L’athlète paralympique et patronne du Comité paralympique et sportif français, Marie-Amélie Le Fur, à Paris, le 24 juillet 2024. LUDOVIC MARIN/AFP
Alors que les Jeux paralympiques d’hiver (JP) de Milan-Cortina s’ouvrent, vendredi 6 mars dans les arènes de Vérone, Andrew Parsons, président du Comité international paralympique (IPC), et Marie-Amélie Le Fur, patronne du Comité paralympique et sportif français (CPSF) reviennent, dans un entretien au Monde réalisé en visioconférence avant les JP, sur les grands enjeux de l’événement auquel plus de 600 athlètes vont participer.
Qu’attendez-vous des Jeux paralympiques de Milan-Cortina ?
Andrew Parsons : Tout d’abord, le sport paralympique n’a jamais été aussi fort. Nous l’avons vu à Pékin en 2022, où nos athlètes ont réalisé les meilleures performances sportives jamais enregistrées. A cela s’ajoutent les sites incroyables dont nous bénéficions aux Jeux de Milan-Cortina, avec certains des paysages les plus époustouflants comme les Dolomites. Et la cérémonie d’ouverture, qui se déroulera dans un lieu historique, les arènes de Vérone.
Un sport formidable, des sites formidables, des paysages formidables… J’ai hâte que les Jeux commencent. Les images que nous enverrons au monde entier seront fantastiques.
Il vous reste 82.97% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Une alerte aérienne est en cours dans toute l’Ukraine en raison de bombardements russes, qui ont notamment fait neuf blessés dans la région de Kharkiv, dans l’est du pays, selon les autorités.
Le maire de Kharkiv, Ihor Terekhov, a fait état de sept blessés dans la ville et de « personnes sous les décombres » d’un bloc d’immeubles résidentiels. « L’opération de recherche et de secours est en cours », a-t-il écrit sur Telegram.
Selon Oleh Synehoubov, chef de l’administration militaire régionale de Kharkiv, trois des blessés, dont un enfant de 11 ans, ont été hospitalisés et les autres ont été soignés sur place.
A Tchouhouïv, dans la région de Kharkiv, la maire, Halina Minaeva, a écrit sur Telegram que deux personnes avaient été blessées par une « attaque de drone ennemie » contre une maison dans le centre-ville.
Les nuits sans sommeil, rythmées par le bruit des bombardements israéliens de la banlieue sud de Beyrouth, se lisent dans les yeux d’Ali (qui n’a pas souhaité donner son nom de famille), cernés de noir. Quatre jours après la reprise des hostilités entre Israël et le parti chiite libanais Hezbollah, le quadragénaire a dû fuir à son tour. Vers 15 heures, jeudi 5 mars, l’armée israélienne a ordonné l’évacuation de son quartier, Chiyah, ainsi que de trois autres quartiers à majorité chiite de la banlieue sud et de celui à majorité chrétienne d’Hadeth, avant le début de frappes en pleine nuit.
L’ordre d’évacuation ne se limite plus à quelques immeubles désignés par Israël comme centres de commandement ou dépôts d’armes du Hezbollah. Il concerne toute la Dahiyé, la banlieue sud où le Parti de Dieu règne en maître, et ses 700 000 habitants (sur une population totale demoins de 6 millions). Des hôpitaux situés dans ce périmètre ont dû organiser, à la hâte, le transfert des patients, dont certains dans un état critique, avant de fermer leurs portes.
Ali a réuni sa mère, son épouse, leurs quatre enfants, les deux chats et quelques affaires dans des sacs en plastique. A pied, tous ont rejoint le rond-point de Tayouneh, à quelques centaines de mètres de chez eux. Ils se sont posés là, à l’entrée de Beyrouth, ne sachant où aller. Leurs proches habitent, eux aussi, les quartiers visés par l’ordre d’évacuation. « Ne me demandez pas comment je me sens ! Regardez autour de vous : la situation parle d’elle-même », dit Ali, à bout de nerfs.
