Après la tragédie de Crans-Montana, la Suisse rend hommage aux victimes de l’incendie

Devant le bar Le Constellation, après l’incendie meurtrier, à Crans-Montana (Suisse), le 7 janvier 2026. UMIT BEKTAS / REUTERS

A l’appel du gouvernement, la population suisse a observé vendredi 9 janvier une minute de silence en hommage aux victimes de l’incendie du bar Le Constellation, situé à Crans-Montana, qui a fait quarante morts et 116 blessés la nuit du Nouvel An.

Ce silence a été suivi du tintement des cloches des églises de tout le pays, qui ont résonné pendant cinq minutes en marge d’une cérémonie d’hommages aux victimes tenue dans le canton du Valais, à Martigny (Sud-Ouest).

Un peu partout dans le pays alpin, comme à Genève, Sion ou Zurich, la minute de silence a été respectée dans les entreprises, les administrations, les écoles et même dans la rue, ou des passants se sont parfois arrêtés de marcher lorsque les cloches ont retenti. Cette minute de silence marque une journée de deuil national et d’hommages aux victimes de l’incendie qui a ravagé le bar Le Constellation, à Crans-Montana, dans le Valais, à l’heure où de nombreux adolescents et jeunes adultes fêtaient la Saint-Sylvestre.

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« L’une des pires tragédies » en Suisse

La cérémonie de Martigny, tenue en présence d’un millier de personnes et des présidents français, Emmanuel Macron, et italien, Sergio Mattarella – dont les pays ont été particulièrement endeuillés avec respectivement neuf et six morts et de nombreux blessés – était retransmise sur des écrans de Crans-Montana. Dans une salle de la station recouverte d’un épais manteau de neige, vendredi, plusieurs centaines d’habitants et de touristes ont pu suivre en direct la cérémonie, certains parvenant mal à retenir leurs larmes.

Devant le bar Le Constellation, un mémorial orné de fleurs, de bougies, de peluches et de photos des victimes était recouvert d’une toile blanche en forme d’igloo pour le protéger de la neige. Sur une table, un épais livre de condoléances est déjà presque rempli. « Un deuil, un grand deuil national à jamais gravé dans nos esprits. Paix à leur âme. Toutes mes pensées aux parents, familles et amis », dit l’un des messages.

Devant le bar Le Constellation, à Crans-Montana (Suisse), le 8 janvier 2026. JEAN-CHRISTOPHE BOTT / AP Les propriétaires du bar Le Constellation, Jacques et Jessica Moretti, avant leur audience au bureau du procureur général du canton du Valais, à Sion (Suisse), le 9 janvier 2026. FABRICE COFFRINI / AFP

« Notre pays est consterné face à cette tragédie. Il s’incline devant la mémoire de celles et de ceux qui ne sont plus, il est au chevet de celles et de ceux qui s’apprêtent à entamer un long chemin de reconstruction », a déclaré le président de la Confédération suisse, Guy Parmelin, lors d’une cérémonie d’hommage à Martigny. Il avait déjà déclaré qu’il s’agissait, de « l’une des pires tragédies » que la Suisse ait connues.

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Selon lui, l’espérance reposera désormais « sur la capacité de notre ordre judiciaire à mettre, sans retard ni complaisance, les manquements au grand jour et à les sanctionner. C’est une responsabilité morale en plus d’être un devoir d’Etat ». Au total, 19 nationalités ont été frappées par le drame, et 20 mineurs ont été tués. Selon un dernier décompte, 83 blessés demeurent à ce jour hospitalisés en Suisse, mais aussi dans des services pour grands brûlés en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique.

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D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame aurait été provoqué par des bougies étincelantes entrées en contact avec le plafond du sous-sol du bar. Mardi, la commune de Crans-Montana a reconnu une faute grave : aucune inspection sécurité et incendie du bar n’a été effectuée depuis 2019, ce qui a suscité la consternation des familles de victimes.

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Le Monde avec AFP

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Colère des agriculteurs : ce qu’il faut retenir de la conférence de presse d’Annie Genevard

Amélie de Montchalin passe un message aux députés : si le gouvernement est censuré, « toutes les promesses » faites aux agriculteurs « tomberont »

Amélie de Montchalin a mis en garde vendredi les députés qui voteraient la semaine prochaine les motions de censure déposées par le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI) : « S’il n’y a pas de gouvernement, il n’y aura pas de solution pour les agriculteurs. »

La ministre des comptes publics a estimé que ces motions apporteraient « un moment de clarification ». « Les Français pourront voir ceux qui veulent bloquer non seulement le budget, mais aussi toute la vie de la nation, et ceux qui voudront au fond éviter ce risque », a-t-elle mis en garde. Le plan de soutien annoncé, en effet, « dépend de notre capacité à avoir un budget et un vrai budget, pas une loi spéciale » comme actuellement, qui ne fait que reprendre les dépenses et recettes de l’année dernière, a indiqué la ministre.

La ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin (au centre), aux côtés de la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, lors d’une conférence de presse au ministère de l’Agriculture, à Paris, le 9 janvier 2026. ALAIN JOCARD/AFP

« Jusqu’à maintenant, a-t-elle poursuivi, le monde agricole faisait face à une menace, (…) le retard d’application des mesures. Désormais, nous avons une nouvelle menace devant nous, la motion de censure, qui aurait pour conséquence très concrète que le sujet ne serait plus le retard, mais bien l’absence, le vide. » Si les parlementaires font tomber le gouvernement, « toutes les promesses qu’ils auront pu faire aux agriculteurs tomberont », a-t-elle encore relevé.

Evoquant notamment le plan de 130 millions d’euros promis de longue date aux viticulteurs, elle a observé que les députés des régions productrices qui voteraient la censure « enverront un message très clair aux viticulteurs de leurs circonscriptions en leur disant qu’au fond ils sont en train de bloquer, voire d’annihiler la capacité du gouvernement » à apporter ces fonds.

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EN DIRECT, Venezuela : les Etats-Unis demandent à leurs ressortissants de « quitter le pays immédiatement »

Le patron de Chevron se dit « très impatient d’aider » le Venezuela

Lors de la réunion avec les grands groupes pétroliers et l’administration Trump à la Maison Blanche, l’intervention du président de l’entreprise américaine ExxonMobil, Darren Woods, qui a dit qu’il n’entendait pas se lancer à la hâte dans de nouveaux investissements au Venezuela, a jeté un froid.

Dans une scène cocasse, le chef de la diplomatie, Marco Rubio, a alors fait passer à Donald Trump une note, que ce dernier a lue à voix haute, lui conseillant de donner la parole au groupe américain Chevron. Ce dernier, qui est le seul à avoir gardé une licence au Venezuela, s’est montré un peu plus enthousiaste que son rival.

Son vice-président, Mark Nelson, a assuré à M. Trump, friand d’engagements sans réserve dans ses projets, que la multinationale était « très impatiente d’aider [le Venezuela] à construire un meilleur avenir », mais n’a pas donné de détails plus concrets.

ExxonMobil et ConocoPhillips ont quitté le territoire en 2007, refusant les conditions de l’ancien dirigeant Hugo Chavez qui imposaient que l’Etat devienne actionnaire majoritaire des entreprises présentes dans le pays.

« Nos actifs ont été saisis à deux reprises dans ce pays, vous pouvez donc imaginer que pour y revenir une troisième fois, des changements assez importants seraient nécessaires », a ainsi déclaré Darren Woods, estimant qu’il était « impossible d’y investir » en l’état.

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LFI dépose une motion de censure contre le gouvernement, estimant la France « humiliée à Bruxelles et à Washington »

La cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 16 décembre 2025. SARAH MEYSSONNIER/REUTERS

La France insoumise (LFI) a déposé vendredi 9 janvier une motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, pour protester contre le « piétinement » de la souveraineté populaire et du droit international, tant concernant l’accord de libre-échange avec le Mercosur que le Venezuela. Le premier ministre a rapidement réagi, dénonçant des « postures cyniques et partisanes ».

Les signataires de la motion estiment « la France humiliée à Bruxelles mais aussi à Washington ». « Voilà le bilan désastreux » du président Emmanuel Macron, écrivent-ils. Le texte a été déposé de manière spontanée en vertu de l’article 49 alinéa 2 de la Constitution et annoncé par la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, sur X.

Malgré le non d’Emmanuel Macron au traité entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, les députés LFI dénoncent « le déni écologique, la casse industrielle et sociale, et une concurrence manifestement déloyale » permis par cet accord, qui doit recevoir l’avis favorable vendredi de la majorité des Vingt-Sept.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Emmanuel Macron et le gouvernement empêtrés dans le piège du Mercosur

« Affaiblir la voix de la France »

LFI accuse le président d’avoir « laissé ouverte la porte de la capitulation de notre pays face à la Commission européenne » avec cet accord négocié depuis des années, voyant dans ses tentatives d’obtenir des contreparties des « artifices ». Comme le Rassemblement national (RN), le parti de gauche radicale soutient le rapport de force avec la Commission, en menaçant de suspendre « la contribution française au budget de l’Union européenne ».

