Louise Chevillotte, actrice dans « La Condition », de Jérôme Bonnell : « La lente émancipation de mon personnage est comme une naissance »

Louise Chevillotte, à Paris, le 1ᵉʳ décembre 2025. JOEL SAGET/AFP

A la sortie de L’Amant d’un jour, en 2017, le Tout-Paris de la critique ne parlait que d’elle. Philippe Garrel y dévoilait, dans tous les sens du terme, une toute jeune étudiante du Conservatoire. Cheveux auburn et taches de rousseur, visage d’enfant sur corps de femme. Louise Chevillotte promène depuis sa singularité du grand écran au théâtre, de petit en grand rôle, essentiellement du côté du cinéma d’auteur. Mais beaucoup ont découvert la comédienne, 30 ans tout juste, dans Les Hautes Herbes, la série que Jérôme Bonnell a réalisée pour Arte en 2022.

Le rôle de Victoire dans La Condition tient en grande partie à leur envie de retravailler ensemble, même si la comédienne a dû convaincre le réalisateur de son adéquation avec ce personnage de jeune mariée qui ne parvient pas à se conformer aux exigences du couple bourgeois qu’elle forme avec André (Swann Arlaud), dans la France de 1908. « Quand il m’a parlé du film, [Jérôme] avait déjà vu plusieurs personnes pour le rôle. J’ai compris par là qu’il ne me visualisait pas complètement dedans. Mais quand j’ai lu le scénario, je me suis dit qu’il fallait absolument que je fasse ce film. Cette lente émancipation de Victoire, c’est comme une naissance ! »

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Thomas Piketty : « Le véritable ennemi de la droite nationaliste et extractiviste incarnée par les trumpistes est la gauche sociale-démocrate mondiale »

L’année 2025 a été marquée par le choc Trump : un déferlement inouï de brutalité extrême, de nationalisme décomplexé et d’extractivisme sans limite qui a ébranlé le monde comme jamais depuis 1945. Pour mieux comprendre ce qui l’a rendu possible – et comment y faire face à l’avenir –, il faut commencer par revenir aux sources, c’est-à-dire au Project 2025, ce rapport de 920 pages publié en 2023 par la Heritage Foundation, le plus influent think tank conservateur de Washington. Ministère par ministère (sécurité, immigration, éducation, énergie, commerce, etc.), le rapport décrivait la stratégie à suivre après l’arrivée au pouvoir visée pour janvier 2025, allant jusqu’à préciser le contenu et le calendrier des executive orders, ces décrets présidentiels signés en public et en cascade par Donald Trump depuis l’investiture.

Le rapport s’appuyait sur les travaux de centaines d’experts conservateurs – c’est ainsi qu’ils se désignent – rassemblés par cette fondation richement dotée par des entreprises et des milliardaires. Ce qui frappe le plus quand on lit ce rapport aujourd’hui, c’est le degré de préparation technique, politique et idéologique derrière l’administration Trump. Au cours de l’année écoulée, ce dernier a suivi quasiment à la lettre les plans établis dans le cadre du Project 2025. Et la nouvelle doctrine de sécurité nationale publiée le 5 décembre par la Maison Blanche s’apparente à du copier-coller de ce projet.

De façon révélatrice, le Project 2025 distingue plusieurs ennemis politiques et idéologiques. Il y a d’abord les libéraux mondialistes, adeptes du libre-échange absolu et de la mondialisation heureuse, qui apparaissent comme les idiots utiles. Faciles à battre et à détester, ces élites libérales se moquent de la désindustrialisation, des pertes d’emploi et de la destruction des communautés locales et des liens familiaux. A l’inverse, les fiers conservateurs du Project 2025 se chargent de protéger ces communautés. D’abord en affirmant la puissance des Etats-Unis dans le monde, à grand renfort de droits de douane et d’extractivisme tous azimuts : saisies directes d’actifs (Ukraine, Panama, Groenland), tribut militaire imposé aux Européens, fuite en avant vers les énergies fossiles. Ensuite en réhabilitant l’effort, les valeurs familiales et le respect des hiérarchies naturelles et culturelles. La plaie de la fatherlessness (le fait de grandir sans père, situation qui touche notamment les minorités ethniques) est dénoncée en boucle et attribuée aux discours libéraux niant les rôles et les genres et piétinant la famille traditionnelle.

