Donald Trump ordonne des frappes contre les « terroristes » au Nigeria, renforçant sa coopération avec Abuja

Capture d’image extraite d’une vidéo diffusée par le commandement américain en Afrique, montrant des missiles lancés par un navire de guerre américain au large du golfe de Guinée, le 25 décembre 2025. U.S. DEPARTMENT OF WAR/VIA REUTERS

Adepte des phrases-chocs, Donald Trump ne s’est pas privé en souhaitant, jeudi 25 décembre, un « joyeux Noëlà tous, y compris aux terroristes morts », sur son compte Truth Social. Son armée vient alors de mener des frappes contre l’organisation Etat islamique dans le nord-ouest du Nigeria. Le président américain avait prévenu, le 1ᵉʳ novembre, qu’il viserait « les terroristes qui commettent des atrocités [contre les chrétiens] ». « Ce soir, ils ont payé », a-t-il surenchéri le jour de Noël.

Le gouvernement nigérian a confirmé les frappes, vendredi, tout en y ajoutant quelques nuances. Interviewé par la BBC, le ministre des affaires étrangères nigérian, Yusuf Maitama Tuggar, a déclaré qu’il s’agissait d’une « opération conjointe » visant des « terroristes », mais que cela « n’avait rien à voir avec une religion particulière », contredisant ainsi le récit de la Maison Blanche.Au Nigeria, les violences commises par les groupes armés touchent majoritairement les musulmans.

Des images de missiles lancés par un navire de guerre américain au large du golfe de Guinée ont été relayées sur le compte X du commandement américain en Afrique. Ces frappes ont visé l’Etat de Sokoto, dans le nord-ouest du pays, où l’implantation de l’organisation Etat islamique en Afrique de l’Ouest (EIAO) demeure très limitée. Selon plusieurs experts, le Pentagone aurait en réalité ciblé les membres du Lakurawa (« recrue », en langue haoussa), un groupe sahélien à cheval sur le Niger, le Nigeria et le Bénin, qui mêle djihadisme et crime organisé.

Il vous reste 74.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Entre patronat et syndicats, un dialogue social grippé

La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, lors de la réunion d’ouverture de la conférence sur le travail et les retraites au ministère du travail, à Paris, le 4 novembre 2025. THIBAUD MORITZ/AFP

Les syndicats et le patronat avaient une occasion en or pour prouver qu’ils sont plus agiles que le personnel politique dans l’art du compromis. Mais le bilan des douze mois écoulés ne s’avère pas vraiment à leur avantage. Plusieurs scènes de ménage fracassantes se sont produites, instillant le doute sur la capacité des acteurs en présence à trouver des terrains d’entente, à l’échelon interprofessionnel. Des tensions malvenues, au moment où le premier ministre, Sébastien Lecornu, prétend vouloir s’appuyer sur eux pour participer à la fabrication d’idées de réformes.

L’échec, à la fin juin, du « conclave » sur les retraites avait constitué un premier coup de tonnerre. Un deuxième a retenti, le 17 octobre, lorsque les représentants des salariés et des chefs d’entreprise, gestionnaires de la caisse de pensions complémentaires Agirc-Arrco, ont été incapables de s’accorder sur une revalorisation des prestations.

Depuis, les signes d’embellie tardent à se dessiner. La négociation sur les ruptures conventionnelles et les contrats courts a démarré, le 3 décembre, dans la confusion, avec une première réunion sans le Medef ni l’Union des entreprises de proximité (U2P). La base des discussions est floue, le patronat voulant revisiter « certains paramètres tels que ceux liés à l’indemnisation » des demandeurs d’emploi, dans le but de « diminuer le coût annuel de l’assurance-chômage de 1 milliard d’euros », alors que le gouvernement réclamait initialement 400 millions d’euros d’économie. Une cible et une approche qui, sans surprise, ne conviennent pas aux organisations de travailleurs.

Il vous reste 81.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Le nouveau congé de naissance, qui devait entrer en vigueur le 1ᵉʳ janvier, reporté à juillet

Le nouveau congé de naissance, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, ne s’appliquera qu’à partir de juillet, mais les parents d’enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 31 mai pourront tout de même en bénéficier, a annoncé, vendredi 26 décembre, le ministère de la santé et des familles. Ces derniers auront en effet « un délai supplémentaire exceptionnel, s’étendant jusqu’à la fin de l’année 2026 » pour prendre ce congé, a précisé le ministère.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Ce que l’on sait du nouveau congé de naissance instauré par le budget 2026 de la « Sécu »

« La date du 31 mai a été prise en sachant qu’elle permettait de prendre toutes les situations en compte de manière large », a précisé le ministère à l’Agence France-Presse.