« Déposer une motion de censure dans ce contexte, c’est choisir délibérément d’afficher des désaccords politiciens internes. C’est choisir d’affaiblir la voix de la France plutôt que de montrer l’unité nationale dans la défense de notre agriculture », a répondu Sébastien Lecornu sur X.

Pour le chef du gouvernement, la motion de censure « retarde encore les discussions budgétaires, déjà bloquées par les mêmes partis politiques sur fond d’agenda électoral, et envoie un très mauvais signal à l’étranger ».

Le RN a également annoncé jeudi son intention de déposer une motion de censure pour protester contre l’adoption à venir du traité de libre-échange avec le Mercosur.

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Dans son texte, La France insoumise critique également la position d’Emmanuel Macron sur l’enlèvement de Nicolas Maduro, samedi, par des forces spéciales américaines. Le chef de l’Etat est, selon LFI, « incapable de condamner la guerre illégale et illégitime des États-Unis contre le Venezuela » qui « ouvre la voie à la généralisation de la loi du plus fort, dont les conséquences sont incommensurables ».

Lire aussi la chronique | Article réservé à nos abonnés « Les omissions d’Emmanuel Macron sur le Venezuela risquent de sonner comme un aveu d’impuissance »

Le Monde avec AFP

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Syrie : après des affrontements meurtriers à Alep, les combattants kurdes encerclés par l’armée refusent d’évacuer

Des bus attendent pour entrer dans le quartier de Cheikh-Maqsoud afin d’évacuer les combattants des Forces démocratiques syriennes, dirigées par les Kurdes, de deux quartiers de la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie, le 9 janvier 2026. BAKR ALKASEM/AFP

Les combattants kurdes retranchés dans deux quartiers d’Alep ont refusé, vendredi 9 janvier, de quitter cette grande ville du nord de la Syrie, défiant les autorités, qui ont lancé un appel à évacuer après avoir décrété un cessez-le-feu.

Les violences, qui ont fait au moins 21 morts depuis mardi, sont les plus graves à Alep entre le gouvernement central et les Kurdes, importante minorité ethnique, qui contrôle une partie du nord-est du pays. Les combats ont contraint des dizaines de milliers de civils à fuir, l’ONU estimant à au moins 30 000 le nombre de familles déplacées.

Un cessez-le-feu annoncé tôt vendredi matin tient en milieu de matinée, selon les correspondants de l’Agence France-Presse (AFP) postés à l’entrée du quartier kurde d’Achrafieh, encerclé par l’armée syrienne. Ils ont vu des membres des forces de sécurité commencer à entrer dans ce quartier, avec des véhicules destinés à l’évacuation des combattants. Un petit nombre de civils sortait également du quartier, selon eux.

Les autorités ont annoncé que les combattants kurdes seraient évacués avec leurs armes légères vers la zone autonome kurde du nord-est du pays, leur « garantissant un passage sûr ». Mais ceux-ci ont refusé de quitter les quartiers d’Achrafieh et de Cheikh-Maqsoud, où ils sont retranchés. « Nous avons décidé de demeurer dans nos quartiers et de les défendre », ont déclaré les comités locaux, disant refuser toute « reddition ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Syrie : de nouveaux affrontements entre forces gouvernementales et kurdes témoignent de l’échec des négociations

Dans le même temps, le président syrien, Ahmed Al-Charaa, a reçu vendredi à Damas la cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, plus haute responsable de l’UE à se rendre en Syrie depuis la chute de Bachar Al-Assad, fin 2024, a annoncé l’agence officielle SANA. La dirigeante effectue une tournée régionale en compagnie du président du Conseil européen, Antonio Costa.

Les Etats-Unis ont exprimé leur « profonde gratitude à toutes les parties (…) pour la retenue et la bonne volonté qui ont rendu possible cette trêve vitale ». « Nous travaillons activement pour prolonger ce cessez-le-feu », a déclaré sur son compte X l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack. Les forces kurdes n’ont pas immédiatement commenté ces annonces.

Jeudi, l’armée syrienne a encore pilonné les quartiers kurdes d’Alep, et des combats ont fait rage jusque dans la soirée, sur fond de tirs d’artillerie. Les autorités avaient accordé trois heures aux civils pour fuir, à travers deux « couloirs humanitaires », empruntés, selon elles, par quelque 16 000 personnes pour cette seule journée.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Syrie, l’organisation Etat islamique ciblée par une opération militaire éclair

Tensions régionales

Les deux parties se sont rejeté la responsabilité du début des violences, qui ont commencé mardi. Elles surviennent alors que les Kurdes et le gouvernement peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et son bras armé, les puissantes Forces démocratiques syriennes (FDS), au sein du nouvel Etat syrien. Le chef des FDS, Mazloum Abdi, a jugé que « les tentatives de prise d’assaut des quartiers kurdes, en pleine phase de négociation, sapaient les chances de parvenir à une entente ».

