A Rio de Janeiro, plus de 60 morts après un raid policier dans une favela

Un policier brandit son arme pendant une opération des forces de l’ordre dans la favela de Vila Cruzeiro, dans le quartier de Penha, à Rio de Janeiro, au Brésil, le 28 octobre 2025. MAURO PIMENTEL / AFP

Une opération policière menée, mardi 28 octobre, dans des favelas de Rio de Janeiro contre l’un des gangs de narcotrafiquants du Brésil est devenue la plus meurtrière de l’histoire de cette grande ville du sud-est du pays. Au moins 64 personnes sont mortes dans ces raids qui ont donné lieu à des tirs intenses, des barricades et des incendies.

Les opérations meurtrières des forces de l’ordre sont, malgré leur efficacité contestée, fréquentes à Rio. Elles visent notamment les favelas, quartiers pauvres et densément peuplés vivant souvent sous le joug de trafiquants de drogue.

Mais l’opération de mardi, par son ampleur et sa violence, a créé un choc. Jusqu’au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, qui s’est dit « horrifié » et a demandé des « enquêtes rapides ».

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Le raid, mobilisant 2 500 agents, s’est concentré sur deux ensembles de favelas du nord de Rio – les quartiers de Penha et d’Alemao –, situées à proximité de l’aéroport international. Le gouverneur de droite de l’Etat de Rio, Claudio Castro, a annoncé que « 60 criminels » avaient été « neutralisés ». Quatre policiers ont été également tués, a dit à l’Agence France-Presse (AFP) une source au sein de ses services.

Des bus utilisés comme barricades

A l’hôpital Getulio-Vargas, d’où l’on entendait les rafales tirées non loin, un défilé ininterrompu de véhicules déposait devant l’entrée des cadavres et des blessés par balle, policiers, délinquants présumés ou simples habitants, a constaté un photographe de l’AFP. A Vila Cruzeiro, une favela de Penha, des policiers lourdement armés gardaient une vingtaine de jeunes hommes interpellés. Serrés les uns contre les autres, ils étaient assis par terre la tête baissée, pieds et torse nus.

Plusieurs ministres du gouvernement fédéral se sont réunis à Brasilia pour évaluer la situation, décidant qu’une délégation se rendrait à Rio pour une « réunion d’urgence », mercredi. Jusqu’à présent, l’opération policière la plus meurtrière à Rio, ville de plus de 6 millions d’habitants, avait eu lieu durant la pandémie de Covid-19, en 2021, quand 28 personnes étaient mortes en une seule journée dans la favela de Jacarezinho.

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Le gouverneur a aussi annoncé l’arrestation mardi de « 81 criminels », ainsi que la saisie de 100 fusils d’assaut et d’« une énorme quantité de drogue ».

L’opération a entraîné la fermeture d’une quarantaine d’écoles, tandis que l’université fédérale de Rio de Janeiro, située à proximité d’une des favelas concernées, a annulé ses cours et demandé aux personnes présentes sur le campus de se mettre à l’abri. « Plus de 200 000 résidents demeurent affectés par la fermeture des écoles et par celle des unités de santé », a fait savoir, mardi, l’Assemblée législative de l’Etat de Rio.

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Stratégie courante des gangs lors des affrontements avec la police, « plus de 50 bus ont été utilisés comme barricades », a précisé le syndicat des entreprises d’autobus de Rio.

Environ 700 morts par an

L’opération vise à « combattre l’expansion territoriale du Comando Vermelho [“commando rouge”] », l’une des principales factions criminelles du Brésil, implantée dans plusieurs Etats du pays, a précisé le gouvernement de l’Etat de Rio sur le réseau social X. Les policiers ont mobilisé deux hélicoptères, 32 véhicules blindés et « 12 véhicules de démolition » utilisés pour détruire des barricades.

Le gouverneur Claudio Castro a publié sur X une vidéo d’un drone lançant un projectile depuis le ciel nuageux. « C’est comme ça que la police de Rio est reçue par les criminels : avec des bombes lancées par des drones », a commenté cet allié de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro, dénonçant un « narcoterrorisme ».

Lire aussi le reportage | Article réservé à nos abonnés L’Etat de Bahia, bastion de Lula, connaît une explosion des violences policières : « Leurs méthodes ressemblent souvent à celles d’une milice »

Dans une déclaration, 30 organisations de la société civile, dont Amnesty International, ont affirmé que l’opération « exposait l’échec » des politiques de sécurité brésiliennes. L’ONG Human Rights Watch au Brésil a déploré une « énorme tragédie » et réclamé l’ouverture d’enquêtes sur « chaque mort ».

« La politique de Claudio Castro traite les favelas comme des territoires ennemis, où règne le permis de tuer », a accusé le député de gauche, Henrique Vieira.

