Ma vie après un AVC : CAF et MDPH, mes amies pour la vie

Avec le handicap, j’ai dû faire de la place dans ma vie pour deux nouvelles amies. CAF (caisse d’allocations familiales) et MDPH (maison départementale des personnes handicapées) s’occuperaient de moi, maintenant que j’avais besoin d’une assistance quotidienne et définitive. J’y allais confiante, sans guetter dans leur sollicitude des signes de toxicité. J’aurais pourtant dû me méfier. Petit à petit, ces deux administrations ont tout appris de ma vie personnelle, elles savent aujourd’hui mieux que personne ma précarité, son ampleur, ses zones honteuses aussi.

MDPH et CAF sont bien différentes l’une de l’autre. La première ressemble à une femme élégante et discrète. La seconde à une contremaîtresse exigeante et bruyante. Mme MDPH est entrée dans ma vie sur la pointe des pieds, par l’intermédiaire de l’assistante sociale de l’hôpital. C’est elle qui, forte de sa maîtrise de ma situation médico-administrative, prit pour moi les premiers contacts. Début novembre 2023, elle déposa une demande de prestation de compensation du handicap, PCH pour les intimes, ce que je n’étais pas du tout à l’époque. Elle contacta aussi pour moi une entreprise prestataire, pour la partie « besoin d’aide humaine ». Je me laissai porter par le courant. Mal m’en prit. Le 15 décembre, le service des aides sociales à l’autonomie de la Ville de Paris m’indiqua par courrier que la PCH m’était accordée en urgence, jusqu’à la fin février suivante, pour un montant de 3 519 euros par mois, à verser par le biais de chèques CESU à l’entreprise prestataire. Il était précisé qu’il m’appartenait de « déposer dans les meilleurs délais un dossier de demande de PCH définitive ». Je ne reçus la lettre, envoyée à mon ancienne adresse alors que le transfert de courrier fonctionnait aléatoirement, qu’à la fin du mois de janvier.

Mme MDPH ne se formalisa pas trop de mon silence puis de mon retard. Quelque part au printemps 2024, sa représentante vint constater à domicile qu’aucune des allocations accordées n’était indue. Elle calcula l’aide en matériels d’hygiène et celle consacrée au transport (taxis et VTC), elle visita scrupuleusement notre logement, examina le matériel dont nous l’avions équipé, posa mille questions, vérifia que j’étais incapable de me doucher et de m’habiller seule. J’étais perdue, je lui glissai qu’il m’était difficile d’accepter que, désormais sans ressources, je dépendais uniquement de mon mari, j’avais l’impression d’être une mendiante, ne sachant ni à quoi ni même pourquoi j’avais droit, que je me sentais imposture (c’était la première fois, privilège des gens aisés, que je bénéficiais d’une aide dont il faut faire la demande).

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« Philip Roth et moi » : une histoire improbable

Philip Roth photographié par Ethan Hill, en 2010. © Contour by Getty Images / Ethan Hill

A la lecture du passionnant livre de Marc Weitzmann, La Part sauvage, où l’on découvre son amitié avec Philip Roth, j’ai mieux mesuré l’étrangeté de ma relation à Roth – rencontré pour la première fois en 1992 –, sur laquelle je m’interroge toujours. Entre Weitzmann et lui, tout était logique : deux hommes juifs, deux générations, mais quelque chose d’une même histoire. Et l’anglais de Marc Weitzmann, qui peut écrire dans cette langue, est parfait. Avec moi, c’est tout le contraire. Outre mon anglais, qui n’est pas toujours fluide, je suis une femme et pas juive.

