Agression dans le métro de Paris : un homme arrêté après avoir attaqué une passagère avec une tête de marteau

©PHOTOPQR/LE PARISIEN/LP/ Fred Dugit ; Paris ; 26/12/2025 ; Faits divers Paris (9e), le 26/12/2025 Trois femmes ont été poignardées sur la ligne 3 du métro parisien aux stations Arts et métiers, Opéra et République. LP/ Fred Dugit (MaxPPP TagID: maxnewsspecialtwo448563.jpg) [Photo via MaxPPP] FRED DUGIT/« LE PARISIEN »/MAXPPP

Un homme de 26 ans a été interpellé lundi après avoir attaqué des usagers de la ligne 3 du métro parisien, ont fait savoir le parquet et une source policière à l’Agence France Presse (AFP) mardi 30 décembre, quelques jours après que trois femmes ont été légèrement blessées au couteau sur cette même ligne. Le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête pour tentative de meurtre.

Lundi, vers 13 heures, au niveau de la station Temple, dans le centre de la capitale, cet homme a tenté de voler une passagère, qui ne s’est pas laissé faire, a expliqué la source policière. Cet homme, qui était muni d’une tête de marteau, l’a frappée au visage après qu’elle a refusé de lui « remettre tous ses effets » personnels, a expliqué le parquet.

La victime a été légèrement blessée à l’arcade sourcilière et s’est vu reconnaître huit jours d’incapacité de travail, selon le ministère public. A l’arrivée des policiers, le suspect est sorti de la rame et a jeté la tête d’un marteau au sol, a-t-il précisé. L’exploitation de la vidéo de surveillance a permis de révéler une autre agression, quelques instants auparavant, contre un mineur âgé de 17 ans. Selon le parquet, le suspect, né en juillet 1999 en Roumanie, était alcoolisé.

« Dysfonctionnement »

« La cellule d’aide et d’assistance aux victimes a été activée », a indiqué à l’AFP la RATP, qui « condamne avec la plus grande fermeté cet acte de violence » et « apporte son soutien à la victime ».

Le 26 décembre, sur la ligne 3, trois femmes avaient déjà été légèrement blessées au couteau par un homme de 25 ans, interpellé par la suite dans le Val-d’Oise. Initialement présenté comme un ressortissant malien ayant fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), il dispose en réalité d’un passeport français, mais n’en a jamais fait état lors des différentes procédures auxquelles il a été confronté.

Mardi, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a admis un « dysfonctionnement » relatif à la nationalité de cet homme : « A partir du moment où vous traitez un individu comme quelqu’un en situation irrégulière, où vous le placez en centre de rétention administrative et vous tentez une procédure d’éloignement alors que, en réalité, il est Français, évidemment qu’il y a eu un dysfonctionnement », a-t-il reconnu sur France Inter.

Sa garde à vue a été levée samedi soir pour raison psychiatrique, selon le parquet de Paris.

Le Monde avec AFP

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Les universités françaises vont faire face à des départs en retraite massifs d’enseignants

La pénurie de moyens qui touche les universités pourrait se doubler d’une autre, liée à la démographie : dans les dix prochaines années, le nombre d’enseignants titulaires va se tarir du fait d’un grand nombre de départs en retraite, alerte une note d’information du service statistique du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche publiée le 23 décembre.

Selon les prévisions, entre 2024 et 2035, les effectifs des départs en retraite devraient s’accroître de 67 % pour les professeurs du second degré qui enseignent dans le supérieur et de 78 % pour les enseignants-chercheurs, soit des progressions moyennes annuelles, respectivement, de 4,7 % et 5,4 %. Au nombre de 13 000, les professeurs du second degré effectuent 31 % du volume total d’heures d’enseignement, leur charge étant deux fois supérieure à celle des enseignants-chercheurs, au nombre de 58 000, qui mènent en sus de l’enseignement une activité de recherche.

Entre 2019 et 2020, les départs en retraite avaient reculé de 5,3 %. Puis ils avaient fortement augmenté, de 20 % au cours des années 2021 et 2022, en partie par effet de rattrapage, retrace la note.

Du fait du recul de l’âge d’ouverture des droits prévu par la réforme des retraites de 2023, les deux dernières années ont ensuite contribué à une baisse des départs. Le taux de départs définitifs, incluant les départs en retraite mais aussi les décès et les démissions, était de 2,8 % en moyenne sur la période 2018-2024. Mais ce taux atteindrait 3,55 % pour les neuf années allant de 2025 à 2033, prévoit le service statistique du ministère.

