Une image fixe extraite du compte X du Commandement Sud des Etats-Unis montre une frappe contre un navire présumé exploité par des trafiquants impliqués dans des opérations de narcotrafic, le 23 janvier 2026. U.S. SOUTHERN COMMAND/X
Les Etats-Unis ont mené, vendredi 23 janvier, une nouvelle frappe dans le Pacifique contre un bateau de trafiquants de drogue présumés, tuant deux personnes. « Les services de renseignement ont confirmé que le navire empruntait des routes utilisées pour le trafic de drogue dans l’est du Pacifique et qu’il était impliqué dans des opérations de narcotrafic », a déclaré, dans un message publié sur X, le Southcom, le commandement américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes.
Les Etats-Unis ont mené depuis septembre dernier une trentaine de frappes contre des embarcations de trafiquants présumés, faisant plus de 110 morts dans les Caraïbes et le Pacifique. Il s’agit de la première frappe de ce type, connue, de l’année. Les garde-côtes américains recherchent une troisième personne ayant survécu à la frappe, selon le Southcom.
« Renforcer la coopération régionale »
L’administration du président américain Donald Trump n’a jamais fourni la moindre preuve que les navires visés étaient effectivement impliqués dans un quelconque trafic. La légalité de cette campagne, qui vise officiellement des cartels alimentant le trafic de drogue aux Etats-Unis, suscite un vif débat dans le monde et dans le milieu politique américain. Des experts et des responsables de l’ONU ont ainsi dénoncé des exécutions extrajudiciaires.
« Nous voulons un continent dont les gouvernements coopèrent avec nous contre les narcoterroristes, les cartels et autres organisations criminelles internationales » a déclaré le Pentagone, vendredi, dans un communiqué annonçant que « les hauts représentants militaires de 34 pays se réuniront afin de parvenir à une compréhension commune des priorités en matière de sécurité et de renforcer la coopération régionale » mi-février, lors d’une « conférence des chefs d’état-major du continent américain ».
Le Monde avec AFP
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Le but du Paris Saint-Germain inscrit par Bradley Barcola, à Auxerre, le 23 janvier 2026. STEPHANIE LECOCQ/REUTERS
Ça n’est toujours pas flamboyant, même pas encore impressionnant, mais cela suffit pour l’instant au Paris Saint-Germain (PSG). Trois jours après sa défaite à Lisbonne chez le Sporting Portugal (1-2) en Ligue des champions, et avant le match décisif contre les Anglais de Newcastle, le club parisien, largement remanié, a difficilement battu, vendredi 23 janvier, le relégable Auxerre (1-0). Il reprend à Lens la tête du classement de Ligue 1, avant le choc de samedi soir entre les Sang et Or et l’Olympique de Marseille.
Jouée entre deux matchs de Ligue des champions, cette rencontre de la 19e journée avait aussi pour but de chasser les quelques doutes qui entourent l’équipe de Luis Enrique depuis le début de l’année 2026. Surtout avant d’affronter Newcastle mercredi, pour la dernière journée de la phase de ligue, afin d’accrocher le top 8 et de ne pas jouer les deux matchs de barrages.
Les doutes concernent d’abord le gardien Lucas Chevalier, lequel n’avait pas été décisif mardi à Lisbonne, encaissant deux buts sur quatre tirs cadrés. Vendredi soir, au stade l’Abbé-Deschamps, l’ancien Lillois, peu inquiété, n’a pas eu à s’employer, les Auxerrois n’ayant cadré aucune frappe et la défense parisienne « bis » (Lucas Beraldo, Lucas Hernandez et Illia Zabarnyi) réussissant à gérer les quelques occasions auxerroises.
Cette rencontre était aussi une bonne occasion d’éloigner les crispations concernant une attaque parisienne moins efficace depuis ces dernières semaines, hormis vendredi dernier contre Lille (3-0). Cependant, malgré une possession toujours impressionnante (environ 70 %), les Parisiens – face au bloc bas de l’AJA – ont de nouveau manqué des occasions qu’ils ne rataient pas au printemps dernier.
