Le Pas-de-Calais et le Var ont été placés en vigilance orange, samedi 13 septembre, en raison d’un risque de fortes pluies et d’inondations, ainsi que d’orages pour le second département, selon Météo-France.
Dans le Pas-de-Calais, l’alerte a débuté, dans la nuit de vendredi à samedi, et devrait rester en vigueur jusqu’à 16 heures. Un épisode de fortes averses, ayant un caractère stationnaire, justifie une vigilance particulière en raison des cumuls attendus, explique le prévisionniste.
« Une intensification des averses côtières est attendue en seconde partie de nuit de vendredi à samedi », souligne l’agence. Les précipitations devraient se prolonger jusqu’à samedi après-midi, avec des cumuls attendus compris entre 30 mm et 50 mm. Soixante-dix millimètres à 80 mm seront possibles localement.
Dans le Var, les vigilances pluies-inondations et orages seront en vigueur de 11 heures à 18 heures. Les précipitations, « très fortes » par endroits, nécessiteront « une vigilance particulière », toujours selon le prévisionniste. « En fin de matinée et dans l’après-midi, des pluies orageuses vont concerner essentiellement la bordure côtière » et ses environs. Localement, « ces orages pourront donner 80 mm à 100 mm en très peu de temps ».
« Une activité électrique importante, ainsi que des rafales de vent (autour de 80 km/h, voire plus) et de la grêle sont également à craindre. » Ces cellules peuvent aussi toucher l’intérieur du Var, « en moindre mesure toutefois ».
Les deux départements seront également en vigilance jaune en raison du risque de crues.
Mister V, au restaurant de l’hôtel Le Ballu, à Paris 9ᵉ, le 30 août 2025. BASILE BERTRAND POUR « LE MONDE »
Son principal trait de caractère ? « L’humilité. » Avec Mister V, de son vrai nom Yvick Letexier, il faut saisir le second degré. Même s’il n’est pas simple de rester modeste quand on est suivi par plus de 6 millions de personnes sur les réseaux, avec déjà dix-sept ans de carrière derrière soi à seulement 32 ans. « J’ai été plus longtemps Mister V qu’Yvick dans ma vie », dit celui qui a quitté sa famille à 19 ans pour monter à Paris. Ce samedi 30 août, il est arrivé de sa banlieue à scooter. Casquette discrètement assortie aux baskets. Sur la terrasse de cet hôtel chic non loin de Pigalle, personne ne le reconnaît. Ailleurs, cela aurait pu virer à l’émeute.
Youtubeur, rappeur, vidéaste, acteur, vendeur de pizzas… Mister V a plusieurs casquettes – d’autant que la calvitie l’a frappé dès ses 23 ans. Son public a grandi avec lui sur Dailymotion, YouTube et Twitch. Des jeunes entre 15 et 25 ans qui l’ont vu faire ses devoirs, passer le permis et faire semblant de gagner le GP Explorer, la course de F4 organisée par Squeezie. Ils ont chanté ses cultissimes parodies de rap (deux albums en 2017 et 2020 avec des feats de Gazo, Jul, PLK…) et de country (Les Jones, groupe américain de Basse-Normandie). Ils ont parfois mangé sa six-fromages. Certains disent même qu’il a inventé l’expression « claqué au sol ».
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Le journaliste Patrick Cohen, à Paris, le 13 juin 2025. THOMAS SAMSON/AFP
Le comité d’éthique de France Télévisions a jugé vendredi que le journaliste Patrick Cohen n’avait pas commis de faute dans la séquence vidéo le montrant au restaurant avec son confrère Thomas Legrand et des dirigeants du Parti socialiste (PS), qui leur a valu des accusations de connivence.
« Rien ne permet (…) d’affirmer, au vu de cette séquence, que Patrick Cohen ait d’autres objectifs que l’exercice de son métier », conclut-il dans un avis mis en ligne sur le site du groupe public.
Filmée en juillet dans un restaurant parisien, la séquence a été diffusée le 5 septembre par le média d’extrême droite L’Incorrect. On y voit Thomas Legrand, chroniqueur à Libération et France Inter, et Patrick Cohen, chroniqueur qui intervient également sur France Inter et à France 5, dans l’émission « C à vous », échanger avec Pierre Jouvet et Luc Broussy, respectivement secrétaire général et président du conseil national du PS.