Alors, quel est ce mystère ? J’ai écrit, avec son accord, un petit livre pour tenter de l’expliquer et je n’y parviens toujours pas. Comment est-on passé d’un premier entretien où il écartait certaines de mes questions d’un sec « too academic » à cette dédicace de 2014 : « For Jo, my pal, my loyal follower and friend, my french conscience, Philip. » – Pour Jo, ma copine, ma fidèle disciple et amie, ma conscience française – ? En épigraphe de mon livre, Avec Philip Roth (Gallimard, 2014), figure cette phrase de son roman de 1967, Quand elle était gentille : « Ne pas être riche, ne pas être célèbre, ne pas être puissant, ne pas même être heureux, mais être civilisé ; c’était le rêve de sa vie. » C’est ce que je voulais raconter : une histoire avec une personne civilisée – il en reste –, même si elle avait commencé d’une manière assez rude.

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Les dessous du baby-sitting étudiant : précarité, exploitation et violences

ISABEL ESPANOL

Une journée entière de baby-sitting, huit heures de travail, 50 euros.Macha (tous les jeunes interrogés dans le cadre de cet article ont souhaité garder l’anonymat) n’en revient toujours pas. Cette Parisienne de 24 ans a appris à ses dépens que le baby-sitting étudiant peut rimer avec exploitation. « La famille en question était pourtant très aisée et possédait un château. J’ai décliné la fois suivante, et ils ont fini par embaucher une dame philippine », relate Macha. L’étudiante en école de commerce, qui garde des enfants depuis l’âge de 13 ans, apprécie pourtant cette activité qui lui permet, en même temps, de « réviser les cours » et de gagner de l’argent, entre 500 euros et 1 000 euros par mois en travaillant « au noir » pour plusieurs familles.

Le baby-sitting est plébiscité par les jeunes – sur les 40 % des étudiants qui travaillent, 18 % font du baby-sitting, selon une enquête menée en 2020 par l’Observatoire national de la vie étudiante. Et notamment par les jeunes femmes, souligne Hélène Malarmey, chercheuse en sociologie au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) : « Les petites filles sont éduquées pour s’occuper des autres, puis poussées à faire du baby-sitting quand elles cherchent un petit job. » Mais la profession reste mal encadrée : le travail non déclaré et les abus sont monnaie courante. Selon la loi, les familles ont l’obligation de déclarer les services d’aide à domicile et de les rémunérer au minimum au smic horaire. En réalité, constate Elise Tenret, sociologue à l’université Paris-Dauphine, « c’est dans le baby-sitting qu’on retrouve le plus d’étudiants sans contrat de travail ».

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Au procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, trois nuances de défense après les réquisitions

Les avocats de l’accusé Brahim Chnina, Frank Berton et Louise Tort, au Palais de justice de Paris, le 26 janvier 2026. BERTRAND GUAY/AFP

Après les lourdes réquisitions prononcées à l’encontre des deux auteurs de la campagne de haine qui avait conduit à l’assassinat de Samuel Paty, leurs avocats se sont relayés à la barre, vendredi 27 et samedi 28 février, devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris, pour tenter de déconstruire la thèse de l’accusation.

Vendredi, le parquet général avait estimé que le parent d’élève Brahim Chnina et l’agitateur Abdelhakim Sefrioui s’étaient « associés » afin d’accuser publiquement le professeur d’histoire-géographie de blasphème en parfaite connaissance du risque qu’ils lui faisaient encourir, et avait requis contre eux la même peine : vingt ans de réclusion criminelle pour « association de malfaiteurs terroriste ».

Les deux hommes ont adopté un positionnement très différent lors de ce procès en appel. Le premier n’a cessé de se confondre en excuses, endossant une part de responsabilité dans la mort de l’enseignant. Droit dans ses bottes, le second n’en a jamais démordu : son intervention dans cette affaire était parfaitement légitime et relevait du pur militantisme contre ce qu’il avait pris pour un cas de discrimination.

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« Les prédictions pessimistes sur les conséquences de l’automatisation par l’IA sur le marché du travail ne sont pas nouvelles »

Cela fait presque dix ans que, dans un discours resté célèbre, Geoffrey Hinton, un des pères de l’intelligence artificielle (IA) moderne et Prix Nobel de physique 2024 pour ses travaux dans ce domaine, déclarait qu’il était urgent de ne plus former de radiologues. Vu les progrès fulgurants de l’IA dans la reconnaissance d’image, il était, selon lui, « parfaitement évident » qu’elle dépasserait dans les cinq ans les capacités humaines dans ce domaine et rendrait les radiologues obsolètes.

