Vidéo. Katrina, vingt ans après : que s’est-il passé ? Comprendre en trois minutes

C’est l’un des ouragans les plus dévastateurs de l’histoire des Etats-Unis. Il y a vingt ans, Katrina a provoqué la mort de plus de 1 800 personnes et fait près de 2 millions de déplacés, alors que certains experts avaient pourtant annoncé la forte probabilité de sa formation. Il a aussi valu au président de l’époque, George W. Bush, l’une des plus violentes polémiques de ses deux mandats présidentiels.

L’immensité des dégâts et le désarroi des habitants livrés à eux-mêmes pendant plusieurs jours ont aussitôt nourri un procès en impréparation et en discrimination, sociale et raciale, de la part des autorités. Dans cette vidéo, nous examinons les raisons qui ont fait de cet événement climatique un désastre humanitaire et les griefs d’une population laissée pour compte.

Pour mieux comprendre comment les catastrophes naturelles contribuent à accroître les inégalités, nous vous invitons à lire l’analyse ci-dessous.

« Comprendre en trois minutes »

Les vidéos explicatives qui composent la série « Comprendre en trois minutes » sont produites par le service Vidéos verticales du Monde. Diffusées en premier lieu sur les plates-formes telles que TikTok, Snapchat, Instagram et Facebook, elles ont pour objectif de remettre en contexte les grands événements dans un format court et de rendre l’actualité accessible à tous.

Félix Pommier (motion design) et Allison Zarouri

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Gaza : alors que l’ONU déclare l’état de famine, Israël dénonce l’orchestration d’une campagne antisémite

Hamada Al-Kilani, 18 ans, blessé à l’abdomen par un tir de char israélien, est soigné à l’hôpital Al-Shifa, où les médecins constatent des signes de malnutrition, à Gaza, le 18 août 2025. ABDEL KAREEM HANA / AP

Israël est victime d’une campagne orchestrée par le Hamas, des ONG, les Nations unies (ONU) et de grands médias internationaux. Tel est le sens de la réponse du gouvernement de Benyamin Nétanyahou aux accusations de famine, extrêmement graves, portées par des experts de l’IPC (Integrated Food Security Phase Classification, Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire) – un consortium d’ONG et d’agences internationales dépendant de l’ONU – dans un rapport qui a été rendu public, vendredi 22 août.

Lire aussi | En direct, Gaza : les dernières informations

Sous le feu israélien depuis plus de vingt-deux mois, la bande de Gaza connaît une crise alimentaire majeure, selon l’IPC, confirmant les nombreux témoignages d’habitants, de journalistes palestiniens, de soignants et d’humanitaires présents dans l’enclave. A la date du 15 août, un peu plus de 500 000 Gazaouis, dont une majorité dans le nord du territoire, se trouvaient ainsi en situation de famine, caractérisée par un niveau extrême de malnutrition, par la misère et la mort, selon les termes de l’IPC.

« La famine est une course contre la montre. Un cessez-le-feu immédiat et la fin du conflit sont essentiels pour permettre une intervention humanitaire à grande échelle et sans entraves afin de sauver des vies », préviennent les experts de l’IPC, dressant le tableau d’une situation catastrophique, alors même que des réserves de nourriture et de médicaments sont disponibles à quelques kilomètres du territoire palestinien.

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Les frères Menendez vont rester en prison après le rejet de leur demande de libération conditionnelle

Lyle Menendez comparaît devant la commission des libérations conditionnelles par téléconférence le 22 août 2025, au centre correctionnel Richard J. Donovan de San Diego (Californie). – / AFP

Malgré leurs efforts de réhabilitation, les frères Menendez, célèbres aux Etats-Unis pour avoir tué leurs richissimes parents, vont rester en prison. La commission du département des services correctionnels et de réinsertion de Californie a refusé, vendredi 22 août, la demande de libération conditionnelle de Lyle, 57 ans, comme elle l’avait fait pour Erik, 54 ans, la veille. Ils pourront demander un réexamen de leur cas dans trois ans, selon un communiqué.

