Plus de 257 millions d’euros pour un système inutilisable : le logiciel pénal de la police nationale étrillé par la Cour des comptes

Au commissariat de Vesoul, le 11 juin 2025. CHRISTINE BIAU/SIPA

Un outil informatique inefficace, qui nécessite 17 clics de souris pour enregistrer un fichier au format PDF, couplé à un coût pharaonique de 257,4 millions d’euros de développement depuis 2016. L’ordonnance de règlement rendue le 16 octobre par une magistrate chargée de l’instruction à la chambre du contentieux de la Cour des comptes, étrille le logiciel de rédaction de procès-verbaux (PV) de la police.

Ce document de plus de 500 pages, que Le Monde a pu consulter, d’une précision juridique et financière chirurgicale, décortique les responsabilités de cinq commissaires de police, de deux généraux de gendarmerie, de cinq directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, de trois secrétaires généraux du ministère de l’intérieur et d’un administrateur civil pour des faits relevant de la « violation des règles de contrôle budgétaire » et, surtout, du « défaut d’organisation et de surveillance » d’un programme jugé pourtant « particulièrement structurant » à l’ère du numérique. L’outil est toujours inutilisable, dix ans après son lancement.

L’histoire de cette gabegie hors norme avait fort mal commencé dès 2014, lorsque, à peine mis en service, le logiciel de rédaction de procédures de la police nationale (LRPPN) est « unanimement jugé inadapté » et « son remplacement envisagé » aussitôt. Puisque la gendarmerie dispose de son propre logiciel, plébiscité par ses utilisateurs, mais peu adapté aux contingences de la police, pourquoi ne pas travailler à une version commune ?

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Emmanuel Macron se rend en Chine sans grandes illusions sur sa capacité d’infléchir la position de Pékin sur l’Ukraine et sur le commerce

Le président français, Emmanuel Macron, attend son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, sur le perron de l’Elysée, à Paris, le 1ᵉʳ décembre 2025. CYRIL BITTON/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

La marque d’attention est notable, mais rien ne dit qu’elle sera suivie d’effets. Xi Jinping ne se contentera pas d’accueillir Emmanuel Macron dans le cadre très protocolaire du Palais du peuple, sur la place Tiananmen à Pékin. Le président chinois accompagnera également son homologue français, en visite d’Etat en Chine du mercredi 3 au vendredi 5 décembre, dans une ville de province. Après Shanghaï, en 2019, et Canton, en 2023, ils se rendront cette fois à Chengdu, capitale du Sichuan, le temps d’un échange un peu moins formel.

Ces égards n’empêcheront pas d’aborder les contentieux qui s’accumulent, avec des positions souvent irréconciliables. L’Ukraine en est l’exemple le plus patent, à l’heure où Donald Trump cherche à précipiter un accord de paix, au risque de s’aligner sur les positions de Vladimir Poutine : bientôt quatre années après l’invasion russe, Pékin n’a jamais faibli dans son soutien diplomatique et industriel à l’effort de guerre russe.

La Chine continue de livrer les pièces de drones qui donnent à Moscou un avantage sur le terrain. Le quotidien britannique Financial Times révélait même, samedi 29 novembre, que le propriétaire d’un fabricant chinois de composants pour drones avait pris une participation directe dans l’entreprise russe d’importation de pièces Rustakt, chargée de la production du VT-40, devenu un drone d’attaque important sur le front.

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Isack Hadjar, promu chez Red Bull, hérite du « baquet maudit » de la F1

Isack Hadjar (de face) et le pilote de l’écurie Red Bull Yuki Tsunoda, lors du Grand Prix des Pays-Bas, à Zandvoort (Pays-Bas), le 31 août 2025. JOHN THYS/AFP

La rumeur agitait le paddock de la formule 1 (F1) depuis plusieurs mois, et le principal intéressé n’en faisait plus mystère. C’est donc un secret de Polichinelle que l’écurie Red Bull a levé, à quelques jours de l’épilogue de la saison 2025. L’équipe autrichienne de F1 a annoncé, mardi 2 décembre dans un communiqué, que le Français Isack Hadjar sera le nouveau coéquipier du quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen en 2026. Un an après son arrivée dans la catégorie reine du sport automobile dans les rangs de l’écurie sœur Racing Bulls, le néophyte de 21 ans, issu de la filière jeunes pilotes Red Bull, remplacera le Japonais Yuki Tsunoda, qui est rétrogradé au rang de pilote de réserve.

