Foot, tennis, basket, boxe, arts martiaux mixtes (MMA) ou cyclisme, qu’importe le sport, c’est la mise qui compte. La mise et l’adrénaline. Et la gagne. Et le statut que cela confère lorsque la victoire est au rendez-vous. Et la perspective de gagner beaucoup d’argent, très vite. Toutes les rencontres sportives, petites et grandes, ici ou ailleurs, sont pour Bilal (le prénom a été modifié) une occasion de parier en ligne, sur le résultat d’un match, le nombre de fautes, le nombre de fois où tel joueur a fait une passe à un autre, le nombre de penaltys… Parier sur tout, et rêver en grand. Deux ans que Bilal rêve. Deux ans qu’il perd. De plus en plus gros.
Bilal a 19 ans, il habite un quartier populaire dans les Yvelines avec sa mère et son petit frère, il est sans emploi et cumule quelque 1 500 euros de dettes de jeu, réparties entre sa banque, sa mère et des amis. Il a fait le calcul il y a quelques mois. Un choc. « J’ai réalisé que tout ça n’avait aucun sens », confie-t-il, honteux de ses pertes – dont il cache le montant à son entourage – et rongé par la sensation de « [s]’être fait avoir ».
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L’affaire a fait grand bruit, dans la commune d’Orvault, en Loire-Atlantique. En plein cœur d’un quartier résidentiel, un casier Mondial Relay a été installé cet automne dans un jardin de particulier. Craignant un flux continu de véhicules et de clients dans ce quartier paisible, au nez et à la barbe des habitants, des élus et des commerçants locaux, les riverains se sont mobilisés.
L’implantation de ces casiers de quelques mètres cubes, permettant le retrait ou le dépôt de colis, se veut pratique et moins chère pour les consommateurs, mais c’est aussi devenu un véritable « Far West ». Leur installation n’est en effet soumise à aucune réglementation. Amazon, Mondial Relay, Vinted Go, AliExpress : ces casiers déferlent sur l’ensemble du territoire national, en osmose avec la montée du commerce en ligne. Les chiffres sont exponentiels. En 2021, 300 « lockers » [consignes automatiques] Mondial Relay étaient dénombrés en France ; ils sont désormais près de 9 000, avec un objectif à 10 000 casiers en 2026.
Cette prolifération, en dehors des zones de chalandise traditionnelles, est symptomatique des stratégies agressives d’un certain nombre de multinationales de la logistique et de l’e-commerce.
Ces réorganisations des réseaux de distribution entraînent des pertes de revenus non négligeables pour les commerçants : plusieurs centaines d’euros par mois, à raison de 20 à 40 centimes par colis. Lorsqu’un point relais ferme, le commerce est fragilisé, c’est aussi au détriment de la consommation dans les commerces alentour, en particulier dans les centres-bourgs et les cœurs de ville.
A l’heure de la lutte contre les concurrences déloyales, l’expansion anarchique des lockers déséquilibre l’aménagement commercial de nos communes. Aussi, comme le maire d’Orvault, de nombreux élus appellent à légiférer, afin d’instaurer des règles claires et de mettre à leur disposition des outils indispensables pour garder la maîtrise de l’aménagement du territoire : obligation de déclaration préalable d’urbanisme, encadrement des emplacements, contreparties financières pour accompagner et maintenir les guichets commerçants de proximité.
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Des véhicules militaires endommagés à la suite d’une frappe aérienne menée par une coalition dirigée par l’Arabie saoudite, dans le port de Moukalla, au Yémen, le 30 décembre 2025. AFP
L’Arabie saoudite a accusé, mardi 30 décembre, les Emirats arabes unis (EAU) d’agir de façon « extrêmement dangereuse » au Yémen, où elle a frappé une cargaison d’armes en provenance, selon elle, d’Abou Dhabi et destinée aux séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC), ce que les EAU ont démenti.
