L’envoyé spécial de la Maison Blanche, Steve Witkoff, lors d’une réunion du cabinet dans la salle du cabinet de la Maison Blanche à Washington, DC, le 26 août 2025. MANDEL NGAN / AFP
Le vice-président américain, J. D. Vance, a dénoncé, vendredi 29 août sur X, une « opération d’ingérence étrangère ayant pour but de nuire au gouvernement et à l’un de ses représentants les plus efficaces » après la publication d’un article du média Politico sur Steve Witkoff, l’homme de confiance de Donald Trump pour les questions diplomatiques les plus sensibles et envoyé spécial de la présidence américaine pour le Moyen-Orient.
Sur X aussi, le directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, James Blair, a fustigé une « opération d’ingérence étrangère menée à travers un média en ligne sous contrôle allemand », tandis que Taylor Budowich, un autre proche conseiller du président américain, a décrit Politico comme « une machine de propagande sous contrôle étranger »,le média étant la propriété du groupe allemand Axel Springer.
Selon Politico, « l’approche en solitaire de Witkoff a mené de manière répétée à des erreurs avec la Russie ». « Son inexpérience transparaît », déclare l’une des sources anonymes du site d’information à propos de cet homme d’affaires devenu émissaire spécial du président américain. Il mène en particulier des missions de médiation sur le conflit à Gaza et sur la guerre en Ukraine ; il s’est ainsi entretenu à plusieurs reprises avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou.
Sa dernière entrevue a mené à un sommet en Alaska, le 15 août, entre le président russe et Donald Trump, qui n’a débouché sur aucune annonce concrète de plan de paix. Puis, le président américain a rencontré son homologue Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants étrangers. Il leur a annoncé l’organisation rapide d’une entrevue entre les dirigeants russe et ukrainien sans que cela ne se concrétise.
Arthur Rinderknech lors de son match du troisième tour contre Benjamin Bonzi, à l’US Open, le 29 août 2025. KEVIN LAMARQUE / REUTERS
« Quelqu’un devait bien gagner » : le Français Arthur Rinderknech s’est imposé vendredi 29 août au troisième tour de l’US Open contre son compatriote et ami Benjamin Bonzi (4-6, 6-3, 6-3, 6-2) pour s’offrir à 30 ans un premier huitième de finale en Grand Chelem. Cerise sur le gâteau : le 82e mondial est assuré de jouer sur un grand court puisqu’il affrontera au prochain tour le quintuple vainqueur en Grand Chelem Carlos Alcaraz (2e) et vainqueur de l’US Open en 2022.
Le joueur entraîné par l’ex-numéro 10 mondial Lucas Pouille a surmonté la perte du premier set pour vaincre Bonzi. « Je ne gagne jamais en trois sets, pour moi c’est la routine de perdre un set », a plaisanté Rinderknech dans son interview d’après-match, non sans avoir un mot pour son cadet, qui espérait lui aussi atteindre un premier huitième de finale en Grand Chelem à 29 ans.
« Félicitations à lui pour tout ce qu’il a accompli (…) Il a décroché quelques victoires dingues », comme dans la nuit de dimanche à lundi contre l’ancien numéro 1 mondial Daniil Medvedev, a déclaré Rinderknech.
« Je me réjouis qu’on se soit affrontés au troisième tour plutôt qu’au premier, ça montre qu’on est sur la bonne voie », s’est satisfait le vainqueur. Sur la manière dont il comptait battre son prochain adversaire, le Français a esquivé avec une pointe d’humour : « Je ne sais pas. C’est plutôt un bon joueur », déclenchant quelques rires dans les tribunes clairsemées du court numéro 17.
Sous l’œil attentif de Pouille et du nouvel entraîneur de Bonzi, Nicolas Mahut, Rinderknech est bien entré dans la partie, mais a progressivement commencé à commettre plus de fautes face à un adversaire qui ne lui a pas laissé la moindre balle de break dans la première manche. Après avoir sauvé une balle de break pour Bonzi en début de deuxième set, le Breton a répliqué en prenant le service du Nîmois dès sa première occasion pour mener 5-3 avant de confirmer son break pour égaliser à une manche partout.
