L’année 2026 démarre fraîchement. L’épisode hivernal qui concerne le pays depuis plusieurs jours se poursuit et s’étend. Au total, 62 départements sont placés en vigilance jaune vendredi soir, et 79 le seront dès samedi minuit jusqu’à dimanche minuit, la plupart pour des alertes concernant la neige et le verglas et/ou un épisode de « grand froid », a annoncé Météo-France dans son dernier bulletin émis vendredi à 16 heures.
62 départements en vigilance jaune
Cette carte montre le niveau de vigilance météorologique par département.
Mise à jour le 2 janvier 2026 à 16 heures, valable jusqu’au 3 janvier 2026 à 23 h 59.
Situation susceptible d’évoluer. Si la période couverte pour cette carte n’est plus valide, consultez le site de Météo France.
Un épisode de neige devrait concerner le nord-est du territoire dès vendredi soir, plus particulièrement les sommets des Vosges et la plaine d’Alsace. « Les derniers jours ont été très très froids. Ce qui va tomber va tenir au sol, il n’y aura pas de phénomène de fonte. Il va y avoir un saupoudrage généralisé. Cela concerne la partie en relief et la partie plaine », précise auprès de France 3 Grand Est Julien Lamouret, directeur système de Predict Services, filiale de Météo-France.
La « sensation de froid sera très marquée du Grand Est à la région Auvergne-Rhône-Alpes », complète Météo-France. Côté températures, le thermomètre devrait descendre jusqu’à − 3 à Aurillac (Auvergne-Rhône-Alpes) cette nuit et samedi matin, et il ne fera pas plus de 2 degrés à Lyon, 3 degrés à Paris et 5 à Marseille samedi après-midi. Retrouvez tout le détail ville par ville sur notre portail météo en suivant ce lien.
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Félix Vallotton, « Cinq heures » (1898). Détrempe sur carton, 35,6 × 58,2 cm. COLLECTION PARTICULIÈRE/PETER SCHÄLCHLI
Les Suisses ont vu grand pour le centenaire de la mort de Félix Vallotton (1865-1925). Le Musée cantonal des beaux-arts (MCBA) de Lausanne, sa ville natale, organise la plus importante rétrospective qu’on lui a jamais consacrée : 250 œuvres – dont de nombreux prêts de collections privées – sur deux étages et 1 400 mètres carrés. Même si Vallotton a quitté Lausanne pour Paris à l’âge de 16 ans et y a fait l’essentiel de sa carrière, la ville vaudoise a l’heureux privilège de disposer dans les collections du MCBA d’un ensemble exceptionnel d’œuvres, mais aussi d’une fondation qui lui est consacrée et conserve ses archives.
C’est dire que le regard porté par les commissaires, Catherine Lepdor (pour le musée) et Katia Poletti (pour la fondation), s’appuie sur une base extrêmement solide, qui manquait sans doute aux précédentes expositions : on croyait connaître l’artiste, on en découvre toutes les nuances et la complexité. Et surtout, on aborde ici la totalité de l’œuvre, peintures, gravures, dessins en tout genre : il va jusqu’à s’essayer, anonymement, aux dessins de mode ! L’activité est certes lucrative, mais elle rejaillit aussi sur l’ensemble de son travail, le vêtement étant un marqueur social.
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Un homme de 56 ans a été condamné vendredi 2 janvier à Aix-en-Provence à six mois ferme sous bracelet électronique, pour avoir commandé une poupée sexuelle d’apparence enfantine, en pleine polémique sur la vente de ce type d’objets par des plateformes chinoises.
« Je n’ai pas de tendances pédophiles », « je n’ai aucune attirance sexuelle pour les enfants », a assuré le prévenu à l’audience, un électromécanicien de 56 ans. Pressé par l’avocat de la partie civile, l’association Parole d’enfant, sur un potentiel usage de la poupée pour se masturber, évoqué lors d’un interrogatoire de police, il admet avoir « effectivement envisagé cette possibilité ».
