Les tensions entre Roger Waters et David Gilmour : la face cachée du succès de Pink Floyd

Entre ces deux-là, futurs meilleurs ennemis, la tension commence à monter, doucement, dans le studio 3 de la maison de disques EMI. Pink Floyd investit ce lieu – au 3, Abbey Road, à Londres – à partir du mois de janvier 1975, pour y enregistrer son neuvième album, Wish You Were Here.

A cette date, le parolier-bassiste Roger Waters et le guitariste David Gilmour, tous deux chanteurs, se parlent encore et parviennent même à travailler ensemble. De fait, cet album apparaîtra comme le dernier ouvrage réellement collectif dans la discographie du groupe britannique. Le batteur Nick Mason, le pacificateur de la bande, a pourtant l’esprit ailleurs, préoccupé par la faillite de son couple. Son jeu, qui donne déjà l’impression d’être alangui sur le tempo, s’en ressent ; ses camarades ne se privent pas de le critiquer pour son côté « trop fleuri ». Il apprendra plus tard qu’il était sur un tabouret éjectable.

Une catastrophe d’une autre ampleur s’est abattue sur Pink Floyd : le succès. Le groupe que vénéraient jusqu’ici jalousement les amateurs, essentiellement européens (Allemands et Français en tête), d’odyssées psychédéliques est devenu la plus grosse machine à cash du rock business avec le triomphe de The Dark Side of the Moon,en 1973. Programmé sans discontinuer par les radios, le titre Money contenait une prophétie autoréalisatrice : « Nouvelle voiture, caviar, quatre-étoiles de rêve/Je pense que je vais m’acheter un club de foot ». En concert, le tube est logiquement illustré sur écran par des images de jets privés et de billets de banque.

« Opération Gini »

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L’histoire d’amour entre un vieil homme et son « grand chêne » de 300 ou 400 ans

Le plus grand chêne-liège du monde, selon le « Livre Guinness des records ». Ce specimen pourrait avoir de 300 à 400 ans, à Reynès (Pyrénées-Orientales), le 1ᵉʳ août 2025. GEORGES BARTOLI / DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

A quoi pense Serge Arnaudiès sous son arbre ? Comme s’il allait lui souffler la réponse, le septuagénaire, né au pied des Pyrénées, lève son regard vers celui qu’il appelle « le grand chêne ». Econome de ses mots et de ses gestes, il s’en approche doucement, mettant en valeur par contraste les 20 mètres et 5,6 mètres de circonférence du monument végétal ; regarde ses branches torturées, les feuilles qui se renouvellent sans jamais le laisser nu. L’écorce, il ne la touche guère, comme s’il redoutait de déranger les écureuils, oiseaux, insectes ou lézards, « tout le petit monde qui l’habite », ou d’abîmer les crevasses de son liège.

Sous le chêne-liège du mas Santol, à Reynès, au cœur du Vallespir (Pyrénées-Orientales), le temps semble suspendu. D’ailleurs on ignore à quand remonte cette germination. Le grand chêne était-il déjà là en 1659, au moment où le Roussillon est passé de la couronne d’Aragon à la couronne de France ? A-t-il été le témoin de la révolte des paysans du coin après la restauration de la gabelle par Louis XIV, en 1661 ? « Les spécialistes lui donnent entre 300 ans et 400 ans », observe Martine Arnaudiès, aussi attachée que son époux à ce qui est devenu un acteur central de leur vie de retraités.

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Canicule en France : la vigilance rouge maintenue jusqu’à 6 heures du matin jeudi dans cinq départements

La vague de chaleur qui traverse la France marquera un peu le pas, mercredi 13 août. Mais la vigilance rouge canicule restera en vigueur jusqu’à 6 heures du matin jeudi dans cinq départements – l’Aude, l’Ardèche, la Drôme, l’Isère et le Rhône –, a annoncé Météo-France dans son dernier bulletin, contre 14 départements mardi.

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« Ce mercredi on attend un rafraîchissement relatif sur la moitié ouest, suite au passage de quelques orages, avec des maximales redevenant inférieures à 35 °C. Les très fortes chaleurs se maintiennent à l’est avec 36 °C à 39 °C, localement 40 °C à 42 °C sur le Centre-Est, où la vigilance rouge est maintenue jusqu’à jeudi matin 6 heures », selon l’institut de prévision.