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En Belgique et aux Pays-Bas, les écologistes cherchent à enrayer leur recul

Samuel Cogolati et Marie Lecocq, coprésidents d’Ecolo, lors de la réception de Nouvel An de leur parti francophone, à Bruxelles, le 20 janvier 2025. HATIM KAGHAT/AFP

Aux Pays-Bas, les écologistes de GroenLinks ont subi une défaite aux élections législatives du 29 octobre. Leur fusion, en juin, avec les sociaux-démocrates du Parti du travail a entraîné un recul : ils ont obtenu 20 sièges de députés en tout, alors que les deux formations, distinctes en 2023, en avaient obtenu 25. En Belgique, le parti Groen n’a plus drainé que 7 % des électeurs en 2024 en Flandre, alors qu’il avait dépassé 10 % en 2019. En Belgique francophone, Ecolo a connu une chute brutale : en cinq ans, le parti a perdu la moitié de ses électeurs, tombant à moins de 7 % en Wallonie et un peu plus de 9 % à Bruxelles, loin des scores, jusqu’à 20 % parfois, qui lui avaient ouvert les portes du Parlement après sa création, en 1980, puis avec des coalitions régionales et fédérales.

En crise, les Verts du Benelux regardent avec intérêt ce qui se passe outre-Manche avec la percée spectaculaire du Green Party de Zack Polanski. Chez Ecolo, les deux coprésidents ont démissionné, le 19 novembre, reconnaissant leurs désaccords et leur échec. Le tandem formé par Samuel Cogolati et Marie Lecocq avait été mis en selle après la déroute aux législatives et aux municipales, en juin et octobre 2024. Les règles d’Ecolo l’obligent à désigner une femme et un homme, originaires de deux régions différentes, la Wallonie et Bruxelles.

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Mickaël Ettori, un pilier de la bande criminelle du Petit Bar, arrêté en Corse par le GIGN après cinq ans de cavale

Au siège du GIGN, à Versailles (Yvelines), le 27 octobre 2018. LUCAS BARIOULET / AFP

Mickaël Ettori, présenté comme un pilier du grand banditisme corse, membre de la bande criminelle du Petit Bar, a été arrêté, samedi 13 décembre au matin, à Olmeto-Plage (Corse-du-Sud) par le GIGN après cinq ans de cavale, a annoncé le parquet d’Ajaccio.

L’homme de 52 ans est actuellement en garde à vue après « une interpellation sans résistance », a précisé le procureur d’Ajaccio, Nicolas Septe, dans un communiqué. Son interpellation, à 6 heures du matin, survient deux jours après sa condamnation en son absence dans l’affaire de l’assassinat de l’avocat Antoine Sollacaro, en 2012. L’arrestation s’inscrit dans le cadre d’une commission rogatoire émanant d’un juge d’instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, a ajouté M. Septe.

Le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, s’est félicité auprès de Corse-Matin de cette arrestation permise par « un travail considérable et minutieux de la section de recherches de la gendarmerie ». Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a lui apporté sur X ses « félicitations aux gendarmes du GIGN et de la section de recherches Corse » pour cette interpellation.

Association de malfaiteurs en récidive

Considéré par les enquêteurs comme « proche lieutenant » de Jacques Santoni, suspecté d’être à la tête du Petit Bar, Mickaël Ettori avait été condamné jeudi à quinze ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs en récidive par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône. Il a été reconnu coupable d’avoir participé à des actes préparatoires dans le cadre de l’assassinat d’Antoine Sollacaro à Ajaccio, en 2012, mais aussi de la tentative d’assassinat contre Charles Cervoni la même année.

