Trois personnes meurent dans des avalanches en Italie, dont un Français

Trois personnes sont mortes dans des avalanches vendredi en Italie, dont un Français, ont indiqué les secours alpins italiens.

Vers midi, deux skieurs ont été pris dans une première avalanche dans le val Maira, situé dans le Piémont, près de la frontière française, à 2 300 mètres d’altitude. Ils ont été dégagés par d’autres skieurs, mais l’une des deux personnes, une Allemande, est décédée quand l’hélicoptère des secours est arrivé.

Vers 15 heures, quelques kilomètres plus au nord à Bobbio Pellice, près de Turin, un skieur français a été pris dans une autre avalanche. L’alarme a été lancée par le biais d’un dispositif GPS, puis un autre Français qui skiait avec lui est arrivé dans un refuge et a décrit la situation, mais à l’arrivée des secours le premier skieur était décédé.

De fortes chutes de neige autour de Noël suivies d’un adoucissement des températures et de forts vents ont pu faciliter le déclenchement de ces avalanches, a indiqué un porte-parole des secours.

Un alpiniste italien de 50 ans est également mort vendredi matin dans les Dolomites (nord-est), emporté par une avalanche alors qu’il randonnait avec un ami.

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Le Monde avec AFP

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Incendie à la Maison radieuse de Rezé : deux blessés, l’immeuble emblématique de Le Corbusier évacué

Intervention des sapeurs pompiers pour l’incendie d’un appartement dans la Cité Radieuse le Corbusier de Rezé, le 2 janvier 2025. FRANCK DUBRAY / PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Un incendie a touché la Maison radieuse de Rezé (Loire-Atlantique), œuvre de l’architecte Le Corbusier, qui a fait deux blessés légers et a conduit à l’évacuation de certains locataires de cet immeuble emblématique, ont annoncé, vendredi 2 janvier, les pompiers.

En fin d’après-midi, les pompiers sont intervenus pour un feu d’appartement au sein de la Maison radieuse, située au sud de Nantes. Le feu, situé aux 7e et 8e niveaux, « a été maîtrisé au moyen de deux lances », ont indiqué les pompiers de Loire-Atlantique dans un communiqué.

Selon un premier bilan, deux personnes ont été légèrement blessées alors qu’environ 70 pompiers et une trentaine d’engins ont été déployés. Les autorités ont mis en place « un centre d’accueil à la mairie avec la protection civile regroupant environ 250 personnes », selon la même source.

La Maison radieuse construite entre 1953 et 1955 à Rezé est la deuxième des cinq unités d’habitation réalisées par Le Corbusier (1887-1965).

Entourée d’un parc de six hectares, la Maison radieuse compte 294 logements, six rues intérieures et une école maternelle à son sommet, indique le ministère de la culture sur son site Internet.

Le Monde avec AFP

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Lens assuré de finir champion d’automne de Ligue 1 après son succès à Toulouse

Le Lensois Adrien Thomasson effectue une passe lors du match de Ligue 1 face au TFC, le 2 janvier 2026, au Stadium de Toulouse. MATTHIEU RONDEL / AFP

Difficile de dire jusqu’où ira le Racing Club de Lens cette année en Ligue 1, mais les Sang et Or peuvent déjà s’enorgueillir d’avoir atteint le cap de la mi-saison avec le titre honorifique de champion d’automne en poche. En s’imposant en match avancé de la 17e journée, vendredi 2 janvier en soirée, à Toulouse (3-0), les joueurs de Pierre Sage sont assurés de terminer premiers à l’issue de la phase aller du championnat grâce aux quatre points d’avance dont ils disposent sur le Paris Saint-Germain qui accueille, lui, le Paris FC, dimanche soir, au Parc des Princes.

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« C’est une belle récompense pour les joueurs même si c’est honorifique », a estimé l’entraîneur lensois, Pierre Sage. Mais « on ne pourra pas leur enlever », a-t-il ajouté dans un sourire.

Cela fait désormais sept victoires consécutives – et dix sur les onze dernières journées – pour les Nordistes qui débutent l’année 2026 sur les mêmes bases que la fin de la précédente. Lens siège sur le trône de la Ligue 1 depuis le 30 novembre et conservera son rang au minimum quinze jours de plus puisque le week-end prochain sera occupé par la Coupe de France.