Taux d’encadrement en baisse

Plus particulièrement touchées : les sciences et l’économie. « Dans le groupe des sciences, ce sont notamment les disciplines de la biologie-biochimie, des sciences de la Terre, de la physique-chimie et de la mécanique-génie mécanique-génie informatique-energétique, dont les taux de départs augmenteraient le plus », détaille la note. Or, entre 2018 et 2024, ces trois dernières disciplines ont déjà vu leurs effectifs d’enseignants titulaires décroître plus vite que les autres.

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : l’UE accuse la Russie de vouloir faire « dérailler les progrès réels vers la paix » avec ses accusations « infondées »

Friedrich Merz appelle l’Europe à s’affirmer pour protéger la paix et la prospérité

Friedrich Merz, lors du tournage de la vidéo de ses vœux pour le Nouvel An, à Berlin, le 19 décembre 2025. KAY NIETFELD / AFP

L’Europe doit faire valoir ses intérêts avec ⁠davantage de fermeté pour garantir la paix et la prospérité en 2026 face aux défis que représentant l’agression menée par la Russie, le protectionnisme mondial et les changements ‍dans les relations avec les Etats-Unis, a déclaré ​mercredi Friedrich Merz.

Dans ses vœux pour le Nouvel An, le chancelier allemand a souligné que la guerre « terrible » qui fait rage aux portes de l’Europe représentait une menace directe pour la liberté et la sécurité du continent. « Nous voyons ⁠de plus en plus clairement que l’agression menée par la Russie fait partie d’un plan visant l’ensemble de l’Europe », a-t-il dit, ajoutant que l’Allemagne subissait quotidiennement des actes ​de sabotage, d’espionnage et des cyberattaques.

Arrivé au pouvoir à Berlin en ‍mai, Friedrich Merz a contribué à chapeauter les efforts de l’Union européenne pour soutenir l’Ukraine face à l’invasion de la Russie, ​lancée en février 2022. Le gouvernement ‍allemand a également accru depuis 2023 ses dépenses de défense afin ​d’être prêt à assumer davantage de responsabilités.

Friedrich Merz a noté, par ailleurs, ‌que le protectionnisme dans l’économie ​mondiale représentait un défi supplémentaire pour l’Europe, dont la dépendance à l’égard de matières premières importées est, selon lui, de ‌plus en plus utilisée comme un levier politique contre le continent.

La relation avec les Etats-Unis, traditionnellement garants de la sécurité de l’Allemagne et de l’Europe dans son ensemble, s’est compliquée depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, en janvier. « Pour nous Européens, cela signifie que nous devons défendre et faire valoir nos intérêts par nous-mêmes avec davantage de fermeté », a dit le chancelier allemand.

Il a ajouté que l’Europe devait être guidée ‌par la confiance et non par la peur. ​L’année 2026 peut être « marquante pour notre pays et pour l’Europe. Cela peut être une année durant laquelle l’Allemagne et ‍l’Europe, avec une force nouvelle, renouent avec des décennies de paix, de liberté et de prospérité ».

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Pierre Moscovici quitte la Cour des comptes, mais pas le débat public

Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes, à Paris, le 16 septembre 2025. GUILLAUME BAPTISTE/AFP

Entré à la Cour des comptes à l’âge de 27 ans comme auditeur, son premier président, Pierre Moscovici, tirera sa révérence le 31 décembre. Atteint par la limite d’âge, à 68 ans révolus, il rejoindra les eaux paisibles et rémunératrices de la Cour des comptes européenne, au Luxembourg.

Un départ qui ne sera pas passé inaperçu. « Monsieur le premier », comme on dit rue Cambon, a multiplié ces dernières semaines interviews et conférences de presse. Principalement pour vanter son bilan« 84 % des Français nous connaissent et 82 % l’estiment sérieuse » –, dans un contexte de défiance à l’égard des pouvoirs publics. La haute juridiction financière aurait connu sous son magistère une véritable « métamorphose », selon un fascicule édité pour l’occasion, après les dix années atones de son prédécesseur Didier Migaud (2010-2020).