Aujourd’hui, motivés par la volonté d’entretenir la frénésie actuelle d’investissements dans ce secteur, les dirigeants des nouveaux géants de l’IA sont aussi friands de prophéties fracassantes. En janvier, Dario Amodei, PDG d’Anthropic, à l’origine du chatbot Claude, dont l’entreprise est actuellement valorisée à 350 milliards de dollars (environ 300 milliards d’euros), a publié un long texte dans lequel il prédit que l’IA remplacera la moitié des emplois de cols blancs débutants à un horizon de cinq ans. Plus fort, Mustafa Suleyman, directeur de l’IA à Microsoft, affirmait, début février, que l’IA remplacerait, d’ici à dix-huit mois, la plupart des tâches des cols blancs.

S’il est trop tôt pour savoir si ces deux derniers auront raison, il est clair que la prédiction de Geoffrey Hinton sur les radiologues a mal vieilli. Ces médecins n’ont pas disparu, mais sont aujourd’hui aux Etats-Unis, pays où les hôpitaux utilisent le plus l’IA, la troisième spécialité médicale la mieux rémunérée. Depuis dix ans, leur nombre a même augmenté de plus de 17 %, ce qui n’a pas suffi à combler une forte demande. En témoigne un article, publié en mars 2025 par l’Association de radiologie nord-américaine, s’intitulant : « La pénurie croissante de radiologues : défis et possibilités ».

Chômage technologique

Les prédictions pessimistes sur les conséquences du progrès technologique et de l’automatisation sur le marché du travail ne sont pas nouvelles. Certains des plus grands économistes de leur temps, de David Ricardo, au XIXe siècle, observant la première révolution industrielle, jusqu’à Wassily Leontief, au XXe siècle, face à l’informatique, ont également douté des bienfaits du progrès technologique pour les travailleurs. Leontief avait d’ailleurs bien conscience que deux siècles de progrès technologiques n’avaient pas jusqu’alors entraîné de chômage technologique massif.

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Vidéo. Attaques des Etats-Unis et d’Israël en Iran : ce que montrent les images vérifiées

Il est environ 9 h 30 en Iran le 28 février quand les premiers bombardements de l’opération militaire lancée par les Etats-Unis et Israël touchent le pays. Dans les minutes qui suivent, les images de l’attaque baptisée « Fureur épique » apparaissent sur les réseaux sociaux. Le Monde a authentifié et géolocalisé plusieurs de ces images.

Elles montrent les frappes sur des sites de pouvoir de la capitale, Téhéran, ainsi que d’autres sites stratégiques du pays. Elles documentent également la riposte de l’Iran qui a lancé une série de bombardements sur les bases américaines de la région, ses alliés et sur Israël.

Lors d’une allocution, Donald Trump a appelé à un changement de régime : « Au grand et fier peuple d’Iran, je dis ce soir que l’heure de votre liberté est arrivée. (…) Lorsque nous aurons terminé, prenez le contrôle de votre gouvernement. Il vous appartiendra de le prendre. »

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Le PSG creuse l’écart en tête de la Ligue 1, le Stade rennais s’impose contre Toulouse, Monaco poursuit sa remontée

L’attaquant rennais Arnaud Nordin célèbre son but contre Toulouse, au Roazhon Park, à Rennes, le 28 février 2026. LOIC VENANCE/AFP

Sans plusieurs cadres, le Paris Saint-Germain (PSG) s’est imposé, samedi 28 février, au Havre (1-0) et a creusé un petit écart en tête de la Ligue 1 par rapport à son poursuivant, Lens ; le Stade rennais s’est, lui, imposé (1-0) contre Toulouse et Monaco est revenu dans la course à la qualification européenne en battant Angers (2-0) au Stade Louis-II, lors de la 24e journée.

