Gonçalo Ramos, le « supersub » sans états d’âme du Paris Saint-Germain

Gonçalo Ramos célèbre son but inscrit avec le PSG contre Metz au stade Saint-Symphorien, le 13 décembre 2025. CATHERINE STEENKESTE / REUTERS

Gonçalo Ramos a encore frappé. L’attaquant du Paris Saint-Germain (PSG) s’est une nouvelle fois, en sortie de banc, montré décisif dans la victoire (2-2, 4-1 t.a.b.) de son équipe face à l’Olympique de Marseille (OM), dans le cadre du Trophée des champions, jeudi 8 janvier, au Koweït. A la cinquième minute du temps additionnel, alors que les Phocéens menaient d’un but et fonçaient tout droit vers un succès, le buteur portugais a surgi sur le gong, comme souvent, pour marquer.

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Cette dernière action décisive de la rencontre a permis au club de la capitale d’arracher une égalisation inespérée puis de remporter un premier titre en 2026, dans la lignée de leur sextuple victoire en 2025 (Ligue 1, Coupe de France, Ligue des champions, Supercoupe d’Europe, Coupe intercontinentale et Trophée des champions), au terme de la séance de tirs au but. A l’occasion de celle-ci, Gonçalo Ramos a été le premier Parisien à s’élancer et a montré la voie à ses coéquipiers en faisant de nouveau trembler les filets.

Entré à la 89ᵉ minute de jeu à la place de Fabian Ruiz, le joueur de 24 ans a une fois de plus démontré qu’il méritait amplement son surnom de« supersub ». Un mot issu de l’anglais, contraction de « super substitute » (« super-remplaçant »), pour désigner un joueur souvent décisif dès son entrée en jeu. Un profil rare, longtemps incarné par Ole Gunnar Solskjaer, l’ancien attaquant norvégien de Manchester United, qui correspond parfaitement à Gonçalo Ramos.

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L’école des hauts fonctionnaires territoriaux toujours en retard sur la « diversification des profils »

Un cours dans les locaux de l’INET, à Strasbourg (Bas-Rhin), en 2025. PATRICK BOGNER/INET

Il est à la fonction publique territoriale ce que l’Institut national du service public (INSP) est à l’Etat. Implanté lui aussi à Strasbourg, l’Institut national des études territoriales (INET) forme, depuis 1997, les futurs cadres dirigeants des collectivités, quand l’ex-Ecole nationale d’administration se charge de la préparation des aspirants hauts fonctionnaires de l’Etat.

La comparaison ne semble pas s’arrêter à cette implantation géographique et à cette mission commune de formation des responsables publics de demain. Les deux écoles partagent aussi un autre point commun, moins flatteur : la représentativité encore limitée de la diversité de la société française parmi leurs élèves.

Sur les dix dernières années, les caractéristiques sociologiques des élèves de l’INET « n’ont évolué qu’à la marge » et « ne montrent qu’une légère diversification des profils », indique le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) dans une enquête sur le profil sociologique des promotions en formation de 2015 à 2024, soit 797 personnes au total. Un peu plus de la moitié (52 %) ont répondu à l’enquête. Une « forme d’homogénéité sociologique » demeure ainsi, selon l’organisme de tutelle de cette école. Son étude vient effectivement actualiser une première enquête publiée en 2013 qui portait, elle, sur les 20 premières promotions d’administrateurs territoriaux en formation à l’INET.

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : les frappes russes de la nuit démontrent que Vladimir Poutine « ne veut pas la paix », estime la cheffe de la diplomatie de l’UE

Après les frappes russes en Ukraine, 20 immeubles résidentiels et l’ambassade du Qatar endommagés à Kiev

Un immeuble résidentiel après l’attaque russe sur Kiev, le 9 janvier 2026. EVGENIY MALOLETKA/AP

L’attaque russe nocturne contre l’Ukraine a endommagé 20 immeubles résidentiels et l’ambassade du Qatar à Kiev, a fait savoir vendredi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, sur les réseaux sociaux. « Le bâtiment de l’ambassade du Qatar a été endommagé par un drone russe », a déclaré M. Zelensky. Il a aussi confirmé le bilan de quatre morts à Kiev.

