Viols de Mazan : le seul accusé qui avait fait appel voit sa peine alourdie à dix ans de prison

Gisèle Pelicot à son arrivée au palais de justice de Nîmes, le 9 octobre 2025. LEWIS JOLY / AP

Husamettin Dogan, l’unique accusé ayant fait appel de sa condamnation dans le dossier des viols de Mazan a été condamné, jeudi 9 octobre, à une peine de dix ans de prison. C’est plus qu’en première instance : en décembre 2024, l’homme avait été condamné à neuf ans de prison.

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L’accusation avait requis douze ans de réclusion criminelle contre M. Dogan. L’accusé n’a pas réagi à l’énoncé de la sentence, debout dans le box des accusés.

Pendant son réquisitoire, l’avocat général Dominique Sié avait estimé que Husamettin Dogan « ne [voulait] surtout pas assumer ses responsabilités ».

« Œuvre de destruction massive »

« Le viol, c’est comme une petite mort qui est des plus sournoises. Qui est une destruction au compte à rebours et à ce titre la peine ne peut être qu’à hauteur de la gravité des faits de M. Dogan », avait justifié M. Sié, expliquant qu’il s’agissait d’un homme « totalement responsable de ses actes » qui « a dénié l’humanité de [Gisèle] Pelicot » et a « participé comme tous les autres à une œuvre de destruction massive d’une femme livrée en pâture ».

« Les actes sexuels commis sur personne endormie sont constitutifs du viol, car la victime n’a pas été en mesure d’exprimer » son consentement, avait-il clamé, contredisant la défense de l’accusé, qui estimait qu’il n’avait « jamais eu l’intention » de violer Gisèle Pelicot car il pensait participer à un jeu libertin.

Un point balayé par M. Sié, qui a rappelé jeudi matin que « l’intention, en droit, ce n’est pas le projet de l’acte, c’est la conscience de l’acte ». « On ne peut pas en 2025 considérer que parce qu’elle n’a rien dit elle était d’accord. Car là on se situe dans un mode de pensée d’un autre âge ! », a-t-il lancé.

Le Monde avec AFP

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« La politique française de l’emploi low cost a des conséquences délétères »

Les Français ont la passion de l’égalité, constatait Tocqueville. Et pourtant, ils ne s’entendent pas sur la façon de la mesurer. Dans la fureur du débat sur la taxe Zucman, les uns ont insisté sur l’explosion du patrimoine des 0,1 % les plus riches et l’aggravation du taux de pauvreté. Les autres ont répondu en mettant en avant le sérieux coefficient de Gini, qui mesure scientifiquement la répartition des revenus (ou de la richesse) au sein de la population. Or, d’après cette méthode imaginée par le statisticien italien fasciste, mais surdoué, Corrado Gini (1884-1965), la France est, du point de vue des inégalités, dans la moyenne des pays riches.

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Mais une précision s’impose : elle est dans la moyenne des pays riches… « après redistribution ». Seul le système fiscalo-social français, avec son impôt progressif et ses allocations, permet de contenir l’ampleur des écarts. En revanche, comme le montre une étude publiée le 8 juillet par l’Observatoire des inégalités, la France est, parmi ces pays, l’un des plus inégalitaires avant redistribution.

Tout se passe comme si l’on avait écrasé les revenus primaires des Français se situant dans la moitié basse de l’échelle, pour ensuite les « regonfler » grâce à des transferts. La France est le seul pays à présenter un tel profil. Dans les pays européens qui lui sont comparables, les rémunérations primaires sont plus élevées, ce qui allège la nécessité d’une redistribution.

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L’une des causes de cette anomalie française, c’est la « smicardisation du salariat », souligne une note publiée le 29 septembre par la Fondation Jean Jaurès, sous la signature de Guillaume Duval. En France, aujourd’hui, la moitié des salariés du privé gagnent entre un smic et 1,5 smic, soit de 1 800 euros à 2 700 euros brut par mois. Si l’on excepte la Grèce et le Portugal, c’est la concentration des salaires dans le bas de l’échelle la plus forte d’Europe !

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Libération des otages : les Israéliens retiennent leur souffle, après deux ans d’attente

Depuis deux ans, des gares de Tel-Aviv aux petites villes du Nord, de Jérusalem au Néguev et aux kibboutz proches de Gaza, dans les administrations comme dans les commerces, à l’arrière des voitures ou sur les écrans de télévision, les visages des otages du Hamas sont affichés partout. Des chaises vides sur des ronds-points ou des places publiques rappellent leur absence. Des écrans décomptent les jours de captivité. Des drapeaux jaunes sur les voitures et des rubans de la même couleur accrochés aux vêtements témoignent de la solidarité d’une nation.