Après plus de 15 frappes en quatre-vingts minutes de jeu, ils réussissaient néanmoins à ouvrir le score grâce à une belle inspiration d’Ousmane Dembélé, qui lançait en profondeur Bradley Barcola, lequel trompait Donovan Léon (1-0). Avant cela, l’attaquant français avait souvent fait des différences, mais sans réussir son dernier geste (2e, 51e, 63e), tout comme Khvicha Kvaratskhelia (4e, 8e), pas assez dangereux.
« Il manque un peu de confiance »
L’entrée à l’heure de jeu de Désiré Doué et d’Ousmane Dembélé a fait un peu de bien à l’attaque du PSG. Même si Doué a confirmé qu’il ne traversait pas sa meilleure période en ratant une occasion facile compte tenu de son niveau (76e).
Bien qu’au fil des conférences de presse Luis Enrique tente de chasser les doutes en répétant à l’envi que son équipe se porte bien, l’entraîneur espagnol a quelque peu changé de discours, vendredi soir, à Auxerre : « Je crois que c’est très clair, c’est un moment particulier. On met la pression à Lens, c’est l’essentiel. Mais c’est difficile, il manque un peu de confiance et de précision pour finir les occasions, cela a été compliqué. »
L’inquiétude a-t-elle gagné les rangs du staff parisien au cours des dernières semaines ? « Bien sûr, comme coach quand tu vois que tu perds des ballons que normalement tu ne perds pas… Si on avait perdu, la confiance aurait encore diminué », a-t-il reconnu, admettant avoir été soulagé après le but de Bradley Barcola.
Samedi soir, Lens devra s’imposer au Stade-Vélodrome pour reprendre le siège de leader au club parisien, qui compte deux points d’avance.
Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, lors d’une conférence de presse pendant la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, au siège de l’instance, à New York, le 24 septembre 2025. ANGELA WEISS/AFP
« Au lieu de vouloir réparer l’ONU (…) que se passe-t-il ? Le président Trump propose de créer une nouvelle ONU dont il serait le seul maître » a accusé le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, vendredi 23 janvier, en référence au Conseil de la paix lancé par son homologue américain.
Déplorant que « la Charte de l’ONU soit en train d’être déchirée », M. Lula a déclaré avoir passé « une semaine à téléphoner à tous les pays du monde » pour tenter de « trouver une manière de se réunir » et de défendre le système multilatéral et défendre les Nations unies face à ce qu’il a décrit comme l’avancée de l’« unilatéralisme » et la « loi du plus fort ». La veille, il s’était entretenu au téléphone avec le président chinois, Xi Jinping, qui a dit sa volonté de défendre « le rôle central » de l’ONU, sans mentionner le Conseil de paix créé à l’initiative de Donald Trump.
Lors d’un événement du Mouvement des sans-terre à Salvador de Bahia, dans le nord-est du pay, le président brésilien a aussi précisé avoir parlé notamment avec le président russe, Vladimir Poutine, le premier ministre indien, Narendra Modi, et la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum. Il a également critiqué le projet de reconstruction de Gaza lancé par l’administration Trump après l’offensive israélienne. « Ils ont détruit, tué plus de 70 000 personnes pour dire que maintenant on va reconstruire Gaza et y faire des hôtels de luxe », a-t-il fustigé.
Le président américain qui avait envoyé des invitations à de nombreux dirigeants mondiaux pour rejoindre son « conseil de paix » − dont à Lula qui n’a pas répondu − a lancé formellement sa nouvelle instance, jeudi, à Davos (Suisse). « Une fois que ce conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près tout ce que nous voulons », a déclaré le président américain à l’occasion du Forum économique mondial.
