L’agence d’architecture ChartierDalix assigne en justice un chercheur pour diffamation

Le projet du lauréat du concours international pour la refonte de la tour Montparnasse, imaginé par le trio d’architectes Nouvelle AOM(Franklin Azzi/ChartierDalix/Hardel Le Bihan), à Paris, le 19 septembre 2017. PATRICK KOVARIK/AFP

Ce n’est pas tous les jours qu’une agence d’architecture assigne un chercheur en justice. L’affaire, qui suscite un certain émoi dans le milieu, concerne Mathias Rollot, architecte et docteur en architecture, maître de conférences à l’Ecole nationale supérieure d’architecture (ENSA) de Grenoble, auteur de nombreux ouvrages liés aux questions d’environnement. Il s’intéresse notamment à la critique architecturale et à l’exigence de renouvellement que lui imposerait l’anthropocène, une époque géologique qui est la nôtre, où la planète se dérègle sous les effets des activités humaines et particulièrement de celles du secteur de la construction.

Le chercheur a appris au mois de juillet, par une lettre recommandée provenant de la juge d’instruction au tribunal de Paris Alix Bukulin, qu’il était mis en examen pour « diffamation publique ». Une plainte avait été déposée contre lui par l’agence ChartierDalix à la suite de la publication, deux ans plus tôt, le 19 juin 2023, d’un article intitulé « Architecture et greenwashing » sur le journal en ligne Lundimatin, dans lequel il la mettait directement en cause. Contactée par Le Monde, Pascale Dalix, cofondatrice de l’agence, n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations au motif que la décision de justice n’a pas encore été rendue.

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Vingt-cinq pays ont suspendu l’envoi de colis vers les Etats-Unis, anticipant les effets des droits de douane décidés par Donald Trump

Un colis de fret aérien dans un entrepôt de l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle, près de Paris, le 20 décembre 2024. GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

L’agence postale de l’Organisation des Nations unies (ONU) a recensé, mardi 26 août, un total de 25 pays ayant décidé de suspendre leurs livraisons de colis vers les Etats-Unis en raison des incertitudes liées à l’impact de droits de douane imminents décidés par le président américain Donald Trump.

L’administration Trump a décidé, avec effet au 29 août, de supprimer l’exemption de droits de douane qui bénéficiait jusqu’alors aux petits colis postaux – les envois de marchandises d’une valeur égale ou inférieure à 800 dollars (686 euros). Ces colis seront soumis, à partir de vendredi, aux mêmes taux de droits de douane que ceux appliqués aux autres importations en provenance des pays d’origine. Soit, par exemple, 15 % pour les pays de l’Union européenne (UE), ou 50 % pour l’Inde. Seuls les envois entre particuliers d’une valeur de moins de 100 dollars (86 euros) restent exemptés de droits.

Cette décision a suscité une vague d’annonces de la part de services postaux, en Belgique, en Allemagne, en Espagne, en France, en Inde ou en Australie, de suspendre les envois de colis à destination des Etats-Unis.

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Recherche de « solutions durables »

« Les opérateurs postaux de 25 pays membres ont déjà informé de la suspension de leurs services postaux vers les Etats-Unis, invoquant des incertitudes liées notamment aux services de transit », a fait savoir l’Union postale universelle (UPU) dans un communiqué. « Ces suspensions resteront en vigueur dans l’attente de plus amples informations sur la mise en œuvre des mesures annoncées par les autorités américaines », a ajouté l’institution onusienne.

Outre la brièveté du délai de mise en œuvre de la décision, le problème réside surtout dans le fait que le décret oblige « les transporteurs et autres parties autorisées à percevoir à l’avance, auprès des expéditeurs, les droits de douane et à en transférer les montants consolidés au bureau des douanes et de la protection des frontières des Etats-Unis », a expliqué l’UPU.

Faute d’avoir eu le temps de se préparer à ces nouvelles « exigences opérationnelles », les services postaux de plusieurs pays ont saisi l’UPU, qui étudie actuellement « des solutions durables » à même de permettre de faire repartir les flux postaux.