Il vous reste 83.3% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Bonjour, je m’appelle Quentin, je suis de Montargis. » Cette réplique culte du film Tais-toi ! (2003), de Francis Veber − loin d’être son meilleur−, est la seule mention que nous connaissions de Montargis (Loiret) dans la culture populaire. Gérard Depardieu, qui joue le Quentin du film, un simple d’esprit exaspérant de gentillesse et de bêtise, la répète à satiété sur un ton benêt. On s’est bien gardé de la mentionner au cours de nos reportages. Ce sont plutôt des Montargois, dotés d’un sacré sens de l’autodérision, qui nous l’ont rappelée. « A Montargis, il se passe toujours quelque chose. Quand c’est pas Quentin, c’est les “gilets jaunes” ou les émeutes de 2023. Et quand il ne se passe rien, il y a les crues du Loing. C’est pour ça que Le Monde a choisi d’enquêter ici ? », supputait ainsi un habitant perplexe face à notre intérêt pour sa ville.
Après un court instant d’incompréhension lié à l’actualité récente − la mort de Quentin Deranque, à Lyon, le 14 février −, on a tenu à le rassurer. La série d’articles que Le Monde s’apprête à publier sur Montargis (ne pas prononcer le « s ») ne doit rien au Quentin de Tais-toi ! ni aux crues du Loing. Ce serait mentir, en revanche, que de dire que les « gilets jaunes » et les émeutes de 2023 n’y sont pour rien.
Pour rappel, plusieurs centaines de « gilets jaunes » ont occupé le stratégique rond-point « cacahuète » (à cause de sa forme allongée) du sud de l’agglomération en 2018-2019 et même en 2020. Au plus fort de la mobilisation, les chasubles fluo de Montargis − du moins certaines d’entre elles − ont muré la perception locale. Ce qui a valu quelques condamnations en justice, notamment de celui qui se présentait comme leur porte-parole local et qui désormais est candidat à la mairie de Montargis sous l’étiquette RN, Côme Dunis (mais nous y reviendrons dans un prochain épisode). Le Covid-19 et la dure répression policière des rassemblements parisiens ont mis fin à ce mouvement qui a laissé derrière lui beaucoup d’amertume et d’espoirs ravalés.
Il vous reste 67.72% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Des jeunes regardant leur téléphone, à Bonn, Allemagne, le 20 février 2026. JANA RODENBUSCH / REUTERS
L’Indonésie a annoncé, vendredi 6 mars, l’interdiction à compter du 28 mars de l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 16 ans, invoquant les menaces de la pornographie, du cyberharcèlement, de la fraude en ligne et de la dépendance à Internet.
« Les comptes appartenant à des enfants de moins de 16 ans sur les plateformes à haut risque commenceront à être désactivés, à commencer par YouTube, TikTok, Facebook, Instagram, Threads, X, Bigo Live et Roblox », a déclaré la ministre des communications, Meutya Hafid, dans un communiqué.
Le gouvernement indonésien intervient « pour que les parents n’aient plus à lutter seuls contre les géants des algorithmes », a-t-elle ajouté. L’interdiction sera mise en place par étapes « jusqu’à ce que toutes les plateformes remplissent leurs obligations de conformité », a encore précisé la ministre.
Cette dernière a ajouté que Djakarta comprenait que la nouvelle réglementation « pourrait causer quelques désagréments initiaux » aux utilisateurs en Indonésie, mais « nous pensons qu’il s’agit de la meilleure mesure (…) à prendre en cette période d’urgence numérique ». « Nous prenons cette mesure pour reprendre le contrôle de l’avenir de nos enfants. Nous voulons que la technologie humanise les êtres humains et non qu’elle sacrifie nos enfants », a encore souligné Mme Meutya.
Des restrictions envisagées dans plusieurs pays
Sollicités par l’Agence France-Presse (AFP), TikTok Indonésie et Google Indonésie n’ont pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires.
Le Danemark, la Grèce et l’Espagne font également pression au niveau de l’Union européenne (UE) pour une action similaire. Un comité d’experts a été créé cette semaine par l’UE, inauguré par la présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen. Ce comité va se pencher sur l’opportunité d’interdire ou non les réseaux sociaux aux mineurs.
