Devant des bureaux de Capgemini, à Nantes, le 13 février 2024. STEPHANE MAHE/REUTERS
Capgemini confirme les inquiétudes qui grandissaient depuis plusieurs mois au sein de l’entreprise. Le groupe français de services informatiques a informé ses représentants du personnel, mardi 20 janvier, de la mise en œuvre d’un « projet d’adaptation des compétences et des emplois exclusivement fondé sur le volontariat ». Celui-ci « pourrait entraîner jusqu’à 2 400 suppressions de postes » en France, soit un peu moins de 7 % de ses effectifs dans l’Hexagone (environ 35 000 personnes).
Des reconversions internes vers des « métiers d’avenir », selon les termes de la société, seront proposées aux salariés. Ces derniers pourront aussi quitter le groupe dans le cadre d’une future rupture conventionnelle collective. Ces « deux dispositifs sont fondés sur le volontariat », insiste Capgemini.
« Nous allons analyser le rapport entre mobilité interne (nombre d’ouvertures de postes) et la mobilité externe (rupture conventionnelle collective) dans ce projet. En clair, quelle est la réduction d’effectif visée par la direction, ce qui n’est pas clairement indiqué », a réagi la CFTC Capgemini sur son site Internet.
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Un panneau d’affichage installé par la « Coalition pour la sécurité régionale », une initiative politique et sécuritaire israélienne, représentant notamment le président américain Donald Trump, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, et le roi du Maroc Mohammed VI. A Tel-Aviv, le 26 juin 2025. JACK GUEZ/AFP
Mohammed VI est le premier chef d’Etat africain et arabe à l’avoir annoncé : à l’invitation de Donald Trump, le Maroc rejoindra le « conseil de la paix » voulu par le président américain, a indiqué le ministère marocain des affaires étrangères, lundi 19 janvier. Le royaume chérifien s’apprête à intégrer un organisme aux visées encore floues : initialement destiné à accompagner le plan de paix pour Gaza, il pourrait remplir d’autres missions, voire concurrencer l’Organisation des Nations unies (ONU), honnie par le locataire de la Maison Blanche.
L’annonce de la diplomatie marocaine intervient alors que le Maroc est pressenti pour participer à la force internationale de stabilisation dans l’enclave palestinienne. Selon le journaliste israélien Barak Ravid, du site américain Axios, le premier ministre marocain Aziz Akhannouch affirmait au Forum économique mondial de Davos, mardi, que « le Maroc envisage d’envoyer des soldats à Gaza ». Des propos aussitôt démentis par l’entourage du chef du gouvernement. « Aziz Akhannouch a uniquement confirmé l’accord de Mohammed VI à rejoindre le conseil de paix », écrivait le site marocain Le Desk, en milieu d’après-midi.
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Lors de la comparution du président de l’université Santé de Lille à la suite de la mort de Simon Guermomprez, au tribunal de Lille, le 20 janvier 2026. BAZIZ CHIBANE/« VOIX DU NORD »/MAXPPP
Au premier rang, serrés l’un contre l’autre, les parents et les sœurs de Simon Guermonprez attendent ce moment depuis cette nuit de juillet 2021 où ils ont appris la mort de leur fils et frère. Simon venait de réussir sa première année de médecine, dans quelques jours il allait fêter ses 20 ans. Ce soir-là, il célébrait sa réussite au concours avec d’autres étudiants.
Son corps a été retrouvé dans la nuit sur l’autoroute qui passe près de chez eux, dans la campagne du Mélantois, non loin de Lille. Un Uber l’avait ramené. On sait qu’il a fait un selfie sur le pont enjambant l’autoroute, on pense que son téléphone y est tombé et qu’il est descendu pour le récupérer. Un camion l’a percuté. C’est la thèse, une supposition au fond, faute d’autre explication rationnelle à ce drame.
Quelques heures avant, Simon participait à une soirée d’intégration. Un groupe de deuxième année avait préparé les bassines pour mélanger alcool fort et jus de fruit, les seringues pour faire boire, la musique pour ambiancer la soirée. De ce groupe, il n’en reste que trois devant le tribunal de Lille. Juliette B. est interne en médecine générale, Samuel L. est en sixième année, Aude L. est également interne, à l’hôpital de Lens.
