Le médicament Wegovy, fabriqué par le laboratoire pharmaceutique danois Novo Nordisk, photographié à Londres, en octobre 2024. JAMES MANNING/PRESS ASSOCIATION IMAGES/MAXPPP
« J’ai décidé d’agir, pour moi et pour ma santé. » Sur les affiches placardées dans le métro parisien début juillet, le slogan s’étale en grosses lettres blanches, au côté de personnes en surpoids qui posent, sourire aux lèvres. En haut à droite, un logo : celui de Novo Nordisk, le laboratoire pharmaceutique danois qui commercialise le médicament contre l’obésité Wegovy, à l’origine de cette vaste campagne de sensibilisation, également déployée, au cours de l’été, dans d’autres villes de France et sur les réseaux sociaux.
Ni les affiches ni le site Internet auquel elles renvoient, qui propose de calculer son indice de masse corporelle et référence des plateformes de prise de rendez-vous médicaux, ne font mention des médicaments vendus par le groupe. De fait, les publicités pour des produits de santé disponibles sur ordonnance, comme c’est le cas des traitements contre l’obésité, sont prohibées dans l’Hexagone.
Cette campagne n’en irrite pas moins certains professionnels de santé, qui y voient un moyen détourné d’éveiller l’intérêt des patients pour ces produits. En Espagne, où une campagne similaire a eu lieu, le ministère de la santé a ainsi enjoint, le 19 juin, à Novo Nordisk de lui apporter des éclaircissements, estimant que les contenus du site Internet mis en ligne dans ce cadre pouvaient constituer, dans leur ensemble, une « forme de publicité indirecte ».
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Une plateforme de La Poste, à Toulouse, le 26 novembre 2020. LIONEL BONAVENTURE/AFP
Les droits de douane ne sont pas qu’une affaire de grands exportateurs. Après plusieurs de ses homologues européens, La Poste a annoncé, vendredi 22 août, la suspension, à compter du 25 août, des expéditions de colis vers les Etats-Unis, une conséquence du durcissement des procédures douanières américaines.
Le décret présidentiel (executive order)signé le 30 juillet par Donald Trump supprime en effet, à compter du 29 août, l’exemption dite « de minimis », qui exonérait jusqu’alors de droits de douane les envois de marchandise d’une valeur inférieure ou égale à 800 dollars (690 euros environ). Ces marchandises seront donc désormais taxées comme tout autre produit, soit à hauteur de 15 % s’ils proviennent de l’Union européenne.
« Seuls les envois de cadeaux entre particuliers de moins de 100 dollars seront maintenus, n’étant pas concernés par cette taxe », précise La Poste, qui envoyait jusqu’à présent chaque année 1,6 million de colis par an vers les Etats-Unis, dont 20 % expédiés par des particuliers.
La mesure américaine visait initialement les expéditions depuis la Chine et Hongkong, dans le cadre de l’offensive de l’administration Trump visant les géants du commerce en ligne Shein et Temu. Mais la Maison Blanche a choisi de la généraliser, « quels que soient la valeur, le pays d’origine, le mode de transport et la méthode d’entrée » du colis afin d’assurer son efficacité.
La suspension ne concerne pas les envois express
La douane américaine n’a précisé que le 15 août les modalités techniques d’application de cette décision. « Malgré des discussions avec les services de la douane américaine, aucun délai n’a été accordé aux opérateurs postaux pour s’organiser et assurer les développements informatiques nécessaires à la mise en conformité avec les nouvelles règles fixées », regrette ainsi La Poste.
La décision américaine s’applique à tout envoi entrant sur le territoire des Etats-Unis à partir du 29 août, ce qui a obligé les expéditeurs à anticiper son entrée en vigueur de quelques jours pour prendre en compte le délai d’acheminement.
La France n’est pas le seul pays européen concerné : avant La Poste, plusieurs opérateurs postaux avaient annoncé des décisions similaires, à l’instar du belge BPost, de l’allemand Deutsche Post ou de l’espagnol Correos. La suspension ne concerne en revanche pas les envois express, ceux assurés par Chronopost, filiale de La Poste, ou par des groupes privés spécialisés, tels FedEx ou UPS.
