Marseille-Lorient : soirée réussie pour un nouvel OM, vainqueur 4-0 avec un but de Benjamin Pavard

Benjamin Pavard (maillot blanc à gauche) marque de la tête lors du match de Ligue 1 entre l’Olympique de Marseille et le FC Lorient, au Stade-Vélodrome de Marseille, le 12 septembre 2025. CHRISTOPHE SIMON/AFP

Avec trois petits points seulement en trois matchs de Ligue 1, l’Olympique de Marseille (OM) était passé à côté de son mois d’août et de son début de championnat. La trêve internationale, de nouveaux renforts dans l’effectif et la réception de Lorient, vendredi 12 septembre en ouverture de la 4e journée, ont offert au club phocéen l’occasion de se rassurer grâce à un succès large (4-0) avant une semaine en très haute altitude.

Car mardi, les Marseillais seront en Espagne pour affronter le Real Madrid en Ligue des champions, avant de recevoir le dimanche suivant, en Ligue 1, le Paris Saint-Germain (PSG).

Contre une équipe lorientaise vite réduite à dix et infiniment plus faible que ces deux géants, l’OM a rempli sa mission, vendredi, sans jamais trembler et même avec un certain brio, au moins jusqu’à la pause.

L’OM recrute quatre nouveaux joueurs, dont le champion du monde Benjamin Pavard

Lors des dernières heures du marché des transferts, l’Olympique de Marseille (OM) s’est montré très actif, notamment pour pallier le départ d’Adrien Rabiot. Le milieu Matt O’Riley (24 ans) a été prêté par Brighton, en plus d’Arthur Vermeeren (20 ans), arrivé sur la Canebière la veille. L’OM s’est surtout renforcé en défense avec l’arrivée du champion du monde 2018 Benjamin Pavard (29 ans), prêté par l’Inter Milan. Marseille a également recruté les expérimentés Nayef Aguerd (29 ans) et Emerson Palmieri (31 ans), tous deux en provenance de West Ham. Au total, l’OM aura recruté 12 joueurs lors de ce mercato estival.

Défense à trois inédite

Après deux semaines de trêve, l’OM a laissé la triste défaite de Lyon derrière lui, portée par une équipe qui n’a plus grand-chose à voir avec celle du Groupama Stadium. Adrien Rabiot est parti, et avec douze arrivées dont six en fin de mercato, Roberto De Zerbi a un effectif tout neuf à disposition dont il s’est servi face aux Merlus.

Dans les buts, c’est ainsi Jeffrey De Lange qui a joué, pour laisser Geronimo Rulli se reposer. Sur le banc se trouvaient aussi le capitaine Leonardo Balerdi et le buteur Pierre-Emerick Aubameyang. Totalement inédite avec trois joueurs qui n’avaient encore jamais porté le maillot marseillais, la défense axiale a été solide, pilotée avec sérénité par Nayef Aguerd, épaulé par les très autoritaires Facundo Medina et l’international français Benjamin Pavard. Ce dernier s’est d’ailleurs déjà mis le Vélodrome dans la poche en inscrivant de la tête sur un corner de Mason Greenwood, dès la 20e minute, son premier but sous le maillot de l’OM, qui menait alors 2-0.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Adrien Rabiot, mis à l’écart par Marseille, rebondit à l’AC Milan au dernier jour du mercato

Car très rapidement dans le match, Marseille avait mis suffisamment d’agressivité pour récupérer tous les ballons et étouffer Lorient, manifestement pas encore remis de la correction subie contre Lille avant la trêve (7-1). A la 13e minute, les Phocéens avaient ouvert la marque grâce à un penalty transformé par Greenwood après une faute commise sur Amir Murillo par le maladroit Darlin Yongwa, expulsé sur le coup.

Amine Gouiri touché

Peu de temps après la demi-heure, Angel Gomes a ouvert son compteur marseillais d’une magnifique reprise sur le deuxième temps d’un corner (3-0, 33e). La seule mauvaise nouvelle, pour l’OM, est venue de la sortie d’Amine Gouiri – assommé par Bamo Meïté –, qui connaît décidément un début de saison pénible.

