Auchan veut basculer tous ses supermarchés sous bannière Intermarché et Netto

Devant un supermarché Auchan, dans le 17ᵉ arrondissement de Paris, en novembre 2024. DELPHINE GOLDSZTEJN/LP/MAXPPP

Confronté à un essoufflement de son modèle, Auchan franchit une nouvelle étape dans son plan visant un retour à la rentabilité.Le distributeur a annoncé, mardi 25 novembre, qu’il prévoit de basculer l’ensemble de ses supermarchés en France sous les enseignes Intermarché et Netto, les deux marques du Groupement Les Mousquetaires. Objectifs : se concentrer sur ses autres formats de magasins (117 hypermarchés et les « drive ») et profiter du dynamisme du groupe indépendant.

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Pour les deux groupes, il s’agit d’« une évolution majeure de leur partenariat stratégique, commencé en 2024 », qui leur permet déjà d’effectuer en commun leurs achats de marchandises auprès des fournisseurs.

Concrètement, ce projet prendrait la forme d’un modèle inédit dans la grande distribution : Auchan Retail créerait « une entité juridique dédiée », dont le nom n’a pas encore été dévoilé, qui « exploiterait en franchise ses supermarchés sous la bannière Intermarché et Netto », a indiqué le distributeur dans un communiqué. Un dispositif censé perdurer pendant au moins dix ans.

En France, les 261 supermarchés qu’Auchan exploite en propre en France sont concernés. Les 33 magasins franchisés se verront proposer de rejoindre le projet. Cela représente 3,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuels et 11 400 salariés.

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A Disneyland Paris, une vaste extension ouvrira, fin mars, autour de « La Reine des neiges »

Vue de la nouvelle zone inspirée de « La Reine des neiges », à Disneyland Paris, à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne), le 24 novembre 2025. GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

Ce lundi 24 novembre, la pluie tombait par rafales sur le royaume de la Reine des neiges, quand des drones lumineux ont dessiné une date dans le ciel noir : « 29 mars 2026 ». Ce jour-là ouvrira à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne), à l’est de Paris, une vaste extension du parc d’attractions le plus célèbre de France : un land (« territoire ») dévolu au monde d’Elsa et d’Anna, l’une des franchises les plus rentables de la firme californienne. En phase de finition, cette nouvelle partie du parc Walt Disney Studios a été ouverte lundi, pour la première fois, à une centaine de journalistes et influenceurs.

Les fans y trouveront ce qui a fait le succès de la formule Disney, à savoir des décors d’une grande qualité, une attention forte portée aux détails, de multiples références au conte adapté de celui d’Andersen. Le visiteur est plongé dans une ambiance de petit port norvégien du XIXe siècle, où la peinture des maisons « a été patinée comme pourrait le faire le vent des fjords », indique Emma Yeates, l’une des responsables de la scénographie. Chaque millimètre a été pensé. La taverne Nordic Crowns servira un menu inspiré des recettes scandinaves : cranberries, saumon, pommes de terre, façon cantine Ikea. « Plus de 30 purées ont été goûtées pour trouver la bonne », indique Aurore Lemarié, responsable marketing chez Disney. Un robot Olaf – le bonhomme de neige qui accompagne la princesse Anna – se déplacera tout seul dans le parc, et les deux héroïnes accueilleront les visiteurs dans la réplique du château d’Arendelle.

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La star algérienne Baya Bouzar, connue sous le nom de « Biyouna », est morte à l’âge de 73 ans

L’actrice Biyouna, à Cannes, le 21 mai 2011. VALERY HACHE/AFP

« Du fin fond du Sahara au plus haut pic du Djurdjura, tout le monde en Algérie connaît Biyouna. » C’est ce que le Monde écrivait en 2002, quand « cette star comique de la télévision [attendait] des rôles au cinéma, en chantant au New Morning, à Paris, après avoir enregistré un premier album ». Elle est morte à Alger mardi 25 novembre, à l’âge de 73 ans, des suites d’une maladie, a annoncé la télévision publique.

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a exprimé « sa tristesse après la perte d’une des célébrités de la scène culturelle », saluant la contribution de Biyouna au cinéma algérien.

Sa dernière apparition au cinéma était dans le film français Le Flic de Belleville (2018) – elle y incarnait Zohra, la mère du personnage d’Omar Sy. Plus récemment, en 2023, elle avait fait une brève apparition à la télévision dans la série Dar Lefchouch, où elle interprétait une psychologue. Depuis son retrait des médias, Public rapporte que sa dernière apparition publique remontait au 21 février 2025, dans une vidéo TikTok où elle souhaitait un bon ramadan, une prise de parole qui avait beaucoup ému ses fans par sa fragilité apparente.