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L’annonce, dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 octobre, de la libération imminente, en une seule fois, des 48 derniers otages, vivants ou morts, capturés il y a deux ans, le 7 octobre 2023, par le Hamas, provoque un immense soulagement en Israël.

Avec ces libérations, la société israélienne va pouvoir commencer à refermer une des nombreuses plaies ouvertes le 7-Octobre avec l’attaque terroriste du Hamas, à l’origine de la mort de 1 200 personnes, de près de 4 000 blessés et de l’enlèvement de 251 femmes et hommes, âgés de 9 mois à 86 ans. « Grâce à notre détermination inébranlable, à notre action militaire puissante et aux efforts considérables de notre grand ami et allié, le président Trump, nous avons atteint ce tournant décisif », s’est félicité, mercredi, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, après l’annonce de l’accord d’un futur cessez-le-feu par Donald Trump.

Poison durable

« Cet accord apportera un soulagement indescriptible aux familles qui n’ont pas dormi depuis 733 jours », a commenté le chef de l’Etat hébreu, Isaac Herzog, à l’unisson de l’ensemble de la scène politique. « Nous ne cesserons pas de nous battre tant que nous n’aurons pas vu le dernier des 48 otages rejoindre sa famille. Tant que ceux qui ont été assassinés en captivité ne seront pas enterrés en terre d’Israël et que ceux qui sont encore en vie auront franchi la frontière et nous auront rejoints », a réagi le collectif des familles.

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Au Soudan, au moins 13 civils tués dans une attaque contre une mosquée à El-Fasher

Un refuge où les personnes déplacées se protègent des bombardements à El-Fasher, au Soudan, le 7 octobre 2025. MOHYALDEEN M ABDALLAH / REUTERS

Au moins 13 civils ont été tués dans une attaque imputée aux paramilitaires contre une mosquée d’El-Fasher, ville assiégée dans l’ouest du Soudan, ont déclaré jeudi 9 octobre des témoins. El-Fasher est la dernière grande ville de la vaste région du Darfour qui échappe encore au contrôle total des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), en guerre depuis avril 2023 contre l’armée régulière.

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« Après une attaque aux obus mercredi après-midi sur la mosquée du quartier Abou Chouk, nous avons retiré 13 corps des décombres et nous les avons enterrés », a précisé un témoin. Un survivant de l’attaque a aussi fait état de 20 blessés. « Nous étions 70 familles réfugiées dans la mosquée après que les FSR ont envahi nos maisons », a-t-il ajouté.

En vingt-quatre heures, au moins 33 personnes ont été tuées dans des attaques attribuées aux paramilitaires à El-Fasher, qu’ils assiègent depuis dix-huit mois. Mardi, le service de maternité de l’hôpital de la ville avait été ciblé par une attaque de drone, qui a causé la mort de huit personnes et fait sept blessés, selon des sources médicales ayant requis l’anonymat.

Mercredi, une nouvelle attaque a fait au moins 12 morts, dont un médecin et un infirmier, et 17 blessés, selon leurs collègues. Mi-septembre, une autre attaque contre une mosquée d’El-Fasher avait fait au moins 75 morts, selon des secouristes locaux.

Une ville sous pression et une population en détresse

Depuis août, les FSR ont intensifié les tirs d’artillerie et les attaques de drones pour tenter de faire tomber El-Fasher, prenant ces dernières semaines le contrôle de plusieurs secteurs de la ville et réduisant progressivement les derniers bastions de l’armée.

Selon des images satellites analysées par le Humanitarian Research Lab (HRL) de l’université Yale, El-Fasher est ceinturée par près de 68 kilomètres de remblais, avec pour seule issue un corridor de 3 à 4 kilomètres.

Plus d’un million de personnes ont, malgré les risques, fui la ville depuis le début de la guerre, soit 10 % de l’ensemble des déplacés du pays, selon l’ONU. La population de la ville, autrefois la plus grande de la région, a diminué d’environ 62 %, passant de plus d’un million d’habitants à environ 413 000, selon l’Organisation internationale pour les migrations.

Les frappes étant quotidiennes selon les civils, de nombreux habitants se réfugient dans des abris de fortune creusés dans les cours. Après plus d’un an de siège, la ville est presque à court de tout. Même la nourriture pour animaux, utilisée comme dernier recours après la fermeture de la majorité des cuisines collectives, est devenue rare et hors de prix. La guerre au Soudan a fait des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et provoqué ce que l’ONU qualifie de « pire crise humanitaire au monde ».