En dépit de son bilan, le président de l’institution part avec quelques regrets personnels. Comme celui de n’avoir pas été nommé premier ministre en septembre, après la chute de François Bayrou. Lui, qui n’avait cessé d’alerter ces dernières années sur le dérapage de la dette, se serait bien vu en « recours », à la tête d’un gouvernement chargé de remettre les finances sur les rails, tel un « Mario Draghi à la française ». Mais Emmanuel Macron n’a jamais envisagé de nommer à Matignon l’ancien ministre socialiste de l’économie et des finances de François Hollande, qui se dit « ni de droite ni macroniste » et se revendique d’une gauche qui « croit au réel ». « De toute façon, [le président] avait Lecornu en tête », balaie-t-il.

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Henri Mosson, doyen des survivants du seul camp nazi de France, est mort à 101 ans

Le résistant français de la seconde Guerre mondiale Henri Mosson, pose à Dijon, dans le centre-est de la France, le 28 octobre 2024 ARNAUD FINISTRE / AFP

Henri Mosson, doyen des survivants du camp alsacien de Natzweiler-Struthof, seul camp nazi de France, est décédé à l’âge de 101 ans dans la nuit de lundi à mardi 30 décembre, à Dijon, a déclaré son fils à l’Agence France-Presse (AFP).

« Mon papa nous a quittés cette nuit (…) Il m’a transmis le flambeau de la mémoire, que je saurai honorer avec force et détermination pour lutter contre toute forme de haine », a réagi mardi Gérard Mosson dans un message à l’AFP.

« C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès du doyen des survivants de Natzweiler-Struthof », a confirmé l’Association Natzweiler-Struthof, Histoire et mémoire, sur sa page Facebook.

Le président, Emmanuel Macron, a rendu hommage au dernier survivant du camp et « porteur de mémoire ». « Comme tant, je me souviens de sa force de vie et d’enseignement. Pensées à ses proches », a-t-il écrit sur X en se remémorant sa présence, en novembre 2024, aux commémorations des 80 ans de la libération de l’Alsace.

Henri Mosson, décédé à quelques jours de son 102e anniversaire, le 5 janvier, avait été condamné à mort le 27 juin 1943, à l’âge de 19 ans, pour avoir récupéré des armes pour la résistance bourguignonne. Sa peine commuée, il est finalement déporté au camp de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin), où sont envoyés les détenus dits « Nacht und Nebel » (Nuit et brouillard) : des opposants politiques que les nazis veulent faire disparaître sans laisser de traces.

Lire l’enquête : Article réservé à nos abonnés Le Struthof, camp de concentration passé sous les radars de l’histoire

Passeur de mémoire

Transféré à Dachau (Allemagne) avant d’être libéré le 30 avril 1945, Henri Mosson s’est par la suite fait passeur de mémoire auprès de ses quatre enfants, six petits-enfants et dix arrière-petits-enfants, mais aussi aux quelque « 200 écoles » où il est intervenu. « Même en Allemagne », avait-il récemment souligné dans un témoignage à l’AFP. « Il faut informer les jeunes. On ne sait pas ce qui peut arriver », dit-il. « Vous pouvez avoir les Russes dans deux mois, ça peut recommencer. Vous avez vu l’Ukraine… », avait-il ajouté.

Henri Mosson a été « un inlassable témoin de la résistance et de la déportation auprès des scolaires et du grand public » et « reste dans le souvenir des milliers d’élèves et d’auditeurs qui ont pu l’entendre un jour raconter son histoire et celle de ses camarades détenus », écrit l’Association Natzweiler-Struthof, Histoire et mémoire.

L’ancien résistant « a traversé l’horreur sans jamais céder à la haine ni à la tentation de l’héroïsation », a souligné dans un communiqué François Rebsamen, le président de l’agglomération de Dijon et ancien maire de la ville. Il avait remis la Légion d’honneur à l’ancien déporté le jour de son centième anniversaire, le 5 janvier 2024.

Lire aussi le récit : Article réservé à nos abonnés Au Mont-Valérien, les mémoires dissonantes d’une France debout face à l’envahisseur

Le Monde avec AFP

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L’avocat Emmanuel Pierrat, accusé de harcèlement moral, est renvoyé en correctionnelle

L’avocat Emmanuel Pierrat, à Paris, le 18 mars 2018. JOEL SAGET / AFP

L’avocat Emmanuel Pierrat est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement moral au préjudice de cinq personnes, a appris mardi 30 décembre l’Agence France-Presse (AFP), auprès du parquet de Paris. Son ancienne associée, l’avocate Sophie Viaris de Lesegno, est, elle, renvoyée pour complicité de harcèlement moral. Une audience de mise en état pénale se tiendra le 4 février.