Parmi ces victimes, un ambulancier tué dans une double frappe sur un immeuble résidentiel dans le quartier Darnytsky (sud-est de la ville), a précisé le ministre de l’intérieur, Ihor Klymenko, sur Telegram. « L’ennemi a de nouveau frappé un immeuble à plusieurs étages, au moment même où des secouristes et le personnel médical travaillaient déjà sur place », a déclaré le ministre sur les réseaux sociaux.

Cinq secouristes, quatre membres du personnel médical et un policier ont été blessés sur le même site, a-t-il ajouté. Une personne a été portée disparue, selon M. Klymenko, qui a fait savoir que l’attaque avait fait « au moins 25 blessés » à Kiev.

« La Russie a délibérément frappé des infrastructures civiles et critiques », a accusé lle ministre. « L’objectif inhumain de l’ennemi est de laisser des millions de personnes sans électricité, sans chauffage et sans eau en plein hiver glacial. » D’après lui, la capitale, Kiev, a été la plus affectée avec un total de 40 sites touchés par des températures proches de − 10 °C.

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Avec ou sans tracteurs, les agriculteurs veulent manifester à Paris pour porter leurs « doléances »

Des agriculteurs bloquent le périphérique, à Caen, le 5 janvier 2026. LOU BENOIST / AFP

La Coordination rurale viendra porter les « doléances » des agriculteurs à Paris, malgré l’interdiction de ses convois de tracteurs par le gouvernement, a promis, lundi 5 janvier, son président, très remonté après un rendez-vous avec le premier ministre, Sébastien Lecornu, qui reçoit les syndicats agricoles jusqu’à mardi.

Selon plusieurs arrêtés préfectoraux consultés lundi par l’Agence France-Presse (AFP), les mouvements et convois de tracteurs sont interdits dans la majeure partie de la France jusqu’à jeudi.

Les crises sont nombreuses : épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui touche les bovins ; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers ; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur ; négociations ardues à venir concernant la politique agricole commune (PAC) européenne ; détresse des viticulteurs…

« On montera » porter les « doléances » des agriculteurs à Paris, de façon « pacifique » et « même si la moitié [des manifestants] doit finir en garde à vue », a déclaré à la sortie de Matignon Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole. La CR espère l’arrivée de ses cortèges pacifiques aux abords de Paris à compter de jeudi, a-t-elle précisé à l’AFP.

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Se disant « maltraité » par le gouvernement et prétendant n’avoir eu que des réponses « vagues » du premier ministre, il a ajouté que ses troupes, « remontées », ne lâcheraient « rien », notamment pour obtenir la fin de l’abattage total des troupeaux dans lesquels des cas de dermatose bovine ont été décelés.

Habituée des actions coup de poing, la CR est depuis début décembre, avec la Confédération paysanne, le fer de lance de la contestation contre la gestion de cette maladie, qui a ravivé une colère plus large.

« Ce n’est pas un arrêté de circulation qui va nous empêcher de rouler demain (…) On passera par les champs, par les bois, par les forêts », a renchéri Lionel Candelon, président de la chambre d’agriculture du Gers.

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Actions FNSEA-JA plus locales

« On restera mobilisés » contre l’accord UE-Mercosur, a pour sa part déclaré Pierrick Horel, président des Jeunes Agriculteurs (JA), à la sortie du rendez-vous, annonçant, si l’accord devait être signé, comme la Commission européenne l’espère, dans les prochains jours, une mobilisation au Parlement européen le 19 janvier, sans donner de détail sur la mobilisation des prochains jours.

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Son allié, la FNSEA, qui sera reçue mardi à 17 h 30 à Matignon, avait lancé ses tracteurs en direction de la capitale, début 2024, et a sonné la « mobilisation nationale », dimanche. Cela pourrait donner de l’ampleur au mouvement, mais ses actions semblent pour le moment locales et ne pas se diriger vers de grands déplacements.

Plusieurs actions ou blocages routiers ont été dénombrés par la gendarmerie, lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Lozère), A64 (Haute-Garonne), A51 (Isère), A84 (Manche) et sur l’A7 à différents niveaux, notamment aux abords de Lyon.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Mercosur, dermatose nodulaire, réorientation de la PAC… La colère des agriculteurs s’exprime de la Haute-Garonne à Bruxelles

Après des premières rencontres à Matignon et à l’Elysée en décembre, le gouvernement a promis, vendredi, « de nombreuses mesures » « tout au long du mois de janvier ». La ministre de l’agriculture, Annie Genevard, a annoncé, lundi, que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026.

