Des otages israéliens à Gaza témoignent de violences sexuelles pendant leur captivité

Romi Gonen, avant de monter à bord d’un hélicoptère après sa libération, à Gaza, le 19 janvier 2025. OHAD ZWIGENBERG/AP

« Plus personne ne me dira de me taire » : Romi Gonen, 25 ans, l’une des 251 otages capturés lors de l’attaque conduite par le Hamas le 7 octobre 2023, a décrit, début janvier, dans un entretien télévisé, les agressions sexuelles subies à plusieurs reprises pendant sa captivité. Les violences de ses geôliers ont commencé dans les jours qui ont suivi l’attaque terroriste. Un homme se présentant comme un infirmier l’a suivie dans la douche. « J’étais blessée, impuissante, incapable de faire quoi que ce soit. Il m’a tout pris, a-t-elle expliqué. Et j’ai dû continuer à vivre avec lui dans cette maison après cela. » Face à la répétition et la gravité des agressions, elle a raconté avoir craint de devenir « une esclave sexuelle ».

Depuis deux ans, plusieurs otages israéliens ont témoigné de violences sexuelles subies pendant leur captivité en plus des privations, des coups, des humiliations et des menaces. « Les violences sexuelles se sont poursuivies pendant la captivité, plusieurs otages ayant signalé des cas de nudité forcée, de harcèlement sexuel physique et verbal, d’agressions sexuelles et de menaces de mariage forcé », ont constaté les membres du projet Dinah, un groupe de recherche, en juillet 2025. Plusieurs ONG et représentants de l’ONU ont également insisté sur les agressions sexuelles commises le 7 octobre 2023 par des membres du Hamas et d’autres organisations. Dans le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, fin 2024, visant Mohammed Deif, le chef militaire du Hamas, figurait notamment l’accusation de violences sexuelles commises le 7-Octobre et après. « Certains otages captifs à Gaza, principalement des femmes, ont été victimes de violences sexuelles et sexistes, y compris de pénétrations forcées, de nudité forcée et de traitements humiliants et dégradants », relevait la cour.

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Guerre en Ukraine : à Oujhorod, dans les Carpates, la paix, si proche et si lointaine

A Oujhorod, tout au bout des Carpates ukrainiennes, les habitants peuvent s’offrir un spectacle qui n’existe nulle part ailleurs dans le pays. Il faut s’approcher du poste-frontière avec la Slovaquie, collé à la ville : là, l’Union européenne est si proche et les champs de bataille si lointains qu’on voit voler dans le ciel non pas des drones et des missiles, mais les avions civils des compagnies internationales. Il s’agit aujourd’hui du seul endroit en Ukraine d’où l’on peut contempler la paix.

A suivre | Guerre en Ukraine : le renseignement ukrainien met en garde contre des attaques sur les sous-stations des centrales nucléaires. Retrouvez les informations du 11 au 17 janvier.

Ici, dans les montagnes et les sapins, à douze heures de route de Kiev, l’illusion a longtemps perduré d’être préservé de l’invasion russe, au moins un peu : pas de couvre-feu, de rares soldats dans les rues, deux frappes seulement en quatre ans. Mais désormais, « la guerre est entrée dans chaque famille », constate Nataliya Kabatsiy, 46 ans, directrice du Comité d’aide médicale de Transcarpatie (CAMZ), à Oujhorod.

Dans les centres d’urgence soutenus par cette ONG, les militaires racontent que les quelques mètres de boue et de neige devant eux sont devenus leur unique horizon. Comment ne pas les lâcher aux troupes russes ? Comment tenir ? Partout, c’est le même épuisement. Au CAMZ, lors d’une réunion interne, on a soupesé pendant des heures les perspectives pour 2026. Bilan :encore un an à tenir, au moins.