La commission des droits de l’homme de l’Assemblée législative de Rio a annoncé qu’elle exigerait « des explications sur les circonstances de l’action, qui a de nouveau transformé les favelas de Rio en un théâtre de guerre et de barbarie », selon Dani Monteiro, présidente de la commission.

En 2024, environ 700 personnes sont mortes lors d’interventions des forces de l’ordre à Rio, soit presque deux par jour.

Le Monde avec AFP

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France-Allemagne : les Bleues éliminées en demi-finales de la Ligue des nations

L’équipe d’Allemagne célèbre sa qualification pour la finale de la Ligue des nations, à Caen, le 28 octobre 2025. JEREMIAS GONZALEZ / AP

L’année 2025 ne sera pas l’année du premier sacre pour les Bleues. Malgré une prestation nettement plus emballante que celle de la demi-finale aller (2-2), les joueuses tricolores ont été sorties de la Ligue des nations, mardi 28 octobre à Caen, par une équipe d’Allemagne implacable lorsqu’il s’agit de faire mal à son adversaire et victorieuse 1-0 il y a quatre jours.

Dominées pendant cinquante minutes et menées d’entrée de jeu sur un but de Melvine Malard (3e), les Allemandes n’ont eu besoin que de deux occasions pour faire plier l’équipe de France. Nicole Anyomi et Klara Bühl ont terrassé Pauline Peyraud-Magnin, de deux frappes puissantes et imparables (12e et 50e). « Elles ont été très réalistes : deux frappes cadrées et deux buts », a constaté le sélectionneur Laurent Bonadei. L’égalisation tardive de Clara Mateo (89e, 2-2) n’a pas suffi à renverser la situation et à offrir une deuxième finale de rang dans cette compétition à la France.

Lire aussi | France-Allemagne : revivez l’élimination des Bleues en demi-finales de la Ligue des nations féminine

Courageuses, mais atteintes moralement après le deuxième but adverse, les Tricolores ont joué le reste de la deuxième période sur un fil, tour à tour proches de craquer ou d’égaliser. Entrée en jeu, Kadidiatou Diani ratait un face-à-face contre la gardienne allemande, tirant en plein sur Stina Johannes (82e), avant de se rattraper en trouvant la tête de Mateo. Malgré une dernière phase de poussée et le soutien des 18 112 spectateurs, les joueuses françaises ne parvenaient pas à battre leur bête noire. Grâce à sa victoire du match aller, la Frauenteam disputera la finale face à l’Espagne.

Elles joueront la Suède pour tenter d’accrocher la troisième place

En huit participations à l’Euro, cinq à la Coupe du monde et aux Jeux olympiques et désormais deux phases finales de Ligue des Nations, les footballeuses françaises n’ont jamais fait mieux qu’une deuxième place en Ligue des nations, en 2024. Cette fois-ci, elles ne pourront pas viser mieux que la troisième place contre la Suède. Les rencontres se joueront, en deux manches, les 28 novembre et 2 décembre.

Avant la rencontre, Grace Geyoro a célébré sa centième sélection avec une haie d’honneur, un bouquet et un maillot encadré remis par le président de sa Fédération, Philippe Diallo. L’ancienne joueuse du PSG aurait certainement préféré fêter une qualification.

Bousculée vendredi à Düsseldorf, l’équipe de France avait mis le bleu de chauffe. A domicile, les Bleues avaient à cœur de montrer un autre visage. Le sélectionneur et sa capitaine, Griedge Mbock, avaient répété, la veille en conférence de presse, le même message : contre cette équipe allemande qui met « beaucoup d’agressivité », il faudrait « emballer le match ».

Dès le coup d’envoi, la promesse était respectée. L’engagement des Tricolores était à la hauteur du rendez-vous. Cet entrain retrouvé était récompensé par le but précoce de la tête de Melvine Malard, sur un centre de Selma Bacha (3e, 1-0). L’attaquante de Manchester United, autrice de cinq buts dans le championnat anglais, donnait raison à Laurent Bonadei, qui l’avait choisie pour suppléer Marie-Antoinette Katoto.

Lire aussi | Allemagne-France : impuissantes, les Bleues s’inclinent en demi-finale aller de la Ligue des nations

« On a manqué de lucidité »

Mais face à un tel adversaire, qui menait 13 victoires à 6 avant cette 25e confrontation, aucun relâchement n’était permis. Nicole Anyomi se jouait de Maëlle Lakrar et égalisait d’une frappe soudaine en lucarne (12e, 1-1).