Dimanche, le premier ministre avait promis, dans une lettre ouverte aux agriculteurs, d’entrer dans une phase « plus offensive ». M. Lecornu appelait notamment l’UE à « amplifier rapidement » ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui « ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires » de l’Union imposées aux producteurs.

« On ne bouge pas »

Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont confirmé, dimanche, qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles, où Annie Genevard se rend mercredi pour une réunion spéciale avec ses homologues européens sur le Mercosur et la PAC.

Pour l’heure, les syndicats jugent toutes ces promesses « insuffisantes ». « On ne bouge pas jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos sollicitations » concernant la dermatose ou l’accord avec le Mercosur, a déclaré lundi à l’AFP, sur un barrage routier au sud de Lyon, Laurence Chanove, animatrice régionale de la Coordination rurale.

Après une relative trêve de Noël, la Coordination rurale et la Confédération paysanne, reçue mardi à 19 heures à Matignon, avaient prévenu que les agriculteurs relanceraient la mobilisation en janvier, faisant envisager un troisième hiver de mobilisation agricole avant le Salon de l’agriculture.

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Le Monde avec AFP

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Pourquoi les compagnies maritimes ne sont pas pressées de réemprunter le canal de Suez

Le canal de Suez, à Ismaïlia (Egypte), le 16 avril 2025. KHALED DESOUKI/AFP

Le 19 décembre 2025, le porte-conteneurs Sebarok du groupe danois Maersk a franchi le canal de Suez, qui relie la mer Méditerranée à la mer Rouge et par extension à l’océan Indien. Pour le deuxième armateur mondial, il s’agissait d’une première depuis décembre 2023, quand il a cessé, comme les grandes compagnies maritimes, d’utiliser ce passage stratégique, en raison des attaques des rebelles houthistes du Yémen contre les navires occidentaux empruntant le détroit de Bab Al-Mandab, qui relie la mer Rouge au golfe d’Aden et à l’océan Indien, pour s’en prendre, selon eux, aux alliés d’Israël et apporter leur soutien aux Palestiniens.

De 2023 à 2024, le nombre de porte-conteneurs passant dans le canal de Suez a baissé de près de 90 % et le trafic global de navires y a chuté de moitié, selon les données publiées par l’Autorité du canal de Suez (SCA).

Le cessez-le-feu entre les rebelles yéménites et les Etats-Unis, en mai 2025, et plus encore celui entre Israël et le Hamas, en octobre 2025, laissaient présager une reprise massive du trafic là où transitaient, en temps normal, plus de 10 % des marchandises mondiales. Les armateurs auraient a priori toutes les raisons de reprendre au plus vite la route la plus directe entre les usines asiatiques, la Méditerranée et l’Europe. Se passer du raccourci percé par Ferdinand de Lesseps (1805-1894) au XIXe siècle impose aux navires de passer par le cap de Bonne-Espérance, au large de l’Afrique du Sud, un détour qui rallonge les trajets de onze jours. Pourtant, les armateurs se montrent prudents, voire frileux, à l’idée de reprendre la route par la mer Rouge.

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Venezuela : de Viktor Orban à Nigel Farage, les extrêmes droites gênées par le nouvel impérialisme trumpiste

Appelé à donner son avis, lundi 5 janvier, sur l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, par l’armée américaine, le premier ministre nationaliste hongrois, Viktor Orban, a fait preuve d’une prudence inhabituelle. « Cela s’est produit, et nous examinons si c’est bénéfique ou non pour la Hongrie »,a déclaré le dirigeant hongrois lors de sa conférence de presse annuelle, embarrassé face aux nombreuses questions sur la spectaculaire opération du week-end.

