Pourquoi l’avion de Benyamin Nétanyahou a évité l’espace aérien français

L’avion officiel du gouvernement de l’Etat hébreu, « L’aile de Sion », au dessus de Rome, en Italie, en mai 2024. GUGLIELMO MANGIAPANE / REUTERS

Etrange itinéraire. En route pour New York où le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, était attendu, vendredi 26 septembre, au siège de l’Organisation des Nations unies (ONU), l’avion officiel du gouvernement de l’Etat hébreu, « L’aile de Sion », a emprunté, la veille, un chemin détourné, survolant Chypre, la Grèce, l’Italie puis le détroit de Gibraltar, avant de traverser l’Atlantique et d’arriver à destination. Une voie alternative pour éviter de passer par l’espace aérien de la France ? Sans doute.

Pourtant, Paris s’est montré accommodant avec le chef du gouvernement israélien. En dépit du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) dont il fait l’objet depuis le 21 novembre 2024, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, et qui lui vaut d’être indésirable dans plusieurs pays européens, « la France a autorisé le survol de son territoire par l’avion du premier ministre israélien », a fait savoir le Quai d’Orsay. « Le trajet emprunté relève du choix des autorités israéliennes », a précisé le ministère des affaires étrangères.

Lundi, dans son discours de reconnaissance de l’Etat de Palestine, prononcé à la tribune de l’ONU, Emmanuel Macron avait fustigé la guerre menée par le chef du gouvernement israélien à Gaza, en représailles aux massacres du 7 octobre 2023 commis par le Hamas. Une opération qui n’a plus aucun sens militaire et devient, en visant les populations civiles affamées à dessein, une « négation de l’humanité de l’autre », avait estimé le chef de l’Etat.

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Comment faire des investissements programmés sur un PEA ?

Il n’a jamais été aussi répandu. Au 1er janvier, 5,47 millions de Français détenaient un plan d’épargne en actions (PEA) contenant au moins un titre financier, contre seulement 4,82 millions en 2014, première date de recensement par la Banque de France. Soit une augmentation de plus de 13 % en dix ans. Cette enveloppe permet d’investir sur des produits européens cotés, qu’ils s’agissent d’actions d’entreprise ou de fonds indiciels (les ETF, pour exchange traded funds), qui reproduisent la performance d’indices boursiers comme le CAC 40.

Pour les néophytes, encore peu aguerris aux placements boursiers, mieux vaut adopter une stratégie de long terme, d’une dizaine d’années environ. Un outil existe pour cela : l’investissement programmé. Le détenteur du PEA planifie l’achat d’un titre coté à intervalles réguliers, sans se soucier de la fluctuation de son cours. « Cette méthode permet de tirer parti des fluctuations plutôt que de les subir, résume Olivier Mariscal, directeur général de BDL Club Invest, une nouvelle plateforme numérique permettant aux épargnants d’accéder à des fonds en actions. Au lieu d’investir de grosses sommes d’un coup, au risque d’une forte baisse des cours derrière, mieux vaut placer mensuellement. L’investisseur profitera forcément de prix bas à un moment. »

Actions et ETF pour les banques en ligne

L’investissement programmé permet aussi de profiter des intérêts composés sur le long terme. Les dividendes générés progressivement avec vos versements s’ajoutent à votre capital et engendrent à leur tour des intérêts. Un « effet boule de neige » en somme.

Malgré ces avantages indéniables, peu nombreux sont les courtiers et les banques à proposer des services d’achats programmés de titres sur PEA. Des acteurs de premier plan, comme le CIC et le Crédit mutuel, Fortuneo, Interactive Brokers, Saxo Banque ou XTB, contraignent encore leurs clients à choisir manuellement les valeurs sur lesquelles miser.

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Comment baptiser les grands-parents ?

BENJAMIN CARROT

Ce billet est extrait de la newsletter hebdomadaire « Darons Daronnes » sur la parentalité, qui est envoyée tous les mercredis à 18 heures. Vous pouvez vous inscrire gratuitement à cette newsletter en suivant ce lien.

