La cyberattaque visant La Poste « a baissé en intensité » mais « se poursuit », juste avant Noël

L’enseigne de La Poste, à Paris, le 23 août 2025. BERTRAND COMBALDIEU / AP

Le ministre de l’économie, Roland Lescure, a affirmé, mardi 23 décembre, sur BFM-TV/RMC que la cyberattaque qui a touché lundi La Poste et ses services en ligne de suivi de courrier et de banque a « baissé en intensité » mais « se poursuit ». La Poste a confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) que l’« attaque [était] toujours en cours ».

« Aucune donnée personnelle n’a été aspirée », a par ailleurs déclaré Roland Lescure. « Si vous avez demandé un colis pour Noël, vous n’avez pas aujourd’hui les moyens d’aller voir sur le site où il en est, mais le colis, lui, est en train d’arriver », a-t-il assuré, expliquant : « La priorité des priorités, c’est de faire en sorte que les colis arrivent à temps pour Noël. » Les postiers « mettent les bouchées doubles pour y arriver et ils me disent que oui, ils vont y arriver ».

Le groupe La Poste a confirmé être victime lundi d’une attaque informatique rendant inaccessibles ses services en ligne et perturbant la distribution des colis et des courriers, qui reste toutefois « assurée à ce stade ». La cyberattaque intervient au début de la semaine des fêtes de Noël, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l’année, La Poste trie et distribue 180 millions de colis.

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Recrudescence des attaques à Noël

Cette attaque informatique pardéni de service consiste à surcharger des sites Internet et des applications par des requêtes ciblées de telle sorte qu’ils ne soient plus accessibles. « Concernant La Banque postale, les paiements en ligne restent possibles avec une authentification par SMS », a précisé le groupe, assurant qu’il « n’y a strictement aucun impact sur les données » des clients. « Les opérations bancaires peuvent être également faites en bureau de poste ainsi que les retraits d’espèces aux distributeurs automatiques de billets », selon le groupe.

« La période de fin d’année connaît toujours une recrudescence de cyberattaques, mais habituellement ce sont plutôt des cyberattaques qui visent les particuliers », a souligné Gérôme Billois, expert en cybersécurité de la société Wavestone.

Cette fin d’année a ainsi vu, outre l’attaque contre La Poste, des cyberattaques contre les ministères de l’intérieur et des sports.

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Le Monde avec AFP

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« Pendant des années, je me suis limitée à pratiquer la danse des derviches, en essayant de me persuader que l’islam ne m’intéressait pas » : la conversion au soufisme d’Annika

Annika sur son tapis de prière et avec son misbaha (chapelet musulman), à Pluvigner (Morbihan), le 21 novembre 2025. ALINE DESCHAMPS POUR « LE MONDE »

« Je suis en quête de vérité depuis longtemps. J’ai grandi dans une famille protestante, mais, bien que je sois baptisée et confirmée, les églises luthériennes, très austères, ne m’ont jamais vraiment touchée. Comme beaucoup de Norvégiens, je trouvais Dieu dans la nature davantage qu’au temple. Au fond de moi, je ressentais un mal-être, un manque et un appel vers une existence plus mystique. Je recherchais la vraie liberté.

Quand j’étais jeune adulte, cette quête a pris la voie de la thérapie transpersonnelle. J’ai commencé à pratiquer le yoga et la méditation. Il se trouve que mon psychothérapeute était aussi un guide spirituel. Il avait été moine bouddhiste zen, et j’ai d’ailleurs aimé découvrir les enseignements de cette tradition avec bonheur. A l’époque, j’étais dans un cheminement spirituel sans rattachement : je me nourrissais de ce qui me parlait dans les différents courants religieux, entre christianisme, bouddhisme, hindouisme, tantrisme…

Un jour de 2001, lors d’une retraite de jeûne et de méditation, mon thérapeute a mis de la musique et m’a proposé de m’initier à la danse des derviches tourneurs. Cette pratique issue du soufisme – la veine mystique de la religion musulmane – a été inspirée par le grand poète Rûmi, qui a vécu en Anatolie [actuelle Turquie] au XIIIe siècle. C’est une forme de prière active qui vise à permettre la communion avec Dieu. Pendant le tournoiement, la main droite, levée vers le ciel, recueille la grâce divine, que le derviche transmet à la terre par la main gauche, tournée vers le sol.