Nataliya Kabatsiy, directrice du Comité d’aide médicale de Transcarpatie, une ONG qui lève des fonds pour fournir du matériel médical, à Oujhorod (Ukraine), le 10 janvier 2026. ADRIEN VAUTIER/LE PICTORIUM POUR « LE MONDE »

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En Guinée, la lutte contre le paludisme fragilisée par le retrait de l’Usaid

Lors d’une campagne de dépistage du paludisme auprès de réfugiés soudanais, dans l’hôpital géré par Médecins sans frontières dans le camp de Touloum, au Tchad, le 11 avril 2025. JORIS BOLOMEY / AFP

Assis sur le canapé usé de son salon exigu, dans le quartier de Dixinn, à Conakry, Sékouna Kanté en veut à Donald Trump. Quelques jours plus tôt, cet informaticien de 43 ans a dû emmener sa petite Mariam, 9 mois, en urgence à l’hôpital à cause d’une crise sévère de paludisme.

En raison de l’arrêt des activités de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), décrété par M. Trump lors de son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier 2025, la fillette et sa famille n’ont, à l’instar de milliers d’autres habitants de la capitale guinéenne, pas reçu les moustiquaires habituellement distribuées dans le cadre du plan national de lutte contre le paludisme.

En Guinée, comme dans nombre de pays d’Afrique, cette maladie transmise par les moustiques demeure la première cause de mortalité infantile et le premier motif de consultation dans les centres de santé. Pour tenter de répondre à ce défi sanitaire, les autorités, appuyées par des ONG et des partenaires internationaux, procèdent tous les trois ans à une vaste distribution de moustiquaires à travers le pays.

Pour la campagne 2025, huit millions de protections avaient été prévues (pour un peu plus de 15 millions d’habitants), pour moitié financées par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, une fondation créée à l’initiative de plusieurs Etats. Sur ce total, deux millions de pièces qui étaient censées être fournies par l’Usaid ne sont jamais arrivées en Guinée, en raison de la décision de M. Trump.

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« Quand j’ai appris qu’il stoppait les aides internationales, j’ai tout de suite compris qu’on aurait des problèmes avec les moustiquaires, car je savais qu’elles étaient en partie financées par les Américains », se rappelle M. Kanté. De fait, le gouvernement et les ONG locales ont dû trouver des solutions en urgence avant le début de la distribution, prévue d’avril à juin.

Hausse de la prévalence

« Nous n’avions pas assez de moustiquaires. Les autorités ont donc fait le choix de donner la priorité à l’intérieur du pays et d’exclure la région de Conakry, alors qu’il s’agit d’une zone hyperendémique », déplore Mamadou Sanoussi Barry, directeur exécutif du Réseau national des associations de lutte contre le paludisme, qui compte une soixantaine d’organisations.

Les conséquences de l’arrêt de l’Usaid ne se limitent pas aux moustiquaires. Avec la fin des projets financés par l’agence américaine – à hauteur de 72 millions de dollars (61 millions d’euros) en 2024, et seulement 23 millions de dollars (20 millions d’euros) en 2025 –, c’est tout le réseau de lutte contre le paludisme qui se retrouve fragilisé en Guinée. Ces aides américaines avaient notamment permis de recruter environ 500 agents communautaires qui participaient à la sensibilisation des populations et permis surtout la détection et à la prise en charge des malades dans les zones reculées.

« Ces agents locaux se déplaçaient dans les villages et envoyaient les cas les plus graves dans les centres de santé locaux. Avec l’arrêt de l’Usaid, ils ont perdu leur emploi et ont donc stoppé leur activité, pourtant essentielle », regrette Luc Innocent Touré, coordinateur de programmes pour l’ONG Comité jeunes mon avenir d’abord, qui participait à « Notre santé », un projet de renforcement du système de santé local financé par l’Usaid.

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Signe de cet impact direct sur le terrain, le Réseau national des associations de lutte contre le paludisme affirme avoir observé, en 2025, une hausse de sa prévalence dans les régions jusqu’alors couvertes par des projets financés par l’Usaid, telles Labé, Boké, Kindia ou encore Mamou.

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Si la plupart des acteurs guinéens se montrent critiques au sujet de la suspension des aides américaines, jugée « brutale » et sans le préavis qui leur aurait permis de trouver des solutions de remplacement, certains y voient désormais l’occasion de bâtir un système de santé moins dépendant des financements étrangers. « Qu’importe ce que décident les Américains. Nous ne pouvons pas nous revendiquer souverains et râler quand on ne nous aide plus. Nous devons assumer », estime un ministre, sous couvert d’anonymat.