La France suffoquait déjà, mardi, avec 14 départements en vigilance rouge canicule dans le Sud-Ouest et le Centre-Est. Au moins cinq stations météorologiques ont battu leur record absolu de température, avec 42,9 °C enregistrés à Saint-Laurent-du-Pape en Ardèche et à Saint-Côme-d’Olt en Aveyron, selon Météo France. Le mercure a grimpé à 42,6 °C à Romans-sur-Isère (Drôme), 39,8 °C à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) ou encore à 37,2 °C dans le petit village Les Sauvages (Rhône) pourtant situé à 831 mètres d’altitude, précise l’institut.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A Libourne, avec 43 °C attendus, « on fait ce qu’on peut, on ferme les volets, on aère. Mais tout cela ne suffit pas »

Les hôpitaux prêts à répondre à la situation

Alors que l’épisode caniculaire devrait se prolonger pendant plusieurs jours, l’Etat a anticipé ses conséquences sanitaires, avec des hôpitaux prêts à répondre à la situation, a assuré, lundi, la ministre de la santé, Catherine Vautrin. Les préfectures ont aussi réitéré leurs conseils à la population : « A ces niveaux de température, toute personne, même jeune et en bonne santé, peut subir un coup de chaleur ou un malaise si elle ne prend pas de réelles précautions », ont ainsi mis en garde les services de l’Etat dans la Drôme.

Les municipalités déroulent leur plan canicule. A Lyon, deux grands parcs, la Tête d’Or et Gerland, voient leurs horaires d’ouverture allongés jusqu’à une heure tardive, et un troisième restera même ouvert toute la nuit pour proposer un lieu de fraîcheur. L’entrée de deux musées – climatisés – sera gratuite. A Bordeaux, la mairie a ouvert un centre d’accueil aux sans-abri.

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La France subit depuis vendredi sa 51e vague de chaleur depuis 1947 et sa deuxième de l’été 2025. D’après Météo-France, elle devrait durer « au moins jusqu’au week-end du 15 août » et pourrait même « sans doute » se prolonger jusqu’au 19 ou 20 août, ce qui fait que « l’épisode global pourrait durer de douze à quatorze jours ». Celle du début de l’été avait duré seize jours, se classant parmi les trois plus longues vagues de chaleur du pays.

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Le Monde

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Emmanuel Macron reconnaît que la France a mené une « guerre » au Cameroun pendant la décolonisation

Emmanuel Macron avec le président Camerounais, Paul Biya et sa compagne Chantal Biya, à Boulouris-sur-Mer (Var), le 15 août 2024. CHRISTOPHE SIMON / AFP

Emmanuel Macron a officiellement reconnu que la France avait mené « une guerre » au Cameroun contre des mouvements insurrectionnels avant et après l’indépendance de 1960, marquée par des « violences répressives », dans un courrier à son homologue camerounais, Paul Biya, rendu public mardi 12 août.

Le président français endosse ainsi les conclusions d’un rapport d’historiens qui lui avait été remis en janvier et qui a « clairement fait ressortir qu’une guerre avait eu lieu au Cameroun, au cours de laquelle les autorités coloniales et l’armée française ont exercé des violences répressives de nature multiple », ajoutant que « la guerre s’est poursuivie au-delà de 1960 avec l’appui de la France aux actions menées par les autorités camerounaises indépendantes ».

Ce rapport, de plus de 1 000 pages, avait été remis le 28 janvier, à Yaoundé, à Paul Biya, une semaine après avoir été présenté à M. Macron, à Paris.

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Utilisant plusieurs fois ce mot jusqu’ici absent du discours officiel français concernant le Cameroun, M. Macron ajoute que « la guerre s’est poursuivie au-delà de 1960 avec l’appui de la France aux actions menées par les autorités camerounaises indépendantes ». « Il me revient d’assumer aujourd’hui le rôle et la responsabilité de la France dans ces événements », affirme le chef de l’Etat, dans cette lettre datée du 30 juillet.

La démarche s’inscrit dans la lignée des initiatives mémorielles prises par le président de la République sur le rôle de la France lors du génocide des Tutsi au Rwanda ou pendant la guerre d’Algérie, dans l’espoir, désormais ténu, d’apaiser puis de renouveler les relations entre l’ancienne puissance coloniale et les pays africains. Et ce, alors que l’influence de Paris sur le continent est soumise à de multiples vents contraires, au Sahel en particulier.