L’Inde de son côté a confirmé récemment qu’elle envisageait la même restriction pour protéger les mineurs des abus en ligne.
Des ambulances égyptiennes franchissent le poste-frontière de Rafah, côté égyptien, le 10 février 2026 (photo prise avec un téléphone portable). STRINGER / REUTERS
Les malades et blessés de Gaza avaient retrouvé un peu d’espoir depuis le 2 février. Le terminal de Rafah, unique frontière reliant les Gazaouis au monde extérieur, avait été rouvert à cette date après avoir été verrouillé pendant vingt et un mois par les autorités israéliennes. Depuis, 1 075 personnes – patients et accompagnants, ces derniers formant plus des deux tiers – ont pu être évacuées de l’enclave, selon les autorités de santé locales ; 859 Gazaouis bloqués en Egypte ont, eux, réussi à revenir dans l’enclave palestinienne.
Mais, depuis le 28 février, date du déclenchement de l’offensive conjointe avec les Etats-Unis contre l’Iran, Israël a refermé le terminal, stoppant net les évacuations et les retours qui avaient commencé au compte-gouttes. « A ce stade, le poste-frontière de Rafah reste temporairement fermé en raison de la menace de missiles [iraniens]. Il rouvrira dès que la situation sécuritaire le permettra », a indiqué au Monde le Cogat, l’organisme militaire israélien chargé de la gestion des territoires palestiniens occupés.
Pour Mohammed Tafesh, l’annonce a été un véritable choc.Cet habitant de la ville de Gaza croyait enfin pouvoir faire évacuer son épouse, atteinte d’un cancer de la moelle épinière. A l’instar d’environ 20 000 malades et blessés, Rana, 42 ans, figure sur une liste de patients nécessitant des soins à l’étranger, faute de traitement disponible dans la bande de Gaza. Cette fois, la famille était proche du but. Rana Tafesh faisait partie des cas autorisés à sortir le 1er mars.
Il vous reste 62.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Une restructuration de dettes dans une entreprise, c’est comme une discussion budgétaire à l’Assemblée nationale. L’offre initiale est connue, mais personne ne sait dans quel état le texte va sortir au terme des débats. On peut compter sur les créanciers pour se montrer aussi inventifs et âpres que des députés à l’ère post-dissolution. Et, à la fin, ce sont eux qui votent.
Des employés changent l’enseigne d’un supermarché Casino qui devient un Intermarché, à Toulouse (Haute-Garonne), le 1er octobre 2024. FRED SCHEIBER/SIPA
Mais Daniel Kretinsky, l’actionnaire majoritaire de Casino, n’avait pas le choix. Aucune chance que le distributeur (Monoprix, Franprix, Naturalia, CDiscount) puisse rembourser, ou refinancer, 1,4 milliard d’euros de créances exigibles en mars 2027. Casino a donc ouvert, en novembre 2025, la boîte de Pandore, en lançant des négociations avec ses prêteurs afin de restaurer son bilan.
C’est à l’issue de discussions de ce type que Jean-Charles Naouri, le bâtisseur de l’empire de l’épicerie, avait perdu le contrôle du groupe, en mars 2024, au profit de Daniel Kretinsky, associé alors au fonds britannique Attestor et à Fimalac, la holding de Marc Ladreit-Lacharrière. La roue tourne. Certains créanciers bénéficiant de garanties avaient envisagé d’évincer à leur tour le milliardaire tchèque mais, selon un point d’étape publié jeudi 5 mars par Casino, ils proposent désormais de lui laisser sa majorité au capital.
Il vous reste 48.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Des TGV de la SNCF à la gare Montparnasse, à Paris, le 6 mai 2025. THIBAUD MORITZ / AFP
La SNCF va pouvoir se lancer sur le marché italien des trains à grande vitesse après avoir gagné un recours contre le gestionnaire du réseau local, a annoncé, vendredi 6 mars, l’autorité italienne de la concurrence.