Après une petite année sur les circuits de F1 – la saison s’achève, dimanche 7 décembre à Abou Dhabi –, Isack Hadjar poursuit son ascension à toute vitesse. Surnommé « le petit Prost » par Helmut Marko, la tête pensante de la galaxie Red Bull en formule 1 – pour son « visage, [sa] voix et [son] côté réfléchi », estimait le pilote au Monde en début d’année –, le jeune Français tentera d’exister aux côtés d’un autre quadruple champion du monde – et peut-être quintuple s’il parvient à coiffer les McLaren au poteau dimanche –, Max Verstappen, qu’il voit comme « le meilleur pilote » du paddock. Hadjar hérite aussi d’un baquet parfois considéré comme « maudit », de nombreux pilotes ayant souffert de la comparaison avec l’ogre néerlandais.

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Federica Mogherini, l’ex-cheffe de la diplomatie de l’UE, inculpée pour « fraude »

Federica Mogherini, alors cheffe de la diplomatie européenne, à Bruxelles, le 26 février 2018. VIRGINIA MAYO / AP

Les mois passent et les scandales se succèdent au sein des institutions européennes. Après le « Qatargate », qui a touché le Parlement, à la fin de 2022, le Service européen pour l’action extérieure (SEAE), dirigé par Kaja Kallas, ainsi que le Collège d’Europe, à Bruges (Belgique), une « fondation privée d’intérêt public », qui forme l’élite des fonctionnaires européens depuis 1949, ont été perquisitionnés, mardi 2 décembre au matin. La police fédérale de Bruges agissait sur requête de la section belge du parquet européen, un organe indépendant basé à Luxembourg, chargé de protéger le budget de l’Union européenne (UE) et de traduire en justice les auteurs d’infractions graves.

Trois personnes avaient été placées en garde à vue mardi. Elles ont été inculpées mercredi matin, selon le parquet européen à Bruxelles : Federica Mogherini, l’actuelle rectrice du Collège d’Europe, à Bruges, qui a occupé le poste de cheffe de la diplomatie européenne et de vice-présidente de la Commission de 2014 à 2019 ; Stefano Sannino, l’ancien secrétaire général du SEAE, et un manageur du Collège d’Europe, à Bruges, un conseiller de la rectrice. Le directeur de la communication du Collège était « injoignable » mardi.

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Jaafar Alloul, sociologue : « Il peut y avoir un sentiment de soulagement existentiel à l’émigration pour les jeunes cadres d’origine maghrébine »

Chercheur à l’université de Gand en Belgique, Jaafar Alloul travaille sur la sociologie des migrations. Il est l’auteur, notamment, d’une thèse sur les mobilités de travailleurs qualifiés européens d’origine maghrébine vers les Emirats arabes unis, soutenue en 2021 à l’université d’Amsterdam.

Pourquoi des personnes qui appartiennent aux CSP+ et apparaissent donc comme très bien intégrées décident-elles de partir de France ?

La discrimination va bien au-delà de la simple capacité, ou non, à obtenir un revenu à la hauteur de ses diplômes ou de ses aspirations professionnelles. Diriez-vous que la discrimination fondée sur le sexe n’existe pas en France parce que les femmes bénéficient aujourd’hui d’une plus grande égalité salariale et d’un meilleur accès au marché du travail ? Non. Les plafonds de verre persistent au travail et dans la société en général. Il en va de même pour les « plafonds raciaux ». En outre, ceux qui sont confrontés à des formes sophistiquées de discriminationen milieu professionnel sont souvent ceux qui ont déjà entamé une mobilité sociale considérable. A mesure qu’ils montent en grade, les frictions sociales s’intensifient en raison d’une hostilité accrue et d’une concurrence plus féroce pour le statut social associé.

Que vont-ils chercher à l’étranger ?

Un déménagement à Dubaï, à New York, à Londres ou même à Singapour peut offrir davantage d’opportunités professionnelles, un revenu plus élevé et une mobilité sociale accélérée. Mais il y a aussi un sentiment de soulagement existentiel, c’est-à-dire de pouvoir se débarrasser, au moins temporairement, d’une forme de stigmatisation raciale profonde et de pouvoir mener une vie plus « libre » et anonyme.

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Shein refuse de se rendre à sa convocation à l’Assemblée nationale : la commission du développement durable va saisir la procureure de la République

Sandrine Le Feur, présidente de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, lors de l’audition de Shein, au Palais-Bourbon, à Paris, le 2 décembre 2025. IAN LANGSDON/AFP

Constatant la nouvelle absence de Shein, la présidente de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, Sandrine Le Feur, a annoncé, mardi 2 décembre, qu’elle allait saisir la procureure de la République.