Née en 1952, à Alger dans le quartier populaire de Belouizdad (ex-Belcourt), Biyouna – de son vrai nom Baya Bouzar – est devenue en quelques décennies l’une des figures les plus familières et les plus aimées d’Algérie. Actrice, chanteuse, danseuse, comique, elle incarnait, depuis les années 1970, une présence populaire unique, reconnaissable entre toutes par son humour frondeur, son parler algérois canaille et son visage expressif.

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Très tôt, elle s’est fait remarquer dans les feuilletons algériens, notamment dans Al-Harik, de Mustapha Badie, où le rôle de Fatma, voisine chipie et mégère, lui apporte une immense notoriété. Elle avait 19 ans. Refusant le statut de « star », elle revendique sa proximité avec le peuple, affirmant « patauger dans la même boue » que ceux qui l’aiment, toujours selon Le Monde en 2002. Sa trajectoire personnelle est marquée par une grande résilience : enfance pendant la guerre d’indépendance, violences familiales, menaces des intégristes dans les années 1990, et même une tentative de suicide après les inondations meurtrières de Bab El-Oued en 2001. Pourtant, chaque fois, elle est revenue à la scène, au rire et au public.

Artiste libre de la scène algérienne contemporaine

Artiste complète, Biyouna s’est tour à tour illustrée comme danseuse dans les ballets algériens, chanteuse dans des orchestres féminins, actrice de télévision, icône de comédie et interprète dramatique. Elle a choisi de rester en Algérie pendant les années de terreur islamiste, refusant l’exil pour « ne pas abandonner » ses voisins et son public.

Sa carrière s’ouvre à l’international avec Le Harem de Mme Osmane, de Nadir Moknèche (1999), tourné au Maroc et en France, qui lui permet de rencontrer Carmen Maura et de prendre confiance en son jeu. En parallèle, elle enregistre à Paris son premier album, Raid Zone, révélant au public une voix rauque et profonde qu’elle portera plus tard sur scène.

Guidée par le même réalisateur, elle jouera une ancienne danseuse de cabaret dans Viva Laldjérie, puis une arnaqueuse dans Délice Paloma. Elle a défrayé la chronique avec des scènes considérées comme osées en Algérie dans A mon âge je me cache encore pour fumer (2017).

Comédienne capable de faire rire un pays entier dans un simple spot télévisé, mais aussi de toucher par sa sincérité, Biyouna restera comme l’une des artistes les plus libres, les plus populaires et les plus singulières de la scène algérienne contemporaine.

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Le Monde

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Crise du vin : « Il nous reste environ 1 centime d’euro de bénéfice net sur une bouteille vendue 3,45 euros »

Dans la cave coopérative La Vigneronne, à Canet-d’Aude (Aude), le 21 novembre 2025. ULRICH LEBEUF/MYOP POUR « LE MONDE »

Les premiers givres enveloppent les vignes des plaines des Corbières et du Minervois, et la profession s’attend à un nouvel hiver glacial. A Canet-d’Aude, dans l’arrière-pays de Narbonne (Aude), on s’apprête à tailler les ceps de merlot, de chardonnay ou de cabernet. Dans la cave coopérative La Vigneronne, les 200 adhérents, répartis sur 1 450 hectares et dans sept villages, tentent de résister à la crise qui couve depuis des années. Episodes de gel, de sécheresse, baisse générale de la consommation, hausse des tarifs de l’énergie…, les causes sont multiples, et s’accumulent.

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« Nous avons récolté cette année 92 000 hectolitres, soit 25 % de moins que l’année précédente », déplore Nans Pascual, le directeur de cette « coopé » fondée en 1933. « Oui, la profession va mal. Ici, on essaie de jouer la solidarité pour ne pas disparaître », ajoute-t-il.Sur l’ensemble du département, entre 2010 et 2020, le nombre d’exploitations agricoles a diminué de 16 %, soit 1 200 exploitations, selon les chiffres de la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt. Et 70 % des exploitations disparues concernaient des viticulteurs. En 2025, ce sont les arrachages de vignes qui ont débuté, avec plus de 5 000 hectares déjà comptabilisés. « Malgré le saut qualitatif des vins opéré au début des années 2000, on ne s’en sort pas », regrette Damien Onorré, le nouveau président du syndicat des vignerons de l’Aude, lui-même viticulteur dans un village voisin, Paraza. Le 15 novembre, à Narbonne, ils étaient environ 6 000 à défiler et à défendre la profession, touchée par ces crises.