Lire aussi | L’avocat Emmanuel Pierrat condamné pour harcèlement au travail à un an d’interdiction d’exercer

Il est reproché à Emmanuel Pierrat d’avoir, entre les 1er octobre 2015 et 31 mai 2021, harcelé ces personnes par des « propos ou comportements répétés, excédant l’exercice normal du pouvoir de direction, ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à leurs droits et à leur dignité, d’altérer leur santé physique ou mentale ou de compromettre leur avenir professionnel », selon le parquet. L’avocat aurait hurlé sur les victimes, dénigrant leur travail, les insultant et leur tenant des propos humiliants.

Il est reproché à Sophie Viaris de Lesegno d’avoir été complice de ce délit en l’aidant via une surveillance ou en n’intervenant pas pour faire cesser les situations de harcèlement moral, dont elle était témoin directe, et en n’alertant pas les autorités compétentes. En tant qu’associée du cabinet, elle avait en effet l’obligation légale de prendre toutes dispositions nécessaires, a souligné le parquet.

Au total, 38 membres du cabinet entre 2007 et fin 2023 ont été entendus. « Toutes ces personnes ont dénoncé, avec des nuances, un management toxique, une ambiance délétère marquée par les cris et les humiliations, une tension permanente et une absence de formation des nouveaux venus », a ajouté le ministère public. Cinq anciens collaborateurs ont souhaité se constituer partie civile. L’expert psychologue a constaté la dégradation de leur état de santé, ayant entraîné des incapacités de travail de huit à dix jours, selon le parquet.

Condamné en mars 2023

Contacté par l’AFP, Me Pierrat a menacé d’attaquer en dénonciation calomnieuse un des plaignants, a fait valoir au sujet d’un autre que la période serait prescrite et, au sujet d’une troisième plaignante, qu’elle a continué à lui envoyer des « messages amicaux durant deux ans après son départ ». Il entend par ailleurs « poursuivre en diffamation toute insinuation attentatoire à [son] honneur et à [sa] considération ».

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L’avocat, également romancier, essayiste et collectionneur d’art, a défendu plusieurs personnalités du monde de la culture, dont l’écrivain Gabriel Matzneff, accusé de pédocriminalité, ou le plasticien Claude Lévêque, soupçonné de viols sur mineurs, mais aussi l’ex-écologiste Denis Baupin, accusé de violences sexuelles.

Dans une enquête publiée par Libérationen février 2021, une vingtaine de personnes ayant travaillé auprès de l’avocat avaient décrit un climat de peur, d’injures et de mépris. Dans un long droit de réponse, Me Pierrat contestait « avec la plus grande fermeté les accusations portées ».

Dans une procédure disciplinaire parallèle sur ces faits de harcèlement, l’avocat a été condamné en appel en mars 2023 à dix-huit mois d’interdiction d’exercice, dont six mois assortis du sursis. Le conseil de discipline de l’ordre des avocats au barreau de Paris l’avait condamné en juillet 2022 à deux mois ferme d’interdiction d’exercice, une décision jugée « trop clémente » par la bâtonnière d’alors, Julie Couturier, qui avait fait appel. La juridiction en appel avait reconnu « un comportement agressif, insultant et humiliant revêtant un caractère pérenne et systémique » et relevé « l’absence préoccupante de prise de conscience de la situation par M. Pierrat ».

Le Monde avec AFP

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Le rachat de Manus par Meta, symbole de la puissance des géants du numérique dans l’IA

Mark Zuckerberg, lors de l’événement Meta Connect, à Menlo Park (Californie), le 17 septembre 2025. CARLOS BARRIA/REUTERS

Meta rachète Manus. Un géant du numérique rachète une start-up d’intelligence artificielle (IA). L’acquisition annoncée lundi 29 décembre par les deux entreprises illustre la puissance toujours renforcée des grands groupes de tech dans ce secteur émergent. Le groupe de Mark Zuckerberg a dépensé plus de 2 milliards de dollars (plus de 1,7 milliard d’euros), selon le Wall Street Journal, pour cette jeune entreprise spécialisée dans les IA capables d’accomplir des tâches.

