EN DIRECT, guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky appelle Washington à mettre la pression sur la Russie

L’émissaire russe pour les questions économiques, Kirill Dmitriev, a annoncé samedi qu’il se rendait à Miami, aux Etats-Unis, où une série de discussions ont débuté pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine. « En route pour Miami », a écrit M. Dmitriev dans un message publié sur le réseau social X, en ajoutant un emoji de colombe portant un rameau d’olivier, symbole de paix, et en joignant une courte vidéo montrant le soleil du matin perçant les nuages au-dessus d’une plage bordée de palmiers.« Alors que les bellicistes continuent de travailler d’arrache-pied pour saper le plan de paix américain pour l’Ukraine, je me suis souvenu de cette vidéo de ma précédente visite : la lumière perçant les nuages d’orage », a-t-il ajouté.

Des équipes ukrainienne et européenne se sont également rendues dans cette ville de Floride pour participer aux négociations menées par Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain. La participation de la Russie et de l’Europe à ces pourparlers marque une avancée par rapport à la phase précédente, durant laquelle les Américains menaient des négociations séparées avec chaque partie.

Il est cependant peu probable que Kirill Dmitriev tienne des pourparlers directs avec les négociateurs ukrainiens et européens, les relations entre les deux parties restant extrêmement tendues. Moscou affirme notamment que la participation de l’Europe aux pourparlers ne fait que nuire au processus et présente les dirigeants du continent comme favorables à la guerre.

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Au procès de Lafarge, la défense demande au tribunal d’« avoir le courage de se plonger dans la complexité des faits »

L’ancien PDG de Lafarge, Bruno Lafont, lors de la première journée du procès du cimentier, accusé d’avoir financé le terrorisme en Syrie, au tribunal de Paris, le 4 novembre 2025. DIMITAR DILKOFF / AFP

Après trois dernières journées consacrées aux plaidoiries de la défense, les débats du procès de Lafarge pour « financement du terrorisme » se sont achevés, vendredi 19 décembre, devant le tribunal correctionnel de Paris. En attendant le délibéré, prévu le 13 avril 2026, ce défilé de robes noires a offert un épilogue provisoire à quatre semaines de débats particulièrement ardues, dans lesquels plusieurs acteurs de ce procès ont eux-mêmes admis s’être parfois perdus.

A ce dossier si complexe, les avocats qui se sont relayés à la barre durant trois jours ont entrepris d’ajouter encore un peu d’ombres, de nuances, en un mot, de doute, afin de compliquer davantage la tâche du tribunal présidé par Isabelle Prévost-Desprez. Alix de Saint Germain, l’une des deux avocates de Christian Herrault, l’ancien directeur adjoint opérationnel de Lafarge, a résumé la périlleuse ambition de ces plaidoiries, vendredi, en citant Paul Valéry : « Ce qui est simple est toujours faux, ce qui ne l’est pas est inutilisable. »

La plaidoirie la plus simple revenait, a priori, à Jacqueline Laffont, qui défend son presque homonyme Bruno Lafont, l’ancien PDG du cimentier, le plus haut cadre à avoir été renvoyé et celui contre lequel le parquet avait requis, mardi, la peine la plus lourde : six ans de prison et 225 000 euros d’amende. Cette sanction était notamment justifiée par sa position hiérarchique : « Quand le cheval trébuche, c’est le cavalier qui est responsable », avait cinglé le parquet.

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Bangladesh : l’assassinat d’une figure du soulèvement étudiant provoque une flambée de violence et exacerbe les tensions avec l’Inde

Des manifestants bloquent la place Shahbagh pour réclamer justice pour la mort de Sharif Osman Hadi, à Dhaka (Bangladesh), le 19 décembre 2025. MOHAMMAD PONIR HOSSAIN / REUTERS

La situation au Bangladesh est de plus en plus explosive et le ressentiment à l’égard de l’Inde voisine grandissant. La mort, jeudi 18 décembre, d’une figure de proue du soulèvement étudiant de 2024 ayant conduit à la chute de l’ex-première ministre Sheikh Hasina a entraîné une flambée de violence à Dacca, à deux mois des élections législatives.