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Loin de se laisser abattre, les Bleues repartaient de plus belle. Parfois emballantes, elles manquaient seulement de justesse dans les derniers gestes. Sakina Karchaoui, Delphine Cascarino et Melvine Malard essayaient à plusieurs reprises de marquer, sans succès face à la gardienne Stina Johannes (21e, 32e, 35e ou 43e). « On aurait mérité d’avoir un avantage d’au moins un but à la mi-temps. On a manqué de lucidité, soulignait Laurent Bonadei. Les joueuses ne se sont pas résignées, elles ont toujours cru qu’il était possible de gagner ce match. »

La joueuse des Bleues Melvine Malard célèbre son but face à l’équipe d’Allemagne lors des demi-finales retour de la Ligue des nations, à Caen, le 28 octobre 2025. LOU BENOIST / AFP

Au retour des vestiaires, la punition ne se faisait pas attendre. Irréprochable jusque-là, Elisa De Almeida se faisait prendre par les dribbles de Klara Bühl. Déjà buteuse il y a quatre jours, la Munichoise inscrivait le deuxième but de son équipe (51e, 2-1), un coup de bambou pour les Bleues, qui devaient alors marquer deux buts pour arracher la prolongation.

« Beaucoup de signaux positifs »

Laurent Bonadei remplaçait poste pour poste deux de ses trois attaquantes titulaires : Clara Mateo et Kadidiatou Diani prenaient le relais de Melvine Malard et Delphine Cascarino. Malgré leurs efforts, l’équipe de France échouait à inscrire un troisième but.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés France-Allemagne : les Bleues poursuivent leur éternelle opération de rajeunissement

Trois mois après son énième échec en quarts de finale de l’Euro 2025, battue par le même adversaire, l’équipe de France espère terminer l’année sur une meilleure note en arrachant la troisième place de la Ligue des nations. Ensuite il sera temps de se tourner vers le prochain objectif : les éliminatoires de la Coupe du monde 2027.

Le sélectionneur ne se sent pas en danger. Le Varois, qui prône le rajeunissement de la sélection, veut s’inscrire dans « la continuité d’un travail avec des joueuses plus jeunes, des joueuses investies et d’autres qui progressent ».

La performance encourageante de ses joueuses en Normandie va plutôt dans ce sens. « Libre à vous de penser que c’est un échec. J’ai ma conscience professionnelle avec moi. Je suis engagé dans un projet et sur un contrat, a-t-il souligné. Je vois beaucoup de signaux positifs dans la progression de cette équipe et dans l’état d’esprit des joueuses. » Il ne reste plus qu’à rendre cette vision incontestable par les résultats.

Anthony Hernandez (Caen, envoyé spécial)

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Loi contre la vie chère en outre-mer : le Sénat adopte un texte jugé insuffisant pour lutter contre la flambée des prix

Des sympathisants du RPPRAC (Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens) attendent leur leader Rodrigue Petitot, alias « Le R », lors d’un rassemblement pour discuter de la lutte contre la vie chère, à Fort-de-France, à la Martinique, le 19 octobre 2024. PHILIPPE LOPEZ / AFP

La lutte contre la « vie chère » en outre-mer, érigée comme « urgence » par le premier ministre, Sébastien Lecornu, a franchi une étape, mercredi 29 octobre, avec l’adoption au Sénat d’un projet de loi. Celui-ci a néanmoins été jugé largement insuffisant par les parlementaires, qui craignent d’attiser la « déception » des territoires ultramarins.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le Sénat très critique sur le projet de loi contre la vie chère en outre-mer

Porté par la nouvelle ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, le texte a été très largement adopté à main levée et est désormais transmis à l’Assemblée nationale.

Mais derrière ce soutien net à la quinzaine de mesures techniques proposées par le gouvernement, les débats ont surtout révélé les frustrations des élus ultramarins. Nombre d’entre eux se sont d’ailleurs abstenus. Ces derniers espéraient, en effet, une loi plus ambitieuse pour défendre le pouvoir d’achat et relancer la transparence et la concurrence au sein des territoires d’outre-mer, sujets au cœur des manifestations qui ont secoué la Martinique à l’automne 2024. Selon l’Insee, l’écart de prix pour les produits alimentaires peut atteindre jusqu’à 42 % entre ces territoires (Guadeloupe et Martinique en tête) et la France métropolitaine. A la Guadeloupe, les prix alimentaires ont bondi de 35 % en dix ans.

Des attentes déçues

« Il convient de ne pas donner de faux espoirs, qui engendreront bientôt d’amères déceptions chez nos concitoyens ultramarins », a noté Micheline Jacques, sénatrice (Les Républicains) de Saint-Barthélemy et rapporteuse d’un projet de loi qu’elle qualifie « d’outil de communication ».

Le constat est le même dans les rangs socialistes, où la sénatrice de Martinique Catherine Conconne a dénoncé une occasion manquée. « Cette loi-extincteur ne va pas éteindre le feu de la vie chère sous nos yeux » car elle « n’a pas pris en compte le problème des revenus », a-t-elle lancé. « Il n’y a pas un centime de mis par le gouvernement », a constaté l’ancien ministre socialiste des outre-mer Victorin Lurel. Naïma Moutchou a assumé le « choix » du gouvernement de ne pas s’inscrire « dans le champ social et budgétaire », estimant que la question des « revenus » devait se résoudre « dans la durée ».