Le calendrier de mise en œuvre du congé supplémentaire, accordé aux deux parents en plus des congés maternité et paternité existants, a fait l’objet de nombreux débats ces derniers mois au Parlement. Initialement fixée à juillet 2027, son application a été avancée à l’Assemblée nationale à janvier 2026, puis décalée à janvier 2027 au Sénat – où ont notamment été mises en avant des contraintes techniques – avant d’être finalement fixée à janvier 2026.

Présenté comme une mesure de soutien à la natalité

« Un délai de déploiement d’un an et demi aurait été nécessaire pour mettre en œuvre dans de bonnes conditions cette réforme », a souligné le ministère. « Cette durée devait permettre aux employeurs de s’adapter, y compris dans leurs logiciels de gestion des ressources humaines, et aux caisses de sécurité sociale d’adapter les systèmes d’information nécessaires à la déclaration, au calcul et au versement de ce nouveau droit. »

« Cette entrée en vigueur plus rapide que prévue pourra malheureusement conduire à des délais d’indemnisation et une lourdeur administrative plus importante que les modalités de déploiement initialement envisagées, qui étaient davantage automatisées », a-t-il ajouté.

Annoncé en janvier 2024 par le président Emmanuel Macron en vue d’un « réarmement démographique », le congé de naissance est présenté par le gouvernement comme une mesure de soutien à la natalité, en déclin en France depuis plusieurs années.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Emmanuel Macron annonce un congé de naissance et un plan contre l’infertilité en vue du « réarmement démographique » du pays

D’une durée d’un ou deux mois, selon le choix de chacun, ce congé de naissance pourra être pris simultanément ou en alternance avec l’autre parent. Il sera également possible de le fractionner en deux périodes d’un mois. Le montant d’indemnisation du nouveau dispositif doit être fixé par décret mais lors des débats parlementaires, l’exécutif a annoncé qu’il s’élèverait à 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second.

Lire aussi l’entretien | Article réservé à nos abonnés Hélène Périvier, économiste : pour relancer la fécondité, « il faut jouer sur plusieurs politiques publiques »

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

Source

Livret A : vers une année de décollecte

Devant la Caisse des dépôts, à Paris, le 19 juillet 2024. LUIS ROBAYO/AFP

Sauf énorme surprise en décembre, 2025 ne restera pas comme un bon cru pour le Livret A. Le produit d’épargne vedette des Français, sur lequel sont accumulés près de 439 milliards d’euros, selon les chiffres publiés mardi 23 décembre par la Caisse des dépôts, devrait enregistrer sa première décollecte annuelle depuis 2015. Cette année-là, les fonds déposés sur le célèbre livret, apprécié pour sa liquidité, avait fondu de plus de 9 milliards d’euros.

En 2025, sur les onze premiers mois de l’année, le Livret A a déjà perdu 3,58 milliards d’euros, alors qu’en 2024, sur la même période, il avait gagné près de 12 milliards d’euros sur la même période. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), le « cousin germain » du Livret A, connaît lui aussi une désaffection relative : fin novembre, ce produit cumulait 161,8 milliards d’euros d’encours, soit 300 millions de moins qu’en octobre.

Cette décollecte est de mauvais augure pour le logement social, financé grâce à l’aide de l’argent du Livret A, qui disposera donc moins de ressources financières dans les années à venir. Elle aurait pu constituer un bon signal pour la conjoncture si elle avait signifié que les Français relâchaient un peu les cordons de la bourse. Ce scénario rêvé par les conjoncturistes, qui désespèrent de voir la consommation repartir après plusieurs trimestres d’atonie, ne correspond malheureusement pas à la réalité.