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Des secouristes interviennent après le déraillement d’un train de banlieue à la suite de l’effondrement d’un mur de soutènement sur les voies, à Gelida, près de Barcelone, le 20 janvier 2026. JOAN MATEU PARRA / AP
Selon Rodalies de Catalunya, gestionnaire public des chemins de fer dans la région, la personne tuée était un employé de la société. Il s’agit, d’après les médias locaux, du conducteur du train.
« Un mur de soutènement est tombé sur la voie, provoquant un accident avec un train transportant des passagers » dans la commune de Gelida, à une quarantaine de kilomètres de Barcelone, avait annoncé la protection civile de la région de Catalogne, sur son compte X.
Un autre déraillement, pas de blessé
Les secours ont pris en charge 37 personnes, dont la plupart voyageaient dans le wagon de tête, le plus accidenté, a précisé le chef des interventions des pompiers catalans, Claudi Gallardo.
Le gestionnaire du réseau ferroviaire national ADIF a avancé que l’effondrement du mur avait été provoqué par une tempête et des pluies qui s’abattent sur une grande partie de la région. Sur X, il a ajouté que la circulation restait suspendue sur les lignes de banlieue « en raison des effets de la tempête sur les infrastructures ».
Selon le quotidien El Pais, un autre train, qui transportait une dizaine de passagers entre les gares de Blanes et Maçanet-Massanes, a déraillé en raison de la présence de rochers sur les voies, à la suite de la tempête qui a frappé Gérone, mardi. Ce déraillement n’a blessé personne.
Ces accidents surviennent alors que l’Espagne pleure ses morts après la collision meurtrière de deux trains à grande vitesse, dimanche près de Cordoue. Mardi, le corps d’une 42e victime a été découvert, ont annoncé les autorités régionales andalouses. Selon le ministre des transports espagnol, Oscar Puente, le bilan définitif pourrait s’élever à 43 morts, soit le nombre de signalements de disparus.
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Trente-sept personnes, dont quatre enfants, restent hospitalisées, parmi lesquelles neuf adultes sont toujours en soins intensifs. Plus de 120 personnes au total ont été blessées à des degrés divers. L’enquête se poursuit pour connaître la cause de l’accident.
L’attaquant colombien Luis Suarez célèbre son deuxième but face au Paris Saint-Germain (1-2), lors de la victoire du Sporting Lisbonne, en phase de ligue de la Ligue des champions, à Lisbonne, le 20 janvier 2026. PATRICIA DE MELO MOREIRA/AFP
Il y a des soirs où rien ne sourit, et le Paris Saint-Germain a vécu l’un de ceux-là, mardi 20 janvier à Lisbonne, frustré et renversé par le Sporting Portugal (1-2), pour son avant-dernière rencontre dans la poule unique de la Ligue des champions. En domination totale, les tenants du titre ont longtemps fait planer la menace de l’ouverture de la marque, sans réussir à véritablement la transformer.
Warren Zaïre-Emery, d’abord, pensait avoir concrétisé la pluie de frappes parisienne sur la cage lisboète (30e), mais une faute initiale de Senny Mayulu, et une vérification des images, avaient conduit à l’annulation du but. Ousmane Dembélé, ensuite, se faisait prendre en situation de hors-jeu face à Rui Silva (42e), alors que Nuno Mendes avait à son tour percé la muraille des Portugais. Et le Ballon d’or 2025, encore lancé trop tôt, se voyait à nouveau refuser une réalisation inscrite cette fois-ci de la tête (57e).
La délivrance, tant attendue, est finalement venue pour les locaux. Et le coup du sort a voulu que Luis Suarez, l’ex-attaquant colombien de l’Olympique de Marseille, en soit l’auteur, profitant d’un ballon errant sur corner pour surprendre la défense francilienne (74e). Entré après l’heure de jeu, l’ailier géorgien Khvicha Kvaratskhelia débloquait enfin le compteur des Parisiens, d’une frappe magistralement enroulée (79e). Un réveil bienvenu, mais sans doute trop tardif.