Au cours de cette discussion, pendant laquelle la stratégie de la gauche pour la présidentielle de 2027 est également évoquée, M. Legrand déclare : « Nous, on fait ce qu’il faut pour [Rachida] Dati, Patrick [Cohen] et moi. » Cette phrase, qui a pu être interprétée comme un parti pris à l’encontre de la ministre sortante de la culture, a provoqué une salve de critiques envers les deux journalistes, aussi bien du côté des Républicains que du Rassemblement national et de La France insoumise.
Sans s’exprimer sur le fond de ces propos, le comité d’éthique de France Télévisions « constate » que Patrick Cohen n’y « réagit pas ». « Il garde le silence, sans davantage éclairer cette séquence, au demeurant tronquée et montée, et qu’il serait indispensable et utile de découvrir dans sa totalité », poursuit le comité.
Il juge toutefois « crucial que l’audiovisuel public, et, en son sein, France Télévisions soient particulièrement attentifs au pluralisme des opinions, notamment dans ses magazines d’information, au respect des règles fondamentales de déontologie et à la nécessaire impartialité des professionnels qui interviennent sur ses antennes ».
L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) doit auditionner prochainement Delphine Ernotte-Cunci et Sibyle Veil, respectivement présidentes de France Télévisions et de Radio France.
La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, à Paris, le 26 août 2025. KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »
Sébastien Lecornu connaît désormais les attentes et les lignes rouges de la CFDT. Vendredi 12 septembre, le premier ministre a reçu à l’Hôtel de Matignon Marylise Léon, la secrétaire générale de la centrale cédétiste, pour passer en revue les principaux dossiers sociaux et économiques de la période. S’adressant à la presse à l’issue de son rendez-vous, la syndicaliste a surtout mis en avant la volonté de son organisation de « peser sur la préparation du budget [2026] ». Selon elle, le chef du gouvernement n’a pas fourni beaucoup d’éclaircissements sur les orientations qu’il compte suivre.
La rencontre, qui a duré environ une heure et demie, marque le coup d’envoi d’une série d’échanges entre M. Lecornu et les acteurs sociaux. Cet « entretien de prise de contacts (…) a permis d’être extrêmement franc et direct », a déclaré Mme Léon. La responsable cédétiste a redit tout le mal qu’elle pense des annonces faites, à la mi-juillet, par François Bayrou, alors premier ministre : suppression de deux jours fériés, lancement d’une négociation entre syndicats et patronat dans le but de durcir les règles de l’assurance-chômage…
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La chaîne de production du nouveau Citroën C5 Aircross, dans l’usine du constructeur automobile Stellantis, à Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), le 3 juillet 2025. DAMIEN MEYER/AFP
A l’issue d’une réunion dite de dialogue stratégique avec tous les représentants de la filière automobile qui s’est tenue à Bruxelles, vendredi 12 septembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a accepté d’accélérer le calendrier de l’examen de la « clause de revoyure » concernant l’interdiction des ventes des véhicules neufs à moteur thermique en 2035.
Une telle clause avait été concédée en 2023. Alors qu’elle comptait se donner toute l’année 2026, Ursula von der Leyen a déclaré qu’elle allait la réexaminer « le plus tôt possible », selon l’entourage du commissaire Stéphane Séjourné, chargé de la stratégie industrielle, présent à la réunion. Sans toucher à la date de 2035, la Commission pourrait faire une proposition d’ici à la fin de l’année sur les éléments de flexibilité qu’elle envisage pour pouvoir légiférer début 2026.
La pression des Etats membres et en particulier de l’Allemagne était très forte. Une grande partie des industriels du secteur automobile réclament de la flexibilité, l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), présidée par le patron de Mercedes Ola Källenius, jugeant l’objectif de 2035 « inatteignable ». Ils veulent notamment pouvoir vendre plus longtemps des véhicules hybrides rechargeables et développer des voitures électriques avec prolongateur d’autonomie (un petit moteur à essence ou diesel qui recharge la batterie).