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Dans l’Hérault, la vigilance rouge pour crues prend fin après une montée des eaux exceptionnelle

Une voiture a été prise dans la crue de l’Hérault, à Agde (Hérault), le 23 décembre 2025. SYLVAIN THOMAS/AFP

Météo-France a abaissé, mercredi 24 décembre, le niveau de vigilance crues de rouge à orange dans l’Hérault, l’absence de précipitations attendue dans la journée devant favoriser la poursuite de la décrue. Dans son bulletin de 10 heures, le prévisionniste a par ailleurs maintenu l’Ardèche et la Drôme en vigilance orange neige-verglas jusqu’à jeudi matin.

Le département de l’Hérault avait été placé en vigilance rouge lundi pour des crues exceptionnelles, notamment sur le fleuve du même nom, en raison de fortes précipitations qui ont provoqué une montée des eaux d’une ampleur inédite depuis plus de trente ans à Agde.

« L’Hérault aval a amorcé sa décrue, cependant les niveaux restent encore hauts avec encore de nombreux axes coupés », précise le dispositif Vigicrues. Sur le secteur d’Agde, la décrue « est lente », précisent les prévisionnistes. Des débordements importants et dommageables vont perdurer, ajoutent-ils.

Près de 1 400 Héraultais sont toujours privés d’électricité, notamment à Palavas-les-Flots, selon le dernier comptage d’Enedis à 8 h 30. « De nombreuses installations électriques étant toujours sous l’eau, les interventions ne pourront reprendre que lorsque la décrue sera suffisamment avancée, afin de garantir la sécurité des équipes et des habitants », explique le gestionnaire du réseau, qui a mobilisé une centaine de salariés.

Lire aussi | En photos : dans l’Hérault, les fortes pluies causent une crue jamais atteinte depuis 1994 à Agde

Pluies verglaçantes

Sur la commune d’Agde, le niveau de l’Hérault a atteint un seuil haut de 3,55 mètres lundi à 20 heures. Il faut remonter à novembre 1994 pour observer à Agde une crue aval similaire, a rapporté la préfecture. A 6 h 30 mercredi, le niveau était redescendu à 3,22 mètres et Vigicrues prévoit un nouveau recul à 3,10 mètres à 10 heures.

En Aveyron, touché par de fortes chutes de neige, quelque 6 500 foyers sont toujours privés d’électricité, principalement dans le centre du département, selon Enedis, mercredi matin.

Une perturbation neigeuse va traverser la région Auvergne-Rhône-Alpes d’est en ouest dans la nuit de mercredi à jeudi et va apporter des chutes de neige en « quantités notables », selon les prévisions de Météo-France.

Les chutes de neige pourraient atteindre 5 centimètres en plaine, davantage sur les hauteurs, rendant la circulation difficile en cette période de fêtes. Des pluies verglaçantes sont également possibles dans le sud des départements concernés.

Lire aussi | Quel temps fait-il pour la saison ? Retrouvez « La Météo du Climat » du jour dans votre ville

Le Monde avec AFP

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Comment ne pas se disputer sur le climat à Noël ?

Chaque semaine, l’infolettre « Chaleur humaine » répond à vos questions sur le climat, la transition, la biodiversité ou les recettes d’aubergines confites.

Cet article est issu de l’infolette Chaleur humaine, si vous souhaitez vous inscrire gratuitement c’est par ici .

Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que cette année 2025 n’a pas été très bonne pour le climat et la biodiversité : non seulement nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire, mais sur certains aspects, on recule. Comment donner du sens à cette période un peu pourrie ? Alors que les fêtes de fin d’année arrivent, voici quelques épisodes qui peuvent nous être utiles collectivement, histoire de prendre une grande respiration avant de passer à table.

Le plus récent. Les lettres de Noël de « Chaleur humaine ». Il y a quelques semaines, vous avez été plusieurs dizaines à nous envoyer des lettres écrites pour des proches avec qui vous vous êtes disputés sur les enjeux du climat, de l’alimentation, de la voiture, des inégalités ou de la démocratie. Voici donc un épisode spécial, dans lequel nous vous proposons d’écouter six lettres d’auditrices et d’auditeurs – lues par nos collègues du Monde – avec en toile de fond une formidable comédie musicale qui parle (justement) de polarisation, West Side Story. A écouter ici, en sifflotant. (Mais aussi sur Apple podcasts, Spotify et Deezer)

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Au Yémen, les rebelles houthistes et le gouvernement vont échanger près de 3 000 prisonniers

Des personnes détenues par les houthistes se dirigent vers un bus lors de leur libération à Sanaa, au Yémen, le 25 janvier 2025. KHALED ABDULLAH / REUTERS

Les rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, et le gouvernement du Yémen reconnu par la communauté internationale se sont accordés sur un échange de prisonniers qui concerne près de 3 000 personnes des deux camps, ont déclaré mardi 23 décembre des responsables des deux parties.

