De gauche à droite : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président panaméen, José Raul Mulino, le président bolivien, Rodrigo Paz, le président du Conseil européen, Antonio Costa, le président paraguayen, Santiago Pena, le président argentin, Javier Milei, le président uruguayen, Yamandu Orsi et le ministre des affaires étrangères brésilien, Mauro Vieira, lors de la cérémonie de signature de l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, à Asuncion, le 17 janvier 2026. LUIS ROBAYO/AFP
« Enfin ! », se félicitent les uns. « Hélas ! », regrettent les autres. Plus de vingt-six ans après le début des négociations,la Commission européenne a signé l’accord commercial avec les quatre pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Cela s’est fait, samedi 17 janvier, à Asuncion, la capitale du Paraguay, qui occupe la présidence tournante de l’organisation sud-américaine. « Aujourd’hui, nous écrivons l’histoire », s’est félicitée Ursula von der Leyen.
Le photographe d’Ursula von der Leyen était déjà sur place pour y faire des repérages, quand il avait fallu, le 18 décembre, annuler, in extremis, le déplacement de la présidente de la Commission. La présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, venait en effet de demander à Bruxelles une dernière concession, dont dépendait son soutien au traité. Or, sans Rome, l’exécutif communautaire n’avait plus la majorité qualifiée requise des Etats membres, qui lui permettait d’engager l’Union européenne (UE) avec le Mercosur. Dès lors que la France, la Hongrie, la Pologne, l’Autriche et l’Irlande envisageaient de s’y opposer, le compte n’y était pas.
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Lors des obsèques d’Alain Orsoni à Ajaccio, samedi17 janvier 2026. PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Ni limousines ni ample cortège noir. Les obsèques d’Alain Orsoni se sont déroulées dans la sobriété, samedi 17 janvier, à Ajaccio, sous le regard d’un dispositif policier discret. Dans la salle du funérarium où il reposait, le cercueil de l’ancien leader nationaliste tué cinq jours plus tôt lors de l’enterrement de sa mère, dans le village de Vero, était enveloppé d’une bandera, le drapeau corse à tête de Maure. Dans l’assistance, plus de 200 personnes, dont une poignée d’élus de l’Assemblée de Corse, des syndicalistes, des représentants de la Ligue des droits de l’homme ou du monde du football, mais aussi et surtout d’anciens compagnons de route nationalistes ayant eu la clandestinité en partage.
Au cœur du crématorium, la brève cérémonie a eu lieu sans symbole religieux. Des écrans ont diffusé des images muettes d’un autre temps, au cours des années 1990. Celles du « bel Alain », trentenaire sportif, belle gueule, sourire carnassier, faisant du parapente, embrassant ses enfants au village en compagnie de son épouse, menant une campagne électorale active dans les rues d’Ajaccio. « S’il n’avait pas eu cette vie, il aurait pu être un communicant hors pair », glisse alors un participant à voix basse.
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Donald Trump, à Washington, le 6 janvier 2026. KEVIN LAMARQUE / REUTERS
Le Groenland à tout prix, au risque d’une guerre commerciale avec l’Europe et d’un sabordage de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Dans un message sur son réseau, Truth Social, samedi 17 janvier, Donald Trump a annoncé une escalade punitive, face au refus du Danemark et des autorités du territoire autonome, relevant de sa souveraineté, de satisfaire ses désirs d’annexion.
Le président américain prend pour cible huit pays européens – le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume Uni, les Pays-Bas et la Finlande –, jugés coupables de jouer « un jeu très dangereux » en manifestant leur solidarité avec Copenhague, par des déploiements symboliques de forces au Groenland. En conséquence, Donald Trump compte appliquer des droits de douane punitifs supplémentaires de 10 % contre ces nations à compter du 1er février, qui passeront à 25 % au 1er juin, tant qu’un accord n’aura pas été trouvé en vue d’un « achat total et complet » du territoire arctique.