La France et le Royaume-Uni, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ont refusé de faire partie des signataires, tout comme l’Espagne. « Nous avons de sérieux doutes quant à un certain nombre d’éléments de la charte du Conseil de paix concernant son champ d’action, sa gouvernance et sa compatibilité avec la Charte des Nations unies », a déclaré de son côté, tôt vendredi, le président du Conseil européen, Antonio Costa, à l’issue d’un sommet des Vingt-Sept à Bruxelles.
La Maison Blanche avait annoncé un Conseil de paix présidé par Donald Trump dans le cadre du plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de la bande de Gaza. Mais le projet de « charte » révèle une initiative et un mandat bien plus vaste, avec l’ambition d’en faire un véritable substitut des Nations unies.
Le Pentagone se reflète sur un mur poli du Mémorial de l’armée de l’air américaine à Arlington (Virginie), le 24 mars 2025. CHIP SOMODEVILLA / AFP
Le Pentagone a officialisé une nouvelle stratégie de défense nationale qui modifie ses priorités et confirme la volonté de Washington de mettre à distance ses partenaires historiques. Dans un document de 34 pages, publié vendredi 23 janvier au soir, l’armée américaine exhorte les alliés des Etats-Unis à prendre en main leur propre sécurité et réaffirme l’importance accordée par l’administration Trump à la sécurité intérieure et à la dissuasion vis-à-vis de la Chine.
« Pendant trop longtemps, le gouvernement américain a négligé – voire refusé – de donner la priorité aux Américains et à leurs intérêts concrets », affirme dès la première phrase le document, critiquant les partenaires européens et asiatiques pour leur dépendance envers les précédentes administrations américaines en matière de financement de leur défense.
« Tandis que les forces américaines se concentrent sur la défense de leur territoire et de la région indo-pacifique, nos alliés et partenaires assumeront la responsabilité de leur propre défense, avec un soutien essentiel mais plus limité de la part des forces américaines », prévient cette stratégie de défense nationale pour 2026.
« Relations respectueuses » avec Pékin
La précédente stratégie de défense nationale, publiée sous la présidence de Joe Biden, décrivait la Chine comme le défi le plus important pour Washington, et affirmait que la Russie représentait une « menace grave ». Mais le nouveau document préconise, lui, des « relations respectueuses » avec Pékin, sans faire aucune mention de Taïwan, allié des Etats-Unis, que la Chine revendique comme son territoire. Il décrit aussi la menace russe comme « persistante mais gérable » et soutient que les alliés de l’OTAN, beaucoup plus puissants, sont donc « bien placés pour assumer la responsabilité principale de la défense conventionnelle de l’Europe ».
De même, « la Corée du Sud est capable d’assumer la responsabilité principale de dissuader la Corée du Nord, avec un soutien américain essentiel mais plus limité », avance le Pentagone, donnant un nouvel exemple d’une sécurité régionale déléguée aux alliés.
Les stratégies de défense de Joe Biden et de Donald Trump soulignent toutes deux l’importance de la défense de la sécurité intérieure, mais leurs descriptions des menaces existantes diffèrent considérablement. Le Pentagone « donnera la priorité aux efforts visant à fermer nos frontières, à repousser toute forme d’invasion et à expulser les étrangers en situation irrégulière », peut-on lire dans le document de 2026. Joe Biden s’était, lui, concentré sur la Chine et la Russie, affirmant qu’elles représentaient « des défis plus dangereux pour la sécurité et la sûreté intérieure » que toute menace terroriste.
A la suite de ces déclarations, la nouvelle stratégie américaine préconise la coopération avec le Canada et les autres pays voisins, tout en lançant un avertissement sans équivoque.
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« Nous dialoguerons de bonne foi avec nos voisins, du Canada à nos partenaires d’Amérique centrale et du Sud, mais nous veillerons à ce qu’ils respectent et contribuent à la défense de nos intérêts communs », dit le document. « Et s’ils ne le font pas, nous serons prêts à prendre des mesures ciblées et décisives qui fassent concrètement progresser les intérêts des Etats-Unis. »
A l’instar de la stratégie de sécurité nationale publiée par la Maison Blanche au début de décembre 2025, le nouveau document place l’Amérique latine en haut des priorités américaines. Le Pentagone « rétablira la domination militaire des Etats-Unis au sein du continent américain. Nous l’utiliserons pour protéger notre patrie et notre accès aux zones-clés de la région ». Il s’agit du « corollaire Trump à la doctrine Monroe », stipule la feuille de route.