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Alors qu’il revendique d’habitude une admiration sans bornes pour le président américain, M. Orban a seulement affirmé que la volonté américaine de faire main basse sur le secteur pétrolier vénézuélien « pourrait entraîner une baisse du prix du pétrole », mais sans dire clairement ce qu’il en pense. Alors que son pays a été le seul Etat de l’Union européenne à refuser de signer le communiqué européen commun rédigé la veille pour appeler à « respecter la volonté du peuple vénézuélien », il a même relativisé cette abstention en la mettant sur le dos de son refus de toute politique étrangère commune.

Les hésitations de Viktor Orban sont le signal du malaise général des extrêmes droites européennes face au spectaculaire retour de l’impérialisme américain, en particulier chez celles qui partageaient un logiciel originel consistant à dénoncer une prétendue influence américaine sur les partis de gouvernement et les élites. Les partis d’extrême droite se retrouvent dans la position bien inconfortable de devoir commenter une ingérence armée flagrante, mais menée par un allié idéologique qui avait affirmé ne plus vouloir intervenir dans les affaires du monde.

Difficile de fermer les yeux

Au Royaume-Uni, la réaction de Nigel Farage illustre parfaitement cet inconfort. Le chef de file du parti populiste de droite Reform UK a estimé que les actions américaines au Venezuela étaient « non orthodoxes et contraires au droit international ». Il a même ajouté que « si elles permet[taient] de faire réfléchir à deux fois la Russie et la Chine, c’[était] alors peut-être une bonne chose ». Celui qui soutient Donald Trump de manière très démonstrative depuis 2016 s’était pourtant jusqu’à présent bien gardé de critiquer Washington.

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Xavier Bertrand : « La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public est instrumentalisée par son rapporteur à des fins idéologiques »

Entendez-vous ce silence assourdissant ? Celui dans lequel l’extrême droite œuvre, méthodiquement, pour tenter de mettre au pas des journalistes qui ne pensent pas comme elle.

Je suis gaulliste. Je crois à un Etat fort quand il protège, pas quand il intimide. A des institutions solides quand elles garantissent les libertés, pas quand elles les fragilisent. En démocratie, s’attaquer à des journalistes pour ce qu’ils pensent, pour ce sur quoi ils enquêtent ou pour ce qu’ils révèlent est une ligne rouge absolue. Une presse libre n’est pas une presse complaisante. Elle est l’une des conditions de la souveraineté du peuple.

Je veux être clair sur un point essentiel : je ne confonds jamais l’extrême droite avec ses électeurs. Celles et ceux qui votent pour elle ne sont ni des ennemis de la République ni des citoyens à disqualifier. Ils sont souvent les premières victimes de stratégies de manipulation, de colère organisée et de désinformation planifiée. Les priver d’une information libre et pluraliste, c’est aussi les priver des moyens de se forger une opinion éclairée.

Instruction à charge

Défendre la liberté de la presse, c’est défendre tous les citoyens. Ce qui se joue aujourd’hui n’a rien d’anecdotique. A l’instar de l’extrême gauche qui a instrumentalisé précédemment les outils essentiels du contrôle parlementaire, l’extrême droite a souhaité créer une commission d’enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, trois sujets parfaitement légitimes au demeurant.

Xavier Bertrand, président (LR) du conseil régional des Hauts-de-France, à Paris, le 16 décembre 2025. JULIEN DANIEL/MYOP POUR « LE MONDE »

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Le droit international, un clivage politique qui prospère du sommet de l’Etat jusqu’au sein des partis

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, lors de la manifestation contre l’opération américaine au Venezuela, à Paris, le 3 janvier 2026. DANIEL PERRON/HANS LUCAS VIA AFP

Quand l’ordre mondial chavire, le monde politique français révèle ses lignes de fracture. L’opération militaire de l’administration Trump au Venezuela, soldée par l’enlèvement de son président, Nicolas Maduro, et de son épouse, Cilia Flores, samedi 3 janvier, précipite les partis mais aussi le sommet de l’Etat vers un nouveau clivage autour de la défense du droit international et du multilatéralisme.

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Quelques heures après l’intervention des forces spéciales américaines à Caracas, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, avait exprimé, sur X, son soutien à une transition « pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien », « débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro ». Pas de mention du non-respect du droit international ou de condamnation formelle de la méthode brutale employée par l’administration Trump. Satisfait, Donald Trump a même repartagé son message sur son compte Truth Social.

