Guerre en Ukraine : la Russie « complique la situation » pour un accord de paix, dénonce Volodymyr Zelensky. Retrouvez les informations du 10 au 16 août

Le sommet Trump-Poutine-Zelensky pourrait avoir lieu en Europe, propose Friedrich Merz

Un éventuel sommet entre les présidents américain, Donald Trump, ukrainien, Volodymyr Zelensky, et russe, Vladimir Poutine, pourrait avoir lieu en Europe, a suggéré samedi le chancelier allemand, Friedrich Merz, malgré le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) qui vise le dirigeant russe.

« Je pense (…) qu’une telle rencontre tripartite aura lieu. La date et le lieu restent à déterminer (…) Nous avons proposé qu’un tel lieu puisse se trouver en Europe », a déclaré le chancelier un entretien aux chaînes allemandes NTV et RTL, diffusé samedi, dont l’Agence France-Presse a obtenu le verbatim en avance.

« Il faudrait peut-être que ce soit le lieu où ces discussions aient lieu de manière permanente », a ajouté le dirigeant allemand, sans citer de ville ou de pays en particulier. « Ce sont là des questions de détail. Elles ne seront clarifiées que dans les prochains jours, voire dans les prochaines semaines », a poursuivi M. Merz.

Samedi, les dirigeants européens ont affirmé être prêts à faciliter un sommet entre Donald Trump, Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, au lendemain d’une rencontre entre le président américain et son homologue russe sur le conflit en Ukraine.

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En Indonésie, 365 personnes intoxiquées après avoir consommé les repas gratuits fournis par le gouvernement

Des élèves indonésiens mangent un repas gratuit fourni par le gouvernement aux enfants, à Sukabumi, dans la province de Java (Indonésie), le 26 septembre 2024. WILLY KURNIAWAN/REUTERS

Un mélange de riz au curcuma, d’omelette, de tempeh frit, une salade de concombre et de laitue, accompagnés de quartiers de pomme et d’une brique de lait. C’est après avoir consommé ce déjeuner distribué gratuitement dans des écoles du district de Sragen, dans le centre de l’île indonésienne de Java, que 365 personnes sont tombées malades, a rapporté Reuters jeudi 14 août. Il s’agit de l’épisode d’intoxication alimentaire le plus grave enregistré dans le cadre du programme national de repas gratuits destinés aux enfants et femmes enceintes. Plusieurs incidents similaires se sont multipliés ces derniers mois, révélant les difficultés logistiques à mettre en place cet ambitieux programme social, déjà critiqué pour son coût et des soupçons de favoritisme.

Un échantillon du repas incriminé, préparé au sein d’une cuisine centrale, fait actuellement l’objet d’analyses en laboratoire. Le gouverneur local, Sigit Pamungkas, a déclaré auprès de Reuters avoir demandé la suspension temporaire de la distribution des repas provenant de cette cuisine, ajoutant que le gouvernement prendrait en charge les frais médicaux.

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En Alsace, un député RN porte plainte contre un membre du Souvenir français

Le député (Rassemblement national) du Bas-Rhin Théo Bernhardt, lors d’une séance de questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale, le 7 mai 2025. THOMAS SAMSON/AFP

Au creux de l’été alsacien, la commémoration d’une bataille de 1870 a été l’occasion d’une passe d’armes entre ledéputé (Rassemblement national, RN) du Bas-Rhin,Théo Bernhardt, et Benoît Sigrist, un responsable local du Souvenir français. Cette association, fondée en 1887, se donne pour mission « d’honorer la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, français comme étrangers », et est active sur tout le territoire. Lors des cérémonies officielles, des bénévoles brandissent au bout d’une hampe des drapeaux français frangés d’or et siglés du logo de l’association et de l’inscription « À nous le souvenir, à eux l’immortalité ».

Le 6 août, à Morsbronn-Les-Bains (Bas-Rhin), avait lieu la commémoration de la bataille de Wœrth-Frœschwiller qui, en 1870, a vu la défaite des troupes françaises face à une armée prussienne en surnombre. A l’issue de la guerre, en 1871, et du traité de Francfort, l’Alsace et une partie de la Lorraine furent annexées par le Reich allemand jusqu’à la fin de la première guerre mondiale. Ce 6 août, dans son discours, Benoît Sigrist, 56 ans, délégué local du Souvenir français, cite des témoignages de soldats et rappelle la férocité des conflits et les pertes humaines.