Le leader de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, s’adresse à la presse lors d’une manifestation organisée à Paris le 6 avril 2023. ALAIN JOCARD / AFP
Le refus de La France insoumise (LFI) d’accréditer Olivier Pérou, journaliste au service politique du Monde chargé du suivi de la gauche, à ses universités d’été organisées à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme) du 21 au 24 août, est un coup de semonce pour toute notre profession. Il n’appartient pas aux partis politiques de choisir les journalistes qui assistent à leurs réunions, meetings, congrès, conférences de presse, universités d’été, etc.
D’autres médias que Le Monde ont déjà subi des exclusions de ce type, qui ont longtemps été l’apanage des formations d’extrême droite. Il s’agit d’une atteinte grave au droit d’informer, qui s’inscrit dans un contexte préoccupant de recul de la liberté de la presse, même dans les démocraties.
Nous, sociétés de journalistes, exigeons que notre confrère Olivier Pérou puisse assister aux universités d’été de LFI.
Nous condamnons ces dérives inquiétantes et appelons les partis politiques à respecter les fondamentaux de la vie démocratique, dont ils sont l’un des piliers.
Les sociétés des journalistes, les sociétés des rédacteurs et les sociétés de personnels de : AFP, Arrêt sur images, Arte, BFM Business, BFMTV, Blast, Capital, Challenges, Franceinfo numérique, France Info TV, France 3 rédaction nationale, France 24, France Télévisions rédaction nationale, La Vie, LCI, Le Figaro, Le Nouvel Obs, Le Parisien, L’Equipe, L’Express, Le Monde, Le Nouvel Obs, Les Echos, L’Humanité, L’Informé, Libération, Mediapart, M6, Premières Lignes TV, Public Sénat, Radio France, RFI, RMC, Télérama
Les secours interviennent sur le lieu d’un accident impliquant un autocar de tourisme qui s’est renversé sur une autoroute, près de Pembroke, dans l’Etat de New York, le 22 août 2025. LIBBY MARCH / AP
Un autocar transportant une cinquantaine de touristes, parmi lesquels des enfants, s’est renversé, vendredi 22 août, sur une autoroute du nord de l’Etat de New York, faisant cinq morts et des dizaines de blessés, a annoncé la police locale. La plupart des passagers du véhicule sont d’origine indienne, philippine ou chinoise, a-t-elle précisé. Selon la chaîne NBC, aucun enfant ne figure parmi les morts.
Les faits se sont déroulés près de Buffalo, à proximité de la frontière canadienne, dans la région des Grands Lacs. « On pense que le conducteur a été distrait, a perdu le contrôle, a surréagi » avant de finir sa course dans un fossé, a déclaré un responsable de la police de l’État de New York, Andre Ray, écartant a priori une défaillance mécanique ou une conduite sous substances toxiques. Le chauffeur du car ne fait pas partie des morts et a été interrogé par la police. Parmi les nombreux blessés relevés sur place, aucun ne se trouve plus en danger de mort, a encore précisé le policier.
« C’est un autocar de tourisme qui venait des chutes du Niagara en direction de ce que nous pensons être New York, avec plus de 50 passagers à bord, des femmes, des enfants également », avait d’abord déclaré James O’Callaghan, porte-parole de la police de l’Etat, interrogé depuis les lieux par les télévisions locales. Des passagers ont dû être désincarcérés quand d’autres avaient été « éjectées » du véhicule. Des traducteurs ont été envoyés sur place pour pouvoir communiquer avec les touristes blessés.
Au moins 21 personnes hospitalisées
Un responsable du centre hospitalier du comté d’Erié joint au téléphone par l’Agence France-Presse (AFP), Peter Cutler, a fait état de 21 patients adultes transportés sur place.
Un total de huit hélicoptères a été mobilisé pour transporter certains des blessés, dont deux enfants, selon Margaret Ferrentino, présidente de Mercy Flight (transports de secours), également contactée par l’AFP.
Sur place, les images relayées par les médias montraient un autocar couché sur le côté en bordure de route, très endommagé.
Déplorant sur le réseau social X « un accident tragique », la gouverneure de l’Etat Kathy Hochul a fait savoir que ses services se coordonnaient « étroitement avec la police de l’Etat de New York et les responsables locaux qui travaillent à secourir et fournir de l’assistance à toutes les personnes impliquées ».