Déjà affaibli par un long conflit avec les rebelles houthistes, le Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, au cœur de rivalités régionales, a vu s’ouvrir au début du mois de décembre un nouveau front : le STC, soutenu par les Emirats arabes unis, s’est emparé au cours des dernières semaines de vastes portions de territoire, notamment dans l’Hadramaout, sans rencontrer de grande résistance. Ses partisans l’appellent à rétablir un Etat dans le sud du Yémen, où une République démocratique et populaire a été indépendante de 1970 à 1990.
Les séparatistes yéménites ont rejeté mardi les appels de la coalition menée par l’Arabie saoudite – soutien du gouvernement yéménite – à se retirer. « Il n’est pas question de se retirer. Il est déraisonnable de demander au propriétaire d’une terre de la quitter. La situation exige de rester et de se renforcer », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Anwar Al-Tamimi, porte-parole du STC. Aux premières heures de la matinée, la coalition militaire dirigée par Riyad a annoncé des frappes sur le port yéménite de Moukalla, capitale de la province de l’Hadramaout.
Elles ont visé les équipages de deux bateaux qui avaient « désactivé leurs systèmes de suivi et déchargé une grande quantité d’armes et de véhicules de combat pour soutenir les forces du Conseil de transition du Sud », a rapporté l’agence officielle saoudienne SPA. Les navires venaient du port de Foujeyra, sur la côte est des Emirats arabes unis, selon SPA. Cette « opération militaire limitée » n’a fait aucune victime, selon la même source.
Un responsable de l’infrastructure, qui a requis l’anonymat, a expliqué à l’AFP avoir reçu un appel à évacuer vers 4 heures, heure locale (2 heures à Paris). Les autorités ont fermé les routes menant vers le port, a constaté sur place un journaliste de l’Agence France-Presse. Des images de l’AFP montrent dans le port un groupe de voitures calcinées et des pompiers essayant d’éteindre le feu qui s’en dégage. Non loin, des fenêtres de bâtiments ont été soufflées par la frappe.
Les frappes de la coalition ont visé le port de Moukalla, le 30 décembre 2025. GOOGLE MAPS
Puis, dans un communiqué au ton inhabituellement fort, le ministère des affaires étrangères saoudien a accusé les Emirats arabes unis d’avoir « poussé » les séparatistes à mener des opérations militaires à la frontière sud du royaume. Ces mesures « prises par un Etat frère » sont « extrêmement dangereuses » et « constituent une menace pour la sécurité » de l’Arabie saoudite et de la région, estime Riyad.
Le royaume a ajouté qu’il « n’hésitera pas à prendre toutes les mesures pour (…) neutraliser » cette menace. Il a également appelé les Emirats arabes unis à retirer leurs forces du Yémen « dans les vingt-quatre heures » et à « cesser tout soutien militaire ou financier à toute partie ».
Abou Dhabi a démenti avoir envoyé au Yémen une cargaison d’armes pour les séparatistes. Le ministère des affaires étrangères émirati a assuré que la cargaison en question ne contenait « aucune arme, et les véhicules déchargés n’étaient destinés à aucun acteur yéménite », mais aux forces émiraties opérant au Yémen. Il a ajouté que l’arrivée de cette cargaison avait été coordonnée avec Riyad. « Le ministère (…) exprime son rejet total des allégations par lesquelles [Abou Dhabi] attise le conflit au Yémen », a-t-il insisté.
Washington évite de prendre parti
Le Conseil présidentiel du Yémen, soutenu par Riyad, a décrété l’état d’urgence et annoncé l’annulation d’un pacte de défense avec les Emirats arabes unis. Au cours des derniers jours, des centaines de membres de tribus s’étaient rassemblés à Aden, la grande ville du Sud, pour demander aux dirigeants du STC d’annoncer l’indépendance du Yémen du Sud, selon la chaîne Aden Independent, affiliée aux séparatistes.
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Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait appelé vendredi à la « retenue », tout en évitant de prendre parti pour l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, deux partenaires-clés de Washington.