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Le public du Vélodrome a alors pu découvrir une nouvelle recrue, le fin Matt O’Riley, puis d’autres encore autour de l’heure de jeu avec les entrées d’Emerson Palmieri et surtout Igor Paixao, renfort le plus cher de l’histoire de l’OM, qui a reçu une immense ovation.

Derrière, il ne s’est plus passé grand-chose, en dehors de deux énormes occasions pour Greenwood et de l’entrée d’Arthur Vermeeren, lui aussi débutant à Marseille.

Mais la soirée s’est tout de même terminée par un nouveau but, signé Aguerd d’une frappe détournée dans le temps additionnel (4-0, 90 + 3). L’OM, provisoirement 4e, à trois points des leaders PSG et Lyon, avant tous les autres matchs, a peut-être vraiment lancé sa saison.

« Le club a fait un super mercato et l’équipe est très forte, s’est réjoui l’entraîneur Roberto De Zerbi, après le succès. Aujourd’hui, c’est comme si c’était le premier match du championnat, avec beaucoup de nouveaux joueurs, qui jouaient ensemble pour la première fois. »

Lire aussi | Les derniers gros transferts du mercato : Gianluigi Donnarumma à Manchester City, Benjamin Pavard à l’OM, Randal Kolo Muani à Tottenham…

Le Monde avec AFP

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En direct, guerre en Ukraine : les dernières informations

Des drones ukrainiens attaquent plusieurs installations pétrolières

Des drones du service de sécurité ukrainien (SBU) ont frappé vendredi le plus grand port de chargement de pétrole de Russie sur le golfe de Finlande (mer Baltique), Primorsk [], à 75 kilomètres de Saint-Pétersbourg, rapportent les médias ukrainiens qui citent des sources au sein du SBU.

Les incendies qui s’étaient déclarés sur un tanker, le Kusto, et une station de pompage ont été éteints a annoncé le gouverneur régional Alexandre Drozdenko. Plus tôt dans la journée, il avait déclaré que plus de 30 drones ont été détruits en vol dans la région, sans mentionner la guerre en Ukraine.

Primorsk est le terminus du réseau d’oléoducs de la Baltique, système de transport de pétrole exploité par la société d’oléoducs Transneft et un centre crucial pour le chargement de la « flotte fantôme » russe, que Moscou utilise pour contourner les sanctions internationales et vendre son pétrole sur les marchés étrangers. Par ce port transitent environ 60 millions de tonnes de pétrole par an, générant quelque 15 milliards de dollars de revenus pour la Russie.

Le SBU a expliqué avoir également visé plusieurs stations de pompage russes – NPS-3, NPS Andreapol et NPS-7 – éléments-clés du système principal d’oléoducs qui alimente le terminal d’Ust-Luga [], de l’autre côté du golfe de Finlande, dans la région de Leningrad. Le SBU a aussi visé le port de Novorossiïsk [] sur la mer Noire.

Le SBU évoque des « sanctions par drones contre l’industrie pétrolière russe. Elles bloquent le flux de pétrodollars vers le budget de l’agresseur. Et puisque l’économie russe dépend du pétrole, chaque frappe de ce type mine sa capacité à faire la guerre contre notre Etat. Ces sanctions dureront jusqu’à ce qu’une paix juste vienne en Ukraine ».

L’Ukraine a intensifié ces derniers mois ses bombardements contre les infrastructures énergétiques de la Russie, notamment les raffineries et les oléoducs, pour tenter de perturber son effort de guerre.



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En direct, Gaza : plus de 10 % des Gazaouis ont été tués ou blessés, affirme l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne

Plus de 10 % des Gazaouis ont été tués ou blessés, affirme l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne

« Gaza compte 2,2 millions d’habitants. Plus de 10 % d’entre eux ont été tués ou blessés. » L’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi, en fonction au moment de l’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, et jusqu’en mars, a confirmé, mardi, le bilan global des morts et des blessés donné par le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, selon un enregistrement audio révélé par le site israélien Ynet.