« Des dizaines de milliers de morts »

« Dès après la seconde guerre mondiale, la France a réprimé politiquement, militairement, diplomatiquement, judiciairement le mouvement indépendantiste, en particulier les militants de l’Union des populations du Cameroun [UPC]. Sous prétexte de “pacification”, elle a organisé le déracinement des populations en les déplaçant dans des camps de regroupement », expliquait l’historienne Karine Ramondy, qui a dirigé les recherches d’une commission franco-camerounaise mise en place en 2022, dans un entretien au Monde publié en février.

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« La guerre a également été menée devant les tribunaux. Entre 1955 et 1958, 2 000 personnes sont condamnées, d’autres emprisonnées arbitrairement et torturées, soulignait Karine Ramondy. Les archives révèlent notamment des violences ciblées sur les femmes, dont certaines étaient enceintes. » « En additionnant les différents chiffres fournis par l’autorité militaire française dans les années où la répression est la plus intense, entre 1956 et 1962, il est possible d’estimer ce bilan officiel à 7 500 “combattants” tués, au minimum, par l’armée française », ajoutait-elle, précisant que « ce chiffre est très en deçà des réalités et ne prend pas en compte les civils » ou encore les personnes « qui sont mort[e]s de leurs blessures ». « Le bilan le plus plausible reste des dizaines de milliers de morts », affirmait-elle.

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Le Monde avec AFP

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Propos à caractère raciste : visée par une plainte de SOS Racisme, l’ex-ministre Noëlle Lenoir se justifie mais maintient ses dires sur les Algériens

L’ancienne ministre Noëlle Lenoir, visée par une plainte de SOS Racisme pour avoir tenu des propos à caractère raciste sur la chaîne de télévision CNews, est partiellement revenue sur ses propos, tout en les justifiant, par voie de communiqué mercredi 13 août.

Mme Lenoir, qui fut membre du Conseil constitutionnel entre 1992 et 2001 puis ministre des affaires européennes sous le second mandat de Jacques Chirac, a déclaré vendredi que « des millions d’Algériens (…) peuvent sortir un couteau dans le métro, dans une gare, dans la rue, n’importe où, ou prendre une voiture et rentrer dans une foule ».

Elle réagissait à la décision du Conseil constitutionnel de rendre invalide plusieurs dispositions-clés d’un texte visant à durcir le maintien des étrangers en situation irrégulière dans les centres de rétention (CRA). La loi, ainsi censurée, a été promulguée ce mardi.

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« Les propos retranscrits ci-avant remplissent les conditions nécessaires à la qualification du délit d’injure publique à raison de l’origine, de l’appartenance ou de la non-appartenance à une ethnie, une nation ou une religion », a estimé SOS Racisme dans sa plainte au parquet de Paris, transmise à l’Agence France-Presse (AFP).

« Je maintiens mes propos »

« Il fallait évidemment entendre milliers et non pas millions. Cela corrigé, je maintiens mes propos », a précisé Mme Lenoir mercredi. « Je n’ai évidemment pas visé la communauté algérienne qui, dans son ensemble, vit pacifiquement en France, mais une minorité frappée d’OQTF et qui se maintient pourtant sur le territoire de la République », a-t-elle affirmé.

Elle a par ailleurs dit faire l’objet de « menaces de mort sur les réseaux sociaux et par téléphone, d’injures et de diffamations à caractère antisémite et sexiste », proférées anonymement. Joint par l’AFP, son avocat, le bâtonnier Francis Teitgen, a précisé qu’elle avait été entendue mardi par la police parisienne, qui avait recueilli sa plainte à la suite de menaces.

Le parquet de Paris a confirmé à l’AFP avoir reçu tant la plainte déposée par SOS Racisme que celle déposée par Mme Lenoir pour cyberharcèlement.

Mme Lenoir est également présidente du comité de soutien à l’écrivain Boualem Sansal, emprisonné en Algérie depuis plus de huit mois et condamné en appel à cinq ans de détention pour « atteinte à l’unité nationale ».

Le Monde avec AFP

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Etats-Unis : l’inflation, plus faible que prévu, renforce le scénario d’une prochaine baisse des taux de la Fed

Dans un supermarché Walmart à Secaucus, dans le New Jersey, aux Etats-Unis, le 11 juillet 2024. EDUARDO MUNOZ ALVAREZ/AP

Les données mensuelles concernant l’augmentation des prix aux Etats-Unis, publiées mardi 12 août, étaient très attendues, à double titre. Les observateurs voulaient d’abord connaître l’impact des droits de douane américains, entrés en vigueur depuis avril, sur les prix à la consommation. Contrairement aux prévisions des analystes financiers qui tablaient, pour le mois de juillet, sur une inflation de 2,8 % sur un an, celle-ci s’est élevée à 2,7 %, avec une progression mensuelle de 0,2 point par rapport à juin. En revanche, en excluant l’énergie et l’alimentation, par nature plus volatiles, les prix à la consommation augmentent de 3,1 % sur un an (contre + 2,9 % sur un an, en juin), dépassant cette fois-ci les attentes.