Face à cette « situation potentiellement périlleuse » – des pays européens défendant la souveraineté d’un des leurs –, Donald Trump prétend « protéger la sécurité et la paix mondiale ». Il estime que ces pays expriment une ingratitude envers les Etats-Unis, en raison de toutes les dépenses consenties par le passé et, aujourd’hui, pour les protéger. Il renouvelle un argument très douteux de sécurité nationale pour justifier son ambition, en évoquant des ambitions territoriales similaires de la Chine et de la Russie, pourtant jamais formulées. Il mentionne également à nouveau le projet pharaonique et encore flou de Dôme d’or, un système de défense antimissiles à multiples dimensions.
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Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, lors d’un meeting de la gauche à La Bellevilloise, à Paris, le 14 janvier 2026. MARTIN LELIÈVRE / AFP
Le Parti socialiste (PS) ne censurera pas le gouvernement si le financement des « victoires obtenues » avec les dernières annonces de Sébastien Lecornu ne se fait pas « sur le dos des Français », a assuré samedi soir le premier secrétaire du parti, Olivier Faure. Sur TF1, il a aussi posé comme condition « d’avoir la copie [budgétaire] complète » et « qu’il n’y ait pas de flou »,pour proposer aux socialistes de ne pas voter la censure.
Sébastien Lecornu a annoncé vendredi soir plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat, des étudiants et sur le logement, comme le réclamait le Parti socialiste. Il a notamment promis une augmentation de « 50 euros en moyenne » de la prime d’activité pour « plus de trois millions de ménages » à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera « de l’ordre de 2 milliards d’euros » par an, selon l’entourage du premier ministre.
Le premier ministre devrait détailler ces mesures « dans un courrier adressé à tous les parlementaires lundi pour que chacun puisse se positionner », a précisé la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, dans un entretien à Ouest-France. Mais le locataire de Matignon est resté évasif sur leur financement.
Demande de clarification
« Les concessions annoncées par le premier ministre représentent plusieurs milliards de moindres économies, en grande partie issues de la surenchère des socialistes, sans que leurs financements ne soient encore clairement établis », a déploré Paul Christophe, chef des députés Horizons, le parti d’Edouard Philippe.
Le chef des députés du MoDem, Marc Fesneau, a dit attendre de l’exécutif « des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit » de 5 % du PIB au maximum en 2026, comme s’y est engagé le premier ministre.
« L’effort reposera de manière égale sur des baisses de dépenses et sur des hausses de recettes (…) sans jamais faire porter l’effort sur les ménages », leur a répondu samedi soir Mme Montchalin.
Surtaxe sur les grandes entreprises
M. Faure suggère que ces nouvelles mesures soient notamment financées par une surtaxe sur les grandes entreprises, comme l’envisage d’ailleurs le gouvernement. « Il faut que cette surtaxe soit maintenue », a demandé le patron des socialistes.
Opposés à cette mesure, les groupes LR et Renaissance n’ont pas apporté leur soutien à un amendement du gouvernement jeudi, qui aurait porté le rendement de la surtaxe à 6,3 milliards d’euros, contre 8 milliards en 2025 et 4 milliards dans le projet de loi initial du gouvernement pour 2026. Les socialistes réclamaient quant à eux le maintien de la surtaxe à 8 milliards. Samedi matin, le ministre de l’économie et des finances, Roland Lescure, a fait savoir que « des chiffrages étaient en cours » sur le sujet.
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M. Faure a laissé entendre que l’attitude du PS ne dépendrait pas du moyen retenu par le gouvernement pour faire adopter le budget, recours au 49.3 ou aux ordonnances, un choix qui pourrait être annoncé lors d’un conseil des ministres, lundi. « Aucun de ces moyens n’a en réalité ma préférence ou mon soutien. J’aurais souhaité que les parlementaires puissent aller jusqu’au bout avec un vote », a-t-il dit.