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Au Pakistan, le bilan des pluies torrentielles monte à 344 morts en quarante-huit heures

A la suite des pluies torrentielles tombées dans le nord du Pakistan, à Mingora (Khyber Pakhtunkhwa), le 15 août 2025. NAVEED ALI/AP

Le bilan ne cesse de s’aggraver au fil des heures dans le nord du Pakistan, touché par une mousson « inhabituellement » intense, selon les autorités. D’après le dernier bilan, diffusé samedi 16 août par l’Autorité de gestion des catastrophes, 344 personnes sont mortes en quarante-huit heures, alors que les secours tentent toujours de retrouver les corps ensevelis.

Au cours des deux derniers jours, les pluies diluviennes les plus meurtrières ont eu lieu dans différents districts de la province montagneuse du Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord du pays, qui a enregistré à elle seule 324 morts, a précisé l’Autorité de gestion des catastrophes.

Dans cette province frontalière de l’Afghanistan, encore frappée par d’intenses précipitations, plus de 2 000 secouristes sont mobilisés pour tenter de trouver des survivants, ou récupérer les corps ensevelis sous les décombres, a fait savoir samedi à l’Agence France-Presse Bilal Ahmed Faizi, porte-parole des secours de la province.

Procession funéraire de victimes de la mousson, à Naryean Behaak, au Pakistan, le 15 août 2025. SAJJAD QAYYUM/AFP

« Une crue soudaine »

« Les fortes pluies, les glissements de terrain et les routes bloquées entravent l’accès des ambulances, et les secouristes doivent se déplacer à pied », a ajouté M. Faizi. Les secours « tentent d’évacuer les survivants, mais très peu acceptent de partir, car ils ont perdu des proches, encore prisonniers des décombres », poursuit-il.

Vendredi, « entre 9 et 10 heures, un violent orage a éclaté, provoquant une crue soudaine », témoigne auprès de l’Agence France-Presse Abdul Khan, un habitant du district de Buner, qui compte 91 morts. « Les enfants jouaient dehors et les femmes étaient à l’intérieur des maisons, ils ont tous été emportés et encore maintenant de nombreuses personnes gisent sous les débris, on les recherche en aval », ajoute-t-il.

Dans son village recouvert de boue et de rochers, une dizaine de secouristes, équipés de trois pelleteuses, et des habitants déblaient inlassablement, pour la plupart à la main. Ils espèrent retrouver des survivants, ou à défaut récupérer les corps ensevelis sous les décombres.

Les infrastructures mises en cause

Onze autres personnes ont trouvé la mort dans le Cachemire pakistanais, et cinq dans la région touristique du Gilgit-Baltistan, dans l’extrême nord du pays, particulièrement prisée des alpinistes venus du monde entier pendant l’été, mais que les autorités recommandent désormais d’éviter.

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Par ailleurs, un hélicoptère venu à la rescousse vendredi s’est écrasé, causant cinq morts supplémentaires. Le Cachemire administré par l’Inde est également touché par ces pluies torrentielles, avec au moins 60 victimes recensées dans un village himalayen – tandis que 80 autres personnes sont toujours portées disparues.

Des milliers de secouristes sont mobilisés pour tenter de retrouver des corps ou des survivants dans le nord du Pakistan, ici à Salarzai (Khyber Pakhtunkhwa), le 15 août 2025. QYASS KHAN/AP

La plupart des victimes ont été emportées par des crues subites ; d’autres ont été victimes de l’effondrement de leur maison ou ont été électrocutées. Pour Syed Muhammad Tayyab Shah, de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes, « plus de la moitié des victimes sont mortes à cause de la mauvaise qualité des structures ». Au total, depuis le début de cette mousson estivale, qualifiée « d’inhabituellement » intense par les autorités, 657 personnes, dont une centaine d’enfants, ont été tuées, et 888, blessées.

Le Monde avec AFP

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Quiz culture générale : 7 questions sur la victoire des Alliés en 1945

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    Theodora, le phénomène pop de l’été

    Theodora sur scène au festival Cabaret vert, à Charleville-Mézières (Ardennes), le 15 août 2025. L.POCHET

    C’est le phénomène des festivals de l’été. Du très pointu Yardland, à l’hippodrome de Vincennes (Val-de-Marne), début juillet, aux Vieilles Charrues, à Carhaix (Finistère), à la mi-juillet, en passant par Cabaret vert, à Charleville-Mézières, ce vendredi 15 août, la chanteuse Theodora ne cesse de faire danser la France avec ses tubes qui empruntent aussi bien au bouyon antillais qu’à l’amapiano sud-africain, au breakbeat du drum’n’bass anglais qu’à la chanson pop française version Juliette Armanet.

