Les supporteurs de l’édition 2025 de l’Ultra-trail du Mont-Blanc, vendredi 29 août aux Contamines-Monjoie (Haute-Savoie). UTMB® QUENTIN IGLESIS
Les nuages encombrant le mont Blanc ne les ont pas découragés, pas plus que les prévisions météorologiques changeantes. « Allez ! Galope, galope ! » Dans une nuit striée par la lumière des frontales, une foule dense s’est rassemblée dans la montée de Notre-Dame de la gorge, qui marque la fin de la route aux Contamines-Monjoie (Haute-Savoie), et le début des sentiers. Bravant les trombes d’eau, armés de drapeaux, de pancartes, de déguisements de chevalier ou d’ananas, des centaines, sinon des milliers, de supporteurs s’enflamment à chaque passage, vendredi 29 août. Tous sont venus encourager les 2 300 concurrents de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), partis quelques heures auparavant de Chamonix.
« C’est fou, on est encore plus nombreux que l’an dernier », s’exclame un fan, alors que le vétéran Ludovic Pommeret, tout sourire, se fraie un passage dans la marée humaine entourant le sentier. Epreuve-reine de l’ultra-trail, qui tourne autour du sommet le plus haut des Alpes sur 174 kilomètres et près de 10 000 mètres de dénivelé positif, l’UTMB draine de plus en plus de spectateurs, en parallèle de l’engouement autour de la discipline.
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Dans cette boutique-boudoir de la rue Saint-Roch, à Paris, plane un délicieux parfum de nostalgie. Chaque détail, du mobilier Art déco en loupe de chêne au sol en terrazzo, les appliques coquillage, et même les tampons encreurs en bois utilisés pour personnaliser les paquets, tous cultivent l’esprit vintage de ce lieu hors du temps, créé par Cécilia Mergui. Au fil des années, cette collectionneuse, passionnée depuis l’enfance par l’esthétique Art déco, chine, restaure et assemble objets, croquis et meubles d’époque.
Un jour, au hasard d’une brocante, elle tombe sous le charme d’un poudrier signé Bienaimé, une maison de parfum disparue depuis 1960 et dont elle ignore tout. Intriguée, elle entame des recherches, qui la mènent jusqu’à l’éloge funèbre de Robert Bienaimé, le fondateur. Cette lecture agit comme un déclic : elle a l’impression de rencontrer l’homme derrière la marque, de comprendre son ambition créative.
L’ancienne responsable des achats de Sézane décide alors de faire revivre cette maison. Le projet se concrétise en 2021, avec la réédition de trois parfums emblématiques : La Vie en fleurs, Jours heureuxet Vermeil. « Nous nous sommes inspirés des formules originales, en conservant l’iris comme fil conducteur, tout en s’autorisant quelques libertés avec le parfumeur », explique-t-elle.
Commercialisé récemment, Monsieurest à la fois la première création complètement inédite et le premier jus masculin de la marque. Pour le composer, le parfumeur Patrice Revillard s’est appuyé sur les souvenirs de Françoise Fong, belle-fille de Robert Bienaimé. Une approche intime et émouvante, qui tisse un lien subtil entre mémoire familiale et innovation olfactive.
Flacons oubliés
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La Russie a revu ses exigences territoriales en Ukraine, selon le chef de la diplomatie turque
La Russie continue d’exiger de l’Ukraine la cession du Donbass, à l’est du pays, qu’elle ne contrôle pas intégralement, mais est disposée à geler le conflit dans le sud de ce pays le long des lignes de front actuelles, a affirmé jeudi soir le chef de la diplomatie turque.
L’armée russe occupe un cinquième environ du territoire ukrainien et Moscou a annexé cinq régions : celles dans l’est du pays (Donetsk et Louhansk), qui forment le Donbass, celles dans le Sud (Kherson et Zaporijia), ainsi que la Crimée, annexée en 2014.
Au cours de pourparlers à Istanbul plus tôt cette année, les négociateurs russes avaient, en tant que condition préalable à l’arrêt du conflit, exigé que l’Ukraine se retire totalement de ces régions. Selon Ankara, Moscou aurait toutefois infléchi sa position à la suite du récent sommet en Alaska entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine.
