Incendie dans l’Aude : « C’est dramatique. C’est lunaire, c’est noir, les arbres sont complètement calcinés »

Après l’incendie dans les Corbières, près de Fontjoncouse (Aude), le 6 août 2025. LIONEL BONAVENTURE / AFP

Des flammes à la progression fulgurante, 12 000 hectares brûlés, un panache de fumée visible sur plus de 160 km, et un bilan humain provisoire lourd, mercredi 6 août, dans la matinée : une femme tuée dans son domicile à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse et au moins neuf personnes blessées, dont l’une très grièvement, transférée à l’hôpital de Montpellier, et une autre hospitalisée à Narbonne ; une autre personne était portée disparue à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, la commune la plus touchée.

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L’incendie, qui s’est déclenché mardi 5 août, vers 16 heures, dans le massif des Corbières, dans l’Aude, a très vite pris des proportions exceptionnelles, attisé par les rafales de vent sur une végétation très sèche. En quelques heures, des milliers d’hectares de forêt et de garrigue ont été engloutis par les flammes, de Ribaute jusqu’à Fraissé-des-Corbières.

Le porte-parole des sapeurs-pompiers de France, Eric Brocardi, a qualifié l’incendie de « sinistre hors norme », avec une vitesse de propagation de 5,5 kilomètres/heure (km/h). « La dernière fois que nous avons enregistré ce type de progression, cela avoisinait les 4,4 km/h, c’était en juillet 2003, à Vidauban [Var] », a précisé M. Brocardi, interrogé sur RTL.

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Donald Trump s’implique dans l’organisation des Jeux de Los Angeles 2028, avec la création d’un groupe de travail spécial

Donald Trump après la signature d’un décret créant un groupe de travail de la Maison Blanche chargé de la sécurité et d’autres questions liées aux Jeux d’été 2028 de Los Angeles, à la Maison Blanche, à Washington, le 5 août 2025. JONATHAN ERNST / REUTERS

Donald Trump voit son deuxième mandat à la présidence des Etats-Unis coïncider avec la tenue, dans le pays, des Jeux olympiques et paralympiques d’été, à Los Angeles en 2028, et il semble bien décidé à peser sur leur organisation. Le chef de file du mouvement MAGA (Make America Great Again, « rendre sa grandeur à l’Amérique ») a annoncé, mardi 5 août, la mise en place d’un groupe de travail en ce sens, qu’il chapeautera lui-même et dans lequel siégeront son vice-président, J. D. Vance, ainsi que plusieurs de ses ministres et proches conseillers.

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Alors qu’il signait le texte établissant ledit groupe devant les caméras, Donald Trump a promis de « mobiliser tout le gouvernement fédéral pour assurer que [l’événement] soit sûr, sans accroc et un succès historique ». Et d’ajouter qu’il pourrait « utiliser la garde nationale et des militaires d’active » pour ce faire.

Cette ingérence risque de raviver les tensions, déjà fortes, avec les autorités locales démocrates. Au mois de juin, Donald Trump avait réquisitionné la garde nationale en Californie, contre l’avis du gouverneur Gavin Newsom, une décision rarissime. Le président des Etats-Unis disait vouloir alors rétablir l’ordre à Los Angeles, secouée par des manifestations contre des arrestations de personnes en situation irrégulière par la police fédérale de l’immigration (ICE).

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En lançant le groupe de travail, mardi, Donald Trump s’en est pris à M. Newsom ainsi qu’à la maire de la Cité des anges, Karen Bass, qu’il a qualifiée de « pas très compétente », lui reprochant une nouvelle fois d’avoir mal géré la réponse aux incendies dévastateurs qui ont sévi dans la mégapole, en janvier.

« Une étape importante »

Aucune animosité n’était en revanche palpable entre le chef de l’Etat fédéral et le patron du comité d’organisation de Los Angeles (LA28), Casey Wasserman. Celui-ci a estimé, mardi, que la mise sur pied du groupe de travail « marque une étape importante dans [les] efforts de planification et reflète [l’]engagement commun à organiser non seulement les Jeux les plus grands, mais aussi les plus beaux que le monde ait jamais connus ».

M. Wasserman a offert à cette occasion à Donald Trump des exemplaires des médailles d’or, d’argent et de bronze remises aux athlètes en 1984, la dernière fois que la mégapole californienne a accueilli l’événement. Il a par ailleurs annoncé que la flamme olympique passerait dans les 50 Etats du pays et a dit à M. Trump que s’il désirait être l’un des porteurs, il était « plus que bienvenu ». Ce que ce dernier avait déjà fait, dans les rues de New York, en 2004, avant les Jeux d’Athènes.