Le Monde avec AFP

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David Gaudu nouveau porteur du maillot rouge de leader de la Vuelta

David Gaudu, à Voiron (Isère), le 26 août 2025. JEFF PACHOUD / AFP

Porter le maillot de leader d’un grand tour tient parfois à peu de chose. David Gaudu en a fait l’heureuse expérience, mardi 26 août, à Voiron (Isère), en s’emparant du maillot rouge de la Vuelta à l’issue de la 4e étape, remportée par le sprinteur britannique Ben Turner.

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Dans le même temps que Jonas Vingegaard après son succès lors de la 3e étape, lundi, le Français devait devancer le Danois à l’addition de toutes les places obtenues depuis le départ pour s’emparer de la tunique de leader. Précisément, Gaudu devait terminer cette 4e étape (206 kilomètres entre Suse, en Italie, et la cité iséroise) au moins huit places devant Vingegaard pour enfiler le maillot rouge.

Le leader de l’équipe Groupama-FDJ s’est donc mêlé au sprint final, qu’il a terminé à la 25e place, alors que Vingegaard a, lui, franchi la ligne d’arrivée en 42e position. Mission accomplie. « C’est la première et la dernière fois que je vais là-dedans [un sprint massif], a commenté Gaudu, tout sourire, au micro d’Eurosport. Prendre le maillot [de leader] en France, c’est un joli clin d’œil. Ça va être beau de le porter [mercredi, lors de la 5e étape, un contre-la-montre par équipes de 24,1 kilomètres autour de Figueres (Espagne)]. On a travaillé cet exercice, on verra bien ce que ça donne. »

« Beaucoup d’émotion »

Peu habitué à participer à l’emballage final des étapes, le grimpeur-puncheur français a surgi en tête de peloton à quelques centaines de mètres de l’arrivée, quand Vingegaard – sans doute pas mécontent d’échapper aux longues obligations protocolaires d’après étape en abandonnant le maillot de leader – adoptait lui une conduite plus prudente. Gaudu n’avait plus qu’à rester aux avant-postes pour atteindre son objectif, ce qu’il a donc réussi à faire.

« Même si ce n’est “que” la Vuelta, c’est beaucoup d’émotion, a expliqué le coureur tricolore une fois la tunique rouge sur les épaules. Je n’avais encore aucune certitude sur mon niveau il y a encore trois jours. »

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Ce mardi, la joie de Gaudu n’avait d’égale que celle du Britannique Ben Turner, vainqueur de l’étape alors que sa formation, Ineos Grenadiers, ne l’a invité qu’en dernière minute à participer au Tour d’Espagne, l’obligeant à abandonner le Tour du Benelux. « C’est une semaine folle, a-t-il expliqué au micro des organisateurs de la Vuelta. L’équipe a cru en moi et a fait un travail extraordinaire pour me permettre de faire ce sprint dans les meilleures conditions. » Ben Turner a devancé au sprint le Belge Jasper Philipsen, vainqueur de la première étape de cette Vuelta, samedi, à Novare, en Italie.

Service Sports

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La lettre envoyée par Emmanuel Macron à Benyamin Nétanyahou

[Mardi 26 août, Emmanuel Macron a répondu personnellement au courrier de Benyamin Nétanyahou, envoyé le 17 août, dans lequel ce dernier exprimait sa préoccupation sur « la montée alarmante de l’antisémitisme en France ». Le Monde publie le texte du président de la République dans son intégralité]

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Nétanyahou accuse Macron de nourrir l’antisémitisme en appelant à la reconnaissance internationale de l’Etat palestinien

« Cher Monsieur le premier ministre,

J’ai bien reçu votre lettre du 17 août que vous avez décidé de rendre publique avant même que je ne la reçoive. C’est pourquoi ma réponse, par parallélisme, sera elle aussi rendue publique pour la clarté de nos débats mais pour ma part je tenais à vous le faire savoir et j’attendrai que vous en ayez pris connaissance, c’est là l’élémentaire courtoisie.