Wesley Saïd, ancien de la maison toulousaine, buteur

Pourtant sur une bonne dynamique jusque-là, le Toulouse Football Club (TFC) n’a rien pu faire face au froid réalisme lensois et la série noire face aux Nordistes se prolonge pour le TFC qui n’a plus battu son adversaire du jour à domicile depuis six matchs en quinze ans (4 défaites, 2 nuls).

Cette quatrième victoire consécutive en déplacement, depuis leur revers à Metz le 29 octobre (2-0), les Sang et Or l’ont obtenue en profitant d’un fait de jeu qui a pesé sur les débats après vingt minutes très équilibrées. Organisées dans le même schéma tactique (3-5-2), les deux équipes s’étaient neutralisées jusque-là, sans frisson si l’on excepte une tête de Wesley Saïd obligeant le gardien toulousain, Guillaume Restes, à intervenir (22e).

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La rencontre a ensuite pris un virage inattendu quand le TFC s’est retrouvé à dix après un tacle dangereux de son attaquant Emersonn sur Odsonne Edouard (23e), contraignant ce dernier à quitter le terrain quinze minutes plus tard. Une supériorité numérique que le leader n’a pas su exploiter avant la pause, ne se procurant alors qu’une seule occasion sur un coup franc de Bulatovic parfaitement dévié par Restes (42e).

La pression est « sur nos adversaires »

Maîtres du ballon dès le coup d’envoi du second acte, les Lensois ont fait le siège du but toulousain. C’est finalement du pied d’un ancien de la maison violette que la délivrance est intervenue, sur une frappe enroulée de Saïd depuis l’intérieur de la surface (1-0, 57e).

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Le même Saïd a raté le doublé sur une tête mal ajustée (70e) avant que le capitaine Sang et Or Adrien Thomasson ne mette les siens à l’abri sur une frappe de Fofana repoussée par Restes dans ses pieds (2-0, 85e). Pierre Ganiou, au bout du temps additionnel, corsera l’addition sur une belle frappe (3-0, 90+5), laissant les Toulousains, 8e au classement, K.-O..

« Sept victoires de suite c’est un signe qui ne trompe pas », a déclaré Pierre Sage, considérant que la place de leader de son équipe « met de la pression sur [les] adversaires, pas sur nous ».

Lens étrennera son nouveau statut à Sochaux, club de National (3e division), samedi 10 janvier, en seizièmes de finale de la Coupe de France. Avec l’objectif, là encore, de faire durer le plaisir le plus longtemps possible.

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Le Monde avec AFP

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : Kiev accueille une réunion avec ses alliés pour évoquer les garanties de sécurité en cas de paix

L’opposition tchèque dénonce les propos anti-ukrainiens du président de la chambre des députés

Selon le site tchèque Ceské novinyn, les principaux partis d’opposition souhaitent convoquer un vote à la chambre des députés sur la destitution de son président, Tomio Okamura (Liberté et démocratie directe, ou SPD), suite à son discours du Nouvel An, dans lequel il a vivement critiqué l’Ukraine et l’Union européenne.

Le président du parti d’extrême droite prorusse (SPD) critiquait la fourniture d’armes à l’Ukraine : « Je crois que notre république quittera le train bruxellois qui, malgré les avertissements du gouvernement américain, fonce droit vers la troisième guerre mondiale », a-t-il déclaré.

Il a répété son opposition à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne et à toute aide au pays face à sa dette. « L’argent circule dans tous les sens et tout le monde y trouve son compte. Les entreprises et les gouvernements occidentaux, ainsi que les voleurs ukrainiens gravitant autour de la junte Zelensky, qui se construisent des toilettes en or », a-t-il lancé avec virulence à propos du président Volodymyr Zelensky et de son entourage. « Qu’ils volent, mais pas chez nous », a ajouté le président de la chambre des députés.

