Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 13 mars 2024. ALAIN JOCARD/AFP
Vincent Bolloré a remporté une manche, mais le feuilleton judiciaire concernant son rôle dans Vivendi est loin d’être terminé. Vendredi 28 novembre, la Cour de cassation a, en effet, cassé l’arrêt de la cour d’appel du 22 avril, qui impliquait, pour le groupe Bolloré, d’avoir à débourser plusieurs milliards d’euros.
Pour autant, contrairement à ce que le rapporteur général avait envisagé initialement, la haute juridiction n’a pas fermé la porte à un renvoi. Surtout, elle n’impose pas une vision restrictive qui aurait limité les marges de manœuvre de la cour d’appel de renvoi qui aura à se pencher sur ce dossier. « Cette décision ne met pas un terme à la question du contrôle de l’assemblée générale de Vivendi », se réjouit Julien Visconti, avocat du fonds activiste CIAM, à l’origine du contentieux impliquant le milliardaire breton.
Vincent Bolloré contrôlait-il Vivendi ? Cette interrogation est au cœur de cette affaire majeure pour la place financière de Paris. Certes, depuis des années, personne n’a de doutes sur l’existence de cette chaîne de commandement : Vincent Bolloré contrôle le groupe Bolloré qui contrôle Vivendi. Sauf que, quand Vivendi s’est coupé en quatre morceaux – Canal+, Havas, Louis Hachette Group et un Vivendi rétréci –, il a fallu aller au-delà des faits, pour dire le droit.
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La cour d’assises des Bouches-du-Rhône a prononcé, vendredi 28 novembre, la réclusion à perpétuité et une peine de trente ans de prison contre deux hommes reconnus coupables d’un double assassinat commis en 2016 à Marseille, sur fond de guerre des gangs et de trafic de stupéfiants.
Mohamed Seghier, un cadre de la bande criminelle de Marignane, a été condamné à la réclusion à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans. Christopher Aouni a lui été condamné à trente ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté des deux tiers.
Tous les deux contestaient avoir fait partie du commando qui, le 4 février 2016, avait ouvert le feu sur Nouri Lakas, 26 ans, et Nasser Khellaf, 31 ans, assis dans leur véhicule sur le parking d’un centre commercial.
Les peines prononcées vendredi sont celles qui avaient été requises par l’avocate générale. Les deux hommes sont condamnés pour assassinats et association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes. M. Seghier a également été condamné pour des armes retrouvées dans un box à Aix-en-Provence.
Condamné pour le meurtre du manager de Jul
Le double assassinat s’inscrivait dans une vendetta sanglante – une vingtaine de morts – qui, dès 2010, a opposé deux clans : d’un côté des membres des familles Tir et Berrebouh, de l’autre ceux de la famille Remadnia, alliés à la bande de Marignane. Les avocats de la défense avaient demandé l’acquittement des deux hommes pour le double assassinat.
M. Seghier a déjà été condamné à trente ans de réclusion pour l’assassinat en 2014 de Karim Tir, le manager du rappeur Jul à ses débuts. Celui qui s’est toujours présenté comme un « simple » voleur de voitures avait finalement avoué son appartenance à l’équipe de Marignane, après l’avoir toujours contestée. « Ce sont mes amis, mes collègues, mais je ne faisais pas les mêmes choses qu’eux », a-t-il dit. Il a martelé son innocence dans les faits les plus graves : « Je n’ai pas tué Nouri Lakas et son collègue à côté, je n’ai pas de sang sur les mains. »
Avant que la cour n’aille délibérer, une dernière fois, il a semblé implorer les jurés : « S’il vous plaît, je ne suis pas un monstre. » Tout en laissant la porte entrouverte à une condamnation pour association de malfaiteurs, ses avocats, Mes Pascal Roubaud et Mehdi Khezami, ont demandé aux jurés de « constater qu’il n’est pas démontré sa participation à la scène de crime, ni en qualité d’auteur ni comme commanditaire. »
Les avocats de Christopher Aouni ont combattu l’image développée par l’accusation d’un « tueur à gages froid qui ne tremble pas quand il tue. » Mes Amar Bouaou, Karim Bouguessa et Sarah Yilmaz ont dénoncé une « accusation reposant sur des éléments de téléphonie erronés, des analyses faussées. » Ils ont invoqué le doute, arguant d’un précédent acquittement de leur client, en février 2024, par la cour d’assises d’appel du Var, dans un procès pour assassinat.