Portée par le secteur minier, en particulier la production de bauxite et de fer, la croissance guinéenne est estimée à environ 7,2 % par le Fonds monétaire international en 2025. De bons résultats économiques qui, espèrent les ONG, permettront de dégager de nouvelles recettes et combler le vide laissé par l’Usaid. Dans sa lettre de cadrage adressée à la direction générale du budget, au début de décembre, le premier ministre, Bah Oury, a parlé du secteur de la santé comme une des priorités pour 2026.

Benjamin Roger (Conakry, envoyé spécial)

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Thomas Legrand : « Il faut arrêter de se laisser enfermer dans le récit de la bollosphère »

Thomas Legrand, à Paris, le 13 septembre 2025. ABEL LLAVALL-UBACH/HANS LUCAS

Un mois après son audition par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, qui avait suivi celle de Patrick Cohen (France 5 et France Inter) – lequel avait été, comme lui, enregistré à son insu en juillet 2025, lors d’une conversation privée avec des représentants du Parti socialiste –, Thomas Legrand, éditorialiste à Libération, accuse la « bollosphère » de « déjournalisation ». Pour l’ancien chroniqueur à France Inter, Vincent Bolloré fait de la politique au travers des médias qu’il possède, au mépris de l’ensemble des règles journalistiques.

Après la polémique « Legrand-Cohen », la cellule investigation de Radio France a révélé le 15 janvier que votre conversation avec l’ex-directrice de France Inter, Laurence Bloch, avait été enregistrée par le journaliste d’Europe 1 Alexis Delafontaine. Il ne s’agissait donc pas d’une « barbouzerie »…

La véritable information, c’est que le chef du service politique d’Europe 1 [Louis de Raguenel], qui est aussi directeur de la rédaction du JDNews [deux médias de la galaxie Bolloré], a donné au reporter présent dans le même restaurant que Laurence Bloch et moi l’ordre de nous enregistrer. C’est hallucinant. L’espionnage n’est pas une pratique journalistique.

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Israël lance la destruction du siège de l’UNRWA à Jérusalem, une opération à forte visée politique

Des bulldozers israéliens démolissent un complexe de l’UNRWA, à Jérusalem-Est, le 20 janvier 2026. MAHMOUD ILLEAN/AP

Les tractopelles et les bulldozers sont arrivés, mardi 20 janvier au petit matin, au cœur du quartier de Cheikh Jarrah, dans la partie orientale de Jérusalem, pour commencer la destruction de locaux du siège de l’UNRWA, l’Agence de secours et de travaux des Nations unies, qui, depuis 1949, vient en aide aux réfugiés palestiniens. L’opération, spectaculaire, marque une nouvelle étape dans la volonté du gouvernement israélien d’empêcher le travail de cet acteur-clé de la protection des réfugiés palestiniens à Gaza, en Cisjordanie, mais aussi en Syrie, en Jordanie et au Liban.

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Depuis la fin de 2024, en effet, l’Etat hébreu a interdit toute activité de l’agence sur son sol et dans la partie arabe de Jérusalem, occupée en 1967 et annexée en 1981. Une loi votée par la Knesset (le Parlement monocaméral) a également proscrit tout contact entre les autorités israéliennes et l’UNRWA.

Un nouveau texte, voté à la fin de décembre 2025, a prévu de couper l’accès à l’eau et à l’électricité des derniers bâtiments utilisés par l’agence. Le 12 janvier, les autorités ont annoncé qu’elles prévoyaient de fermer un centre de santé dans la vieille ville de Jérusalem. Depuis mai 2025, les enfants de plusieurs camps de réfugiés situés à Jérusalem n’ont plus accès aux écoles de l’UNRWA, fermées sur ordre du gouvernement.

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Accident de trains en Espagne : le bilan monte à 42 morts après la découverte d’un nouveau corps dans la carcasse d’un wagon

Sur le lieu de la collision entre deux trains à Adamuz (Espagne), le 20 janvier 2026. MANU FERNANDEZ/AP

Un nouveau corps a été retrouvé dans la carcasse de « l’un des wagons Alvia », le train de la Renfe impliqué dans la collision tragique de dimanche soir à Adamuz, dans le sud de l’Espagne, ont annoncé, mardi 20 janvier, les autorités régionales.