L’affaire avait débuté quand des employés d’une société de livraison avaient alerté la gendarmerie de Bouc-Bel-Air (Bouches-du-Rhône) sur la découverte, dans un colis en provenance de Chine, d’une poupée de ce type. Il avait passé commande sur Hydoll.fr, un site spécialisé dans la vente de poupées sexuelles appartenant à une compagnie hongkongaise et librement accessible en France.
Mais pour lui, ce « mannequin articulé » devait lui servir à s’entraîner pour donner des cours, évoquant son « rêve » de devenir enseignant, il souhaitait une telle poupée pour se filmer « et faire l’autoévaluation de [sa] manière d’être quand [il] parle. »
Face à ses dénégations, la présidente du tribunal correctionnel est revenue plusieurs fois à la charge, évoquant « une poupée sexuelle d’apparence infantile » avec « un orifice au niveau des parties génitales pour pouvoir être pénétrée ».
Et le tribunal de rappeler que l’homme, deux fois divorcé, avait déjà été condamné à deux ans de prison avec sursis pour avoir sexuellement agressé une de ses filles, qui avait évoqué des « attouchements sexuels » et une pénétration avec des doigts. Des images « pédopornographiques » avaient également été retrouvées sur son ordinateur – parfois « des gosses qui font des fellations ».
Il a été finalement reconnu coupable « d’importation » et de « tentative de détention » de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique et condamné à dix-huit mois de prison dont six mois ferme. Les douze autres mois sont assortis d’un sursis probatoire, conditionné par une obligation de se soigner.
Il écope également d’une interdiction d’exercer toute profession en contact avec des mineurs pendant cinq ans. Et d’une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais). Le parquet avait requis douze mois d’emprisonnement avec un sursis probatoire de deux ans avec obligation de soins psychiatriques.
Obligation de se soigner
Pour le procureur, le mannequin mesure 1,3 mètre – « la taille d’un enfant » –, donc « il ne s’agit absolument pas d’une poupée banale ». « Le danger, c’est que vous puissiez éventuellement passer à l’acte avec de vrais enfants », a-t-il mis en garde.
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Dans les procédures « mettant en cause des pédocriminels » environ 50 % d’entre eux « avant de passer à l’acte sur des enfants de chair et d’os, avaient déjà fait l’acquisition » de poupées pédopornographiques, a estimé Joanny Moulin, l’avocat de l’association Parole d’enfant.
« On est dans une polémique Shein, et donc justice de l’instantané, justice de l’émotion », a de son côté regretté l’avocat du mis en cause, Me Nicolas Perrin, lors de sa plaidoirie. Il a précisé aux journalistes que son client ne savait pas encore s’il allait faire appel.
Une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir acheté en ligne ce type de poupées sur les plateformes Shein et AliExpress ont ensuite été interpellées lors d’un coup de filet mi-décembre. Parmi elles, un homme de 41 ans a été condamné à Tarbes, le 15 décembre à deux ans de prison ferme et une obligation de soins.
Les chefs d’accusation comprenaient l’acquisition et la détention d’objets pédopornographiques, mais il a aussi été reconnu coupable d’agression sexuelle sur une mineure de 8 ans. Mardi, un autre homme doit être jugé pour une affaire similaire à Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord.
Un extrait d’une vidéo tournée lors des funérailles de Amirhossein Khodayari-Fard, 22 ans, tué par balles lors des manifestations à Kouhdasht, dans la province du Lorestan, montre la présence des forces gouvernementales mais aussi la réaction hostile des personnes présentes, le 2 janvier 2026. @VAHIDONLINE/TELEGRAM
Pour le sixième jour d’affilée, vendredi 2 janvier, certaines villes iraniennes ont été le théâtre de manifestations contre la République islamique, dont Zahedan, la capitale de la province du Sistan-et-Baloutchistan, située dans le sud-est de l’Iran. Ce nouveau mouvement de contestation, qui visait initialement la dévaluation rapide de la monnaie, le rial, face au dollar et à l’euro, a très rapidement pris une tournure politique, les slogans appelant à la fin de la République islamique.