Les Russes ont ainsi « renoncé à cette exigence et restent sur les lignes de contact, à l’exception d’une région (…). Il existe actuellement un accord préliminaire concernant la restitution [cession à la Russie] de 25 à 30 % de [la région de] Donetsk et le maintien des lignes de contact [dans celles de] Zaporijia et de Kherson », a assuré le ministre des affaires étrangères turc, Hakan Fidan, dans un entretien avec la chaîne de télévision TGRT Haber.
Celui-ci n’a pas précisé si cet « accord préliminaire » avait été conclu entre Moscou et Washington ou entre Moscou et Kiev, qui a jusqu’à présent catégoriquement rejeté toute concession territoriale, ni de quand il datait. Sous couvert d’anonymat, des responsables avaient déjà fait état de cette apparente inflexion russe.
Le ministre turc a toutefois reconnu qu’il serait « difficile » pour l’Ukraine de céder des territoires, notamment la vaste région minière et industrielle du Donbass, la portion la mieux défendue du front composée de villes-forteresses et de centaines de kilomètres de tranchées et de champs de mines. « Une fois ce territoire abandonné, le territoire restant deviendra un peu difficile à protéger », a souligné M. Fidan.
Le Kremlin, interrogé vendredi, n’a ni démenti ni confirmé ces affirmations, expliquant ne pas vouloir révéler « les détails » des discussions.
A son arrivée à Paris, en 2017, Jacqueline Prado se rendait tous les week-ends à l’Eglise américaine ou au Sacré-Cœur, avec d’autres membres de la communauté philippine, pour prier. Elle retourne au pied de la basilique, le samedi 28 juin 2025. ALLYSSA HEUZE POUR « LE MONDE »
« Comme tous les jours ce matin-là, à notre réveil, mon fils de 1 an et moi sommes allés chez mes parents, qui habitaient une maison mitoyenne de la nôtre, à Cavite, aux Philippines. C’était le 25 février 2016. Mon mari et mon fils aîné de 12 ans étaient déjà partis au travail et à l’école. Tout à coup, mon père a vu de la fumée s’infiltrer par la porte qui menait de leur maison à la nôtre. Quand il a ouvert, c’était trop tard. L’incendie s’était propagé.
Notre maison était en bois, contrairement à celle de mes parents, et elle a entièrement brûlé. En cendres. Disparue. Il ne restait rien : pas un vêtement, pas un meuble, ni l’argent liquide que je cachais pour faire des économies. Un voisin avait mis le feu accidentellement, en cuisinant. J’ai fondu en larmes. Puis je me suis dit que Dieu avait peut-être un dessein pour moi.
J’ai appelé mon frère, c’est mon meilleur ami. Nous sommes une fratrie de huit dont je suis l’aînée, et Jim est le numéro trois. A ce moment-là, il était déjà parti vivre en France pour gagner sa vie. Là-bas, il travaillait comme homme de ménage pour une femme âgée ; il avait épousé une Philippine, il était devenu père. Il m’a dit qu’il était peut-être temps pour moi de le rejoindre en France. “Nous t’aiderons, m’a-t-il dit. Nous emprunterons de l’argent pour le voyage.” J’y ai réfléchi. J’avais déjà quitté mon pays une fois. A 22 ans, j’étais partie à Taïwan pour aider financièrement mes parents. Je travaillais dans une usine d’ordinateurs pour Quanta Computer, c’était éreintant.
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En deux mois d’été, le geste est devenu rituel. Tous les matins, Nora se lève, se connecte à Parcoursup et ouvre son dossier avec l’espoir d’y découvrir une proposition d’admission dans une formation de l’enseignement supérieur. « Tous les matins, elle entre dans la pièce et lâche le même “j’ai toujours rien”, et on repart pour une journée », se désole sa mère, Irène Gaillard.
La jeune femme, tout juste titulaire d’un bac STMG (sciences et technologies du management et de la gestion), n’avait reçu aucune réponse positive sur la plateforme lorsque la phase principale s’est achevée, le 10 juillet. Depuis, les vœux pour lesquels elle était toujours sur liste d’attente, en bachelor universitaire de technologie (BUT) ou en licence, ont été gelés et Nora est plongée dans une longue période d’expectative que seuls d’éventuels désistements avant la rentrée pourraient clore.