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Iran : le régime lâche du lest sur les libertés individuelles tout en intensifiant la répression politique

Des femmes sans hijab dans le quartier de Tajrish, dans le nord de Téhéran, le 10 juin 2025. ASLON ARFA

Depuis plusieurs semaines, des vidéos et des images stupéfiantes circulent sur les réseaux sociaux des Iraniens : on y voit, en plein Téhéran, de jeunes femmes sans foulard et sans manteau – deux vêtements autrefois obligatoires – parfois même en jupe, jambes découvertes, et, plus étonnant encore, en débardeur, ventre apparent, alors même que la loi oblige toujours les Iraniennes à se couvrir le corps, à l’exception des mains et du visage. Au même titre, de plus en plus de femmes se mettent à faire de la moto en ville, activité pourtant interdite.

Les premiers signes de cette évolution sont apparus après le soulèvement Femme, vie, liberté, déclenché par la mort en septembre 2022 de la jeune Mahsa Amini, arrêtée pour une apparence jugée « pas assez islamique ». Mais désormais, à Téhéran notamment, la police n’intervient plus pour arrêter celles qui contreviennent à la loi. Pourtant, malgré cet assouplissement apparent des règles sociales, la répression politique ne faiblit pas. Dans tout le pays, pendaisons, arrestations, convocations et pressions contre les voix critiques se poursuivent.

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Au Soudan du Sud, l’aide internationale est au plus bas depuis 2011, la moitié de la population a faim, alerte Oxfam

Un groupe de femmes et d’enfants en bas âge attendent l’aide humanitaire à l’intérieur du centre de transit de Renk, au Soudan du Sud, le 18 novembre 2025. RIAN COPE/AFP

Le Soudan du Sud, plus jeune pays du monde, où instabilité et pauvreté sont grandes, n’a jamais reçu aussi peu d’aide internationale depuis sa création en 2011, près de la moitié de sa population étant désormais en insécurité alimentaire, a dénoncé Oxfam mardi 25 novembre. Devenu indépendant du Soudan il y a quatorze ans, le Soudan du Sud a connu une guerre civile sanglante entre 2013 et 2018, qui a fait au moins 400 000 morts.

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Cette année, les craintes d’un nouveau conflit se sont multipliées après l’inculpation en septembre du vice-président pour « crimes contre l’humanité ». Riek Machar avait été arrêté en mars par des unités loyales au président Salva Kiir.

Les violences agitant le pays depuis lors ont poussé 300 000 Sud-Soudanais à fuir leur pays, estimait l’ONU en octobre, s’ajoutant à plus de deux millions de déplacés internes, selon Oxfam. Le Soudan du Sud accueille aussi des centaines de milliers de Soudanais fuyant la guerre chez eux.

Les coupes budgétaires des bailleurs traditionnels – notamment des Etats-Unis, le plus grand d’entre eux – ont « privé la population d’une aide humanitaire vitale au moment même où elle en avait le plus besoin », affirme Oxfam dans un communiqué.

7,5 millions de victimes en avril prochain

En 2025, le Soudan du Sud a reçu « le montant le plus faible jamais versé par les donateurs depuis la création du pays en 2011 », déplore l’ONG. « A seulement un mois de la fin de l’année, le plan [international] d’aide humanitaire d’urgence pour 2025, d’un montant de 1,6 milliard de dollars, est financé à moins de 40 % », poursuit l’organisation.

Faute de services basiques assurés par les autorités, les ressources du pétrole sud-soudanais étant fréquemment détournées par des élites corrompues, « près de 6 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, souffrent d’une grave crise de la faim au Soudan du Sud et ont difficilement accès à l’eau potable et à des installations sanitaires », un chiffre qui devrait atteindre 7,5 millions de victimes en avril prochain, de même source.

« Nous exhortons les donateurs internationaux à ne pas oublier ce qui se passe au Soudan et les répercussions sur le Soudan du Sud, où des millions de personnes vulnérables pourraient être laissées à elles-mêmes et mourir de faim ou être confrontées à une propagation rapide de maladies si l’aide vitale n’est pas rétablie de toute urgence », a averti Shabnam Baloch, directrice nationale d’Oxfam pour le Soudan du Sud.

