Thomas Gomart, directeur de l’IFRI : « Donald Trump est devenu le parrain du système occidental, au sens sicilien du terme »

Le président américain, Donald Trump, montre un pin’s le représentant lors d’une réunion avec des dirigeants de compagnies pétrolières américaines, à Washington, le 9 janvier 2026. SAUL LOEB/AFP

Pour le directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), Thomas Gomart, auteur de Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux (Tallandier, à paraître le 22 janvier), Donald Trump, en dépit de ses accents néo-impérialistes, acte, avec l’intervention militaire au Venezuela, la rétraction des Etats-Unis à l’échelle globale en se concentrant sur leurcontinent. Alors que l’Europe peureuse se fige dans la « prosternation » face au président américain, seul le pape incarne, observe l’historien, une opposition à l’administration Trump en quête de bénédiction chrétienne, dans une sorte de réédition de l’ancienne dialectique du souverain pontife et de l’empereur.

Dans votre livre, vous explorez les rapports de force entre les grands dirigeants du monde. L’opération militaire américaine au Venezuela, les 2 et 3 janvier, fait-elle de Donald Trump l’homme le plus puissant du moment ?

Ce que le président américain montre à la fois aux Occidentaux, à Vladimir Poutine et à Xi Jinping, c’est sa capacité de passage à l’acte, de manière extrêmement spectaculaire. Donald Trump est ici davantage en phase avec son homologue russe qu’avec les Européens : il acte le retour des sphères d’influence comme principe structurant des relations internationales, au détriment d’un principe de régulation par le droit international.

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Syrie : à Alep, après la chute de Cheikh-Maqsoud, la peur du lendemain des Kurdes

La boule au ventre, Rojin, qui témoigne sous pseudonyme, est revenue à Cheikh-Maqsoud, avec ses quatre enfants, mardi 13 janvier. Ce quartier, l’enclave kurde d’Alep, dans le nord de la Syrie, avait été repris par les forces de sécurité syriennes aux Forces démocratiques syriennes (FDS, à majorité kurde), samedi 10 janvier au soir. « J’ai peur que le gouvernement arrête les employés du conseil local d’Achrafieh et de Cheikh-Maqsoud », rattaché à l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (Aanes), le bras administratif des FDS, confie la quadragénaire kurde, qui y était employée au département de la santé.

Rojin (nom d’emprunt), employée au conseil local de quartier, chez elle, dans le quartier Cheikh-Maqsoud, à Alep (Syrie), le 13 janvier 2026. PHILÉMON BARBIER/HORS FORMAT POUR « LE MONDE »

Les responsables du conseil local et les Asayiches (les forces de sécurité intérieures kurdes) ont été transférés vers le Nord-Est syrien dans des convois sécurisés. Mais des combattants et des employés du conseil sont restés. Rojin s’est réfugiée, vendredi 9 janvier, avant l’ultime bataille, dans un autre quartier d’Alep, laissant son mari seul à la maison. « J’ai eu peur pour mes enfants à cause des bombardements et que mon fils de 20 ans soit arrêté », explique-t-elle. Jusqu’à ce qu’achoppe l’accord de cessez-le-feu, elle avait écouté les directives du conseil local, qui enjoignait à la population de rester.

« Les responsables [kurdes] ont dit, par les haut-parleurs de la mosquée, que tout le monde devait se préparer à combattre jusqu’à la mort. Mais, quand j’ai vu que mon voisin [le directeur financier du conseil local] faisait partir sa famille, j’ai compris que la grande bataille arrivait », raconte Rojin. Jiwan, qui témoigne également sous pseudonyme, le mari de Rojin, désigne un autre voisin, un Arabe de la côte installé à Cheikh-Maqsoud depuis six ans et marié à une Kurde, que les forces gouvernementales sont venues arrêter : « Il était prêt à partir avec le convoi d’évacuation, mais sa voiture a été brûlée », précise-t-il.