Lire aussi (2024) | Article réservé à nos abonnés La vie chère en outre-mer, un problème de longue date jamais résolu

Signal fort des réserves du Palais du Luxembourg vis-à-vis de ce projet de loi, les sénateurs ont supprimé l’une de ses mesures phares : l’exclusion des frais de transport du calcul du seuil de revente à perte (SRP), c’est-à-dire la limite de prix en dessous de laquelle un distributeur ne peut revendre un produit sous peine d’être sanctionné. Une baisse de ce seuil devait permettre, espère le gouvernement, une diminution des prix en rayon, notamment pour les produits de première nécessité. Mais les sénateurs craignent qu’une telle disposition ne favorise plutôt la position dominante des gros distributeurs.

Autre point majeur de crispation au Sénat, la mise en place d’un mécanisme de « péréquation » pour réduire les « frais d’approche » (transport, taxes…) des produits de première nécessité, particulièrement élevés en outre-mer en raison de l’éloignement des territoires.

Peu d’avancées concrètes

Là encore le gouvernement n’a pas convaincu, refusant d’associer l’Etat à ce nouveau mécanisme censé réunir distributeurs et entreprises de fret maritime. Même le chef du groupe macroniste, François Patriat, a soulevé « un vrai désaccord de fond » avec le gouvernement, estimant que ce refus allait à l’encontre de « la parole donnée » aux territoires ultramarins. Résultat : le Sénat a supprimé la mesure… Conduisant Naïma Moutchou à reconnaître : « Le projet de loi risque quelque peu d’être vidé de sa substance. »

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Les sénateurs ont tout de même soutenu le renforcement du « bouclier qualité-prix » (BQP), qui fixe le prix d’un panier de produits de première nécessité, et visera désormais une réduction effective de l’écart de prix avec l’Hexagone et non plus une simple modération.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Vie chère : aux Antilles, Manuel Valls prône une « transformation économique » des outre-mer

Ils ont aussi souhaité confier aux préfets des outre-mer la possibilité de réguler temporairement le prix en cas de crise, comme une catastrophe naturelle. Une mesure similaire plus spécifique en la matière, qui concerne les eaux en bouteille, problématique centrale en outre-mer, a également été votée.

Le texte intègre également tout un volet relatif à la transparence, avec plusieurs exigences imposées aux entreprises en matière de transmission de données sur leurs marges et leurs comptes, assorties pour certaines de sanctions. Un amendement socialiste subordonnant l’octroi d’aides publiques aux entreprises dans les outre-mer au respect de l’obligation de publication de leurs comptes sociaux, a par ailleurs été adopté.

Le Monde avec AFP

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Carlos Alcaraz sorti dès son entrée en lice au Masters 1000 de Paris, au terme du « pire match » de sa saison

Carlos Alcaraz lors du Masters 1000 de Paris, à La Défense Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine), le 28 octobre 2025. DIMITAR DILKOFF / AFP

Le déménagement du tournoi à la Paris La Défense Arena ne lui a pas plus réussi que les précédentes années dans le palais omnisports de Paris-Bercy. Le numéro 1 mondial du tennis, Carlos Alcaraz, a chuté dès son entrée, mardi 28 octobre, dans le Masters 1000 de Paris, éliminé au deuxième tour par le Britannique Cameron Norrie (31e) en trois sets (6-4, 3-6, 4-6).

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés De Bercy à La Défense Arena, le Masters 1000 de Paris change de cocon et de dimension

« C’est l’un des pires matchs que j’ai joués cette saison pour ce qui est des sensations », a dit après la rencontre l’Espagnol de 22 ans, qui n’était pas revenu sur un court depuis la fin septembre et son titre à l’ATP 500 de Tokyo. Touché à une cheville, il avait déclaré forfait au Masters 1000 de Shanghaï (Chine) début octobre.

Le Murcien n’a pas d’explications claires pour justifier un tel revers, lui qui est arrivé vendredi à Paris en grande forme, après une saison couronnée de succès, avec deux titres en Grand Chelem – Roland-Garros et l’US Open.

« Les autres années, je me sentais épuisé, mentalement et physiquement. Mais cette année, je me sens bien. J’ai zappé Shanghaï, j’ai passé pas mal de jours chez moi. Je suis détendu. J’ai rechargé mes batteries. Je ne comprends pas ce qui s’est passé ici », a expliqué Alcaraz.

« Je n’ai pas trouvé de solutions »

Son histoire avec le Masters 1000 parisien est malheureuse : il est sorti prématurément lors des deux dernières éditions à Bercy – huitièmes en 2024 et deuxième tour en 2023 – et n’y a jamais dépassé les quarts de finale (2022) en cinq participations.