Cela fait monter le bilan de cette catastrophe à 42 morts, alors que l’Espagne observe à partir de mardi trois jours de deuil national. Ce bilan pourrait encore s’alourdir à mesure que les recherches continuent dans les carcasses des deux trains qui sont entrés en collision près d’Adamuz, à environ 35 kilomètres de Cordoue. Les secouristes tentent notamment d’extraire d’éventuels corps restés coincés dans la ferraille.

Le président régional andalou, Juan Manuel Moreno, a estimé lundi soir que les autorités pourront déterminer « avec certitude » le nombre total de victimes de cet accident ferroviaire dans les « prochaines vingt-quatre à quarante-huit heures ».

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« Effort collectif » de la gestion de crise

Le roi Felipe VI et la reine Letizia, qui sont arrivés mardi à la mi-journée à Adamuz, ont remercié et salué « l’effort collectif » des institutions, des services d’urgence et de secours et des voisins qui ont aidé les victimes de l’accident, ainsi que la coordination de la gestion de la tragédie.

« Nous tenons à saluer le très grand professionnalisme de toutes les personnes qui ont participé à la gestion de l’urgence, d’où qu’elles viennent, ainsi que la volonté de toutes les administrations de mettre la main à la pâte et de tout coordonner », a déclaré le roi après avoir rendu visite aux personnes hospitalisées à Cordoue.

Dimanche à 19 h 45, les deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision, avec à leur bord près de 500 passagers au total. En cause : un train Iryo – un opérateur de train privé, filiale à 51 % du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) – dont des voitures ont déraillé et se sont déportées sur l’autre voie, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (Sud).

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Si le ministre des transports, Oscar Puente, a évoqué un accident « extrêmement étrange », le ministre de l’intérieur espagnol a écarté, mardi, la possibilité d’un acte de sabotage.

Le Monde avec AFP

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L’UE entend bannir Huawei des réseaux mobiles européens

Le stand Huawei lors du Mobile World Congress (MWC) de Shanghaï (Chine), le 18 juin 2025. HECTOR RETAMAL/AFP

Bruxelles durcit sévèrement le ton à l’égard de Huawei. Mardi 20 janvier, la Commission européenne a ouvert la voie à une exclusion du géant chinois des télécommunications – tout comme à celle de son compatriote ZTE – des réseaux mobiles du Vieux Continent, à travers la révision de la loi sur la cybercriminalité.

Cette proposition fixe pour la première fois un cadre juridique permettant de considérer leurs équipements comme « à haut risque »,afin de les interdire dans toute l’Union européenne (UE) pour des raisons de sécurité, tout en s’affranchissant des réserves exprimées par certains pays.

Aux yeux de Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission, ce texte, qui entend plus largement améliorer la cybersécurité de l’UE, se révèle indispensable pour « protéger [ses] citoyens et [ses] entreprises », a-t-elle déclaré aux eurodéputés réunis mardi au Parlement européen de Strasbourg, qui devront l’approuver.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Huawei : l’Union européenne prête à frapper fort contre le géant chinois des télécoms

Même si elle ne nomme pas directement Huawei, ZTE ou la Chine, cette nouvelle loi marque un tournant dans la politique de la Commission à l’égard des deux entreprises, réputées proches du pouvoir central de Pékin. Inquiet depuis des années de la place que prennent leurs équipements dans les réseaux mobiles européens jugés critiques, l’exécutif communautaire s’était contenté, depuis janvier 2020, de conseiller aux Etats membres de ne plus y recourir, alertant sur des risques d’espionnage ou de coupure des réseaux.

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En région parisienne, des architectes ont imaginé trois écoles orientées vers le bien-être des enfants

Le groupe scolaire Yvonne-Kerzrého, à Nanterre, conçu par Sam Architecture. SALEM MOSTEFAOUI

L’école serait-elle en train de devenir un sanctuaire pour l’architecture ? Depuis quelques années, on ne compte plus les projets surprenants, affranchis des standards qui ont si longtemps figé les typologies dans le secteur scolaire.

