Donald Trump voit comme l’émergence d’une intelligence artificielle générative avec un « biais idéologique ». Il entend ainsi interdire aux différents services, ministères et agences de son gouvernement d’acquérir des logiciels d’IA générative qui manifesteraient une idéologie.

Selon Michael Kratsios, il s’agit de « s’assurer que ces systèmes autorisent la liberté d’expression ». Un officiel américain a précisé que le « principal » biais idéologique relevait, selon la Maison Blanche, des initiatives encourageant la représentation et l’inclusion des minorités (DEI).

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Le Monde avec AFP

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Infox transphobe sur Brigitte Macron : le couple Macron attaque l’influenceuse américaine Candace Owens en justice

Candace Owens, à Irving (Texas) le 23 mars 2020. BUSINESS WIRE/AP

Réclamant un montant « exemplaire » de dommages et intérêts à déterminer lors d’un procès, le président français Emmanuel Macron et son épouse ont engagé, mercredi 23 juillet, des poursuites en diffamation devant un tribunal du Delaware, aux Etats-Unis, contre l’influenceuse Candace Owens. Depuis des mois, cette dernière relaye et exploite dans des vidéos l’infox transphobe selon laquelle Brigitte Macron serait « née homme ».

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Cette infox, resurgissant régulièrement en France sur les réseaux sociaux depuis la première élection d’Emmanuel Macron en 2017, a prospéré à l’étranger, en particulier aux Etats-Unis après que la blogueuse d’extrême droite s’en est emparée en mars 2024. Elle lui a donné un écho mondial encore plus retentissant en janvier dernier, avec la publication d’une série de vidéos intitulée Becoming Brigitte (« Devenir Brigitte »).

Les avocats du couple présidentiel français affirment dans la plainte que Candace Owens avait pleinement conscience de la fausseté de ces allégations et a systématiquement rejeté toutes les demandes de rectification, persistant dans sa « campagne de diffamation » pour « gagner en notoriété et faire de l’argent », soulignant qu’elle atteint à présent 6,9 millions d’abonnés sur son compte X et 4,7 millions sur YouTube.

Selon la fausse information à l’origine de cette affaire, très relayée en France par des mouvances mêlant complotistes, covido-sceptiques ou d’extrême droite, Brigitte Macron, née Trogneux, n’aurait jamais existé, mais son frère Jean-Michel aurait pris cette identité après avoir changé de sexe.

En France, deux femmes, Natacha Rey et Amandine Roy, qui l’avaient largement diffusée, ont été condamnées en septembre 2024 par la justice française à payer plusieurs milliers d’euros de dommages et intérêts à Brigitte Macron et 5 000 euros à Jean-Michel Trogneux. Mais elles ont été relaxées en appel le 10 juillet. Brigitte Macron et son frère se sont pourvus en cassation contre cette décision.

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Le Monde avec AFP

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Guerre commerciale entre l’Union européenne et les Etats-Unis : un accord asymétrique se dessine

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le commissaire au commerce de l’Union européenne, Maros Sefcovic, à Bruxelles, le 9 juillet 2025. JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP

Ursula von der Leyen a beau être en Asie, où elle doit participer, jeudi 24 juillet, à un sommet entre l’Union européenne (UE) et la Chine, ses pensées vont, à n’en pas douter, aux Etats-Unis. Non que les relations avec Pékin soient au beau fixe ; bien au contraire, les sujets de friction sont légion. Mais, à une semaine du 1er août, date à laquelle le président américain, Donald Trump, menace d’imposer aux importations européennes des surtaxes de 30 % si aucun accord n’est trouvé d’ici là entre Washington et Bruxelles, la présidente de la Commission européenne redoute une guerre commerciale, qui serait désastreuse pour le Vieux Continent.

Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a déjà augmenté les droits de douane de 25 % sur les voitures, de 50 % sur l’acier et l’aluminium et de 10 % sur un large éventail de produits. Il a aussi prévenu qu’il pourrait s’en prendre aux produits pharmaceutiques ou aux semi-conducteurs. Côté européen, en revanche, où l’on a jusqu’ici fait le choix de ménager Washington pour éviter une escalade dangereuse, aucune mesure de rétorsion n’a encore été mise en œuvre.

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