Il vous reste 67.96% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Marlène Laruelle, politiste : « Trump et Poutine ont un ennemi commun, l’Europe libérale, mais deux projets stratégiques divergents »

Les Européens s’inquiétaient du risque de désengagement des Etats-Unis et du retour de la tradition isolationniste américaine ? Qu’ils se rassurent. La nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine (NSS), publiée le 5 décembre, considère on ne peut plus explicitement que l’Europe est « stratégiquement et culturellement vitale pour les Etats-Unis ». Le prix à payer pour cet intérêt renouvelé est de devenir l’une des terres d’exportation des guerres culturelles américaines, avec pour corollaire des ingérences grandissantes.

Pensée par le courant le plus idéologique du trumpisme, incarné par le vice-président, J. D. Vance, la NSS se donne pour objectif de rendre à l’Europe sa grandeur en brossant un tableau sombre de sa faillite « civilisationnelle ». Celle-ci serait d’ordre démographique, politique, culturel et géopolitique, et résulterait de la négation par l’Europe de sa propre identité et de la soumission de l’Union européenne à des entités supranationales.

Le rapport de la NSS convoque autant le thème complotiste du « grand remplacement » que celui de la censure qu’exerceraient les défenseurs du « wokisme ». Ces termes rappellent ceux que la Russie brandit depuis longtemps déjà. Moscou se présente en effet comme l’authentique Europe, celle de Byzance, non pervertie par le libéralisme des « Anglo-Saxons », celle qui a gardé le souvenir de ses racines chrétiennes et qui chérit la mémoire de l’ancienne Europe. Le Kremlin se pense comme le dernier bastion – le katéchon, littéralement « celui qui retient » dans le langage biblique –avant l’arrivée de l’Antéchrist, le rempart face au chaos libéral, porteur de la promesse d’un salut qui verrait l’Europe renaître de ses cendres.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Effacement civilisationnel » de l’Europe, fin de « la migration de masse »… Les extraits du document qui expose la vision du monde de l’administration Trump

Au-delà des analogies discursives, il serait erroné de réduire la NSS à une simple transposition du discours russe aux ambitions trumpiennes. L’argument mobilisé par la NSS d’une défense de la civilisation occidentale a sa propre généalogie nationale, qui ne doit rien à la Russie et puise dans des traditions purement américaines. Parmi elles, l’anticommunisme judéo-chrétien de la guerre froide, la réaction post-années 1960 contre la sécularisation et le multiculturalisme, le thème du « choc des civilisations » centré sur l’islamisme après le 11-Septembre et la conception racialisée d’un Occident menacé.

Il vous reste 67.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Explosion dans une usine près de Lyon : une deuxième personne est morte des suites de ses blessures

Des pompiers devant l’usine Elkem Silicones, où a lieu l’explosion, à Saint-Fons (Rhône), le 22 décembre 2025. MANON BILLING/AFP

Un deuxième salarié, un homme de 55 ans, blessé lundi lors de l’explosion dans l’usine chimique Elkem Silicones à Saint-Fons, près de Lyon, est mort, a annoncé la préfecture, vendredi 26 décembre. La première victime, un homme de 47 ans, avait succombé mardi. Deux autres personnes ont été gravement blessées.

Le salarié mort vendredi après-midi était hospitalisé pour de graves brûlures, a dit à l’Agence France-Presse (AFP) Estelle Delaune, secrétaire générale CFDT Syndicat Chimie Energie.

Quatre salariés – un ingénieur chimiste, deux techniciens spécialisés et une personne du département santé environnement – avaient été grièvement blessés lundi dans l’explosion d’un atelier pilote du site dans lequel ils travaillaient.

L’origine de l’explosion dans ce site classé Seveso seuil haut, situé au cœur de la « Vallée de la chimie », au sud de Lyon, est pour l’heure encore indéterminée.

Un accident « intolérable »

Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour « blessures involontaires par personne morale suivies d’incapacité supérieure à trois mois ». La division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS, ex-PJ), et la direction départementale en charge de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) ont été saisies pour déterminer les causes et circonstances de l’explosion. La déflagration a pu être causée par l’émanation d’hydrogène « dans un atelier expérimental », avait déclaré, lundi, Jean-Pierre Lerat, le directeur de l’usine.

Selon le porte-parole, Guillaume Artois, cet atelier était une « unité bien particulière, le laboratoire pilote, qui n’est pas connecté au reste du site ». Il avait été installé en 2021 et répondait aux exigences des « dernières normes de sécurité », avait-il assuré. Une équipe y testait une méthode de dévolatilisation d’huiles de silicone hydrogénées. « Il y avait une réaction qui se passait mal et l’équipe est intervenue. Pendant l’intervention, il y a eu une émission, probablement d’hydrogène gazeux, qui a pu déclencher l’explosion », avait-il ajouté.