Mardi, le président américain en a aussi profité pour féliciter Gene Sykes, le président du conseil d’administration du Comité olympique et paralympique américain (USOPC), pour la décision de l’instance, annoncée le 23 juillet, d’interdire aux sportives transgenres de concourir dans les catégories féminines. « Les Etats-Unis ne laisseront pas les hommes voler les trophées des femmes », a clamé le chef de l’Etat fédéral. Interrogé en conférence de presse sur la possibilité de recourir à des tests génétiques – à l’image des mesures mises en place par les fédérations internationales de boxe et d’athlétisme –, il a répondu par l’affirmative : « Il y aura des tests très, très rigoureux, et si les résultats ne sont pas satisfaisants, ils ne pourront pas participer aux Jeux olympiques. »

Le président des Etats-Unis « considère comme un grand honneur de superviser cet événement sportif mondial », a insisté Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, dans un communiqué. Los Angeles a été désignée pour accueillir les JOP 2028 en septembre 2017, pendant le premier mandat du milliardaire républicain.

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Outre les Jeux olympiques et paralympiques d’été en 2028, Donald Trump a déclaré que la Coupe du monde masculine de football 2026, coorganisée avec le Canada et le Mexique, figurait parmi les rendez-vous qu’il attendait avec le plus d’impatience.

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En prévision de la compétition, les gouvernements des trois pays ont déclaré mardi avoir tenu la première réunion d’un conseil de coordination trilatéral, afin de discuter notamment de la préparation à toute menace pour la sécurité avant l’échéance.

Le Monde avec AP et AFP

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La présidente des Scouts de France, Marine Rosset, démissionne, « en colère » face aux critiques la visant

Marine Rosset lors d’un meeting d’Emmanuel Grégoire, candidat socialiste à la mairie de Paris, à Paris, le 22 juin 2025. ISA HARSIN/SIPA

La présidente des Scouts et guides de France (SGDF), Marine Rosset, « en colère » face aux critiques la visant, liées, selon elle, à son homosexualité, a démissionné après moins de deux mois en poste. « J’ai choisi de me mettre en retrait de la présidence des Scouts et guides de France. La situation était devenue intenable, et ma volonté est de protéger le mouvement », annonce-t-elle, mercredi 6 août, dans un entretien au journal La Croix. « C’est aussi pour protéger ma famille que j’ai démissionné », ajoute-t-elle.

« Après mon élection, il y a eu des gens (…) qui ont instrumentalisé des prises de position que j’ai pu avoir. Il en a découlé une image mensongère des Scouts et guides de France, parce qu’on a associé un certain nombre de mes positions avec celles du mouvement », déplore-t-elle.

Elue socialiste dans le 5e arrondissement de Paris, ouvertement lesbienne, mère d’un enfant, et qui avait défendu le droit à l’avortement, a attiré les foudres de plusieurs sites d’extrême droite et quelques réactions dubitatives au sein de l’Eglise après son élection, à une très large majorité, à la tête du mouvement issu du catholicisme, en juin, à l’âge de 39 ans.

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« J’ai été attaquée tous les jours »

« Je suis en colère, notamment parce qu’on a parfois pu remettre en cause ma foi, du fait de mon homosexualité. C’est blessant », dit-elle au quotidien. « Ce qui a changé la donne, c’est l’annonce imprévue d’une élection législative partielle dans ma circonscription [où elle a été candidate en 2022 et 2024]. La moindre de mes prises de parole aurait été surveillée. Or il était vraiment important pour moi que le mouvement ne soit pas réduit à ma seule personne : il est plus grand que moi. Je ne souhaitais surtout pas l’abîmer », explique Mme Rosset.

Mme Rosset dit ne pas avoir anticipé « la violence des critiques » après son soutien au droit à l’avortement et sa situation familiale. « J’ai été attaquée tous les jours sur les réseaux sociaux, avec des messages souhaitant ma disparition. Il ne faut pas être dupe, la critique sur mon engagement politique était souvent un moyen de me critiquer sans évoquer mon homosexualité », souligne-t-elle.

Dans un communiqué, les Scouts et guides de France ont estimé que ce « choix d’un retrait permet de préserver la dimension apartisane des Scouts et guides de France ». Le mouvement dénonce « fermement les propos violents, discriminants ou déshumanisants qui ont pu être exprimés ces dernières semaines » à l’encontre de sa présidente. « Ces violences, notamment homophobes, sont profondément contraires à notre éthique éducative et associative », insiste-t-il.