Lire aussi | Frères Menendez : la demande de libération conditionnelle d’Erik rejetée, mauvais signe pour Lyle, qui doit être fixé vendredi

Initialement condamnés à la perpétuité pour avoir assassiné leurs parents avec des fusils à pompe dans leur luxueuse villa familiale de Beverly Hills en août 1989, les frères Menendez comptent parmi les détenus les plus médiatisés d’Amérique. Leur procès, au début des années 1990, a été l’un des premiers retransmis à la télévision et leur histoire est revenue dans la lumière grâce à une série ainsi qu’à un documentaire de Netflix en 2024.

Les violences sexuelles dont ils accusent leur père ont été vues sous un nouveau jour ces dernières années, après l’éclosion du mouvement #MeToo. Plus de trente-cinq ans après les meurtres, un mouvement réclamant leur libération a pris de l’ampleur en ligne, soutenu par leur famille et certaines célébrités comme Kim Kardashian.

« Je suis profondément désolé pour ce que j’étais, pour le mal que tout le monde a subi », a regretté Lyle Menendez, lors de l’audience. « Je ne pourrai jamais réparer le mal et la douleur que j’ai causés à tous les membres de ma famille », a-t-il regretté.

« Pas un prisonnier modèle »

En mai, un juge a réduit leur peine, ce qui rendait les deux frères éligibles à une sortie de prison. Mais la commission a jugé qu’ils présentaient toujours un risque pour la société.

Derrière les barreaux, les Menendez ont mis en place des ateliers de gestion de la colère ou d’aide aux détenus en soins palliatifs. Mais vendredi, les membres de la commission se sont inquiétés de la duplicité de Lyle Menendez, qui a régulièrement violé les règles en utilisant des téléphones portables de contrebande. Un grief déjà fait la veille à son frère Erik.

Le panel a également mentionné une évaluation psychologique d’un médecin de la prison, décrivant Lyle comme trompeur, manipulateur et refusant d’accepter les conséquences de ses actes. « Vous semblez adopter différents visages à différents moments », a reproché Patrick Reardon, l’un des membres de la commission.

« Contrairement à ce que croient vos partisans, vous n’avez pas été un prisonnier modèle, et franchement, nous trouvons cela un peu inquiétant », avait dit, jeudi, Robert Barton, membre du panel, en évoquant le cas d’Erik.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Les Frères Menendez », sur Netflix : retour, avec les plaidoiries et les témoignages originaux, sur l’affaire qui déchaîne les réseaux sociaux

L’ambivalence des frères était déjà au centre de leurs deux procès dans les années 1990. A l’époque, le parquet avait accusé les jeunes hommes, âgés de 18 et 21 ans au moment des meurtres, d’avoir assassiné leurs parents pour hériter de leur fortune de 14 millions de dollars. Armés de fusils à pompe, ils ont tiré cinq fois sur leur père, Jose Menendez, notamment dans les rotules. Leur mère, Kitty Menendez, est morte en rampant pour tenter de leur échapper.

L’espoir d’un nouveau procès

Les frères ont d’abord attribué les meurtres à la mafia, avant de changer leur version plusieurs fois. Les enquêteurs ont finalement mis la main sur l’enregistrement d’une séance de psychothérapie, au cours de laquelle Erik a avoué le meurtre. Devant le tribunal, leurs avocats avaient invoqué une tentative désespérée d’autodéfense, en affirmant que les frères avaient été agressés sexuellement pendant des années par leur père et que leur mère était au courant.

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Jeudi soir, le procureur de Los Angeles, Nathan Hochman, avait salué le maintien en prison d’Erik, une décision qui « rend justice à Jose et Kitty Menendez ». « Pendant plus de trois décennies, Erik et Lyle Menendez ont avancé un faux argument de légitime défense », a-t-il estimé, en applaudissant la commission « qui n’a pas cédé à la pression ou versé dans le spectacle public », malgré la médiatisation de l’affaire.

Lire la critique (2024) | Article réservé à nos abonnés « Monstres. L’histoire de Lyle et Erik Menendez », sur Netflix : derrière un parricide, le spectre des violences sexuelles

Un avis favorable de la commission était considéré comme la meilleure chance des frères Menendez pour sortir de prison. Mais ce rejet n’épuise pas pour autant tous leurs recours. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, peut encore commuer leur peine.

Leur défense tente également d’obtenir un nouveau procès, en invoquant la découverte de nouveaux éléments ces dernières années : une ancienne lettre à un cousin où Erik évoque les agressions sexuelles de son père avant le meurtre, et le témoignage d’un ex-chanteur de boys band latino, qui explique avoir été drogué et violé par Jose Menendez dans les années 1980.

