Israël reconnaît l’Etat du Somaliland

Un homme brandit un drapeau du Somaliland devant le monument commémoratif de la guerre de Hargeisa, le 7 novembre 2024. LUIS TATO/AFP

Il ne sera peut-être plus possible de l’appeler le « pays qui n’existe pas ». Ce surnom, la République autoproclamée du Somaliland pourrait s’en défaire à la suite de la décision du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, de reconnaître la souveraineté de cette région somalienne, vendredi 26 décembre, dans une vidéo publiée sur le réseau social X.

Cette décision marque un « jour historique » selon les mots du président somalilandais, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dit « Irro », qui fait enfin progresser son pays vers l’espoir d’une reconnaissance internationale, un rêve qu’Hargeisa entretient depuis 1991, et ce, malgré la rare stabilité politique qui règne au sein de ce territoire grand comme la Tunisie. Le Somaliland n’était jusque-là officiellement reconnu que par Taïwan – qui, lui non plus, ne bénéficie pas du statut d’Etat souverain.

Lors de son court appel vidéo à son homologue somalilandais, Benyamin Nétanyahou a annoncé « croire en l’amitié entre les deux pays » et vouloir « étendre leur partenariat ». Le premier ministre israélien a également tenu à « remercier le Mossad [les services de renseignements israéliens] pour sa contribution à ce développement » car ce rapprochement s’avère stratégique à plusieurs égards pour l’Etat hébreu.

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Deux skieurs sont morts dans des avalanches sur les stations de La Plagne et de Valloire, en Savoie

Deux personnes sont mortes, vendredi 26 décembre, dans deux avalanches dans les stations de ski de La Plagne et de Valloire, en Savoie, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Un homme de 60 ans est mort vendredi soir après avoir été pris dans une avalanche vers midi, dans un secteur hors piste de la station de La Plagne, à environ 2 600 mètres d’altitude, selon la préfecture de Savoie. L’avalanche avait surpris six skieurs sur la face nord du sommet de Bellecôte, dans la vallée de la Tarentaise, a précisé à l’Agence France-Presse le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de la Savoie.

A l’arrivée des secours, l’homme, en arrêt cardio-respiratoire, avait pu être ranimé, selon la préfecture. Ce guide de haute montagne, qui encadrait le groupe, est décédé à l’hôpital, d’après un communiqué de la station de La Plagne.

Parmi les six skieurs pris dans cette avalanche, une femme de 50 ans, dégagée « polytraumatisée », a également été héliportée vers le centre hospitalier de Grenoble, et deux autres personnes ont été légèrement blessées, selon le PGHM. L’opération de secours a mobilisé une quinzaine de secouristes et deux hélicoptères, selon la préfecture.

Une enquête judiciaire ouverte

Une autre avalanche s’est produite aux alentours de 16 heures dans le secteur de la commune de Valloire, au niveau de la combe de l’aiguille Noire, sous le mont Jovet, à 2 300 mètres d’altitude, a fait savoir la préfecture. Elle a emporté quatre personnes qui faisaient du ski de randonnée, dont l’une, en arrêt cardio-respiratoire, n’a pu être ranimée. Deux autres personnes ont été légèrement blessées, a ajouté la préfecture, précisant qu’une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet d’Albertville pour les deux avalanches mortelles.

Par ailleurs, dans les Hautes-Alpes, un skieur de randonnée italien de 40 ans a été grièvement blessé, vendredi matin, par une avalanche, à Montgenèvre, ont rapporté les gendarmes.

Parmi la douzaine de massifs que comptent les Alpes du Nord, seul celui de la Haute-Maurienne était classé au niveau 4 (fort) sur 5 pour le risque d’avalanches au-dessus de 2 100 mètres d’altitude, selon le dernier bulletin montagne de Météo-France. Les autres étaient classés au niveau 1 (faible) ou 2 (limité). Mais selon la préfecture de Savoie, ces derniers jours, le régime des retours d’est, très ventés, a généré de nombreuses plaques à vent très sensibles.

