Au Liban, des frappes israéliennes font trois morts dont un chef militaire du Hezbollah, selon l’Etat hébreu

Des soldats libanais sur le site d’un bombardement israélien, à Kfar Dounine (Liban), le 25 janvier 2026. MAHMOUD ZAYYAT/AFP

Un nouveau raid israélien a causé la mort de trois personnes, lundi 26 janvier, a annoncé le ministère de la santé libanais. Selon la chaîne de télévision Al-Manar du Hezbollah, le cheikh Ali Noureddine, qui avait auparavant présenté pour elle des « émissions religieuses », est mort dans une frappe menée dans la ville méridionale de Tyr.

Le bureau de presse du mouvement chiite a dénoncé un « assassinat perfide », soulignant que le défunt était imam dans une banlieue de Tyr. Le ministre de l’information libanais, Paul Morcos, a condamné le raid, disant que les attaques de l’Etat hébreu « n’épargnent ni la presse ni les médias ».

De son côté, l’armée israélienne a accusé Ali Noureddine d’avoir servi en tant que « chef d’une unité d’artillerie » pour le Hezbollah dans la région et a déclaré que les deux autres personnes tuées étaient également des membres du groupe islamiste.

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L’armée libanaise a annoncé, début janvier, avoir désarmé le Hezbollah entre la frontière israélienne et le Litani, un fleuve coulant à une trentaine de kilomètres plus au nord. Elle doit à présent étendre l’application de son plan au reste du territoire du pays du Cèdre, alors que le Hezbollah refuse de remettre ses armes au nord du cours d’eau. Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre les bastions du mouvement libanais et ses militants, l’accusant de tenter de se réarmer.

« Déterminé à se défendre »

Alors que les Etats-Unis ont renforcé leur présence dans la région avec l’arrivée dans le golfe Persique du porte-avions Abraham Lincoln et de son escorte, le chef du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a prévenu, lundi, que le mouvement s’estimera « visé » par toute attaque américaine contre l’Iran, qui serait de nature à « embraser » la région.

S’exprimant au cours d’un rassemblement en soutien à l’Iran « face aux menaces américaines et israéliennes », il a ajouté être « déterminé à se défendre », et qu’il « choisira en temps voulu comment agir, s’il interviendra ou pas (…) mais nous ne sommes pas neutres ». Il a affirmé que sa formation avait été approchée ces deux derniers mois par des émissaires qui avaient tenté d’obtenir « un engagement du Hezbollah à ne pas intervenir » en cas de guerre avec l’Iran.

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Retransmis en direct devant des centaines de ses partisans, regroupés dans la banlieue sud de Beyrouth ainsi que dans l’est et le sud du Liban, qui brandissaient des portraits du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, et scandaient « Mort à l’Amérique ! », Naïm Qassem a prévenu qu’une « guerre contre l’Iran embraserait cette fois-ci la région ». Face à un éventuel assassinat de l’ayatollah, au pouvoir depuis 1989 en Iran, « nous aurons toute la latitude pour agir comme nous le jugerons approprié », a-t-il encore averti.

Sorti affaibli d’un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024, le mouvement chiite n’était pas intervenu pendant la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël, en juin 2025.

Le Monde avec AFP

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Vendre la dette des Américains : pour les Européens, une « arme nucléaire » financière très difficile à utiliser

Vue d’un abribus où est affichée la dette nationale américaine, par habitant et pour l’ensemble du pays, à Washington, le 28 octobre 2025. JEMAL COUNTESS/GETTY IMAGES VIA AFP

La menace a visiblement touché un point sensible. Interrogé jeudi 22 janvier sur la chaîne de télévision Fox Business pour savoir ce qu’il ferait si les Européens se mettaient à vendre la dette des Etats-Unis, Donald Trump s’est agacé : « Si cela arrivait, nous lancerions de grosses représailles et nous avons toutes les cartes en main. »

Depuis que le président américain s’est mis en tête d’acheter le Groenland, le sujet de l’utilisation de cette véritable « arme nucléaire » financière est revenu sur la table. Les Européens – en comprenant l’Union européenne (UE), le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse – possèdent un peu plus de 3 000 milliards de dollars (2 560 milliards d’euros environ) de dette de l’Etat américain, environ 10 % du total. Pourraient-ils utiliser ce pactole pour répliquer à Donald Trump, par exemple en le vendant soudainement ?