La lutte contre l’antisémitisme ne saurait être un sujet d’instrumentalisation et ne peut nourrir aucun désaccord entre Israël et la France.

Au titre des premières actions menées après mon élection, j’ai tenu, dans l’enceinte tragique du Vel’ d’Hiv [la cérémonie s’est déroulée place des Martyrs-Juifs-du-Vélodrome-d’Hiver (15e arrondissement de Paris)], le 16 juillet 2017, à solennellement endosser – et vous aviez souhaité ce jour-là être à mes côtés – la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) qui condamne l’antisionisme comme un antisémitisme. C’était la première fois qu’un président de la République français allait aussi loin et je l’assume parfaitement. La protection de nos compatriotes juifs contre la montée de l’antisémitisme est, depuis le premier jour, une priorité absolue de mon action. Cette responsabilité incombe à la France, et la totalité des services de l’Etat y est engagée. Elle ne saurait faire l’objet d’aucune manipulation dans un moment où nous faisons face à l’instrumentalisation d’un conflit qui n’appartient pas à la France mais pèse sur sa cohésion nationale et la sécurité de nos concitoyens.

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Le maire d’Orléans interdit l’inhumation de Protais Zigiranyirazo, alias « Monsieur Z », figure du génocide au Rwanda

Protais Zigiranyirazo au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), à Arusha, en Tanzanie, le jour de sa condamnation de première instance à vingt ans d’emprisonnement pour génocide, le 18 décembre 2008. TONY KARUMBA / AFP

Le maire d’Orléans a pris, mardi 26 août, un arrêté pour interdire l’inhumation de Protais Zigiranyirazo, dit « Monsieur Z », considéré comme l’une des principales figures du génocide des Tutsi au Rwanda, dont les obsèques sont prévues pour le 28 août dans sa commune.

Mort le 3 août à Niamey (Niger) à l’âge de 87 ans, Protais Zigiranyirazo avait été condamné pour génocide à vingt ans d’emprisonnement en première instance par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), mais il avait été acquitté en appel en 2009. Les juges de la chambre d’appel avaient conclu que leurs collègues de première instance s’étaient « gravement fourvoyés dans le traitement des preuves » et qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de l’acquitter.

Frère aîné de la veuve du président rwandais Juvénal Habyarimana dont le meurtre, le 6 avril 1994, avait été immédiatement suivi par le début du génocide, « Monsieur Z » reste considéré par beaucoup comme l’un des cerveaux du cercle présidentiel hutu soupçonné d’avoir planifié le génocide. C’est le cas du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), association française de rescapés du génocide et de leurs soutiens, qui a appelé le gouvernement français et les élus d’Orléans à s’opposer à l’inhumation de Protais Zigiranyirazo.

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« Obsèques à grand spectacle »

« Pourquoi le gouvernement français a-t-il accepté qu’il bénéficie d’obsèques à grand spectacle le 28 août en l’église Saint-Paterne d’Orléans et d’une inhumation au grand cimetière d’Orléans après avoir, avec constance, refusé de l’accueillir de son vivant ? », s’interroge le CPCR dans un communiqué.

De son côté, le maire d’Orléans, Serge Grouard (divers droite), a estimé mardi dans un communiqué que cette « inhumation sur le territoire communal (…) apparaît incompréhensible au regard de la gravité des faits qui lui sont reprochés » et « constitue une offense insoutenable à la mémoire des disparus ». Il a pris un arrêté d’interdiction en raison d’un « risque grave de troubles à l’ordre public » et de « la possibilité sérieuse que la sépulture devienne un lieu de glorification pour les auteurs et complices du génocide rwandais ».

Selon M. Grouard, près de 400 personnes, issues de l’entourage du défunt, pourraient assister aux obsèques et il « s’oppose expressément à l’inhumation de l’intéressé dans le grand cimetière d’Orléans ». L’entourage de « Monsieur Z » a été prévenu de l’arrêté d’interdiction et peut faire appel, a précisé la municipalité à l’Agence France-Presse.