Les dernières estimations publiées font, en effet, état de plus de 64 700 morts et de 164 000 blessés, soit plus de 10 % de la population initiale de la bande Gaza au moment du début du conflit, en octobre 2023, après l’attaque lancée par le Hamas, qui a coûté la vie à plus de 1 200 personnes. Cette estimation, qui ne distingue pas les combattants des civils, est, officiellement, contestée par Israël, qui l’assimile à de la propagande du Hamas, mais elle est jugée fiable par les organisations internationales.

Samedi matin, l’armée israélienne n’avait pas commenté les déclarations de son ancien chef d’état-major. Celui-ci s’exprimait devant des habitants d’un des villages proches de l’enclave palestinienne directement touché par l’attaque du 7-Octobre. Au cours de son intervention, l’ancien commandant en chef a de nouveau reconnu les échecs de l’armée, incapable, selon lui, d’idenfier le risque posé par le Hamas et sa volonté d’attaquer Israël à l’automne 2023. « Ce n’est pas une guerre douce, mais tout ce que nous faisons est conforme au droit international », a ajouté Herzi Halevi, pour défendre l’action de ses troupes depuis.

Luc Bronner (Jérusalem, correspondant)

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L’administration Trump veut supprimer l’obligation faite aux industries de déclarer leurs émissions de gaz à effet de serre

L’entrée du siège de l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA), à Washington, le 18 février 2025. KENT NISHIMURA / REUTERS

Un outil clé pour surveiller l’impact climatique des grands pollueurs est sur la sellette. L’administration de Donald Trump a annoncé, vendredi 12 septembre, qu’elle souhaitait revenir sur l’obligation faite aux industries américaines les plus polluantes, dont le secteur pétrolier, de calculer leurs émissions de gaz à effet de serre.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’élection de Donald Trump, un « jour noir pour le climat »

« Le programme de déclaration des gaz à effet de serre n’est qu’une formalité administrative qui ne contribue en rien à améliorer la qualité de l’air », a assuré, dans un communiqué, le patron de l’Agence de protection de l’environnement américain (EPA), Lee Zeldin, pointant les économies pour les entreprises que sa suppression entraînerait.

Depuis 2010, ce programme impose aux grands pollueurs américains, dont les industries des énergies fossiles, de calculer et déclarer aux autorités leurs émissions annuelles de gaz à effet de serre, parmi lesquelles le méthane et le CO2, qui sont ensuite rendues publiques.

Ce sont des « informations essentielles aux décideurs politiques, aux scientifiques, aux investisseurs et au public », avait insisté au printemps le sénateur démocrate, Sheldon Whitehouse, l’un des élus américains les plus mobilisés sur les questions climatiques.

Conséquences sur le calcul des émissions des Etats-Unis

Si cette mesure venait à être confirmée, elle entraverait les efforts de lutte contre le changement climatique puisque la majorité des secteurs polluants ne seraient plus tenus de déclarer leurs émissions polluantes. Et les industries restantes, obligées par la grande loi climatique IRA de l’ex-président Biden à déclarer leurs émissions de méthane, bénéficieraient, elles, d’une exemption jusqu’à 2034.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Comment Donald Trump tente de détruire la science du climat pour mieux faire dérailler la transition écologique

« Une fois de plus, cette administration tente de dissimuler les données afin de masquer les dommages », a fustigé Julie McNamara, de l’association Union of Concerned Scientists auprès de l’Agence France-Presse (AFP). « Si nous ne pouvons pas dire ce que fait une entreprise, nous ne pouvons pas la tenir pour responsable », a-t-elle insisté. La mesure devrait également compliquer le calcul des émissions totales de gaz à effet de serre du pays entier, deuxième plus gros émetteur mondial derrière la Chine.

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump, dont la campagne a été en partie financée par le secteur pétrolier, a enclenché une marche arrière en matière de lutte contre le changement climatique, détricotant les régulations environnementales et multipliant les mesures pour faciliter la production de pétrole et de gaz aux Etats-Unis.