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Comment les marques de mode utilisent l’IA pour leurs créations

Collection Coperni automne-hiver 2023, dont l’imprimé, inspiré d’une fable de La Fontaine, a été généré par IA, puis peint à la main sur du similicuir par l’artiste Gaspar Willmann. COPERNI

Générés par intelligence artificielle (IA), les modèles ont été vendus à l’été 2025. Quelques mois plus tôt, Jonak, chausseur fondé en 1964 qui fabrique ses paires en Europe, avait fourni à la start-up strasbourgeoise Imki 5 000 images pour familiariser l’IA à son style. « On lui a demandé une capsule de six bottines, sandales et ballerines à lacets. Il a fallu un mois pour lui passer nos consignes et un mois pour laisser nos équipes apporter des corrections : une tige pouvait être trop grande, un talon trop haut », retrace Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak. D’abord révélé en janvier 2025 au Consumer Electronics Show (CES), le salon tech de Las Vegas (Nevada), en version gris métallisé, le résultat a finalement été écoulé en modeste quantité en d’autres coloris.

Jules, The Kooples, Ba & sh… Imki a, depuis deux ans, convaincu des griffes françaises grand public d’expérimenter avec ses outils qui dessinent des produits raccord avec leur esthétique. « Le plus frappant, c’est à quel point cela respecte l’ADN de la marque », loue Lisa Nakam.

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Mobilisations agricoles : avec la « loi d’urgence », les normes environnementales de nouveau ciblées

Manifestation d’agriculteurs, à Perpignan, le 9 janvier 2026. NICOLAS PARENT/« L’INDÉPENDANT »/MAXPPP

Moins d’un an après les votes de la loi d’orientation agricole, puis de la loi sur les entraves à l’agriculture, communément désignée comme « loi Duplomb », le gouvernement annonce pour le printemps une nouvelle « loi d’urgence agricole ».

Face à une contestation agricole multiforme, qui a redoublé depuis l’approbation, vendredi 9 janvier, au niveau européen, du traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Marché commun du Sud (Mercosur), l’exécutif tente d’éteindre les feux de la mobilisation en ouvrant une nouvelle séquence politique, s’engageant sur plusieurs mesures de simplification.

Si les barrages, ces dernières semaines, ciblaient principalement la politique sanitaire face à l’épidémie de dermatose nodulaire bovine et les effets de la concurrence déloyale, les annonces du premier ministre,Sébastien Lecornu, mardi 13 janvier, visent en grande partie les normes environnementales.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Colère des agriculteurs : les tracteurs de la FNSEA quittent Paris après l’annonce d’une « loi d’urgence » par le gouvernement

Le ministère de l’agriculture assume une volonté d’« enlever des boulets aux pieds des agriculteurs », une demande de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, qui, associée aux Jeunes Agriculteurs, a mobilisé, mardi, 350 tracteurs dans les rues de Paris. Moratoire des décisions sur l’eau, dérogations à la directive européenne sur les nitrates…, le gouvernement a repris à son compte plusieurs revendications du premier syndicat agricole.

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Formation des enseignants : à deux mois des premiers concours, le ministère continue d’apporter des modifications à la réforme

Des professeurs se préparent à distribuer les sujets de l’épreuve de philosophie, lors du baccalauréat, au lycée Edgar Quinet, à Paris, le 18 juin 2024. JULIEN DE ROSA/AFP

Les premières épreuves des concours d’enseignants réformés doivent avoir lieu début mars, mais les contours de la nouvelle politique de recrutement et de formation ne sont toujours pas stabilisés. Un groupe de travail organisé mercredi 14 janvier au ministère de l’éducation nationale a ainsi présenté aux organisations syndicales plusieurs évolutions substantielles de la réforme, consistant à déplacer les concours de la fin du master 2 (bac + 5) à la fin de la licence 3 (bac + 3), afin que les lauréats puissent ensuite bénéficier d’une formation de deux ans rémunérée.

Le principal changement concerne le recrutement des enseignants de maternelle et d’élémentaire. La réforme telle qu’entérinée par les textes réglementaires publiés en avril 2025 prévoit la structuration d’un parcours de formation en cinq ans pour les futurs professeurs des écoles, avec la création d’une licence spécifique dont les étudiants seraient dispensés d’épreuves écrites au concours, pour passer directement les épreuves orales. Ce dispositif, baptisé « fast track » (« voie rapide ») par le ministère, est présenté depuis la première annonce de cette réforme, en 2024, comme un important vecteur d’attractivité dans le premier degré.