Le Monde avec AFP

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En direct, guerre en Ukraine : pour Volodymyr Zelensky, les travaux portant sur les garanties de sécurité « seront prêts dans les prochains jours »

Un Ukrainien, arrêté en Italie et soupçonné par la justice allemande d’être impliqué dans le sabotage du gazoduc Nord Stream, refuse son extradition

Un Ukrainien, soupçonné par la justice allemande d’être l’un des coordinateurs du commando ayant saboté le gazoduc russe Nord Stream dans la mer Baltique en 2022 et arrêté jeudi en Italie, a refusé vendredi d’être extradé. Il s’agit de la première arrestation dans cette affaire.

Le parquet fédéral allemand, spécialisé dans les affaires de terrorisme, a annoncé jeudi avoir « fait procéder à l’arrestation sur la base d’un mandat d’arrêt européen du citoyen ukrainien Serhii K., par la police italienne, dans la province de Rimini (Italie) ».

Le suspect de 49 ans a été entendu vendredi par la cour d’appel de Bologne, compétente en matière d’extraditions. Son audience a commencé plus tard que prévu car il a d’abord réclamé un traducteur ukrainien, expliquant ne pas pouvoir parler l’anglais avec suffisamment d’aisance. Il a fait savoir qu’il refusait d’être extradé et affirmé qu’il se trouvait en Ukraine au moment du sabotage, a rapporté l’agence italienne ANSA, qui précise que la prochaine audience aura lieu le 3 septembre.

Le suspect, qui restera d’ici là en détention provisoire, a été arrêté alors qu’il séjournait depuis quelques jours avec sa famille à San Clemente, village proche de Rimini, grande station balnéaire donnant sur la mer Adriatique, selon les autorités italiennes.

Le 26 septembre 2022, quatre énormes fuites de gaz précédées d’explosions sous-marines avaient eu lieu à quelques heures d’intervalle sur Nord Stream 1 et 2, des conduites reliant la Russie à l’Allemagne et acheminant l’essentiel du gaz russe vers l’Europe.

A cette époque, Moscou avait cessé de livrer du gaz via Nord Stream 1, sur fond de bras de fer avec les pays européens alliés de Kiev. Quant au gazoduc jumeau Nord Stream 2, pomme de discorde entre Berlin et Washington depuis des années, il n’était jamais entré en service.

Depuis le sabotage, des enquêtes judiciaires avaient été lancées séparément par l’Allemagne, la Suède et le Danemark. Elles ont été closes dans les deux pays scandinaves en 2024.

De nombreuses pistes ont été évoquées, avec toujours en toile de fond l’hypothèse qu’un Etat pourrait être le commanditaire de l’opération. Tant l’Ukraine que la Russie ou les Etats-Unis ont toujours vigoureusement démenti toute implication.

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« Quelle série aura la Palme ? » : « Twin Peaks » encensé dans le temple mondial de la cinéphilie

« I’ll see you again in twenty-five years. » (« Je vous reverrai dans vingt-cinq ans. ») La phrase, prononcée par Laura Palmer dans le dernier épisode de la deuxième saison de Twin Peaks, diffusé le 10 juin 1991 sur ABC, était restée dans les mémoires des fans.

Au cours des 29 épisodes précédents, ces derniers avaient assisté, médusés, à l’enquête de l’agent Dale Cooper (Kyle MacLachlan) sur le meurtre d’une adolescente de la ville de Twin Peaks nommée Laura Palmer. Surréalisme, horreur, mystère, humour… Une parfaite synthèse du cinéma de David Lynch, mort le 16 janvier 2025, à l’âge de 78 ans, cocréateur de la série avec le scénariste Mark Frost.

Une première saison au printemps 1990, sur ABC, puis cette deuxième l’année suivante ont créé ce qu’Axel Cadieux, rédacteur en chef adjoint du magazine SoFilm et auteur de Voyages à Twin Peaks (Capricci, 2015), qualifie de « changement de paradigme » : « Les cinéphiles se sont passionnés pour une série télé. Et ce parce qu’un cinéaste qu’ils adoraient était aux manettes. »

Le genre égale le septième art

Un peu plus d’un quart de siècle plus tard, le rendez-vous donné par Laura Palmer est honoré. Le soir du 25 mai 2017, dans le Grand Théâtre Lumière, la salle emblématique du Palais des festivals à Cannes, les deuxpremiersépisodes de la troisième saison de la série sont projetés (ils ont été diffusés aux Etats-Unis quatre jours plus tôt sur la chaîne ShowTime, et le soir même sur Canal+).