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Le Monde avec AFP

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​​L’astronaute Sophie Adenot embarquera « un bout de la France dans l’espace »

L’astronaute française Sophie Adenot lors d’une conférence de presse au CNES, à Toulouse, le 24 novembre 2025. VALENTINE CHAPUIS / AFP

Sophie Adenot ne décollera pas les mains vides le 15 février 2026 de Cap Canaveral, en Floride, à bord de la capsule Crew Dragon de la fusée SpaceX. A l’intérieur de sa trousse de transport, elle embarquera une caisse volumineuse remplie de graines d’arabette des dames et de mizuna. Dans la Station spatiale internationale (ISS), l’astronaute française photographiera à intervalles réguliers les effets de la gravité et l’influence de la lumière sur la germination et la croissance de ces deux plantes.

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Elle partagea ces clichés avec 260 000 élèves participant à ce projet, appelé « ChlorISS ». A leur tour, ​ils feront pousser dans leur classe ces végétaux robustes. « Je suis ravie de contribuer à cette expérience éducative car j’aime particulièrement ce sujet », a déclaré Sophie Adenot devant la presse, lundi 24 novembre, dans la salle de contrôle du Centre d’aide au développement des activités en micropesanteur et des opérations spatiales (Cadmos), à Toulouse, où elle a passé une journée.

Ces temps-ci, elle passe le plus clair de son temps au Centre spatial américain à Houston, au Texas, et au Centre européen des astronautes, à Cologne, en Allemagne, pour des apprentissages techniques, des simulations de sortie extravéhiculaire en piscine et des procédures médicales. Mais le détour par le laboratoire toulousain de recherche en micropesanteur du Centre national d’études spatiales (CNES) ne relève pas du hasard. C’est dans les locaux de ce service consacré aux vols habités qu’ont été conçues et développées les sept expériences scientifiques françaises, dont ChlorISS, que l’astronaute conduira dans l’espace pour la mission Epsilon de l’Agence spatiale européenne (ESA).

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Cambriolage au Louvre : quatre personnes supplémentaires interpellées

L’échelle électrique de déménageur utilisée par les cambrioleurs pour pénétrer dans le Louvre, le 19 octobre 2025. DIMITAR DILKOFF/AFP

Quatre personnes supplémentaires ont été interpellées dans l’enquête sur le casse du Louvre, en octobre, a annoncé mardi 25 novembre la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau. Il s’agit de deux hommes, âgés de 38 et 39 ans, et de deux femmes, âgées de 31 et 40 ans, tous originaires de région parisienne, a spécifié le parquet, refusant de préciser avant l’issue de leur garde à vue ce dont ils sont soupçonnés.

Selon Le Parisien, le quatrième membre du commando qui a commis le spectaculaire cambriolage du musée parisien le 19 octobre dernier ferait partie des personnes arrêtées mardi.

« Quatre personnes ont déjà été mises en examen dans le cadre de l’information judiciaire ouverte le 29 octobre 2025 », a simplement rappelé Mme Beccuau. Parmi elles, trois hommes âgés de 35, 37 et 39 ans sont suspectés d’avoir fait partie de l’équipe de quatre malfaiteurs qui a pénétré dans le musée parisien, le 19 octobre. La quatrième, une femme de 38 ans, est soupçonnée de complicité.

Le 19 octobre, des malfaiteurs vêtus de gilets d’ouvriers se sont introduits en plein jour, au moyen d’une échelle électrique servant d’ordinaire à des déménagements, dans le prestigieux musée parisien du Louvre après avoir brisé une vitre. Ils ont découpé à la disqueuse des vitrines et y ont dérobé des joyaux de la Couronne estimés à 88 millions d’euros, le tout en huit minutes.

En prenant la fuite en scooter, ils ont laissé tomber la couronne de l’impératrice Eugénie (épouse de Napoléon III) qui a été retrouvée endommagée.

Ce casse spectaculaire a été commenté dans le monde entier et a déclenché un débat sur la sécurité du plus célèbre musée de la planète. Le butin n’a pas été retrouvé à ce jour.

Controverse au sujet de la sécurité

L’enquête est menée par la brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne et l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), sous la direction des juges d’instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris.