Le groupe Shein avait demandé, la semaine dernière, un nouveau report de cette audience devant les députés, arguant qu’il souhaitait attendre la décision du tribunal judiciaire de Paris sur sa suspension, réclamée par l’Etat en raison des produits interdits qu’elle vendait.

Avec cette nouvelle procédure lancée par cette commission, le groupe s’expose à une amende de 7 500 euros. Une sanction « symbolique » en raison de l’attitude « irrespectueuse » de Shein envers le Parlement, a expliqué Mme Le Feur (Renaissance). La saisine doit être faite mardi soir, précise le cabinet de la présidente de la commission à l’Agence France-Presse (AFP).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Shein sous la pression de la France et de la Commission européenne

Une suspension du site bientôt demandée

Après la découverte, à la fin d’octobre, de la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine et d’armes de catégorie A, Shein avait été convoqué une première fois le 18 novembre devant la mission d’information sur les contrôles des produits importés en France de l’Assemblée.

C’est ensuite la commission développement durable qui avait pris le relais, en convoquant Shein deux fois, le 26 novembre puis le 2 décembre. Chaque fois, Shein a demandé un « ajustement de calendrier » en raison de la procédure judiciaire déclenchée en parallèle par le gouvernement. « Les députés sont respectueux des enquêtes en cours et de la séparation des pouvoirs et donc cette enquête n’est absolument pas une excuse pour ne pas venir se présenter à la commission », a répondu Sandrine Le Feur.

Shein a pris « connaissance » de la saisine et « réaffirme sa volonté de participer aux travaux » de la commission, réagit l’entreprise dans un communiqué transmis à l’AFP. « Nous considérons que toute contribution doit intervenir dans le respect des procédures judiciaires en cours et à l’issue de la décision attendue du tribunal judiciaire », répète Shein.

A l’audience devant le tribunal judiciaire de Paris vendredi, l’Etat demandera une suspension du site pendant trois mois et une réouverture assortie de conditions, sous contrôle de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Le parquet de Paris avait expliqué la semaine dernière qu’une demande de blocage de trois mois pourrait être considérée comme disproportionnée au regard de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Shein : le parquet de Paris émet des réserves sur le blocage de la plateforme en France

Le Monde avec AFP

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Ahmet Altan, opposant au régime du président Erdogan : « Aucun romancier ne doit renoncer à la possibilité d’écrire un bon roman par crainte de la prison »

L’écrivain turc Ahmet Altan, à Istanbul, en 2022. EMIN OZMEN/MAGNUM PHOTOS

Romancier et journaliste, opposant véhément au virage répressif de Recep Tayyip Erdogan, le président turc, Ahmet Altan signe, à 75 ans, un nouveau roman en forme de quête amoureuse et traumatisée sur l’année 1915 et le génocide arménien. Paru mi-novembre en Turquie aux éditions Everest sous le titre O yil (« cette année-là », non traduit), son livre est une première du genre, abordant, sans jamais le nommer, un sujet largement tabou en Turquie. Auteur célébré en France, notamment pour son magnifique Madame Hayat (Actes Sud, prix Femina étranger 2021), ​écrit derrière les barreaux, Ahmet Altan vient tout juste, après cinq ans de prison et quatre années d’assignation à résidence, d’être à nouveau autorisé à voyager.

Vous venez à peine de publier en France « Boléro » (Actes Sud, 224 pages, 22 euros, numérique 17 euros), roman qui raconte un huis clos amoureux dans une Turquie contemporaine en voie de décomposition politique et morale. Au même moment paraît en Turquie un livre consacré au passé, qui évoque les horreurs de la guerre et le massacre des Arméniens. Comment faites-vous pour tenir un tel rythme ?

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Au RN, Marine Le Pen et une photo privée provoquent la chute de David Rachline

David Rachline, à Draguignan (Var), le 30 septembre 2025. MIGUEL MEDINA/AFP

Maire de la deuxième plus grande ville gérée par le Rassemblement national (RN), premier sénateur élu sous l’étiquette du Front national (FN) en 2014, vice-président du parti et grand ami de Jordan Bardella, David Rachline est redevenu, mardi 2 décembre, un simple adhérent de la formation d’extrême droite. Le jour de ses 38 ans, le maire de Fréjus (Var) a démissionné de ses fonctions de vice-président et de membre du bureau exécutif du RN, quelques heures après avoir été « débranché » à la télévision par Marine Le Pen. Une chute précipitée pour cet apparatchik qui, il y a trois ans, était l’une des principales personnalités du parti, malgré ses sympathies antisémites notoires.