Auteur d’un nouveau break dès le premier jeu du troisième set, Rinderknech a petit à petit pris le contrôle de la partie, à coups d’aces (15) et d’un grand nombre de coups gagnants (56 contre 19) qui ont sans doute usé Bonzi, vainqueur de deux matchs en cinq sets aux tours précédents.
Shelton en larmes après son abandon
A 37 ans, Adrian Mannarino s’est, lui, qualifié vendredi, pour son premier huitième de finale à l’US Open après l’abandon du 6e joueur mondial Ben Shelton, touché à l’épaule gauche. le Français (77e) venait d’égaliser à deux manches partout quand le gaucher américain a jeté l’éponge, après s’être fait mal sur un coup droit plus tôt dans le set et avoir grimacé à plusieurs reprises en fin d’échange. Le match s’est donc arrêté sur le score de 3-6, 6-3, 4-6, 6-4, alors que Mannarino a appris l’abandon de son adversaire au retour d’une pause toilettes.
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En larmes, le demi-finaliste de l’édition 2023 a rapidement quitté le court Louis-Armstrong. Vainqueur début août de son premier Masters 1000 à Toronto, Shelton figurait parmi les outsiders à New York.
« Quand il a commencé à avoir mal, il menait et honnêtement, je pense qu’il aurait probablement gagné le match » s’il ne s’était pas blessé, a jugé dans son interview d’après-match le vainqueur, qui avait échoué cinq fois au troisième tour de l’US Open avant d’enfin franchir le cap. Mannarino affrontera, dimanche, le Tchèque Jiri Lehecka (21e) pour une place en quarts de finale.
L’aventure d’Ugo Blanchet prend fin
Le dernier Français à atteindre les huitièmes de finale à l’US Open était jusqu’à vendredi Corentin Moutet, en 2022. Il faut remonter six ans plus tôt pour trouver trace de plusieurs Français à ce stade de la compétition, à New York (Gaël Monfils, Lucas Pouille et Jo-Wilfried Tsonga en 2016).
Cette année, le contingent tricolore à ce niveau s’arrêtera à deux puisque la belle aventure new-yorkaise d’Ugo Blanchet a, elle, pris fin vendredi. Opposé au Tchèque Tomas Machac (22e) au troisième tour, le 184e mondial s’est logiquement incliné en trois sets (7-5, 6-3, 6-1).
Le joueur de 26 ans, issu des qualifications, regardera néanmoins avec fierté son tableau de chasse puisqu’il a sorti le Hongrois Fabian Marozsan (53e) puis le Tchèque Jakub Mensik (16e), ses deux premiers succès dans le tableau final d’un Grand Chelem. Son parcours devrait lui permettre de gagner une quarantaine de places au prochain classement ATP.
Djokovic et Sabalenka qualifiés
Parmi les favoris, Novak Djokovic s’est qualifié pour les huitièmes de finale mais le Serbe reste encore à la recherche d’un match référence dans le tournoi. Le joueur de 38 ans a abandonné un set au Britannique Cameron Norrie (35e), finalement battu 6-4, 6-7 (7/4), 6-2, 6-3.
Comme lors de ses deux premières sorties, Djokovic a laissé échapper des gestes ou des paroles d’énervement, visiblement insatisfait de l’état général de son tennis. Il s’est aussi plaint de son dos après une volée à contrepied dans le premier set et a reçu des soins dans les vestiaires. Par la suite, il s’est plusieurs fois massé lui-même et a grimacé à la fin de certains échanges.
Le recordman des trophées en Grand Chelem (24) affrontera l’Allemand Jan-Lennard Struff (144e) issu des qualifications et tombeur surprise de l’Américain Frances Tiafoe au troisième tour.