En 2026 M. Aouani comparaîtra à nouveau devant trois cours d’assises pour deux assassinats et une tentative d’assassinat.
Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, s’exprime lors d’une séance de questions au gouvernement au Sénat, à Paris, le 26 novembre 2025. GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP
La majorité de droite et du centre au Sénat s’est opposée, vendredi 28 novembre, à l’idée d’un emprunt « forcé » auprès des plus riches, dernière proposition socialiste pour trouver des recettes sur le budget après l’échec de plusieurs autres pistes de justice fiscale comme la taxe Zucman.
Le dispositif, proposé par un amendement du président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner, vise à instaurer un « emprunt obligatoire d’une durée de cinq ans », à taux zéro, pour environ 20 000 des contribuables les plus aisés.
Ces derniers seraient donc remboursés à terme par l’Etat, mais sans les intérêts qu’ils auraient pu obtenir s’ils avaient placé cet argent ou s’ils l’avaient investi. « On demande aux plus fortunés de nos concitoyens, les 0,05 % de contribuables qui sont visés par ces amendements, de contribuer à ces politiques publiques dans un élan de patriotisme fiscal », a justifié M. Kanner. Le rapporteur général du budget (Les Républicains, LR) Jean-François Husson a balayé cet « objet qui arrive un peu comme une météorite » et fait « très amateur ».
De son côté, la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, a rappelé que, contrairement à 1983, quand un précédent emprunt forcé avait eu lieu, « la France aujourd’hui n’a pas de difficultés pour lever de l’argent ». Cet emprunt n’est donc « pas un enjeu de liquidités pour l’Etat », mais cela peut être « un enjeu de cohésion nationale, et donc de contribution d’un certain nombre de ménages » aux « grands défis du moment, par exemple sur la défense », a-t-elle reconnu. Mais la ministre a « deux difficultés » avec l’amendement socialiste : « la première, c’est doit-on le faire de manière forcée ? Et deuxièmement, doit-on le faire sans aucune rémunération ? », s’est-elle interrogée, en suggérant une rémunération autour de celle du Livret A, à 1,7 %.
Face à ces critiques, M. Kanner a fini par retirer son amendement à l’issue des débats, se félicitant cependant d’avoir « ouvert une porte ».
Ali Iyad Al-Saadi, originaire du village de Beit Jinn, dans le sud de la Syrie, qui été attaqué dans la nuit par l’armée israélienne. A l’hôpital Al-Mouwasat de Damas, le 28 novembre 2025. LAURENCE GEAI/MYOP POUR « LE MONDE »
Allongé dans une chambre de l’hôpital universitaire Al-Mouwasat, à Damas, un bras dans le plâtre, Ali Iyad Al-Saadi relate sa confrontation avec les forces israéliennes dans son village de Beit Jinn, à 40 kilomètres au sud-ouest de la capitale syrienne, dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 novembre. « A 2 heures du matin, les forces israéliennes sont arrivées, quatre voitures civiles, et un tank en appui. Elles ont arrêté trois jeunes, des civils, raconte le Syrien de 21 ans, longue barbe noire et bonnet sur la tête. Avec d’autres jeunes, on a essayé de les en empêcher, mais nous n’avions que des armes légères. Les Israéliens ont commencé à bombarder le village avec des drones, des tanks et de l’artillerie, notamment la mosquée, où des gens étaient réfugiés. »
Treize Syriens, dont des femmes et des enfants, ont été tués, et 24 autres blessés durant l’incursion israélienne dans cette localité située au pied du mont Hermon, selon les médias officiels syriens. L’armée israélienne a fait état d’une incursion « de routine » suivied’un échange de tirs, et indiqué que six de ses soldats avaient été blessés, dont trois grièvement. « On a été réveillés par les tirs à 3 heures du matin. Il y avait 20 véhicules israéliens, les tanks n’étaient pas loin, et des drones. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait. Ils ont tué une famille entière en bombardant sa maison : un père, une mère et leurs deux enfants. Tous les habitants ont fui », raconte Firas Zaher, 41 ans, dont le beau-frère, Iyad, a été blessé par un éclat d’obus en sortant de chez lui.