Mis en retrait des instances du parti depuis la sortie d’un livre sur sa gestion de Fréjus, lequel a débouché sur l’ouverture d’une enquête pour des faits de corruption, David Rachline paye ce que Marine Le Pen a vécu comme « une provocation », selon son entourage. La publication, le 9 octobre sur son compte Instagram privé, d’une photo d’un dîner à Fréjus en compagnie de Frédéric Chatillon et Logan Djian, deux anciens leaders du Groupe union défense (GUD) connus pour leur nostalgie des régimes fasciste et nazi, et officiellement plus en cour au RN. La publication de cette photo par Mediapart, il y a bientôt deux mois, avait laissé le parti sans réaction. Après tout, M. Chatillon n’était-il pas, jusqu’en 2024, un prestataire du RN ?

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A Beyrouth, le pape appelle « au dialogue et à la réconciliation » en fustigeant « la lutte armée », pour la dernière journée de sa tournée

Le pape Léon XIV célèbre une messe sur le front de mer de Beyrouth, dans le cadre de son voyage apostolique au Liban, le 2 décembre 2025. ANDREAS SOLARO/AFP

Il a attendu la fin de sa tournée qui l’a mené, du 27 novembre au 2 décembre, de la Turquie au Liban, pour prononcer les mots les plus forts de son voyage. Après avoir visité un hôpital psychiatrique, et célébré une messe devant quelque 150 000 personnes sur le front de mer de Beyrouth, le pape s’est rendu à la cérémonie d’au revoir aux autorités.

Revivez notre direct Le pape Léon XIV appelle à l’arrêt « des attaques » au Liban, au terme d’un voyage pontifical marqué par les symboles et une géopolitique prudente

Là, dans une référence directe à la situation locale, le souverain pontife a fini la messe en demandant « à la communauté internationale de ne ménager aucun effort pour promouvoir des processus de dialogue et de réconciliation ». Et lancé un appel « pressant » : « Que cessent les attaques et les hostilités. Que personne ne croit plus que la lutte armée apporte quelque bénéfice que ce soit. Les armes tuent, tandis que la négociation, la médiation et le dialogue construisent. »

Cette référence à la guerre entre le mouvement chiite du Hezbollah et Israël, objet d’un cessez-le-feu conclu en novembre 2024, était très attendue par les Libanais depuis l’arrivée du pape sur leur sol. Le fragile cessez-le-feu est régulièrement violé lors de frappes israéliennes, notamment dans le sud du pays, qui, en un an, ont fait plus de 110 morts, dont des civils et des enfants. La dernière en date, le 23 novembre, visait un responsable militaire du Hezbollah dans le sud de Beyrouth, quelques jours à peine avant le début de la visite du pape.

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky attend des « signaux » des émissaires américains après leur réunion avec Vladimir Poutine

Une unité de police antidrones prend ses fonctions en Allemagne

Une nouvelle unité de la police allemande chargée de la lutte contre les incursions de drones sur les sites stratégiques a pris ses fonctions, mardi, en présence du ministre de l’intérieur, Alexander Dobrindt.

Basée à Ahrensfelde, dans la banlieue nord-est de Berlin, elle doit compter à terme plus de 130 personnes et « intervenir rapidement, partout » dans le pays, a déclaré le ministre. Parallèlement, les aéroports allemands vont être équipés par leurs exploitants et les administrations régionales de matériel de défense antidrones.

Les moyens utilisés incluent, entre autres, « le brouillage des signaux de commande, les technologies de détection », ainsi que « des drones intercepteurs », précise le ministère dans un communiqué. Il s’agit de « détecter, repousser, intercepter et, oui, abattre si nécessaire, car nous ne pouvons pas accepter que la menace hybride par drones reste un danger pour notre sécurité et s’intensifie », a souligné M. Dobrindt.

La police allemande avait déjà été autorisée à abattre des drones et un projet de loi doit permettre à l’armée d’intervenir contre leur intrusion dans l’espace aérien national. Un centre national de défense antidrones, qui doit faciliter la coordination entre services, doit être mis en place dans quelques jours.

Les survols de drones se sont multipliés, ces derniers mois, dans des aéroports et autres sites sensibles, notamment militaires, dans plusieurs pays d’Europe, où les soupçons s’orientent vers Moscou.

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