Déclenchée le 28 décembre 2025 à l’initiative des commerçants du bazar de Téhéran, la contestation s’est depuis étendue à des villes plus petites et mobilise désormais une partie des populations les plus défavorisées et marginalisées par le pouvoir central. Les protestations, encore dispersées et d’ampleur limitée, s’étendent à au moins 32 villes du pays.
La répression, au début contenue, notamment dans les grandes villes comme Téhéran et Chiraz, s’est intensifiée à mesure que le mouvement s’est propagé aux villes éloignées du centre. Au moins huit manifestants ont été tués par les forces de l’ordre, selon le Center for Human Rights in Iran, des hommes entre 15 et 37 ans, tués dans les provinces du Fars (sud), Lorestan (ouest), Ispahan (centre), Tchaharmahal-et-Bakhtiari (sud-ouest). Jusqu’au 1er janvier, au moins 119 citoyens ont été arrêtés et 33 autres ont été blessés, rapporte le Centre de statistiques des défenseurs des droits humains en Iran (HRANA). Les chiffres réels sont vraisemblablement bien plus élevés.
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Trois personnes sont mortes dans des avalanches vendredi en Italie, dont un Français, ont indiqué les secours alpins italiens.
Vers midi, deux skieurs ont été pris dans une première avalanche dans le val Maira, situé dans le Piémont, près de la frontière française, à 2 300 mètres d’altitude. Ils ont été dégagés par d’autres skieurs, mais l’une des deux personnes, une Allemande, est décédée quand l’hélicoptère des secours est arrivé.
Vers 15 heures, quelques kilomètres plus au nord à Bobbio Pellice, près de Turin, un skieur français a été pris dans une autre avalanche. L’alarme a été lancée par le biais d’un dispositif GPS, puis un autre Français qui skiait avec lui est arrivé dans un refuge et a décrit la situation, mais à l’arrivée des secours le premier skieur était décédé.
De fortes chutes de neige autour de Noël suivies d’un adoucissement des températures et de forts vents ont pu faciliter le déclenchement de ces avalanches, a indiqué un porte-parole des secours.
Un alpiniste italien de 50 ans est également mort vendredi matin dans les Dolomites (nord-est), emporté par une avalanche alors qu’il randonnait avec un ami.
Intervention des sapeurs pompiers pour l’incendie d’un appartement dans la Cité Radieuse le Corbusier de Rezé, le 2 janvier 2025. FRANCK DUBRAY / PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
Un incendie a touché la Maison radieuse de Rezé (Loire-Atlantique), œuvre de l’architecte Le Corbusier, qui a fait deux blessés légers et a conduit à l’évacuation de certains locataires de cet immeuble emblématique, ont annoncé, vendredi 2 janvier, les pompiers.
En fin d’après-midi, les pompiers sont intervenus pour un feu d’appartement au sein de la Maison radieuse, située au sud de Nantes. Le feu, situé aux 7e et 8e niveaux, « a été maîtrisé au moyen de deux lances », ont indiqué les pompiers de Loire-Atlantique dans un communiqué.
Selon un premier bilan, deux personnes ont été légèrement blessées alors qu’environ 70 pompiers et une trentaine d’engins ont été déployés. Les autorités ont mis en place « un centre d’accueil à la mairie avec la protection civile regroupant environ 250 personnes », selon la même source.
La Maison radieuse construite entre 1953 et 1955 à Rezé est la deuxième des cinq unités d’habitation réalisées par Le Corbusier (1887-1965).
Entourée d’un parc de six hectares, la Maison radieuse compte 294 logements, six rues intérieures et une école maternelle à son sommet, indique le ministère de la culture sur son site Internet.