« Un film qu’on a déjà vu beaucoup de fois »
Mais les Lions du Sporting, l’appétit désormais ouvert, dans un dernier coup de boutoir, scellaient la rencontre d’un doublé de Luis Suarez (90e), s’appliquant de la tête sur un renvoi de Lucas Chevalier. « C’est un film qu’on a déjà vu beaucoup de fois, maugréait Vitinha au micro de Canal+. On fait ce qu’on peut, mais si on ne marque pas, ça devient difficile. Ce n’est pas un bon soir pour nous en termes de résultat. »
Passablement agacé par cette défaite qu’il qualifiait de « décevante, injuste », Luis Enrique, l’entraîneur du PSG, a préféré témoigné de son estime pour son équipe : « Je suis très fier de mes joueurs, et je suis sûr qu’avec cette mentalité, on va aller très loin. J’ai vu une seule équipe pendant tout le match, on a été très supérieur à l’adversaire, qui a été très bon. »
Désormais tombé à la cinquième place de la poule unique – comptant 36 clubs –, le Paris Saint-Germain (13 points) est toujours assuré de voir les barrages de la compétition. Mais son ticket directement qualificatif pour les huitièmes de finale est quant à lui menacé. Si le club de la capitale a toujours son destin entre ses mains, il devra toutefois obtenir un résultat positif lors de son dernier match de la phase de ligue, lors de la réception de Newcastle, le 28 janvier.
Monaco, naufragé du Bernabeu
Un déplacement délicat, sur la pelouse d’un Real Madrid pourtant en reconstruction, n’était sûrement pas la manière la plus simple de se relancer pour l’AS Monaco, en proie aux doutes et à une crise de résultats. Et l’addition a bel et bien été lourde pour le club du Rocher, soufflé par la « Casa Blanca » (6-1), pour son avant-dernière rencontre dans la poule unique de la Ligue des champions.
Au terme d’une première période placée sous le signe de la résilience, les Monégasques ont été rapidement dépassés par la vivacité de Kylian Mbappé, bourreau par deux fois de son club formateur (5e, 26e). Mais la machine madrilène, encore en rodage, s’est véritablement mise en marche dans le second acte. Profitant d’erreurs et d’errances de la défense de l’ASM, le mastodonte espagnol a déroulé son talent, bien aidé par Thilo Kehrer, l’arrière allemand ayant été plusieurs fois fautif.
A l’initiative de relances manquées, ou de marquages trop lâches, l’ancien défenseur du PSG s’est rendu coupable sur les réalisations de Vinicius Jr. (63e) et de Jude Bellingham (80e), marquant également contre son camp (55e). Dans cette soirée cauchemardesque, la réduction anecdotique de l’écart par Jordan Teze (72e), sur une relance manquée du géant belge Thibaut Courtois, n’a toutefois pas permis de tirer du positif. « On a vu l’écart avec une grande équipe comme le Real Madrid », soulignait l’international tricolore Maghnes Akliouche.
Retombé à la vingtième place de la poule unique, l’AS Monaco, qui reste sur sept défaites en huit rencontres de Ligue 1, a cependant encore ses chances pour prolonger son aventure européenne. Et Maghnes Akliouche avait déjà la suite dans un coin de sa tête : « On sait qu’on est encore en course, le dernier va être crucial, il va falloir prendre des points contre la Juventus à domicile. »
La présidente de la cour d’appel de Paris est sortie de son déjeuner de fort bonne humeur. Autant Michèle Agi avait, la veille, lundi 19 janvier, vivement rudoyé l’eurodéputé Nicolas Bay, étrillé l’assistant parlementaire de ce dernier, Timothée Houssin, haché menu, le matin même, l’ancien assistant et actuel député de l’Yonne Julien Odoul, autant la présidente a écouté aimablement Marine Le Pen, mardi après-midi, dérouler un argumentaire bien rodé, au quatrième jour du procès des assistants du Front national (FN) au Parlement européen.