André Bacchiolelli, considéré comme le tireur qui a abattu l’ancien bâtonnier du barreau d’Ajaccio, a lui été condamné à une peine de trente ans de réclusion criminelle sur la base, en partie, des déclarations d’un repenti, Patrick Giovannoni. Celui-ci a été condamné à cinq ans de prison avec sursis dans le cadre de la tentative d’assassinat contre Charles Cervoni. Les avocats d’André Bacchiolelli ont annoncé leur intention de faire appel.

Le 28 mai 2025, Mickaël Ettori avait également été condamné à la peine de douze ans par le tribunal correctionnel de Marseille dans le dossier dit des finances du Petit Bar, un tentaculaire dossier de blanchiment des fonds occultes de cette bande criminelle. Il avait également écopé d’une amende de 1,5 million d’euros et de l’interdiction de gérer une société.

Le 28 septembre 2020, il avait échappé à son arrestation à Ajaccio, tout comme Pascal Porri et André Bacchiolelli. Il était depuis en cavale.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La mafia corse au cœur d’une « vaste recomposition en cours », selon une note du renseignement

Le Monde avec AFP

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L’Ukraine lance une attaque de drones contre la Russie. Retrouvez les informations du 7 au 13 décembre.

La mer Noire ne doit pas devenir une « zone de confrontation » entre la Russie et l’Ukraine, prévient Recep Tayyip Erdogan

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a mis en garde, samedi, contre la transformation de la mer Noire en « zone de confrontation » entre la Russie et l’Ukraine, après plusieurs frappes ces dernières semaines, notamment contre un navire turc, vendredi. « Cela ne profiterait ni à la Russie ni à l’Ukraine. Tout le monde a besoin d’une navigation sécurisée en mer Noire », a-t-il déclaré à la presse à bord de l’avion présidentiel, selon l’agence officielle Anadolu.

Un navire turc a été endommagé, vendredi, dans une frappe aérienne russe près de la ville portuaire ukrainienne d’Odessa, sur la mer Noire, ont annoncé son armateur et Kiev. L’attaque est survenue quelques heures après que le président turc a évoqué la question d’un « cessez-le-feu limité, sur les installations énergétiques et des ports » avec son homologue russe, Vladimir Poutine, en marge d’un sommet au Turkménistan.

La Turquie a mis en garde ces dernières semaines contre une « escalade inquiétante » en mer Noire, après que l’Ukraine a revendiqué des attaques de drones navals contre des pétroliers liés à la Russie dans la région. Dans l’avion du retour, le président Erdogan a déclaré avoir principalement discuté de la guerre et des efforts de paix avec Poutine, a rapporté l’agence Anadolu.

« Comme tous les autres acteurs, M. Poutine sait très bien où se situe la Turquie sur cette question », a-t-il affirmé. Après la rencontre avec le président russe, « nous espérons avoir l’occasion de discuter également du plan de paix avec le président américain, [Donald] Trump », a-t-il ajouté. « La paix n’est pas loin, nous pouvons la voir », a-t-il assuré.

La Turquie, qui a maintenu des relations avec Moscou et Kiev depuis le début de la guerre en février 2022, contrôle le détroit du Bosphore, un passage-clé pour le transport du blé ukrainien et du pétrole russe vers la Méditerranée.

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Dermatose nodulaire contagieuse : pour Annie Genevard, la vaccination est « un chemin d’espoir pour empêcher l’abattage des troupeaux ». Retrouvez notre direct

Poids lourd de l’élevage en France, l’Occitanie connaissait déjà une chute du nombre d’exploitations

Deuxième région agricole de France, largement portée par la viticulture et les grandes cultures de céréales, l’Occitanie est également une terre d’élevage bovin. En 2020, l’Occitanie comptait 13 234 exploitations agricoles d’élevage de vaches allaitantes (à viande).