Des troupes du principal groupe séparatiste yéménite, le Conseil de transition du Sud, dans une zone montagneuse d’où elles ont lancé une opération militaire, dans la province d’Abyan (Yémen), le 15 décembre 2025. REUTERS
Ces nouvelles tensions pourraient fragiliser davantage le Yémen, dévasté par des années de guerre. Un conflit a éclaté en 2014 entre le gouvernement et ses alliés, dont le STC, et les rebelles houthistes, pro-iraniens, faisant des centaines de milliers de morts, morcelant le pays et provoquant l’une des pires crises humanitaires au monde. Une trêve conclue en 2022 est globalement respectée.
L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, traditionnellement de proches alliés, avaient uni leurs forces contre les houthistes au sein de la coalition, mais des désaccords sont apparus concernant les conflits au Yémen et au Soudan.
Vue aérienne du chantier de l’A69, près de Verfeil (Haute-Garonne), le 14 mars 2025. ED JONES / AFP
la cour administrative d’appel de Toulouse a validé, mardi 30 décembre, l’autorisation environnementale du chantier de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres, et donc la poursuite des travaux entamés en 2023.
« La cour administrative d’appel de Toulouse juge aujourd’hui que la construction de l’A69 et l’élargissement de l’A680 répondent bien à une raison impérative d’intérêt public majeur et que les autorisations accordées en 2023 par l’Etat sont légales », écrit-elle dans un communiqué. « Par cette décision, la cour annule les précédentes décisions du tribunal administratif de Toulouse du 27 février », poursuit-elle.
« Le projet de liaison autoroutière doit être regardé comme répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur, sans qu’il soit nécessaire de justifier d’une situation critique ou de tension particulière quant à l’enclavement ou au décrochage démographique et économique du bassin de vie de Castres-Mazamet », a estimé la juridiction toulousaine dans un arrêt de 53 pages, conformément aux conclusions du rapporteur public lors de l’audience du 11 décembre.
Selon les magistrats d’appel, c’est donc « à tort » que le tribunal administratif de Toulouse a décidé le 27 février d’annuler les arrêtés préfectoraux de mars 2023 autorisant le lancement du chantier. Les travaux avaient été arrêtés avant de reprendre au début de l’été, en raison d’une nouvelle décision de la cour administrative d’appel.
Dans un communiqué, le ministre des transports, Philippe Tabarot, « salue les conséquences de la décision rendue ce jour » et déclare qu’elle « permet d’envisager la livraison, très attendue par le territoire, de cette infrastructure structurante, à l’horizon d’octobre 2026 ».
Pessimisme
La voie est libre, principal collectif d’opposants à cette autoroute, devenue un emblème des luttes environnementales, déplore « une décision évidemment incompréhensible et décevante, mais prévisible », dans un communiqué. Le collectif a annoncé se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État pour arrêter un projet qu’il juge « inutile, destructeur et antisocial ».
De son côté Atosca, le constructeur de l’autoroute, « accueille favorablement » une décision qui va permettre « de poursuivre sans ambiguïté le chantier » et « confirme la nécessité d’une infrastructure attendue depuis plusieurs décennies par le sud du Tarn ».
Dès l’issue des débats, le 11 décembre, les anti-A69 ne cachaient pas leur pessimisme vis-à-vis de la décision, mettant notamment en cause l’impartialité de la cour, présidée dans ce dossier par Denis Chabert, le magistrat qui avait déjà autorisé la reprise des travaux en mai. Ils espéraient néanmoins que les dépassements non autorisés du périmètre du chantier de l’autoroute, constatés en novembre et reconnus par le constructeur lui-même, pourraient faire pencher la balance de leur côté.