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« Euh, vous allez être arrêté ! », est-il inscrit sur l’autocollant brandi par une femme alors que les anti-Bolsonaro fêtent la condamnation de l’ancien président brésilien, à Brasilia, le 11 septembre 2025. ADRIANO MACHADO/REUTERS
Devant sa résidence de Brasilia, l’homme se tient immobile. Bras croisés, regard fixe, mâchoire serrée. Jeudi 11 septembre, alors que la Cour suprême s’apprête à le condamner à vingt-sept ans de prison pour tentative de coup d’Etat, l’ancien président du Brésil Jair Bolsonaro prend la pose en silence et adresse aux photographes un étrange regard de ses yeux bleu azur. Défi ou dépit ? Interdit de réseaux sociaux, affublé d’un bracelet électronique et assigné à résidence, le capitaine déchu en est réduit à de muettes mises en scène.
Officiellement, pourtant, la contre-offensive est lancée, transférant le théâtre des opérations des tribunaux vers le Congrès. « Nous n’allons pas renoncer à notre Brésil, a déclaré, vendredi, le sénateur Flavio Bolsonaro, fils de l’ex-chef de l’Etat. Nous allons maintenant, de toutes nos forces, nous unir au Parlement (…) pour promouvoir la pacification de ce pays et accorder une amnistie large, générale et sans restriction pour tous, y compris Jair Bolsonaro. »
Il ne s’agit pas d’espoirs théoriques. Au Congrès, les ultraconservateurs sont en position de force, en particulier à la Chambre des députés, éclatée en une vingtaine de partis et dominée aux trois quarts par des partis opportunistes et l’extrême droite. Selon des décomptes effectués par la presse, autour de 300 députés sur 513 seraient favorables au vote d’une loi d’amnistie, bien au-delà de la majorité nécessaire, fixée à 257 voix.
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Résultats du vote la solution à deux Etats à la question palestinienne, lors d’une réunion de l’ONU, au siège des Nations unies, à New York, le 12 septembre 2025. ANGELA WEISS/AFP
Un petit pas dans une vaste bataille diplomatique. Vendredi 12 septembre, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté à une solide majorité une « déclaration de New York » censée préparer le terrain à la création d’un Etat palestinien. En dépit de l’opposition frontale d’Israël et des Etats-Unis, le texte a été soutenu par 142 des 193 Etats membres (10 voix contre et 12 abstentions parmi les pays participants au vote). Tandis que la guerre de Gaza, déclenchée par Israël après les attaques terroristes du 7 octobre 2023 perpétrées par le Hamas, dure depuis bientôt deux ans, le document se veut une feuille de route pour les pays qui s’apprêtent − France en tête − à reconnaître l’Etat palestinien, le 22 septembre, à New York. « Ensemble, c’est un chemin irréversible vers la paix que nous traçons », a assuré le président de la République, Emmanuel Macron, après le vote.
La déclaration reprend les principaux éléments d’un texte adopté en juillet, lors d’une conférence sur la solution à deux Etats, par 17 pays occidentaux et arabes, dont la France et l’Arabie saoudite, qui copilotent l’initiative. Elle va même plus loin pour insister sur le désarmement du Hamas, et son isolement, alors qu’Israël ne cesse d’affirmer que la reconnaissance annoncée de la Palestine serait « une récompense » pour le mouvement islamiste : « Le Hamas doit cesser d’exercer son autorité sur la bande de Gaza et remettre ses armes à l’Autorité palestinienne, avec le soutien et la collaboration de la communauté internationale, conformément à l’objectif d’un Etat de Palestine souverain et indépendant », dit le texte. « Nous condamnons les attaques perpétrées le 7-Octobre par le Hamas contre des civils », et l’organisation palestinienne « doit libérer tous les otages » détenus à Gaza, précise aussi le document.
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Astrid Panosyan-Bouvet, la ministre du travail démissionnaire, à Paris le 10 septembre 2025. THIBAUD MORITZ/AFP
L’association AC !! Anti-corruption a annoncé, vendredi 12 septembre, à l’Agence France-Presse (AFP) avoir déposé plainte contre la ministre du travail démissionnaire, Astrid Panosyan-Bouvet, à propos d’un redressement fiscal évité à une entreprise, qu’elle présente comme un « acte de gestion » justifié.