Trois jours après sa qualification poussive contre Monaco pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, le PSG avait l’occasion de s’échapper en championnat. C’est chose faite grâce à ce court succès car il relègue samedi soir son dauphin, Lens, à quatre points. Toutefois, la manière n’était toujours pas là au stade Océane contre l’actuel 13e du championnat (26 points).

Le seul but du match est signé de la tête par Bradley Barcola (37e), aligné en faux numéro 9 en l’absence d’Ousmane Dembélé. Mais le PSG façon rouleau compresseur est encore loin d’être de retour car les Parisiens se font fait peur sur plusieurs attaques normandes. Sur la première, le gardien Matveï Safonov – toujours préféré à Lucas Chevalier – a dû sortir une parade réflexe (11e) et le Russe a aussi dû s’employer, avec une main droite assez ferme pour contrer la frappe du capitaine Issa Soumaré (54e).

En fin de rencontre, Paris a été encore une fois mis sous pression, à l’image de la fin de match contre Monaco mercredi. Mais le gardien russe, qui a marqué encore des points dans la hiérarchie, a réussi une sortie salvatrice (89e) et a été vigilant sur le dernier corner havrais (90 + 5). Au-delà de la fébrilité défensive, il y a eu de meilleurs circuits de passes et d’occasions que contre Monaco au Parc des princes (2-2), où les joueurs de Luis Enrique avaient eu du mal à s’en sortir.

« Au PSG, il n’y a pas de matchs tranquilles et pour nous chaque match est important, nous voulons récupérer des joueurs et nous améliorer car nous avons moins de confiance que d’habitude », a expliqué l’entraîneur parisien, Luis Enrique. après cette victoire au Havre, où Paris a manqué une nouvelle fois un pénalty, cette fois-ci par Désiré Doué (78e).

Le Stade rennais conforte ses ambitions européennes

A peine en place sur le banc, Franck Haise enchaîne un deuxième succès avec le Stade rennais, vainqueur contre Toulouse (1-0). Le club breton grimpe provisoirement à la 5ᵉ place du classement, à égalité de points avec l’Olympique de Marseille (4e, à la différence de buts), qui affrontera Lyon, dimanche soir.

Après une série noire de quatre défaites et s’être séparé de son entraîneur, Habib Beye – parti depuis à l’OM –, le club breton est en train de réussir son rebond. Plus à l’aise techniquement et mieux inspirés, les Rennais ont profité du faible pressing toulousain pour s’approcher du but de Guillaume Restes. Après plusieurs occasions, c’est Arnaud Nordin, prêté par le club allemand de Mayence lors du marché des transferts hivernal, qui a ouvert le score (27e) d’une tête lobée, sur un centre en retrait en demi-volée de Quentin Merlin.

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Revenu du vestiaire avec de meilleures intentions, Toulouse n’a pas su contourner le bloc défensif rennais, solide, à l’image de sa charnière centrale emmenée par Lilian Brassier. Il a fallu attendre les dix dernières minutes du match pour que les Violets s’offrent quelques maigres occasions, à l’image de la tête croisée de Charlie Cresswell captée par Brice Samba.

Loin d’être suffisant pour Toulouse, 9e à l’issue de cette défaite, et dont les espoirs européens s’envolent. « C’est dommage parce qu’on avait à cœur de recoller dans ce bon wagon du milieu de tableau. A nous d’en tirer des leçons pour engranger de la confiance et renouer avec la victoire très rapidement », a déclaré le capitaine toulousain Djibril Sidibé, à l’issue de la rencontre au micro de BeIN Sports. Mais la chose ne sera pas aisée puisque le TFC se déplacera le week-end prochain au stade Vélodrome pour affronter l’OM.

Le Stade rennais, en revanche, peut finir le week-end sereinement, puisqu’il est assuré de terminer, dans le pire des cas, à la 6e place. « C’est surtout qu’on enchaîne et quand on enchaîne des victoires, c’est important. J’avais dit la semaine dernière qu’il faut continuer les séries, et les enchaîner, donc on va essayer de la tenir le plus longtemps possible », a réagi l’attaquant Esteban Lepaul après le match. A dix journées de la fin du championnat, les Bretons peuvent donc se laisser prendre à rêver d’une qualification européenne, après deux saisons sans compétition continentale.