Le gestionnaire Rete Ferroviaria Italiana (RFI) va proposer au moins 18 sillons quotidiens à SNCF Voyageurs sur les lignes Turin-Venise et Turin-Rome, a précisé l’Autorité italienne garante de la concurrence et du marché (AGCM) dans un communiqué. Ces créneaux d’autorisation de circulation sur le réseau, avec des horaires à préciser, seront disponibles pendant dix ans, un temps nécessaire à la stabilisation de son offre, selon l’AGCM.
SNCF Voyageurs s’est félicité de cette décision qui va lui permettre de lancer « une nouvelle offre pour la grande vitesse dans le pays » à partir de septembre 2027, par le biais d’une filiale dotée de 15 trains, a fait savoir la société dans un communiqué. La compagnie ferroviaire juge cependant que le nombre de sillons accordés n’est « pas suffisant » pour réaliser l’ensemble de son plan industriel, qui prévoit un total de 13 allers-retours quotidiens (neuf de Turin à Naples et quatre de Turin à Venise).
« Sans ce niveau minimal d’activité, la société ne dispose pas des conditions nécessaires pour justifier l’investissement et poursuivre ses opérations », a souligné SNCF Voyageurs, demandant « la mise en œuvre rapide » d’engagements supplémentaires, ainsi que « la certitude de pouvoir accéder aux installations de maintenance en Italie et d’obtenir l’homologation des trains ».
En présentant sa stratégie en 2024, SNCF Voyageurs avait annoncé qu’elle espérait conquérir 15 % des parts du marché italien de la grande vitesse dans les dix ans à venir et transporter 10 millions de passagers par an entre Turin, Milan, Rome, Naples et Venise.
Une décision critiquée par Trenitalia
La SNCF n’opère pour le moment en Italie que sur la ligne internationale Milan-Turin-Paris. Avec l’ouverture prochaine de ces lignes, elle sera la deuxième concurrente du local Trenitalia après la société Italo (détenue à 50 % par l’armateur MSC).
RFI, accusé par la SNCF d’« abus de position dominante » en faveur de sa société sœur Trenitalia, par le blocage de ces sillons, n’a pas été reconnu coupable d’une infraction. La mesure annoncée vendredi vise cependant « à rendre l’entrée du nouvel opérateur sur le marché efficace et durable », a souligné l’AGCM. Trenitalia a critiqué, de son côté, une décision « qui finit par revêtir un caractère punitif à l’égard de l’opérateur historique », selon l’autorité.
Le Monde Guides d’achat
Gourdes réutilisables
Les meilleures gourdes pour remplacer les bouteilles jetables
Lire
Newsletter
« A la une »
Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »
S’inscrire
Newsletter
« La revue du Monde »
Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer
S’inscrire
Le Monde Jeux
Chaque jour de nouvelles grilles de mots croisés, Sudoku et mots trouvés.
Jouer
Newsletter abonnés
« La lettre éco »
Le regard du « Monde » sur l’actualité économique du jour
S’inscrire
Newsletter abonnés
« La lettre des idées »
Votre rendez-vous avec la vie intellectuelle
S’inscrire
Newsletter abonnés
« La lettre éco »
Le regard du « Monde » sur l’actualité économique du jour
S’inscrire
En Espagne, la société française a réussi à conquérir de larges parts de marché grâce à son offre low-cost Ouigo, qui a cassé les prix par rapport aux tarifs pratiqués par la compagnie locale Renfe.
Trenitalia, de son côté, est en concurrence avec la SNCF en France depuis quatre ans, avec des trajets à partir de Paris vers Lyon, Marseille et Milan, sans être encore rentable. Elle compte concurrencer à terme l’Eurostar sur la ligne transmanche Paris-Londres.