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Le logo S&P Global, sur des bureaux de l’entreprise, dans le quartier financier de New York, le 13 décembre 2018. BRENDAN MCDERMID/REUTERS
S&P Global Ratings (anciennement Standard & Poor’s) s’abstient sur la note de la France. Plus d’un mois après l’avoir inopinément abaissée, l’agence de notation n’a pas pris, vendredi 28 novembre dans la soirée, de nouvelle décision formelle sur la solvabilité du pays, confronté à des débats budgétaires à l’issue incertaine.
La note souveraine de la France est donc toujours A+, après avoir été abaissée d’un cran par l’agence américaine le 17 octobre, en avance sur le calendrier en guise d’avertissement au gouvernement de Sébastien Lecornu.
Le ministre de l’économie et des finances, Roland Lescure, a dit prendre « acte de la décision [de S&P] de maintenir la notation française à A+ et la perspective stable », dans une réaction écrite.
S&P pouvait décider, vendredi, en vertu du calendrier officiel de publication, de confirmer ou de modifier la note de la France, de maintenir ou de revoir la perspective dont celle-ci est assortie. A l’inverse, elle pouvait aussi décider de ne pas prendre d’action de notation formelle et de procéder à la place à un examen semestriel de la situation française.
La décision de S&P était attendue dans un contexte budgétaire tendu, avec des doutes sur la capacité du Parlement à adopter, avant la fin de l’année, un budget 2026 susceptible de réduire le lourd déficit public.
« Incertitude considérable »
En un et demi, S&P avait dégradé deux fois la note française. L’agence avait pointé « l’instabilité politique » conduisant à une incertitude « élevée » sur les finances publiques, quelques jours à peine après la présentation par le gouvernement de son projet de budget pour 2026 visant à réduire le déficit public de 5,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025 à 4,7 % en 2026. S&P place la France au même niveau que l’Espagne et le Portugal, dont la note a été relevée à la fin de l’été et qui empruntent moins cher à dix ans sur les marchés.
En octobre, le ministre de l’économie avait déjà dit prendre « acte » de la dégradation de la note française, rappelant la volonté du gouvernement de ramener le déficit sous 3 % du PIB en 2029 dans un contexte de croissance relativement résiliente.
En septembre, une autre grande agence de notation, Fitch, avait dégradé la note du pays en raison de ses finances dégradées, tandis que Moody’s lui avait donné un sursis en octobre, tout en abaissant la perspective à négative.
Le Sénat a commencé, jeudi, l’examen du projet de budget de l’Etat pour 2026, sans certitude sur la possibilité de parvenir à un compromis. Quant au budget de la Sécurité sociale, il repart à l’Assemblée nationale après l’échec de la commission mixte paritaire (composée de députés et de sénateurs) à trouver un terrain d’entente sur son contenu.
Mardi, la Commission européenne a estimé que la France respectait les engagements qu’elle avait pris pour réduire son déficit public, tout en notant l’« incertitude considérable » entourant le projet de budget.
L’affichage des retards et annulations suite à la mise à jour logicielle des Airbus A320, à l’aéroport de Haneda, à Tokyo, le 29 novembre 2025. KAZUHIRO NOGI/AFP
Coup dur pour Airbus.Vendredi 28 novembre au soir, des annulations et retards de vols d’A320 ont été annoncés partout dans le monde, pour les heures suivantes et au moins jusqu’à dimanche, à la suite d’une notification transmise par le numéro un mondial de l’aéronautique. Celui-ci a informé les compagnies possédant des exemplaires de son moyen-courrier A320 qu’elles devaient « arrêter immédiatement les vols », après la survenue, fin octobre, d’un « événement » aux Etats-Unis sur un appareil de la compagnie JetBlue.
Cet incident technique est lié à la défaillance d’un logiciel intégré à un calculateur ELAC, fabriqué par le français Thales. L’analyse du problème qui a affecté l’appareil de JetBlue a « révélé que des radiations solaires intenses pourraient corrompre des données essentielles au fonctionnement des commandes de vol », a indiqué Airbus.
Toutefois, si Thales est le fabricant du calculateur, c’est une autre société qui produit le logiciel. Airbus n’a pas précisé de quelle entreprise il s’agit. « Notre priorité, c’est la sûreté des vols et le retour en service » des avions, affirme-t-on chez Thales. Le groupe français fait aussi savoir que son calculateur ELAC « compte plus de 50 millions d’heures de vol sur plus de 10 000 A320 », sans avoir rencontré de problème jusqu’à maintenant.