Le président américain avait justifié l’opération de capture de son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, par la nécessité de restaurer la suprématie incontestée des Etats-Unis sur l’ensemble des Amériques. Il avait présenté cette opération nocturne à Caracas, la capitale du Venezuela, comme une remise au goût du jour de la doctrine Monroe, datant d’il y a plus d’un siècle, considérant que l’Amérique latine est la chasse gardée des Etats-Unis.
Les Etats-Unis mènent depuis septembre dernier une trentaine de frappes contre des embarcations de trafiquants présumés, lesquelles ont fait plus de 110 morts dans les Caraïbes et le Pacifique. L’administration Trump n’a jamais fourni la moindre preuve que les navires visés étaient effectivement impliqués dans un quelconque trafic.
Par ailleurs, le document ne fait aucune mention des dangers liés au changement climatique, que l’administration Biden avait identifiés comme une « menace émergente ».
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, avec le ministre du logement, Vincent Jeanbrun, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, et la ministre de la décentralisation, Françoise Gatel, à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 23 janvier 2026. THOMAS SAMSON/AFP
C’est un changement de doctrine auquel le secteur du logement et du bâtiment n’osait plus croire. Après plus de trois années d’inaction pour endiguer la chute de la construction, l’allongement inédit de la file d’attente du logement social et la pénurie généralisée dans le parc locatif privé, le gouvernement a annoncé, vendredi 23 janvier, un plan de relance du logement, conscient qu’il s’agit, aujourd’hui, de « l’une des premières préoccupations des Français ».
C’est depuis Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) que Sébastien Lecornu a détaillé ses ambitions, juste après avoir surmonté, plus tôt dans la journée, deux motions de censure, en réponse à sa décision d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026. Le logement fait partie des « grandes urgences dans le pays » qui « ne pourront pas attendre le grand débat de [la présidentielle] de 2027 », a déclaré le premier ministre.
Pour signifier l’ampleur de la mobilisation annoncée et l’importance du logement pour l’ensemble de l’économie, il a fait le déplacement avec cinq de ses ministres : Vincent Jeanbrun, chargé du logement, mais aussi Roland Lescure (économie et finances), Françoise Gatel (aménagement du territoire et décentralisation), Serge Papin (petites et moyennes entreprises) et Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.
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L’OTAN veut créer une « zone automatisée » à la frontière russe, selon un général allemand
L’OTAN prévoit de renforcer ses défenses aux frontières européennes avec la Russie dans les deux prochaines années, en créant notamment une « zone automatisée » de défense dotée d’équipements presque sans soldats, a déclaré, samedi, le général de brigade Thomas Lowin, chef adjoint de l’état-major des opérations au commandement terrestre de l’OTAN à Izmir (Turquie) dans une interview au journal dominical allemand, Welt am Sonntag.
Ce plan de défense comprendra une zone de défense que l’ennemi devra franchir avant d’avancer, une « sorte de zone chaude », a-t-il ajouté. Dans le détail, des capteurs repéreront les forces ennemies et activeront les systèmes de défense, comme des drones armés, des véhicules de combat partiellement autonomes, des robots terrestres sans équipage, ainsi que des dispositifs automatisés de défense aérienne et antimissile, précise le général. Toutefois, la décision finale d’utiliser ces armes restera « toujours sous responsabilité humaine », a souligné M. Lowin.
Les capteurs devant couvrir une zone de plusieurs milliers de kilomètres seront situés « au sol, dans l’espace, dans le cyberespace ou dans les airs », selon M. Lowin. Ils pourront collecter des données sur « les mouvements ou l’emploi d’armes par l’adversaire » afin de renseigner « tous les pays de l’OTAN en temps réel », a-t-il expliqué.