Le Monde avec AFP
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Le Lensois Adrien Thomasson effectue une passe lors du match de Ligue 1 face au TFC, le 2 janvier 2026, au Stadium de Toulouse. MATTHIEU RONDEL / AFP
Difficile de dire jusqu’où ira le Racing Club de Lens cette année en Ligue 1, mais les Sang et Or peuvent déjà s’enorgueillir d’avoir atteint le cap de la mi-saison avec le titre honorifique de champion d’automne en poche. En s’imposant en match avancé de la 17e journée, vendredi 2 janvier en soirée, à Toulouse (3-0), les joueurs de Pierre Sage sont assurés de terminer premiers à l’issue de la phase aller du championnat grâce aux quatre points d’avance dont ils disposent sur le Paris Saint-Germain qui accueille, lui, le Paris FC, dimanche soir, au Parc des Princes.
« C’est une belle récompense pour les joueurs même si c’est honorifique », a estimé l’entraîneur lensois, Pierre Sage. Mais « on ne pourra pas leur enlever », a-t-il ajouté dans un sourire.
Cela fait désormais sept victoires consécutives – et dix sur les onze dernières journées – pour les Nordistes qui débutent l’année 2026 sur les mêmes bases que la fin de la précédente. Lens siège sur le trône de la Ligue 1 depuis le 30 novembre et conservera son rang au minimum quinze jours de plus puisque le week-end prochain sera occupé par la Coupe de France.
Wesley Saïd, ancien de la maison toulousaine, buteur
Pourtant sur une bonne dynamique jusque-là, le Toulouse Football Club (TFC) n’a rien pu faire face au froid réalisme lensois et la série noire face aux Nordistes se prolonge pour le TFC qui n’a plus battu son adversaire du jour à domicile depuis six matchs en quinze ans (4 défaites, 2 nuls).
Cette quatrième victoire consécutive en déplacement, depuis leur revers à Metz le 29 octobre (2-0), les Sang et Or l’ont obtenue en profitant d’un fait de jeu qui a pesé sur les débats après vingt minutes très équilibrées. Organisées dans le même schéma tactique (3-5-2), les deux équipes s’étaient neutralisées jusque-là, sans frisson si l’on excepte une tête de Wesley Saïd obligeant le gardien toulousain, Guillaume Restes, à intervenir (22e).
La rencontre a ensuite pris un virage inattendu quand le TFC s’est retrouvé à dix après un tacle dangereux de son attaquant Emersonn sur Odsonne Edouard (23e), contraignant ce dernier à quitter le terrain quinze minutes plus tard. Une supériorité numérique que le leader n’a pas su exploiter avant la pause, ne se procurant alors qu’une seule occasion sur un coup franc de Bulatovic parfaitement dévié par Restes (42e).
La pression est « sur nos adversaires »
Maîtres du ballon dès le coup d’envoi du second acte, les Lensois ont fait le siège du but toulousain. C’est finalement du pied d’un ancien de la maison violette que la délivrance est intervenue, sur une frappe enroulée de Saïd depuis l’intérieur de la surface (1-0, 57e).
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Le même Saïd a raté le doublé sur une tête mal ajustée (70e) avant que le capitaine Sang et Or Adrien Thomasson ne mette les siens à l’abri sur une frappe de Fofana repoussée par Restes dans ses pieds (2-0, 85e). Pierre Ganiou, au bout du temps additionnel, corsera l’addition sur une belle frappe (3-0, 90+5), laissant les Toulousains, 8e au classement, K.-O..
« Sept victoires de suite c’est un signe qui ne trompe pas », a déclaré Pierre Sage, considérant que la place de leader de son équipe « met de la pression sur [les] adversaires, pas sur nous ».
Lens étrennera son nouveau statut à Sochaux, club de National (3e division), samedi 10 janvier, en seizièmes de finale de la Coupe de France. Avec l’objectif, là encore, de faire durer le plaisir le plus longtemps possible.
L’opposition tchèque dénonce les propos anti-ukrainiens du président de la chambre des députés
Selon le site tchèque Ceské novinyn, les principaux partis d’opposition souhaitent convoquer un vote à la chambre des députés sur la destitution de son président, Tomio Okamura (Liberté et démocratie directe, ou SPD), suite à son discours du Nouvel An, dans lequel il a vivement critiqué l’Ukraine et l’Union européenne.