Le mouvement apporte son soutien à une « plainte déposée par Marine Rosset », début juillet à Paris, et précise qu’il « se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à ses côtés ». Avec plus de 100 000 adhérents, SGDF est la première association de scoutisme du pays, loin devant les plus conservateurs Scouts unitaires de France et Scouts d’Europe.

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Au sein de la gauche, notamment parisienne, plusieurs personnalités ont regretté cette démission. Député PS et candidat aux municipales à Paris, Emmanuel Grégoire a apporté sur le réseau social X son « soutien » à Marine Rosset « qui a fait face à des insultes inacceptables, à la haine et à l’homophobie crasse ». Chez les socialistes, Mme Rosset a également obtenu le soutien du député des Landes Boris Vallaud, qui a dénoncé sur le même réseaules « insultes » et la « vague de harcèlement » qu’a subi Marine Rosset, du président de la Cour des comptes et ex-ministre, Pierre Moscovici, et du secrétaire général du parti, Pierre Jouvet.

Chez les communistes, le sénateur Ian Brossat, candidat à la mairie de Paris, a regretté sur X « une vague d’homophobie » et a accusé la droite d’aider « la fachosphère » par son « silence complice ».

La désormais ex-présidente de l’association précise qu’elle continuera à remplir d’autres missions comme administratrice des SGDF, tandis qu’une nouvelle gouvernance collégiale a été élue présidée par Pierre Monéger.

Le Monde avec AFP

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Au Mozambique, près de 60 000 personnes déplacées à cause des attaques djihadistes en deux semaines

Des personnes déplacées originaires de la province du Cabo Delgado marchent dans les rues de Namapa, au Mozambique, le 27 février 2024. ALFREDO ZUNIGA / AFP

Près de 60 000 personnes ont fui leurs foyers en deux semaines face à une recrudescence d’attaques djihadistes dans le nord du Mozambique, a fait savoir, mardi 5 août, une agence de l’ONU. La province du Cabo Delgado, où doit reprendre d’ici à la fin de septembre un mégaprojet gazier de TotalEnergies, continue d’être le siège d’une insurrection menée par un groupe affilié à l’organisation Etat islamique (EI). Celui-ci a revendiqué cinq attaques depuis la fin de juillet.

Lire l’enquête | Article réservé à nos abonnés L’Afrique, refuge des ambitions de l’organisation Etat islamique

« Entre le 20 juillet et le 3 août, la recrudescence des attaques et la crainte grandissante de violences perpétrées par des groupes armés non étatiques dans les districts de Muidumbe, d’Ancuabe et de Chiure ont entraîné le déplacement d’environ 57 034 personnes », a dénombré l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans un communiqué. La région n’avait plus connu un tel afflux de déplacés depuis février 2024, quand 98 000 personnes avaient déjà fui Chiure.

« Des gens continuent d’arriver chaque jour des zones touchées par le conflit, et les acteurs humanitaires se préparent à venir en aide à près de 60 000 personnes au cours des prochains jours », a décrit à l’Agence France-Presse (AFP) Paola Emerson, responsable du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) pour le Mozambique : « A ce jour, environ 30 000 personnes déplacées ont reçu de la nourriture, de l’eau, un abri et des produits de première nécessité. Mais l’aide disponible n’est pas encore suffisante pour répondre aux besoins grandissants. »

D’autant que le plan d’intervention humanitaire au Mozambique pour cette année n’est « financé qu’à 19 % », en pleine pénurie de financement des aides internationales, notamment après les coupes américaines.

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Episode le plus marquant de l’insurrection, l’attaque de Palma, en mars 2021, avait coûté la vie à plus de 800 personnes. A la suite de celle-ci, le projet voisin de TotalEnergies sur la péninsule d’Afungi avait été mis à l’arrêt. La construction du terminal de gaz naturel liquéfié (GNL), d’un investissement de 20 milliards de dollars (environ 17,3 milliards d’euros), pourrait être relancée dans le courant de l’été, selon la direction du géant des hydrocarbures.

Plus de 6 100 personnes sont mortes depuis le début du conflit, selon l’ONG Armed Conflict Location & Event Data (Acled). Dont 364 l’année passée, selon le Centre d’études stratégiques de l’Afrique.