Il s’agissait en outre de la première publication du Bureau des statistiques de l’emploi (BLS) depuis l’éviction de sa directrice, Erika McEntarfer, le 1er août, victime de la colère présidentielle à la suite de mauvaises nouvelles sur le marché de l’emploi. Ce jour-là, les chiffres du BLS ont fait état de 73 000 créations d’emplois en juillet, soit moins que les 100 000 attendus par les marchés, et ont fortement corrigé à la baisse ceux de mai et juin. Pour ces deux mois, le pays a créé 33 000 emplois et non 258 000, comme annoncé initialement.

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Lots de fromages rappelés : un « lien possible » avec vingt et un cas de listériose dont deux morts, selon le gouvernement

Des fromages de Camembert, le 5 mai 2025. LOU BENOIST/AFP

Les autorités sanitaires ont identifié vingt et un cas de listériose, dont deux morts, qui pourraient présenter un « lien possible » avec la consommation de fromages au lait pasteurisé de la fromagerie Chavegrand, ayant fait l’objet d’un rappel, selon un communiqué diffusé mardi 12 août par Santé publique France (SPF) et le ministère de l’agriculture.

« Les investigations menées par Santé publique France (…) ont conduit à identifier début août des éléments épidémiologiques et microbiologiques convergents, établissant un lien possible entre ces » vingt et un « cas de listériose », dont dix-huit depuis juin, « et la consommation de fromages au lait pasteurisé produits par la société Chavegrand », poursuit le communiqué. Les cas de listériose identifiés concernent des personnes âgées de 34 à 95 ans.

A la mi-journée, quarante lots de fromages ont fait l’objet d’un rappel en raison de suspicions de contamination à la bactérie Listeria monocytogenes, qui peut être particulièrement dangereuse chez les femmes enceintes, annonçait le site gouvernemental Rappel Conso.

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Les fromages, entre autres des camemberts, des chèvres, des gorgonzolas ou encore des bries, sont vendus chez la plupart des grands distributeurs, comme Leclerc, Auchan, Carrefour. Les différents rappels ont été faits entre lundi et mardi.

La plupart de ces produits proviennent de la même entreprise, la fromagerie Chavegrand, située dans la Creuse, selon le site public d’information des consommateurs sur les rappels de produits, de denrées alimentaires ou d’aliments pour animaux. Sont notamment concernées les marques Le Berger, Le Lion un fromage royal, Saveur d’antan, Le Petit Grignoteur.

Seconde cause de mortalité par contamination alimentaire

« Il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer », a averti le gouvernement. Les personnes ayant consommé ces fromages « et qui présenteraient de la fièvre, isolée ou accompagnée de maux de tête, et des courbatures, sont invitées à consulter leur médecin traitant ». Les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées et les personnes âgées « doivent être particulièrement attentives à ces symptômes ».

La listériose, provoquée par la bactérie Listeria monocytogenes, est la seconde cause de mortalité par intoxication alimentaire avec, en France, quelques dizaines de morts par an. Son délai d’incubation peut aller jusqu’à huit semaines.

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« Le problème pour les consommateurs est que, comme d’habitude, ces rappels surviennent trop tard, quand le mal est fait », déplore Foodwatch dans un communiqué. Pour cette association de défense des consommateurs, la fromagerie aurait « dû prendre les mesures d’hygiène qui s’imposent et s’assurer qu’elle ne commercialisait pas de produits qui exposent les consommateurs à un danger pour leur santé », après qu’elle a fait l’objet d’un rappel similaire en juin. Foodwatch, dans son communiqué, s’interroge aussi « sur le rôle [des] autorités de contrôle » : « Qu’ont-elles fait entre juin et août ? »

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Contactée par l’Agence France-Presse, Chavegrand explique que tous les fromages rappelés en juin et en août ont été produits sur une ancienne ligne de production, fermée au début de juin et remplacée par une nouvelle, dans une extension du bâtiment.