Sharif Osman Hadi, 32 ans, candidat dans une circonscription de la capitale bangladaise, avait été la cible d’assaillants masqués à moto, le 12 décembre, alors qu’il se trouvait dans un rickshaw, en train de lancer sa campagne. Grièvement blessé par balle à la tête, il avait été transféré dans un état critique dans un hôpital à Singapour, où il a succombé à ses blessures.

La police bangladaise a affirmé avoir identifié les deux assaillants de Hadi qui se seraient enfuis en Inde. Cette information a renforcé les rumeurs contre les autorités indiennes, soupçonnées d’être derrière ce meurtre. L’organisation Inqilab Moncha (plateforme pour la révolution), dont Sharif Osman Hadi était le porte-parole, a annoncé sa mort sur Facebook, dans un message vindicatif. « Dans la lutte contre l’hégémonie indienne, Allah a accepté le grand révolutionnaire Osman Hadi comme martyr. » L’ancien étudiant était un virulent contempteur de Sheikh Hasina et de l’Inde, qui a offert l’exil à l’ancienne dirigeante chassée du pouvoir par les manifestations de masse le 5 août 2024.

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Le taux du plan d’épargne-logement passera à 2 % en 2026, contre 1,75 % actuellement

Une publicité pour la vente d’un bien immobilier à Romainville, en Seine-Saint-Denis, le 6 septembre 2017. JACQUES DEMARTHON/AFP

Le taux de rémunération des nouveaux plans d’épargne logement (PEL) signés à partir du début de l’année prochaine sera de 2 %, contre 1,75 % actuellement, selon un avis publié samedi 20 décembre au Journal officiel.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le plan d’épargne-logement est peu attractif en 2025

Le nouveau taux concernera uniquement les PEL ouverts en 2026. Contrairement à ceux d’autres produits réglementés, comme le Livret A, les taux d’un PEL restent, en effet, ceux en vigueur le jour de la signature, permettant au détenteur de « bloquer » un taux pour les quinze années à venir. Seuls les plans d’épargne logement souscrits avant le 1er mars 2011 peuvent être maintenus pendant une durée illimitée.

Le PEL est un produit hybride : il sert à constituer une épargne destinée à l’achat d’un bien immobilier ou à la réalisation de travaux, puis au financement de ce projet.

Un plafond de 61 200 euros

Il affiche donc deux taux : un premier définissant la rémunération de l’épargne qui y est déposée, soit 2 % à partir de l’année prochaine, et un second qui permet de bloquer un taux d’emprunt, supérieur de 1,2 point, soit 3,2 %.

Les ménages souhaitant ouvrir un PEL doivent effectuer un versement initial de 225 euros, puis d’au moins 540 euros par an avec un maximum de 61 200 euros.

Le taux du plan de 2025 avait été dévalorisé à 1,75 % après deux hausses successives. Les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2024 profitent d’un taux d’intérêt de 2,25 %, contre 2 % pour ceux ouverts en 2023, et 1 % entre août 2016 et fin 2022.

Le PEL est le deuxième produit d’épargne réglementée en matière d’encours, après le Livret A, avec un encours de 207,1 milliards d’euros en juin 2025, selon la Banque de France.

Lire aussi | Le Livret A, pénalisé par la baisse du taux de rémunération, a enregistré en septembre la plus forte décollecte depuis dix ans

Le Monde avec AFP

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« L’or et l’argent, les grands gagnants de 2025, brillent de mille feux »

Et en cette fin d’année, à l’heure des festivités, les grands gagnants de 2025 sont… l’or et l’argent ! Alors que boules et guirlandes sortent des cartons et scintillent dans les rues et sur les balcons, les métaux précieux brillent aussi de mille feux. L’or frôle son niveau record, à près de 4 320 dollars (3 680 euros) l’once de 31 grammes. L’argent, quant à lui, a franchi, mercredi 17 décembre, la barre symbolique des 66,89 dollars l’once. Un plus-haut historique.