« Ce n’est pas parce que le risque avalanche est faible qu’il est nul. (…) On a du vent quotidiennement depuis une dizaine de jours », a souligné le PGHM de la Savoie, qui appelle le public à la prudence.

Le Monde avec AFP

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Deux Français tués dans le crash de l’avion qui transportait le chef d’état-major libyen en Turquie

Lors des recherches sur le site du crash qui a coûté la vie au chef d’état-major libyen et à deux Français, près d’Ankara (Turquie) le 23 décembre 2025. ADEM ALTAN/AFP

Deux Français faisaient partie des membres d’équipage de l’avion qui s’est écrasé mardi soir près d’Ankara, tuant tous ses passagers, dont le chef d’état-major des armées libyennes et ses conseillers, a-t-on appris de source diplomatique française vendredi 26 décembre.

« Deux de nos ressortissants, membres de l’équipage, sont décédés dans l’accident aérien survenu le 23 décembre en Turquie », a affirmé cette source à l’Agence France-Presse, sans préciser l’identité de ces ressortissants. « Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, par le biais de notre ambassade en Turquie et le centre de crise et de soutien, est en contact avec les familles et les accompagne dans leurs démarches », a-t-elle ajouté sans autre détail.

Outre le chef d’état-major de l’armée de Tripoli, le général Mohammed Ali Al-Haddad, quatre de ses conseillers et trois membres d’équipage se trouvaient à bord de l’appareil, un Falcon 50, qui s’est écrasé moins de quarante minutes après son décollage.

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La boîte noire a été retrouvée, selon les autorités turques qui ont fait état d’une panne électrique à bord de l’avion et ouvert une enquête pour déterminer les causes de l’accident. Selon le ministre des transports turc, Abdulkadir Uraloglu, la boîte noire sera analysée dans un « pays neutre ». Les résultats de l’analyse seront partagés « avec notre nation et le monde entier avec une totale transparence », a-t-il assuré.

Le ministre de la justice turc, Yilmaz Tunç, a précisé depuis que « contact a été pris avec l’Allemagne à cet effet » d’analyse, ainsi que pour l’examen des enregistreurs vocaux de l’appareil. « Les investigations techniques et les enquêtes médico-légales sur la cause de la panne se poursuivent avec la plus grande minutie », a-t-il assuré.

Trois enquêteurs français sur place

L’avion, un Falcon 50, avait été affrété auprès de la compagnie privée Harmony Jets, basée à Malte selon son site qui précise que la maintenance de ses appareils est effectuée à Lyon, en France.

Contactée par l’AFP, Harmony Jets a refusé de préciser la nationalité du pilote et de l’équipage. « Cette tragédie ne nous a pas seulement privés de personnes qui étaient nos collègues mais aussi comme des membres de notre famille », a répondu son service communication par courriel, arguant de sa « peine très vive » pour décliner tout détail. « Nous ne sommes pas en mesure de préciser les identités ni autre détail à ce stade », ajoutait-il, affirmant faire « toute confiance aux autorités compétentes et coopérer pleinement avec elles ».

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Selon Airport Haber, un site d’information turc spécialisé dans les affaires aéronautiques, outre les Français – pilotes et copilotes selon cette source qui donne les noms –, l’équipage comptait aussi une hôtesse de nationalité grecque dont un journal grec a diffusé les photos, précisant que la jeune femme avait rejoint la compagnie depuis deux mois.

En France, le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) « participe à l’enquête ouverte par la Turquie », a-t-il affirmé sur X vendredi, précisant que trois de ses enquêteurs « se rendent sur place accompagnés de conseillers techniques », comme il est d’usage en cas d’accident survenu à l’étranger à un aéronef de construction ou de conception française.

Le chef d’état-major libyen s’était rendu mardi à Ankara pour une visite officielle à l’invitation de son homologue turc. Il a aussi été reçu mardi par le ministre de la défense et le chef d’état-major turcs, à l’occasion d’une des fréquentes visites que se rendent les responsables des deux pays.