Mes enfants n’ont pas « baptisé » leurs grands-parents. A leur naissance, nos parents respectifs étaient déjà « papy et mamie » d’un côté, et « grand-père » de l’autre. Mon compagnon et moi nous sommes glissés dans ces vocables comme dans des charentaises chaudes, sans réfléchir.

De part et d’autre, nos parents ont fait le choix de s’inscrire dans la tradition. C’est, semble-t-il, moins fréquent qu’auparavant. Au parc, à la sortie de l’école, tendez l’oreille, vous entendrez mille surnoms inventifs : Mamisa, Papou, Mamidèle…

Trois couples de grands-parents m’ont raconté comment étaient nés leurs petits noms sur mesure. Béatrice et Marc, 70 ans tous les deux, ont huit petits-enfants de 6 à 19 ans, dont « une pelletée d’ados », plaisante la retraitée depuis son domicile nantais. Quand leur fille aînée leur a annoncé qu’elle était enceinte, ils ont réfléchi : comment leur petit-enfant allait-il les appeler ? « Mon mari et moi avions tous deux souffert du classicisme de nos parents, raconte Béatrice. De mon côté, c’était “bon-papa” et “bonne-maman”, et, du sien, “grand-père” et “mamie”. Ça fait vieux ! Quand je suis devenue grand-mère, je travaillais encore, j’avais 51 ans. Nous, on se voulait des gens modernes ! » Alors, elle est allée chercher du côté de sa passion, la couture. Pourquoi pas Bobine, avec un B comme Béatrice ? « Nos enfants ont trouvé ça rigolo. Marc, lui, a proposé Bilou. Et voilà, nous sommes Bilou et Bobine. »

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Les familles des prisonniers français en Iran entre espoir et prudence

Les familles de Cécile Kohler et de Jacques Paris sur la place du Panthéon, à Paris, le 6 juillet 2025. JULIEN MATTIA / LE PICTORIUM VIA REUTERS CONNECT

Après une si longue attente, les proches des prisonniers français en Iran ont appris à être prudents. Mais après les déclarations particulièrement encourageantes sur le sort de ces derniers de la part du président français, Emmanuel Macron, mercredi 24 septembre, à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, la sœur de Cécile Kohler, emprisonnée depuis 2022 en Iran, a qualifié ces propos de « premier signe positif depuis trois ans et demi », auprès de l’Agence France-Presse, jeudi.

« On a une perspective solide, donc on y travaille. On aura dans les prochaines semaines des clarifications », a affirmé, mercredi, le chef de l’Etat à France 24 et Radio France internationale, dans la foulée d’un entretien avec le président iranien, Massoud Pezeshkian. Emmanuel Macron a indiqué dans un message sur X que, lors de cette rencontre, il a réclamé la libération « immédiate » des citoyens français détenus en Iran, qualifiés d’« otages d’Etat ».

Ce signe d’espoir intervient alors que la France a décidé, mercredi, de renoncer à sa requête déposée en mai contre l’Iran devant la Cour internationale de justice au sujet du traitement par Téhéran des ressortissants français. Cette procédure longue et complexe représentait une épée de Damoclès de plus au-dessus de la tête de Téhéran.

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En direct, guerre en Ukraine : des drones russes repérés dans le ciel ukrainien

L’Ukraine se dit prête à rejoindre le projet de « mur antidrones »

Le ministre de la défense ukrainien, Denys Chmyhal, a affirmé que son pays était « prêt à participer au projet “mur antidrones” », annoncé plus tôt par le commissaire européen à la défense, Andrius Kubilius, lors d’une réunion qui rassemblait la Pologne, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie, la Finlande, la Hongrie, la Bulgarie et l’Ukraine, également invitée.

« Nous aspirons déjà maintenant à jouer un rôle actif dans la protection de l’Europe contre la menace des drones russes », écrit Denys Chmyhal sur Telegram. « Nous espérons la signature d’une déclaration commune avec nos partenaires dès octobre. De notre côté, nous sommes déjà prêts à envoyer des équipes techniques pour préparer les groupes qui feront partie du “mur antidrones” », poursuit-il, avant d’assurer que les Ukrainiens sont « prêts à partager [leur] expérience dans l’abattage des drones russes avec l’Union européenne [UE], l’OTAN et les pays voisins ».