L’ambassadeur ukrainien en République tchèque, Vasyl Zvarych, a répondu, sur Facebook, à ces propos : « Les mots qu’il a osé employer contre mes compatriotes et l’Ukraine, y compris contre les dirigeants démocratiquement élus de l’Etat ukrainien, sont indignes et totalement inacceptables. Ils contredisent les principes d’une société démocratique et les valeurs sur lesquelles repose la République tchèque, en tant que membre à part entière de la communauté européenne. »

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Yémen : après avoir bombardé les séparatistes du Sud décidés à lancer un processus vers l’indépendance, l’Arabie saoudite appelle au « dialogue »

Des soldats du Conseil de transition du Sud (STC), à Aden, au Yémen, le 31 décembre 2025. AP

Alors que les affrontements font rage entre les séparatistes du Yémen et les autres membres de la coalition gouvernementale, l’Arabie saoudite a invité, samedi 3 janvier, « toutes les factions du sud » du Yémen à un « dialogue » à Riyad, et « à participer activement à la conférence » destinée à trouver « des solutions justes (…) qui satisferont les aspirations légitimes du peuple du Sud », selon un communiqué du ministère des affaires étrangères saoudien.

Cette invitation, que Riyad a précisé avoir formulée à la demande du gouvernement yéménite, intervient juste après des bombardements saoudiens meurtriers contre le mouvement séparatiste.

Ce dernier, baptisé Conseil de transition du Sud (STC), avait annoncé, vendredi, engager un processus de deux ans pour établir un Etat dans le sud du pays le plus pauvre de la péninsule arabique, déjà dévasté par des années de guerre. Le STC s’est emparé de vastes régions du Yémen ces dernières semaines et a affirmé son intention d’y rester malgré les appels au retrait répétés de la part de Riyad.

« Partant du désir et de la volonté de notre peuple du Sud de restaurer et proclamer son Etat (…) nous annonçons l’entrée dans une phase transitoire d’une durée de deux ans », avait déclaré le président du STC, Aidroos Al-Zubaïdi dans une déclaration télévisée. Une République démocratique et populaire a été indépendante entre 1967 et 1990 dans le sud du Yémen.

Aidroos Al-Zubaïdi avait aussi appelé la communauté internationale à parrainer un « dialogue » entre les différentes parties, avertissant que le groupe déclarerait « immédiatement » l’indépendance si l’appel au dialogue n’était pas entendu ou si le sud du Yémen était de nouveau l’objet d’« agressions militaires ».

Le chef séparatiste a affirmé que la période de transition comprendrait notamment l’organisation d’un référendum d’autodétermination, alors qu’une République démocratique et populaire a été indépendante entre 1967 et 1990 dans le sud du pays.

Frappes saoudiennes

Plus tôt dans la journée, le STC, soutenu par les Emirats arabes unis, a fait état auprès de l’Agence France-Presse (AFP) de nouvelles frappes saoudiennes à Al-Kasha sur ses troupes, faisant 20 morts parmi les membres de ses forces. Il s’agit des premières pertes humaines infligées par Riyad, allié au gouvernement yéménite, au STC depuis que ce dernier a pris le contrôle en décembre de territoires dans la province riche en pétrole de Hadramaout, frontalière de l’Arabie, ainsi que dans la région voisine de Mahra.

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Le chef du STC pour les régions de Wadi et du désert de Hadramaout, Mohammed Abdelmalek, a également fait état d’une attaque au sol − repoussée selon lui − par des « milices » islamistes et le groupe djihadiste Al-Qaida.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Comment le Yémen est devenu un terrain d’affrontements entre les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite

L’avancée séparatiste a suscité la colère des autres factions gouvernementales – le STC fait aussi partie de cette coalition – et de l’Arabie saoudite, attisant les tensions avec les Emirats arabes unis. Abou Dhabi avait cependant affirmé en fin d’après-midi être déterminé à œuvrer à une « désescalade », disant notamment avoir retiré ses dernières forces du Yémen, où elles avaient été déployées dans le cadre de la coalition.

« Mettre fin à l’escalade »

Le porte-parole militaire du STC, Mohamed Al-Naqib, a parlé quant à lui d’une « guerre existentielle ». Une source au sein du STC a fait état de frappes contre une autre base et un aéroport à Seyoun, une ville de l’Hadramaout aux mains du mouvement. Des témoins ont parlé de combats dans le secteur.