Pour éteindre l’incendie qui avait suivi, une centaine de pompiers avaient été mobilisés. L’autoroute A7, les voies ferrées et fluviales sur le Rhône à proximité de l’usine avaient été coupées, et un millier de personnes autour de la zone avaient été confinées.

Il s’agit du troisième mort enregistré en près de dix ans sur le site Elkem de Saint-Fons, après la mort en 2016 d’un homme tué dans l’incendie de fûts de silicone dans un entrepôt. Mercredi, la CGT et la CFDT, majoritaires dans l’entreprise, avaient annoncé leur intention de se porter partie civile, dénonçant un accident « intolérable ». L’usine de Saint-Fons emploie 570 personnes, selon le site Internet d’Elkem.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Risques industriels : les collectivités dressent le bilan de vingt ans d’« échec » de plans de prévention pour protéger les populations

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

Source

CAN 2025 : le Maroc neutralisé par le Mali ; l’Egypte, première qualifiée pour les huitièmes de finale

La sélection marocaine de football a été reprise par le Mali (1-1), en phase de groupes de la Coupe d’Afrique des nations à Rabat, le 26 décembre 2025. GABRIEL BOUYS / AFP

De l’espérance au désenchantement. Le Maroc, hôte de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), a été mis en échec par la sélection de football malienne (1-1), vendredi 26 décembre, à Rabat, pour sa deuxième rencontre de la phase de groupes. Après un premier succès décroché face aux Comores (2-0) lors du match d’ouverture, les Lions de l’Atlas avaient pourtant l’occasion – en cas d’une nouvelle victoire – de se qualifier pour les huitièmes de finale et de préserver leur première place dans le groupe A.

Lire aussi | Maroc-Mali : revivez le duel musclé mais sans vainqueur entre les Lions de l’Atlas et les Aigles, en phase de groupes de la CAN 2025

Les Marocains y ont cru, soutenus par les 60 000 supporteurs au stade Prince Moulay-Abdellah, d’autant plus après l’ouverture de la marque de Brahim Diaz (45ᵉ + 3), sur penalty. Les Aigles du Mali, maladroits sur les phases d’attaque, avaient opté pour un plan de jeu fondé sur le physique, récoltant sept avertissements au cours du match. Mais une faute dans la surface marocaine, sifflée peu après l’heure de jeu, a relancé un scénario qui semblait déjà écrit. Grâce à un penalty, cette fois en faveur des Aigles, Lassine Sinayoko a permis au Mali de recoller au score (64ᵉ).

Cette possibilité manquée, mais pas rédhibitoire – le Maroc restant en tête de leur poule –, avait été offerte par la Zambie et les Comores, opposées plus tôt dans la soirée (0-0). Leur match nul et dénué d’occasions franches – seulement trois tirs ont été cadrés – n’a finalement servi qu’à resserrer les écarts dans le groupe A, où la qualification pour la phase éliminatoire se jouera lors de la troisième et dernière journée, lundi. Le Maroc (1ᵉʳ, 4 points) affrontera la Zambie (3ᵉ, 2 points) et le Mali (2ᵉ, 2 points) sera opposé aux Comores (4ᵉ, 1 point).

Coups et cartons jaunes

Une deuxième victoire en autant de matchs et l’Egypte tient sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Les Pharaons l’ont emporté, vendredi 26 décembre au Grand Stade d’Agadir (Maroc), face à l’Afrique du Sud, lors du deuxième match du groupe B (1-0).

En première période, les deux équipes ont mis du temps à entrer dans leur match, se procurant peu d’occasions. Il a fallu attendre le temps additionnel pour voir la rencontre s’emballer. Mohamed Salah, victime d’un coup au visage dans la surface, a transformé le penalty accordé à l’Egypte, ouvrant la marque pour son équipe. Mais la joie a été de courte durée : à la suite d’une grosse semelle sur Teboho Mokoena, le défenseur égyptien Mohamed Hany s’est vu infliger d’un deuxième carton jaune, synonyme d’exclusion.