Météo-France a placé le département de l’Hérault en vigilance orange de samedi 17 janvier, à compter de 18 heures, à dimanche soir, en raison d’un épisode pluvieux pouvant provoquer des inondations. Selon le bulletin de l’agence publié vers 22 heures, la pluie, qui s’est renforcée progressivement dans l’après-midi, risque de connaître en soirée des épisodes plus intenses et pourrait être accompagnée localement d’orages, avant de s’affaiblir dimanche.
Les cumuls de pluie pourront être « très conséquents », alerte Météo-France : de 100 à 120 millimètres (mm), voire 150 mm localement en plaine et 220 mm sur les reliefs. C’est l’équivalent de deux à trois fois ce qu’il tombe normalement en un mois. La ville de Montpellier a fermé plusieurs parcs et jardins jusqu’à dimanche et interdit le stationnement sur le quai du Pirée « par mesure de précaution ».
La Corse émettra à son tour un bulletin de vigilance orange aux pluies et inondations à partir de dimanche à 10 heures, ont prévenu l’opérateur météo et les préfectures de Haute-Corse et Corse-du-Sud. « Des pluies durables se mettent en place sur le versant oriental de la Corse dès la nuit de samedi à dimanche », a précisé Météo-France.
Evénements sportifs en plein air interdits
Par ailleurs, l’Aude et l’Aveyron ont été placés en vigilance orange pour les crues. Alors que le cours d’eau de la Cesse est concerné par une vigilance orange aux crues, la préfecture a « interdit les événements sportifs en plein air », a fait savoir à l’Agence France-Presse la directrice de cabinet du préfet, Amélie Trioux. Les quatre communes concernées par une éventuelle crue de ce cours d’eau ont activé leurs plans communaux de sauvegarde face à la montée des eaux dont le plus gros pourrait intervenir entre minuit et 6 heures, a-t-elle précisé.
L’épisode d’intempéries pourrait être « long, avec une intensité mesurée mais continue (…) qui risque de durer, y compris jusqu’à lundi soir », alors que l’Aude, dont une partie du territoire a été touchée par une sécheresse persistante ces dernières années, a connu récemment plusieurs épisodes pluvieux ayant gorgé les sols d’eau, a-t-elle décrit.
L’Aveyron a, dans la soirée de samedi, à son tour émis une alerte de vigilance orange, concernant les rivières Dourdou de Camarès, Sorgues et Rance, notamment en raison d’« intensités [pluviométriques] très fortes attendues à partir de minuit, susceptibles d’entraîner des montées rapides des niveaux », selon un message des autorités.
L’Hérault et l’Aude, ainsi que les Pyrénées-Orientales, sont par ailleurs en vigilance jaune orages samedi, les deux départements de Corse devant les rejoindre dimanche. Les départements alpins, pyrénéens et corses sont en outre en vigilance jaune avalanches.
Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron lors du programme libre des championnats d’Europe de danse sur glace, à Sheffield (Royaume-Uni), le 17 janvier 2025. IAN HODGSON / AFP
A trois semaines des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, qui se tiendront du 6 au 22 février, les patineurs tricolores Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry ont fait le plein de confiance en s’illustrant aux championnats d’Europe de danse sur glace, samedi 17 janvier à Sheffield (Royaume-Uni).
La veille, le duo fraîchement formé mais fortement expérimenté avait pris une courte avance, lors de l’épreuve de danse rythmique. Avec 86,93 points marqués, ils avaient même frôlé leur record personnel sur l’exercice – 87,56 points, réalisé en décembre en finale du Grand Prix –, finalement freinés par une pénalité sur un élément pointé. « Ça pourrait être qu’on est resté 5,30 secondes sans se toucher au lieu de 5 secondes pile, avançait alors Guillaume Cizeron. C’est notre responsabilité sur les prochaines semaines d’être sûrs que ce genre de chose n’arrive pas. »
Sa partenaire évoquait alors des « détails qui ne sont pas nécessairement visibles à l’œil du public, mais qui sont […] à peaufiner pendant les deux semaines d’entraînement avant les Jeux. » En tête devant les locaux Lilah Fear et Lewis Gibson, mais surtout les Italiens Charlène Guignard et Marco Fabbri, triples tenants du titre, les Français ont finalement su préserver leur avantage et même le creuser, lors de l’épreuve de danse libre, leur point fort.