Le cabinet de Mme Panosyan-Bouvet a assuré qu’il s’agissait d’un « acte de gestion » par lequel « un ministre prend la responsabilité de combler un vide juridique ou d’une interprétation de la loi ». La ministre souligne qu’elle n’a « aucun lien ni de près ni de loin avec cette entreprise et son repreneur ».
La plainte contre X, dont l’AFP a obtenu une copie, dénonce plusieurs infractions possibles, comme la prise illégale d’intérêts, le détournement de fonds publics ou la concussion, mais aussi l’abus d’autorité, l’abus de biens sociaux ou la présentation inexacte des comptes annuels.
Le document mentionne notamment un redressement fiscal que Mme Panosyan-Bouvet aurait évité à la société Setforge, et ce possiblement contre l’avis de la justice, comme l’avait écrit Mediapart début septembre.
Sollicités, ni la société ni le Parquet national financier (PNF), destinataire de la plainte, n’ont répondu à l’AFP. D’après la plainte, l’Urssaf a engagé contre Setforge « un redressement significatif portant sur plusieurs exercices de cotisations sociales impayées. Ce redressement avait été notifié, accepté par les services compétents et était en voie de recouvrement. »
Mediapart soulignait que la décision aurait, en outre, fait l’objet d’une décision de justice défavorable à Setforge. « Or, contre toute attente, souligne AC !! Anti-corruption, la ministre du travail est intervenue personnellement pour faire annuler purement et simplement ce redressement. »
« Un effacement de dette sociale injustifié »
« Cette décision, prise sans base légale identifiable et contre l’avis des organismes chargés du recouvrement, a eu pour conséquence directe de soustraire à la Sécurité sociale des sommes qui lui étaient dues et de faire bénéficier Setforge d’un effacement de dette sociale injustifié », ajoute l’association.
Le ministère a renvoyé, vendredi, à sa réponse à l’article de Mediapart. Mme Panosyan-Bouvet y explique que sa décision « fait suite à une instruction de plusieurs mois et des vérifications fines de la situation de l’entreprise par les services de l’Etat ». Elle rappelle avoir été saisie par plusieurs responsables dont des représentants syndicaux, des élus ou le préfet.
L’entreprise aurait dû voir ses cotisations sociales majorées après la reconnaissance d’une exposition des salariés à l’amiante, souligne-t-elle. Elle explique avoir décidé de ne pas appliquer ce taux majoré, car elle n’utilisait plus l’amiante depuis 2021 au moins, qu’elle avait été rachetée par Setforge la même année, et qu’une augmentation de cotisation menaçait « la viabilité de l’entreprise » et sa centaine d’emplois.
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La plainte porte, par ailleurs, sur la « disproportion manifeste » entre l’« activité réelle » de Setforge « et les masses financières qu’elle manipule ». Pour AC !! Anti-corruption, cette « société structurellement déficitaire et financièrement artificialisée a détourné ou employé de façon suspecte des financements publics et privés ».
« Quand nous voyons la situation de la France et surtout la situation de la Sécurité sociale, nous ne pouvons comprendre la décision d’une ministre, à contre-courant d’une décision de justice. Nous espérons qu’une enquête permettra de nous dire pourquoi une telle décision » a été prise, a déclaré Marcel Claude, président d’AC !! Anti-corruption, à l’AFP.
Après plusieurs saisons compliquées, le Français Julian Alaphilippe a remporté, vendredi 12 septembre, le Grand Prix cycliste de Québec en devançant de quelques longueurs son compatriote Pavel Sivakov et l’Italien Alberto Bettiol, intercalés dans un groupe de six hommes qui a résisté de justesse au retour du peloton.
Le double champion du monde âgé de 33 ans signe son premier succès de la saison au sein de la formation de Tudor, qu’il a rejointe en début d’année, et la 45e victoire de sa carrière. Son dernier succès majeur remontait à la 12e étape du Tour d’Italie, au début du mois de mai 2024.
« Depuis le début de la journée, j’ai senti que j’avais de bonnes jambes et j’ai couru intelligemment », s’est félicité le Français, qui compte également une victoire à Milan-San Remo en 2019 et avait affiché sa bonne forme en terminant à la 3e place du classement général du Tour de Grande-Bretagne, le week-end dernier.