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Dans une autre procédure entamée par ces opposants à l’A69, la justice pénale doit se prononcer le 12 janvier sur le sort de ces emprises non autorisées, le parquet ayant pointé « la gravité des atteintes à l’environnement relevées » et requis la suspension des travaux dans ces zones. « L’importance des dépassements d’emprise, ainsi que le caractère incomplet des documents adressés » par le futur concessionnaire Atosca, qui supervise les travaux, ont d’ailleurs conduit le 19 décembre les préfets du Tarn et de la Haute-Garonne à « geler la situation du chantier pour les zones situées hors emprise de l’autorisation environnementale initiale ».
Hormis « ces surfaces complémentaires utilisées de façon temporaire pour la logistique du chantier (…), les travaux se poursuivront sur la surface de référence de l’autoroute conformément à l’autorisation environnementale », portant sur 340 hectares, avait réagi le constructeur. Selon le calendrier convenu avec l’Etat, Atosca prévoit une inauguration de cette autoroute pour l’automne 2026.
En 2025, quels sont les films, les albums de musique, les romans, les séries, les jeux vidéo, les mangas ou encore les bandes dessinées qui vous ont le plus réjouis ? Vous avez été près de 5 000 à répondre à cette question et, grâce à vos votes et à vos témoignages, nous avons pu dresser un classement de vos favoris.
Les films étrangers se hissent en tête de votre classement de 2025, où Une bataille après l’autre, dernier film de Paul Thomas Anderson avec Leonardo DiCaprio, qui domine également les nominations aux Golden Globes, rafle la première place. Il devance par près de 700 voix la Palme d’or 2025, Un simple accident, de l’Iranien Jafar Pahani, et Sirat, d’Oliver Laxe, un « choc » cinématographique pour nombre d’entre vous, plébiscité bien que certains d’entre vous disent en être sortis « sonnée » voire « traumatisé ».
Premier film français de la liste, La Petite Dernière, d’Hafsia Herzi, remporte la septième place, un film « bouleversant et tout en pudeur », tiré du livre éponyme de Fatima Daas, sur les tiraillements d’une jeune femme musulmane et lesbienne qui « nous emmène dans cette explosion du désir avec appétit ». Mention spéciale aussi àL’Inconnu de la Grande Arche,de Stéphane Demoustier, sur l’architecte danois Johan Otto von Spreckelsen qui remporta en 1983 le concours de la Grande Arche de la Défense, qui ne figurait pas dans la liste mais a marqué nombre d’entre vous.
Trois blockbusters pourtant en tête du box-office n’apparaissent pas dans le classement. God Save the Tuche, cinquième volet de la saga à succès de Jean-Paul Rouve, « vieillissante » et qu’il « s’agirait d’arrêter un jour » selon vous, finit loin derrière, aux côtés de Jurassic World : Renaissance et du dernierCaptain America. Dans le genre, Un ours dans le Jura a réussi à tirer son épingle du jeu, une « bonne surprise », là où Chien 51 (à la 68e place aux points) se résume pour l’un d’entre vous à « beaucoup de moyens pour rien ».
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Hugo Décrypte est devenu, le 26 décembre 2025, le premier youtubeur à intégrer le classement des « 50 personnalités préférées des Français » réalisé chaque année par l’IFOP. JOEL SAGET/AFP
Acteurs, chanteurs, sportifs, responsables politiques : depuis 1988, le Top 50 des personnalités préférées des Français – établi par l’Institut français d’opinion publique (IFOP) pour les chaînes TF1 et LCI (précédemment pour l’hebdomadaire Le Journal du dimanche, ou JDD) – dresse un état des lieux des célébrités « les plus sympathiques » et qui « comptent le plus » pour la population du pays. Dans la dernière édition de ce baromètre, publiée vendredi 26décembre, le chanteur Jean-Jacques Goldman occupe, cette année encore, la tête du classement.
HugoDécrypte, fondateur du média en ligne multiplateforme cumulant 20 millions d’abonnés sur Instagram, YouTube et TikTok, est le premier youtubeur à l’intégrer (il occupe la 49e place). Mais malgré leur notoriété, aucun autre créateur de contenu n’y figure.