La Turquie est un allié de poids du gouvernement de Tripoli, reconnu par l’ONU, au côté duquel elle est engagée y compris militairement depuis janvier 2020, lui fournissant notamment des drones de combat et des instructeurs militaires mais également un soutien économique. La Libye, où deux exécutifs se disputent le pouvoir, peine à retrouver la stabilité depuis le renversement de Mouammar Kadhafi en 2011.

Le Monde avec AFP

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Face à la vague hivernale, la Mairie de Paris réclame le déclenchement du plan Grand Froid, l’Etat répond être « largement » mobilisé

Une personne sans-abri, installée sous une ligne de métro aérienne à Paris, le 21 septembre 2025. JOEL SAGET/AFP

La Mairie de Paris a appelé vendredi 26 décembre l’Etat à déclencher « sans attendre » le plan Grand Froid, en alertant sur la situation « dramatique » de plusieurs milliers de sans-abri. La préfecture d’Ile-de-France assure, elle, être mobilisée pour « intensifier l’accompagnement » des populations vulnérables.

Le plan Grand Froid a déjà été activé par plusieurs préfectures mais pas en Ile-de-France, qui n’est pas placée en vigilance jaune « grand froid », selon le dernier bulletin de Météo-France.

« A Paris, les températures sont très froides depuis plusieurs jours et risquent de durer », souligne néanmoins dans un communiqué la Ville de Paris, qui « demande solennellement à l’Etat l’ouverture du plan Grand Froid, et de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre à l’abri les personnes les plus fragiles ».

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Le plan Grand Froid permet une extension des horaires d’ouverture des accueils de jour, un renforcement des maraudes et la réquisition de lieux pour ouvrir des places d’hébergement d’urgence.

« Il y a urgence à agir » au regard des « nombreuses alertes » émanant des maraudes sur la présence de sans-abri « transis par le froid » au cours des derniers jours, selon le communiqué de la Mairie de Paris.

« Grave désengagement de l’Etat »

Sollicitée par l’Agence France-Presse (AFP), la préfecture d’Ile-de-France a assuré s’être « largement » mobilisée dès le 23 décembre, « en lien avec les opérateurs et les acteurs de la veille sociale », « pour intensifier l’accompagnement des publics en situation de rue ».

« Lorsque les conditions d’activation du plan Grand Froid seront réunies à Paris, il sera immédiatement déclenché par le préfet de région d’Ile-de-France, préfet de Paris », a-t-elle affirmé, sans donner davantage de détails. « Au total, ce sont près de 16 900 places qui sont ouvertes par les services de l’Etat chaque nuit en ce moment dans Paris pour accueillir les personnes en rue les plus vulnérables », a souligné la préfecture d’Ile-de-France.

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« Ce sont 210 nouvelles personnes en famille qui avaient appelé hier le 115 qui ont pu être hébergées » jeudi soir, a poursuivi la préfecture de région, ajoutant que « plus de 20 maraudes » s’étaient rendues auprès des sans-abri vendredi. « Les maraudes n’ont nulle part où mettre les personnes à l’abri, c’est dramatique », a déclaré à l’AFP Léa Filoche, adjointe à la maire socialiste Anne Hidalgo en charge des solidarités.

Lire aussi : En 2022, 624 SDF sont morts en France, un « drame sociétal scandaleux »

De « nombreux lieux vides » pourraient être réquisitionnés par l’Etat comme l’ancien hôpital militaire du Val-de-Grâce dans le quartier Latin, selon l’élue qui dénonce le « grave désengagement de l’Etat auquel la mairie se substitue tant bien que mal ». « Au total la Ville de Paris met à l’abri plus de 1 400 personnes dont la prise en charge relève de l’Etat », dans six gymnases et huit bâtiments municipaux (anciennes écoles, crèches ou collèges), détaille-t-elle.