Lire aussi | Climat : l’administration Trump annonce revenir sur une décision fondamentale de 2009 contre les émissions de gaz à effet de serre

Le Monde avec AFP

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La dérive meurtrière d’un « citoyen souverain » en Australie rappelle que ce mouvement conspirationniste perdure

Devant la propriété de l’auteur de la fusillade le 26 août, dans les Alpes australiennes.

Dans la région montagneuse des Alpes australiennes, à 300 kilomètres au nord-est de Melbourne, dix policiers arrivent, au matin du mardi 26 août, sur une propriété boisée d’une vingtaine d’hectares. Trois d’entre eux s’avancent vers le domicile de Dezi Freeman, né Desmond Filby, munis de mandats de perquisition pour des infractions sexuelles présumées.

Sans doute, l’homme, vêtu d’un jogging kaki et d’une veste de pluie, les observe-t-il déjà. Il est en tout cas suspecté d’avoir abattu, de sang-froid, deux agents. Un troisième a été gravement blessé. Le père de famille se volatilise ensuite, lourdement armé, dans la forêt environnante qu’il connaît sur le bout des doigts pour y avoir pratiqué différentes techniques de survie.

Commence alors, sans résultat pour l’heure, une gigantesque chasse à l’homme, suivie en direct par tout un pays qui découvre, abasourdi, le portrait de cet autoproclamé « citoyen souverain » et la dangerosité de la mouvance marginale, qui n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis le début de la pandémie de Covid-19.

« J’ai été magistrat de 2001 à 2023. Au cours des dix dernières années, j’ai vu défiler un nombre exponentiel de citoyens souverains, jusqu’à un par semaine. Certains m’ont menacé de mort, d’autres ont émis des mandats d’arrêt à mon encontre devant des tribunaux factices et ont même tenté de m’arrêter », raconte David Heilpern, désormais doyen de la faculté de droit de l’université Southern Cross, dans l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud.

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Chute du gouvernement Bayrou : ce qu’ont voté les députés, groupe par groupe

Des députés applaudissent lors de la proclamation des résultats du scrutin, alors que le gouvernement de François Bayrou vient d’être renversé, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 8 septembre 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Sans surprise, les députés ont renversé, lundi 8 septembre, le premier ministre, François Bayrou, en lui refusant la confiance à une nette majorité lors d’un vote qu’il avait sollicité sur l’état des finances publiques. Dans la soirée, l’Elysée a annoncé qu’Emmanuel Macron « pren[ait] acte » de ce scrutin et qu’il nommerait un nouveau chef du gouvernement « dans les tout prochains jours ».

Sur les 573 députés amenés à voter, une large majorité – 364 élus – ont voté contre la confiance au gouvernement tandis que 194, issus notamment des rangs de la coalition gouvernementale, ont voté pour. Quinze députés se sont abstenus. Retrouvez la répartition par groupe parlementaire :

  • A gauche, tous les députés ont voté contre : les 71 « insoumis », les 66 socialistes, les 38 écologistes et les 17 élus du groupe Gauche démocrate et républicaine, qui comprend notamment les élus communistes.
  • Du côté de l’extrême droite aussi, pas une voix n’a manqué pour s’opposer à la confiance du premier ministre : les 123 élus du Rassemblement national et les quinze élus de l’Union des droites pour la République d’Eric Ciotti.
  • Dans le bloc central, les groupes MoDem – 36 députés – et Horizons – 34 députés – ont fait le plein de voix en faveur de François Bayrou. Dans le groupe présidentiel Ensemble pour la République, 90 élus ont voté pour la confiance et une députée, Violette Spillebout, s’est abstenue, en raison des prises de position du premier ministre sur l’affaire de Bétharram – elle avait été corapporteuse d’une commission d’enquête à ce sujet.
  • Alors que Laurent Wauquiez, le président du groupe Droite républicaine (qui rassemble les députés du parti Les Républicains, LR) avait donné une « liberté de vote » à ses députés, ceux-ci ont affiché leur division au moment de prendre position : 27 élus Les Républicains ont voté pour la confiance ; 13 contre et 9 se sont abstenus.
  • Le groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (LIOT), réunissant des élus centristes, divers droite et régionaux, ont majoritairement voté contre : 15 se sont opposés à M. Bayrou, 4 ont voté pour et 4 se sont abstenus.
  • Du côté des non-inscrits, 3 ont voté pour la confiance, 6 contre et un député s’est abstenu.