Voilà des années que l’hypothèse est évoquée. Dimanche 18 janvier, alors que Donald Trump faisait monter la pression, une note d’un analyste de Deutsche Bank, George Saravelos, a remis le feu aux poudres. « L’Europe possède le Groenland, elle possède aussi beaucoup de bons du Trésor américains, écrit-il. On a passé l’année dernière à dire que, malgré ses forces militaires et économiques, les Etats-Unis ont une faiblesse : ils dépendent des autres pour payer leurs factures. »

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Donald Trump provoque la colère du Royaume-Uni et de l’OTAN avec ses propos sur l’engagement en Afghanistan

Le président américain, Donald Trump, à bord d’Air Force One, le 22 janvier 2026. MANDEL NGAN / AFP

Des propos de Donald Trump affirmant que les alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) étaient « restés un peu loin des lignes de front » en Afghanistan ont suscité, vendredi 23 janvier, des réactions indignées au Royaume-Uni, le gouvernement accusant le président américain de « faire erreur ».

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Dans une interview accordée jeudi à la chaîne américaine Fox News, le chef de l’Etat américain a critiqué le rôle des autres pays membres de l’OTAN, assurant que les Etats-Unis n’ont « jamais eu besoin d’eux ». « Ils diront qu’ils ont envoyé des troupes en Afghanistan… et c’est vrai, mais ils sont restés un peu en retrait », a-t-il déclaré, en référence à l’intervention d’une coalition internationale menée par les Etats-Unis pour chasser Al-Qaida de ses sanctuaires après les attentats du 11 septembre 2001.

Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a jugé « insultants et franchement consternants » les commentaires du président américain. « Si j’avais prononcé ces mots, je m’excuserais certainement », a ajouté le dirigeant travailliste, rendant hommage aux 457 soldats britanniques qui ont perdu la vie lors de l’intervention en Afghanistan entre 2001 et 2021 dans le cadre d’une coalition internationale menée par les Etats-Unis.

Loin de s’excuser et sans répondre directement à ces propos, la Maison Blanche, a répliqué dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse que « les Etats-Unis avaient plus fait pour l’OTAN que tous les autres ».

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« Comment ose-t-il remettre en question leur sacrifice ? »

Plus tôt, sur la chaîne Sky News, le secrétaire d’Etat britannique à la santé, Stephen Kinnock, qui s’exprimait au nom du gouvernement, avait jugé les commentaires de Donald Trump « profondément décevants ». Le ministre de la défense, John Healey, et la ministre des affaires étrangères, Yvette Cooper, ont eux aussi rappelé les pertes britanniques.

La cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a dénoncé des propos « absurdes ». « Les troupes britanniques, canadiennes et de l’OTAN ont combattu et sont mortes aux côtés des Etats-Unis pendant vingt ans. C’est un fait, pas une opinion. Leur sacrifice mérite le respect, pas le dénigrement », a-t-elle écrit sur X.

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La présidente de la commission parlementaire des affaires étrangères, la députée travailliste Emily Thornberry, a estimé, elle, que ces propos étaient « une insulte » pour les familles des personnes décédées. « Comment ose-t-il remettre en question leur sacrifice ? », a aussi réagi le chef du Parti des démocrates libéraux – souvent abrégé LibDem –, Ed Davey, sur X.

Les propos du président américain ont aussi fait réagir en Pologne. « J’exige et j’attends partout du respect à l’égard des vétérans de l’armée polonaise, des vétérans des missions à l’étranger, des vétérans qui ont prouvé combien ils savent servir admirablement la patrie et nos engagements alliés », a déclaré aux journalistes le ministre de la défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, rappelant que 43 soldats polonais étaient morts en mission en Afghanistan.