L’accord a été conclu après plusieurs jours de discussions entre les responsables des deux camps à Mascate, la capitale du sultanat d’Oman voisin, médiateur-clé dans ce conflit qui dure depuis plus d’une décennie.

Le gouvernement a conclu un accord avec les rebelles houthistes pour permettre la libération de « milliers » de prisonniers de guerre, a annoncé Majed Fadhail, membre de la délégation gouvernementale chargée des négociations sur l’échange de prisonniers.

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« Nous avons signé aujourd’hui un accord avec l’autre partie pour mettre en œuvre un échange de prisonniers à grande échelle impliquant 1 700 de nos prisonniers en échange de 1 200 des leurs, dont sept Saoudiens et 23 Soudanais », a déclaré de son côté Abdelkader Al-Mourtada, responsable de la délégation houthiste pour les détenus, dans un communiqué publié mardi.

Deux des sept ressortissants saoudiens sont des pilotes de l’armée de l’air, a précisé M. Fadhail à l’Agence France-Presse (AFP). Aucune des sources n’a dit quand l’échange aurait lieu.

Le pays le plus pauvre de la péninsule

L’envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, a salué cet accord, le qualifiant de « mesure positive et significative qui, espérons-le, soulagera les souffrances des détenus et de leurs familles à travers le Yémen ».

Il a toutefois averti que « sa mise en œuvre effective nécessitera[it] l’engagement et la coopération continus des parties, un soutien régional coordonné et des efforts soutenus pour tirer parti de ces progrès en vue de nouvelles libérations » dans un communiqué.

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Le Yémen est divisé entre les houthistes, des rebelles soutenus par l’Iran qui se sont emparés de la capitale, Sanaa, en 2014 puis d’une grande partie du nord du pays, et le gouvernement, qui rassemble des forces hétéroclites et siège provisoirement à Aden, dans le Sud.

La guerre au Yémen a éclaté en 2014 quand les rebelles ont pris Sanaa. Elle a plongé ce pays le plus pauvre de la péninsule Arabique dans l’une des pires crises humanitaires au monde, selon l’Organisation des Nations unies.

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Le Monde avec AFP

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A Mayotte, le cyclone Chido a déclenché une guerre de la fibre optique

A l’entrée de la zone industrielle de Kawéni, à Mamoudzou, une petite pelleteuse creuse, ce 3 décembre, une tranchée sur le bas-côté de la route nationale 1. « La fibre optique arrive à Mayotte », annonce le panneau posé sur le bâtiment en béton abritant une installation télécoms de Mayotte THD. Retenu par le département pour équiper l’archipel, cet opérateur assure qu’il pourra raccorder jusqu’à 1 900 foyers principalement à Mamoudzou, le chef-lieu, à partir de fin janvier 2026.

A quelques centaines de mètres de là, une affiche publicitaire d’Orange vante en mahorais, l’une des deux langues locales : « Mayotte la fibre ija » (« la fibre est là »). Plus loin, dans la ville de Koungou, au nord de Grande-Terre, Sébastien Tellerain, le directeur des réseaux d’Orange Mayotte, se félicite d’avoir « connecté [ses] premiers clients ».

Une publicité pour l’arrivée de la fibre optique d’Orange à Mayotte, dans le centre-ville de Mamoudzou, le 3 décembre 2025. MARINE GACHET POUR « LE MONDE » Des ouvriers lors de l’installation de la fibre optique de l’opérateur Mayotte THD, entre le centre-ville de Mamoudzou et la zone industrielle de Kawéni, le 3 décembre 2025. MARINE GACHET POUR « LE MONDE »

Orange et Mayotte THD bataillent depuis plusieurs mois pour apporter la fibre optique dans ce département de 329 000 habitants, le dernier à ne pas en disposer en France. Ces deux opérateurs entendent déployer chacun leur propre réseau, parfois aux mêmes endroits, alors que la densité de population paraît insuffisante pour deux infrastructures concurrentes. Orange a promis 4 000 foyers raccordables d’ici à la fin de l’année, et 20 000 de plus d’ici à la fin 2026, fait valoir André Martin, le directeur général de l’antenne locale du groupe. Mayotte THD compte quant à lui couvrir 63 000 foyers d’ici à 2030, précise Emmanuel André, son directeur général.

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Une infirmière de l’AP-HP conteste son licenciement pour avoir refusé d’ôter son calot au nom de la laïcité

Manifestation en soutien à l’infirmière Majdouline B., devant le tribunal administratif de Paris, le 23 décembre 2025. BERTRAND GUAY/AFP

Une infirmière de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière (AP-HP), à Paris, a contesté, mardi 23 décembre, en référé, devant la justice administrative, son licenciement et sa révocation de la fonction publique pour avoir refusé de manière répétée d’ôter son calot chirurgical, un couvre-chef fréquemment utilisé à l’hôpital.