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Cinquante militants de la Confédération paysanne placés en garde à vue après une action au ministère de l’agriculture

Des manifestants de la Confédération paysanne opposés à l’accord commercial UE-Mercosur, devant le ministère de l’agriculture, à Paris, le 14 janvier 2026. DIMITAR DILKOFF/AFP

La nouvelle journée de manifestation des agriculteurs s’est soldée par de nombreuses interpellations. Cinquante militants de la Confédération paysanne ont été placés en garde à vue, mercredi 14 janvier, après avoir forcé l’entrée d’un bâtiment du ministère de l’agriculture pour protester contre le « mépris » du gouvernement.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Mobilisations agricoles : avec la « loi d’urgence », les normes environnementales à nouveau ciblées

En dépit de l’annonce de nouvelles mesures en faveur des agriculteurs mardi par le premier ministre, Sébastien Lecornu, des barrages routiers et rassemblements à l’initiative de différents syndicats ont eu lieu, mais l’ampleur de la mobilisation a largement baissé par rapport à ces derniers jours. Quelques actions sporadiques sont prévues jeudi.

Trois porte-parole nationaux en garde à vue

Peu après 16 heures, les manifestants réunis dans l’enceinte de la direction générale de la performance économique, à quelques mètres de l’entrée du ministère dans le 7e arrondissement de Paris, ont déployé une banderole « L’agriculture, on veut en vivre, pas en mourir. »

Une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont parvenus à entrer dans une annexe du ministère de l’agriculture à Paris, qu’ils ont occupée pendant une heure pour dénoncer la politique agricole du gouvernement et l’accaparement selon eux des subventions publiques par un petit nombre d’exploitants et d’agro-industriels.

Lire aussi | Colère des agriculteurs : revivez la journée de blocages et de mobilisation des exploitants agricoles

« Un groupe de personnes se revendiquant de la Confédération paysanne a pénétré sans autorisation l’enceinte extérieure d’une annexe du ministère de l’agriculture », a relaté la Préfecture de police (PP) de Paris dans la soirée, précisant que « ces faits sont constitutifs d’un grave trouble à l’ordre public et de plusieurs délits ». Selon la PP, 50 personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue pour « trouble à l’ordre public » et plusieurs « délits ».

La Confédération paysanne évoque 52 gardes à vue parmi lesquelles ses trois porte-parole nationaux et le président de la chambre d’agriculture de Guyane, et a appelé à un rassemblement devant le commissariat du 18e arrondissement, dans le nord de Paris, pour protester contre le « mépris constant » du gouvernement envers les paysans. Un représentant du ministère a déposé une plainte, a ajouté la préfecture.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « La colère agricole actuelle s’inscrit dans une longue histoire protestataire »

Le ministère de l’agriculture, qui reconnaît la légitimité de la colère des agriculteurs, a estimé lors d’un point presse téléphonique que les différentes salves de mesures annoncées depuis décembre étaient « de nature à répondre à différentes demandes ». Il a souligné la baisse de la mobilisation mercredi, sans s’avancer sur les suites du mouvement dans les semaines qui précéderont le Salon de l’agriculture.

Le Monde avec AFP

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Les astronautes de la mission Crew-11, évacués pour raison médicale de l’ISS, sont de retour sur Terre

Les astronautes Mike Fincke, Oleg Platonov, Zena Cardman et Kimiya Yui, à bord de la Station spatiale internationale, le 14 janvier 2026. NASA VIA AP

Les quatre astronautes de la mission Crew-11, contraints de quitter la Station spatiale internationale (ISS) et de revenir sur Terre de manière anticipée en raison d’un problème de santé affectant l’un d’entre eux, ont amerri, jeudi 15 janvier, peu avant 9 h 45 (heure de Paris), au large de la Californie, d’après des images de la NASA diffusées en direct.

Après 167 jours dans l’espace, les astronautes américains (Mike Fincke et Zena Cardman) et leurs homologues russe (Oleg Platonov) et japonais (Kimiya Yui) ont effectué leur retour sur Terre à bord d’une capsule Dragon de l’entreprise SpaceX du multimilliardaire Elon Musk.

« Bienvenue à la maison, Crew-11 », ont salué les contrôleurs basés à Houston peu après l’amerrissage de la capsule. « C’est bon d’être de retour », a répondu Zena Cardman. La capsule a été hissée à bord d’un navire et les astronautes ont été aidés à en sortir un par un et placés sur des civières, dans le cadre des procédures habituelles. Après de premiers examens médicaux, ils devaient être héliportés sur le continent pour subir des examens complémentaires.