Il s’agira encore de renforcer les stocks d’armes existants, de maintenir des troupes stationnées « au même niveau » qu’aujourd’hui, enfin de recourir à l’informatique dématérialisée (cloud) et à l’IA pour piloter le système, a-t-il conclu.
Des premiers éléments sont déjà testés dans le cadre de projets pilotes en Pologne et en Roumanie, et l’ensemble du dispositif de l’OTAN devrait être mis en œuvre si possible d’ici à la fin 2027, selon les informations du Welt am Sonntag.
Accusé par l’opposition démocrate d’avoir mis de l’huile sur le feu en prenant la défense du policier de l’immigration auteur du tir mortel sur Renee Good, le vice-président américain, J. D. Vance, s’est rendu à Minneapolis pour rencontrer les agents et « faire baisser la température », a-t-il dit lors d’une conférence de presse. « Oui, vous pouvez manifester, a-t-il lancé à l’adresse des habitants de la ville qui protestent quotidiennement. Mais faites-le pacifiquement. »
Il a confirmé, jeudi, que les autorités fédérales détenaient un garçon de 5 ans après une opération de cette agence très contestée, dans la grande ville de cet Etat du nord du pays.
Des médias américains ont publié, mercredi et jeudi, la photo d’un petit garçon, emmené, selon eux, dans un centre de rétention au Texas par l’ICE. Liam Ramos apparaît, la mine déconfite, coiffé d’un bonnet bleu orné de deux oreilles de lapin, portant un sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir. Le cliché a été partagé en masse sur les réseaux sociaux.
Deux versions s’opposent concernant les circonstances de sa prise en charge par la police de l’immigration. Le vice-président américain, J. D. Vance, a affirmé qu’il avait été récupéré devant son domicile après que son père, originaire d’Equateur et présenté comme clandestin, eut pris la fuite pour ne pas être appréhendé.
Kamala Harris « ulcérée »
Zena Stenvik, responsable du réseau scolaire local, a, elle, accusé, mercredi, les autorités d’avoir utilisé le garçon comme « appât », en le faisant frapper à la porte de son domicile pour inciter les personnes qui s’y trouvaient à sortir. M. Charles dit que ses hommes ont « fait tout leur possible pour le réunir avec sa famille » mais que celle-ci a refusé de lui ouvrir. Mme Stenvik assure qu’« un autre adulte vivant dans la maison (…) a supplié les agents de le laisser s’occuper du jeune enfant, mais sa demande a été refusée ».
Les agents d’ICE l’ont « emmené manger dans un restaurant et ont passé des heures à s’assurer qu’il ne manquait de rien », a expliqué M. Charles, précisant que le garçonnet et son père avaient été réunis dans un « centre familial en attendant l’issue de leur procédure d’immigration ». Selon une base de données fédérale ne répertoriant pas les moins de 18 ans, le père se trouve dans un centre de rétention au Texas.
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Marc Prokosch, l’avocat représentant l’enfant et son père, a assuré que la famille, qui compte aussi la mère et un frère aîné, est ici légalement, ayant déposé une demande d’asile à leur arrivée, et qu’elle a « fait ce qu’on lui avait demandé de faire (…) à chaque étape du processus d’immigration ».
« Liam Ramos est juste un petit enfant. Il devrait être chez lui, avec sa famille, pas servir d’appât à l’ICE et se retrouver détenu au Texas », a dénoncé, sur X, l’ancienne vice-présidente démocrate Kamala Harris, se disant « ulcérée ».
« Faire appliquer la loi est une chose. Terroriser une population, utiliser les enfants comme des pions en est une autre », a renchéri Hillary Clinton, l’ex-adversaire de Donald Trump à la présidentielle de 2016. « Quand le gouvernement fédéral traite les enfants comme des criminels, quelque chose ne va vraiment pas », a jugé le maire de Minneapolis, Jacob Frey.