Ces dix pays entendent désormais passer à la phase concrète de ce projet, en commençant par les capacités de détection des drones avant qu’ils ne s’enfoncent profondément dans le territoire de l’UE. Il s’agit d’ici un an, selon un responsable de l’UE, d’avoir un réseau de « capteurs », terrestres ou par satellites, capable de détecter des drones et de les « tracer ». Viendra ensuite la mise en œuvre de capacités d’interception, plus lourde et plus coûteuse. « Le “mur antidrones” créera un écosystème de défense fondamentalement nouveau en Europe, auquel l’Ukraine est prête à participer », a expliqué Andrius Kubilius.

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La pollution de l’air en Ile-de-France coûte environ 28 milliards d’euros par an, selon Airparif

Le ballon météo d’Airparif, l’organisme chargé de surveiller la qualité de l’air en Ile-de-France, à Paris, le 7 mai 2020. JOEL SAGET/AFP

On connaissait déjà le coût humain de la pollution de l’air en Ile-de-France : près de 8 000 morts prématurées pourraient être évitées chaque année si les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé en matière de qualité de l’air étaient respectées. Pour la première fois, Airparif, organisme indépendant de surveillance de la qualité de l’air dans la région parisienne, a également calculé les impacts économiques de la mauvaise qualité de l’air, dans une étude inédite publiée vendredi 26 septembre.

Ce coût, estimé à 28 milliards d’euros par an, est très largement lié à la mortalité prématurée. A partir d’une formule mathématique permettant d’« estimer la valeur économique d’une vie », Airparif estime ainsi que 23 milliards d’euros pourraient être économisés chaque année s’il n’y avait aucune mort précoce liée à la pollution.

S’y ajoutent des coûts résultant des maladies chroniques causées par la pollution « tels que les consultations médicales, les traitements, les hospitalisations, les besoins d’accompagnement social, les aménagements du domicile, les absences au travail, les retraites anticipées, la baisse de la productivité au travail, et l’accès à l’emploi plus difficile ». Cela « inclut également la perte de bien-être et de la qualité de vie des personnes malades et de leur famille ». Soit une répercussion économique d’environ 3 milliards d’euros chaque année.

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Droits de douane : Donald Trump frappe les médicaments, les camions et les meubles

Ligne de production du médicament français Doliprane, à l’usine Sanofi de Lisieux (Calvados), en octobre 2024. LOU BENOIST/AFP

Donald Trump n’en a pas fini avec sa guerre commerciale, quand bien même les tribunaux américains disent le contraire. Le président des Etats-Unis a annoncé, jeudi 25 septembre, une nouvelle salve de droits de douane, visant notamment les médicaments, sur son réseau Social Truth : « A compter du 1er octobre 2025, nous imposerons une taxe de 100 % sur tout produit pharmaceutique de marque ou breveté, à moins qu’une entreprise ne construise son usine de fabrication de produits pharmaceutiques en Amérique. »

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L’annonce exclut les génériques, qui représentent 90 % des médicaments vendus aux Etats-Unis. Dernièrement, un certain nombre de grands laboratoires avaient également annoncé qu’ils construiraient des usines sur place, comme AstraZeneca, Eli Lilly ou GSK, ce qui devrait leur éviter de payer la taxe. Par ailleurs, l’accord commercial signé en juillet entre l’Union européenne, où sont situées nombre d’usines pharmaceutiques, et les Etats-Unis, instituant une taxe généralisée de 15 %, était censé prémunir le Vieux Continent contre de futures hausses de ce type.

D’autres produits sont également concernés. Les plus gros camions qui ne sont pas fabriqués aux Etats-Unis se verront imposer une taxe de 25 % supplémentaires. Une mesure qui cible l’Allemagne, où se trouvent les principaux constructeurs, et le Mexique, où les engins sont assemblés avant de parcourir les routes américaines.