L’« adorant », figurine provenant de la grotte de Geissenklösterle (Bade-Wurtemberg, Allemagne), constituée d’une petite plaque d’ivoire représentant une figure anthropomorphe accompagnée de plusieurs séries d’entailles et de points, est exposée à Stuttgart, en Allemagne, le 23 février 2026. LANDESMUSEUM WUERTTEMBERG/HENDRI /VIA REUTERS
Cette forme humanoïde, qui semble prier, a été ciselée dans l’ivoire d’une défense de mammouth il y a 35 000 à 32 000 ans. L’« adorant de Geissenklösterle » a été exhumé en 1979 dans une grotte du Bade-Wurtemberg, en Allemagne. Il porte 39 encoches sur ses bords et 49 autres sur son revers. En analysant les séquences statistiques des signes gravés sur plus de 200 autres objets de cette période, un linguiste et une archéologue allemands y voient des caractéristiques similaires à une proto-écriture cunéiforme, apparue en Mésopotamie vers 3 300 avant notre ère. Mais leurs résultats, publiés le 23 février dans PNAS, sont contestés par Carole Fritz, spécialiste de l’art paléolithique au CNRS. « Les populations qui ont produit ces outils étaient des chasseurs-cueilleurs. Or une proto-écriture ne peut apparaître que dans un système d’organisation plus structurée socialement », dit-elle.
Le duo allemand a analysé une série de marques (virgules, points, lignes, croix, étoiles…), inscrites sur plus de 200 artefacts (figurines, outils, ornements personnels, flûtes…) en ivoire, en os ou bois d’animaux. Tous provenaient de grottes du sud-ouest de l’Allemagne, datant de 43 000 à 34 000 ans. Ils appartiennent à la culture aurignacienne, qui a produit certains des plus anciens exemples d’art figuratif connus – dont la grotte Chauvet, en Ardèche, offre un fameux exemple.
Il vous reste 71.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Une cuillère de lait infantile, à Quimper (Finistère), le 29 janvier 2026. FRED TANNEAU/AFP
Une dose « anormale » de céréulide, toxine produite par la Bacillus cereus, a été retrouvée dans un lait infantile consommé par un nourrisson mort à la fin de décembre à Angers, ont affirmé les avocats de la famille, vendredi 6 mars, sans que le lien avec le décès soit établi.
Selon un communiqué des avocats, le nourrisson avait consommé ce lait infantile de la marque Guigoz « dans les heures précédant son décès brutal ». « Si un taux radicalement anormal de toxine céréulide dans le lot expertisé a ainsi été relevé, reste à établir que cette situation explique médicalement le mécanisme de mort », précisent les avocats Sophie Lodeho et Pascal Rouiller, confirmant une information du Courrier de l’Ouest.
Le procureur d’Angers, Eric Bouillard, n’a pas souhaité commenter cette information, rappelant dans Le Courrier de l’Ouest que « l’enquête [et] des analyses sont toujours en cours ».
Une enquête a été ouverte en décembre pour rechercher les causes du décès d’une petite fille de 27 jours, morte le 23 décembre au domicile de sa mère, avait fait savoir en janvier M. Bouillard. Sa mère avait contacté les enquêteurs en janvier en évoquant une boîte de lait Guigoz qu’elle avait donnée à son bébé, boîte qui « appartenait aux lots rappelés », selon les précisions du procureur à l’époque.
Contrôles aux frontières
L’affaire des laits infantiles dure depuis la mi-décembre. Après un premier rappel par Nestlé de dizaines de lots de laits infantiles dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, une cascade de rappels similaires a eu lieu dans le monde par des industriels, comme Danone ou Lactalis, mais aussi par des plus petits acteurs.
En France, trois décès ont été signalés parmi des bébés ayant consommé des laits visés par les rappels, ainsi qu’une dizaine d’hospitalisations.
Cinq enquêtes ont été ouvertes le 30 janvier par le pôle santé publique du parquet de Paris, pour mise en danger de la vie d’autrui, en plus de celles en cours sous la direction de parquets locaux.
Deux agences de l’UE spécialisées dans la sécurité alimentaire et la prévention des maladies avaient alors précisé que sept pays européens, dont la France, la Belgique et le Royaume-Uni, avaient signalé des cas de bébés présentant des symptômes gastro-intestinaux après avoir consommé du lait en poudre.