D’avril à juillet 1994, le génocide au Rwanda a fait, selon l’Organisation des Nations unies, 800 000 morts, membres de la minorité tutsi ou hutu modérés, tués par les Forces armées rwandaises et les milices extrémistes hutu Interahamwe.

Le Monde avec AFP

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Vidéo. Le squelette de l’australopithèque Lucy est exposé pour la première fois en Europe

Les ossements de Lucy n’avaient voyagé qu’une seule fois, aux Etats-Unis. jusqu’à présent, ils étaient restés en Ethiopie, pays où ils ont été découverts, en 1974, par le paléontologue français Yves Coppens et ses collègues. Depuis le 25 août, ils sont exposés au Musée national de République tchèque, à Prague.

Aux côtés de Lucy, les visiteurs pourront également découvrir le squelette quasi complet de Selam, le plus vieil enfant du monde, une jeune australopithèque morte à 2 ans et 7 mois, et qui aurait vécu cent mille ans avant Lucy.

Service vidéo du Monde (avec AFP et Reuters)

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La Nouvelle-Calédonie suspendue au futur de Manuel Valls et du gouvernement

Le président du Sénat coutumier, Aguetil Mahé Gowe (à droite), accueille le ministre des outre-mer, Manuel Valls, au Sénat coutumier de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 20 août 2025. DELPHINE MAYEUR/AFP

Manuel Valls l’a promis avant de s’envoler mardi 26 août au soir pour Paris, après une semaine passée en Nouvelle-Calédonie : « La continuité de l’Etat s’appliquera. » Le matin même, le ministre des outre-mer a appris être en sursis, suspendu, comme tous les membres du gouvernement, au vote de confiance des députés qui sera examiné le 8 septembre. Juridiquement, la loi constitutionnelle qu’il vient d’élaborer avec les formations politiques néo-calédoniennes toujours engagées dans l’accord de Bougival doit pouvoir s’inscrire dans le calendrier prévu : examen le 17 septembre en conseil des ministres, pour un vote au Sénat début novembre, puis à l’Assemblée nationale en décembre et, dans la foulée, la réunion du Parlement à Versailles.

Mais ce calendrier peut-il tenir sans le ministre qui a défendu cet accord avec énergie – sans pour autant faire l’unanimité ? Censé repartir samedi 23 août, Manuel Valls a décalé à deux reprises son départ pour donner une ultime chance au dialogue avec le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Nouvelle-Calédonie : Manuel Valls fait le pari d’avancer, même sans le FLNKS

Si le FLNKS a accepté une rencontre mardi matin, la ligne tracée le 9 août lors du congrès extraordinaire du mouvement, et rappelée la semaine du 18 août lors d’une première réunion, n’a pas varié d’un iota : tout en se disant « ouvert au dialogue », le FLNKS a « réitéré son rejet catégorique du projet d’accord », selon le communiqué diffusé par le mouvement à l’issue de la rencontre.

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Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT : « Chaque centimètre de reculs sociaux, ce sont 1 000 voix pour l’extrême droite »

La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, à Paris, le 26 août 2025. KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »

La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, qui publie S’engager (Flammarion, 192 pages, 20 euros), mercredi 27 août, estime qu’il n’y aura pas de projet de budget juste sans réforme fiscale.

Comment réagissez-vous à l’annonce faite par le premier ministre, François Bayrou, lundi 25 août, qu’il solliciterait le vote de confiance devant l’Assemblée nationale le 8 septembre ?

Je perçois dans le pays une colère froide et une profonde inquiétude démocratique. L’intervention du chef du gouvernement ne répond pas à ces éléments. La CFDT a toujours dit que la dette était un sujet sérieux, et qu’il fallait y apporter des réponses. Le problème, c’est que, le 15 juillet, M. Bayrou a sorti le lance-flammes. Il propose des solutions qui sont totalement déséquilibrées et profondément injustes.

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En direct, guerre en Ukraine : « les combats se poursuivent » dans l’oblast de Dnipropetrovsk, selon l’armée ukrainienne

Macron, Merz et Tusk en visite en Moldavie pour afficher leur soutien face aux « menaces » russes

Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Donald Tusk se rendent mercredi à Chisinau pour afficher leur soutien à la Moldavie et à sa présidente pro-européenne, Maia Sandu.