« La mairie va pousser les murs dès ce [vendredi] soir mais ça ne créera que quelques dizaines de places, c’est largement en dessous des besoins », a regretté Léa Filoche, soulignant que plus de 3 500 personnes dormant à la rue avaient été recensées lors de la dernière Nuit de la solidarité au début de 2025.

La mairie a mis en place au début de décembre son « plan Hiver » qui ouvre de nouvelles places d’hébergement et augmente l’aide alimentaire. De son côté, la région Ile-de-France a annoncé vendredi reconduire son plan pour l’hiver, qui soutient les associations d’aide aux sans-abri à hauteur de 1,25 million d’euros.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Rachid, 57 ans, SDF mort à Marseille : « Il ne supportait plus la rue. Il disait qu’il n’avait plus l’âge »

Le Monde avec AFP

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Face à la poussée séparatiste, le gouvernement yéménite appelle la coalition saoudienne à « prendre des mesures militaires » pour le soutenir

Les forces du principal groupe séparatiste du Yémen, le Conseil de transition du Sud, dans une région montagneuse, d’où elles mènent une opération militaire, dans la province méridionale d’Abyan, au Yémen, le 15 décembre 2025. REUTERS

Le gouvernement yéménite veut stopper une nouvelle escalade dans ce pays déjà meurtri par plus de dix ans de guerre. Les autorités yéménites, reconnues par la communauté internationale, ont demandé, vendredi 26 décembre, à la coalition menée par son allié saoudien de prendre des « mesures militaires » pour soutenir ses forces dans un territoire récemment passé aux mains des séparatistes.

Les autorités ont adressé cette requête à Riyad afin « de protéger les civils innocents dans la province de l’Hadramaout et d’aider les forces armées à ramener le calme », a affirmé l’agence de presse officielle Saba.

Plus tôt dans la journée, les séparatistes yéménites ont affiché leur détermination à poursuivre leurs objectifs malgré des avertissements de l’Arabie saoudite. Ce mouvement séparatiste du Conseil de transition du Sud (STC) s’est emparé ces dernières semaines de vastes portions de territoire et dit vouloir rétablir l’ancien Etat du Yémen du Sud, indépendant de 1967 à 1990.

Autre signe de tension, plus de 15 000 combattants yéménites appuyés par l’Arabie saoudite sont massés dans des zones stratégiques à la frontière entre les deux pays, selon un responsable militaire yéménite.

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Bombardements saoudiens

Les séparatistes, soutenus par les Emirats arabes unis, ont accusé, vendredi, l’Arabie saoudite d’avoir frappé leurs positions. « L’armée de l’air saoudienne a bombardé des positions des forces » séparatistes à Wadi Nahb, dans la province de l’Hadramaout, a annoncé la « chaîne indépendante d’Aden », proche du mouvement STC, dans un message publié sur les réseaux sociaux. La télévision a partagé une vidéo montrant un panache de fumée s’élevant du désert, avec des véhicules blancs au premier plan.

Le STC a, de son côté, fait état auprès de l’Agence France-Presse de deux frappes saoudiennes dans la région. Aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat après les frappes. Celles-ci « n’empêcheront pas les populations du Sud de continuer à avancer vers la restauration de leurs droits », ont prévenu les séparatistes dans un communiqué.

Ce mouvement, qui fait pourtant partie de la coalition du gouvernement yéménite internationalement reconnu, s’est, dans le même communiqué, déclaré « ouvert à tout arrangement » avec Riyad « garantissant la sécurité, l’unité et l’intégrité du Sud ».

« Escalade injustifiée »

L’Arabie saoudite, à la tête d’une coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite, n’a pas commenté pour l’heure ces allégations. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a, lui, appelé vendredi à la « retenue », tout en évitant de prendre parti entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, deux partenaires clés de Washington.