La commission d’accès à l’enseignement supérieur de son académie, chargée de l’accompagnement personnalisé des candidats sans proposition, ne lui a pas trouvé de solution adaptée. Le nouveau vœu qu’elle a fait au cœur de l’été sur une formation qui l’intéressait en phase complémentaire, où sont proposées toutes les places vacantes, a été refusé. « Nerveusement, c’est très dur pour elle, raconte Irène Gaillard, aux côtés de sa fille. Elle n’a pas pu se détendre de l’été et il lui est impossible de se projeter sur l’année prochaine, ni même sur la rentrée, alors que nous sommes fin août ! »
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Des grosses vagues défèrlent sur une plage de Lacanau (Gironde), provoquées par une houle cyclonique, dans le sud-ouest de la France, le 26 août 2025. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Une houle cyclonique, phénomène « atypique » en période estivale, a commencé à déferler mardi 26 août sur le littoral français avec des vagues dépassant, par endroits, 4 à 5 mètres de hauteur, selon Météo-France.
Cette houle, causée dans l’Atlantique par l’ouragan Erin, qui a menacé la côte orientale des Etats-Unis la semaine dernière, est renforcée par de forts coefficients de marée et pourrait durer, après une atténuation mercredi, jusqu’à vendredi.
A 18 heures, une bouée enregistrant la hauteur de la houle, située 7 kilomètres au large du Cap Ferret (Gironde), « a mesuré un maximum de 5,4 mètres », a décrit à l’Agence France-Presse (AFP) Laurent Perron, directeur interrégional Sud-Ouest de Météo France. Par ailleurs, « avec une période de 17 secondes entre deux vagues, on a affaire à une houle qui est très énergétique, et donc susceptible de faire des dégâts sur le littoral, sur le cordon dunaire ou les installations sur les plages. C’est énorme et inhabituel pour cette saison », a assuré le prévisionniste.
A Lacanau (Gironde), le drapeau rouge a été hissé et la plage évacuée. « C’est la première fois qu’on voit des vagues aussi fortes l’été », a constaté Hervé Keraval, originaire du département, venu avec son épouse « profiter du phénomène magnifique et spectaculaire ». « Le contraste est très fort avec les conditions d’hier matin, où il y avait très peu de vagues », a-t-il relevé.
Dans la cité balnéaire, tout comme à Mimizan ou Biscarrosse (Landes), la baignade et certaines activités nautiques ont été interdites sur tout ou partie des plages.
Des sacs de sable en guise de protection
À Biarritz, le drapeau rouge a aussi été hissé malgré la forte fréquentation estivale. Vers 16 h 30, les sauveteurs ont annoncé par haut-parleur l’évacuation de la plage et de la promenade attenante, où se trouvaient des milliers de personnes, a constaté une journaliste de l’AFP. Devant la plage centrale de la cité balnéaire, le casino et la piscine municipale ont été protégés par des sacs remplis de sable. « C’est la première fois que ce dispositif de vagues de submersion (…) est déployé en été », reconnaît Michel Laborde, adjoint au maire chargé du littoral. « Et c’est donc la première fois qu’on est confrontés à autant de monde à gérer. »
Météo-France a placé mardi six départements, de la Bretagne à la frontière espagnole, en vigilance jaune vague-submersion : les Côtes-d’Armor, le Finistère, la Charente-Maritime, la Gironde, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.
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Des vagues dépassant 6 mètres ont été enregistrées au large du Finistère et de 4,7 mètres à Noirmoutier (Vendée). « Cela va baisser lentement [dans la nuit de mardi à mercredi]. On pourra avoir de nouveau une houle assez forte vendredi mais comme les coefficients de marée seront plus bas, le risque de submersion marine diminuera », a précisé Laurent Perron.
La préfecture maritime de l’Atlantique a également lancé un « message de prudence » face à ce phénomène « atypique » en plein été, redoutant « que les usagers de la mer sous-estiment la situation », et a rappelé que le numéro d’appel d’urgence gratuit pour le sauvetage en mer est le 196.
En outre, une alerte maximale aux baïnes, ces courants d’arrachement dangereux pour les baigneurs, a été émise mardi et mercredi sur tout le littoral du Sud-Ouest.
Sur ce littoral très soumis à l’érosion, les vagues et les marées, plages et dunes reculent chaque année de plusieurs mètres par endroits. Et ce phénomène naturel, autrefois limité à l’hiver, tend à devenir permanent, par exemple sur la réserve du banc d’Arguin (Gironde), langue de sable longue de quatre kilomètres à l’entrée du Bassin d’Arcachon.