Des lingots d’or pur à 99,99 %, dans un atelier de l’usine de métaux précieux Krastsvetmet, à Krasnoïarsk, en Sibérie (Russie), le 23 mai 2024. ALEXANDER MANZYUK/REUTERS

Car, côté indices boursiers, depuis la fin octobre, les investisseurs ne sont pas à la fête : ils subissent de sérieux coups de froid, suivis de remontées, et globalement une absence de croissance des marchés financiers. Cette fébrilité alimente le parcours enfiévré du métal doré. Cette épopée a véritablement débuté en 2020, au cœur de l’été. L’or franchissait alors le seuil des 2 000 dollars l’once. Depuis, il vole de record en record et semble déjouer les lois de la gravité.

En 2024, l’or clôturait une année hors norme sur un bond spectaculaire de 24 %. Mais la flambée n’était pas terminée. En mars 2025, l’or, véritable météorite, décrochait une nouvelle orbite à 3 000 dollars l’once. Un record pulvérisé en octobre, où le cours du métal fusait au-dessus des 4 000 dollars l’once, pour atteindre son plus-haut à 4 381 dollars l’once. Sous la poussée continue de la spéculation, sa valorisation se retrouve ainsi propulsée de plus de 60 % depuis le 1er janvier 2025.

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Au Danemark, une université cible d’une cabale anti-immigration

De la tempête qui s’est abattue sur le campus de l’université de Roskilde (RUC), situé à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Copenhague, il ne reste plus, fin octobre, que ces affichettes, sur les murs. En lettres noires sur fond rouge, elles implorent : « Etudiants bangladais, s’il vous plaît, ne nous laissez pas seuls avec les Danois », « Vous êtes les bienvenus ici ». Un message de soutien qui laisse de marbre Akter (il n’a pas donné son nom de famille), 26 ans : « Pour moi, le Danemark était le pays de l’égalité, de la justice et de l’équité, mais ce n’est plus le cas », lâche, amer, l’étudiant en master de développement et études internationales.

Lire l’enquête (en 2025) | Article réservé à nos abonnés Chasse aux « wokes » : comment les polémiques de ces dernières années ont épuisé les universitaires

Comme Akter, les un peu plus d’un millier d’étudiants originaires du Bangladesh, inscrits dans les universités danoises, se sont retrouvés pris dans une gigantesque polémique au début de l’automne, visant en particulier la RUC. Alimentée par l’extrême droite et les sociaux-démocrates au pouvoir, elle a débouché sur la démission du président du conseil d’administration de l’université et la fermeture d’un programme de master, tandis que d’autres établissements annonçaient modifier les règles d’admission pour les étudiants étrangers.

Il faut rappeler le contexte : à la tête du gouvernement depuis 2019, la cheffe de file des sociaux-démocrates, Mette Frederiksen, est réélue en 2022, en prônant une ligne ultrarestrictive sur l’immigration, alignée sur le programme du Parti populaire danois (DF, extrême droite), qui s’est effondré, ne remportant que 2,6 % des voix.

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Un dîner chez les Hasoun, à Angoulême : « Pendant douze ans, j’ai gardé les clés de ma maison à Homs »

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Autour de la table des Hasoun (de g. à dr.) : Ghufran, 16 ans (de dos), Khaled, 14 ans, Huda, 9 ans et leurs parents Jawdat et Rawaa. A Angoulême, le 25 août 2025. Stéphanie Lacombe pour « Le Monde »

Sur la table de la salle à manger des Hasoun sont posés une nappe en papier blanc, un plateau argenté avec des verres à eau, des couverts pour six. Toutti, le chat, tente à plusieurs reprises de s’installer entre les assiettes. Il n’a pas de place attribuée, contrairement au reste de la famille : les parents en bout de table, près de la cuisine, les trois enfants dans le fond, entre la bibliothèque et la baie vitrée. A 19 heures, le duplex est encore baigné de lumière. De la pièce centrale, une terrasse donne sur le parc arboré de la petite résidence. Aucun bruit de circulation ne se fait entendre dans ce quartier calme, à l’ouest du centre d’Angoulême.