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Au Danemark, un nouvel aéroport fermé brièvement après une alerte aux drones dans le nord du pays

L’aéroport d’Aalborg, dans le nord du Danemark, le 25 septembre 2025. BO AMSTRUP/AFP

Il s’agit de la deuxième alerte aux drones en deux nuits au Danemark. Alors que Copenhague dit faire l’objet d’une « attaque hybride » d’origine inconnue depuis le début de la semaine, l’espace aérien au-dessus de l’aéroport d’Aalborg, dans le nord du pays, a dû être fermé jeudi 25 septembre au soir en raison d’une nouvelle alerte, avant de rouvrir vers 0 h 35 vendredi, a fait savoir la police danoise.

La fermeture de l’aéroport a contraint un vol KLM en provenance d’Amsterdam à faire demi-tour et a entraîné l’annulation d’un vol Scandinavian Airlines au départ de Copenhague, selon les sites de suivi des vols et les sites Web des compagnies aériennes. A ce stade, les autorités n’ont toutefois pas formellement attesté la présence de drones.

Le pays est sur le qui-vive après une multiplication d’incidents dans son ciel depuis lundi. Jeudi, la première ministre, Mette Frederiksen, a dénoncé des « attaques hybrides » et prévenu que les survols de drones « pourraient se multiplier ». Les autorités danoises n’ont à cette heure pas identifié l’origine de ces appareils, mais « il existe principalement un pays qui représente une menace pour la sécurité de l’Europe, à savoir la Russie », a relevé Mme Frederiksen.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Drones au-dessus de l’aéroport de Copenhague : le Danemark dénonce une « attaque »

A l’issue d’un entretien avec la dirigeante, le président français, Emmanuel Macron, s’est dit prêt à « contribuer à la sécurité de l’espace aérien danois ». Les pays de l’Union européenne (UE) doivent discuter jeudi par visioconférence d’une proposition de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d’établir un « mur » de défense antidrones.

« Menace systématique »

Au Danemark, des drones avaient été repérés dans la nuit de mercredi à jeudi au-dessus des aéroports d’Aalborg (Nord), d’Esbjerg (Ouest), de Sonderborg (Sud) et de la base aérienne militaire de Skrydstrup (Sud), selon la police. Lundi soir déjà, des drones à l’origine non identifiée avaient survolé l’aéroport de Copenhague et celui d’Oslo, en Norvège voisine, bloquant le trafic pendant plusieurs heures.

Ces survols sont l’œuvre d’un « acteur professionnel » et constituent une « menace systématique », a estimé le ministre de la défense danois, Troels Lund Poulsen. La Norvège a annoncé jeudi avoir arrêté un homme d’origine étrangère qui contrôlait un drone près de l’aéroport international d’Oslo. L’appareil a été saisi.

Ces incidents surviennent après l’incursion de drones militaires russes en Pologne et en Roumanie à la mi-septembre et d’avions de combat russes dans l’espace aérien estonien le 19 septembre, mais les autorités danoises n’ont à ce stade pas établi de lien entre ces incidents. La Russie a « fermement » démenti être impliquée dans ces survols, son ambassade à Copenhague dénonçant une « provocation orchestrée ».

Le Danemark compte parmi les principaux soutiens de l’Ukraine face à l’offensive déclenchée par la Russie en février 2022. Le gouvernement danois a annoncé acquérir de nouveaux moyens « de détection et de neutralisation de drones ». Le pays scandinave, membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, doit accueillir la semaine prochaine les chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’UE pour un sommet à Copenhague.

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Le Monde avec AFP

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Aux Philippines, plus de 400 000 personnes évacuées au passage de la tempête Bualoi, qui a fait au moins trois morts

Les autorités des Philippines ont fait évacuer plus de 400 000 habitants, vendredi 26 septembre, de villages sujets aux glissements de terrain et aux inondations, après le passage de Bualoi, une violente tempête tropicale, qui a tué au moins trois personnes. Alors que l’archipel est encore sous le choc du supertyphon Ragasa, Bualoi a touché terre jeudi soir dans la ville philippine de San Policarpo, dans le Samar oriental, avec des vents soutenus de 110 kilomètres-heure.