Image présumée des frappes aériennes saoudiennes contre des positions du Conseil de transition du Sud (STC), à Seyoun, au Yémen, le 2 janvier 2026. UGC VIA REUTERS Image présumée des frappes aériennes saoudiennes contre des positions du Conseil de transition du Sud (STC), à Seyoun, au Yémen, le 2 janvier 2026. UGC VIA REUTERS

Un peu plus tôt, le gouverneur de l’Hadramout, Salem Al-Khanbashi, avait annoncé une opération terrestre des forces gouvernementales soutenues par l’Arabie visant à prendre le contrôle de bases militaires dans la région de l’Hadramaout de « manière pacifique ».

Des sources saoudiennes ont confirmé que les premières frappes de vendredi avaient été menées par la coalition dirigée par Riyad, initialement mise en place en 2015 pour soutenir le gouvernement face aux rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, qui se sont emparés de la capitale, Sanaa, en 2014, puis de larges pans du nord du pays. Une trêve conclue en 2022 est globalement respectée dans ce conflit, qui a fait des centaines de milliers de morts, morcelé le pays et provoqué l’une des pires crises humanitaires au monde.

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Le Monde avec AFP

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Soudan : dans El-Obeid encerclée, sur le nouveau front de la guerre

La ville d’El-Obeid ne tient qu’à un fil. Une longue route cahoteuse qui s’étire sur 300 kilomètres à l’est, jusqu’aux rives du Nil Blanc. De part et d’autre de l’asphalte défoncé s’étendent des champs de sésame, d’arachides et d’hibiscus où se découpent les silhouettes colorées de femmes qui besognent, le dos voûté sous un soleil de plomb.

De temps à autre, un convoi militaire vrombit sur le macadam. Des pick-up surmontés de lance-missiles ou de mitrailleuses lourdes sont déployés en renfort vers le bastion des forces armées soudanaises (FAS) dans la province du Kordofan, devenue épicentre du conflit. Si El-Obeid tombe, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) seront à nouveau aux portes de Khartoum.

Sur cette route se croisent, dans une bourrasque, les va-t-en-guerre et ceux qui la fuient. Passant à toute allure, les escouades de jeunes soldats poussent des cris furieux, emportés par le vent. Le poing en l’air, ils sont acclamés par les buveurs de thé, à l’ombre des paillotes qui jalonnent le bas-côté. En sens inverse, entassées dans des bétaillères ou des microbus croulant sous les bagages, les couvertures et les lits en ferraille, des familles entières quittent El-Obeid pour Kosti, la ville la plus proche, à l’extrémité des 300 kilomètres, porte d’entrée de la moitié orientale du pays, contrôlée par l’armée régulière.

Un point de contrôle renforcé par des monticules de terre, sur la seule route contrôlée par l’armée soudanaise vers El-Obeid (Soudan), le 11 décembre 2025. ABDULMONAM EASSA POUR « LE MONDE »

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Paris sportifs : les jeunes hommes des banlieues défavorisées, cibles privilégiées du marketing des entreprises

SÉVERIN MILLET

Foot, tennis, basket, boxe, arts martiaux mixtes (MMA) ou cyclisme, qu’importe le sport, c’est la mise qui compte. La mise et l’adrénaline. Et la gagne. Et le statut que cela confère lorsque la victoire est au rendez-vous. Et la perspective de gagner beaucoup d’argent, très vite. Toutes les rencontres sportives, petites et grandes, ici ou ailleurs, sont pour Bilal (le prénom a été modifié) une occasion de parier en ligne, sur le résultat d’un match, le nombre de fautes, le nombre de fois où tel joueur a fait une passe à un autre, le nombre de penaltys… Parier sur tout, et rêver en grand. Deux ans que Bilal rêve. Deux ans qu’il perd. De plus en plus gros.

Bilal a 19 ans, il habite un quartier populaire dans les Yvelines avec sa mère et son petit frère, il est sans emploi et cumule quelque 1 500 euros de dettes de jeu, réparties entre sa banque, sa mère et des amis. Il a fait le calcul il y a quelques mois. Un choc. « J’ai réalisé que tout ça n’avait aucun sens », confie-t-il, honteux de ses pertes – dont il cache le montant à son entourage – et rongé par la sensation de « [s]’être fait avoir ».