Un problème qui « aurait pu se produire sur Terre »

Le membre d’équipage concerné par le problème médical à l’origine de ce retour anticipé « va bien », a tenu à rassurer le patron de la NASA, Jared Isaacman, lors d’une conférence de presse ayant suivi leur retour. Tout en refusant d’en dire plus sur la nature de cette urgence médicale, il a néanmoins précisé qu’il s’agissait d’un « problème médical grave » qui « aurait pu se produire sur Terre, en dehors de l’environnement de microgravité » dans lequel vivent les occupants de l’ISS.

L’identité de l’astronaute concerné n’a pas été dévoilée par l’agence spatiale américaine. Cette dernière avait annoncé la semaine dernière écourter le séjour de l’équipage Crew-11 dans l’ISS en raison de ce problème médical. Un « risque persistant » et « l’incertitude quant au diagnostic » ont motivé cette décision, avait expliqué le médecin en chef de la NASA, James Polk, tout en soulignant qu’il ne s’agissait pas d’une évacuation d’urgence.

Lire aussi | La NASA écourte une mission à bord de l’ISS pour raison médicale

« Nous allons tous bien », avait tenu à rassurer le pilote de la mission, Mike Fincke, cette semaine dans un message sur le réseau social LinkedIn. « Il s’agit d’une décision mûrement réfléchie et qui vise à permettre la réalisation d’examens médicaux appropriés au sol, où toutes les capacités de diagnostic sont disponibles. C’est la bonne décision, même si elle est douce-amère », avait-il ajouté.

Une décision motivée par une « incertitude quant au diagnostic »

Leur évacuation a été motivée par l’existence d’un « risque persistant » et « l’incertitude quant au diagnostic », avait expliqué, la semaine passée, le médecin-chef de la NASA, James Polk. La décision avait suivi le report d’une sortie extravéhiculaire prévue le 8 janvier et lié à ce problème de santé.

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L’équipage évacué avait été préparé à « gérer des situations médicales imprévues », avait rappelé un haut responsable de la NASA, Amit Kshatriya. Durant leur séjour de plusieurs mois dans ce laboratoire situé à 400 kilomètres au-dessus de la Terre, ils devaient mener diverses missions scientifiques, allant de l’étude de la division cellulaire des plantes aux cellules souches humaines et même à la simulation de scénarios d’alunissage, dans le cadre du programme Artemis de la NASA, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune.

Les quatre membres de la mission Crew-11 avaient rejoint l’ISS en août 2025 et devaient y rester jusqu’à une prochaine rotation d’équipage, prévue pour la mi-février. La nouvelle équipe, nommée « Crew-12 », à laquelle doit prendre part l’astronaute française Sophie Adenot, pourrait donc partir plus tôt que prévu, a fait savoir la NASA.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés ​​L’astronaute Sophie Adenot embarquera « un bout de la France dans l’espace »

Habitée en permanence depuis 2000, la Station spatiale internationale est un modèle de coopération internationale réunissant notamment l’Europe, le Japon, les Etats-Unis et la Russie. Les astronautes, spationautes ou cosmonautes qui y séjournent sont formés pour réaliser des missions scientifiques variées, mais aussi pour faire face aux possibles complications liées à la vie dans l’espace.

Le Monde avec AFP

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CAN 2025 : le Maroc fait chuter le Nigeria aux tirs au but et défiera le Sénégal en finale

Les joueurs marocains après leur victoire aux tirs au but face au Nigeria, en demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations, au stade Prince Moulay Abdellah, à Rabat, le 14 janvier 2026. FRANCK FIFE/AFP

Les Marocains du sélectionneur Walid Regragui ont réussi leur pari : ils seront en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Vainqueurs de leur demi-finale face au Nigeria, mercredi 14 janvier (0-0, 4-2 t.a.b.), les Lions de l’Atlas défieront le Sénégal, dimanche 18 janvier, à Rabat, pour tenter de remporter un trophée qui leur échappe depuis cinquante ans.