Mardi, l’Espagnol s’est d’abord baladé avant de perdre le fil dans le deuxième set, rattrapé par ses fameux trous d’air. Le doute ne l’a plus quitté ensuite, enchaînant de trop nombreuses fautes directes (54) avant de céder au bout de deux heures et vingt-deux minutes de jeu.

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés Pourquoi les meilleurs joueurs de tennis finissent la saison exténués

« Je n’ai pas trouvé de solutions, même dans le premier set, même si je l’ai gagné. Le court est assez lent et ma stratégie de jeu n’était pas la bonne pour ce type de surface et pour la vitesse qu’il permettait », a souligné Carlos Alcaraz, promettant de réussir à être performant dans ce tournoi à l’avenir.

Retrouvailles entre les cousins Rinderknech et Vacherot

Dans l’immédiat, la lutte pour la première place mondiale est relancée. Jannik Sinner (2e) a estimé mardi qu’il était « impossible » de finir l’année en étant au sommet du classement ATP, mais avec 1 000 points de retard sur Alcaraz et cette sortie prématurée de l’Espagnol, l’Italien peut théoriquement le doubler s’il remporte le tournoi parisien.

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Sinner, qui fait son entrée en lice mercredi contre le Belge Zizou Bergs (41e), devra ensuite défendre 1 500 points au Masters de Turin, qu’il avait remporté en 2024, là où son rival s’était fait éliminer dès la phase de poules.

Lire aussi | Carlos Alcaraz, roi du tennis mondial, et son dauphin, Jannik Sinner, grands favoris du Masters 1000 de Paris

En huitièmes de finale, le héros du jour, Cameron Norrie, affrontera le vainqueur du match entre le Français Arthur Rinderknech (29e) et le Monégasque Valentin Vacherot (40e), qui n’a fait qu’une bouchée du Tchèque Jiri Lehecka (18e) mardi matin (6-1, 6-3, en moins d’une heure).

Les deux inséparables cousins vont donc se retrouver mercredi matin sur le court central, deux semaines après leur finale improbable à Shanghaï, remportée en trois sets par Vacherot, devenu à cette occasion le joueur le plus mal classé de l’histoire (204e) à gagner un Masters 1000. Rinderknech aura donc la possibilité dès mercredi de prendre sa revanche.

« C’est vrai que l’affiche fait rêver, tout le monde attendait ça depuis le tirage au sort », a déclaré le Monégasque en conférence de presse.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A Paris, Valentin Vacherot confirme son nouveau statut au sein du gotha du tennis mondial : « Je ne crois pas être sur un nuage »

Le Monde avec AFP

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L’ouragan Melissa se dirige vers Cuba et laisse derrière lui une « zone sinistrée » en Jamaïque

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Après avoir durement frappé, mardi 28 octobre, la Jamaïque, où plusieurs infrastructures ont été détruites et des secteurs inondés, le très puissant ouragan Melissa se dirige vers Cuba qu’il devrait toucher tôt mercredi, avant de se rapprocher du sud des Bahamas et de l’archipel des îles Turques-et-Caïques, un territoire britannique.

Avec des vents soutenus se rapprochant des 300 kilomètres par heure, l’ouragan alors de catégorie 5, la plus élevée sur l’échelle de Saffir-Simpson – il a ensuite été rétrogradé en catégorie 3, puis est remonté en catégorie 4 – a frappé de plein fouet l’ouest de la Jamaïque à la mi-journée. Il s’agit du pire ouragan ayant touché ce pays des Caraïbes depuis le début des relevés météorologiques. Avant même de toucher terre, Melissa avait fait trois morts en Jamaïque, trois en Haïti et un en République dominicaine. « Melissa devrait rester un ouragan puissant lorsqu’il traversera Cuba, les Bahamas et les environs des Bermudes », a déclaré le Centre national américain des ouragans dans son dernier bulletin, mardi soir.

Le premier ministre jamaïcain, Andrew Holmes, a déclaré que l’île était une « zone sinistrée ». Saint Elizabeth, paroisse située dans le Sud-Ouest et « grenier à blé » du pays a été submergée, selon Desmond McKenzie, élu local, lors d’une conférence de presse. « Les dégâts à Saint Elizabeth sont considérables, (…) toute la Jamaïque a subi les effets dévastateurs de Melissa », a-t-il ajouté, précisant que plusieurs hôpitaux avaient été endommagés.

Des personnes marchent sur une route pendant le passage de l’ouragan Melissa à Rocky Point, en Jamaïque, le 28 octobre 2025. MATIAS DELACROIX / AP

« Une partie de notre toit a été emportée par le vent, une autre partie s’est effondrée, toute la maison est inondée. Les constructions extérieures comme les enclos pour les animaux ou la cuisine ont également été détruits », témoignait, auprès de l’Agence France-Presse (AFP), Lisa Sangster, une habitante de la zone.