Manus a la particularité supplémentaire d’être née en Chine. Son rachat illustre la vitalité de l’écosystème d’IA chinois, qui avait fait sensation en janvier 2025 avec le lancement du modèle DeepSeek. Dévoilé en mars, Manus a, comme DeepSeek, fait sensation en proposant un service compétitif face à ceux des Américains comme OpenAI, Google ou Anthropic. Son rachat intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et de rivalité dans l’IA entre les Etats-Unis et la Chine.

En août, l’investissement de 75 millions de dollars du fonds américain Benchmark dans la maison mère de Manus, Butterfly Effect, avait suscité des critiques d’élus républicains antichinois aux Etats-Unis. Mais, depuis, Manus s’est installé hors de Chine, à Singapour. Et n’aura plus de liens ou d’activités en Chine, a assuré Meta au média Nikkei Asia. Il restera toutefois à déterminer si le régime de Pékin prend ombrage de cette acquisition.

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Braquage de banque en Allemagne : 30 millions d’euros de préjudice, selon une estimation de la police

La banque Sparkasse, à Gelsenkirchen, dans l’ouest de l’Allemagne, le 29 décembre 2025. HANDOUT POLICE GELSENKIRCHEN / AFP

Des cambrioleurs ont braqué une banque dans le week-end, à Gelsenkirchen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), dans l’ouest de l’Allemagne, provoquant un préjudice de 30 millions d’euros selon une estimation de la police communiquée mardi 30 décembre.

Armés d’une perceuse géante, les suspects, encore non identifiés, ont fait irruption dans une succursale de la caisse d’épargne locale et vidé près de 3 000 coffres remplis d’argent, d’or et de bijoux, a déclaré un porte-parole de la police à l’Agence France-Presse (AFP). Avec une somme assurée moyenne de 10 000 euros par coffre, les enquêteurs estiment le montant des dommages à environ 30 millions d’euros.

« Nous sommes sous le choc », a déclaré Frank Krallmann, porte-parole de la banque, dans un communiqué. Plus de 95 % des coffres ont été pillés. La banque est par ailleurs restée fermée mardi « pour des raisons de sécurité », car plusieurs clients, inquiets pour leurs biens, se sont rassemblés mardi matin devant la banque et ont proféré des « menaces » contre les employés. La situation s’est calmée en début d’après midi, précise le porte-parole.

« C’est comme dans le film “Ocean’s Eleven” »

La méthode employée pour le braquage a dérouté les enquêteurs : les voleurs ont foré un trou dans la salle des coffres à l’aide d’une immense perceuse. « C’est comme dans le film [américain] Ocean’s Eleven, résume la source policière, tout s’est déroulé de manière très professionnelle ». Les braqueurs ont aussi « profité du calme de Noël », précisait plus tôt un communiqué, la banque étant fermée à cette période.

L’enquête est toujours en cours, alors que l’identité des auteurs et le moment exact du casse demeurent incertains. Selon la police, des témoins auraient aperçu plusieurs hommes dans la nuit de samedi à dimanche, munis de grands sacs dans la cage d’escalier d’un parking adjacent.

Une Audi noire à la plaque d’immatriculation volée, conduite par des hommes masqués, a quitté ce même parking lundi au petit matin, d’après les vidéos de surveillance exploitées par la police. Le cambriolage avait été découvert lundi grâce à une alerte incendie reçue par les pompiers.

Le Monde avec AFP

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Eurostar annonce une reprise progressive du trafic dans le tunnel sous la Manche, mais recommande aux passagers de reporter leur voyage

Un Eurostar à la sortie du tunnel sous la Manche, à Coquelles (Pas-de-Calais), le 4 avril 2025. SAMEER AL-DOUMY/AFP

« Le tunnel sous la Manche ayant partiellement rouvert, nous allons reprendre progressivement nos services », a fait savoir la compagnie sur son site internet mardi 30 décembre, après la suspension de la circulation de « tous les trains entre Londres, Paris, Amsterdam et Bruxelles » pendant plusieurs heures, à la suite d’un double incident technique survenu dans le tunnel sous la Manche qui concerne l’exploitant de ce dernier.