« On recensait 1 157 400 bovins dont près de 497 440 vaches allaitantes, selon les chiffres fournis par le ministère de l’agriculture en octobre 2024. La région se positionne à la troisième place en France métropolitaine pour le nombre d’exploitations de vaches allaitantes (13 % du cheptel national) derrière la Nouvelle-Aquitaine (22 % du cheptel national) et Auvergne-Rhône-Alpes (17 %). »

Bien qu’ayant perdu 21 % de ses exploitations entre 2010 et 2020, la filière représente toujours 20 % de la production brute de l’agriculture régionale. L’Aveyron est le principal contributeur de vaches allaitantes et concentre 32 % de l’effectif d’Occitanie. Suivent le Tarn et la Lozère, qui représentent chacun 11 % du total régional.

Selon les chiffres fournis le 28 novembre dernier par la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, en 2024, la production régionale se situait au « sixième rang des régions avec 289 milliers de bovins abattus, soit 7 % des effectifs nationaux, affichant une baisse de 1,2 % par rapport à 2023, contre 8,7 % entre 2022 et 2023 ».

Par ailleurs, sur les neuf premiers mois de l’année 2025, avec 59,9 milliers de tonnes équivalent carcasse, la région enregistre un retrait de 3,5 % des volumes abattus de bovins entre 2024 et 2025. La diminution des abattages se poursuit, en lien avec la diminution des cheptels, alors que les exportations de broutards, ces veaux âgés de 6 à 12 mois, profitant des marchés favorables, étaient en hausse de 7 % par rapport à 2024 et de 8 % par rapport à 2023.

Philippe Gagnebet (Toulouse, correspondant)

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Isabelle Feng, juriste : « La Chine se sert des grands forums sur le climat pour faire des affaires et étendre son influence »

Pourquoi se scandaliser de l’arrivée de Shein au BHV, à Paris, mais accueillir à bras ouverts les panneaux solaires et les éoliennes chinois ? Pourquoi se sentir piégé par les restrictions imposées par Pékin à l’exportation de terres rares, alors qu’on se félicite depuis trente ans, en Europe comme aux Etats-Unis, d’avoir délocalisé cette industrie ultrapolluante dans l’empire communiste ?

Au fil des ans, l’exportation chinoise a changé de couleur, passant des produits à forte intensité de main-d’œuvre (textiles, jouets, meubles) à ceux à forte valeur technologique (panneaux solaires, batteries, voitures électriques). Si les premiers renvoyaient aux images grisâtres des ateliers de misère, les seconds sont plutôt liés aux paysages verts synonymes des énergies « propres ».

Mais, au fond, le modèle chinois n’a pas changé : conditions précaires des ouvriers, maigres droits sociaux, opacité des informations. Le salaire mensuel des ouvriers de l’usine du constructeur automobile BYD à Zhengzhou, qui correspond à 40 heures de travail hebdomadaire, s’élève à 2 100 yuans (250 euros), soit 1,50 euro de l’heure, avec cinq jours de congé par an. La direction de l’usine préfère communiquer sur la « rémunération mensuelle globale », laquelle peut atteindre 7 500 yuans (environ 900 euros), mais à condition de travailler de 8 heures du matin à 8 heures du soir, six jours sur sept.

Cynisme occidental

La justice brésilienne a lancé, en mai, des poursuites contre BYD pour « esclavage moderne »sur le chantier de son usine dans l’Etat de Bahia.CATL, leader mondial des batteries, est accusé par le Congrès américain, depuis juin 2024, de travail forcé. Quand le géant chinois a dicté le nouveau rythme de travail « 896 » (de 8 heures à 21 heures, six jours sur sept), ses ingénieurs étaient écœurés de découvrir que leurs collèges étrangers en étaient gracieusement épargnés…

En envoyant ses usines dans les pays où la main-d’œuvre est moins chère et où les normes environnementales sont plus douces, comme si les populations y avaient des poumons plus robustes et des échines plus souples, l’Occident fait preuve du même cynisme. La délocalisation d’une usine polluante ravit surtout les riverains du pays d’origine, quand ceux des pays qui l’accueillent n’ont souvent aucun mot à dire.