Le vice-premier ministre italien, Matteo Salvini, à Rome, le 6 août 2025. ANDREW MEDICHINI / AP
C’est une nouvelle secousse dans les relations entre Paris et Rome. La France a convoqué l’ambassadrice d’Italie, Emanuela D’Alessandro, « à la suite des propos inacceptables » tenus par le vice-premier ministre italien, Matteo Salvini, à l’encontre du président de la République, Emmanuel Macron, pour son soutien à l’envoi de troupes en Ukraine, a fait savoir, vendredi 22 août, une source diplomatique.
Interrogé lors d’un déplacement à Milan sur un éventuel déploiement de soldats italiens en Ukraine après un arrêt des hostilités, comme la France et le Royaume-Uni envisagent de le faire, le vice-premier ministre italien et chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, avait suggéré qu’Emmanuel Macron « y aille lui-même » en mettant un casque et en prenant un fusil.
« Il a été rappelé à l’ambassadrice [qui a été convoquée jeudi] que ces propos allaient à l’encontre du climat de confiance et de la relation historique entre nos deux pays mais aussi des récents développements bilatéraux, qui ont mis en évidence des convergences fortes entre les deux capitales, notamment s’agissant du soutien sans faille à l’Ukraine », a précisé la source diplomatique, confirmant une information de la radio France Inter.
Matteo Salvini avait déjà qualifié en mars le président français de « fou », l’accusant de pousser l’Europe à la guerre avec la Russie.
La France et le Royaume-Uni, qui ont pris la tête d’une « coalition des volontaires », envisagent de déployer des contingents en Ukraine comme garantie de sécurité pour prévenir une reprise des hostilités une fois qu’un cessez-le-feu ou un accord de paix aura été conclu entre Kiev et Moscou. La présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, de son côté, s’y refuse.
Le capitaine du PSG, Marquinhos, soulève la Supercoupe d’Europe, l’un des cinq trophées remportés par le club dans l’année, au Parc des Princes à Paris, le 22 août 2025. FRANCK FIFE / AFP
Une soirée de gala, sans le score fleuve qui va avec. Mais si le Paris Saint-Germain (PSG), au quasi complet, s’est seulement imposé (1-0), vendredi 22 août, face à Angers (SCO) pour sa première de la saison au Parc des Princes, il s’est montré convaincant pour s’offrir un deuxième succès en championnat, en ouverture de la 2e journée de Ligue 1.
Le rodage de début de saison, que l’on attendait long après la fin tardive du glorieux exercice précédent, n’aura finalement pas duré. L’équipe de la finale victorieuse de Ligue des champions le 31 mai, alignée presque telle quelle par l’entraîneur, Luis Enrique, a montré qu’elle n’avait rien oublié de ses principes et de leur exécution. Seuls manquaient Gianluigui Donnarumma, sur le départ après le recrutement de Lucas Chevalier dans les buts, et Khvicha Kvaratskhelia, gêné à une cuisse et préservé.
Dans une ambiance de feu entretenue par des supporteurs fêtant leurs champions d’Europe, le pressing a été d’emblée tout autre que lors des rencontres face à Tottenham en Supercoupe d’Europe (2-2, victoire aux tirs au but) et à Nantes en ouverture du championnat (1-0).
Le PSG s’est montré aussi implacable dans sa possession du ballon qu’il y a quelques mois, Angers ne parvenant que très rarement à partir en contre-attaque, comme à la 13e minute avec la reprise ratée de Sidiki Cherif ou à la 68e minute avec le flirt avec le poteau d’une frappe de Yassin Belkhdim.
Dembélé manque un pénalty
En revanche, bien regroupé, le SCO a souvent mis en échec les attaques placées des Parisiens, qui ont tenté de s’en remettre aux frappes lointaines comme Désiré Doué (33e) et Ousmane Dembélé (40e, 50e). Le candidat au Ballon d’or, qui sera décerné dans un mois jour pour jour, essayait ainsi de purger sa frustration, après un pénalty manqué, tiré en force au-dessus de la barre transversale (27e).