Cet écosystème fragile, où nichent de nombreux oiseaux, face à la célèbre dune du Pilat, est en « érosion permanente depuis trois ans » et risque de souffrir du fait de « la puissance des vagues », a jugé Benoît Dumeau, conservateur de la réserve naturelle.
Dans le Morbihan, les sauveteurs de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) avaient fait état, mardi, d’une « nuit chaotique » à Belle-Île, où trois voiliers « ont rompu leur mouillage suite à une forte houle » et ont été projetés sur les rochers vers 3 heures. « Aucun blessé n’est à déplorer (…) et les dégâts ne sont que matériels », a précisé la SNSM.
La présidente moldave, Maia Sandu, à Chisinau, le 30 juillet 2025. DUMITRU DORU / EPA / MAXPPP
La Moldavie célèbre mercredi 27 août sa fête nationale, qui commémore l’adoption de sa déclaration d’indépendance vis-à-vis de l’Union soviétique, en 1991. A l’initiative de la présidente Maia Sandu, le président français, Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Friedrich Merz, et le premier ministre polonais, Donald Tusk, se rendent à cette occasion à Chisinau en visite officielle. Dans la soirée, une allocution des quatre dirigeants est programmée sur la grande place de l’Assemblée nationale.
Pour l’Elysée, il s’agit d’afficher un soutien sans équivoque à « l’indépendance, la souveraineté territoriale, la trajectoire européenne et la poursuite des réformes » de ce pays de 2,4 millions d’habitants, frontalier de la Roumanie et de l’Ukraine. La visite intervient un mois avant les législatives du 28 septembre, lors desquelles seront élus 101 députés pour un mandat de quatre ans.
En juillet 2021, le Parti action et solidarité (PAS) de Maia Sandu, alors présidente depuis six mois, avait remporté une majorité de 63 sièges au terme d’une campagne axée sur la lutte contre la corruption et pour la réforme de la justice. Quatre ans plus tard, le contexte géopolitique a rebattu les cartes, le PAS se positionnant désormais avant tout comme un parti anti-Kremlin, pro-Ukraine et pour l’intégration à l’Union européenne (UE) de la Moldavie, pays candidat depuis 2022. Les électeurs moldaves ont appuyé cette trajectoire à l’automne 2024, en réélisant Maia Sandu et en se prononçant en faveur de l’adhésion à l’UE lors d’un référendum.
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Inga Ruginiene pendant une session du Seimas, le Parlement lituanien, à Vilnius, le 26 août 2025. PETRAS MALUKAS / AFP
Le Parlement lituanien a confirmé, mardi 26 août, la sociale-démocrate Inga Ruginiene comme première ministre, après la démission en juillet de son prédécesseur, Gintautas Paluckas, à la suite d’une enquête sur d’éventuels délits financiers. Cette ancienne dirigeante syndicale occupait le poste de ministre de la sécurité sociale avant cette nomination.
« Mon plus grand rêve est de me tenir à nouveau devant vous à la fin de mon mandat et de dire que nous avons pu accomplir ensemble un travail très important », a déclaré devant les élus la nouvelle première ministre, qui dispose de quinze jours pour soumettre le programme de son gouvernement au vote du Parlement. Elle a promis de continuer à soutenir l’Ukraine, à réduire les inégalités et à investir dans la défense.
Son gouvernement est soutenu par une coalition qui inclut sa formation, le Parti social-démocrate (LSDP), ainsi que le parti populiste l’Aube sur le Niémen, le groupe parlementaire composé de l’Union des paysans et des Verts lituaniens, l’Action électorale des Polonais de Lituanie, et des députés indépendants. Le groupe a remplacé au sein de la coalition le parti des démocrates Au nom de la Lituanie, dirigé par Saulius Skvernelis, qui a déclaré qu’il ne pouvait pas travailler aux côtés des populistes.
Soutien du président
Plusieurs milliers de personnes se sont réunies, mardi, pour protester contre le nouveau gouvernement, les organisateurs déclarant dans un communiqué qu’il inclurait « des politiciens opposés aux sanctions contre la Russie et la Biélorussie ainsi que des idéologues antivaccination ».