    Du haut de ses 21 ans, la jeune femme, qui prétend chanter pour toutes les diasporas, a gagné son pari. A Charleville-Mézières, toutes les générations chantent en chœur ses airs acidulés aux textes parfois codés : « Kongolese baby aimerait sa BBL/Mwasi Sukali, j’me lève, j’suis déjà belle/J’suis pétée sous Cali, pollen jaune, Maya l’abeille/Manque plus qu’une p’tite Pauline, même si j’l’ai d’jà vue la veille », raconte-t-elle dans Kongolese sous BBL, dont le clip vidéo a été vu plus de 19 millions de fois sur YouTube et a réussi à se hisser dans le classement Viral 50 : Monde de la plateforme de streaming Spotify.

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    « C’est Jésus qui parle par moi » : la vie énigmatique de Marthe Robin, la « stigmatisée de la Drôme »

    Marthe Robin, dans sa chambre, à Châteauneuf-de-Galaure (Drôme), vers 1935. LES FOYERS DE CHARITÉ

    Jeudi 12 février 1981, Châteauneuf-de-Galaure. Des funérailles grandioses se déroulent dans ce bourg du nord de la Drôme, qui compte alors à peine plus de 1 000 habitants. Quelque 200 prêtres, quatre évêques, un archevêque et plus de 5 000 autres personnes se serrent dans le cimetière de Saint-Bonnet. Le Monde, dans un article du 14 février, se fait l’écho de ce rassemblement peu habituel autour d’un modeste caveau familial. Ce jour-là, une célébrité dont la réputation dépasse largement la sphère locale est inhumée, une femme que beaucoup portent au pinacle : Marthe Robin (1902-1981).

    L’histoire de cette fille de paysans frappée dans sa jeunesse par une grave maladie est d’autant plus extraordinaire qu’elle a passé sa vie alitée, sans jamais sortir de sa chambre de la ferme familiale du hameau des Moïlles, à environ 2 kilomètres du bourg. Là, recroquevillée dans le minuscule divan lui servant de lit qui soutenait son corps paralysé, les jambes repliées sous elle, elle a accueilli, des années 1930 à sa mort, des dizaines de milliers de visiteurs – 103 000 au total, nous apprennent ses carnets –, venus bénéficier de son écoute bienveillante et de ses conseils.

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    Des marins sénégalais dans les bateaux de pêche bretons : « Ils sont bosseurs et ont l’esprit maritime »

    Il fait nuit, et un petit crachin trempe le quai du port de Lorient (Morbihan). Dans les hangars froids de la criée, les premiers travailleurs sont déjà à pied d’œuvre. Des manutentionnaires préparent les lignes de convoyage, prêtes à recevoir la pêche du jour. Dehors, l’équipage du chalutier Côte-d’Ambre s’apprête, lui, à partir pour dix jours en mer. D’avril à fin août, c’est la période des langoustines. « Bouba n’est pas là, alors que d’habitude c’est le premier arrivé », s’étonne le patron du navire, Laurent Tréguier, 52 ans, en terminant le plein de carburant. Le matelot retardataire finit par apparaître, contrarié par une panne de réveil. D’un pas pressé, Bouba Diouf Sagna, 47 ans, prend sa place aux côtés de ses quatre collègues, dans l’exécution des tâches routinières qui précèdent le départ en mer. A 3 heures du matin, ils doivent quitter le port.

    Déchargement du poisson, après plus d’une semaine de pêche, au port du Guilvinec (Finistère), le 23 juillet 2025. MATHILDE MAZARS POUR « LE MONDE » Le vestiaire des manutentionnaires intérimaires, au port de Lorient (Morbihan), le 24 juillet 2025. MATHILDE MAZARS POUR « LE MONDE »

    Voilà plus de cinq ans que cet homme originaire de Bétanti, une commune littorale au sud du Sénégal, a rejoint l’équipage du Côte-d’Ambre. « Ça fait une quinzaine d’années qu’on est en tension sur le personnel parce que le métier n’attire plus. C’est physique, et le confort est relatif, explique Laurent Tréguier. On arrivait quand même à trouver des gars, plus ou moins formés, mais, quand on a acheté le bateau en 2019 avec mon frère, on a eu besoin de tourner davantage, donc de recruter. J’ai vu que des Sénégalais longeaient les quais avec des CV, j’ai d’abord embauché Doudou. Il naviguait déjà en France depuis plusieurs années. »

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    Avant la rencontre Trump-Poutine, les Européens rappellent leur opposition à des modifications des frontières « par la force »

    Le premier ministre polonais, Donald Tusk, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et son épouse, Olena Zelenska, le premier ministre britannique, Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron, et le chancelier allemand, Friedrich Merz, à Kiev, le 10 mai 2025. STEFAN ROUSSEAU / REUTERS

    A quatre jours du sommet entre le président américain, Donald Trump, et son homologue russe, Vladimir Poutine, en Alaska, où pourrait se jouer l’avenir de l’Ukraine, la diplomatie s’emballe. Les dirigeants européens utilisent tous les moyens à leur disposition pour mettre un pied dans la porte et faire entendre leur voix à l’administration états-unienne, « en espérant qu’elle soit prise en compte », soupire un diplomate. Afin de faire bloc, l’intégralité des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE), à l’exception de Viktor Orban, le premier ministre hongrois, publient, mardi matin 12 août, une déclaration commune.