Le président du parti d’extrême droite prorusse (SPD) critiquait la fourniture d’armes à l’Ukraine : « Je crois que notre république quittera le train bruxellois qui, malgré les avertissements du gouvernement américain, fonce droit vers la troisième guerre mondiale », a-t-il déclaré.
Il a répété son opposition à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne et à toute aide au pays face à sa dette. « L’argent circule dans tous les sens et tout le monde y trouve son compte. Les entreprises et les gouvernements occidentaux, ainsi que les voleurs ukrainiens gravitant autour de la junte Zelensky, qui se construisent des toilettes en or », a-t-il lancé avec virulence à propos du président Volodymyr Zelensky et de son entourage. « Qu’ils volent, mais pas chez nous », a ajouté le président de la chambre des députés.
L’ambassadeur ukrainien en République tchèque, Vasyl Zvarych, a répondu, sur Facebook, à ces propos : « Les mots qu’il a osé employer contre mes compatriotes et l’Ukraine, y compris contre les dirigeants démocratiquement élus de l’Etat ukrainien, sont indignes et totalement inacceptables. Ils contredisent les principes d’une société démocratique et les valeurs sur lesquelles repose la République tchèque, en tant que membre à part entière de la communauté européenne. »
Des soldats du Conseil de transition du Sud (STC), à Aden, au Yémen, le 31 décembre 2025. AP
Alors que les affrontements font rage entre les séparatistes du Yémen et les autres membres de la coalition gouvernementale, l’Arabie saoudite a invité, samedi 3 janvier, « toutes les factions du sud » du Yémen à un « dialogue » à Riyad, et « à participer activement à la conférence » destinée à trouver « des solutions justes (…) qui satisferont les aspirations légitimes du peuple du Sud », selon un communiqué du ministère des affaires étrangères saoudien.
Cette invitation, que Riyad a précisé avoir formulée à la demande du gouvernement yéménite, intervient juste après des bombardements saoudiens meurtriers contre le mouvement séparatiste.
Ce dernier, baptisé Conseil de transition du Sud (STC), avait annoncé, vendredi, engager un processus de deux ans pour établir un Etat dans le sud du pays le plus pauvre de la péninsule arabique, déjà dévasté par des années de guerre. Le STC s’est emparé de vastes régions du Yémen ces dernières semaines et a affirmé son intention d’y rester malgré les appels au retrait répétés de la part de Riyad.
« Partant du désir et de la volonté de notre peuple du Sud de restaurer et proclamer son Etat (…) nous annonçons l’entrée dans une phase transitoire d’une durée de deux ans », avait déclaré le président du STC, Aidroos Al-Zubaïdi dans une déclaration télévisée. Une République démocratique et populaire a été indépendante entre 1967 et 1990 dans le sud du Yémen.
Aidroos Al-Zubaïdi avait aussi appelé la communauté internationale à parrainer un « dialogue » entre les différentes parties, avertissant que le groupe déclarerait « immédiatement » l’indépendance si l’appel au dialogue n’était pas entendu ou si le sud du Yémen était de nouveau l’objet d’« agressions militaires ».
Le chef séparatiste a affirmé que la période de transition comprendrait notamment l’organisation d’un référendum d’autodétermination, alors qu’une République démocratique et populaire a été indépendante entre 1967 et 1990 dans le sud du pays.
Frappes saoudiennes
Plus tôt dans la journée, le STC, soutenu par les Emirats arabes unis, a fait état auprès de l’Agence France-Presse (AFP) de nouvelles frappes saoudiennes à Al-Kasha sur ses troupes, faisant 20 morts parmi les membres de ses forces. Il s’agit des premières pertes humaines infligées par Riyad, allié au gouvernement yéménite, au STC depuis que ce dernier a pris le contrôle en décembre de territoires dans la province riche en pétrole de Hadramaout, frontalière de l’Arabie, ainsi que dans la région voisine de Mahra.