Lire aussi | Maroc-Nigeria : revivez la qualification des Lions de l’Atlas aux tirs au but face aux Super Eagles lors de la demi-finale de la CAN 2025

Cette victoire face aux Super Eagles a été acquise dans la difficulté pour les coéquipiers d’Achraf Hakimi, incapables de contourner un bloc défensif nigérian parfaitement discipliné. A l’instar de leur star Brahim Diaz, les Marocains se sont montrés beaucoup moins dangereux offensivement que lors des précédentes rencontres. Seule une séance de tirs au but pouvait départager les deux demi-finalistes.

Les Nigérians commençaient parfaitement cet exercice grâce à l’arrêt de leur gardien devant l’attaquant marocain Hamza Igamane. Mais les tentatives manquées de Samuel Chukwueze et Bruno Onyemaechi permettaient aux Lions de l’Atlas de reprendre les devants et d’inscrire le tir au but décisif par l’intermédiaire de Youssef En-Nesyri.

Le sélectionneur marocain Walid Regragui l’a répété plusieurs fois en conférence de presse : la façon de jouer de son équipe ne l’intéresse pas, seule la victoire finale l’obsède. Pour le moment, la mission se déroule à merveille pour ses hommes. « On est heureux de revenir en finale vingt-deux ans après celle de 2004 [perdue 2 buts à 1 face à la Tunisie] car ce public mérite de revoir le Maroc en finale. On est heureux pour les Marocains », a-t-il indiqué au micro de BeIN Sports après la rencontre.

Sadio Mané délivre le Sénégal face à l’Egypte

Plus tôt dans la journée, la sélection sénégalaise avait obtenu sa qualification pour la finale en prenant l’avantage sur l’Egypte (1-0), au terme d’une rencontre longtemps contenue. Entre les deux demi-finalistes, figurant parmi les favoris au titre final, et jusque-là invaincus dans la compétition, la promesse d’un spectacle offensif a rapidement été effacée par un plan tactique similaire, tourné vers un football de position.

Lire aussi | Sénégal-Egypte : revivez la qualification des Lions de la Teranga, portés par Sadio Mané vers la finale de la CAN 2025

Mais après plus d’une heure de jeu disputée sans but au compteur, le réveil et la délivrance sont finalement venus au profit des Lions de la Teranga, sauvés de la prolongation qui se dessinait par leur attaquant star, Sadio Mané, auteur d’une frappe lointaine et salutaire (78e). « J’ai un peu de chance, il faut le reconnaître, admettait l’ailier sénégalais de 33 ans, au terme de la rencontre. C’est un ballon qui est venu de nulle part, qui m’a touché le ventre. Il était bien placé, et j’ai eu le réflexe de le reprendre en une touche. »

Artisan principal du premier titre du Sénégal dans le tournoi, en 2022, face à l’Egypte de Mohamed Salah – son ancien coéquipier à Liverpool (2017-2022) –, Sadio Mané aura l’occasion, dimanche 18 janvier, d’offrir un second trophée continental à sa sélection. Son rival, et capitaine des Pharaons, a, quant à lui, échoué une nouvelle fois dans sa quête d’un trophée majeur sous la tunique nationale.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés CAN 2025 : Sadio Mané, l’atout maître de l’équipe du Sénégal

Service Sports

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Le président du LOSC, Olivier Létang, suspendu pour ses critiques envers l’arbitrage

Le président du LOSC, Olivier Létang, lors d’un match de Ligue 1 contre le RC Lens, au stade Bollaert-Delelis, à Lens (Pas-de-Calais), en octobre 2024. SAMEER AL-DOUMY/AFP

Le président du Lille Olympique Sporting Club (LOSC), Olivier Létang, a été suspendu jusqu’au 31 mars pour son comportement à l’égard de l’arbitre qui officiait lors du match contre le Stade rennais, le 3 janvier (défaite 0-2), a annoncé, mercredi 14 janvier, la Ligue de football professionnel (LFP).

La suspension est « ferme avant, pendant et après le match d’accès au banc de touche, aux vestiaires des officiels et de toute fonction officielle », a précisé la commission de discipline de la LFP dans un communiqué. La sanction prendra effet le 20 janvier ; le dirigeant lillois n’est donc pas suspendu pour le déplacement du LOSC au Parc des princes contre le Paris Saint-Germain, vendredi.