Monaco revient dans la course à l’Europe

Avec sa victoire contre Angers (2-0) au Stade Louis-II, Monaco enchaîne un sixième match (quatre victoires et deux matchs nuls) de Ligue 1 sans défaite. Avec 37 points, trois de moins que Marseille, elle peut croire à la quatrième place, qualificative pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des champions.

Après avoir été renversants la semaine dernière à Lens (victoire 3-2 après avoir été menés 2-0) en championnat, et séduisants par deux fois en barrages de Ligue des champions contre le PSG (2-3, 2-2), les Monégasques ont toutefois été moins flamboyants samedi soir. Mais Folarin Bologun, qui a inscrit son quatrième but en quatre matchs, toutes compétitions confondues au terme d’un cafouillage (1-0, 57e), et Simon Adingra, décisif d’une magnifique frappe enroulée (2-0, 62e) après être entré à la pause, ont assuré l’essentiel.

Service Sports

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Morgane Tocco, anthropologue : « Beaucoup de femmes ont du mal à parler de la beauté corporelle des hommes »

Morgane Tocco, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 12 février 2026. LAURA LAFON CADILHAC

Sur quoi repose l’attirance des femmes pour les hommes ? Quelle place occupe l’apparence physique de ces derniers dans les jeux de séduction hétérosexuels ? C’est pour répondre à ces questions, grandes absentes de la recherche en sciences sociales, que l’anthropologue Morgane Tocco a réalisé sa thèse. Spécialiste des questions de genre et des masculinités, elle a interrogé durant trois ans plus de 80 femmes, de 18 à 85 ans, sur la manière dont elles observent et désirent le corps des hommes, dans l’espace public comme dans l’intimité. Elle en a tiré Moi aussi, je te regarde, paru le 26 février, aux Editions du détour (224 pages, 20,90 euros).

Le principal constat de votre enquête, c’est que les hommes et les femmes ne se regardent pas de la même manière. Qu’entendez-vous par là ?

Il est important de préciser qu’il n’y a pas un, mais des regards de femmes sur les hommes, parfois contradictoires d’une personne à l’autre, d’un âge à l’autre. Le point commun, c’est que pratiquement toutes les femmes que j’ai interrogées sont conscientes d’être, elles-mêmes, objets de regards et de désirs masculins. Dans notre société, femmes et hommes ne sont pas éduqués de la même manière, et cela influence les perceptions. Le corps des femmes incarne la beauté, elles prennent beaucoup plus soin d’elles, et la société de consommation les y encourage.

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Municipales : la socialiste Carole Delga refuse toute alliance PS-LFI qui reviendrait à un « déshonneur » et appelle à une « rupture claire »

Carole Delga, présidente du conseil régional d’Occitanie, prononce un discours lors de la 5ᵉ édition des Rencontres de la gauche à Bram (Aude), le 27 septembre 2025. IDRISS BIGOU-GILLES/AFP

La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, estime que toute alliance avec La France insoumise (LFI) aux élections municipales des 15 et 22 mars reviendrait à un « déshonneur » et à un « reniement », dans un entretien à La Tribune Dimanche, le 1er mars.

« Je demande, une fois de plus, à la direction du Parti socialiste une rupture claire et définitive avec La France insoumise. Sinon c’est le reniement même de notre histoire, de Jaurès, de Blum, de Mitterrand, de nos engagements », affirme Mme Delga.

Pour cette opposante de longue date à tout accord avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, « si au soir du premier tour » des municipales « il y a une union avec La France insoumise, dans quelque ville que ce soit, je rappellerai aux socialistes le reniement que cela signifie ». « Nous ne partageons pas la vision de LFI sur le vivre-ensemble, sur la République, sur la laïcité… Je suis une femme de gauche qui pense qu’il faut réparer les injustices en rassemblant, pas en déclamant ou en antagonisant davantage la société », a-t-elle poursuivi.