Chez les femmes, la numéro un mondiale, Aryna Sabalenka, a défait la Canadienne Leylah Fernandez (tête de série numéro 31) en deux sets, 6-3, 7-6 (7/2) pour rejoindre, elle aussi, les huitièmes de finale. Après un premier set en haute altitude, la Biélorusse a été moins convaincante au deuxième acte, même si elle a su tenir le jeu dans les points importants.
Initialement sans solutions face au service impeccable de Sabalenka et à la puissance de son coup droit, Fernandez a retrouvé de l’aplomb et s’est montrée plus volontaire. Elle s’est démultipliée sur le court, allant chercher les points au filet ou osant des accélérations pour sortir la tenante du titre de son rythme. La récente vainqueure du tournoi WTA 250 de Washington a même réalisé autant de coups gagnants que son adversaire dans le second set, conclu néanmoins par un tie-break à sens unique pour Sabalenka.
En huitième de finale, la Biélorusse rencontrera l’Espagnole Cristina Bucsa (95e), tombeuse de la Belge Elise Mertens (tête de série numéro 19) au troisième tour.
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 26 septembre 2024. FRANK FRANKLIN II/AP
A quelques semaines de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU), les Etats-Unis prennent une mesure punitive exceptionnelle. Dans un communiqué, le département d’Etat a annoncé l’annulation ou le refus d’accorder des visas aux membres de l’Autorité palestinienne (AP) et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Soit près de 80 personnes, selon l’agence Associated Press. Seuls les diplomates relevant de la mission palestinienne à l’ONU pourront accomplir leur travail, au nom d’un statut particulier. Mahmoud Abbas lui-même pourrait être ainsi privé d’un nouveau discours devant l’Assemblée générale. « L’administration Trump a été claire, souligne le communiqué. Il est dans l’intérêt de notre sécurité nationale de tenir l’OLP et l’AP pour responsable du fait qu’ils ne respectent pas leurs engagements, et portent atteinte aux perspectives de paix », précise le communiqué.
Quels sont les reproches adressés à la direction palestinienne ? Elle devrait, selon le département d’Etat, répudier le terrorisme – « dont le massacre du 7-Octobre » – et mettre un terme à l’incitation au terrorisme dans l’éducation. « L’AP doit aussi arrêter ses efforts pour contourner les négociations par la voie de campagnes internationales relevant de la guerre judiciaire », une référence aux procédures lancées devant la Cour pénale internationale (CPI) et devant la Cour internationale de justice (CIJ). Selon le département d’Etat, ces initiatives auraient « contribué au refus du Hamas de relâcher les otages et à l’effondrement des négociations de cessez-le-feu à Gaza. »
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Bruno Verfaillie, président de la Fédération française de karaté, à Villebon-sur-Yvette (Essonne), le 30 novembre 2024. DENIS BOULANGER/PRESSE SPORTS
La Fédération française de karaté (FFK) traverse une nouvelle crise depuis l’annonce de la démission, vendredi 29 août, de son président, Bruno Verfaillie, élu il y a moins d’un an.
« Bruno Verfaillie a fait le choix de mettre un terme à son mandat commencé en décembre 2024 », écrit la fédération sur son site Internet. Le conseil d’administration de la FFK « prend acte » de sa décision. La fédération a prévu l’organisation de nouvelles élections « dans les trois prochains mois », est-il ajouté.
Ces treize personnes – dont des membres du conseil d’administration, des présidents de ligue régionale ou encore un ancien trésorier – reprochaient à l’ancien président de la fédération, Francis Didier, d’avoir utilisé les moyens de l’institution pour favoriser l’élection de Bruno Verfaillie pour lui succéder.
« Que de temps perdu ! »
Mais le conflit a connu un rebondissement inattendu. D’après le journal L’Equipe, Francis Didier accuse à son tour, dans une lettre à la commissaire aux comptes et au conseil d’administration, son ancien poulain d’avoir profité des moyens de la FFK.