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Face au coût humanitaire et au risque d’embrasement régional, Washington a lancé jeudi « un appel urgent » à cesser les hostilités, par la voix de Tom Barrack.

Les violences ont exacerbé la rivalité en Syrie entre Israël et la Turquie, qui se livrent une lutte d’influence depuis la chute de Bachar Al-Assad, en décembre 2024. Ankara, allié des autorités syriennes, s’est dit prêt à « soutenir » l’armée dans son « opération antiterroriste » contre les combattants kurdes. La Turquie, qui possède une frontière de plus de 900 kilomètres avec la Syrie, y a mené entre 2016 et 2019 plusieurs opérations d’envergure contre les forces kurdes.

Israël, qui mène des négociations avec Damas pour parvenir à un accord de sécurité, a condamné les « attaques » du pouvoir syrien contre la minorité kurde. A la veille d’une visite vendredi à Damas de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’UE a appelé les belligérants à faire preuve de « retenue » et à « protéger les civils ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Relance à Paris des discussions sécuritaires entre Israël et la Syrie

Le Monde avec AFP

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Agression à la prison d’Aix-Luynes, dans les Bouches-du-Rhône, deux surveillants blessés, dont un gravement

Le centre pénitentiaire d’Aix-Luynes, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhônes), en avril 2025. MANON CRUZ/REUTERS

Un détenu de la maison d’arrêt d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône) a agressé vendredi 9 janvier, dans la matinée, trois surveillants pénitentiaires, en blessant deux, dont un au niveau du cou, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de l’administration pénitentiaire et de la préfecture de police.

L’agression s’est déroulée pendant un entretien dans un bureau. L’un des surveillants, qui a réussi à y mettre fin, a été blessé plus légèrement. Il se trouve en état de choc, selon ces sources.

« Trois agents ont été violemment agressés dans l’exercice de leur fonction par une personne détenue. Ils ont été immédiatement pris en charge par les secours, et leurs vies ne sont pas en danger », a fait savoir sur X, Gérald Darmanin, le ministre de la justice. « Le préfet se rend sur place à ma demande. Mes pensées vont aux agents, à leurs collègues et à leurs familles. Mon soutien est total et inconditionnel aux agents pénitentiaires, qui exercent une mission dangereuse avec beaucoup de courage et d’humanité », a ajouté le ministre.

Le Monde avec AFP

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A la Guadeloupe, un début d’année dans la violence

Un contrôle de police à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), le 17 avril 2024. GILLES MOREL/SIPA

Annuler ou non le carnaval de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), dimanche 11 janvier ? Le débat, qui a fait rage dans l’archipel depuis le meurtre d’un jeune homme, dimanche 4 janvier, a fini par être tranché. Jeudi 8 janvier, Thierry Devimeux, le préfet de la région Guadeloupe, a annoncé une modification des horaires du principal événement festif de l’année, avec une augmentation et une densification des dispositifs de sécurité pour encadrer les cortèges.

« On avance le carnaval de 20 heures à 15 heures, car la nuit, c’est plus compliqué de gérer la sécurité », a-t-il expliqué, en revenant donc sur sa proposition d’annulation totale du défilé imaginée pour « montrer que la Guadeloupe n’accepte plus cette violence », selon ses mots.

A proximité immédiate de la rue principale de Pointe-à-Pitre, où circulent les groupes qui « déboulent » devant des milliers de spectateurs, un garçon de 18 ans a été abattu de plusieurs balles,dimanche. Ce n’est pas la première fois que la violence endeuille cette période qui court de l’Epiphanie au début du Carême, très prisée de la population massée chaque week-end dans les rues des communes de l’archipel et notamment de Pointe-à-Pitre. En 2025, un jeune homme de 16 ans avait été poignardé de plusieurs coups de couteau et avait succombé à ses blessures lors de l’une de ces soirées carnavalesques.