A Saint Catherine, au centre de la Jamaïque, la rivière Rio Cobre est sortie de son lit et les vents puissants ont arraché des clôtures et des toits, a constaté un photographe de l’AFP. Kingston, la capitale, a été relativement épargnée, selon Mathue Tapper, un habitant de 31 ans.

Des sols déjà gorgés d’eau par les pluies précédentes

Des bourrasques extrêmement violentes, ainsi que des inondations côtières sévères et des pluies diluviennes pouvant provoquer des glissements de terrain catastrophiques étaient attendues à travers le pays, les sols étant déjà gorgés d’eau après les pluies des semaines précédentes.

Le premier ministre, Andrew Holness, avait notamment mis en garde contre le risque de dégâts majeurs dans l’ouest du pays et les autorités avaient appelé la population à faire preuve de vigilance vis-à-vis des crocodiles, qui du fait des inondations pourraient s’avérer une menace. Dans ce type de catastrophe, « l’eau tue beaucoup plus de personnes que le vent », avait rappelé en amont le météorologue Kerry Emanuel.

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Selon la Croix-Rouge, au moins 1,5 million des 2,8 millions d’habitants de l’île pourraient être affectés par l’ouragan. « Les conséquences sur la population comprendront des perturbations des services essentiels, sur les marchés et, bien sûr, des blocages de routes. Cela signifie que l’ensemble de la population pourrait en subir les conséquences d’une manière ou d’une autre », avait estimé Necephor Mghendi, chef de délégation pour les Caraïbes anglophones et néerlandophones à la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR).

Les Nations unies ont annoncé, mardi, leur intention d’acheminer dès que possible par avion quelque 2 000 kits de secours vers la Jamaïque depuis la Barbade.

La Jamaïque, dont l’économie dépend beaucoup du tourisme, avait fermé son aéroport international ainsi que ses ports en amont. Si des visiteurs avaient pu quitter le territoire, 25 000 autres y sont restés, a détaillé, mardi, le gouvernement. Tout comme les habitants, ils avaient reçu pour consigne de se réfugier dans des chambres d’hôtel ou dans des abris anti-ouragans – des centaines ont été ouverts –, et d’attendre pour sortir que le phénomène finisse de traverser le territoire mardi.

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« C’est votre dernière chance de sauver votre vie (…) mettez-vous à l’abri immédiatement », avait exhorté le NHC alors que des inondations étaient déjà en cours par endroits et que des coupures d’électricité étaient recensées, notamment dans la capitale, Kingston.

« Ce n’est pas le moment d’être courageux », avait lancé le ministre des collectivités territoriales, Desmond McKenzie, tandis que, sur X, la star jamaïcaine du sprint Usain Bolt enjoignait à ses compatriotes de « rester en sécurité ».

Cette image satellite montre l’ouragan Melissa au sud-est de la Jamaïque, le 28 octobre 2025. RAMMB/CIRA/AFP

De nombreux habitants refusaient toutefois de suivre ces consignes. Et des vidéos générées par intelligence artificielle minimisant la menace de l’ouragan ont envahi les réseaux sociaux, a constaté lundi l’AFP, avec des habitants faisant la fête ou du Jet-Ski.

A Cuba, fermeture d’écoles et évacuations

Le changement climatique accentue « tous les aspects les plus néfastes de l’ouragan Melissa,a déclaré à l’AFP Daniel Gilford, climatologue de l’organisation à but non lucratif Climate Central. Il entraîne des précipitations et des submersions côtières plus importantes et avec des intensités plus fortes que ce qui aurait été observé dans un monde sans changement climatique. »

Selon une première analyse de l’organisation, l’ouragan Melissa est passé au-dessus d’eaux plus chaudes de 1,4 °C du fait du changement climatique. Des températures rendues au moins 500 fois plus probables du fait de l’activité humaine. Selon les explications de M. Gilford, si le « réchauffement atmosphérique tend à réduire l’intensité, et le réchauffement de la température de surface de la mer tend à augmenter l’intensité », en général « la température de surface de la mer l’emporte » dans la détermination de la puissance des tempêtes.

Le dernier ouragan majeur à avoir touché terre en Jamaïque était l’ouragan Gilbert de septembre 1988, qui avait tué quarante personnes et fait d’énormes dégâts. Depuis, l’île avait été frappée par plusieurs ouragans, le dernier en date étant Béryl, en juillet 2024, qui n’y avait toutefois pas touché terre.

A Cuba, les autorités ont commencé à fermer des écoles et à évacuer des habitants, alors que le manque d’électricité empêche la bonne diffusion des messages d’alerte. « L’état d’alerte » a été déclaré dans six provinces de l’est du pays et les habitants tentent de stocker vivres, bougies et piles depuis lundi.