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« Se retirer mais sans fusion », face à un risque de victoire du RN

Les « insoumis » en général, et Jean-Luc Mélenchon en particulier, sont dans l’œil du cyclone depuis deux semaines après la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, affaire pour laquelle plusieurs membres du mouvement antifasciste la Jeune Garde, proche de LFI, sont mis en examen. M. Mélenchon essuie en parallèle un nouveau procès en antisémitisme après avoir ironisé sur la prononciation du nom du criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. Dans ce contexte, les partenaires politiques de LFI affichent leurs distances, même si le PS n’exclut pas des alliances « au cas par cas » dans certaines villes.

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La question se pose notamment à Toulouse, siège de la région de Mme Delga, où le candidat socialiste François Briançon pourrait faire basculer la ville, à condition de rallier au second tour les voix du candidat « insoumis » François Piquemal. Un scénario que Mme Delga écarte : « J’ai trop de respect pour les Français, les électeurs et les militants. Je ne gagnerai jamais au prix du déshonneur. Ce sera sans moi », a-t-elle promis.

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Pour autant, Mme Delga ne balaie pas l’hypothèse de désistements, y compris en faveur de LFI, si des municipalités pouvaient être emportées par le Rassemblement national (RN). « S’il existe un risque de victoire du RN, alors il faudra se retirer, mais sans fusion. Je ne cesserai jamais de lutter contre l’extrême droite, mais je n’accepterai pas non plus que mon parti puisse s’unir avec La France insoumise », a-t-elle précisé.

Le Monde avec AFP

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Brit Awards 2026 : la pop-soul star Olivia Dean triomphe avec quatre prix

Olivia Dean lors des Brit Awards, à Manchester, le 28 février 2026. ISABEL INFANTES/REUTERS

La chanteuse et compositrice britannique Olivia Dean a triomphé, samedi 28 février, aux Brit Awards, remportant quatre prix lors de la plus grande cérémonie musicale annuelle du Royaume-Uni.

Après avoir dominé les charts nationaux et internationaux avec son tube Man I Need et son album The Art of Loving, la jeune femme de 26 ans a régné en maître lors de la cérémonie de remise des prix à Manchester.

Quelques semaines après avoir remporté le Grammy de la révélation de l’année, elle a décroché le Brit Award le plus convoité de la soirée, celui de l’album de l’année, devançant le chanteur indie Sam Fender, les rockeurs Wolf Alice, la pop star Lily Allen et le rappeur Dave.

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Olivia Dean a également remporté les prix du meilleur artiste, du meilleur groupe pop et, aux côtés de Fender, celui de la chanson de l’année pour leur single Rein Me In, devançant des stars britanniques telles que Raye, Lola Young et Calvin Harris.

« Merci beaucoup d’avoir cru en moi alors que parfois je ne croyais pas vraiment en moi-même, a affirmé Dean, émue, en recevant le prix du meilleur album. Cet album parle simplement d’amour et d’amour réciproque dans un monde qui semble actuellement dépourvu d’amour. »

Lola Young, prix de la meilleure révélation

L’étoile montante Lola Young n’est pas repartie les mains vides, remportant le prix de la meilleure révélation, tandis que Wolf Alice a décroché celui du groupe de l’année.

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La chanteuse espagnole Rosalia, qui a remporté le prix de la meilleure artiste internationale, a livré une performance électrisante en compagnie de Björk. La chanteuse et compositrice islandaise est sortie d’un ensemble de danseurs chorégraphiés pour interpréter leur tube Berghain.

Lire le portrait (en 2025) : Article réservé à nos abonnés Rosalía, Dieu, Jeanne d’Arc et les autres : la chanteuse espagnole de retour avec un album empreint de mysticisme

La K-pop star Rose, membre du groupe Blackpink, et Bruno Mars ont remporté le prix de la chanson internationale de l’année pour leur tube viral APT, tandis que le groupe de rock de Brooklyn Geese a remporté le prix du meilleur groupe international.

Le Monde avec AFP

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