La tempête a provoqué des coupures d’électricité dans les provinces du Centre-Est et déclenché des inondations et deux glissements de terrain mineurs, selon l’agence nationale de prévention des catastrophes. Plus de 433 000 personnes ont été évacuées vers des abris d’urgence du gouvernement à l’approche de la tempête, a fait avoir Bernardo Rafaelito Alejandro IV, du bureau de la défense civile, aux journalistes.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le vent a détruit « la porte, les fenêtres et le plafond de l’église » où des habitants s’étaient réfugiés, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Jerome Martinez, ingénieur municipal dans la province de Masbate, île située au sud de l’île de Luzon. « De nombreuses maisons ont été détruites et de nombreux toits ont été emportés. Ils bloquent désormais les rues et les routes », a-t-il déclaré, estimant que de nombreuses personnes devraient encore être évacuées.

L’église de l’Immaculée-Conception, apèrs le passage de la tempête tropicale Bualoi, à Masbate City (Philippines), le 26 septembre 2025. FACEBOOK @JEROME MARTINEZ VIA AFP Lire aussi | Le supertyphon Ragasa s’abat sur les Philippines et gagne en puissance à mesure qu’il s’approche de la Chine

Murs effondrés et arbres déracinés

Lors d’une conférence de presse, vendredi, Claudio Yugot, responsable de la protection civile dans la région de Bicol, qui couvre le sud de Luçon, a annoncé que trois personnes avaient été tuées lorsque des murs s’étaient effondrés et des arbres avaient été déracinés au passage de la tempête Bualoi.

« Nous déblayons quantité de grands arbres et poteaux électriques renversés, car de nombreuses routes sont impraticables », a déclaré à l’AFP Frandell Anthony Abellera, un secouriste de la ville de Masbate, qui se situe dans la région de Bicol. « La pluie était forte, mais le vent était plus fort encore », selon lui.

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux et vérifiées par l’AFP montraient des personnes utilisant des bateaux ou pataugeant dans des eaux leur arrivant à la taille pour se déplacer dans les rues inondées plus au sud, dans les îles Visayas, au centre des Philippines.

Des milliers de personnes sont également toujours déplacées à la suite du supertyphon Ragasa, qui a traversé l’extrême nord du pays et fait au moins neuf morts en début de semaine.

Suite au passage de la tempête tropicale Bualoi, à Masbate City (Philippines), le 26 septembre 2025. FACEBOOK @JEROME MARTINEZ VIA AFP

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Législative partielle à Paris : Michel Barnier, la campagne d’un « ex » prêt à replonger dans le chaudron de l’Assemblée nationale

Michel Barnier, candidat LR, en campagne dans la 2ᵉ circonscription de Paris entre les deux tours de la législative partielle, à Paris, le 24 septembre 2025. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»

Michel Barnier s’apprête donc à revenir sur les lieux de sa chute. Faut-il s’inquiéter de cet élan de masochisme ? Censuré le 4 décembre 2024, l’éphémère premier ministre (septembre-décembre 2024) répond par l’ironie. « J’ai trouvé cette Assemblée nationale très stimulante », confie-t-il.

A 74 ans, la retraite n’est pas d’actualité. Sauf énorme surprise, M. Barnier doit devenir dimanche le nouveau député de la 2ᵉ circonscription de Paris (qui englobe le 5e arrondissement et une partie du 6e et du 7e) à l’issue du second tour de la législative partielle. Au premier, le candidat Les Républicains (LR) avait devancé sa rivale socialiste, Frédérique Bredin, de près de 14 points. « Vouloir devenir député, c’est pour lui une manière de retourner au combat », salue un de ses proches, Antoine Vermorel-Marques, député LR de la Loire.

Sur le papier, l’affaire paraît bien engagée. Mais la faible participation (26 %) a chagriné le favori. Alors M. Barnier bat le pavé mouillé, mercredi 24 septembre, entre le Jardin des plantes et la place Monge. « L’avantage avec moi, c’est que comme j’ai un certain parcours, vous pouvez vérifier ce que j’ai fait », dit-il au client d’un café près de la place de l’Emir-Abdelkader.

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