Vitinha, tireur désigné de la saison passée mais qui reste sur deux échecs aux tirs au but contre Tottenham et contre Arsenal en demi-finales de Ligue des champions en mai, semblait avoir facilement laissé la place à son coéquipier. L’échec de Dembélé, vendredi, qui a déclenché la bruyante déception du Parc, pourrait entretenir le débat à l’avenir.
« C’est moi qui choisis, c’est moi le boss, a répondu Luis Enrique. On a la capacité pour gérer ça, on a les buteurs, et c’est normal, les joueurs peuvent rater, on a beaucoup de joueurs qui peuvent tirer les pénaltys. »
Le PSG ne s’est pas découragé et a fait la différence en début de seconde mi-temps. Avec son sang-froid désormais coutumier à la finition, Fabian Ruiz a repris d’une frappe sèche un ballon mal repoussé par les Angevins après un centre de Désiré Doué. Les redoublements de passe dans les petits espaces ont ainsi fini par produire leur effet. Le même Ruiz a bien failli marquer un doublé mais il a trop croisé sa tête (77e) puis touché le poteau (83e).
« On doit oublier rapidement ces cinq trophées »
Lucas Chevalier, attendu pour sa première au Parc, a eu une soirée tranquille, et a été chaleureusement salué par les supporteurs. Il y a seulement eu un flottement lorsque le clip d’annonce des joueurs juste avant leur rentrée sur la pelouse a montré en gros plan un certain Gianluigi Donnarumma.
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Le gardien italien, dont la future destination n’est pas encore connue, était absent du groupe pour la troisième fois d’affilée. Il y a une semaine et demie, se disant « déçu et attristé », il avait dit espérer « avoir l’occasion de regarder une dernière fois les supporteurs du Parc des Princes dans les yeux et [de leur] dire au revoir comme il se doit ».
Vendredi, en habits de ville, Gianluigi Donnarumma s’est avancé escorté de ses coéquipiers et du staff vers la tribune des ultras d’Auteuil puis vers la tribune Boulogne. Il y a été longuement salué et ses coéquipiers ont mis un point d’honneur à l’entourer. Puis il a été applaudi par l’ensemble du stade.
Le PSG a par ailleurs exposé sur la pelouse les cinq trophées gagnés au cours d’une année 2025 historique : Ligue des champions, Supercoupe d’Europe, Ligue 1, Coupe de France et Trophée des champions.
« On doit oublier rapidement ces cinq trophées parce que ça appartient au passé et il faut se tourner vers l’avenir », a néanmoins tempéré Luis Enrique en conférence de presse. « Notre motivation est de lutter pour gagner ces trophées encore », a-t-il ajouté.
Le chef du renseignement militaire américain, Jeffrey Kruse, témoigne lors d’une commission spéciale du Sénat, à Washington, en mars 2024. SAUL LOEB/AFP
Jeffrey Kruse « n’assumera plus les fonctions de directeur de la DIA [Defense Intelligence Agency] », l’agence du renseignement militaire des Etats-Unis, a déclaré, vendredi 22 août, un haut responsable militaire, sous couvert d’anonymat. Il n’a pas avancé de raison, mais ce renvoi survient peu de temps après la parution d’un rapport qui a fortement déplu à Donald Trump.
Dans ce document, les services du lieutenant général Jeffrey Kruse, qui occupait son poste depuis le début de 2024, estimaient que les frappes menées en juin par les Etats-Unis en Iran avaient retardé de plusieurs années le programme nucléaire de Téhéran. Ce rapport, dont la presse s’est fait l’écho, diffère sensiblement des affirmations de Donald Trump, qui martèle que les attaques en question ont totalement détruit les sites visés.
Un autre responsable, qui a requis l’anonymat, a affirmé que deux autres hauts responsables, la vice-amirale d’escadre Nancy Lacore, cheffe de la réserve de la marine, et le contre-amiral Milton Sands, quittaient également leurs fonctions.
Crainte d’une politisation de l’armée
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a présidé au renvoi de multiples hauts responsables du Pentagone, à commencer par le chef d’état-major des armées, Charles Brown, remercié en février sans explications. Le secrétaire à la défense américain, Pete Hegseth, un fidèle du président, défend le droit de ce dernier à choisir les chefs de l’armée comme il l’entend, mais des élus démocrates se sont inquiétés d’une possible politisation de cette dernière.