Ces omissions du président n’ont pas échappé à la gauche et à une partie des élus macronistes, révulsées par cette rupture apparente avec la tradition diplomatique française, exprimée par Jean-Noël Barrot avant la réaction du président. A moins que ces expressions coordonnées évitant toute critique frontale de Donald Trump ne poursuivent un autre objectif. « On a peur que Trump soit encore pire sur l’Ukraine qu’il ne l’est déjà. Et donc, pour éviter ça, on n’ose plus le contrarier sur rien d’autre »,interprète la députée européenne (Renew) Nathalie Loiseau, alors qu’une nouvelle conférence des pays de la « coalition des volontaires » en soutien à l’Ukraine se tient mardi 6 janvier à l’Elysée.

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Neige et verglas : la circulation, les transports et les aéroports perturbés dans l’ouest de la France

Une route de Montaigu (Vendée), le 6 janvier 2026 MATHIEU THOMASSET / HANS LUCAS / AFP

Trente-huit départements de France métropolitaine dans la partie nord-ouest de l’Hexagone ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas pour une partie de la nuit et toute la journée de mercredi, a annoncé mardi en début d’après-midi Météo-France.

La vigilance orange est le deuxième niveau le plus élevé, demandant à la population d’être très attentive, car des phénomènes dangereux sont prévus. La France a déjà connu d’importantes chutes de neige dans plusieurs régions du nord et du centre du pays lundi et mardi matin. » resteront « suffisamment notables pour occasionner des difficultés de circulation », précise le prévisionniste, alors que la quasi-totalité de la France reste placée en vigilance jaune.

Il est tombé de 2 à 10 centimètres (cm) de neige sur le nord-ouest du pays, « localement plus sur les hauteurs ». Les cumuls ont été plus importants cette nuit passée en Charente-Maritime, dans les Deux-Sèvres et en Vendée, avec des valeurs dépassant 10 cm et des pics à 30 cm en Charente-Maritime.

« Par ailleurs, les températures sont très froides, comprises souvent entre − 3 et − 8 °C, localement en dessous de − 10 °C, justifiant le maintien en vigilance orange sur l’ensemble des départements pour regel fort », poursuit Météo-France.

L’événement « un peu sous-évalué »

L’événement neigeux « a été un peu sous-évalué » par Météo-France en Ile-de-France notamment, a par ailleurs estimé mardi le ministre des transports, Philippe Tabarot sur BFM-TV. « L’événement a été plus important que ce qui avait été annoncé », a déclaré le ministre, en jugeant néanmoins que la nuit s’était « plutôt bien passée » dans la région francilienne, où des mesures avaient été prises, comme le sablage anticipé des routes, pour permettre aux gens de retourner chez eux et pour éviter « des naufragés de la route » comme en 2018.

Lire aussi | Neige et verglas : au moins cinq morts dans des accidents de la route en Ile-de-France et dans les Landes

Interrogé par l’AFP, Météo-France affirme, de son côté, que « les cumuls observés ont été dans les valeurs les plus hautes des prévisions, voire au-dessus dans certaines zones localisées en région parisienne et sur la côte Atlantique », reconnaissant « la complexité de prévoir ce type de phénomène ».

Sur l’Ile-de-France, le prévisionniste national précise que « la prévision de lundi matin annonçait 2 cm à 3 cm de neige globalement, et 5 cm localement. Au final, on a observé 3 cm à 4 cm globalement, 5 cm de neige sur Paris, et 6 cm à 8 cm de neige ont été observés localement », avec par exemple 6 cm à la station de référence du Bourget, en Seine-Saint-Denis.

Les transports perturbés en Ile-de-France…

Côté transports, à Paris et dans les trois départements de petite couronne (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine), « 25 % des bus circulent », selon Ile-de-France Mobilités (IDFM). Ailleurs en Ile-de-France, « aucun bus n’est sorti » dans les départements de l’Essonne, des Yvelines, du Val-d’Oise et de la Seine-et-Marne. « Les autres lignes de bus sortiront au fur et à mesure, dès que l’état de la voirie le permettra », ajoute la RATP.