L’exploitant du tunnel Getlink a de son côté affirmé que le service Le Shuttle, c’est-à-dire ses trains qui transportent des véhicules entre la France et le Royaume-Uni, lui aussi suspendu, « a repris très progressivement sur une voie un peu avant 15 heures », heure française. « Il est assuré de manière alternée dans les deux sens avec des retards conséquents ».

« Il y a eu un incident mardi matin lié à un défaut d’alimentation électrique des trains sous le tunnel, nécessitant une intervention technique actuellement en cours sur les câbles », avait expliqué la porte-parole de Getlink.

Echange gratuit de billet

« Le problème d’alimentation électrique aérienne persiste, et nous recommandons vivement à tous nos passagers de reporter leur voyage à une autre date », ajoute la compagnie de train sur son site. « Veuillez ne pas vous rendre à la gare si l’annulation de votre train est confirmée. Nous regrettons que les trains qui peuvent circuler soient soumis à d’importants retards et à d’éventuelles annulations de dernière minute », ajoute-t-elle, en demandant aux clients de regarder en temps réel les dernières informations.

La compagnie avait prévenu un peu plus tôt que la circulation de ses trains via le tunnel sous la Manche entre Londres et le continent était très perturbée et conseillait à ses clients de reporter leur voyage, avant d’annoncer l’arrêt total de la circulation pendant plusieurs heures. Eurostar propose aux clients affectés d’échanger gratuitement leur billet, ou d’annuler leur réservation contre un remboursement ou un bon d’échange.

Un nombre record de 19,5 millions de clients avaient voyagé avec Eurostar l’an dernier, soit 850 000 de plus qu’en 2023. Plusieurs entreprises ont annoncé leur intention, ces derniers mois, d’ouvrir des lignes concurrentes à l’Eurostar, aujourd’hui seule entreprise à transporter des passagers sur la ligne sous la Manche reliant Londres au continent. Le groupe britannique Virgin a obtenu en octobre l’accès au très convoité dépôt londonien de Temple Mills, jusqu’ici réservé à l’Eurostar et indispensable pour lancer des liaisons concurrentes entre Londres et le continent.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Eurostar, qui va bientôt perdre son monopole pour relier Londres à l’Europe, répond par un ambitieux plan de croissance

Le Monde avec AFP

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En Isère, le grand flou pour les salariés de la « vallée des puces »

Le site de recherche et développement de STMicroelectronics, à Grenoble, le 13 novembre 2025. FRANCOIS HENRY/REA

La fumée s’élève en colonnes au-dessus de l’usine STMicroelectronics de Crolles, dans la vallée du Grésivaudan, en Isère. De l’extérieur, le site de production de semi-conducteurs, matériau stratégique pour les puces électroniques, semble tourner à plein régime. Mais six mois après l’annonce par l’industriel franco-italien de la suppression de 2 800 postes à travers le monde sur un effectif total d’environ 50 000 personnes (11 500 en France), dont 1 000 départs dans l’Hexagone à l’horizon fin 2027, l’heure est à l’inquiétude. Pour le moment, 370 personnes seraient parties dans le cadre d’un plan de gestion des emplois et des parcours professionnels, selon la CFE-CGC.

Lire aussi l’éditorial du « Monde » | La géopolitique des microprocesseurs : une leçon cruelle pour les Européens

Ce plan suit une réorganisation des activités du groupe. A Crolles, la production des plaquettes de 200 mm doit cesser d’ici à fin 2027. « On est l’usine vitrine de “ST”, mais, derrière, il y a la réalité industrielle », s’alarme Nadia Salhi, déléguée centrale syndicale CGT et ingénieure en recherche et développement (R&D) sur le site isérois.

« Fermer une “fab” [un atelier de production] 200 mm, ce n’est pas facile, c’est même inédit. Mais on garde la R&D, la matière grise, explique Rodolphe Di Stasi, délégué CFE-CGC. Le marché de la microélectronique a toujours été cyclique. Aujourd’hui, on est dans une période de transition et de transformation, un peu dans le creux de la vague, mais il est prévu que le marché reparte. » Spécialisé dans les composants pour les industriels (énergie, médical, automates, machines-outils, appareils ménagers…) et pour les véhicules électriques, STMicroelectronics souffre, depuis mi-2023, d’un ralentissement de ses marchés. Son chiffre d’affaires a baissé de 23,2 % en 2024 et de 15 % au cours des neuf premiers mois de 2025.

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