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La France, qui a été présente militairement en Afghanistan de 2001 à 2014 et a compté jusqu’à près de 4 000 soldats dans ce pays au plus fort de l’engagement de l’OTAN, a, elle, perdu 89 soldats. « Nous nous souvenons de leur sacrifice qui impose le respect », a écrit sur X la ministre française des armées, Catherine Vautrin. « Que les fantômes des 1 000 soldats européens et canadiens tombés en Afghanistan viennent te hanter », a écrit sur X Michel Goya, ancien colonel de l’armée de terre reconverti en analyste militaire, en réponse à Donald Trump.

Parmi les autres alliés de l’OTAN, le Canada a perdu 158 soldats en Afghanistan, selon un site gouvernemental. Le Danemark recense, de son côté, 44 soldats morts, dont 37 au combat.

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Le Monde avec AFP

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« Ma sœur, je vais te confectionner la plus belle robe au monde pour ton mariage. Pour illuminer ce jour de toute ta lumière inhérente, oublier les dernières années »

« Michiko Jinuma, 20 ans, étudiante en mode, se rend en ville », Tokyo (Japon), 1951, Werner Bischof.

Le jour se lève et j’ai déjà une heure de train derrière moi. Aujourd’hui, je serai, une fois de plus, la première arrivée à l’école, toujours à l’heure. Un des avantages de vivre en dehors de la ville. De manière générale, d’ailleurs, je n’ai aucun mal à trouver les avantages dans les situations de vie. C’est dans ma nature, je suis positive. Au-delà du fait que c’est ce qu’on attend des jeunes filles, c’est quelque chose que mon esprit sait faire sans effort.

Dans le train, à l’aube, il y a le pouvoir des paysages qui défilent derrière la fenêtre. Rien que ça. Et déjà. La nature qui se débat et ne se laisse pas capturer, les couleurs compressées, simplifiées par le mouvement, tout me plaît et me pousse à penser sans brides. Le train trace entre les montagnes et j’ai des idées nouvelles. Pas forcément bonnes, mais nouvelles.

Il suffit que je promène mon regard entre le dehors et les visages qui m’entourent, chaque jour, toujours les mêmes, têtes baissées, prêts à être avalés par la grande ville. Rien qu’à les regarder, je les entends. A force de la guerre, à force d’avoir vu des gens attendre et souffrir en silence, j’ai appris à écouter les visages chuchoter leurs histoires.

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Municipales 2026 : la campagne commencera le 2 février à la radio et à la télévision

Le siège de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), à Paris, le 19 septembre 2025. THIBAUD MORITZ / AFP

Aussi sûrement que le mimosa fleurit en janvier et que la Saint-Valentin tombera le 14 février, l’annonce des règles du pluralisme dans les médias précède de quelques semaines les scrutins électoraux. Vendredi 23 janvier, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), a donc dévoilé le calendrier et le cadre que devront respecter, à partir du 2 février (soit six semaines avant le scrutin) et jusqu’au 22 mars, les médias audiovisuels (France Inter, RTL, TF1, France 2, Franceinfo, BFM-TV, etc.) ainsi que les plateformes en ligne.

Sans surprise, puisque la délibération du 4 janvier 2011 relative au principe du pluralisme politique en période électorale reste la référence, les radios et les télés devront respecter un « principe d’équité » envers les personnalités et les partis représentés, dans tous les programmes (journaux télévisés, magazines, etc.), tout au long de la période concernée. Une première fois, elles fourniront les relevés des temps de parole des candidats et de leurs soutiens au bout de deux semaines, le 16 février, puis chaque semaine jusqu’au second tour.

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Brexit : « Lorsque la droite de gouvernement reprend le logiciel de l’extrême droite, elle risque l’effacement »

Voté il y a dix ans et effectivement mis en œuvre il y a cinq ans, le Brexit devait permettre au peuple britannique de « reprendre le contrôle », selon la promesse de ses promoteurs. Mais il a surtout été un outil politique pour le Parti conservateur, qui a cru pouvoir absorber et neutraliser ainsi l’essor de la droite radicale, portée par le United Kingdom Independence Party [UKIP, parti pour l’indépendance du Royaume-Uni] de Nigel Farage.