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Jeudi, après des affrontements entre les séparatistes et un chef tribal proche du royaume saoudien, Riyad avait condamné des prises de territoires « de manière unilatérale », dénonçant « une escalade injustifiée » et disant espérer un « retrait urgent (…) des forces » du SCT des provinces de Mahra et de l’Hadramaout.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’Arabie saoudite tente de s’afficher en modérateur après les frappes américano-britanniques contre les houthistes au Yémen

Ces nouvelles tensions pourraient fragiliser davantage encore le pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, au cœur de rivalités régionales. Depuis 2014, le Yémen est plongé dans un conflit dévastateur opposant les rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, au gouvernement qui rassemble des forces hétéroclites.

L’intervention de la coalition militaire menée par l’Arabie saoudite en 2015 a aggravé la guerre, qui a laissé le pays divisé, fait des centaines de milliers de morts et provoqué l’une des pires crises humanitaires au monde.

Un calme relatif est cependant revenu depuis une trêve conclue en 2022 entre les rebelles houthistes et les forces gouvernementales. Oman, médiateur-clé au Yémen et également voisin de la province de Mahra, a appelé à « éviter toute escalade (…) et à engager un dialogue politique global ».

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait averti la semaine dernière que les avancées du STC augmentaient le risque d’une « plus grande escalade » dans ce pays, déjà frappé par l’une des pires crises humanitaires au monde, selon les Nations unies. « Une reprise totale des hostilités pourrait avoir de graves répercussions sur la paix et la sécurité régionales », avait-il déclaré, exhortant les parties à apaiser les tensions.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au Yémen, le gouvernement des houthistes décimé par un bombardement israélien

Le Monde avec AFP

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A Bordeaux, un jeune homme tué par balle, au moins deux suspects arrêtés

Une fusillade dans un quartier populaire de Bordeaux a causé la mort d’un jeune homme, a fait savoir, vendredi 26 décembre, le parquet. Hospitalisée jeudi soir avec un pronostic vital engagé, la victime a succombé à ses blessures.

Né en 2006, il est originaire de Trappes, en région parisienne, a précisé le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul. Selon lui, le jeune homme « a été l’objet de deux coups de feu ayant finalement entraîné son décès ».

Une source policière a évoqué des blessures au thorax et à la tête. Selon elle, trois personnes étaient à bord du véhicule d’où sont partis les tirs jeudi soir aux Aubiers, dans le nord de Bordeaux. Dans ce quartier, une fusillade avait déjà coûté la vie à un adolescent en 2021.

« Deux suspects majeurs ont été interpellés peu après les faits » et « une arme de guerre a été appréhendée », a fait savoir le parquet. Selon la source policière, il s’agirait d’un fusil d’assaut approvisionné retrouvé dans leur voiture qu’ils ont abandonné à Bruges, une commune limitrophe de Bordeaux.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La fusillade à Bordeaux s’inscrit « dans une escalade des tensions entre quartiers »

Connus des services de police

Les deux hommes, âgés de 20 et 24 ans, sont connus des services de police, tout comme la victime, âgée de 19 ans, d’après la même source. Un troisième homme a été interpellé vendredi en fin de matinée, et un gilet pare-balles et une cagoule ont notamment été retrouvés chez lui, précise une autre source policière.

Le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, qui s’est rendu dans le quartier, vendredi, pour « apporter [s]on soutien aux habitants », a affirmé que « les premières informations communiquées laissent penser qu’il s’agirait d’un règlement de comptes lié au narcotrafic ». L’enquête a été confiée à la direction de la criminalité organisée et spécialisée du service interdépartemental de police judiciaire de Bordeaux.

Le procès de la fusillade de janvier 2021 s’est tenu en mai devant les assises de la Gironde : les deux principaux accusés de ce meurtre commis sur fond de rivalité entre quartiers ont été condamnés à trente ans de réclusion criminelle.