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Parallèlement à l’enquête judiciaire, une controverse politique est née au sujet de la sécurité du Louvre. La Cour des comptes a estimé que le musée le plus visité au monde avait « privilégié les opérations visibles et attractives » au détriment de la sécurité.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La Cour des comptes épingle la gestion du Louvre et son choix de privilégier les acquisitions d’œuvres à leur sécurité

Confronté à une vétusté alarmante, le musée avait fait l’objet, en début d’année, de l’annonce par le président Emmanuel Macron d’un projet « colossal » pour le désengorger et le moderniser, avec un nouvel accès, une salle consacrée à La Joconde et des billets d’entrée plus chers pour les non-Européens.

Lire le récit : Article réservé à nos abonnés Vol au Louvre : face aux députés, Laurence des Cars justifie sa politique et annonce des mesures de sécurité

Le Monde avec AFP

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Sécurité des jouets : le Parlement européen adopte des règles plus sévères pour bannir les PFAS à l’horizon 2030

Rayon de jouets Barbie, dans un supermarché de l’Etat de New York, le 6 novembre 2025. KYLIE COOPER/REUTERS

Le Parlement européen a adopté, mardi 25 novembre, de nouvelles règles bannissant à l’horizon 2030 les « polluants éternels » (PFAS) et les perturbateurs endocriniens dans les jouets afin de protéger les enfants. « Avec la nouvelle réglementation sur la sécurité des jouets, l’Europe envoie un signal clair : la sécurité ne doit pas être laissée au hasard », a déclaré l’eurodéputée allemande Marion Walsmann (PPE, droite), qui a porté le texte au Parlement.

Le texte interdit d’ici à quatre ans et demi la commercialisation au sein de l’Union européenne de jouets contenant des substances chimiques particulièrement nocives pour les enfants, comme les perturbateurs endocriniens. Les nouvelles règles interdisent également « l’utilisation intentionnelle des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), ainsi que les types les plus dangereux de bisphénols ».

Avant de mettre un jouet sur le marché, les fabricants devront réaliser une évaluation de sécurité portant sur l’ensemble des dangers potentiels – chimiques, physiques, mécaniques et électriques. Le délai laissé aux industriels doit leur permettre de s’adapter.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés 86 % des jouets vendus en ligne par des e-commerçants non européens sont dangereux pour les enfants, selon une étude

Passeport numérique

Les nouvelles règles ambitionnent de réduire le nombre de jouets dangereux grâce à une meilleure application de la législation et à des contrôles douaniers plus efficaces. « Tous les jouets devront disposer d’un passeport numérique du produit (PNP) clairement visible, attestant de leur conformité aux règles de sécurité applicables », selon le texte.

« Grâce à des lignes directrices claires, des exigences de sécurité modernes et des dispositions transitoires équitables, les entreprises peuvent planifier et se développer de manière responsable et les enfants peuvent jouer en toute insouciance », a estimé l’eurodéputée, qualifiant la réglementation de « victoire pour tous : les consommateurs, les fabricants et l’avenir de nos enfants. »

Le texte avait fait l’objet d’un compromis entre le Parlement, la Commission et les Etats membres en avril dernier. Il constitue une mise à jour de la directive existante de 2009 et répond au développement du commerce en ligne (y compris depuis l’extérieur de l’UE) et à l’utilisation croissante des technologies numériques.

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Substances chimiques particulièrement stables, les PFAS, surnommés « polluants éternels », sont l’objet de restrictions croissantes dans le monde pour les menaces qu’ils représentent pour l’environnement et la santé humaine.

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Au nombre de plusieurs milliers, ces substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), sont abondamment utilisées dans l’industrie depuis le milieu du XXe siècle notamment pour leurs propriétés imperméabilisantes et antiadhésives. Ils contaminent « fréquemment » eaux et sols, selon l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).

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Le Monde avec AFP

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Nigeria : 227 élèves et enseignants enlevés dans une école catholique, selon un premier bilan

Vue générale d’une salle de classe à Argungu, dans l’Etat de Kebbi, au nord du Nigeria, le 12 avril 2025. LESLIE FAUVEL/AFP

Deux cent vingt-sept élèves et enseignants ont été enlevés dans une école catholique du centre du Nigeria, vendredi 21 novembre, a déclaré dans la soirée l’Association des chrétiens du Nigeria (CAN). « D’après nos informations, 215 élèves et étudiantes et 12 enseignants ont été enlevés par les terroristes » dans cette école située dans l’Etat du Niger, a déclaré la CAN dans un communiqué, à la suite à la visite à l’école du président de l’association pour l’Etat du Niger, Bulus Dauwa Yohanna.