Le chef des populistes, le député Remigijus Zemaitaitis, a renoncé en 2023 à son siège au Parlement après avoir été critiqué pour des commentaires antisémites présumés, avant de revenir à l’Assemblée à la tête de son parti après les législatives de 2024. L’un des députés indépendants soutenant la coalition, Ignas Vegele, a quant à lui gagné en notoriété en militant contre les restrictions Covid, puis a terminé troisième à l’élection présidentielle de 2024, où il a promis de lutter contre la « propagande LGBT » s’il était élu. Le député européen Waldemar Tomaszewski, chef du parti Action électorale des Polonais de Lituanie, a été critiqué par le passé pour ses prétendues positions pro-Kremlin, qu’il a niées.
Le président lituanien, Gitanas Nauseda, a apporté son soutien au nouveau gouvernement, mais a déclaré mardi à une radio locale que l’inclusion du parti l’Aube sur le Niémen « était une erreur qu’il était difficile d’éviter ».
Neuf départements du centre-est de la France sont placés en vigilance orange aux orages à partir de mercredi après-midi, a annoncé Météo-France, mardi 26 août. Il s’agit de l’Allier, de la Saône-et-Loire, du Jura, du Puy-de-Dôme, de la Loire, de l’Ain, du Rhône, de la Haute-Loire et du Cantal.
« C’est le caractère fortement pluvieux de ces orages qui est à surveiller », signale Météo-France dans un bulletin de vigilance émis peu après 16 heures. De forts cumuls de pluie sont attendus en peu de temps, « de 20 à 40 millimètres en une heure », voire « localement 50 à 80 millimètres », ainsi que de la grêle moyenne « en particulier dans le Nord-Est » et « des rafales de vent de 70 à 80 kilomètres/heure, très localement 90 kilomètres/heure ».
« La dégradation orageuse pourra s’étendre aux régions limitrophes du Nord-Est mais également du Sud-Ouest en soirée », écrit encore Météo-France, et d’autres départements pourraient alors être concernés par la vigilance orange.
Neuf départements en vigilance orange aux orages
Cette carte montre le niveau de vigilance météorologique et les risques de crues par département.
Mise à jour le 26 août 2025 à 16 heures, valable jusqu’au 27 août 2025 à minuit.
Situation susceptible d’évoluer. Si la période couverte pour cette carte n’est plus valide, consultez le site de Météo France.
Le Monde
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Grégory Zaoui, à Paris, le 16 décembre 2022. ERIC FOUGERE – CORBIS/VIA GETTY IMAGES
Grégory Zaoui, l’un des protagonistes de la fraude à la taxe carbone, a été mis en examen comme complice du rappeur Booba dans l’affaire du harcèlement en ligne de l’ex-reine des influenceurs Magali Berdah, a appris l’Agence France-Presse (AFP) mardi 26 août de sources proches du dossier. M. Zaoui, 54 ans, a été mis en examen le 18 août par un juge d’instruction parisien pour « complicité de harcèlement », des faits remontant à 2022.
Auprès de l’AFP, l’avocate de M. Zaoui, Stéphanie Bellier-Giovannetti, a reproché à Mme Berdah « d’instrumentaliser » la justice. Elle affirme que son client ne s’est pas vu imposer de contrôle judiciaire et peut donc toujours librement entrer en contact avec Booba, le principal mis en examen. Ce même 18 août, une femme âgée de 43 ans, travaillant dans le milieu des influenceurs, a également été mise en examen pour complicité de harcèlement, selon l’une des sources de l’AFP.
« Cyberharcèlement en meute »
Magali Berdah, 43 ans, recrutée à partir du 1er septembre par Sud Radio pour animer des débats politiques, a vu sa carrière d’agente de stars de l’influence mise à mal depuis trois ans, en lien avec une controverse dans les médias et sur les réseaux sociaux. Elle a été visée notamment par le rappeur Booba qui pointait ses pratiques commerciales trompeuses émanant d’influenceurs.
L’enquête contre la cheffe d’entreprise a été classée sans suite mais Booba, de son côté, a été mis en examen en octobre 2023 pour « harcèlement moral en ligne aggravé » sur la personne de Magali Berdah, à la suite de plusieurs plaintes de celle-ci. « Le dossier de cyberharcèlement en meute dont est victime Magali Berdah prend forme (…). Booba est mis en cause pour en être l’instigateur principal », a réagi Me David-Olivier Kaminski, avocat de Magali Berdah avec Rachel-Flore Pardo et Antonin Gravelin-Rodriguez. En mars 2024, 28 internautes avaient été condamnés pour cyberharcèlement contre Magali Berdah.