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Infirmière depuis 2018 dans cet hôpital de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), Majdouline B. a été licenciée le 10 novembre 2025. Depuis un an, la direction lui reprochait de porter quotidiennement et en toutes circonstances un calot, équipement de protection en tissu, porté habituellement au bloc opératoire ou en réanimation. Au cours de l’année, elle a fait l’objet de six convocations et d’un blâme, jusqu’à un conseil disciplinaire en octobre.

« L’AP-HP lui a reproché de porter ce couvre-chef pour des raisons qui relèvent de ses supposées convictions religieuses », estimant ainsi « qu’il portait atteinte au principe de neutralité des services publics » et contrevenait au « guide de la laïcité » diffusé en décembre 2023 aux équipes, a expliqué devant le tribunal l’avocat de Majdouline B., Me Lionel Crusoé.

« Une discrimination et une injustice »

« Du jour au lendemain, la direction des soins a décidé que plus personne ne devait avoir de couvre-chef sur la tête, que ce soit une charlotte, un bonnet, un calot, plus rien », a déclaré Majdouline B., interrogée par Mediapart. Mais l’infirmière n’a jamais revendiqué d’appartenance religieuse, précisant simplement que le port de cet équipement relevait de « sa vie privée ». L’argument de la laïcité « a finalement été écarté », a ajouté son avocat.

L’AP-HP l’a sanctionnée, car elle « refusait d’obéir à une règle » justifiée par des questions « d’hygiène », qui « interdit de porter le calot de manière continue, dans des zones où il n’est pas prescrit », en particulier un calot « qui n’est pas fourni par l’établissement », « entre et ressort » des locaux, a rapporté l’avocate de l’AP-HP, Me Violaine Lacroix.

L’AP-HP se fonde notamment sur des recommandations de 2014 du comité de lutte contre les infections nosocomiales. Mais, selon Lionel Crusoé, « aucune loi, aucun règlement » et « aucune donnée objective » n’interdisent le port du calot dans le service de médecine interne où elle travaillait. Majdouline B. « justifie de la reconnaissance et de l’admiration de ses collègues » et « a été en première ligne pendant la crise sanitaire » du Covid-19, a plaidé l’avocat.

Il a aussi assuré qu’à l’AP-HP d’autres femmes portent le calot, notamment en cas d’alopécie ou de perte de cheveux après un cancer.

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Majdouline B. voit dans ce licenciement « une discrimination ». « On me révoque pour mon apparence et non pour mes compétences professionnelles », a-t-elle expliqué à l’Agence France-Presse, assurant qu’elle portait ce calot depuis son embauche et que, « pendant le Covid, tout le monde portait calot, masques, surblouse ». « Aujourd’hui mon calot dérange. Je ne comprends pas », a-t-elle dit. Le jugement est attendu dans une à deux semaines.

Le Monde avec AFP

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Pourquoi une partie de la jeunesse se tourne vers une pratique plus fervente de la religion

BORIS SEMENIAKO

Ibtissem, 18 ans, a reçu la religion musulmane en héritage. Une affaire de culture plus que de spiritualité pour la jeune fille, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille. A cette religion en particulier, et au sujet en général, elle ne s’était jamais beaucoup intéressée, explique l’étudiante. « J’avais reçu une éducation religieuse, mais je n’avais pas un intérêt particulier pour cette question », dit-elle. A 15 ans pourtant, tout change. « Mon lycée était en face de la grande mosquée de Strasbourg, une amie, nouvelle venue dans la ville et qui ne connaissait pas les lieux, m’a pressée d’y aller. Là-bas j’ai découvert un monde », raconte Ibtissem.

Elle est alors attirée par un programme destiné aux jeunes avec des réunions semaine après semaine durant lesquelles chacun peut poser une question, et la soumettre à l’imam. Elle y va une fois, deux fois, puis devient une membre active du groupe, pratique de façon toujours plus intensive, jusqu’à se voiler. « Il y a des différences entre mes parents et moi, admet-elle volontiers, moi je peux considérer ma pratique comme étant plus orthodoxe. »

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Budget 2026 : le Parlement a voté le projet de loi spéciale, avant la reprise des débats en janvier

« Si on se met d’accord sur l’essentiel, je suis certaine qu’on peut y arriver », a déclaré la ministre chargée des comptes publics, Amélie de Montchalin, invitée mardi du Journal de 20 heures, qui a assuré qu’il y a une majorité sur les cinq grandes familles de sujets à étudier proposées par le premier ministre, Sébastien Lecornu : l’agriculture, les collectivités locales, le logement, l’outre-mer et la recherche. « Est-ce qu’on fait le minimum ou est-ce qu’on a ce sursaut collectif  ? », a-t-elle ajouté.