La standing ovation est très longue, David Lynch a la larme à l’œil. Le lauréat de la Palme d’or de 1990, pour Sailor et Lula, a de quoi. Cette nouvelle saison acte définitivement la légitimité des séries. Le genre, autrefois mineur, égale le septième art et enthousiasme désormais autant, voire plus, les cinéphiles. Ces deux épisodes marqueront la 70e édition du Festival de Cannes, au même titre que la Palme d’or – The Square, de Ruben Östlund – et le Grand Prix – 120 battements par minute, de Robin Campillo – décernés par le jury que présidait alors Pedro Almodóvar.

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La Vuelta, sans Tadej Pogacar mais avec Jonas Vingegaard, offre un rare espace d’imprévu pour sa 80ᵉ édition

Le Danois Jonas Vingegaard après la 21e et dernière étape du Tour de France, à Paris, le 27 juillet 2025. SARAH MEYSSONNIER / REUTERS

La 80ᵉ édition du Tour d’Espagne s’élance, samedi 23 août, de Turin, en Italie. Pour les prétendants au maillot rouge final, l’horizon s’est considérablement éclairci, car Tadej Pogacar, un temps annoncé au départ, ne participera finalement pas. Le Slovène, lauréat du Giro 2024 et qui s’est offert, à la fin du mois de juillet, un quatrième sacre sur le Tour de France, a choisi de se focaliser sur la préparation des Mondiaux de cyclisme sur route, organisés au Rwanda du 21 au 28 septembre (et dont il est le champion sortant), laissant derrière lui une Vuelta débarrassée de son épouvantail.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Tadej Pogacar, un champion lassé de sa supériorité sur le Tour de France

Son ombre ne s’effacera pas totalement. L’absence du maître ne signifie pas absence de plan pour sa formation, UAE Team Emirates XRG, qui peut compter sur ses deux « héritiers » naturels. Joao Almeida, d’abord, régulier, stratège et bon grimpeur. Le Portugais de 27 ans a remporté trois courses par étapes depuis le début de la saison (le Tour du Pays basque, celui de Romandie et celui de Suisse). Cependant, contraint à l’abandon lors de la 9ᵉ étape de la Grande Boucle, il aborde l’échéance espagnole avec une préparation tronquée.

Juan Ayuso, ensuite. Jeune, ambitieux, parfois impatient, il pourrait être un allié précieux tout comme une épine dans le pied du natif de l’Estrémadure. Prêt à saisir, devant son public, la moindre occasion pour s’affirmer comme le véritable chef de file de l’équipe. D’autant que le coureur de 22 ans, attendu comme l’un des hommes forts de la saison, a vu son printemps s’assombrir sur le Tour d’Italie, en abandonnant lors de la 18ᵉ étape. Présenté comme le leader désigné sur l’épreuve, il avait subi la loi de son partenaire mexicain Isaac Del Toro, finalement deuxième derrière Simon Yates (Visma-Lease a Bike).

Routes exigeantes

La formation émiratie présente un duo capable de dicter le tempo et de verrouiller la course. Deux coureurs différents mais complémentaires, qui pourront tour à tour se protéger ou s’attaquer. Pourtant, l’équation de ce Tour d’Espagne 2025 pourrait bien se résoudre ailleurs. Car, face à eux, se dresse Jonas Vingegaard, immense favori. Double lauréat du Tour de France (en 2022 et 2023), dauphin de Pogacar sur les routes hexagonales lors des deux dernières éditions, le Danois vise un premier sacre à Madrid, le 14 septembre.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Face à Tadej Pogacar, l’impuissance de Jonas Vingegaard et de la Visma-Lease a Bike dans la 18e étape du Tour de France

Lors de sa dernière participation à la Vuelta, en 2023, le chef de file de la Visma-Lease a Bike, vainqueur des 13ᵉ et 16ᵉ étapes, s’était mué en équipier de luxe de Sepp Kuss, terminant finalement deuxième, à 17 secondes de l’Américain. Le parcours, taillé pour les purs grimpeurs avec cinq journées de haute montagne, lui convient parfaitement sur le papier. Huit arrivées au sommet, des enchaînements de cols et deux contre-la-montre – par équipes, lors de la 5e étape, et individuel, sur la 18ᵉ – offrent à Jonas Vingegaard le terrain idéal pour user ses rivaux.