Lire aussi le décryptage | Article réservé à nos abonnés Municipales 2026 : comment le narcotrafic s’invite dans la campagne

Le Monde avec AFP

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : au moins huit blessés à Kiev lors d’une attaque nocturne de l’armée russe dans plusieurs régions

Bonjour et joyeux Noël depuis l’Algérie. Je vous suis depuis plus de 3ans. Merci pour votre professionnalisme. Une question un peu naïve : les soldats ukrainiens ainsi que russes reçoivent-ils un salaire (du moins pour entretenir leurs familles) si oui, une approximation ?? Merci encore

Amine Algérie

Merci pour vos mots et joyeux Noël également ! C’est tout sauf une question naïve. Plus de trois ans après le lancement de son offensive en Ukraine, le président russe cherche à attirer de nouveaux « volontaires » pour combattre sur le front. Et pour cela, les autorités russes promettent des soldes mirobolantes, des avantages sociaux alléchants, des primes importantes, à grand renfort de campagnes de propagande diffusées dans les rues, au sein des universités, sur les réseaux sociaux, ou à la télévision, comme nous l’écrivions dans cet article.

Ainsi, Vladimir Poutine a décidé, en juillet 2024, de doubler la solde mensuelle des contractuels, passée de 195 000 roubles à 400 000 roubles (un peu moins de 4 000 euros) somme que les régions sont censées abonder. Soit dix fois plus que le salaire moyen.

A ce pactole s’ajoute une prime forfaitaire de 1,2 million de roubles versée à l’engagement. Non imposables, ces revenus sont assortis de privilèges offerts aux combattants et à leurs familles, entre autres des crédits immobiliers à taux préférentiels, un accès aux plus prestigieuses universités du pays sans examen d’entrée, une retraite confortable, ainsi qu’un statut social.

Du côté ukrainien, selon Les Echos : un soldat sur le front gagne actuellement l’équivalent de 3 000 euros par mois. Ce montant est également détaillé par The New Voice of Ukraine, qui évoque un chiffre un peu en deçà. Le site rapporte que tous les militaires des forces armées reçoivent un salaire mensuel de base qui, pour 2025, est d’environ 20 000 hryvnias par mois (soit environ 400 euros) comme minimum légal. Ceux qui servent dans des zones de combat reçoivent des primes significatives, souvent entre 30 000 et 100 000 hryvnias par mois selon la nature de leur tâche et leur exposition directe au combat – ce qui donne un montant compris entre 1 800 et 2 400 euros par mois. Les montants varient toutefois selon les primes de combat, le grade, etc.

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Perry Bamonte, guitariste et claviériste de The Cure, est mort à 65 ans

Perry Bamonte avec le groupe the Cure, à Chula Vista (Californie), le 20 mai 2023. HARMONY GERBER / AFP

Le groupe britannique de new wave The Cure a annoncé, vendredi 26 décembre, la mort à 65 ans de son guitariste et claviériste, Perry Bamonte. Celui qui était surnommé Teddy « est décédé chez lui après une courte maladie à Noël », selon un communiqué publié sur le site du groupe, disant son « immense tristesse ».

« Discret, intense, intuitif, constant et d’une immense créativité, “Teddy” était un cœur chaleureux et une part essentielle de l’histoire de The Cure. (…) Il nous manquera énormément », ajoute le texte.

The Cure, avec son emblématique chanteur Robert Smith, 66 ans, s’est transformé tout au long de ses décennies prolifiques. Devenu membre à part entière du groupe en 1990, Perry Bamonte a d’abord fait partie de l’équipe technique en 1984 avant de connaître deux périodes comme membre du groupe. D’abord comme guitariste pendant quatorze ans – jouant aussi de la basse six cordes – jusqu’à son éviction début 2005, puis aux claviers depuis 2022, date à laquelle il réintégra la formation pour une tournée mondiale.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés The Cure, en concert à Liévin, dans un bain de jouvence

Bassiste du groupe Love Amongst Ruin

Dans son communiqué, The Cure a souligné que le musicien avait contribué à la création de nombreux albums, dont Wish (1992), Wild Mood Swings (1996), Bloodflowers (2000), Acoustic Hits (2001) et The Cure (2004). Il a donné plus de 490 concerts, dont les plus récents figuraient « parmi les meilleurs de l’histoire du groupe », précise le communiqué.