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Le Monde avec AFP

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Pakistan-Afghanistan : Islamabad rapporte que les négociations pour une trêve entre les deux pays voisins ont échoué

Un membre des forces de sécurité talibanes près du point de passage frontalier de Ghulam Khan, entre l’Afghanistan et le Pakistan, dans le district de Gurbuz, au sud-est de la province de Khost (Afghanistan), le 20 octobre 2025. AFP

Les négociations entre l’Afghanistan et le Pakistan pour une trêve durable après leurs récents affrontements ayant fait des dizaines de morts ont échoué, a annoncé, mercredi 29 octobre, Islamabad, alors que les pourparlers patinaient.

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« De manière regrettable, la partie afghane n’a donné aucune assurance, n’a cessé de s’écarter du problème central et s’est résolue à un jeu de reproches, de dérobades et de ruses », a dénoncé sur X le ministre pakistanais de l’information, Attaulah Tarar. Après quatre jours de discussions à Istanbul sous médiation qatarie et turque, « le dialogue a donc échoué à aboutir à une quelconque solution réalisable », a-t-il déploré.

D’une ampleur rare, la confrontation a débuté il y a deux semaines, lorsque le gouvernement taliban a déclenché une offensive à la frontière après des explosions à Kaboul imputées au Pakistan. Un cessez-le-feu approuvé il y a une dizaine de jours grâce à une médiation du Qatar a permis une suspension des combats, qui ont fait des victimes civiles. La frontière entre les deux pays est fermée depuis deux semaines et seuls les migrants afghans expulsés ou chassés du Pakistan peuvent la traverser.

Des positions irréconciliables

Le Pakistan, confronté à une résurgence d’attaques contre ses forces de sécurité, disait attendre des négociations que le voisin afghan cesse d’abriter sur son sol des groupes « terroristes » antipakistanais. Kaboul dément soutenir ces organisations et assure vouloir faire respecter l’intégrité territoriale de l’Afghanistan. Un « dernier effort », selon la partie pakistanaise, avait été entrepris, mardi, pour tenter d’arracher un accord « malgré l’obstination des talibans ».

Ces derniers, dont des responsables ont été cités par des médias afghans, qualifiaient pour leur part les demandes pakistanaises de « déraisonnables et inacceptables », tout en assurant que les pourparlers « restaient la meilleure option de résoudre le conflit ».

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Au cours du week-end, le ministre pakistanais de la défense, Khawaja Asif, avait prévenu qu’une « guerre ouverte » pourrait éclater si les négociations ne donnaient rien. « Nous continuerons de prendre toutes les mesures nécessaires possibles pour protéger notre population de la menace du terrorisme », a encore lancé, mercredi, le ministre pakistanais Attaulah Tarar, promettant de « décimer les terroristes, leurs sanctuaires, leurs complices et leurs partisans ». Kaboul n’avait pas commenté dans l’immédiat.

Le Monde avec AFP

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Après le 7-Octobre et la guerre à Gaza, Israël « est dans un état de stress chronique, surtout les soldats, mais pas qu’eux »

Ce 30 juillet, Roi Wasserstein, 24 ans, infirmier dans une unité de l’armée israélienne déployée à Gaza pendant la guerre, est depuis deux mois de retour chez lui, à Netanya, dans le nord d’Israël, pour préparer ses examens d’ingénieur en électronique. Dernier d’une fratrie de cinq frères, ce taiseux n’avait rien du benjamin gâté. « Il a toujours été réservé, dit Tom, l’aîné, 36 ans, père de deux filles et tout juste remis d’un cancer, mais il était plus renfermé que d’habitude, mes parents lui demandaient s’il voulait parler, il disait que ça allait. »

Pourtant, ce jour-là, en montant dans sa chambre, son père retrouve le corps sans vie de ce costaud de 1,95 mètre et de 120 kilos. « On n’a pas vu sa fragilité, poursuit Tom, même s’il ne combattait pas, il a vu des horreurs, il a senti l’odeur de la mort, ramassé les cadavres, parfois ceux de son unité, et en a payé le prix. »

L’entrée en vigueur, le 10 octobre, du cessez-le-feu entre le Hamas et l’armée israélienne ravive, en Israël, l’attention sur les conséquences psychiques d’un conflit qui a fait, depuis l’attaque meurtrière perpétrée le 7 octobre 2023, quelque 68 000 morts côté palestinien, essentiellement des civils, selon le ministère de la santé du Hamas, et tué 467 soldats israéliens, d’après le ministère de la défense. Selon l’Etat hébreu, le pays comptait, en septembre, 18 900 vétérans en traitement pour trouble de stress post-traumatique (TSPT) ou d’autres formes de maladie mentale. Parmi eux, 65 % sont des réservistes et 7 % des femmes. Les projections du ministère, qui ne reconnaît les TSPT que depuis 2018, prévoient 50 000 cas en 2028.