Sur ces routes exigeantes, dont le célèbre Alto de l’Angliru (12,4 kilomètres à 9,7 % de moyenne) lors de la 13ᵉ journée de course, le Danois pourrait être redoutable. D’autant qu’il pourra s’appuyer sur un collectif solide et discipliné, avec l’appui notamment de Matteo Jorgenson, vainqueur de Paris-Nice en mars, mais décevant sur le Tour de France, et Sepp Kuss, grimpeur d’expérience et redoutable lieutenant.

Malgré sa stature, Jonas Vingegaard sort de la Grande Boucle avec un goût amer. Incapable d’inquiéter Tadej Pogacar, il a dû se contenter d’une lutte à distance, avec plus de 4 minutes de retard sur le maillot jaune au classement général, à l’arrivée aux Champs-Elysées. Or, enchaîner deux grands Tours en moins d’un mois reste un défi colossal. La fatigue accumulée pourrait peser, de même que les tensions physiques et mentales.

L’incertitude David Gaudu

D’autres coureurs, moins attendus, gravitent dans l’ombre des favoris et visent une victoire d’étape ou une place d’honneur au classement général. L’Italien Giulio Ciccone (Lidl-Trek), lauréat de la classique de Saint-Sébastien (Espagne), le 2 août, le Colombien Egan Bernal (Ineos Grenadiers), fort d’un Tour de France (2019) et d’un Tour d’Italie (2021), ou l’Autrichien Felix Gall (Decathlon-AG2R La Mondiale), 5ᵉ de la récente Grande Boucle, sont de ceux-là.

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Victime de plusieurs chutes depuis le début de la saison et forfait pour le dernier Tour de France, David Gaudu représente une incertitude notable. Le coureur de la Groupama-FDJ sera pourtant la meilleure chance française dans cette 80ᵉ édition de la Vuelta. En 2024, il s’était classé sixième, malgré un début d’épreuve délicat. Il sera cette fois coleader avec Guillaume Martin-Guyonnet, 16ᵉ du Tour de France 2025.

Il reste que, sans la présence écrasante de Tadej Pogacar, cette Vuelta s’annonce indécise à plusieurs niveaux, offrant un rare espace de suspense et d’imprévu dans une discipline où le Slovène domine souvent la course de bout en bout.

Oscar Korbosli

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Le Texas adopte une nouvelle carte électorale favorable aux républicains et voulue par Donald Trump

Le président Donald Trump s’exprime dans le bureau Ovale de la Maison Blanche, le vendredi 22 août 2025, à Washington. JACQUELYN MARTIN / AP

La première étape avait été franchie mercredi. Le parlement du Texas a définitivement adopté, samedi 22 août, un redécoupage des circonscriptions électorales de l’Etat, voulu par le président Donald Trump. L’objectif, pour les républicains : engranger cinq sièges supplémentaires au Congrès à Washington lors des élections de mi-mandat en 2026, généralement défavorables au parti du président.

Donald Trump avait exercé une pression publique sur les responsables républicains de cet Etat du sud du pays pour effectuer ce redécoupage visant à préserver son étroite majorité actuelle au Congrès. L’enjeu est de taille pour le président américain. Si les démocrates reprennent la majorité à la Chambre des représentants à Washington aux élections de 2026, ils auront le champ libre pour lancer des commissions d’enquête parlementaires et empoisonner la fin de son second mandat. Une majorité qui se joue parfois à quelques sièges près.