Dans le seul périmètre de l’Ile-de-France, trois nouveaux établissements témoignent de ce réjouissant regain d’inventivité : le groupe scolaire Simone-Veil à pédagogie innovante de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), qui a valu à la commune, et à l’agence Le Penhuel et associés, de remporter l’Equerre d’argent 2025 ; le groupe scolaire Yvonne-Kerzrého, à Nanterre, réalisé par Sam Architecture ; le groupe scolaire Dominique-Frelaut, à Colombes (Hauts-de-Seine), réalisé par Tectoniques Architectes.

Volumes inspirants, matériaux biosourcés, intégration intérieur-extérieur, mobilier sur mesure et signalétique colorée… Chacun à sa manière exprime un principe de plaisir fort, une rupture nette avec l’absolutisme fonctionnaliste qui a longtemps prévalu à l’éducation nationale. L’architecture de ces trois établissements, et de nombreux autres aujourd’hui (la revue AMC a consacré un hors-série au phénomène à l’automne 2025), cherche à créer du possible, aussi bien pour l’enseignement que pour le bien-être des enfants.

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L’humanité menacée d’une « faillite hydrique », alertent des chercheurs affiliés à l’ONU

La planète « est entrée dans l’ère de la faillite hydrique mondiale ». A quelques mois de la prochaine conférence des Nations unies sur l’eau, prévue en décembre aux Emirats arabes unis, Kaveh Madani, le directeur de l’Université des Nations unies pour l’eau, l’environnement et la santé, alerte sur la gravité des menaces qui pèsent sur l’eau douce au niveau mondial. Dans un rapport publié mardi 20 janvier, ilassure que « le monde vit déjà au-delà de ses moyens hydrologiques ».

Dans ce document, le spécialiste des ressources hydriques s’appuie sur une métaphore financière pour déplorer la « liquidation » d’une « forme de capital naturel ». Dans cette analogie, les systèmes dont le renouvellement est le plus rapide – comme les lacs, les rivières ou les sols – sont comparés à un compte courant. Les glaciers sont à l’inverse assimilés à un livretd’épargne, à l’instar des nappes profondes. Pour mener leurs multiples activités, les humains puisent dans ces différentes réserves, sans que leur recharge suffise à compenser les prélèvements.

Le déséquilibre – que le rapport apparente à une insolvabilité bancaire – est devenustructurelà de nombreux endroits du globe. En surface, environ 35 % des zones humides ont disparu en un demi-siècle, et la moitié des grands lacs du monde ont vu leur superficie diminuer depuis le début des années 1990, à l’instar du Grand Lac Salé, dans l’Utah (Etats-Unis). Ces tendances concernent aussi les eaux souterraines : environ 70 % des principaux aquifères présentent des niveaux à la baisse à long terme, note le rapport. Ces masses d’eau sont très sollicitées : les nappes fournissent quelque 50 % de l’eau domestique mondiale et plus de 40 % des apports pour l’irrigation.

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Budget 2026 : à l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu recourt au 49.3, premier d’une série de trois

Il n’a fallu que quelques minutes au premier ministre pour couper court à plus de trois cent cinquante heures de débat parlementaire. Ce mardi 20 janvier, devant l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a officiellement renoncé à sa promesse de ne pas recourir à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, en engageant la responsabilité de son gouvernement une première fois sur la partie recettes du budget de l’Etat.

A la tribune du Palais-Bourbon, le chef du gouvernement a remercié les différents groupes ayant permis un vote sur le projet de financement de la Sécurité sociale, mais a constaté le blocage sur le projet de loi de finances. « Le Parlement ne pouvant prendre sa responsabilité jusqu’au bout de donner un budget à la nation à cause d’agissements de différents groupes politiques (…) qui devront en rendre compte devant les Français, le gouvernement engage sa responsabilité », a déclamé Sébastien Lecornu, devant un Hémicycle clairsemé.

Mis à part le Parti socialiste et le groupe LIOT (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires), les représentants de l’opposition ont tous dénoncé un « coup de force » d’un premier ministre qui avait failli à sa promesse. Les membres de La France insoumise, du Rassemblement national ainsi que les députés écologistes et communistes ont déjà annoncé leur volonté de déposer une motion de censure en réaction à l’utilisation du 49.3. Celles-ci devraient être examinées vendredi matin à l’Assemblée nationale, mais leur succès semble compromis puisque les socialistes ne les voteront pas.

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