Cette absence a de quoi surprendre, quand on sait que les trois youtubeurs tricolores les plus suivis (Tibo InShape, Squeezie et Cyprien) cumulent, à eux trois, 61 millions d’abonnés sur YouTube, soit à peu près autant que le nombre d’habitants en France (68,6 millions). Et que 41 % de la population est abonnée à des créateurs de contenus, d’après une étude de l’agence de marketing d’influence Reech datant de février 2025.
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Le 29 janvier, dans l’émission « La Grande Interview », la maire de Romans-sur-Isère (Drôme), Marie-Hélène Thoraval, avait déclaré que les attaques au couteau relèveraient « d’un caractère culturel », leurs auteurs n’étant pas « Français de souche » et ayant « des origines qui sont plus liées avec (…) l’islam ». Dans sa décision du 17 décembre, l’Arcom a estimé qu’« une telle stigmatisation », qui n’a « suscité aucune réaction de la part de l’animatrice » Sonia Mabrouk, est « de nature à encourager des comportements discriminatoires ».
Puis, le 20 mars dans l’émission « Morandini Live », le journaliste du média d’extrême droite Frontières Jordan Florentin a présenté les personnes immigrées comme des « masses » qui « ne peuvent pas forcément s’acclimater avec nos valeurs, nos mœurs et notre culture » et dont l’arrivée en France opérerait un « grand remplacement ». L’Arcom a jugé que « ces propos véhiculent de nombreux stéréotypes particulièrement infamants à l’égard des personnes immigrées dans leur ensemble, de nature à encourager des comportements discriminatoires à leur égard en raison de leur nationalité ou de leur origine ».
Contradiction insuffisante
De plus, « si ces propos ont été en partie contredits, cette contradiction n’a pas été suffisante », et Jean-Marc Morandini, présentateur de l’émission, « a pris le parti de la personne les ayant tenus », selon le régulateur.
Contactée par l’Agence France-Presse, CNews n’avait pas réagi dans l’immédiat à la décision de l’Arcom.
Le régulateur de l’audiovisuel a le pouvoir d’intervenir auprès des chaînes auxquelles elle donne l’autorisation d’émettre, pour leur rappeler leurs obligations. Dans l’échelle des interventions de l’Arcom, la mise en demeure suit la mise en garde et peut déboucher sur une sanction financière en cas de nouveau non-respect des obligations.
Des véhicules enlisés dans la boue à la suite d’une inondation causée par de fortes pluies, à Cavalière (Var), le 20 mai 2025. CHRISTOPHE SIMON / AFP
Avec des canicules de plus en plus intenses et longues, les tensions sur la ressource en eau, les incendies, l’érosion du sol et les glissements de terrain, le Var et les Alpes-Maritimes comptent parmi les départements les plus vulnérables au changement climatique, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. C’est aussi un territoire stratégique majeur pour le Rassemblement national (RN) à l’horizon 2026.
Avec 600 listes déclarées, le parti revient à ses plus hauts niveaux historiques pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Si les ambitions du RN n’ont pas été clairement précisées, les départements des Alpes-Maritimes et du Var, où les vagues bleu marine ne cessent de déferler, font office de coureurs de tête.
Le premier cap à passer est celui des Alpes-Maritimes. Aujourd’hui, contrairement au Var, et malgré des scores historiques pour le parti d’extrême droite, aucune ville du département maralpin n’est gérée par le RN. En présentant ses candidats, le 13 décembre, les députés des Alpes-Maritimes ont déclaré, d’un air assuré : « Nous allons gagner des villes dans les Alpes-Maritimes. »
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Un homme de 26 ans a été interpellé lundi après avoir attaqué des usagers de la ligne 3 du métro parisien, ont fait savoir le parquet et une source policière à l’Agence France Presse (AFP) mardi 30 décembre, quelques jours après que trois femmes ont été légèrement blessées au couteau sur cette même ligne. Le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête pour tentative de meurtre.