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Que faire, que voir, où aller ? L’agenda culturel et art de vivre en France à partir du 25 octobre

Art et artisanat

« One Thread At a Time », Saskia De Brauw et Ira Bo, à Paris, jusqu’au 31 octobre

La galerie de l’exposition « One Thread At a Time », de Saskia De Brauw et Ira Bo, à Paris. SASCHA_HEINTZE

La célèbre mannequin néerlandaise Saskia de Brauw est aussi une artiste. Elle collecte des objets trouvés (papiers, rubans, fils de pêche, cartes…) lors de ses voyages, qu’elle répertorie et annote comme une sorte de journal intime. Des matériaux qu’elle métamorphose en les intégrant à du fil de lin ou de coton et qu’elle travaille sur son métier à tisser. Ses œuvres dialoguent avec celles de l’artiste textile Nora Baldenweg, la créatrice d’Ira Bo, qui, elle, travaille le tissage à partir de matières récupérées sur des chantiers (aluminum, silicone…) pour élaborer ses sculptures contemporaines. L’exposition, visible sur rendez-vous par mail, est présentée par le commissaire d’exposition David Giroire.

14, rue du Pont-aux-Choux, Paris 3e, 14pontauxchoux@gmail.com.

« Grand écart », 23e édition de Chambres à part, Laurence Dreyfus, Galerie Aveline, à Paris, jusqu’au 31 octobre

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Nadia Melliti, des terrains de foot à la consécration au cinéma : « Ce prix d’interprétation, c’est ma petite ligue des champions à moi »

Nadia Melliti (Fatima) dans « La Petite Dernière », d’Hafsia Herzi. AD VITAM/2025 JUNE FILMS/KATUH STUDIO/ARTE FRANCE/MK2 FILMS

Bonnet de laine noir Lacoste vissé sur la tête, large veste de costume bleu marine sur un sweat à capuche, Nadia Melliti a donné rendez-vous au stade des Lilas, en banlieue parisienne. « Je ne suis pas une personne qui aime s’exposer », confie-t-elle. On sourit. Elle grimace. « C’est vrai que, pour le coup, en ce moment, je suis exposée… Je ne m’attendais pas vraiment à ce que ça prenne une telle ampleur. »

Pour la première fois à l’écran dans La Petite Dernière, d’Hafsia Herzi, la jeune femme en fut la révélation au Festival de Cannes, en mai, recevant le Prix d’interprétation féminine pour ce rôle de jeune fille d’un quartier sensible confrontée à ses désirs homosexuels, prise dans un conflit de loyauté entre ses différentes identités. Le film lui-même est adapté du roman éponyme de Fatima Daas. Jusqu’au dernier moment, Nadia Melliti n’a rien dit à personne, ni à sa mère, ni à ses frères et sœurs, ni à ses amis de la cité Youri-Gagarine, à Romainville (Seine-Saint-Denis), à deux pas d’ici, où elle est née et a grandi. « Je suis comme ça dans la vie : je n’aime pas dévoiler mes processus. Nul ne savait jusqu’au jour où je suis partie à Cannes. »

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En Corée du Sud, le recensement de la population prend désormais en compte les couples homosexuels

Marche des fiertés, à Séoul, le 14 juin 2025. ANTHONY WALLACE/AFP

Les couples de même sexe peuvent s’identifier comme tels dans le recensement commencé mercredi 22 octobre en Corée du Sud. Une case a été ajoutée dans le formulaire à remplir en ligne, une simple case qui marque une reconnaissance attendue depuis longtemps : les associations de défense des minorités LGBT+ y ont vu une « décision historique ». Mais la mesure n’a fait l’objet d’aucune annonce officielle, preuve de la sensibilité de la question dans un pays où l’homosexualité est honnie par le puissant mouvement évangélique.

Le recensement est réalisé tous les cinq ans. L’enquête implique 20 % des ménages et permet de collecter les données nécessaires à l’élaboration des politiques publiques. La mise à jour, qui peut sembler mineure, corrige un « oubli » des recensements précédents : lorsqu’un couple homosexuel tentait de sélectionner la mention « conjoint », le système signalait une erreur. Les membres d’un couple devaient s’enregistrer dans la catégorie« autres cohabitants »et se trouvaient dès lors assimilés à des colocataires. Leur relation était invisibilisée.

« C’est une étape significative vers la création de politiques gouvernementales en faveur des personnes LGBT+, qui était notre demande prioritaire lors de l’élection présidentielle de juin », veut croire Rainbow Action Korea (RAK), un réseau d’organisations luttant contre les discriminations ciblant les minorités LGBT+.

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