Lire aussi | CAN 2025 : l’Egypte bat le Zimbabwe, l’Afrique du Sud domine l’Angola, match nul entre le Mali et la Zambie

Au retour du vestiaire, les Bafana Bafana ont mis la pression sur la défense égyptienne, qui a pu compter sur son gardien Mohamed El-Shenawy, auteur de deux grosses parades dans le temps additionnel.

Malgré cette défaite, l’Afrique du Sud reste deuxième de son groupe derrière l’Egypte, avec trois points. Le Zimbabwe et l’Angola se sont quittés sur un match nul (1-1). Les Angolais avaient ouvert la marque avant la demi-heure de jeu mais se sont fait rejoindre avant la pause. Avec un point chacune, les deux nations devront créer l’exploit lors de la dernière journée pour se qualifier.

Lire aussi | CAN 2025 : le programme, le calendrier, les classements et les résultats des matchs

Service Sports

Réutiliser ce contenu

Source

En Chine, la déconfiture des restaurants Xibei, stars du « fait maison »

Un des restaurants de la chaîne Xibei, à Pékin, le 14 septembre 2025. VCG/GETTY IMAGES

Ce n’est plus la foule des grands jours aux abords du restaurant Xibei, à l’entrée d’un centre commercial huppé de Shougang, à l’ouest de Pékin. Des employés s’empressent d’offrir le thé aux rares badauds patientant à l’extérieur, par 0 °C. Gigot d’agneau grillé, nouilles aux flocons d’avoine : depuis peu, les plats signature du restaurant sont bradés… Une manière radicale, pour ne pas dire désespérée, de reconquérir une clientèle récemment abasourdie par un scandale alimentaire.

Xibei, une chaîne de 370 restaurants présents dans les grandes métropoles chinoises, surfait jusqu’ici sur un créneau très en vogue : une cuisine rustique, familiale et surtout faite maison. Dans les ascenseurs des immeubles résidentiels, ses publicités montrent une complicité souriante entre les parents et le président‑fondateur, Jia Guolong, unis par la promesse de faire grandir les enfants avec de « bons ingrédients ».

Mais, le 11 septembre, l’entrepreneur de la tech Luo Yonghao, pionnier du e‑commerce reconverti dans l’intelligence artificielle et connu pour son franc‑parler, s’en mêle. Attablé dans un établissement et persuadé que son plat a été préparé à l’avance puis réchauffé et non cuisiné sur place, il dénonce sur les réseaux ce qu’il estime être une tromperie – et le scandale éclate.

Il vous reste 66.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

A Paris, trois femmes légèrement blessées à l’arme blanche dans le métro, l’agresseur en situation d’OQTF a été interpellé

Trois femmes ont été légèrement blessées à l’arme blanche dans le métro parisien, vendredi 26 décembre, par un homme qui a pris la fuite avant d’être interpellé dans le Val-d’Oise, a rapporté le parquet de Paris, sollicité par Le Monde et l’Agence France-Presse (AFP). Les agressions ont eu lieu aux stations desservies par la ligne 3 Arts-et-Métiers, République et Opéra, en plein centre de la capitale, « entre 16 h 15 et 16 h 45 », a expliqué à l’AFP l’opérateur public des transports parisiens (RATP).

L’auteur présumé, âgé de 25 ans, a pu être identifié « grâce aux images de vidéosurveillance ». Il était déjà connu des services de police pour divers faits dont des atteintes aux biens, a précisé le parquet. « La mise en œuvre de la géolocalisation de son téléphone portable a permis son interpellation en fin d’après-midi dans le Val-d’Oise », a ajouté le ministère public. Une enquête, confiée aux services de la sûreté régionale des transports (SRT), a été ouverte pour tentative d’homicide volontaire et violences volontaires avec arme.

Selon la préfecture de police de Paris, le suspect a été interpellé « à 18 h 55 par le service enquêteur assisté des policiers du Val-d’Oise ».

« De nationalité malienne, en situation irrégulière sur le territoire national, cet individu, déjà connu pour destruction de biens sous l’emprise de stupéfiants, a été écroué en janvier 2024 pour vol aggravé et agression sexuelle après avoir été condamné pénalement », rapporte le ministère de l’intérieur dans un communiqué.

Libéré en juillet, « il a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et a été placé en centre de rétention administrative », ajoute Beauvau. « L’éloignement n’ayant pu aboutir dans le délai légal des 90 jours, faute d’obtention d’un laissez-passer consulaire en l’absence de titre d’identité valide, il a été libéré avec assignation à résidence », poursuit-on, précisant qu’« il était actuellement sous mandat de recherche ».

Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, « regrette que l’éloignement du suspect n’ait pu aboutir » et assure que « la mobilisation se poursuit pour parvenir, en priorité, à éloigner des étrangers en situation irrégulière auteurs de troubles à l’ordre public ».

« Vigilance maximale » à l’approche du Nouvel An

Deux des « victimes ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier sans pronostic vital engagé », tandis que la troisième s’est présentée elle-même à l’hôpital, a fait savoir la préfecture de police. Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a précisé, sur le réseau social X, que les trois victimes « avaient été légèrement blessées ».

Un journaliste de l’AFP a vu sur un quai de la ligne 3 à la station République une femme prise en charge par une équipe de sécurité. Elle était blessée à la jambe et visiblement choquée.

Le Monde Ateliers

Cours en ligne, cours du soir, ateliers : développez vos compétences

Découvrir

Newsletter

« A la une »

Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »

S’inscrire

Newsletter

« La revue du Monde »

Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer

S’inscrire

Le Monde

« La Météo du Climat »

Explorez notre portail météo et plongez dans nos analyses pour mieux décrypter le climat d’aujourd’hui et de demain.

Découvrir

Newsletter

« La revue du Monde »

Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer

S’inscrire

Newsletter

« A la une »

Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »

S’inscrire

Le Monde

« La Météo du Climat »

Explorez notre portail météo et plongez dans nos analyses pour mieux décrypter le climat d’aujourd’hui et de demain.

Découvrir

Laurent Nuñez a « félicit[é] les enquêteurs et policiers de la police régionale des transports de la préfecture de police qui ont identifié puis interpellé avec les policiers du Val-d’Oise l’auteur présumé (…), notamment grâce au réseau de caméras de vidéoprotection et à leur connaissance exceptionnelle du terrain ».

Le préfet de police de Paris a salué, de son côté, « la réactivité et la mobilisation de ses services », tout comme la présidente de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, également présidente d’Ile-de-France Mobilités, le réseau de transport de la région parisienne. Des équipes de sécurité ont « été déployées en renfort pour sécuriser la ligne » 3, selon la RATP.

Le ministre de l’intérieur avait appelé, la semaine passée, les préfets et responsables de la sécurité à « une vigilance maximale » à l’approche des festivités du Nouvel An, selon un télégramme dont l’AFP a eu connaissance. En raison « du niveau très élevé de la menace terroriste » et « des risques de troubles à l’ordre public », le ministre a demandé aux responsables locaux de « renforcer les dispositifs de sécurité sur l’ensemble du territoire » en mettant en place « une présence visible et dissuasive ». Il avait notamment souhaité qu’« une attention spécifique » soit portée « aux transports en commun ».

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

Source

Israël reconnaît l’Etat du Somaliland

Un homme brandit un drapeau du Somaliland devant le monument commémoratif de la guerre de Hargeisa, le 7 novembre 2024. LUIS TATO/AFP

Il ne sera peut-être plus possible de l’appeler le « pays qui n’existe pas ». Ce surnom, la République autoproclamée du Somaliland pourrait s’en défaire à la suite de la décision du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, de reconnaître la souveraineté de cette région somalienne, vendredi 26 décembre, dans une vidéo publiée sur le réseau social X.

Cette décision marque un « jour historique » selon les mots du président somalilandais, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dit « Irro », qui fait enfin progresser son pays vers l’espoir d’une reconnaissance internationale, un rêve qu’Hargeisa entretient depuis 1991, et ce, malgré la rare stabilité politique qui règne au sein de ce territoire grand comme la Tunisie. Le Somaliland n’était jusque-là officiellement reconnu que par Taïwan – qui, lui non plus, ne bénéficie pas du statut d’Etat souverain.

Lors de son court appel vidéo à son homologue somalilandais, Benyamin Nétanyahou a annoncé « croire en l’amitié entre les deux pays » et vouloir « étendre leur partenariat ». Le premier ministre israélien a également tenu à « remercier le Mossad [les services de renseignements israéliens] pour sa contribution à ce développement » car ce rapprochement s’avère stratégique à plusieurs égards pour l’Etat hébreu.

Il vous reste 78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source