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Pendant le match France-Tunisie, en ouverture du Mondial féminin 2025 de handball, à Bois-le-Duc (Pays-Bas), le 28 novembre 2025. LUKASZ LASKOWSKI/NEWSPIX/ICON SPORT
L’équipe de France féminine de handball a entamé la défense de son titre mondial avec sérieux, vendredi 28 novembre, contre la modeste Tunisie (43-18), à Bois-le-Duc (Pays-Bas).
Conséquence d’un premier tour qui n’élimine que huit des 32 équipes, elle validera sa qualification pour le tour principal en cas de succès, dimanche, contre la Chine, elle aussi écrasée par la Pologne (36-20).
Les Bleues devraient ainsi bénéficier d’un deuxième match de travail après cette entrée en lice réussie – après une dizaine de minutes de rodage où elles ont affiché de coupables largesses défensives, laissant les Tunisiennes trouver des intervalles et leur pivot Mouna Jlezi (3/3). Elles avaient ainsi encaissé six buts (6-6) au bout de 11 minutes.
Mais elles ont rapidement rectifié le tir (14-8, 22ᵉ, 21-12 à la mi-temps, 28-14, 39ᵉ), d’abord en resserrant les boulons en défense puis en passant à une défense en « 1-5 », avec Méline Nocandy en position avancée pour gêner la circulation de balle.
« Ce qui est intéressant, c’est qu’on a su réguler, changer un peu de braquet dans la profondeur défensive. C’est plutôt intéressant mais il faut regarder plus finement ce qu’elles [les Tunisiennes] ont réussi à faire dans les 10 premières minutes pour pouvoir rebondir contre la Chine », a déclaré le sélectionneur de l’équipe de France, Sébastien Gardillou, au micro de BeIN Sports.
Les joueuses du sélectionneur, qui vit sa deuxième compétition sur le banc après une première achevée au pied du podium (Euro-2024), se sont globalement régalées dans le jeu de transition, sur contre-attaques. En particulier les ailières, dont la droitière Suzanne Wajoka (10/10), parmi ces nouveaux visages au sein d’une formation privée de cinq cadres : quatre pour l’ensemble de la compétition (Laura Glauser blessée, Estelle Nze Minko, Laura Flippes et Chloé Valentini, toutes trois en congé maternité) et une (la capitaine Grâce Zaadi) qui soigne à Paris une béquille à une cuisse.
« Je suis satisfait de la capacité de l’équipe à maîtriser l’adversité. Elle l’a bien préparé. L’idée était de pouvoir développer notre jeu, de construire autour de notre défense le jeu sur grand espace, on a réussi à le faire », a ajouté Gardillou.
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Ce dernier espère récupérer au plus vite la capitaine en l’absence de Nze Minko et il a aussi pu apprécier, vendredi, les relations de ses arrières avec les pivots, notamment celle entre les joueuses de Metz Léna Grandveau et Sarah Bouktit (6/6). Marie-Hélène Sajka (3/4), l’une des cinq joueuses qui disputent leur première compétition, a, elle, libéré son bras gauche à un poste important orphelin de Flippes. Et dans le but, Floriane André, qui a joué la seconde période au relais d’Hatadou Sako, a fait apprécier sa qualité de relance, comme sur cette magnifique longue passe saisie par Wajoka à une main (24-13, 35ᵉ).
Seule légère ombre au tableau, la blessure à la cheville gauche de l’arrière gauche Clarisse Mairot, mal retombée (31ᵉ) et qui a regagné le banc pour se soigner.
La défenseuse française Sakina Karchaoui (2ᵉ à gauche) lors du match France-Suède, au stade Auguste-Delaune à Reims, le 28 novembre 2025. FRANCK FIFE/AFP
Sauvées par leur capitaine Griedge Mbock et leur gardienne Pauline Peyraud-Magnin, les Bleues repartent avec un court succès de Reims (2-1) face à la Suède, vendredi 28 novembre, avant le match retour pour la troisième place de la Ligue des nations, mardi, à Stockholm.