Il est vrai que la position de Julien Odoul, condamné en première instance à huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité, est inconfortable. Passé sans faiblir du Parti socialiste au Nouveau Centre d’Hervé Morin, puis à l’Union des démocrates et indépendants et au cabinet de Bruno Le Maire, il a rejoint le FN en septembre 2014. Il y rencontre Marine Le Pen (qui ne s’en souvient pas), et rêve de travailler au cabinet de cette dernière. Mais on ne lui propose, en octobre, que d’être l’assistant parlementaire d’une nouvelle élue, Mylène Troszczynski, même s’il a un bureau au siège du parti, à Nanterre, où il se rend utile. Elle ne lui donne rien à faire, d’ailleurs. « Elle n’était pas très productive, dit le député, elle n’était pas très chevronnée. » Il en profite pour trouver sa place au cabinet et devient, en février 2015, « conseiller spécial de Marine Le Pen ».
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Cette capture d’écran publiée le 20 janvier 2026 sur le compte X du commandement militaire américain pour le sud du continent américain (US Southern Command) montre le navire à moteur « Sagitta » en mer des Caraïbes. US SOUTHERN COMMAND/AFP
Les Etats-Unis ont annoncé, mardi 20 janvier, avoir saisi un pétrolier en mer des Caraïbes, la septième opération de ce type depuis que Donald Trump a décidé en décembre un blocus de navires sous sanctions en lien avec le Venezuela.
Ce navire, le Sagitta, « agissait au mépris de la quarantaine imposée aux navires sous sanctions par le président Trump », a expliqué sur X le commandement militaire américain pour le sud du continent américain (US Southern Command), précisant que l’opération s’était déroulée « sans incident ».
« Le seul pétrole qui quittera le Venezuela, c’est le pétrole autorisé », a ajouté l’armée dans un message contenant une vidéo montrant un navire en pleine mer.
Parmi les sept pétroliers interceptés par les Etats-Unis figure un navire lié à la Russie et appréhendé dans l’Atlantique Nord après une poursuite de plusieurs semaines dans le cadre du blocus américain visant l’exportation du pétrole vénézuélien.
Une première vente de pétrole à 500 millions de dollars
La manne pétrolière du Venezuela – qui détient les plus importantes réserves prouvées de brut du monde – est au centre de l’intervention des Etats-Unis dans ce pays, dont ils ont enlevé, dans la nuit du 2 au 3 janvier, arrêté et emprisonné le président, Nicolas Maduro.
Moins de deux semaines après cette capture, les Etats-Unis ont procédé à une première vente de brut vénézuélien, une opération à 500 millions de dollars (426 millions d’euros).
Mardi, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a annoncé investir 300 millions de dollars, obtenus par cette vente de pétrole par les Etats-Unis, pour défendre sa monnaie, le bolivar, en perte de valeur constante.
Des « fonds provenant de la vente de pétrole sont entrés. Sur les premiers 500 millions, 300 millions ont été encaissés (…) Ces premiers flux seront utilisés sur le marché des changes au Venezuela (…) pour stabiliser le marché, et pour protéger le revenu et le pouvoir d’achat de nos travailleurs », a-t-elle dit à la télévision.
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Les devises sont vitales pour l’économie vénézuélienne depuis 2018, lorsque le dollar est devenu la monnaie de facto dans un contexte de grave crise économique. Mais le Venezuela peine à obtenir des devises en raison de l’embargo pétrolier imposé en 2019 par Washington sur son principal produit d’exportation.
A Washington, on ne s’attend pas à une réponse musclée des Européens aux nouvelles menaces de Donald Trump. « Je ne pense pas qu’ils vont beaucoup résister », a déclaré le président américain, mardi 20 janvier, réitérant sa volonté d’annexer le Groenland, territoire autonome danois, et d’augmenter, dès le 1er février, les droits de douane des six pays (France, Allemagne, Danemark, Suède, Pays-Bas et Finlande), qui ont manifesté leur opposition à son projet, en y envoyant des soldats. « J’imagine que [les Vingt-Sept] vont mettre sur pied un redoutable groupe de travail européen, qui semble être leur arme la plus puissante », a, pour sa part, raillé Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain, devant quelques journalistes, dont le Financial Times, lors du Forum économique mondial à Davos, lundi.