Candidat malheureux à la présidence en décembre 2024, Gilles Cherdieu a fait part à l’Agence France-Presse de son exaspération. « Que de temps perdu ! Si l’avis du CNOSF [le Comité national olympique et sportif français] du 11 mars 2025 [appelant à de nouvelles élections] avait été suivi, nous n’en serions pas là, aujourd’hui. »
« C’est triste pour la FFK, les licenciés, nos disciplines. Attelons-nous vite à de nouvelles élections, et, cette fois-ci, loyales, pour renouveler la gouvernance et reconstruire sur des bases conformes à nos valeurs. Tournons vite cette page », a-t-il ajouté.
Dans l’attente de l’élection d’un nouveau président, l’intérim sera assuré par le bureau exécutif sous la direction du secrétaire général de la FFK, Philippe Dherbécourt, a précisé la fédération.
La fin des vacances vous angoisse ? La rentrée littéraire et son offre pléthorique, bien davantage ? Les critiques BD du Monde ont sélectionné neuf ouvrages de littérature graphique sortis en août, entre masculinité toxique et résurrection de fantômes.
« Rouge signal » : « incel » et contre toutes
EDITIONS 2042
Illustratrice jeunesse jusque-là, Laurie Agusti a choisi un sujet très « adulte » pour sa première bande dessinée : le masculinisme. Le phénomène est incarné par un jeune cadre commercial dont on suit l’inexorable dérive vers une radicalisation sans retour. Addict à son smartphone, Alexandre fréquente d’autres « incels »(célibataires involontaires), qui l’initient à la pensée viriliste, tout en déversant parallèlement sa haine sur une onglerie située en face de chez lui. Quatre femmes y travaillent, devisant de tout et de rien, mais beaucoup de nail art (art de décorer les ongles) et d’amours contrariées.
Un gouffre béant sépare ces deux mondes dont l’autrice parvient à restituer la réalité avec précision. Laurie Agusti s’est, de fait, beaucoup documentée avant d’écrire son album, s’immergeant dans un salon de beauté et se plongeant dans de nombreux écrits masculinistes, nourris aux sentiments d’émasculation et de déclassement. Ses gouaches délavées et sa narration fragmentée suggèrent une tension sous-jacente, prête à basculer dans la violence à tout instant. F. P.
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Le réalisateur italien Luca Guadagnino et Julia Roberts, à la Mostra de Venise, le 29 août 2025. STEFANO RELLANDINI/AFP
Le tic-tac d’une horloge recouvre à fort volume les premières minutes d’After the Hunt, le nouveau film de Luca Guadagnino, présenté hors compétition au Festival de Venise. Manière de placer d’emblée le spectateur dans une forme d’inconfort. Ou de lui annoncer qu’une bombe est sur le point d’exploser. Beaucoup plus loin dans le film, près de sa conclusion, ce sont, à l’hôpital, les bips d’un rythme cardiaque qui donnent la cadence. Cheminement d’un long-métrage qui tente de décortiquer les mécaniques à l’œuvre à la fois dans la société et chez les individus pour finalement toucher à ce qu’il y a de plus humain : notre extrême vulnérabilité.
Servi par un scénario particulièrement brillant signé Nora Garrett, After the Hunt tire profit des nombreux questionnements qui entourent #MeToo pour explorer notre rapport à la morale et à l’éthique. Des sujets qu’Alma (Julia Roberts) et Hank (Andrew Garfield) connaissent parfaitement sur le plan théorique puisque ces deux enseignants en philosophie à Yale, à la fois amis très proches et rivaux, espèrent décrocher prochainement une titularisation très convoitée au sein de la prestigieuse université.
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La bataille judiciaire n’est cependant pas finie. Le jugement de 127 pages confirme une première décision qui avait été rendue durant l’été par la cour de commerce international, une juridiction américaine d’un degré inférieur. Elle ne prendra effet que le 14 octobre, le temps pour l’administration de saisir la Cour suprême des Etats-Unis sur ce sujet, dans l’espoir qu’elle invalide les avis des juges.