Ni le beau jeu de l’été, ni l’ambiance n’étaient au rendez-vous au stade Auguste-Delaune à Reims, aux deux-tiers vide avec 7 000 spectateurs, une très faible affluence. Mais l’essentiel est ailleurs car elles repartent avec une victoire, la première depuis trois matchs.
« L’équipe de France a l’ambition de gagner tous ses matchs. On aurait préféré la finale… », avait souligné, jeudi, le sélectionneur Laurent Bonadei. « On doit être exemplaire dans nos attitudes, montrer le potentiel de notre équipe et offrir du spectacle aux spectateurs. On va tout donner », avait-il ajouté, voulant à tout prix repartir avec un succès de la Marne avant un match retour compliqué sur terrain synthétique à Stockholm.
Mais tout a été compliqué, vendredi, et les Bleues ont été sauvées par deux joueuses du PSG, en difficulté en club depuis le début de la saison. C’est d’abord Sakina Karchaoui – meilleure joueuse du match – qui a transformé un penalty (45+3) avant que la capitaine Griedge Mbock ne sauve les Bleues de la tête sur la dernière action du match (90+6). Les deux joueuses ont marqué sur le gong, de la première période puis de la seconde.
Jusque-là, les Suédoises (troisième nation au classement FIFA), emmenées par la capitaine aux plus de 200 sélections Kosovare Asllani, 36 ans, ont même été plus dangereuses que les Tricolores, sans compter le but de Stina Blackstenius (1-1, 67ᵉ). Mais les Scandinaves ont été stoppées à plusieurs reprises par la meilleure joueuse tricolore depuis plusieurs rassemblements, la gardienne Pauline Peyraud-Magnin, la doyenne des Bleues à 33 ans depuis les non-sélections de Wendie Renard (35 ans), Eugénie Le Sommer (36 ans) et Kenza Dali (34 ans). La portière de la Juventus a d’abord été vigilante sur une première percée des Scandinaves (3ᵉ), puis elle est bien sortie dans les pieds de Johanna Rytting Kaneryd, avant d’être décisive à bout portant pour repousser une volée du gauche d’Asllani.
Hormis sur ces trois actions mal conclues, les Suédoises – qui ont été éliminées en quart de finale de l’Euro comme la France – ont été tout aussi peu inspirées que les joueuses de Laurent Bonadei, qui a décidé de mettre sur le banc Elisa De Almeida et d’aligner Sandy Baltimore en latérale gauche en raison du forfait de Selma Bacha.
Les Bleues ont encore eu du mal à construire leur jeu et produire de beaux mouvements, comme elles ont réussi à faire lors de la phase de groupes de l’Euro en juillet ou au printemps. Mais les coéquipières de la capitaine Griedge Mbock – qui ont dû faire sans Marie-Antoinette Katoto et Selma Bacha, forfait – ont ouvert le score grâce à un penalty généreusement accordé après un contact sur Kadidiatou Diani dans la surface.
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Déjà buteuse face à la Suède en juillet 2024, Sakina Karchaoui l’a transformé d’une frappe du gauche dans le petit filet (1-0, 45+3). C’est son cinquième but en 95 sélections, dont trois en 2025, sous les yeux de Philippe Diallo et Jean-Michel Aulas, président et vice-président de la FFF, présents à Reims.
Le plus dur reste à faire pour les Bleues pour oublier un peu l’échec de l’Euro et terminer sur le podium.
Le « Kairos » et le « Virat », deux pétroliers de la flotte fantôme russe, victimes d’explosions en mer Noire
Un pétrolier de la flotte fantôme russe à la suite d’une explosion en mer Noire, le 28 novembre 2025. DIRECTION GÉNÉRALE TURQUE DES AFFAIRES MARITIMES/VIA REUTERS
Selon l’agence maritime Tribeca, le Kairos, pétrolier battant pavillon gambien appartenant à la flotte fantôme russe, qui fait l’objet de sanctions, a probablement heurté une mine, en mer Noire, près du détroit du Bosphore. L’agence ajoute qu’il pourrait couler.
Le Kairos, un tanker de 274 mètres de long, a été frappé par un impact « externe » alors qu’il faisait route vers le port russe de Novorossiisk, en provenance d’Egypte, ont déclaré le ministère des transports turc et la direction des affaires maritimes de Turquie.