« Il y a eu un plan d’analyse très renforcé, avec plusieurs milliers d’analyses, mais on n’a pas trouvé [de trace de Listeria] dans la fromagerie. On n’a pas encore d’explication », a dit Guillaume Albert, consultant pour la fromagerie.

Le Monde avec AFP

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A Marseille, les agents hospitaliers des Baumettes sont en grève

Vue sur la prison des Baumettes, à Marseille, et son extension, les Baumettes 3, qui devrait être inaugurée à la fin de 2025, à Marseille, le 25 juin 2025. GEORGES ROBERT/MAXPPP

Slogans peints sur des draps, tubes de rap dans la sono, badge professionnel épinglé aux blouses blanches, table de pique-nique dressée sous un micocoulier : quelques dizaines d’agents hospitaliers des Baumettes se sont rassemblés, mardi 12 août, devant l’entrée du centre pénitentiaire marseillais. En grève reconductible à l’appel de la CGT depuis le 8 août, ces infirmières, aides-soignantes, psychologues, secrétaires médicales, membres du personnel de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) exerçant en détention, se mobilisent pour la défense de congés spécifiques à leur statut.

Depuis 1994, ils bénéficient de dix jours supplémentaires par an ; ils sont actuellement 93 professionnels paramédicaux à être concernés par cette mesure. La direction de l’AP-HM souhaite discuter de la sortie progressive de ce dispositif, spécifique aux Baumettes, qu’elle qualifie d’« exorbitant du droit », et évoque un souci d’équité avec d’autres services en milieu carcéral qui n’en bénéficient pas. Les hospitaliers de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de La Valentine se sont joints au mouvement pour réclamer ces congés nommés « C16 », dénonçant « une inégalité flagrante et injustifiée entre personnels ».

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Un contrôleur aérien suspendu pour avoir lancé « Free Palestine » à l’équipage de la compagnie israélienne El Al au départ de Paris

Un avion de la compagnie israélienne El Al au terminal 2 de l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle, le 12 mai 2025. KIRAN RIDLEY / AFP

Un contrôleur aérien de l’aéroport Paris – Charles-de-Gaulle (CDG) a été suspendu pour avoir lancé un « Free Palestine » [« Libérez la Palestine »], lundi lors d’un échange radio avec l’équipage d’un vol de la compagnie israélienne El Al, a annoncé le ministère des transports, mardi 12 août.

« L’analyse des enregistrements prouve que les faits sont avérés », a écrit X le ministre des transports, Philippe Tabarot, dans un message publié sur X, précisant que le contrôleur s’est « vu retirer toute possibilité d’exercer jusqu’à nouvel ordre ».

Les propos ont été tenus lors d’un vol lundi au départ de CDG, a fait savoir à l’AFP le ministère des Transports, qui précise que le contrôleur incriminé appartenait au Centre en route de la navigation aérienne (CRNA) Nord à Athis-Mons (Essonne), qui venait de prendre le relais de la tour de contrôle de l’aéroport CDG après avoir quitté la piste de décollage. « Une procédure disciplinaire a été immédiatement engagée. La sanction devra être à la hauteur de la gravité des faits », a déclaré M. Tabarot.

Pour le ministre des transports, ces faits contreviennent « aux règles des radiocommunications, qui doivent se limiter à la sécurité et à la régularité du trafic aérien » et témoignent « d’un non-respect du devoir de réserve du fonctionnaire », statut des contrôleurs aériens en France.

Une enquête administrative avait été ouverte plus tôt dans la journée, après un signalement par la compagnie porte-drapeau d’Israël, El Al. Le Conseil représentatif des institutions juives (CRIF) de France avait alors dénoncé un « incident inacceptable », qui « contrevient à la fois à l’impératif de neutralité politique, mais aussi aux protocoles de sécurité qui régissent les échanges entre une tour de contrôle et un avion en phase de décollage ».

Série d’incidents

Le 4 août, des passagers Juifs qui avaient commandé des menus casher sur un vol de la compagnie espagnole Iberia ont reçu des plateaux-repas portant une inscription « Free Palestine ». L’incident s’est produit sur le vol IB0102 parti de Buenos Aires à destination de Madrid, a fait savoir la Délégation des associations israélites argentines (DAIA), qui dénonce un « grave acte d’antisémitisme ». Dans un communiqué, Iberia a reconnu l’incident et lancé « une enquête approfondie ».