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Après l’adoption du projet de loi de financement de la « Sécu », le plus dur reste à faire sur le budget de l’Etat

Le premier ministre, Sébastien Lecornu (au centre), à l’Assemblée nationale, à Paris, le 25 novembre 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Après l’adoption du budget de la Sécurité sociale, attendue mardi 16 décembre à l’Assemblée nationale, les parlementaires pourront-ils s’entendre d’ici au 31 décembre sur le budget de l’Etat ? Tel est l’enjeu politique des prochains jours. La mission paraît ardue.

Le projet de loi de finances (PLF) doit être voté lundi au Sénat, avant d’être discuté en commission mixte paritaire (CMP), la réunion de sept députés et sept sénateurs, vendredi. Le texte reviendrait à l’Assemblée nationale le 23 décembre en cas de CMP conclusive,date limite pour parvenir à doter la France d’un budget avant la fin de l’année. Une option encore jouable selon le gouvernement. « Sur le budget de la Sécurité sociale, ce qui était improbable est devenu possible,s’est réjoui jeudi le ministre de l’économie, Roland Lescure. Je reste convaincu qu’il est possible d’adopter celui de l’Etat avant la fin de l’année. » A ses yeux, une « culture du compromis est en train d’émerger ».

Peu de députés partagent cet optimisme. Ils avaient quitté le PLF il y a quelques semaines sur un vote inédit de 404 voix contre, pour une seule positive. Tous ont donc conscience que les discussions seront plus âpres que sur le PLFSS, qui n’est lui-même passé qu’à 13 voix près, mardi, en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Alors que le gouvernement tient à ce que le déficit public redescende à 5 % du produit intérieur brut maximum, les divergences sont très fortes entre une gauche réclamant plus d’équité fiscale et une droite, opposée aux hausses d’impôts, qui souhaite couper dans les dépenses. « Je ne vois pas le chemin », répète le président des socialistes à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud.

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Biathlon : Eric Perrot succède à Quentin Fillon Maillet et s’impose pour la première fois lors d’une poursuite, à Hochfilzen

Le biathlète français Eric Perrot célèbre sa victoire sur l’épreuve de la poursuite, le 13 décembre 2025, lors de la deuxième étape de la Coupe du monde à Hochfilzen (Autriche). MATTHIAS SCHRADER / AP

Agile sur les skis et serein derrière sa carabine, Eric Perrot a dompté la concurrence et la piste d’Hochfilzen (Autriche), samedi 13 décembre, pour décrocher sa première victoire sur l’épreuve de la poursuite, lors de la deuxième étape de la Coupe du monde de biathlon. Parti en deuxième position et déjà placé en tête au sortir de la deuxième boucle, le Français de 24 ans a su préserver son avance sur le circuit de 12,5 kilomètres, au gré des erreurs commises par ses adversaires sur le pas de tir.

Lui n’en a réalisé aucune face aux 20 cibles, pour signer sa cinquième victoire individuelle en carrière, devant l’Italien Tommaso Giacomel – vainqueur la veille du sprint –, et le Norvégien Johan-Olav Botn, leader au classement général grâce à son cinquième podium de la saison.

« Quel bonheur de jouer devant, de pouvoir jouer avec Tommy [Giacomel] toute la course, témoignait le natif de Bourg-Saint-Maurice (Savoie) au micro de La Chaîne L’Equipe. C’est toute ma vie, c’est mon rêve : pouvoir vivre ces moments-là, c’est unique. » Classé deuxième de l’épreuve du sprint la veille, derrière son adversaire – et ami – italien, Eric Perrot est également revenu sur sa cinquième place sur la poursuite de la première étape en Suède, la semaine précédente : « Il faut avoir la dalle, il faut avoir envie. Je ne manquais pas d’envie à, mais je dirai qu’il y en avait encore plus aujourd’hui. »

Emilien Jacquelin 7e, Quentin Fillon Maillet 11e

Pour le reste des biathlètes français, la deuxième poursuite de la saison a offert un bilan plus délicat, à l’image d’Emilien Jacquelin, 7e sur la ligne d’arrivée, déclassé au tir – avec trois erreurs – malgré des temps de ski irréprochables. Vainqueur à Ostersund, Quentin Fillon Maillet n’a également pas pu rivaliser en Autriche, 11e, signant pourtant un honorable 18/20 derrière la carabine.