Derniers à se présenter sur la glace, Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron ont épaté les juges et le public, avec un programme puissant et artistique sur la bande originale du film The Wale (sorti en 2022). Avec 222,43 points au total, la médaille d’or s’est mathématiquement et logiquement offerte à eux. Un premier succès européen pour la native de Montréal et un sixième titre continental pour le champion olympique de 31 ans, qui confirme encore un peu plus son état de forme, depuis son retour sur les patins, en mars 2025 après une pause professionnelle de trois ans.
Un sixième sacre européen pour Cizeron
Avec le meilleur score de la saison, le couple réaffirme ses ambitions d’or olympique à Milan. « On va essayer de ne pas trop se projeter. C’était une étape vraiment importante, nos premiers championnats d’Europe, et un bon moment pour essayer de nous améliorer », a savouré Guillaume Cizeron au micro des organisateurs.
Ce n’est pas le premier titre que remporte le champion français en compagnie de sa nouvelle partenaire de glisse, mais c’est sûrement, jusque-là, le plus important que le duo a décroché. A moins d’un mois de leur entrée en lice aux JO d’hiver 2026, les patineurs artistiques ont notamment pu soigner leurs programmes, « une répétition, une étape […] un moment important pour ce jeune couple, ensemble », selon leur entraîneur Romain Haguenauer. Mais pas que.
Le duo a connu des derniers jours agités, à la suite de la sortie, le 15 janvier, du livre de Gabriella Papadakis, championne olympique en 2022 et ex-partenaire de Guillaume Cizeron, qui l’accuse dans Pour ne pas disparaître (Robert Laffont), d’une « emprise », se sentant « terrorisée » à l’idée de se « retrouver seule avec lui ».
Si, dans la patinoire de l’Arena de Sheffield, le principal intéressé et Laurence Fournier Beaudry n’ont pas donné l’impression d’avoir été déstabilisés, le danseur avait écrit dans un communiqué diffusé avant le tournoi, une « campagne de dénigrement » à son encontre. « Je tiens à exprimer mon incompréhension et mon désaccord avec les qualificatifs qui me sont attribués », expliquant avoir confié ce dossier à ses avocats. « Je tiens également à dénoncer le contenu de l’ouvrage Pour ne pas disparaître, qui contient des informations fausses, m’attribuant, entre autres, des propos que je n’ai jamais tenus et que je juge grave », précise-t-il.
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Pour le reste du contingent tricolore en lice à Sheffield, dont trois couples figuraient dans le top 8 avant le programme libre, Evgeniia Lopareva et Geoffrey Brissaud, médaillés d’argent en 2025 et qualifiés pour les Jeux, ont terminé au pied du podium (204,72 points). Quant à Loïcia Demougeot et Théo Le Mercier, ils ont bouclé les championnats d’Europe en neuvième position (191,62 points).
Volodymyr Zelensky estime nécessaire l’accélération des importations d’électricité
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a réagi, samedi, aux attaques russes qui ont une nouvelle fois visé les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Il affirme, sur X, que la situation reste toujours difficile à Kiev et dans sa région de même que dans les oblasts de Kharkiv et de Zaporijia.
« Après la frappe de la nuit dernière sur l’oblast de Kiev, Hostomel, Boutcha et Irpine sont confrontées à des défis supplémentaires – tous les services nécessaires sont impliqués », a affirmé le président ukrainien, avant d’ajouter que des réparations sont également en cours à Odessa.
Selon lui, des difficultés concernant les régions de Tchernihiv, Soumy, Poltava et Dnipropetrovsk ont été remontées, elles font aussi face à des coupures d’électricité et de chauffage.
Le chef de l’Etat ukrainien affirme qu’il est nécessaire d’accélérer l’augmentation des importations d’électricité et la fourniture d’équipements. « Toutes les décisions à cet effet ont déjà été prises, et l’augmentation des importations doit se faire sans délai »,a-t-il assuré.