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Venezuela : à Caracas, malgré la libération de prisonniers, des doutes sur une réelle volonté d’ouverture démocratique

Mariana Gonzalez, la fille de l’ancien candidat à la présidentielle Edmundo Gonzalez Urrutia, attend devant la prison où est détenu son mari, à Caracas, le 8 janvier 2026. MATIAS DELACROIX/AP

Est-ce le premier signe d’ouverture du gouvernement maduriste ou un simple lot de consolation pour ceux qui réclament une transition démocratique au Venezuela ? Jeudi 8 janvier, cinq jours après l’enlèvement du président Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, par les forces spéciales américaines – au cours d’une opération militaire qui a fait, selon Caracas, plus de 100 morts –, Caracas a annoncé la libération « d’un nombre important de personnes vénézuéliennes et étrangères ».

En communiquant la nouvelle, jeudi matin, le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, a précisé que ce « geste unilatéral du gouvernement bolivarien (…) témoign[ait] d’une volonté profonde de rechercher la paix ». La décision intervient alors que l’opposition s’indigne du maintien au pouvoir des maduristes.

Jorge Rodriguez est le frère de Delcy Rodriguez, la nouvelle présidente par intérim du Venezuela. Le processus de libération « est en cours », a-t-il informé dans la matinée sans dévoiler le nombre ni l’identité des personnes concernées. Toute la journée, des noms ont circulé sur les réseaux sociaux tandis que les organisations de défense des droits humains appelaient à la plus grande prudence.

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Neige et verglas : six départements de l’est de la France placés en vigilance orange à partir de samedi matin

A Gohory (Eure-et-Loir), le 7 janvier 2026. JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP

Après le vent, la neige fait son retour dans l’est de la France. Six départements seront placés en vigilance orange neige verglas à partir de samedi 10 janvier matin : le Doubs, le Jura, la Haute-Marne, la Haute-Saône, les Vosges et le Territoire de Belfort, écrit Météo-France dans son bulletin de la matinée du vendredi 9 janvier. L’institut météorologique évoque un « épisode neigeux suffisamment marqué pour occasionner des difficultés de circulation ».

Six départements en vigilance orange samedi

Cette carte montre le niveau de vigilance météorologique par département.

Mise à jour le 9 janvier 2026 à 10 heures, valable jusqu’au 10 janvier 2026 à 23 h 59.

Situation susceptible d’évoluer. Si la période couverte pour cette carte n’est plus valide, consultez le site de Météo France.

« Tout au long de la journée de samedi, des chutes de neige sont attendues, avec des intensités atteignant parfois 1 à 3 centimètres en une heure. Cette neige, de nature mouillée à humide, tombe en présence d’un vent soutenu, ce qui peut conduire à de très mauvaises visibilités sur la route et à des congères sur le relief », détaille Météo-France.

« Les températures deviennent nettement négatives en seconde partie de nuit de samedi à dimanche, avec un risque de formation de verglas », prévient l’organisme.

Le Monde

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Gonçalo Ramos, le « supersub » sans états d’âme du Paris Saint-Germain

Gonçalo Ramos célèbre son but inscrit avec le PSG contre Metz au stade Saint-Symphorien, le 13 décembre 2025. CATHERINE STEENKESTE / REUTERS

Gonçalo Ramos a encore frappé. L’attaquant du Paris Saint-Germain (PSG) s’est une nouvelle fois, en sortie de banc, montré décisif dans la victoire (2-2, 4-1 t.a.b.) de son équipe face à l’Olympique de Marseille (OM), dans le cadre du Trophée des champions, jeudi 8 janvier, au Koweït. A la cinquième minute du temps additionnel, alors que les Phocéens menaient d’un but et fonçaient tout droit vers un succès, le buteur portugais a surgi sur le gong, comme souvent, pour marquer.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés PSG-OM : les Parisiens remportent le Trophée des champions à l’issue d’un match au scénario renversant

Cette dernière action décisive de la rencontre a permis au club de la capitale d’arracher une égalisation inespérée puis de remporter un premier titre en 2026, dans la lignée de leur sextuple victoire en 2025 (Ligue 1, Coupe de France, Ligue des champions, Supercoupe d’Europe, Coupe intercontinentale et Trophée des champions), au terme de la séance de tirs au but. A l’occasion de celle-ci, Gonçalo Ramos a été le premier Parisien à s’élancer et a montré la voie à ses coéquipiers en faisant de nouveau trembler les filets.

Entré à la 89ᵉ minute de jeu à la place de Fabian Ruiz, le joueur de 24 ans a une fois de plus démontré qu’il méritait amplement son surnom de« supersub ». Un mot issu de l’anglais, contraction de « super substitute » (« super-remplaçant »), pour désigner un joueur souvent décisif dès son entrée en jeu. Un profil rare, longtemps incarné par Ole Gunnar Solskjaer, l’ancien attaquant norvégien de Manchester United, qui correspond parfaitement à Gonçalo Ramos.

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