Pete Hegseth avait mené la contre-attaque après que le rapport du renseignement militaire sur les frappes en Iran a circulé dans la presse. Selon lui, le document « a fuité parce que quelqu’un veut essayer de (…) faire croire que ces frappes historiques n’ont pas été un succès ».
Donald Trump, que son ancien chef d’état-major, le général Mark Milley, avait qualifié d’« aspirant dictateur », a fait de la loyauté le principal critère de recrutement de son second mandat. Il applique également cette logique à l’armée, historiquement neutre, pour laquelle il a une fascination non dissimulée. Le président américain a par exemple organisé à Washington une rare parade militaire le 14 juin, date qui marquait les 250 ans depuis la création de l’armée américaine, et qui se trouve aussi être celle de son anniversaire. Il a déployé la garde nationale, un corps de réserve, à Los Angeles puis à Washington.
Plusieurs hauts responsables civils ont aussi été limogés par le milliardaire de 79 ans. Donald Trump a par exemple récemment renvoyé la directrice de la principale agence de statistiques sur l’emploi après la publication de mauvais chiffres sur le marché du travail, et il a nommé à sa place E. J. Antoni, un économiste qui lui est fidèle.
La secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, aux Journées d’été du parti, à Strasbourg, le 21 août 2025. CYRIL BITTON/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
En 2020, les candidats du parti Les Ecologistes sont arrivés aux commandes de grandes villes comme Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Besançon ou Tours. Une « vague verte » inattendue qui a projeté le mouvement dans une nouvelle dimension et dont il espère continuer à bénéficier aux élections municipales de 2026.
Aux Journées d’été des Ecologistes, qui se tiennent à Strasbourg du jeudi 21 au samedi 23 août, l’heure est donc à l’autopromotion pour les nombreux édiles venus témoigner de leur bilan. L’échelon local aurait ainsi été l’occasion de « mettre les politiques écolos en action », a résumé Jeanne Barseghian, maire de Strasbourg, qui a énuméré « les réalisations incroyables » de son mandat, comme la gratuité des transports pour les moins de 18 ans ou la mise en place d’un budget sensible au genre. « Je crois au backlash du backlash : je ne vois que des gens qui en ont assez des bouilloires thermiques et qui veulent des solutions », a-t-elle assuré, en référence aux violentes attaques de la droite et de l’extrême droite contre les politiques écologistes.
La secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, s’est, elle, félicitée de « la bataille culturelle » qu’ils auraient réussi à mener, en démocratisant les pistes cyclablesou en végétalisant les villes.
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Nous partons à la rencontre d’une passionnée de fleurs parfumées, d’une chanteuse mythique qui a su s’affranchir de ses parents… Mais aussi d’un mégalomaniaque qui voulait explorer l’épave du Titanic et d’un homme politique qui a révolutionné la culture en France.
« Titan », le naufrage annoncé de l’OceanGate
Le mini sous-marin des grandes profondeurs d’OceanGate avant son implosion en 2023. NETFLIX
L’histoire se répète. Cent onze ans après le naufrage du Titanic, le 15 avril 1912, le petit submersible expérimental Titan sombre le 18 juin 2023, au-dessus de l’épave du transatlantique, tuant cinq personnes. Dans les deux cas, ces catastrophes maritimes sont le bilan de l’arrogance d’une époque. C’est ce que décrypte l’implacable enquête documentaire de Mark Monroe, Titan : le naufrage d’OceanGate, diffusé sur Netflix.
A la démesure d’une société enivrée de progrès technique répond la mégalomanie de la caste des « bien burnés », les Jeff Bezos et autres Elon Musk, selon les mots de Stockton Rush, le patron d’OceanGate, la société américaine propriétaire du Titan.