Le 23 juillet, une cinquantaine d’adolescents français de confession juive qui rentraient de vacances en Espagne avaient été débarqués, avec leurs moniteurs, quelques minutes avant le décollage à l’aéroport de Valence, sur la côte méditerranéenne. La compagnie avait mis en avant « des raisons de sécurité », accusant les adolescents d’avoir eu un « comportement inadapté » à bord de l’appareil.

L’attaque du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza, a entraîné côté israélien la mort de 1 219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Les représailles israéliennes à Gaza ont fait 61 599 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Rectificatif, le 13 août 2025 à 9 h 48 : correction du titre, le contrôleur incriminé appartenait au Centre en route de la navigation aérienne (CRNA) Nord à Athis-Mons (Essonne), qui venait de prendre le relai de la tour de contrôle de l’aéroport Paris-CDG après avoir quitté la piste de décollage.

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Le Monde avec AFP

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Tour préliminaire de la Ligue des champions : Nice, battu par le Benfica Lisbonne, éliminé en qualifications

Le défenseur niçois Jonathan Clauss affronte l’attaquant norvégien du Benfica Andreas Schjelderup, lors du match retour du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions entre le Benfica Lisbonne et l’OGC Nice, à Lisbonne, le 12 août 2025. FILIPE AMORIM / AFP

L’OGC Nice, battu par le Benfica Lisbonne à l’Estadio da Luz (0-2), mardi 12 août dans la soirée, au troisième tour préliminaire retour de la Ligue des champions, a été loin de retourner une situation déjà compromise depuis le 6 août (0-2 à l’aller) et disputera la Ligue Europa comme la saison dernière.

Dans la phase de ligue de cette Ligue Europa, l’entraîneur Franck Haise aura cette année pour mission de remporter enfin un premier match européen avec les Aiglons – après trois nuls et cinq défaites la saison dernière et une piètre 35ᵉ place sur 36 équipes engagées, auxquels il faut ajouter les deux défaites contre Benfica.

Surpassés par les Portugais, qui affronteront le Fenerbahçe de José Mourinho pour une place dans la phase de groupe de la C1, les Niçois devront être bien meilleurs sur les plans physique et collectif. Les dirigeants, qui visent le recrutement du Brestois Mahdi Camara, devront renforcer un effectif trop limité.

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Face à une formation benfiquiste identique à celle qui avait débuté à l’Allianz Riviera, les Niçois ont encore dû faire avec une équipe très affaiblie, où le très jeune Coulibaly, 16 ans, passé professionnel cet été, a joué son premier match avec les professionnels. La liste des absents faisait d’ailleurs penser à celle des pires moments de la saison dernière lorsque 14 joueurs étaient sur le flanc.

Trop d’absents et de manques

Avant cette double confrontation, Franck Haise devait déjà faire sans sept éléments : Youssouf Ndayishimiye (genou), Moïse Bombito (tibia), Mohamed Abdelmonem (genou), Ali Abdi (pubalgie) en défense, Tanguy Ndombele (pubalgie) au milieu, ainsi que les attaquants Mohamed-Ali Cho (en convalescence) et Evann Guessand, alors sur le point de partir à Aston Villa.

Depuis, Guessand est bien parti. Et Haise a perdu quatre nouveaux joueurs. Morgan Sanson (ischio-jambiers) et Dante (genou), blessés à l’aller, ainsi que Pablo Rosario, en instance de départ, ont vu le milieu algérien Hicham Boudaoui, malade et fiévreux à la dernière minute, les rejoindre parmi les absents.

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Dans ces conditions, il a fallu moins d’une demi-heure aux hommes de Bruno Lage pour assurer leur qualification. Les deux Norvégiens de Benfica, Andreas Schjelderup et Fredrik Aursnes se sont occupés de tout.

D’abord, sur un centre de Schjelderup, Aursnes a fait apprécier sa technique par un enchaînement contrôle-volée victorieux dans la surface (1-0, 19ᵉ). Puis le buteur a offert à son compatriote l’occasion de marquer à la suite d’un parfait centre en retrait (2-0, 27ᵉ).

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La belle reprise de volée de Jonathan Clauss sur le poteau (31ᵉ) pour répliquer, ainsi que le bon début de deuxième période des Aiglons n’allaient rien changer à l’impression globale. Nice, qui a déjà la tête tournée vers la réception de Toulouse samedi soir (21 heures) pour la reprise de la Ligue 1, est tombé sur bien plus fort pour espérer passer.

Le Monde avec AFP

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