Le président républicain en appelle en effet à la plus haute juridiction des Etats-Unis, à majorité conservatrice. Dans un message sur son réseau Truth Social, vendredi soir, il a rappelé que les taxes étaient encore en vigueur et a dramatisé l’enjeu : « Si elle était maintenue, cette décision détruirait littéralement les Etats-Unis d’Amérique. »
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Les principaux responsables syndicalistes français, lors d’une conférence de presse de l’intersyndicale, à Paris, le 29 août 2025. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP
Les syndicats repartent tous ensemble au combat avant même la fin de l’été. Vendredi 29 août, les huit principales organisations de salariés ont annoncé une « journée de mobilisation » pour protester contre les mesures de rigueur dévoilées à la mi-juillet par le gouvernement.
Cette initiative collective aura lieu le 18 septembre, permettant aux acteurs en présence de resserrer les rangs alors qu’ils s’étaient désunis, au premier semestre, lors de la négociation avec le patronat sur les retraites. Les protagonistes veulent exprimer leur profond mécontentement, mais aussi porter une liste de revendications, sachant que certains d’entre eux s’engageront sur le terrain encore plus vite en rejoignant les collectifs citoyens qui appellent à paralyser la France, le 10 septembre.
Les représentants des travailleurs ont tenu une conférence de presse, jeudi matin, dans les locaux de la CFDT à Paris, pour rendre publique leur démarche. Marylise Léon, la secrétaire générale de la centrale cédétiste, a lu un texte qui avait été finalisé quelques instants auparavant par l’intersyndicale. Cette déclaration commune dénonce, naturellement, les pistes d’« une brutalité sans précédent » que le premier ministre, François Bayrou, a présentées, il y a un mois et demi dans la perspective du budget 2026 : suppression de deux jours fériés, réforme de l’assurance-chômage prévoyant un nouveau durcissement des règles d’indemnisation, assouplissement du code du travail…
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Un restaurant vénézuélien, où se réunissent de nombreuses personnes de la communauté, à Doral, près de Miami (Floride), le 2 avril 2025. REBECCA BLACKWELL / AP
Quelque 600 000 Vénézuéliens vivant aux Etats-Unis, mais menacés d’expulsion, se sont vu accorder un nouveau sursis, vendredi 29 août, par la justice américaine. En mars, un juge fédéral de Californie avait interdit au gouvernement de Donald Trump d’abolir le statut de protection temporaire (TPS) dont ils bénéficiaient.
Ce jugement de première instance, qui avait évité leur expulsion, a été confirmé, vendredi, par une cour d’appel fédérale alors qu’au mois de mai la Cour suprême des Etats-Unis avait autorisé provisoirement l’administration Trump à révoquer leur statut, le temps que l’affaire soit examinée en appel.
Le TPS protège d’une expulsion et octroie le droit au travail. Ce statut est accordé aux immigrés dont la sécurité n’est pas assurée s’ils rentrent dans leur pays en raison de conflits, de catastrophes naturelles ou d’autres conditions « extraordinaires ». Il a largement été accordé aux Vénézuéliens sous l’ancien président Joe Biden, Washington considérant le régime du président Nicolas Maduro comme autoritaire.
La cour d’appel a estimé que la mesure d’abolition souhaitée par l’administration Trump « respirait le racisme à plein nez » et qu’elle présentait à tort les personnes concernées comme des criminels. « En adoptant la loi sur le statut de protection temporaire, le Congrès a mis en place un système de statut temporaire fiable, en dehors de toute politique politicienne », a déclaré la juge Kim Wardlaw.
« Les plaignants ont démontré qu’ils faisaient face à un préjudice irréparable pour leur vie, leur famille et leurs moyens de subsistance », a ajouté la magistrate.
Un statut prolongé par Joe Biden
Joe Biden avait prolongé de dix-huit mois le TPS octroyé aux Vénézuéliens, à quelques jours de céder la présidence à Donald Trump, le 20 janvier. D’après la secrétaire à la sécurité intérieure, Kristi Noem, la situation au Venezuela s’est améliorée et il n’est pas dans l’intérêt national des Etats-Unis d’autoriser les personnes originaires de ce pays à rester dans le cadre d’un programme temporaire.