Lundi, vers 13 heures, au niveau de la station Temple, dans le centre de la capitale, cet homme a tenté de voler une passagère, qui ne s’est pas laissé faire, a expliqué la source policière. Cet homme, qui était muni d’une tête de marteau, l’a frappée au visage après qu’elle a refusé de lui « remettre tous ses effets » personnels, a expliqué le parquet.
La victime a été légèrement blessée à l’arcade sourcilière et s’est vu reconnaître huit jours d’incapacité de travail, selon le ministère public. A l’arrivée des policiers, le suspect est sorti de la rame et a jeté la tête d’un marteau au sol, a-t-il précisé. L’exploitation de la vidéo de surveillance a permis de révéler une autre agression, quelques instants auparavant, contre un mineur âgé de 17 ans. Selon le parquet, le suspect, né en juillet 1999 en Roumanie, était alcoolisé.
« Dysfonctionnement »
« La cellule d’aide et d’assistance aux victimes a été activée », a indiqué à l’AFP la RATP, qui « condamne avec la plus grande fermeté cet acte de violence » et « apporte son soutien à la victime ».
Le 26 décembre, sur la ligne 3, trois femmes avaient déjà été légèrement blessées au couteau par un homme de 25 ans, interpellé par la suite dans le Val-d’Oise. Initialement présenté comme un ressortissant malien ayant fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), il dispose en réalité d’un passeport français, mais n’en a jamais fait état lors des différentes procédures auxquelles il a été confronté.
Mardi, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a admis un « dysfonctionnement » relatif à la nationalité de cet homme : « A partir du moment où vous traitez un individu comme quelqu’un en situation irrégulière, où vous le placez en centre de rétention administrative et vous tentez une procédure d’éloignement alors que, en réalité, il est Français, évidemment qu’il y a eu un dysfonctionnement », a-t-il reconnu sur France Inter.
Sa garde à vue a été levée samedi soir pour raison psychiatrique, selon le parquet de Paris.
La pénurie de moyens qui touche les universités pourrait se doubler d’une autre, liée à la démographie : dans les dix prochaines années, le nombre d’enseignants titulaires va se tarir du fait d’un grand nombre de départs en retraite, alerte une note d’information du service statistique du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche publiée le 23 décembre.
Selon les prévisions, entre 2024 et 2035, les effectifs des départs en retraite devraient s’accroître de 67 % pour les professeurs du second degré qui enseignent dans le supérieur et de 78 % pour les enseignants-chercheurs, soit des progressions moyennes annuelles, respectivement, de 4,7 % et 5,4 %. Au nombre de 13 000, les professeurs du second degré effectuent 31 % du volume total d’heures d’enseignement, leur charge étant deux fois supérieure à celle des enseignants-chercheurs, au nombre de 58 000, qui mènent en sus de l’enseignement une activité de recherche.
Entre 2019 et 2020, les départs en retraite avaient reculé de 5,3 %. Puis ils avaient fortement augmenté, de 20 % au cours des années 2021 et 2022, en partie par effet de rattrapage, retrace la note.
Du fait du recul de l’âge d’ouverture des droits prévu par la réforme des retraites de 2023, les deux dernières années ont ensuite contribué à une baisse des départs. Le taux de départs définitifs, incluant les départs en retraite mais aussi les décès et les démissions, était de 2,8 % en moyenne sur la période 2018-2024. Mais ce taux atteindrait 3,55 % pour les neuf années allant de 2025 à 2033, prévoit le service statistique du ministère.
Taux d’encadrement en baisse
Plus particulièrement touchées : les sciences et l’économie. « Dans le groupe des sciences, ce sont notamment les disciplines de la biologie-biochimie, des sciences de la Terre, de la physique-chimie et de la mécanique-génie mécanique-génie informatique-energétique, dont les taux de départs augmenteraient le plus », détaille la note. Or, entre 2018 et 2024, ces trois dernières disciplines ont déjà vu leurs effectifs d’enseignants titulaires décroître plus vite que les autres.
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