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Mélanie Thomin, députée : « L’expansion anarchique des “lockers” déséquilibre l’aménagement commercial de nos communes »

L’affaire a fait grand bruit, dans la commune d’Orvault, en Loire-Atlantique. En plein cœur d’un quartier résidentiel, un casier Mondial Relay a été installé cet automne dans un jardin de particulier. Craignant un flux continu de véhicules et de clients dans ce quartier paisible, au nez et à la barbe des habitants, des élus et des commerçants locaux, les riverains se sont mobilisés.

L’implantation de ces casiers de quelques mètres cubes, permettant le retrait ou le dépôt de colis, se veut pratique et moins chère pour les consommateurs, mais c’est aussi devenu un véritable « Far West ». Leur installation n’est en effet soumise à aucune réglementation. Amazon, Mondial Relay, Vinted Go, AliExpress : ces casiers déferlent sur l’ensemble du territoire national, en osmose avec la montée du commerce en ligne. Les chiffres sont exponentiels. En 2021, 300 « lockers » [consignes automatiques] Mondial Relay étaient dénombrés en France ; ils sont désormais près de 9 000, avec un objectif à 10 000 casiers en 2026.

Cette prolifération, en dehors des zones de chalandise traditionnelles, est symptomatique des stratégies agressives d’un certain nombre de multinationales de la logistique et de l’e-commerce.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Voyage dans la France des points relais, ces lieux du dernier kilomètre pour nos colis

En parallèle, des milliers de commerçants de proximité, partenaires de ces grands groupes, contestent la résiliation unilatérale de leur contrat. A travers toute la France, l’entreprise Mondial Relay vient de supprimer 3 500 points relais de proximité, remplacés par ces consignes automatiques.

Des pertes de revenus

Ces réorganisations des réseaux de distribution entraînent des pertes de revenus non négligeables pour les commerçants : plusieurs centaines d’euros par mois, à raison de 20 à 40 centimes par colis. Lorsqu’un point relais ferme, le commerce est fragilisé, c’est aussi au détriment de la consommation dans les commerces alentour, en particulier dans les centres-bourgs et les cœurs de ville.

A l’heure de la lutte contre les concurrences déloyales, l’expansion anarchique des lockers déséquilibre l’aménagement commercial de nos communes. Aussi, comme le maire d’Orvault, de nombreux élus appellent à légiférer, afin d’instaurer des règles claires et de mettre à leur disposition des outils indispensables pour garder la maîtrise de l’aménagement du territoire : obligation de déclaration préalable d’urbanisme, encadrement des emplacements, contreparties financières pour accompagner et maintenir les guichets commerçants de proximité.

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Yémen : les Emirats arabes unis démentent avoir livré des armes pour les séparatistes, après des frappes menées par l’Arabie saoudite

Des véhicules militaires endommagés à la suite d’une frappe aérienne menée par une coalition dirigée par l’Arabie saoudite, dans le port de Moukalla, au Yémen, le 30 décembre 2025. AFP

L’Arabie saoudite a accusé, mardi 30 décembre, les Emirats arabes unis (EAU) d’agir de façon « extrêmement dangereuse » au Yémen, où elle a frappé une cargaison d’armes en provenance, selon elle, d’Abou Dhabi et destinée aux séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC), ce que les EAU ont démenti.

Déjà affaibli par un long conflit avec les rebelles houthistes, le Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, au cœur de rivalités régionales, a vu s’ouvrir au début du mois de décembre un nouveau front : le STC, soutenu par les Emirats arabes unis, s’est emparé au cours des dernières semaines de vastes portions de territoire, notamment dans l’Hadramaout, sans rencontrer de grande résistance. Ses partisans l’appellent à rétablir un Etat dans le sud du Yémen, où une République démocratique et populaire a été indépendante de 1970 à 1990.

Les séparatistes yéménites ont rejeté mardi les appels de la coalition menée par l’Arabie saoudite – soutien du gouvernement yéménite – à se retirer. « Il n’est pas question de se retirer. Il est déraisonnable de demander au propriétaire d’une terre de la quitter. La situation exige de rester et de se renforcer », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Anwar Al-Tamimi, porte-parole du STC. Aux premières heures de la matinée, la coalition militaire dirigée par Riyad a annoncé des frappes sur le port yéménite de Moukalla, capitale de la province de l’Hadramaout.