Le gouverneur républicain, Greg Abbott, doit désormais promulguer cette nouvelle carte. « On est en route pour cinq sièges supplémentaires au Congrès et sauver vos droits, vos libertés, et votre pays, lui-même », s’était félicité Donald Trump mercredi sur sa plateforme Truth Social, ajoutant : « Le Texas ne nous laisse jamais tomber. »

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au Texas, démocrates et républicains s’affrontent sur le redécoupage de la carte électorale

La carte électorale du Texas va être modifiée de manière que le vote démocrate soit dilué, une technique de charcutage électoral nommée « gerrymandering ». Les démocrates, en minorité au Parlement texan, ont tenté tant bien que mal de s’y opposer. Ils avaient fui l’Etat début août, se réfugiant à Chicago ou New York, afin qu’un quorum ne soit pas atteint. Leur départ avait empêché les républicains d’organiser un vote sur le texte pendant plus de deux semaines.

Le groupe démocrate à la Chambre des représentants du Texas a notamment dénoncé la volonté des républicains de « réduire au silence les électeurs des minorités par un “gerrymandering” raciste », estimant que la nouvelle carte électorale dilue les voix des électorats afro-américain et hispanique qui, en majorité, votent traditionnellement démocrate. Sur les 38 députés du Texas au Congrès à Washington, 25 sont actuellement républicains. La Maison Blanche en espère 30 l’an prochain.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Entre le Texas et la Californie, la guerre du « gerrymandering », le redécoupage électoral, a commencé

Les démocrates « ripostent »

Face à cette initiative texane, la Californie, gouvernée par le démocrate Gavin Newsom, a lancé des démarches pour riposter et redécouper sa propre carte, en faveur des démocrates. Le gouverneur de 57 ans, qui prétend au rôle d’opposant numéro un à Donald Trump, a proposé une carte californienne qui pourrait offrir à son parti cinq autres élus au Congrès, permettant ainsi de compenser les pertes au Texas.

« Nous ripostons à ce qui s’est passé pour nous au Texas », a déclaré jeudi Gavin Newsom dans une interview au podcasteur progressiste David Pakman. « De quelle preuve supplémentaire d’autoritarisme avez-vous besoin ? […] Les gens doivent se réveiller et ouvrir les yeux », a-t-il ajouté, dénonçant un Donald Trump qui ne « respecte aucune règle ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le démocrate Gavin Newsom, un présidentiable américain

Le Parlement californien a ainsi adopté jeudi une résolution qui organise un référendum en novembre, et qui, en cas d’approbation, redonnerait aux élus le pouvoir de redessiner les circonscriptions, à la place d’une commission indépendante, comme c’est le cas depuis 2010. Une réponse « intelligente et mesurée » à Donald Trump, a estimé cette semaine Barack Obama.

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Au-delà du Texas, le président américain aimerait redécouper les cartes de l’Indiana, de l’Ohio ou encore du Missouri. Pour la gouverneure démocrate de l’Etat de New York, Kathy Hochul, il s’agit là du « dernier soubresaut d’un parti désespéré qui s’accroche au pouvoir ». Elle a averti le président Trump dans un communiqué qu’elle « l’affronterait sur le même terrain et le battrait à son propre jeu », à l’image de la Californie.

Mais à l’inverse du Texas, où le processus législatif permet ce redécoupage relativement facilement, les Etats démocrates comptent plus de garde-fous, pour certains d’ordre constitutionnel, qui limitent leur marge d’action.

Le Monde avec AFP

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En Colombie, le père de Miguel Uribe, assassiné en juin, le remplacera comme candidat à la primaire pour la présidentielle de 2026

Miguel Uribe Londono aux funérailles de son fils, le sénateur colombien Miguel Uribe Turbay, à la cathédrale Primada de Bogota, en Colombie, le 13 août 2025. LUISA GONZALEZ / REUTERS

Le père du sénateur colombien assassiné Miguel Uribe Turbay prendra sa place en tant que candidat de la droite lors de la primaire pour la présidentielle de 2026, a annoncé vendredi 23 août son parti. Miguel Uribe Londono « entre dans le processus de sélection du candidat à la présidence », a déclaré dans un communiqué le Centre démocratique (CD), parti de l’ex-président de droite Alvaro Uribe (2002-2010) − avec lequel il n’a pas de lien de parenté.

M. Uribe Turbay est mort la semaine dernière des suites de blessures par balles à la tête après une violente attaque armée en juin, qui ravive les plaies d’un pays marqué par les assassinats politiques dans les années 1980 et 1990. A 79 ans, son père affrontera des poids lourds lors de la primaire, tels que les députées Maria Fernanda Cabal et Paloma Valencia, « afin de choisir un candidat unique » entre décembre 2025 et janvier 2026, a ajouté son parti.