Mais selon la cour d’appel, Mme Noem n’avait pas le pouvoir d’annuler ou de suspendre une prolongation antérieure du TPS car la loi en vigueur rédigée par le Congrès ne le permet pas.
L’administration Trump devrait saisir à nouveau la Cour suprême (à majorité conservatrice) à la suite de cette décision.
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« Pendant des décennies, le programme TPS a été détourné, exploité et politisé pour servir de programme d’amnistie de facto », a réagi, dans un communiqué, un porte-parole du département de la sécurité intérieure. « Bien que cette injonction retarde la justice et porte atteinte à l’intégrité de notre système d’immigration, la secrétaire Noem utilisera toutes les voies de droit à la disposition du département pour mettre fin à ce chaos et donner la priorité à la sécurité des Américains », ajoute-t-il.
Certains migrants déjà expulsés
La décision de la cour, vendredi, ne donne pas de précision sur les quelque 350 000 Vénézuéliens, parmi les 600 000, dont la protection a expiré en avril. Leurs avocats affirment que certains ont déjà été licenciés, sont détenus dans des centres de détention pour immigrants, sont séparés de leurs enfants américains, voire expulsés. Les protections pour les 250 000 autres Vénézuéliens expireront le 10 septembre.
Donald Trump a fait campagne en promettant d’expulser des millions de migrants sans papiers, mais plusieurs de ses décrets ont été retoqués par la justice. Selon le Pew Research Center, en mars 2024, il y avait 1,2 million de personnes éligibles ou récipiendaires du TPS aux Etats-Unis, les Vénézuéliens constituant le plus grand groupe.
L’administration Trump a également cherché à révoquer le TPS pour des Afghans, des Camerounais, des Haïtiens, des Honduriens, des Népalais et des Nicaraguayens.
« C’est dans la vraie vie de mon rêve », formule un jour Lucile Notin-Bourdeau, l’illustratrice autiste de notre série. Au hasard de la vie, Lucile rencontre la poétesse autiste Hélène Nicolas, alias Babouillec, avec qui elle collabore à la création d’un court-métrage expérimental, réalisé par Eugénie Bourdeau, la mère de Lucile. « Dans la quête d’un absolu » (textes de Babouillec et dessins de Lucile) est inclus dans le DVD, sorti en 2016, « Dernières nouvelles du cosmos », un documentaire sur Hélène Nicolas, de Julie Bertuccelli. LUCILE NOTIN-BOURDEAU
Alors, ces congés d’été, c’était le pied ? Vous n’avez pas oublié de les mettre en éventail, les doigts de pied ? Ou avez-vous fait partie des malheureux qui ont continué de travailler d’arrache-pied ? Auquel cas, il serait peut-être temps de… lever le pied ? Omniprésent dans notre langage quotidien, le pied s’avère très utile pour qualifier l’ambiance des vacances comme celle du labeur. Mais pas seulement. Au risque de mettre les pieds dans le plat – le mot « plat » qualifiait autrefois une zone d’eau stagnante dans un champ, et cette expression signifie littéralement fouler une mare de boue et en faire remonter la vase –, il faut vous prévenir : vous ne soupçonnez pas ce qu’il désigne.
Le dictionnaire Le Robert donne pour première définition du pied :« extrémité inférieure du corps humain articulée à la jambe, permettant la station verticale et la marche ». Encore faut-il y ajouter toute la polysémie. Ainsi, nous pouvons vivre au pied d’une colline, sans jamais en apercevoir les orteils ni imaginer que ladite colline puisse déambuler dans le paysage. On se fait livrer un lave-linge au pied du camion, alors qu’il ne possède que des roues. On déclame des vers antiques en veillant à en respecter les pieds, qui correspondent à l’unité rythmique d’une phrase, bien qu’on les confonde souvent avec des syllabes. Regardons enfin les pieds d’une table, dont la principale fonction n’est pas de marcher, mais de garantir au contraire l’immobilité, et nous voilà avec un mot au sens pas toujours logique.
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