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés Au Soudan, dévasté par deux ans de guerre civile, le conflit s’étend

Le Monde avec AFP

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A Mayotte, un recensement « exceptionnel » après les polémiques sur le nombre réel d’habitants

Le bidonville du quartier de Cavani Sud, après le passage du cyclone Chido, à Mamoudzou, le 2 janvier 2025. JULIEN DE ROSA/AFP

C’est un chantier jugé « primordial », parmi tous ceux qui ont été entamés pour la reconstruction de Mayotte, ravagée par le cyclone Chido le 14 décembre 2024 : recenser le nombre d’habitants du territoire afin de calibrer les lourds investissements à venir. Une mission classique pour l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui se présente toutefois comme un défi majeur, en raison de polémiques récurrentes et de mises en cause de ses compétences.

Depuis plusieurs années, l’établissement public indépendant est accusé, et plus seulement par le personnel politique local, de sous-estimer la « population réelle » du territoire en ne comptant pas toute une partie des habitants sans papiers qui vivent dans les bidonvilles, regardés comme hostiles. Avec pour conséquence de fausser le niveau des financements publics octroyés aux collectivités locales.

Réclamée par l’ancien premier ministre (décembre 2024-septembre 2025) François Bayrou, l’organisation d’un nouveau recensement va entrer, après plusieurs mois de préparation, dans sa phase finale. Près de 800 agents recenseurs vont sillonner, du 27 novembre au 10 janvier 2026, le 101ᵉ département de France. « Une sorte d’opération commando avec des moyens exceptionnels, décrit Bertrand Kauffmann, inspecteur général à l’Insee et chef du projet de recensement 2025 de Mayotte. Il sera exhaustif et total. Il va toucher toute la population et partout. Et dans un temps limité. »

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Gard : une femme retrouvée morte dans le coffre d’une voiture, son compagnon interpellé

Un homme a été interpellé dans le Gard, jeudi 9 octobre, après la découverte du corps de sa compagne, morte poignardée, dans le coffre d’une voiture, a annoncé le parquet de Nîmes.

Le corps de la femme de 37 ans, présentant « des traces récentes de violences par arme blanche », a été découvert au cours de la nuit de mercredi à jeudi dans le coffre d’un véhicule à Cornillon, a précisé dans un communiqué la procureure de la République Cécile Gensac.

Le compagnon de la victime, âgé de 26 ans, a rapidement été interpellé par les gendarmes, son « état psychiatrique » nécessitant « un placement immédiat en unité spécialisée », a précisé la procureure.

Une enquête de flagrance a été ouverte pour « homicide volontaire aggravé ».

Selon les derniers chiffres officiels, publiés à la fin de novembre 2024, 96 féminicides conjugaux ont été recensés par les forces de sécurité en France en 2023, sur 119 morts violentes survenues au sein du couple. Dans 82 % des cas, les auteurs sont des hommes.

Le Monde avec AFP

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Interpellé en Grèce, un ancien membre du « gang de Roubaix » réclamé par la Bosnie

Lionel Dumont, au palais de justice de Douai (Nord), le 5 décembre 2005. DENIS CHARLET/AFP

Lionel Dumont n’en a pas fini avec la justice. L’un des principaux membres du « gang de Roubaix », un groupe de jeunes musulmans radicalisés qui ont enchaîné braquages sanglants et tentative d’attentat dans la métropole lilloise en 1996, saura le 20 octobre si la justice grecque autorise son extradition vers la Bosnie-Herzégovine, où il est toujours recherché par les autorités. L’avocate de Lionel Dumont, Me Alexandra Spanaki, a assuré auprès de l’AFP que la peine à laquelle il a été condamné il y a vingt-neuf ans « a été prescrite ». Selon elle, Lionel Dumont « a été arrêté en vertu d’un vieux mandat d’arrêt d’Interpol ». Pour autant, « il ne veut pas être extradé en Bosnie, il veut être extradé en France ».

Cet ancien étudiant en histoire né à Roubaix (Nord) avait été interpellé en mai dernier en Crête, où il était en vacances. Une « notice rouge » d’Interpol, toujours active, lui a brutalement rappelé que la justice bosniaque le recherchait toujours. En 1997, elle l’avait condamné à vingt ans de prison pour des braquages commis là-bas et au cours desquels un policier et un pompiste avaient été abattus. Il s’était évadé deux ans plus tard de sa prison de Sarajevo.

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La tombe de Robert Badinter profanée à Bagneux, à quelques heures de la panthéonisation du grand homme

Près de la tombe de Robert Badinter, qui a été vandalisée quelques heures avant son transfert au Panthéon, au cimetière de Bagneux, le 9 octobre 2025. THOMAS SAMSON / AFP

La tombe de l’ancien ministre de la justice Robert Badinter, lequel doit entrer jeudi 9 octobre, au Panthéon, a été dégradée au cimetière parisien de Bagneux, a fait savoir la mairie de cette ville des Hauts-de-Seine à l’Agence France-Presse (AFP).