Lire aussi | Biathlon : Quentin Fillon Maillet, roi de la poursuite d’Ostersund

Bien lancée dans sa saison sur le plan individuel, la sélection tricolore masculine tentera désormais de transformer cette dynamique, dimanche, sur le relais, après s’être classée deuxième derrière les Norvégiens, lors de la première étape. Leurs homologues féminines connaissent tout autant la réussite – toutefois polluée par une ambiance lourde dans le sillage de l’affaire Julia Simon ; elles se présenteront également à l’épreuve collective avec des attentes, dont celle de reconduire leur succès commun, en ouverture de la saison.

Valentin Baudry

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Dijon : un collège touché par un incendie, le préfet fait part de sa « conviction » d’un « lien avec le narcotrafic qui gangrène le quartier »

Le collège Champollion à Dijon, touché par un incendie la nuit précédente, le 13 décembre 2025. ARNAUD FINISTRE / AFP

Le collège Champollion à Dijon a été touché par un incendie dans la nuit de vendredi 12 à samedi 13 décembre, et la piste criminelle est privilégiée par la justice comme par les élus locaux. Lors d’une conférence de presse, le préfet de Côte-d’Or, Paul Mourier, a fait part de sa « conviction très claire » d’un « lien entre le narcotrafic qui gangrène ce quartier (…) et cet incendie ». Il a évoqué des « représailles par rapport à l’action de l’Etat » dans la lutte contre le trafic de drogue. « Il appartient à la justice de le déterminer », a-t-il précisé.

Une enquête pour dégradations volontaires par incendie a été ouverte par le parquet de Dijon.

Le président du conseil départemental, François Sauvadet, a estimé que l’établissement, situé dans le quartier populaire classé prioritaire des Grésilles, sera fermé pour « plusieurs mois » de travaux.

Le rez-de-chaussée a été particulièrement touché et la fumée s’est propagée dans les étages du bâtiment visé. Les installations électriques, qui avaient fait l’objet de travaux récents, ont été atteintes, rendant impossible l’accueil des collégiens dans d’autres bâtiments intacts de l’établissement, qui accueille 490 élèves en temps normal.

« Nous sommes tous bouleversés », a confié la principale du collège, Catherine Cloâtre, soulignant la « mobilisation » pour trouver une solution à l’accueil des collégiens. Le département a recensé les places disponibles dans d’autres établissements.

« Commando »

Selon le récit du préfet, « c’est un commando de quatre personnes qui, aux alentours de 1 heure du matin, a envahi une partie des bâtiments ». Il a décrit une « action préparée » et une « volonté déterminée de détruire le plus possible ».

L’origine volontaire est « très vraisemblable », d’après le procureur de la République, Olivier Caracotch, qui rapporte « plusieurs départs de feu concomitants ». Des « bouteilles de produits inflammables » ont été retrouvées sur place, a précisé le préfet.

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Début mars, dans le même quartier, la médiathèque avait été touchée par un incendie criminel. « Il y a des tentatives (…) de toucher atteinte aux symboles de la République », a déclaré le préfet.

Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, a promis « la plus grande fermeté » envers les auteurs. « Porter atteinte à un établissement scolaire, c’est vouloir détruire ce qui permet à chacun de se construire : c’est s’attaquer à l’avenir de nos enfants et au cœur de notre pacte républicain », a déploré le ministre dans une publication sur X, apportant son soutien à la communauté éducative et annonçant qu’il se rendrait sur place lundi.

Le Monde avec AFP

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