Le but lensois inscrit par Wesley Saïd, contre Auxerre, au stade Bollaert, à Lens (Nord), le 17 janvier 2026. GONZALO FUENTES / REUTERS
Le Racing Club de Lens poursuit son rythme effréné en tête de la Ligue 1. Les Sang et Or ont repris possession, samedi 17 janvier, lors de la 18e journée, du fauteuil de leader, laissé provisoirement vendredi soir au Paris Saint-Germain (PSG) vainqueur de Lille, grâce à une huitième victoire de suite en championnat, contre Auxerre (1-0), au Stade Bollaert.
Avec dix succès d’affilée toutes compétitions confondues (dont deux en Coupe de France), les joueurs de Pierre Sage égalent la meilleure série de l’histoire du club, établie dans les années 1960, dans un contexte moins relevé. Les Artésiens (43 points contre 42 pour le PSG) suivent ainsi l’objectif nouveau fixé par leur entraîneur : « Gagner encore sept matches, déjà quatre pour atteindre notre premier objectif, 52 points, et pouvoir regarder l’Europe. »
Il reste trois victoires au moins à glaner donc, mais celle contre Auxerre (AJA) fut de haute lutte, car malgré ses difficultés cette saison, l’AJA a livré un bon match dans le Nord qui ne correspond pas à son classement (17e, 12 pts).
En face, Lens a disputé l’une de ses pires périodes de ces dernières semaines au niveau de l’engagement et du placement collectif. Et puisque l’équipe ne s’est pas magiquement métamorphosée après la pause, Pierre Sage a décidé de remplacer dès l’heure de jeu son capitaine Adrien Thomasson et le buteur Rayan Fofana, titulaire en l’absence du numéro un au poste Odsonne Édouard.
Avare en occasions, le match a basculé lorsque Wesley Saïd a ouvert le score d’une belle reprise de volée, précise et puissante, à la réception d’un centre de Malang Sarr (65e). L’attaquant de soutien est désormais le meilleur buteur des siens en championnat (8 buts), relais, cet après-midi, d’Édouard.
Par la suite, Lens a repris confiance et a eu de nombreuses occasions, parfois nettes, sans parvenir néanmoins à enfoncer son adversaire, par Florian Thauvin (73e), Andrija Bulatovic (80e, 90 + 3), Mamadou Sangaré (82e, 89e) et Samson Baidoo (83e).
Grâce à ce succès, les Lensois conservent une bonne marge de 8 points d’avance sur l’Olympique de Marseille (OM), avant de se rendre au Vélodrome pour le choc de la prochaine journée, samedi.
De Zerbi : « La meilleure première mi-temps (…) depuis mon arrivée »
Les Marseillais n’ont eux laissé aucune chance à Angers (SCO), balayé chez lui (5-2) dans l’après-midi, avant de recevoir Liverpool en Ligue des champions, mercredi. Sans pitié (9-0) avec les amateurs du FC Bayeux (6e division), mardi, en Coupe de France, les hommes de Roberto de Zerbi ont démarré sur des bases similaires contre le SCO en menant 4-0 après 40 minutes exceptionnelles.
Dès la 4e minute, le gardien angevin Hervé Koffi, tout juste rentré de la Coupe d’Afrique des nations, a dû s’employer devant Timothy Weah puis Amine Gouiri. Mais la suite a viré au cauchemar, Mason Greenwood mettant les siens sur orbite en décalant Amir Murillo dont le centre au cordeau a été poussé au fond par Gouiri (1-0, 19e), avant de doubler la mise après un une deux avec Emerson, d’une frappe aussi soudaine que précise (2-0, 24e).
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Angers a de nouveau craqué dix minutes plus tard sur une perte de balle qui a offert à Hamed Traoré un face-à-face avec Koffi qu’il a facilement remporté (3-0, 34e). Le quatrième but est, lui, venu d’une longue séquence de 28 passes qui a duré 1 minute et 13 secondes pour aboutir à un centre de Murillo pour la tête de Weah, sous les yeux d’Angevins totalement spectateurs (4-0, 40e).