Lors de la défaite à domicile contre les Bretons, une rencontre de la 17e journée de Ligue 1, Olivier Létang avait sèchement interpellé l’arbitre Eric Wattellier à la mi-temps, furieux de l’exclusion dès la 13e minute du défenseur brésilien Alexsandro pour une faute sur un joueur qui filait au but. « Vous savez ce que vous avez fait, c’est une honte, un scandale », avait lancé le président du club lillois.

« Tous les week-ends, on a des problèmes avec l’arbitrage »

L’entraîneur du LOSC, Bruno Genesio, a également été suspendu – deux matchs dont un avec sursis – pour son comportement ce soir-là, a ajouté la commission de discipline de la LFP. Le technicien avait notamment refusé de participer aux activités « médias » post-match. A la mi-temps, il avait dû être retenu par plusieurs joueurs alors qu’il s’avançait vers l’homme au sifflet. M. Genesio avait déjà fortement critiqué l’arbitrage du même Eric Wattellier après le derby perdu à Lens (3-0) plus tôt dans la saison.

Récidiviste, le président du LOSC avait déjà écopé en octobre 2025 d’un match de suspension ferme et de deux autres avec sursis pour ses critiques. « Tous les week-ends on a des problèmes avec l’arbitrage », avait-il dit après une défaite à domicile contre Lyon (0-1) le 28 septembre.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La VAR loin de faire écran aux critiques sur l’arbitrage en Ligue 1, sept ans après sa mise en place

Egalement président du collège de Ligue 1, M. Létang a été sanctionné cette saison par l’UEFA (la fédération européenne de football) pour des critiques contre l’arbitre du match perdu contre le PAOK Salonique (3-4) au stade Pierre-Mauroy. Pour un penalty non sifflé en faveur de son équipe, il s’était plaint en anglais auprès de l’homme en noir monténégrin Nikola Dabanovic à la mi-temps. « J’ai déjà écrit à M. [Aleksander] Ceferin [président de l’UEFA]. Ce qui s’est passé ce soir est incroyable », avait alors lancé le dirigeant dans un couloir, des propos captés par les caméras du diffuseur Canal+.

Le Monde avec AFP

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Le réseau social X restreint le compte Grok sur la génération d’images dénudées de personnes réelles

Un camion arborant un message contre Grok et X en raison des contenus IA pédopornographiques présents sur la plateforme, à Londres, le 14 janvier 2026. MAJA SMIEJKOWSKA/REUTERS

Le réseau social X a annoncé, mercredi 14 janvier, avoir pris des mesures pour « empêcher » Grok, son outil de génération de textes et d’images, d’y « déshabiller » des « personnes réelles », en réponse à une vague d’indignation mondiale et à la pression d’autorités de plusieurs pays.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés IA Grok : la moitié des images générées pendant les fêtes représentaient des personnes partiellement dénudées

« Nous avons mis en place des mesures technologiques pour empêcher le compte @Grok de permettre l’édition d’images de personnes réelles dans des tenues révélatrices, comme des bikinis », a précisé le réseau social d’Elon Musk dans un message publié sur la plateforme. Une mesure censée s’appliquer également à l’onglet « Grok », qui permet d’accéder à l’outil depuis les menus de X.

« Cette restriction s’applique à tous les utilisateurs, y compris les abonnés payants »,est-il ajouté, alors que, depuis le 9 janvier, la génération d’images avec le compte @Grok, l’assistant IA développé par xAI, avait été limitée aux seuls abonnés payants, une mesure toutefois jugée insuffisante par de nombreuses critiques.

Le message de la plateforme laisse néanmoins planer une incertitude, puisqu’il précise ensuite appliquer un « blocage géographique » là où la loi l’exige. Dans les faits, si, en France, les deepfakes (hypertrucages) en bikini avaient quasiment disparu des messages postés par le compte @Grok jeudi matin, il était toujours possible de « déshabiller » des photos en passant par l’onglet « Grok » accessible depuis X, selon les constats du Monde.

En revanche, le communiqué de X est clair sur un point : seules sont concernées les fonctions de Grok intégrées à X, que ce soit par le compte @Grok ou l’onglet « Grok ». L’outil Grok proprement dit, accessible par exemple sur l’application Grok ou sur le site Grok.com, n’a pas vocation à être bridé à ce stade : tous ses utilisateurs, gratuits comme payants, peuvent continuer d’y éditer des photographies, y compris en déshabillant des hommes et des femmes sans leur consentement. Des possibilités qu’offrent aussi ses concurrents ChatGPT ou Gemini.