Manifestations pour chasser « l’ICE »
Lors de l’interpellation de Liam Conejo Ramos par des agents de l’ICE, à Minneapolis (Minnesota), le 20 janvier 2026. RACHEL JAMES VIA REUTERS
Des appels à une journée d’action, vendredi, pour chasser « l’ICE hors du Minnesota » ont été lancés sur les réseaux. En dépit de températures sous les −20 °C, des milliers de personnes se sont retrouvées en début d’après-midi dans le centre de Minneapolis, brandissant des panneaux appelant à « abolir ICE » et à « laisser nos voisins tranquilles ». Un rassemblement s’est ensuite tenu sur le terrain de l’équipe locale de la ligue nord-américaine de basket (NBA).
Lors d’une manifestation contre l’ICE, la police de l’immigration, à Minneapolis (Minnesota), le 23 janvier 2026. TIM EVANS/REUTERS
D’autres manifestations ont eu lieu autour d’un bâtiment utilisé par ICE et à l’aéroport international de Minneapolis-Saint-Paul, d’où partent les migrants envoyés vers les centres de rétention. Selon les médias locaux, une centaine de membres du clergé, qui participaient à ce rassemblement, ont été arrêtés.
Répondant au mot d’ordre « Pas de travail. Pas d’école. Pas de shopping », des commerces, restaurants et institutions culturelles étaient également fermés.
Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit « sidéré par les mauvais traitements désormais quotidiens » envers les migrants, pressant Washington de « cesser les pratiques qui déchirent les familles ».
Trois manifestants arrêtés
J. D. Vance a renvoyé la responsabilité des violences à l’absence de coopération de la police locale au Minnesota. « Nous pouvons très bien faire appliquer les lois sur l’immigration sans provoquer le chaos, mais cela nécessite réellement la coopération des autorités étatiques et locales », a-t-il soutenu, déplorant notamment que les agents fédéraux ne soient pas « protégés ».
En s’appuyant sur des vidéos, les manifestants et les élus démocrates contestent la thèse officielle selon laquelle le policier qui a tué Renee Good était en état de légitime défense.
« Bien sûr, nous enquêtons sur les tirs ayant visé Renee Good », mais « d’une manière qui respecte les droits des gens », a déclaré M. Vance, ajoutant que, « si quelqu’un a fait quelque chose de répréhensible, oui, il fera face à des sanctions disciplinaires ». Le 8 janvier, il avait assuré que le policier de l’immigration qui a abattu Renee Good « bénéficiait d’une immunité absolue ». L’Etat du Minnesota a demandé à la justice fédérale la suspension de l’opération de l’ICE. Une audience est prévue lundi.
Une route inondée à Quimperlé, dans le Finistère, le 22 janvier 2026. FRED TANNEAU / AFP
La dépression Ingrid, à l’origine de pluies, de vents et de fortes vagues dans plusieurs départements bretons, perd en puissance, samedi 24 janvier, mais le risque de crue perdure face à des sols déjà saturés et des cours d’eau sortis de leur lit. Les vigilances orange crues sont ainsi maintenues pour les départements du Finistère, du Morbihan et d’Ille-et-Vilaine.
Selon le site Vigicrues, des tronçons de l’Odet (dans le Finistère), de la Laïta (Finistère), du Blavet (Morbihan) et de l’Oust (Morbihan, Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine) sont concernés par cette alerte. Des « débordements dommageables sont observés ou attendus » concernant ces quatre rivières, explique Vigicrues.
A l’exception du Finistère, où Météo-France a annoncé une prolongation de la vigilance orange pluie inondations jusqu’à 16 heures samedi, les intempéries devraient baisser en intensité.
Après des rafales atteignant 109 kilomètres à l’heure à Quimper et un peu plus de 130 kilomètres à l’heure sur les caps exposés, la vigilance orange vent violent est levée dans le Finistère, selon Météo-France.
Dans les Alpes, où un épisode neigeux « court mais assez intense » s’est déclenché vendredi après-midi, la vigilance orange neige verglas a été levée pendant la nuit.