« On a très bien joué ce soir. Je pense que c’était la meilleure première mi-temps du point de vue de la qualité de jeu depuis mon arrivée », a jugé l’entraîneur italien de l’OM, Roberto de Zerbi, arrivée à l’été 2024 dans le club phocéen.
Un petit relâchement coupable a certes permis à Angers de réduire l’écart par Amine Sbaï (1-4, 45 + 2), mais jamais la mainmise des sudistes sur le match n’a été en danger. Avant de sortir à la 61e, Greenwood a encore eu le temps de taquiner la transversale adverse sur une frappe à 18 mètres (53e), même si le cinquième but est revenu à Igor Paixao, en force (5-1, 89e).
Privé de son maître à jouer, Himad Abdelli, absent de la feuille de match avant un transfert qui semble désormais inéluctable vers… Marseille, les locaux sont passés totalement à côté de leur match, malgré un joli deuxième but par Jim Allevinah au début du temps additionnel (2-5, 90 + 2).
Pour Marseille, cette victoire a permis aussi d’oublier une journée compliquée par le brouillard à Angers qui a forcé l’équipe à effectuer un détour par Rennes, et à arriver tardivement au Stade Raymond-Kopa.
Première défaite de Puel
Enfin, samedi, Toulouse aussi s’est amusé contre Nice (5-1), qu’il a corrigé avec un triplé de l’Argentin Santiago Hidalgo. Le « Téfécé » grimpe à la 7e place et replonge Nice dans les difficultés.
Le changement d’entraîneur pour la nouvelle année avec le retour de Claude Puel fin décembre n’a pas eu l’effet escompté sur la Côte d’Azur. Après un nul contre Strasbourg (1-1) et une victoire en Coupe de France à Nantes (1-1, 5 t.a.b. à 3), les Aiglons sont retombés dans les travers qui leur ont valu une série de neuf défaites de rang toutes compétitions confondues fin 2025. Seule consolation, la recrue offensive Elye Wahi a marqué son deuxième but en deux matches pour l’OGCN.
Dimanche l’Olympique lyonnais (5e) reçoit Brest et peut prendre la 4e place à Lille s’il s’impose.
Donald Trump, à Washington (DC), le 9 janvier 2026. KEVIN LAMARQUE / REUTERS
Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi 14 janvier, le gel de toutes les procédures de visas destinés aux personnes qui envisagent d’y résider de manière permanente pour 75 pays, dans le cadre de la lutte contre l’immigration lancée par Donald Trump depuis son retour au pouvoir.
« L’administration Trump met fin aux abus du système d’immigration américain par ceux qui cherchent à s’enrichir aux dépens du peuple américain », a déclaré Tommy Pigott, porte-parole du département d’Etat. « Le traitement des visas d’immigrants provenant de ces 75 pays sera suspendu pendant que le département d’Etat réévalue les procédures d’immigration afin d’empêcher l’entrée de ressortissants étrangers qui pourraient bénéficier de l’aide sociale et des prestations publiques », a-t-il ajouté dans un courriel.
Auparavant, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait repartagé sur le réseau social X un article publié sur le site internet de la chaîne Fox News. Selon cette dernière, la mesure s’applique aux visas d’immigration et concerne entre autres les demandes de ressortissants de Somalie, de Russie, d’Afghanistan, du Brésil, d’Iran, d’Irak, d’Egypte, du Nigeria, de Thaïlande et du Yémen. Le département d’Etat n’a pas immédiatement publié la liste complète des pays concernés.
Le gel débutera le 21 janvier sans date de fin précise, a précisé un responsable américain sous le couvert de l’anonymat.
Plus de 100 000 visas révoqués
Le président américain ne fait pas mystère de sa volonté de réduire l’immigration des personnes qui ne sont pas d’origine européenne. Il a qualifié les Somaliens de « déchets » qui devraient « retourner d’où ils viennent » et s’est dit ouvert à l’idée que des Scandinaves s’installent aux Etats-Unis.