Porté par la voix de Robert Smith, The Cure a contribué à façonner le rock gothique avec des albums comme Pornography (1982). Le groupe a ensuite connu des succès avec des morceaux beaucoup plus enjoués, dont Friday I’m in Love. Ses derniers albums datent de 2008 (4 :13 Dream) et de 2024 (Songs of a Lost World).

Sur Instagram, le batteur du groupe Lol Tolhurst s’est dit « tellement triste » de la disparition de Bamonte, ajoutant : « Adieu Teddy. »

Perry Bamonte, qui était gaucher, avait été également le bassiste du groupe Love Amongst Ruin, qui a sorti deux albums studio en 2010 et en 2015.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Songs of a Lost World », la procession mélancolique et fiévreuse de The Cure

Le Monde avec AFP

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Municipales 2026 : les maires face aux fermetures de classes et au spectre des déserts scolaires

Jour de rentrée scolaire, dans le golfe du Morbihan, le 2 septembre 2019. FRED TANNEAU/AFP

Jean-Louis Portal n’y arrive pas. Le maire (sans étiquette) d’Ally, commune de 128 habitants en Haute-Loire, ne veut pas prendre la décision de fermer l’école. Pourtant, depuis septembre, la bâtisse de ce village de moyenne montagne est vide. Alors que seuls trois élèves étaient inscrits pour la rentrée 2025 contre cinq l’année précédente, l’éducation nationale a fait le choix de supprimer le poste de l’enseignante qui assurait cette classe unique. « C’est symbolique, mais si je fais voter en conseil municipal une décision de fermeture, l’école ne rouvrira jamais », se désole l’élu, qui comprend la décision de l’Etat.

L’édile a essayé de convaincre les parents qui préfèrent scolariser leurs enfants près de leur lieu de travail. Sans succès. « Si tous les enfants de la commune y étaient scolarisés, on aurait une dizaine d’élèves et l’école serait sauvée », regrette Jean-Louis Portal, qui laisse la décision de fermeture à l’équipe municipale qui prendra sa succession. Lui se souvient avec nostalgie du début de son premier mandat, en 2014, où l’école comptait encore une vingtaine d’élèves.

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Comment des Russes échappent aux sanctions et obtiennent la « citoyenneté européenne » grâce à des faux papiers roumains

Un policier des frontières roumain sur les rives de la Tisza, à la frontière avec l’Ukraine, près du poste-frontière de Sighetu Marmatiei (Roumanie), le 17 mai 2024. DANIEL MIHAILESCU/AFP

La tendance semble inexorable : en Roumanie, les villages se vident de leurs habitants, alors qu’entre 4 millions et 5 millions de citoyens ont quitté le pays depuis la chute du communisme, en 1989. Pourtant, la petite commune de Varfu Campului a curieusement vu sa population doubler en l’espace d’une décennie, passant de 3 420 habitants, en 2011, à plus de 7 000, en 2021. Dans cette bourgade du nord du pays, proche de l’Ukraine, près de 10 000 personnes étaient inscrites sur les listes électorales en 2024, mais certains bureaux de vote n’ont enregistré que 2 % de participation aux élections municipales organisées en juin de la même année. De quoi éveiller les soupçons des autorités.

En novembre 2024, plusieurs dizaines de perquisitions ont mis au jour la supercherie : pas d’économie florissante ou de baby-boom, mais près de 10 000 citoyens de Moldavie, d’Ukraine et de Russie ont obtenu des papiers d’identité roumains de manière frauduleuse, avec établissement d’un domicile fictif à Varfu Campului, parfois sans l’accord préalable des propriétaires. Desfaux documents, en échange de pots-de-vin, auraient été établis depuis des années par desfonctionnaires de deux bureaux d’état civil, avec la complicité d’habitants.

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