Elles ont visé les équipages de deux bateaux qui avaient « désactivé leurs systèmes de suivi et déchargé une grande quantité d’armes et de véhicules de combat pour soutenir les forces du Conseil de transition du Sud », a rapporté l’agence officielle saoudienne SPA. Les navires venaient du port de Foujeyra, sur la côte est des Emirats arabes unis, selon SPA. Cette « opération militaire limitée » n’a fait aucune victime, selon la même source.

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Appel à évacuer

Un responsable de l’infrastructure, qui a requis l’anonymat, a expliqué à l’AFP avoir reçu un appel à évacuer vers 4 heures, heure locale (2 heures à Paris). Les autorités ont fermé les routes menant vers le port, a constaté sur place un journaliste de l’Agence France-Presse. Des images de l’AFP montrent dans le port un groupe de voitures calcinées et des pompiers essayant d’éteindre le feu qui s’en dégage. Non loin, des fenêtres de bâtiments ont été soufflées par la frappe.

Les frappes de la coalition ont visé le port de Moukalla, le 30 décembre 2025. GOOGLE MAPS

Puis, dans un communiqué au ton inhabituellement fort, le ministère des affaires étrangères saoudien a accusé les Emirats arabes unis d’avoir « poussé » les séparatistes à mener des opérations militaires à la frontière sud du royaume. Ces mesures « prises par un Etat frère » sont « extrêmement dangereuses » et « constituent une menace pour la sécurité » de l’Arabie saoudite et de la région, estime Riyad.

Le royaume a ajouté qu’il « n’hésitera pas à prendre toutes les mesures pour (…) neutraliser » cette menace. Il a également appelé les Emirats arabes unis à retirer leurs forces du Yémen « dans les vingt-quatre heures » et à « cesser tout soutien militaire ou financier à toute partie ».

Abou Dhabi a démenti avoir envoyé au Yémen une cargaison d’armes pour les séparatistes. Le ministère des affaires étrangères émirati a assuré que la cargaison en question ne contenait « aucune arme, et les véhicules déchargés n’étaient destinés à aucun acteur yéménite », mais aux forces émiraties opérant au Yémen. Il a ajouté que l’arrivée de cette cargaison avait été coordonnée avec Riyad. « Le ministère (…) exprime son rejet total des allégations par lesquelles [Abou Dhabi] attise le conflit au Yémen », a-t-il insisté.

Washington évite de prendre parti

Le Conseil présidentiel du Yémen, soutenu par Riyad, a décrété l’état d’urgence et annoncé l’annulation d’un pacte de défense avec les Emirats arabes unis. Au cours des derniers jours, des centaines de membres de tribus s’étaient rassemblés à Aden, la grande ville du Sud, pour demander aux dirigeants du STC d’annoncer l’indépendance du Yémen du Sud, selon la chaîne Aden Independent, affiliée aux séparatistes.

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Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait appelé vendredi à la « retenue », tout en évitant de prendre parti pour l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, deux partenaires-clés de Washington.

Des troupes du principal groupe séparatiste yéménite, le Conseil de transition du Sud, dans une zone montagneuse d’où elles ont lancé une opération militaire, dans la province d’Abyan (Yémen), le 15 décembre 2025. REUTERS

Ces nouvelles tensions pourraient fragiliser davantage le Yémen, dévasté par des années de guerre. Un conflit a éclaté en 2014 entre le gouvernement et ses alliés, dont le STC, et les rebelles houthistes, pro-iraniens, faisant des centaines de milliers de morts, morcelant le pays et provoquant l’une des pires crises humanitaires au monde. Une trêve conclue en 2022 est globalement respectée.

L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, traditionnellement de proches alliés, avaient uni leurs forces contre les houthistes au sein de la coalition, mais des désaccords sont apparus concernant les conflits au Yémen et au Soudan.