Le Monde avec AFP

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En direct, Gaza : la FAO estime que seulement 1,5 % des terres agricoles de l’enclave restent cultivables

Les humanitaires appellent à abroger une réglementation menaçant leurs activités dans les territoires palestiniens

Les agences de l’ONU et les ONG ont appelé, mercredi, les autorités israéliennes à abroger une réglementation menaçant à terme toutes leurs activités humanitaires dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, déclare un communiqué.

Ces organisations « appellent les autorités israéliennes à abroger l’exigence introduite le 9 mars obligeant les ONG à partager des informations personnelles sensibles sur leurs employés palestiniens, sous peine de devoir cesser leurs opérations humanitaires dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, y compris [à] Jérusalem-Est », selon ce texte du Humanitarian Country Team (HCT), un organe de coordination entre l’ONU et plus de 200 ONG.

« A moins d’une action urgente, les organisations humanitaires avertissent que la plupart des partenaires des ONG internationales pourraient être radiés d’ici le 9 septembre ou plus tôt, les forçant à retirer tout leur personnel international et les empêchant de fournir une assistance humanitaire essentielle et vitale aux Palestiniens », met en garde ce communiqué.

« Cette exigence fait partie d’un ensemble de nouvelles conditions restrictives » imposées aux ONG internationales. « Déjà, les ONG qui ne sont pas enregistrées dans le nouveau système se voient interdire l’envoi de toute fourniture à Gaza », souligne le HCT.

« En juillet de cette année, les autorités ont rejeté à plusieurs reprises les demandes de 29 ONG visant à expédier de l’aide humanitaire à Gaza, citant ces organisations comme “non autorisées” », détaille le texte. « Cette politique a déjà empêché la livraison d’aide essentielle incluant des médicaments, [de la] nourriture et [des] produits d’hygiène », alors que les ONG « internationales fournissent un soutien crucial aux ONG palestiniennes ».

« Sans cette coopération, leurs opérations seront interrompues, coupant encore davantage de communautés de l’accès à la nourriture, aux soins médicaux, aux abris et aux services de protection essentiels », déplore le texte.

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En direct, guerre en Ukraine : en pleine réunion entre l’émissaire de Donald Trump et Vladimir Poutine, Volodymyr Zelensky appelle « les Etats-Unis, l’Europe et le G7 » à faire pression sur la Russie

Les sites de médias russes interdits restent accessibles dans l’UE

RT (ex-Russia Today), Sputnik, ainsi que d’autres chaînes, agences de presse et journaux contrôlés par l’Etat russe restent toujours « largement accessibles » dans l’Union européenne (UE), bien qu’interdits, selon un rapport publié mardi.

Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, les instances européennes ont interdit aux médias contrôlés par le Kremlin de diffuser dans l’UE, y compris en ligne, les accusant de désinformation. Mais plus de trois ans après, « les médias sanctionnés sont encore largement actifs et accessibles » dans les Etats membres, affirme un rapport publié par l’Institute for Strategic Dialogue (ISD), groupe de réflexion basé à Londres.

« Les médias d’Etat russes continuent de maintenir une forte présence en ligne, ce qui constitue un défi persistant pour les démocraties occidentales », écrit le rapport, soulignant que les blocages imposés par les fournisseurs d’accès à Internet sont « largement inefficaces ».

Chaque Etat membre est responsable de s’assurer que les blocages sont bien mis en œuvre par les fournisseurs d’accès. Mais le rapport de l’ISD critique « l’échec » de la Commission européenne à établir une « liste de référence des différentes versions de domaines » – ou adresses Internet – utilisées par chaque entité sanctionnée.

Selon le rapport, cela prive les Etats et les fournisseurs d’accès « des directives nécessaires pour une application efficace et ciblée ».

L’ISD a identifié 26 entités médiatiques sanctionnées, qui utilisent 58 noms de domaine différents. Ce groupe de réflexion appelle la Commission européenne à fournir « une liste continuellement mise à jour et accessible au public » de tous les domaines concernés.

Interrogé, un porte-parole de l’exécutif européen a renvoyé la balle aux fournisseurs auxquels « il appartient (…) de bloquer l’accès aux sites Web des médias sanctionnés, y compris les sous-domaines ou les domaines nouvellement créés ».

L’étude a porté sur l’Allemagne, la France, l’Italie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie testant les trois fournisseurs d’accès à Internet les plus populaires dans chaque pays.

Selon l’auteur du rapport, Pablo Maristany de las Casas, « certains médias, par exemple RT, utilisent des sites miroirs », avec des adresses différentes, pour contourner les sanctions.