Plus tôt dans la journée, les autorités locales avaient communiqué sur l’enlèvement, mais sans préciser le nombre de personnes concernées. Il s’agit du deuxième kidnapping de ce type en une semaine dans le pays, après le rapt de 25 lycéennes dans le Nord-Ouest.

Le diocèse de Kontagora, situé dans l’Etat du Niger, avait précisé dans un communiqué que des hommes armés avaient envahi « l’école entre 1 heure et 3 heures du matin », enlevant « des élèves, des étudiants, des enseignants et un agent de sécurité, qui a été tué ».

« Pendant l’attaque terroriste, certains étudiants ont réussi à s’échapper », a ajouté M. Yohanna dans le communiqué de la CAN. Les élèves kidnappés en pleine nuit sont des filles et des garçons, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP), Daniel Atori, un porte-parole de la CAN, après avoir dans un premier temps déclaré qu’il s’agissait uniquement de filles. Les autorités de l’Etat du Niger n’ont pour l’instant pas communiqué de bilan.

En raison de l’insécurité grandissante dans la région, le gouvernement de l’Etat avait ordonné, par mesure de précaution, la fermeture temporaire de tous les internats de la zone concernée. L’établissement St. Mary a « repris ses activités académiques sans en informer le gouvernement de l’Etat ni [avoir] obtenu son autorisation, exposant ainsi les élèves et le personnel à un risque évitable », a regretté Abubakar Usman, secrétaire du gouvernement de l’Etat. La police a annoncé, vendredi, avoir déployé sur place ses unités tactiques et des éléments militaires, qui « ratissent les forêts » pour secourir les élèves enlevés.

Fermeture de nombreux établissements scolaires

Cette attaque survient quelques jours après le kidnapping, par des hommes armés, de 25 lycéennes dans l’internat pour filles de Maga, dans l’Etat de Kebbi (Nord-Ouest), dans la nuit de dimanche à lundi. Selon les autorités, l’une des jeunes filles est parvenue à s’échapper. Pour l’heure, l’identité des ravisseurs – groupes djihadistes ou bandes criminelles – demeure inconnue. Le président nigérian, Bola Tinubu, a récemment reporté ses déplacements internationaux et placé les forces de sécurité du pays en alerte maximale.

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Les deux enlèvements, ainsi que l’attaque d’une église mardi à Eruku (Ouest), surviennent alors que le président américain, Donald Trump, menace d’intervenir militairement au Nigeria en raison d’allégations selon lesquelles les chrétiens du pays seraient massacrés. Cette rhétorique est poussée à Washington par des élus conservateurs ainsi que des associations de défense des chrétiens. Abuja s’en défend, mais affirme être en pourparlers avec le gouvernement américain au sujet d’une coopération en matière de sécurité, et précise que les attaques touchent les Nigérians quelle que soit leur religion.

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L’attaque de l’église d’Eruku lors d’une messe retransmise en direct a fait deux morts, selon les autorités locales. D’après le secrétaire du lieu de culte, Michael Agbabiaka, les assaillants ont également enlevé « 35 personnes », un chiffre que la police n’a pas confirmé. A la suite de cette attaque, les autorités ont décidé de fermer les écoles dans les circonscriptions d’Ifelodun, Ekiti, Irepodun, Isin et Oke Ero, a déclaré jeudi à l’AFP Ibraheem Abdullateef, un porte-parole de l’Etat de Kwara.

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Les autorités de l’Etat de Katsina, dans le nord du Nigeria, et celle de l’Etat de Plateau, dans le centre, ont annoncé vendredi la fermeture de tous leurs établissements scolaires primaires et secondaires. Le ministère de l’éducation nigérian a de son côté annoncé la fermeture de 47 lycées dits « unitaires » car gérés par le gouvernement fédéral dans le but d’y faire se côtoyer des élèves de différentes parties du pays. La plupart des établissements fermés se trouvent dans le Nord.

Le Nigeria est divisé entre un nord principalement musulman et un sud majoritairement chrétien. Des gangs criminels, appelés « bandits » par la population, sèment la terreur depuis des années dans le nord-ouest et le centre du pays, attaquant, enlevant des habitants contre des rançons et incendiant des maisons après les avoir pillées.

Le Nigeria est aussi confronté à une insurrection djihadiste depuis plus de seize ans, qui a fait 40 000 morts et plus de 2 millions de déplacés dans le nord du pays, selon les Nations unies.

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Le Monde avec AFP

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