Interrogée sur un possible recours au 49.3 pour faire adopter le budget en janvier, Amélie de Montchalin a préféré parler de « compromis ». « On a su le faire sur le budget de la Sécurité sociale, c’est possible » sur le budget de l’Etat, a-t-elle assuré.

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Affaire Epstein : les nouveaux documents publiés contiennent « des affirmations fausses et sensationnalistes » contre Donald Trump, affirme le ministère de la justice américain

Cette image, publiée par le ministère de la justice américain, le 19 décembre 2025, montre des tiroirs et des photos encadrées dans la maison de Jeffrey Epstein, à Manhattan. MINISTÈRE AMÉRICAIN DE LA JUSTICE VIA REUTERS

Des affirmations à l’encontre de Donald Trump contenues dans les nouveaux documents, publiés mardi 23 décembre, sur l’affaire Epstein sont « fausses et sensationnalistes », a affirmé le ministère de la justice américain, contraint par une loi de publier ces fichiers dans une affaire qui embarrasse le président américain depuis des mois.

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« Le ministère de la justice a officiellement publié environ 30 000 nouvelles pages de documents liés à Jeffrey Epstein », a écrit le ministère sur le réseau social X. « Certains de ces documents contiennent des affirmations fausses et sensationnalistes contre le président Trump qui ont été soumises au FBI juste avant l’élection [présidentielle] de 2020. Soyons parfaitement clairs : ces affirmations sont fausses et sans fondement », a ajouté le ministère.

Au moins 8 000 nouveaux documents issus de l’enquête sur le criminel sexuel Jeffrey Epstein ont été publiés, mardi, par le ministère de la justice, accusé par l’opposition démocrate de rétention d’informations pour la diffusion de ce dossier, qu’elle juge trop lente.

Ces nouveaux fichiers contiennent notamment des centaines de vidéos ou d’audios, dont des images de surveillance de la cellule de Jeffrey Epstein datant d’août 2019, quand il a été retrouvé mort. Le ministère de la justice a mis en ligne environ 11 000 liens avec des nouveaux documents, mais certains ne mènent à rien.

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« Une opération de dissimulation »

Le ministère était contraint par une loi de publier l’ensemble du dossier vendredi 19 décembre, dernier délai, mais dit avoir besoin de davantage de temps pour publier avec précaution le reste afin de protéger au mieux les victimes dont l’identité pourrait être dévoilée.

L’opposition démocrate voit cependant dans ce retard une manœuvre politique destinée à éviter la publication d’informations supposées compromettantes pour le président américain, qui apparaît sur des images aux côtés de Jeffrey Epstein.

« C’est clairement une opération de dissimulation », a dénoncé, lundi, le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, en soumettant une proposition de loi pour accentuer la pression sur le ministère qui, selon le sénateur, a « enfreint la loi » en n’ayant pas tout publié vendredi.

« Le ministère de la justice doit arrêter de protéger les hommes riches et puissants qui n’ont pas été inculpés » dans cette affaire, a dénoncé de son côté, lundi, l’élu démocrate à l’origine de la loi, Ro Khanna, en demandant la publication de certaines pièces spécifiques du dossier.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Jeffrey Epstein dans « Le Monde », de l’ami douteux du prince Andrew à l’épine dans le pied de Donald Trump

La base MAGA obsédée par ce scandale

La publication de ces documents, issus de l’enquête menée par les autorités américaines sur l’influent financier new-yorkais, mort avant son procès, doit aider à faire la lumière sur ses liens passés avec des personnalités de premier plan, dont le président républicain.

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Alors qu’il s’était dit, lors de sa campagne en 2024, d’accord pour rendre ces fichiers publics, Donald Trump a ensuite fait volte-face, dénonçant un « canular » instrumentalisé par les démocrates. Sa base MAGA, obsédée par ce scandale, s’était insurgée quand le ministère de la justice avait annoncé à l’été n’avoir découvert aucun élément nouveau justifiant la publication de documents supplémentaires ou de nouvelles poursuites.

Après des mois de révolte, le président a dû céder à la pression du Congrès, y compris d’élus républicains, et a promulgué, en novembre, une loi imposant à son gouvernement de publier l’intégralité des documents non classifiés en sa possession.

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