Le rapport ajoute que la Slovaquie, dont le premier ministre, Robert Fico, est connu pour ses positions prorusses, « affiche les pires résultats », tous les sites sanctionnés étant accessibles lors des tests. La Pologne arrive en deuxième position des mauvais élèves, avec au moins 50 domaines accessibles. La France et l’Allemagne se montrent les plus efficaces, selon le rapport.

La plupart des sites sanctionnés ont peu d’audience – moins d’un millier de vues mensuelles dans l’UE – mais en Allemagne, où la diaspora russe est nombreuse, trois domaines, dont RT, enregistrent plus de 100 000 visiteurs mensuels. L’auteur du rapport pointe aussi une autre « faille » : de nombreux comptes sur X publient des liens vers des sites de médias interdits, principalement à destination de publics francophone et germanophone.

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Le chef des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik, déchu de son mandat après sa condamnation en justice

Le chef des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik, apparaît lors d’une conférence de presse, à Banja Luka, à environ 240 kilomètres au nord-ouest de Sarajevo. RADIVOJE PAVICIC / AP

Le chef politique des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik, a été formellement déchu mercredi 6 août de son mandat de président de l’entité serbe, conséquence de sa condamnation en justice pour le non-respect d’un envoyé international chargé de faire respecter l’accord de paix dans le pays, a annoncé la commission électorale.

M. Dodik, 66 ans, a été condamné vendredi par une cour d’appel de Sarajevo à un an de prison et une interdiction d’exercer pendant six ans la fonction de président de la Republika Srpska (RS), l’entité serbe de Bosnie. Les membres de la commission électorale (CIK) ont pris « une décision déclarative (…) en faisant appliquer la loi », à savoir qu’un élu est automatiquement déchu de ses fonctions en cas de condamnation définitive à plus de six mois de prison, a déclaré à la presse un membre de la CIK, Suad Arnautovic.

Cette décision de la CIK « peut faire l’objet d’une procédure en appel auprès de la Cour d’Etat de Bosnie, si l’avocat [de M. Dodik] décide de faire ce recours », a expliqué M. Arnautovic. L’avocat de M. Dodik, Goran Bubic, avait déjà annoncé qu’il allait saisir la justice.

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« Un procès politique »

Milorad Dodik, qui dirige la RS depuis 2006 en alternant les plus hautes positions politiques, a rejeté vendredi le jugement en appel, dénonçant un « coup » contre l’entité serbe et un procès « politique ». « Je n’ai commis aucun acte criminel prévu par les lois de la Bosnie-Herzégovine (…). Je n’accepte pas cette décision (…) orchestrée par l’Union européenne », avait-il martelé, appelant à une « riposte » des institutions de l’entité.

La cour d’appel a confirmé le jugement de première instance, par lequel il avait été condamné en février pour avoir promulgué en juillet 2023 deux lois interdisant la mise en œuvre sur le territoire de l’entité serbe – soit dans la moitié du pays – des décisions du haut représentant international en Bosnie-Herzégovine ainsi que des jugements de la Cour constitutionnelle de Bosnie. La Bosnie est divisée en deux entités autonomes, serbe et croato-bosniaque, unies par un gouvernement central.

Milorad Dodik rejette l’autorité du haut représentant international en Bosnie-Herzégovine,Christian Schmidt – un homme politique allemand qui a pris ses fonctions en août 2021 –, en affirmant que celui-ci est « illégal » parce que sa nomination n’a pas été validée par le Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies. Doté de pouvoirs extraordinaires lui permettant d’imposer des lois et même de destituer des élus, le haut représentant veille au respect de l’accord de paix de Dayton, signé il y a près de trente ans.

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Le Monde avec AFP

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Que faire, que voir, où aller ? L’agenda culturel et art de vivre en France à partir du 3 août

Art et artisanat

Musée d’Ennery, Paris, les 23 et 30 août

Le Musée d’Ennery, dans le 16e arrondissement de Paris. VINCENT LEROUX / MUSÉE NATIONAL DES ARTS ASIATIQUES GUIMET, PARIS

Occupant un hôtel particulier de l’avenue Hoche, ce musée aux allures de cabinet de curiosités abrite la riche collection d’arts asiatiques de Clémence d’Ennery, qui fut une actrice et une figure du Tout-Paris au XIXe siècle. Cette exposition illustre l’engouement de la Belle Epoque pour le japonisme. Visites certains samedis et sur réservation.