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Le chef du STC pour les régions de Wadi et du désert de Hadramaout, Mohammed Abdelmalek, a également fait état d’une attaque au sol − repoussée selon lui − par des « milices » islamistes et le groupe djihadiste Al-Qaida.
L’avancée séparatiste a suscité la colère des autres factions gouvernementales – le STC fait aussi partie de cette coalition – et de l’Arabie saoudite, attisant les tensions avec les Emirats arabes unis. Abou Dhabi avait cependant affirmé en fin d’après-midi être déterminé à œuvrer à une « désescalade », disant notamment avoir retiré ses dernières forces du Yémen, où elles avaient été déployées dans le cadre de la coalition.
« Mettre fin à l’escalade »
Le porte-parole militaire du STC, Mohamed Al-Naqib, a parlé quant à lui d’une « guerre existentielle ». Une source au sein du STC a fait état de frappes contre une autre base et un aéroport à Seyoun, une ville de l’Hadramaout aux mains du mouvement. Des témoins ont parlé de combats dans le secteur.
Image présumée des frappes aériennes saoudiennes contre des positions du Conseil de transition du Sud (STC), à Seyoun, au Yémen, le 2 janvier 2026. UGC VIA REUTERS Image présumée des frappes aériennes saoudiennes contre des positions du Conseil de transition du Sud (STC), à Seyoun, au Yémen, le 2 janvier 2026. UGC VIA REUTERS
Un peu plus tôt, le gouverneur de l’Hadramout, Salem Al-Khanbashi, avait annoncé une opération terrestre des forces gouvernementales soutenues par l’Arabie visant à prendre le contrôle de bases militaires dans la région de l’Hadramaout de « manière pacifique ».
Des sources saoudiennes ont confirmé que les premières frappes de vendredi avaient été menées par la coalition dirigée par Riyad, initialement mise en place en 2015 pour soutenir le gouvernement face aux rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, qui se sont emparés de la capitale, Sanaa, en 2014, puis de larges pans du nord du pays. Une trêve conclue en 2022 est globalement respectée dans ce conflit, qui a fait des centaines de milliers de morts, morcelé le pays et provoqué l’une des pires crises humanitaires au monde.
La ville d’El-Obeid ne tient qu’à un fil. Une longue route cahoteuse qui s’étire sur 300 kilomètres à l’est, jusqu’aux rives du Nil Blanc. De part et d’autre de l’asphalte défoncé s’étendent des champs de sésame, d’arachides et d’hibiscus où se découpent les silhouettes colorées de femmes qui besognent, le dos voûté sous un soleil de plomb.
De temps à autre, un convoi militaire vrombit sur le macadam. Des pick-up surmontés de lance-missiles ou de mitrailleuses lourdes sont déployés en renfort vers le bastion des forces armées soudanaises (FAS) dans la province du Kordofan, devenue épicentre du conflit. Si El-Obeid tombe, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) seront à nouveau aux portes de Khartoum.
Sur cette route se croisent, dans une bourrasque, les va-t-en-guerre et ceux qui la fuient. Passant à toute allure, les escouades de jeunes soldats poussent des cris furieux, emportés par le vent. Le poing en l’air, ils sont acclamés par les buveurs de thé, à l’ombre des paillotes qui jalonnent le bas-côté. En sens inverse, entassées dans des bétaillères ou des microbus croulant sous les bagages, les couvertures et les lits en ferraille, des familles entières quittent El-Obeid pour Kosti, la ville la plus proche, à l’extrémité des 300 kilomètres, porte d’entrée de la moitié orientale du pays, contrôlée par l’armée régulière.
Un point de contrôle renforcé par des monticules de terre, sur la seule route contrôlée par l’armée soudanaise vers El-Obeid (Soudan), le 11 décembre 2025. ABDULMONAM EASSA POUR « LE MONDE »
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