A la réputation d’insubmersible du paquebot britannique répond la coque en fibre de carbone du sous-marin, censée résister à une pression colossale. « Il sera invulnérable », promettait Stockton Rush. Avant d’être pulvérisé dans l’implosion du Titan qu’il pilotait, provoquant la mort de quatre autres personnes : l’explorateur français Paul-Henri Nargeolet (77 ans), le pilote et aventurier britannique Hamish Harding (58 ans), l’homme d’affaires pakistanais Shahzada Dawood (48 ans) et son fils de 19 ans, Suleman.
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Un poste de garde militaire nord-coréen où flotte le drapeau national, vu de Paju, en Corée du Sud, le 26 juin 2024. LEE JIN-MAN / AP
La Corée du Nord a accusé, samedi 22 août, Séoul d’avoir tiré des coups de semonce en direction de ses soldats aux abords de la frontière, qualifiant l’incident de « provocation sérieuse ».
Les faits se sont déroulés mardi alors que des soldats nord-coréens travaillaient à la fermeture permanente de la frontière fortifiée qui divise la péninsule, selon l’agence d’Etat nord-coréenne KCNA citant un communiqué du lieutenant général Ko Jong-chol. Selon ce dernier, les militaires sud-coréens ont tiré plus de dix coups de semonce.
L’armée sud-coréenne a confirmé, samedi, avoir effectué, mardi à 15 heures locales (8 heures à Paris), des tirs de sommation à la frontière en direction de « quelques soldats nord-coréens » ayant brièvement traversé la limite, lors de leurs opérations dans la zone démilitarisée (DMZ) séparant les deux pays. Les militaires nord-coréens se sont retirés dans la foulée, a ajouté l’armée, précisant qu’elle surveillait « de près les mouvements des troupes nord-coréennes ».
Deux pays techniquement encore en guerre
« Il s’agit d’un incident très sérieux qui pourrait inévitablement entraîner la situation à la frontière sud – où un nombre très important de troupes sont stationnées – vers une confrontation jusqu’à une phase incontrôlable », a déclaré le lieutenant général nord-coréen. Vendredi, celui-ci avait prévenu que Pyongyang répondrait à toute interférence à ses efforts de fermeture permanente de la frontière, mettant en garde contre toute « provocation militaire délibérée ».
Les deux Corées restent techniquement en guerre depuis plus de sept décennies, le conflit qui les avait opposées de 1950 à 1953 s’étant achevé par un armistice, et non par un traité de paix. Leurs relations sont au plus bas depuis plusieurs années, après que le Nord a lancé une série de missiles balistiques en violation des sanctions des Nations unies, en 2024.
En avril, l’armée sud-coréenne avait tiré des coups de semonce après une incursion de son côté de la frontière d’une dizaine de soldats nord-coréens, qui avaient battu en retraite. Les troupes nord-coréennes ont fait une série de petites incursions à travers la frontière l’an passé, que Séoul a décrites alors comme étant probablement accidentelles.
Le nouveau président sud-coréen vise une détente des relations
Ces annonces, samedi, ont été diffusées à deux jours d’une visite à Washington du nouveau président sud-coréen, Lee Jae-myung, qui tente d’engager une certaine détente vis-à-vis de Pyongyang.
Lee Jae-myung, arrivé au pouvoir en juin au terme de la longue période de chaos politique provoquée par son prédécesseur Yoon Suk Yeol, a promis de « respecter » le système politique du Nord et de construire « une confiance entre les armées », tout en s’engageant à poursuivre le dialogue sans préconditions, ce qui constitue une rupture avec la politique menée précédemment. Il est attendu samedi pour une visite officielle au Japon et doit se rendre lundi aux Etats-Unis, un allié-clé de Séoul, afind’y rencontrer son homologue américain, Donald Trump, pour des discussions attendues sur le commerce.
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Environ 28 500 soldats américains sont déployés en Corée du Sud pour aider à la protéger de la Corée du Nord. Washington et Séoul ont entamé le 18 août des exercices militaires conjoints qui doivent s’achever le 28 août et sont destinés à préparer les deux pays à contrer de potentielles menaces venant du Nord.
La Corée du Sud a par ailleurs retiré début août les haut-parleurs qui diffusaient de la K-pop et des bulletins d’information à la frontière, l’armée affirmant par la suite que le Nord était en train de faire de même. Ce que l’influente sœur de Kim Jong-un, Kim Yo-jong, a démenti.