Ce soir, les deux filles aînées, Lujain et Tasnim, 21 et 19 ans, ne sont pas là. Elles ont déjà quitté le foyer pour leurs études d’infirmière et de commerce. A table, il y aura donc Jawdat et Rawaa, le père et la mère, Ghufran, 16 ans, Khaled, 14 ans, et Huda, 9 ans, la benjamine. Et un banquet syrien qui pourrait nourrir tout le monde pour deux jours, au bas mot.

Un moutabal, sorte de caviar d’aubergines au tahini yaourt et citron, décoré d’un trait d’huile d’olive et d’herbes fraîches, côtoie un baba ganoush – une purée d’aubergines – tout aussi beau, et une salade pleine de couleurs, pour le rayon frais. Du côté des plats de résistance, ce sont un mandi, du riz basmati fumé aux épices recouvert de morceaux de poulet rôti, et des fatayer, des beignets de viande hachée aux oignons, qui sont servis. Autour du repas levantin, de la grenadine et un tube de mayonnaise semblent s’être égarés.

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Le « guichet unique » des haies promis aux agriculteurs risque-t-il d’encourager leur destruction ?

Dans la campagne près d’Evron (Mayenne), le 8 décembre 2020. DAMIEN MEYER/AFP

Le gouvernement tiendra-t-il compte des résultats de la consultation publique qui s’achève, mardi 16 décembre, au sujet des haies ? En trois semaines, près de 11 000 personnes ont donné leur avis – en grande majorité négatif – sur le projet de décret « fixant les règles et procédures applicables à la destruction de haies ». Une mobilisation importante lancée par plusieurs associations environnementales, très opposées à ce texte. Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN), une instance consultative, a également rendu un avis défavorable.

L’origine de ce projet de décret remonte au 26 janvier 2024. La profession agricole est alors déjà mobilisée pour protester contre ses conditions de travail. Lors d’un déplacement en Haute-Garonne, le premier ministre de l’époque, Gabriel Attal, annonce différentes mesures, dont l’une porte sur les haies. « J’ai découvert ça, il y a 14 réglementations différentes [sur les haies]. Comment, quand on est agriculteur, peut-on s’y retrouver ? Et après on vient vous chercher, on vous sanctionne, on vous contrôle », déclare-t-il, en promettant de passer de 14 réglementations à une seule. Un an plus tard, la loi d’orientation agricole du 24 mars prévoit que les projets de destruction des haies seront soumis à une déclaration unique.

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Rétractation de Ziad Takieddine : le PNF requiert un procès contre Nicolas Sarkozy, Carla Bruni-Sarkozy et Mimi Marchand

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy, à Paris, le 21 octobre 2025. JULIEN DE ROSA/AFP

Le Parquet national financier (PNF) a annoncé, mardi 16 décembre, demander le renvoi de 11 personnes, dont Nicolas Sarkozy, son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, et la « papesse des paparazzis », Mimi Marchand dans l’affaire de la rétractation possiblement monnayée de l’intermédiaire Ziad Takieddine. La décision de les renvoyer ou non devant le tribunal correctionnel revient au juge d’instruction chargé du dossier.

Le PNF requiert le renvoi de Nicolas Sarkozy pour « association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée » et « recel de subornation de témoin », et celui de Carla Bruni-Sarkozy seulement pour cette première infraction, un non-lieu partiel ayant été requis pour le « recel de subornation de témoin ».

Le témoin en question est l’intermédiaire Ziad Takieddine, mort en septembre 2025, qui avait retiré ses accusations de financement libyen de la campagne de 2007.

Lire aussi la synthèse | Où en sont les affaires concernant Nicolas Sarkozy ?

Pour Michèle Marchand, dite « Mimi » Marchand, le parquet demande le renvoi également pour « subornation de témoin » et « association de malfaiteurs en vue de corrompre des personnes exerçant des fonctions juridictionnelles au Liban ».

Tous les trois encourent une peine maximale de dix ans de prison et 150 000 euros d’amende. Interrogé par l’Agence France-Presse, l’avocat de Nicolas Sarkozy, Christophe Ingrain, a déclaré n’avoir aucun commentaire à faire à ce stade.