Retrouvez le détail du vote dans notre tableau

Vous pouvez filtrer les recherches par nom de député, par groupe politique à l’Assemblée nationale ou par vote (pour, contre ou abstention).

Le résultat détaillé du vote

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En Inde, la bonne fortune américaine du mégatemple Hare Krishna

Le temple de l’Association internationale pour la conscience de Krishna, à Mayapur (Inde), le 4 août 2025. ARKO DATTO POUR M LE MAGAZINE DU MONDE

Posé sur les rives, à la confluence du Gange et du fleuve Jalangi, un bâtiment blanc de style occidental, gigantesque avec ses imposants dômes bleu et or, écrase de sa silhouette massive le paysage et la ville de Mayapur, au Bengale-Occidental. A 130 kilomètres de Calcutta, l’ancienne capitale du Raj britannique, au nord-est de l’Inde, est sorti de terre ce qui sera bientôt le plus grand monument religieux au monde. Un complexe, abritant un temple hindou et un planétarium védique, censé représenter la vision de l’Univers et du cosmos centrée sur Krishna telle que des textes anciens sanskrits l’auraient supposément décrite.

L’édifice appartient à l’Association internationale pour la conscience de Krishna (Iskcon), une organisation à la réputation quelque peu sulfureuse, connue dans le monde sous le nom de Hare Krishna et répertoriée comme une secte par la France depuis 1995.

Ses membres considèrent que Krishna n’est pas seulement une incarnation de Vishnou mais qu’il est un dieu unique, suprême, le créateur de tout. Une lecture très différente de l’hindouisme traditionnel, la religion dominante en Inde, sans dieu fondateur mais avec trois divinités principales, Brahma, Vishnou, Shiva et leurs multiples avatars.

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L’envolée des taux d’intérêt met les finances publiques sous pression

Un alignement symbolique : le rendement des emprunts d’Etat à dix ans français sur le marché secondaire de la dette, celui sur lequel les investisseurs achètent et revendent des titres après leur émission, s’est aligné mardi 9 septembre sur celui des obligations italiennes de même échéance, à 3,47 %. Parallèlement, l’écart de rendement, ou spread, entre les rendements à dix ans français et allemand remontait à plus de 80 points de base, au plus haut depuis janvier.

Les investisseurs réagissent ainsi à la démission annoncée de François Bayrou et aux interrogations sur sa succession et sur la composition du prochain gouvernement.

« Les marchés nous disent à la fois que l’incertitude politique française est intégrée et devrait persister jusqu’en 2027, mais aussi que la probabilité d’un front politique unifié est très faible, donc que la question des déficits n’est pas réglée et que les incertitudes risquent de freiner la croissance », résume Kevin Thozet, membre du comité d’investissement de la société française de gestion d’actifs Carmignac.

La prochaine échéance est fixée au 12 septembre, avec la décision de l’agence de notation Fitch, qui pourrait abaisser la note de la dette souveraine française. Mais une telle sanction serait en grande partie symbolique, les jugements de Fitch et de ses concurrentes, S&P et Moody’s, étant considérés par les investisseurs comme des évaluations a posteriori.

Lire aussi | En direct, chute du gouvernement Bayrou | Olivier Faure, Yaël Braun-Pivet : les réactions politiques, en attendant un nouveau premier ministre

Derrière les propos alarmistes de François Bayrou, qui, lors de sa conférence de presse du 25 septembre, déclarait que « notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement », le financement de la dette tricolore n’est pas pour autant menacé : le 4 septembre, l’Agence France Trésor, qui gère la dette de l’Etat, a réussi à emprunter 11 milliards d’euros à des échéances allant de dix à trente ans. Elle a néanmoins dû accorder aux investisseurs des taux en nette hausse, de 3,57 % à dix ans, contre 3,17 % pour une opération comparable en juin.