En revanche, l’ensemble des lignes de métro, RER et tramways « fonctionnent normalement » au sein de la capitale. L’information aux voyageurs est actualisée sur les comptes X de chaque ligne et un message publié sur le site de la RATP et ses applications. Les transports scolaires ont été annulés sur décisions préfectorales. « Le réseau métro, RER, train et tram fonctionne correctement, avec quelques problèmes localisés », ajoute IDFM.

Des perturbations (arrêts non desservis, tronçons interrompus, ralentissements) affectent ainsi localement le trafic de toutes les lignes RER et de la grande majorité des Transiliens en grande couronne.

… et dans l’Ouest, particulièrement touché

La circulation reste perturbée dans de nombreuses autres régions, surtout dans l’ouest du pays. Les transports scolaires ont ainsi été suspendus pour la journée de mardi dans l’ensemble de la Normandie, en Bretagne, mais aussi dans les Yvelines, l’Oise, la Somme et les Ardennes.

La SNCF a également fait état mardi matin d’interruptions de circulation sur plusieurs lignes de l’Ouest ainsi que de limitations de vitesse sur certains secteurs des lignes à grande vitesse. « Les principales difficultés sont sur la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire, où beaucoup de neige est tombée », a expliqué SNCF Réseau dans un point de situation.

SNCF Voyageurs a précisé que « les Intercités Nantes-Bordeaux sont annulés jusqu’[en] milieu d’après-midi ». Les circulations ont été interrompues mardi matin sur plusieurs lignes de ces régions : La Rochelle-Poitiers, La Rochelle-Bordeaux, Saintes-Royan, Saintes-Angoulême, Saintes – Saint-Jean-d’Angely, Bordeaux-Le Verdon, Nantes – Pornic – Saint-Gilles, La Roche-sur-Yon – La Rochelle et Clisson-Cholet-La Poissonnière. Par ailleurs, la SNCF signale « des limitations de vitesse ce matin sur certains secteurs des [lignes à grande vitesse] ».

De manière générale, la SNCF recommande à ses clients « de reporter leurs déplacements autant que possible ».

Six aéroports fermés

Eurostar applique également ces mesures de limitation de vitesse. Et six aéroports français étaient fermés au trafic mardi matin dans l’ouest et le nord du pays. Mais aucun vol n’est supprimé dans les aéroports parisiens, a annoncé le ministère des transports.

« Les perturbations liées à la neige et au verglas entraînent les fermetures suivantes d’aéroports ce matin : Nantes, Vatry, La Rochelle, Albert-Bray [près d’Amiens], Saint-Nazaire et Brest », a rapporté le ministère dans un point de situation national réalisé à 10 heures, en précisant qu’il n’y avait « aucune réduction de programme de vols prévue pour les aéroports parisiens ».

Le Monde

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« C’est le business du foot » : Liam Rosenior, l’entraîneur de Strasbourg, justifie son départ pour Chelsea qui relance les critiques sur la multipropriété des clubs

Liam Rosenior, le 18 décembre, lors du match de Ligue conférence entre Strasbourg et Breidablik, au Stade de la Meinau. MANON CRUZ / REUTERS

Des négociations entre deux clubs de football peuvent-elles respecter les intérêts de chacune des parties lorsqu’ils partagent le même propriétaire ? A Strasbourg, la multipropriété divise depuis le rachat du Racing Club (RCSA) par le consortium américain BlueCo, déjà détenteur de Chelsea, mastodonte de Premier League. Le départ impromptu de son entraîneur, Liam Rosenior, qu’il a lui-même annoncé, mardi 6 janvier, ne risque pas de dissiper les doutes sur les dérives de ce modèle, des éventuels conflits d’intérêts à une forme de dépendance sportive.

Au cours d’une conférence de presse organisée au stade de la Meinau, l’antre du RCSA, le technicien de 41 ans a annoncé avoir trouvé « un accord verbal » avec Chelsea, pour succéder à Enzo Maresca, limogé par le club anglais cinq jours plus tôt. « C’est un sentiment mitigé : il y a la joie d’avoir une opportunité exceptionnelle et la tristesse de quitter des personnes avec qui j’ai créé des connexions. Demain, je me réveillerai en tant qu’entraîneur de Chelsea. Quand on est un manager jeune et qu’on travaille dur, c’est le type d’opportunités dont on rêve », a-t-il précisé.

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