Le ministre de l’énergie ukrainien présente un calendrier pour le rétablissement du chauffage à Kiev où l’approvisionnement en eau fonctionne de nouveau
Le ministre de l’énergie ukrainien, Denys Chmyhal, a annoncé mardi soir que des travaux d’urgence étaient en cours pour rétablir le chauffage dans la capitale, gravement endommagé par une attaque russe massive au cours de la nuit dernière. « Les opérations de remise en service se poursuivront toute la nuit. Nous prévoyons de lancer la chauffe des chaudières tard ce soir afin de rétablir la chaleur dans les foyers dès demain matin », a déclaré le ministre sur ses réseaux sociaux.
Selon le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, plus de 4 000 immeubles d’habitation étaient privés de chauffage à Kiev dans la soirée.
La situation du réseau électrique reste « difficile » sur l’ensemble du territoire, a précisé M. Chmyhal. Les autorités ont lancé une révision complète du fonctionnement des infrastructures critiques. L’objectif est de basculer un maximum d’installations stratégiques sur des groupes électrogènes afin de « libérer de l’électricité et la rediriger vers les ménages ».
L’approvisionnement en eau potable a été intégralement rétabli dans la capitale ukrainienne ce mardi, après les frappes russes ayant visé les infrastructures de la ville durant la nuit de lundi à mardi, a annoncé Oleksii Kuleba, vice-premier ministre chargé de la reconstruction de l’Ukraine.
Dans les cercles culturels, le pronostic circule depuis quelques semaines : Catherine Pégard, conseillère culture d’Emmanuel Macron à l’Elysée depuis le mois de septembre, pourrait succéder à Rachida Dati au ministère de la culture, au cas où cette dernière choisirait de se consacrer pleinement à sa campagne parisienne en vue des élections municipales des 15 et 22 mars. Pour l’heure, la prétendante à la Mairie de Paris, dont le domicile et les bureaux ont été perquisitionnés en décembre 2025 dans le cadre d’une information judiciaire pour corruption et trafic d’influence en lien avec l’exercice de son mandat de parlementaire européenne, ne semble pas pressée de faire ses cartons. A Sud Radio qui lui demandait, le 5 novembre, si le cumul ministre et candidate était tenable, Rachida Dati avait répondu sans ciller : « Tout est compatible. »
Interrogée fin décembre sur les rumeurs qui la propulsent Rue de Valois, Catherine Pégard se raidit. « Ce n’est pas le sujet », répond-elle, visage fermé et lèvres pincées, dans son petit bureau spartiate logé au premier étage de l’aile ouest de l’Elysée. A 71 ans, l’ex-journaliste politique passée par le cabinet de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2011, avant de régner douze ans et demi durant sur le château de Versailles, connaît la volatilité des bruits de couloir. Alors qu’elle était déjà pressentie pour le ministère de la culture en 2022, Emmanuel Macron lui avait finalement préféré sa conseillère culture à l’Elysée de l’époque, Rima Abdul Malak.
Elle n’ignore pas davantage que d’autres profils, plus politiques ou plus capés, sont dans les radars. A commencer par l’affable Philippe Bélaval, quarante ans passés au service de la culture à l’Opéra de Paris, à la Bibliothèque nationale de France, aux Archives de France ou au Centre des monuments nationaux. Seul revers à son palmarès : en 2016, il échoue à prendre la tête du château de Versailles, où Catherine rempile pour un deuxième mandat. Conseiller culture d’Emmanuel Macron de 2023 à juin 2025, l’énarque a quitté l’Elysée pour raisons personnelles au printemps, tout en restant chargé de l’épineux dossier du prêt de la tapisserie de Bayeux à la Grande-Bretagne.
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