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« A mon âge, mes parents étaient déjà propriétaires, moi j’arrive tout juste à épargner » : le nouveau déclassement des générations

CHARLES MONNIER

Lucie (les personnes citées par leur seul prénom ont requis l’anonymat) a connu une ascension sociale. A 33 ans, plus diplômée que ses parents – son père est titulaire d’un BEP, sa mère a arrêté l’école avant le brevet –, cette enseignante dans le secondaire à Tours gagne mieux sa vie qu’eux au même âge, avec un salaire d’environ 2 500 euros net par mois, heures supplémentaires comprises. Et pourtant. « Mon niveau de vie est bien inférieur », constate-t-elle au regard de son pouvoir d’achat réel, grevé par l’inflation et par le coût du logement, bien plus élevé qu’il y a quelques décennies. « A mon âge, mes parents étaient déjà propriétaires d’une maison, moi j’arrive tout juste à épargner », résume-t-elle.

La jeune femme loue un appartement de 40 mètres carrés à une heure de son lieu de travail, pour 600 euros mensuels. « Je voudrais bien bouger, mais je ne trouve quasi rien. Quant à l’achat, ce n’est pas la peine d’y penser, les conseillers bancaires me demandaient un apport de 30 000 euros », raconte Lucie, qui a aussi renoncé à acheter une voiture – trop chère en entretien et en carburant. Face à cela, elle se heurte à l’incompréhension de ses parents, assistante maternelle et ex-employé de banque, aujourd’hui âgés de 60 ans et 62 ans : « Ils raisonnent encore avec leurs référentiels de l’époque, quand les loyers n’étaient pas si élevés, et l’épargne correctement rémunérée. »

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Chute du gouvernement Bayrou : « Le chapitre qui s’ouvre aujourd’hui apparaît plus vertigineux que les autres »

La crise ouverte par la chute du gouvernement Bayrou, lundi 8 septembre, n’est pas la première que traverse le pays. Du début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron à ce jour, l’ordinaire aura été fait d’une succession de secousses sociales et politiques qui ont eu raison du fait majoritaire, ébranlé le fonctionnement de la Ve République sans pour autant déboucher sur une crise de régime. Le mouvement des « gilets jaunes », durant l’hiver 2018-2019, n’a pas empêché la réélection, trois ans plus tard, du président sortant. Il a en revanche contribué à saper sa légitimité en mettant en lumière le décrochage d’une partie des classes populaires et moyennes face à la hausse du coût de la vie et à l’érosion du pouvoir d’achat.

Lire aussi | En direct, nouveau premier ministre : François Bayrou a officiellement remis la démission de son gouvernement à Emmanuel Macron

Née spontanément en réaction à la montée en puissance de la taxe carbone qui majorait le prix des carburants, échappant à tout contrôle politique et syndical, la révolte a aussi révélé l’ampleur de la fracture démocratique. Une forte revendication de démocratie directe a émergé face à un système représentatif dans lequel les intéressés ne trouvaient plus leur compte.

Quatre ans plus tard, le puissant mouvement social de l’hiver 2023, dirigé contre la réforme des retraites et cette fois encadré de bout en bout par l’intersyndicale, a accentué l’isolement du président de la République. Parce qu’il avait exposé son projet durant la campagne et qu’il l’estimait validé par le résultat de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron avait cru bon d’engager le passage à 64 ans alors même qu’il ne disposait plus de majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Lourd ressentiment

Politiquement et socialement, le contentieux s’est révélé très lourd. Il s’est soldé dans les urnes, en 2024, après une dissolution de l’Assemblée nationale aux effets délétères : à la perte de la majorité s’est ajouté le lourd ressentiment d’une partie non négligeable d’électeurs ayant l’impression que la victoire leur avait été volée. C’est le cas des électeurs de gauche comme de ceux du Rassemblement national (RN). Depuis, la France, inapte au compromis, vivote dans un environnement international particulièrement chahuté et dangereux, sans perspective d’avenir, au rythme de la chute, en moins de douze mois, de deux gouvernements, celui de Michel Barnier puis de François Bayrou.

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