Le département d’Etat a déclaré lundi avoir révoqué plus de 100 000 visas depuis le retour de Donald Trump, un record en un an. Le mois dernier, le ministère de la sécurité intérieure a déclaré que l’administration Trump avait expulsé plus de 605 000 personnes et que 2,5 millions d’autres étaient parties de leur propre chef.
Cette dernière mesure n’affecte pas les visas de tourisme ou d’affaires, ni donc les supporteurs désireux de se rendre à la Coupe du monde de football l’été prochain aux Etats-Unis, bien que l’administration Trump se soit engagée à vérifier l’historique des réseaux sociaux de tous les demandeurs.
L’émissaire américain Steve Witkoff, à Paris, le 6 janvier 2026. KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »
Steve Witkoff, émissaire de Donald Trump, a déclaré, mercredi 14 janvier, que le plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza passait désormais à la « phase deux », dont l’objectif est de désarmer le Hamas. « Nous annonçons le lancement de la phase deux du plan en 20 points du président visant à mettre fin au conflit à Gaza, passant du cessez-le-feu à la démilitarisation, à la gouvernance technocratique et à la reconstruction » de la bande de Gaza, a écrit M. Witkoff sur le réseau social X.
Le gouvernement égyptien avait annoncé, plus tôt dans la journée, qu’un « consensus » avait été trouvé sur les noms des membres du comité technocratique palestinien de 15 personnes chargé d’administrer la bande de Gaza selon les termes du plan du président américain. Le programme présenté en octobre par M. Trump, après deux ans de guerre, prévoit que ce comité de transition gouverne le territoire palestinien sous la supervision d’un Conseil de la paix, présidé par Donald Trump lui-même.
« La phase deux établit une administration palestinienne technocratique transitoire à Gaza, le Comité national pour l’administration de Gaza (…), et entame la démilitarisation complète et la reconstruction de Gaza, principalement le désarmement de tout le personnel non autorisé », selon M. Witkoff. « Les Etats-Unis attendent du Hamas qu’il respecte pleinement ses obligations, y compris le retour immédiat du dernier otage mort », a-t-il ajouté, faisant référence au retour du corps de Ran Gvili. « Tout manquement à cette obligation entraînera de graves conséquences », a dit l’émissaire.
Le Hamas et la présidence palestinienne apportent leur soutien
La majorité des mouvements palestiniens, dont la formation islamiste Hamas, et la présidence palestinienne ont apporté leur soutien au comité technocratique. Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion au Caire, ces mouvements, incluant aussi le Jihad islamique palestinien, déclarent « soutenir les efforts des médiateurs pour la formation du comité national palestinien transitoire ».
Dans un communiqué relayé par l’agence de presse officielle WAFa, la présidence palestinienne, basée à Ramallah, apporte également son soutien à cet organe, ce qui, selon une source de la présidence, « reflète la position du Fatah », dont le président palestinien, Mahmoud Abbas, est le chef.
L’Egypte, le Qatar et la Turquie, médiateurs dans le conflit à Gaza, ont annoncé que l’ancien vice-ministre palestinien Ali Shaath dirigerait le comité transitoire palestinien. Dans un communiqué conjoint, les médiateurs ont qualifié la création de ce comité « d’évolution importante (…) pour consolider la stabilité et améliorer les conditions humanitaires » dans le territoire palestinien. Le Hamas a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne cherchait pas à jouer un rôle au sein de la future gouvernance à Gaza.
Les pourparlers du Caire portent également sur le retrait des forces israéliennes de Gaza, la réouverture du point de passage de Rafah avec l’Egypte, dans le sud de la bande de Gaza, et l’entrée de l’aide stockée côté égyptien, a précisé le Hamas. Les opérations du Conseil de la paix sur le terrain doivent être dirigées par le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, ancien envoyé des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient de 2015 à fin 2020. M. Trump devrait annoncer dans les prochains jours les noms des membres de ce Conseil de la paix.