« Alaf » faisait partie d’un groupe d’une douzaine d’attaquants isolés à 80 kilomètres de la ligne, qui s’est réduit à six au fil de derniers kilomètres palpitants. Dans le groupe d’attaque, Alaphilippe a rarement pris les relais, « roulant contre [sa] nature d’attaquant ».
« Il fallait rester calme »
« Ce n’est pas dans mon habitude de ne pas collaborer à 100 % devant. Je suis souvent resté dans les roues sans vouloir faire le show. C’était la consigne donnée par mon directeur sportif et cela a payé. Pour gagner, il fallait rester calme, c’était la clé aujourd’hui », a-t-il expliqué.
Malgré plusieurs attaques du champion du monde en titre, Tadej Pogacar, qui a tenté de revenir sur la tête dans le dernier tour, les six baroudeurs n’ont pas été repris. Le puncheur français de l’équipe Tudor a placé son démarrage décisif dans la côte de la Montagne, un peu moins de 2 kilomètres avant la ligne.
« C’est une victoire spéciale pour moi car j’ai toujours rêvé gagner cette course que je disputais pour la septième fois, a relevé Julian Alaphilippe. C’est une course de puncheur, de niveau World Tour, sur un parcours que j’adore. »
« Julian a été trop explosif pour moi. Il est hors norme dans ces conditions de course », a concédé Sivakov à propos du triple vainqueur de la Flèche wallonne au sommet du Mur de Huy (2018, 2019, 2021), « toutefois très heureux de sa deuxième place ».
Avant cette superbe victoire, les trois dernières saisons de Julian Alaphilippe avaient été gâchées par plusieurs chutes, notamment lors de Liège-Bastogne-Liège (2022) dont il s’était relevé avec un pneumothorax, deux côtes cassées et une fracture à une omoplate. Une nouvelle chute au Tour de Flandres 2023 avait perturbé sa saison suivante. L’année 2024 avait aussi été compliquée par deux chutes début mars au Circuit Het Nieuwsblad.
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Ce succès canadien est donc « une vraie renaissance » pour Alaphilippe qui « malgré le poids des ans » continue, confesse-t-il, « de rouler avec l’obsession de gagner ».
Avant ce final palpitant, quatre hommes avaient égayé le début de course en prenant les devants dès le premier des 18 tours d’un circuit de 12 kilomètres, à l’initiative des jeunes Canadiens Philippe Jacob et Félix Bouchard, soucieux de se mettre en évidence devant leur public, que les organisateurs ont estimé à 200 000 spectateurs.
Julien Alaphilippe, sous contrat avec Tudor jusqu’en 2027, sera au départ dimanche du Grand Prix de Montréal, une course dont le parcours avec un dénivelé beaucoup plus élevé qu’à Québec conviendra davantage aux grimpeurs. A commencer par Tadej Pogacar, qui s’est relevé vendredi dans le final pour finir à la 29e place, à 26 secondes du vainqueur.
Le temps de l’indulgence est révolu. Devant le déficit public persistant, la dette « élevée et en hausse » et, surtout, l’instabilité politique qui complique tout plan de redressement vigoureux, la société américaine Fitch s’est résolue, vendredi 12 septembre, à sanctionner la France. Elle a abaissé d’un cran la note accordée à la dette publique tricolore, passant de AA− à A+, l’équivalent d’un 16 sur 20. Nommé mardi soir à Matignon, Sébastien Lecornu n’aura pas connu le moindre état de grâce.
La France avait déjà perdu son « triple A », la meilleure note possible, signe d’une solidité financière à toute épreuve, en 2012 et 2013, selon les agences. Une douzaine d’années après ce traumatisme, voici que, pour la première fois, elle se voit privée de son « double A » par une des trois grandes agences mondiales de notation. La France s’éloigne ainsi de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Finlande, du Luxembourg et des Pays-Bas, les cinq pays de la zone euro qui bénéficient encore du « triple A » chez Fitch. Elle se retrouve reléguée au même niveau que l’Estonie, Malte, l’Arabie saoudite ou la Chine.
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