Ouverture d’enquêtes judiciaires

La plateforme avait affirmé, début janvier, « prendre des mesures contre les contenus illégaux », notamment pédopornographiques, « en les supprimant, en suspendant définitivement les comptes et en collaborant avec les autorités locales ».

Mais elle était ensuite restée silencieuse malgré la multiplication des protestations officielles et l’ouverture d’enquêtes judiciaires ou administratives.

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La Commission européenne avait, en effet, déclaré, jeudi 8 janvier, avoir imposé à X une mesure conservatoire, suivie par l’Ofcom, l’autorité régulatrice des télécommunications au Royaume-Uni, qui avait annoncé, lundi 12 janvier, l’ouverture d’une « enquête formelle » visant le réseau social X « concernant des images à caractère sexuel diffusées » par son assistant d’intelligence artificielle.

« Nous ne reculerons pas »

L’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni ont salué, mercredi, mais avec prudence, ces mesures supplémentaires annoncées par X, peu de temps avant qu’elles soient rendues publiques et détaillées.

« Nous prenons acte des mesures supplémentaires adoptées par X » et « nous évaluerons attentivement ces changements afin de nous assurer qu’ils protègent efficacement les citoyens de l’UE », avait déclaré Thomas Regnier, un porte-parole de la Commission européenne. « Si ces changements n’étaient pas effectifs, la Commission n’hésiterait pas à utiliser tout » son arsenal législatif, qui lui permet d’infliger des astreintes financières, voire de suspendre le réseau social sur le sol européen, a ajouté le porte-parole.

« J’ai été informé ce matin que X agit pour assurer une totale conformité avec la législation britannique », avait déclaré, avant lui, le premier ministre britannique, Keir Starmer, devant son Parlement. « Si c’est le cas, c’est une bonne chose, mais nous ne reculerons pas et ils doivent agir », avait mis en garde le travailliste, rappelant que l’enquête indépendante ouverte lundi se poursuivait. Selon les constats du Monde, le compte @Grok continuait, à la demande des utilisateurs, de générer des photos de Keir Starmer en bikini jeudi matin.

Lire aussi | Grok : l’UE accélère son enquête sur l’IA du réseau social X, détournée pour dénuder des femmes et des mineurs

« Tolérance zéro »

Selon une analyse de l’ONG AI Forensics, réalisée sur plus de 20 000 images générées par Grok et publiée la semaine dernière, plus de la moitié d’entre elles représentaient des personnes légèrement vêtues, dont 81 % étaient des femmes et 2 % paraissaient mineures. Vingt-huit ONG ont signé mercredi l’appel de l’association féministe Ultraviolet à ce que Google et Apple retirent Grok et X de leurs boutiques d’applications.

Le procureur général de Californie, Rob Bonta, un élu démocrate hostile aux velléités de l’administration Trump d’empêcher la régulation de l’IA, a déclaré, mercredi, exhorter « xAI à prendre des mesures immédiates pour que cela ne se reproduise plus », annonçant lancer sa propre enquête « afin de déterminer si, et comment, xAI a violé la loi ».

Le procureur, qui brigue sa réélection en novembre pour un second mandat, défend « une tolérance zéro pour la création et la diffusion par l’IA d’images intimes non consenties ou de matériel pédopornographique ».

« Le principe de fonctionnement de Grok est de respecter les lois de chaque pays et de chaque Etat », a écrit, mercredi, Elon Musk, sur X, le multimilliardaire assurant qu’il « peut arriver que des tentatives de piratage malveillantes entraînent un comportement inattendu. Le cas échéant, nous corrigeons le bug immédiatement ».

M. Musk, qui s’exprime publiquement tous les jours sur X, dénonce régulièrement les mesures de régulation prises par les gouvernements, les accusant de vouloir « supprimer la liberté d’expression ». Il s’était déjà défendu la semaine dernière dans un message posté sur sa plateforme, déclarant que toute personne utilisant Grok pour « créer du contenu illégal subira les mêmes conséquences que si elle mettait en ligne du contenu illégal ».

Le Monde avec AFP

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