    Si les Européens saluent « les efforts de Donald Trump pour mettre fin à la guerre d’agression russe », ils énumèrent leurs priorités essentielles à la sauvegarde de la sécurité européenne et de la souveraineté ukrainienne. Selon eux, de véritables négociations de paix ne peuvent se dérouler « que dans un contexte de cessez-le-feu ou de réduction des hostilités ». « Les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force », ajoutent-ils.

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    Laurent Vallet, président de l’INA, suspendu après son interpellation pour l’achat de 600 euros de cocaïne

    Laurent Vallet, PDG de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), lors de la 49ᵉ édition du Festival du cinéma américain de Deauville, le 6 septembre 2023. LOU BENOIST/AFP

    Le président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), Laurent Vallet, a été interpellé à Paris, le 29 juillet, après s’être fait livrer de la cocaïne à son domicile, a rapporté au Monde le parquet de Paris, mardi 12 août, confirmant une information de Valeurs actuelles. A la mi-journée, la ministre de la culture a annoncé sur X avoir demandé sa suspension. « J’ai décidé pour la sérénité de l’institution de le suspendre immédiatement de ses fonctions en attendant de plus amples informations », a-t-elle écrit, affirmant avoir appris par voie de presse la mise en cause de M. Vallet dans une affaire d’achat de stupéfiant.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Laurent Vallet reconduit à la tête de l’INA pour un troisième mandat

    Comme il s’agissait d’une première interpellation, il a été « orienté vers une injonction thérapeutique », a précisé le parquet. La politique pénale du parquet de Paris prévoit en effet une « procédure alternative » n’entraînant pas de poursuites judiciaires pour une première infraction de consommation de drogues, en dessous d’une certaine quantité.

    Dans une déclaration officielle de Laurent Vallet envoyée par l’INA à plusieurs médias, dont Le Monde, il déclare : « J’ai conscience du caractère à tous égards néfaste et condamnable de la consommation de stupéfiants. J’ai mis en place le dispositif indispensable visant à y mettre un terme définitif et me soumettrai à toute obligation que la justice estimera nécessaire. » Il affirme « prendre acte » de la décision de Mme Dati « en vue de l’audience à laquelle [il est] convoqué début septembre au tribunal judiciaire de Paris pour une injonction thérapeutique ».

    60 euros le gramme

    Selon une source policière de l’Agence France-Presse (AFP), l’affaire a débuté par la filature d’un jeune homme de 17 ans par des policiers de la brigade anticriminalité (BAC), qui l’ont suivi jusque dans la cour intérieure d’un bâtiment. A sa sortie, ils l’ont interpellé et ont découvert qu’il était porteur d’une somme de 600 euros. Le jeune homme leur a affirmé être allé voir un ami. Les policiers ont alors pris contact avec « l’ami », qui était en fait Laurent Vallet. Ce dernier a reconnu avoir acheté au jeune homme de la cocaïne pour un montant de 600 euros et a remis la drogue aux policiers. Si Laurent Vallet n’a pas été poursuivi, son fournisseur, lui, l’a été.

    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le prix de la cocaïne a baissé en France pour la première fois depuis 2014

    Au détail, la cocaïne se vend généralement autour de 60 euros le gramme, en France. Selon les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), le pays comptait, en 2023, 3,7 millions d’expérimentateurs (adultes ayant essayé au moins une fois la cocaïne) et 1,1 million d’usagers (adultes ayant consommé au moins une fois dans l’année).

    En place depuis 2015, Laurent Vallet, âgé de 55 ans, a été renouvelé en mai à la tête de l’INA pour un troisième mandat de cinq années supplémentaires, rejoignant le club très fermé des dirigeants de l’audiovisuel public reconduits à deux reprises après une première nomination : Delphine Ernotte Cunci, présidente-directrice générale (PDG) de France Télévisions, prolongée mercredi 14 mai, et Marie-Christine Saragosse, PDG de France Médias Monde, en 2023.

    A son poste avant lui, Agnès Saal, restée moins d’un an en fonction, avait dû démissionner à la demande de la ministre de la culture de l’époque, Fleur Pellerin, après la révélation de frais de taxi dépassant 40 000 euros en dix mois.

    Lire aussi le rapport 2025 de l’OFDT | Article réservé à nos abonnés Le marché des drogues illicites en France, de plus en plus étendu, numérisé et « hyperadaptable »

    Le Monde avec AFP

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