Des remorqueurs de secours ainsi que les garde-côtes ont été dépêchés sur place. L’explosion a provoqué un incendie dans la salle des machines du Kairos, et les secouristes turcs ont lancé une opération pour évacuer les 25 membres d’équipage à bord.
Une source a indiqué à Reuters qu’un autre pétrolier, le Virat [], qui navigue également sous pavillon gambien, lié à la flotte fantôme russe et placé sous sanctions, a également été victime d’une explosion, à 35 milles nautiques au large des côtes turques, plus à l’est en mer Noire. Des opérations de secours ont été lancées pour récupérer les équipages à bord, ont rapporté les autorités turques.
Les autorités turques n’ont pas précisé quelles sont les causes de ces sinistres. Mais de nombreuses mines flottantes ont été localisées et détruites en mer Noire depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, en février 2022. Ces charges, disposées par les belligérants pour protéger leurs côtes, ont dérivé ces dernières années sous l’effet notamment des tempêtes.
Face à ce danger, la Turquie, la Bulgarie et la Roumanie, trois pays membres de l’OTAN riverains de la mer Noire, ont mis en place en 2024 un groupe naval de lutte contre les mines en mer Noire (MCM Black Sea).
Juan Orlando Hernandez, alors président du Honduras, à Tegucigalpa, le 9 janvier 2020. JORGE CABRERA / REUTERS
A deux jours du scrutin présidentiel au Honduras sur lequel il compte peser, Donald Trump a annoncé, vendredi 28 novembre, qu’il allait gracier l’ex-président de droite hondurien Juan Orlando Hernandez, condamné en 2024 à quarante-cinq ans de prison aux Etats-Unis pour trafic de drogue.
« Je vais accorder une grâce totale et absolue à l’ancien président Juan Orlando Hernandez qui d’après de nombreuses personnes que je respecte énormément, a été traité de manière très dure et injuste », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Cette annonce survient au moment où le républicain, qui n’hésite pas à s’inviter dans la vie politique d’autres pays, multiplie les appels à voter pour le candidat de droite Nasry Asfura, qui vient du parti de M. Orlando Hernandez.
Joint par l’Agence France-Presse après cette annonce, Nasry Asfura a assuré n’avoir « aucun lien » avec Juan Orlando Hernandez. « Le parti n’est pas responsable des agissements personnels », a-t-il affirmé par téléphone, tout en saluant le soutien que lui a apporté Donald Trump.
Les électeurs de ce pays d’Amérique centrale sont appelés à choisir dimanche entre la continuité d’un gouvernement de gauche et le retour de la droite lors d’élections à la fois législatives et présidentielle au résultat incertain. Les trois candidats qui font la course en tête sont donnés au coude-à-coude et s’accusent mutuellement de préparer une fraude électorale.
Si « Asfura remporte l’élection présidentielle au Honduras, les Etats-Unis lui accorderont tout leur soutien, car ils ont une grande confiance en lui », a réaffirmé vendredi Donald Trump, tout en laissant entendre que, dans le cas contraire, Washington pourrait restreindre ses financements à ce pays. « S’il ne remporte pas les élections, les Etats-Unis ne gaspilleront pas leur argent », a-t-il ainsi assuré.
Pression militaire
Le Honduras est l’un des pays les plus violents d’Amérique latine, du fait principalement des gangs qui contrôlent le trafic de drogue et le crime organisé.
Juan Orlando Hernandez, qui fut chef d’Etat du Honduras de 2014 à 2022, purge actuellement une peine de quarante-cinq ans sur le sol américain pour trafic international de drogue, après avoir été reconnu coupable d’avoir aidé à expédier des centaines de tonnes de cocaïne aux Etats-Unis.
Donald Trump n’a pas précisé la date à laquelle il pourrait être gracié.
Le président américain juge que l’Amérique latine fait partie de la sphère d’influence des Etats-Unis et il a adopté une posture résolument interventionniste dans la région, n’hésitant pas par exemple à conditionner l’aide américaine à la bonne volonté des gouvernements et à ses affinités avec leurs dirigeants.
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Il exerce aussi une pression militaire. Les Etats-Unis ont déployé le plus grand porte-avions du monde dans les Caraïbes, ainsi qu’une flottille de navires de guerre et d’avions de chasse, dans le cadre d’opérations antidrogue visant particulièrement le Venezuela, ennemi de Washington.