Musée d’Ennery, 59, avenue Foch, Paris 16e.

« Double titre », Valérie Mréjen, Maison des Arts, Bages, jusqu’au 31 août

C’est dans l’ancien presbytère d’une ville au décor de carte postale que Valérie Mréjen expose tout l’été. Les cartes postales justement, l’artiste les collectionne – surtout celles des années 1960-1970 –, puis les scanne, les agrandit, ajoute de la gouache… Elle propose ici les images d’un endroit de la ville pris sous différents angles, retravaillées à sa façon.

La Maison des Arts, 8, rue des Remparts, Bages (Aude).

Nocturnes d’été, Palais de Tokyo, Paris, jusqu’au 4 septembre

Chaque jeudi soir, le Palais de Tokyo ouvre ses portes gratuitement. Cet été, quatre expositions sont programmées : la jungle picturale colorée de Vivian Suter, l’univers de Rammellzee, icône du graffiti des années 1980, les œuvres de l’artiste vietnamienne Thao Nguyen Phan, et l’installation textile « Octogone », de Chalisée Naamani. De 19 heures à minuit.

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Vacances : ces freins financiers, psychologiques ou logistiques qui empêchent une partie des Français de partir

Ibtissem et sa fille, à Angers, le 16 juillet 2025. CYRIL CHIGOT/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

« J’ai l’impression que c’est un peu obligatoire de partir, mais, heureusement, mes enfants ne sont pas difficiles et il y a plein de choses qu’on n’a pas encore faites à Angers. » Sarah (prénom d’emprunt), secrétaire médicale de 32 ans, profite ce mercredi 16 juillet, avec ses enfants, des animations gratuites de « L’été au lac », un programme organisé par la municipalité : baby gym avec sa dernière, tir à l’arc et tennis de table pour ses deux aînés. Elle passera son été dans la ville où elle habite. « J’aimerais partir, mais cela coûte cher ! », glisse-t-elle.

Selon une enquête du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, en 2023, 40 % des Français ne sont pas partis en vacances, soit quatre nuits consécutives hors du domicile, principalement pour des raisons financières. Début 2024, 21 % de la population déclaraient, selon l’Insee, ne pas avoir les moyens de partir au moins une semaine en vacances. Des niveaux proches de ceux constatés avant la crise sanitaire liée au Covid-19.

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« Ne pas se voir et ne pas se toucher, telles étaient les conditions d’une éducation saine » : comment la loi Haby de 1975 sur la mixité scolaire a bousculé les amitiés

Quand la série Friends débarque sur le petit écran, en 1994, elle consacre l’image d’une bande d’amis mixte, où femmes et hommes partagent rires, peines de cœur et canapés, sans que le genre fasse obstacle à leurs liens d’amitié.

Est-ce si simple dans la vie réelle ? Cette représentation, devenue pourtant familière, ne va pas de soi. L’amitié entre les femmes et les hommes reste une construction fragile et assez récente. En France, le tournant remonte aux années 1970.

Filles et garçons sont, jusqu’au milieu du XXᵉ siècle, élevés dans des mondes physiquement séparés. Des règlements imposent des claires-voies pour diviser les cours d’écoles mixtes et, jusque dans les années 1930, la mixité reste strictement encadrée : les élèves sont rassemblés sans être mêlés, dans une organisation dite de « gémination »ou de « coéducation ».

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L’enseignement lui-même repose sur cette dissociation : aux garçons, une instruction tournée vers l’espace public, la citoyenneté, la rationalité. Aux filles, un savoir restreint, adapté au rôle d’épouse et de mère, gardienne du temple familial. « Ne pas se voir et ne pas se toucher, telles étaient les conditions d’une éducation saine », rappelle l’historienne Anne Vincent-Buffault, autrice de l’ouvrage Une histoire de l’amitié (Bayard, 2010).

Cette séparation vise à maintenir des rôles sexués clairs. L’école, les loisirs, la famille ou encore la religion assignent aux individus des sphères distinctes et, avec elles, des cercles relationnels homogènes : salles différentes pour la prière, écoles de filles et de garçons, jouets rangés par genre… Cette tendance à tisser des liens avec des semblables – ici, du même sexe – a un nom : l’homophilie de genre. « L’adage “qui se ressemble, s’assemble” illustre bien la tendance des individus à nouer des liens avec des personnes partageant des caractéristiques similaires, comme le genre, l’âge ou la classe sociale », résume la sociologue Béatrice Milard.

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