Plusieurs mesures de prévention
A Quimperlé (Finistère), où la Laïta est sortie de son lit, la décrue sera néanmoins « vraiment très lente », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) le maire de la ville, Michaël Quernez, alors qu’un nouveau pic de crue est attendu vers 9 heures samedi.
En Ille-et-Vilaine, département fortement touché par des inondations il y a un an, plusieurs villes maintiennent samedi leurs dispositions pour éviter de nouveaux dégâts.
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Rennes a activé son plan communal de sauvegarde dès mercredi, et, en aval sur la Vilaine, la ville de Saint-Nicolas-de-Redon a installé vendredi des protections anti-inondations dans un quartier où plusieurs dizaines de logements et d’entreprises avaient été inondés en janvier 2025. « C’est préventif, pour rassurer les habitants et éviter de raviver le traumatisme, y compris psychologique, des crues de janvier 2025 », rapporte Jean-François Mary, président d’Eaux & Vilaine et président de Redon Agglomération.
Les Français adorent les quiz et, plus encore, les quiz de français ! Ceux que nous vous proposons n’ont pas pour objectif de flatter votre ego – la difficulté est relevée, obtenir la moyenne n’a rien de commode et un 10/10 relève presque de l’exploit –, mais de vous amuser et, autant que possible, vous faire découvrir des aspects insolites ou remarquables de la langue française, vous aider à en comprendre certaines difficultés, et répondre à des questions que vous ne vous seriez jamais posées – ce dont vous vous passiez très bien d’ailleurs.
Cela étant dit, prenez votre temps, il n’y a pas de chronomètre, mais surtout lisez l’explication après avoir répondu, correctement ou non, à la question, c’est tout l’intérêt de ce questionnaire. Et puis, qui sait, peut-être que des indices concernant des questions à venir s’y cachent ?
(Sachez qu’il y a toujours cinq réponses possibles, s’il en manque une, déroulez vers le bas !)
Romi Gonen, avant de monter à bord d’un hélicoptère après sa libération, à Gaza, le 19 janvier 2025. OHAD ZWIGENBERG/AP
« Plus personne ne me dira de me taire » : Romi Gonen, 25 ans, l’une des 251 otages capturés lors de l’attaque conduite par le Hamas le 7 octobre 2023, a décrit, début janvier, dans un entretien télévisé, les agressions sexuelles subies à plusieurs reprises pendant sa captivité. Les violences de ses geôliers ont commencé dans les jours qui ont suivi l’attaque terroriste. Un homme se présentant comme un infirmier l’a suivie dans la douche. « J’étais blessée, impuissante, incapable de faire quoi que ce soit. Il m’a tout pris, a-t-elle expliqué. Et j’ai dû continuer à vivre avec lui dans cette maison après cela. » Face à la répétition et la gravité des agressions, elle a raconté avoir craint de devenir « une esclave sexuelle ».
Depuis deux ans, plusieurs otages israéliens ont témoigné de violences sexuelles subies pendant leur captivité en plus des privations, des coups, des humiliations et des menaces. « Les violences sexuelles se sont poursuivies pendant la captivité, plusieurs otages ayant signalé des cas de nudité forcée, de harcèlement sexuel physique et verbal, d’agressions sexuelles et de menaces de mariage forcé », ont constaté les membres du projet Dinah, un groupe de recherche, en juillet 2025. Plusieurs ONG et représentants de l’ONU ont également insisté sur les agressions sexuelles commises le 7 octobre 2023 par des membres du Hamas et d’autres organisations. Dans le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, fin 2024, visant Mohammed Deif, le chef militaire du Hamas, figurait notamment l’accusation de violences sexuelles commises le 7-Octobre et après. « Certains otages captifs à Gaza, principalement des femmes, ont été victimes de violences sexuelles et sexistes, y compris de pénétrations forcées, de nudité forcée et de traitements humiliants et dégradants », relevait la cour.
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