M. Uribe Londono était le mari de la journaliste Diana Turbay, kidnappée sur ordre du baron de la drogue Pablo Escobar (1949-1993) et morte lors d’une opération de sauvetage en 1991. Leur fils Miguel avait alors cinq ans. Membre du CD − principal parti de droite du pays − depuis sa fondation en 2013, Miguel Uribe Londono était un entrepreneur renommé dans le secteur du café. Entre 1988 et 1990, il a été conseiller municipal de Bogota.

Six personnes en lien avec l’assassinat de Miguel Uribe Turbay ont été arrêtées, dont le tireur, un tueur à gages âgé de 15 ans. Les autorités désignent le groupe Segunda Marquetalia, dissident de la guérilla des FARC, comme commanditaire.

Le Monde avec AFP

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Horaires décalés, sommeil atrophié : « Je suis perpétuellement fatiguée et désespérément attirée par le sucre »

JULES LE BARAZER

Il est 8 heures du matin, et Juliette (des témoins ont requis l’anonymat) enfile son pyjama. La trentenaire vient d’achever sa garde dans le service de réanimation d’un hôpital parisien. D’un geste, l’infirmière tire les rideaux de sa chambre à coucher pour garantir l’obscurité la plus totale. Sous la couette, elle s’équipe de bouchons d’oreille, met son téléphone en mode avion et attend que le sommeil l’emporte. Mais le marchand de sable a fermé boutique. « Il me faut parfois 45 minutes pour m’assoupir, se désole-t-elle. Ça me rend dingue car je pique du nez dans le RER, mais, une fois dans mon lit, ça ne vient pas. »

Pendant cette attente agaçante, la jeune femme se retient de penser aux rayons du soleil qui chauffent les vitres de son appartement. Se coucher quand il fait beau a des allures de punition. Elle a beau être essorée par les douze heures passées à arpenter les couloirs de l’hôpital, cette mise au lit en plein jour la « déprime infiniment ».

Quand elle parvient à sombrer, Juliette se réveille toujours au bout de deux heures, à l’approche du déjeuner. Elle n’est pas reposée, mais pas capable de somnoler davantage. Alors elle se lève et reprend le fil de son existence, la fatigue accrochée au corps, compagne invisible et envahissante. « Je me sens cassée, gonflée, sans énergie, mais il est impossible pour moi de sacrifier mes journées, sinon mon moral descend en flèche », assure-t-elle.

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Dans le Donbass, la rébellion d’une lycéenne ukrainienne contre la russification

Mère et fille de dos. L’avocate de 43 ans et sa fille, lycéenne de 15 ans, ont fui la région de Louhansk occupée par la Russie, début juillet. A Kiev, le 14 juillet 2025. GUILLAUME HERBAUT/VU’ POUR « LE MONDE »

Il faut fermer les yeux et imaginer la scène, puisque les journalistes ne sont pas libres de se rendre dans le Donbass occupé. Se figurer une grande table en U au centre d’une salle de réunion d’un bâtiment administratif, dans la banlieue de Louhansk (Lougansk, en russe). La présidente de la commission administrative « chargée des affaires de mineurs et de la protection de leurs droits » pour le district se tient derrière un pupitre. Autour de la table, quatorze autresfonctionnaires disposent chacun d’un micro, y compris, à son bout, une pimpante avocate de 43 ans et sa fille, une lycéenne de 15 ans.

Des policiers avaient frappé à leur porte pour leur notifier le rendez-vous : mardi 22 avril 2025, à 14 heures, rue Lénine.« La commission de district pour les affaires des mineurs (…)sur l’examen du signalement de l’école secondaire n° x (…)concernant la violation des droits de la mineure à l’éducation et à l’instruction de la part de sa mère (…)examinera en séance publique le signalement (…) » Il est reproché à la mère de ne pas élever sa fille dans l’esprit patriotique de la Russie, son nouveau pays. La preuve, ces impertinences et les absences répétées de l’adolescente lors du cours hebdomadaire intitulé « Conversations sur l’essentiel »,sorte de petit catéchisme poutiniste mis en place en 2022 dans toutes les écoles de la Fédération de Russie, où sont glorifiées l’« opération spéciale » en Ukraine et les valeurs traditionnelles russes.

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