Lire aussi | Face à la poussée séparatiste, le gouvernement yéménite appelle la coalition saoudienne à « prendre des mesures militaires » pour le soutenir

Le Monde avec AFP

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A69 : la justice autorise la poursuite des travaux de construction de l’autoroute contestée entre Toulouse et Castres

Vue aérienne du chantier de l’A69, près de Verfeil (Haute-Garonne), le 14 mars 2025. ED JONES / AFP

la cour administrative d’appel de Toulouse a validé, mardi 30 décembre, l’autorisation environnementale du chantier de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres, et donc la poursuite des travaux entamés en 2023.

Lire le décryptage (2023) : Le projet d’autoroute A69 entre Toulouse et Castres est-il justifié ? 6 questions pour comprendre le débat

« La cour administrative d’appel de Toulouse juge aujourd’hui que la construction de l’A69 et l’élargissement de l’A680 répondent bien à une raison impérative d’intérêt public majeur et que les autorisations accordées en 2023 par l’Etat sont légales », écrit-elle dans un communiqué. « Par cette décision, la cour annule les précédentes décisions du tribunal administratif de Toulouse du 27 février », poursuit-elle.

« Le projet de liaison autoroutière doit être regardé comme répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur, sans qu’il soit nécessaire de justifier d’une situation critique ou de tension particulière quant à l’enclavement ou au décrochage démographique et économique du bassin de vie de Castres-Mazamet », a estimé la juridiction toulousaine dans un arrêt de 53 pages, conformément aux conclusions du rapporteur public lors de l’audience du 11 décembre.

Selon les magistrats d’appel, c’est donc « à tort » que le tribunal administratif de Toulouse a décidé le 27 février d’annuler les arrêtés préfectoraux de mars 2023 autorisant le lancement du chantier. Les travaux avaient été arrêtés avant de reprendre au début de l’été, en raison d’une nouvelle décision de la cour administrative d’appel.

Dans un communiqué, le ministre des transports, Philippe Tabarot, « salue les conséquences de la décision rendue ce jour » et déclare qu’elle « permet d’envisager la livraison, très attendue par le territoire, de cette infrastructure structurante, à l’horizon d’octobre 2026 ».

Pessimisme

La voie est libre, principal collectif d’opposants à cette autoroute, devenue un emblème des luttes environnementales, déplore « une décision évidemment incompréhensible et décevante, mais prévisible », dans un communiqué. Le collectif a annoncé se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État pour arrêter un projet qu’il juge « inutile, destructeur et antisocial ».

De son côté Atosca, le constructeur de l’autoroute, « accueille favorablement » une décision qui va permettre « de poursuivre sans ambiguïté le chantier » et « confirme la nécessité d’une infrastructure attendue depuis plusieurs décennies par le sud du Tarn ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Autoroute A69 : après l’autorisation de reprise du chantier, les partisans du projet « soulagés », les opposants « choqués »

Dès l’issue des débats, le 11 décembre, les anti-A69 ne cachaient pas leur pessimisme vis-à-vis de la décision, mettant notamment en cause l’impartialité de la cour, présidée dans ce dossier par Denis Chabert, le magistrat qui avait déjà autorisé la reprise des travaux en mai. Ils espéraient néanmoins que les dépassements non autorisés du périmètre du chantier de l’autoroute, constatés en novembre et reconnus par le constructeur lui-même, pourraient faire pencher la balance de leur côté.

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Dans une autre procédure entamée par ces opposants à l’A69, la justice pénale doit se prononcer le 12 janvier sur le sort de ces emprises non autorisées, le parquet ayant pointé « la gravité des atteintes à l’environnement relevées » et requis la suspension des travaux dans ces zones. « L’importance des dépassements d’emprise, ainsi que le caractère incomplet des documents adressés » par le futur concessionnaire Atosca, qui supervise les travaux, ont d’ailleurs conduit le 19 décembre les préfets du Tarn et de la Haute-Garonne à « geler la situation du chantier pour les zones situées hors emprise de l’autorisation environnementale initiale ».

Hormis « ces surfaces complémentaires utilisées de façon temporaire pour la logistique du chantier (…), les travaux se poursuivront sur la surface de référence de l’autoroute conformément à l’autorisation environnementale », portant sur 340 hectares, avait réagi le constructeur. Selon le calendrier convenu avec l’Etat, Atosca prévoit une inauguration de cette autoroute pour l’automne 2026.

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Le Monde avec AFP

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