Opération « Sauver Sarko »

L’affaire de la fausse rétractation de Ziad Takieddine, appelée opération « Sauver Sarko » par certains protagonistes, est liée au dossier principal du financement libyen de la campagne de 2007. L’ancien chef de l’Etat (2007-2012) a été condamné le 25 septembre à cinq ans de prison dans ce dossier. Il a fait appel et doit être rejugé à partir du 16 mars 2026.

Dans l’affaire de la rétractation, les mis en examen sont soupçonnés d’avoir voulu tromper la justice en utilisant des moyens frauduleux pour innocenter Nicolas Sarkozy. La justice se demande si l’ancien président a avalisé ces manœuvres présumées pour obtenir à la fin de 2020 la volte-face du principal témoin à charge contre lui, l’intermédiaire Ziad Takieddine.

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Dès mai 2012, Ziad Takieddine assurait à la presse que le financement de la campagne de l’ancien chef de l’Etat français par le défunt dictateur libyen, Mouammar Kadhafi, et de ses lieutenants, évoqué dès 2011, était la « vérité ». Nicolas Sarkozy avait, en retour, constamment vilipendé celui qu’il qualifiait de « grand manipulateur », connu pour ses déclarations fluctuantes.

En 2016, dans un retentissant entretien à Mediapart, Ziad Takieddine s’auto-incrimine : il affirme avoir convoyé entre novembre 2006 et début 2007 « 5 millions d’euros » dans des valises lors de trois voyages entre Tripoli et Paris, remis en deux fois à Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, mais aussi à l’ancien chef de l’Etat lui-même. MM. Guéant et Sarkozy avaient farouchement démenti. Ziad Takieddine avait été mis en examen dans cette enquête sensible.

En 2020, dans un entretien à BFM-TV et Paris Match, Ziad Takieddine avait déclaré que « M. Sarkozy n’a[vait] pas eu un financement libyen pour la campagne présidentielle. » Un revirement spectaculaire. Quelques mois après cette rétraction, Ziad Takieddine incriminait à nouveau M. Sarkozy.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Affaire du financement libyen : face à la campagne des proches de Nicolas Sarkozy, la laborieuse communication du PNF

Le Monde avec AFP

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Donald Trump s’en prend à la BBC, au moment où elle renégocie son contrat avec le gouvernement Starmer

Des passants marchent devant le siège de la BBC, à Londres, mardi 16 décembre 2025. ISABEL INFANTES / REUTERS

La pression est montée de plusieurs crans sur la BBC, mardi 16 décembre, après que Donald Trump a confirmé qu’il poursuivait le groupe d’audiovisuel public britannique pour diffamation auprès des tribunaux de l’Etat de Floride. Le président américain réclame 10 milliards de dollars (8,5 milliards d’euros) de dommages et intérêts, au motif que ses propos ont été déformés dans un épisode de l’émission d’investigation « Panorama », diffusé pour la première fois en octobre 2024, une semaine avant l’élection présidentielle américaine. Le discours que Donald Trump avait prononcé le 6 janvier 2021, juste avant la prise d’assaut du Capitole par ses soutiens, a été réédité et donne l’impression que le président les encourage activement à l’action violente.

L’équipe juridique de Donald Trump accuse la BBC d’avoir, à travers un montage vidéo, transformé son discours « intentionnellement, de manière malveillante et trompeuse ». L’institution aux 21 000 employés a cependant confirmé, mardi, qu’elle n’entendait pas négocier de compromis financier avec le chef d’Etat et qu’elle défendrait sa cause devant les tribunaux. Les avocats de la BBC ont déjà fait savoir à Washington que l’édition du discours de Donald Trump n’était pas malveillante et qu’elle ne lui avait pas porté préjudice – il a été réélu à la Maison Blanche en novembre 2024. Et l’émission « Panorama » n’était pas diffusée aux Etats-Unis, n’étant disponible que pour les téléspectateurs au Royaume-Uni.

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