Lire aussi la nécrologie | Article réservé à nos abonnés Robert Badinter, l’ancien ministre et avocat qui a fait abolir la peine capitale en France, est mort

Selon un communiqué du tribunal de Nanterre, les mots « Eternelle est leur reconnaissance. Les assassins, les pédos, les violeurs, la République le sanctifient » ont été tagués à la peinture bleue sur la pierre tombale de l’ancien avocat, mort en février 2024.

La dégradation de la tombe de l’artisan de l’abolition de la peine de mort en France survient quelques heures avant son entrée au Panthéon, jeudi soir, lors d’une cérémonie solennelle présidée par Emmanuel Macron.

« Honte à ceux qui ont voulu souiller sa mémoire »

« Honte à ceux qui ont voulu souiller sa mémoire », a dénoncé le président de la République, Emmanuel Macron, dans un message publié sur le réseau social X. « La République est toujours plus forte que la haine », a-t-il écrit.

La maire communiste de Bagneux, Marie-Hélène Amiable, a condamné un « acte lâche ». « Les inscriptions retrouvées par la police mettent en accusation ses engagements contre la peine de mort et pour la dépénalisation de l’homosexualité », a dénoncé l’édile. « Elles sont indignes de cet ancien ministre et sénateur, porteur des avancées historiques qui ont permis d’abolir la peine de mort en France, en 1981 et de dépénaliser l’homosexualité en 1982 », a-t-elle continué dans son communiqué.

La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a également condamné un « acte de lâcheté et d’indignité ». « La Ville de Paris a adressé ce matin un signalement auprès du parquet afin que le ou les auteurs puissent être interpellés et condamnés », a-t-elle déclaré à la presse.

« On peut profaner une tombe, pas une conscience », a réagi Juliette Méadel, ministre de la ville démissionnaire et élue à Montrouge, commune voisine de Bagneux. « Robert Badinter est la conscience et le visage de la République et ça : personne ne nous l’enlèvera », écrit-elle sur X.

Une enquête a été confiée à la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les notes inédites de la plaidoirie de Robert Badinter qui a évité à Patrick Henry une condamnation à mort

Le Monde avec AFP

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Le Parlement européen rejette deux motions de censure contre Ursula von der Leyen

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 9 octobre à Bruxelles. YVES HERMAN / REUTERS

Le Parlement européen a largement rejeté, jeudi 9 octobre à Strasbourg, deux motions de censure – l’une de l’extrême droite, l’autre de la gauche radicale – visant Ursula von der Leyen.

Aucune des deux motions visant la présidente de la Commission européenne n’a réuni le minimum requis de 361 voix, parmi les 720 eurodéputés, la première ne récoltant que 179 voix en sa faveur, et la seconde, 133.

Mme Von der Leyen s’est réjouie du « fort soutien » du Parlement européen, après l’échec de ces motions de censure.

Le Monde avec AFP

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Un million de dollars pour un amateur qui résisterait aux stars du tennis : l’initiative de l’Open d’Australie pour renforcer son attractivité

L’Espagnol Carlos Alcaraz lors du tournoi de Tokyo, le 30 septembre 2025. ISSEI KATO / REUTERS

Un « Chelem » opposant professionnels et amateurs, dont les matchs se disputent en un point, avec, à la clé, 1 million de dollars australiens (environ 566 000 euros) pour le vainqueur. Voici l’idée pour le moins originale des organisateurs de l’Open d’Australie (du 12 janvier au 1er février 2026) pour doper la fréquentation du Melbourne Park pendant la semaine de qualifications qui précède le premier majeur de la saison de tennis. « Vous avez désormais un million de raisons de prendre votre raquette et de vous préparer pour janvier », résume Craig Tiley, le directeur du tournoi, dans un communiqué publié mardi 7 octobre sur le site de l’événement.

Le principe de cette « innovation exaltante », selon la formule du dirigeant, est simple. Une série de compétitions, dont « les inscriptions ouvriront bientôt dans des clubs à travers le pays »,vont permettre à dix joueurs amateurs de valider leur billet pour ce « Million Dollar One Point Slam », lors duquel ils seront opposés à 22 professionnels… dans la Rod Laver Arena. Un chifoumi (ou pierre-feuille-ciseaux) permettra de déterminer qui aura les honneurs du service. Celui qui gagnera le point gagnera le match et passera au tour suivant. Le perdant, lui, sera éliminé.

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