La date n’a pas été choisie au hasard : le président français, le chancelier allemand et le premier ministre polonais participeront au 34e anniversaire de l’indépendance moldave. Et ce à la veille du début de la campagne officielle pour les élections législatives de fin septembre troublées, selon la Moldavie et ses alliés européens, par des ingérences de Moscou pour faire basculer dans son camp cet Etat candidat à l’entrée dans l’Union européenne (UE), frontalier et solidaire de l’Ukraine en guerre.

« C’est une démonstration de soutien à la Moldavie de la part des dirigeants européens au moment où la Russie accroît ses ingérences avant des élections cruciales », a déclaré à l’Agence France-Presse la présidence moldave.

MM. Macron, Merz et Tusk entendent réaffirmer leur « soutien à l’indépendance, à la souveraineté, à l’intégrité territoriale de la Moldavie », a expliqué à des journalistes un conseiller du président français. Soutien aussi à sa « trajectoire européenne » dans le cadre des négociations d’adhésion à l’UE ouvertes en juin 2024. « On ne peut pas faire abstraction » des « conséquences de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, qui touche au premier chef la Moldavie », a-t-il ajouté.

« La Moldavie, elle, est menacée par la Russie », a encore affirmé l’Elysée, évoquant les « ingérences » et les « interférences » de Moscou, dont le « logiciel » à l’égard des ex-républiques soviétiques comme la Moldavie est, selon Paris, « celui de l’intimidation et aussi des entraves à la souveraineté, de l’exploitation des séparatismes ». Une allusion notamment à la Transnistrie, un territoire séparatiste russophone situé dans l’est de ce pays, où sont basées des forces russes.

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L’ONU se dote d’un groupe d’experts scientifiques sur l’intelligence artificielle

Le stand Amazon Web Services à la Hannover Messe, l’une des plus grandes foires industrielles du monde, à Hanovre, en Allemagne, le 30 mars 2025. FABIAN BIMMER / REUTERS

L’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) a créé, mardi 26 août, un groupe d’experts scientifiques sur l’intelligence artificielle (IA) qui sera chargé d’aider la communauté internationale à prendre des décisions informées sur ce sujet sensible, comme le fait le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

S’inquiétant du développement rapide de technologies révolutionnaires qui pourraient menacer la démocratie et les droits humains, les Etats membres de l’ONU s’étaient engagés, en septembre 2024, dans le « Pacte pour l’avenir », à mettre en place un tel groupe d’experts pour éclairer le dialogue international entre gouvernements et autres acteurs du secteur.

Dans une résolution adoptée mardi, l’Assemblée générale a formellement créé ce « Groupe scientifique international indépendant de l’intelligence artificielle » qui devra fournir des « évaluations scientifiques fondées sur des données probantes dans lesquelles seront synthétisées et analysées les études existantes sur les promesses, les risques et les répercussions de l’intelligence artificielle ». Son rapport de synthèse annuel « servira à éclairer la prise de décisions, sans toutefois être prescriptif », précise le texte.

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« Pont crucial »

Mandaté par l’Assemblée, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a salué la création d’un « pont crucial entre la recherche de pointe sur l’IA et l’élaboration des politiques », va désormais lancer un appel à candidatures pour identifier les quarante futurs membres du groupe, qui siégeront pour un mandat de trois ans.

« L’intelligence artificielle se développe à un rythme et à une échelle qui affectent tous les pays », a commenté la représentante permanente du Costa Rica auprès de l’ONU, Maritza Chan Valverde, qui a supervisé les négociations avec son homologue espagnol. « Avec cette résolution, les Nations unies réaffirment leur rôle central pour garantir que l’IA sera au service de l’humanité », a-t-elle insisté.

« En fournissant des évaluations scientifiques rigoureuses et indépendantes, [le groupe] aidera la communauté internationale à anticiper les défis émergents et à prendre des décisions informées sur comment régir cette technologie transformatrice », a commenté le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric.

Le Monde avec AFP

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