Malgré des gains à court terme,les conservateurs se sont heurtés à l’asymétrie cruelle du populisme : les partis au pouvoir sont jugés sur leurs résultats, tandis que les partis protestataires prospèrent sur un récit. Ce nouveau clivage explique la lente disparition de la droite de gouvernement britannique, tiraillée entre la progression de Nigel Farage et la social-démocratie à l’anglaise.

Avec le Brexit, le pari des tories était simple : reprendre le vocabulaire de l’insurgé et assécher la protestation. Depuis 2016, la droite britannique n’a pas seulement durci sa ligne, elle a surenchéri en reprenant le logiciel de l’extrême droite : Bruxelles comme entrave, les frontières comme bouton magique, la souveraineté comme revendication morale. Sauf qu’on ne copie pas un récit sans en payer le prix. En faisant leur le discours de la « reprise de contrôle » et de la « trahison des élites », les conservateurs ont déplacé la norme : si le Brexit échoue, c’est qu’il est mal ficelé.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Sadiq Khan, maire de Londres : « Le Brexit a affaibli notre pays »

Voici un paradoxe : alors que le Brexit est jugé comme un « succès » uniquement par 13 % des Britanniques (enquête YouGov, juin 2025), les tories, qui ont géré la sortie, sont blâmés, tandis que Nigel Farage est, lui, en tête dans les sondages depuis avril 2025 sur une ligne encore plus dure. Il est crédité en moyenne autour de 30 % des intentions de vote, dans un pays pourtant historiquement marqué par le bipartisme droite-gauche.

Les termes du débat

Le résultat politique est toxique : chacun y trouve matière à accuser. Les pro-européens y voient une perte d’intensité commerciale et d’attractivité, et tiennent les tories pour responsables. Les pro-Brexit y voient une rupture inachevée, donc une trahison et un Brexit mal géré par les conservateurs.

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Laits infantiles : Danone rappelle deux lots en France à cause de la présence potentielle de céréulide, une substance toxique

Le logo du groupe agroalimentaire français Danone, à Paris, le 5 février 2024. SARAH MEYSSONNIER / REUTERS

Après Nestlé et Lactalis, qui ont fait des rappels de lots de laits infantiles à cause d’une possible contamination par la bactérie Bacillus cereus, Danone annonce, dans un communiqué, « un rappel ciblé de certains lots de laits infantiles », vendredi 23 janvier.

« Compte tenu de nouvelles recommandations d’une autorité européenne, et par mesure de précaution, nous procédons au rappel volontaire de deux lots très limités des produits suivants » : Gallia Calisma Relais 1er âge (0-6 mois), boîte de 830 grammes – date de durabilité minimale : 13/10/2026 – code EAN : 3 041 091 725 943 ; Blédilait 1er âge (0-6 mois), boîte de 400 grammes – date de durabilité minimale : 29/10/2026 – code EAN : 3 041 091 470 966, selon une déclaration transmise par le géant agroalimentaire français Danone à l’Agence France Presse (AFP), vendredi soir, quelques heures après qu’il a dit élargir ses rappels à d’autres pays que Singapour où des lots avaient été bloqués le week-end passé.

En France, tous les lots concernés par une possible contamination d’origine bactérienne ont « été retirés » du marché, a assuré, vendredi, la ministre de la santé, Stéphanie Rist.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Lait infantile de Nestlé : deux enquêtes pénales ouvertes après la mort de nourrissons à Bordeaux et à Angers

Deux enquêtes ont été ouvertes en France après la mort de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de « possible contamination » par une substance d’origine bactérienne, sans « lien de causalité » établi pour l’heure, selon les autorités.

« Danone ne transige jamais sur la sécurité alimentaire, écrit la société française. Les contrôles de routine et les analyses ciblées supplémentaires menées dans le contexte sectoriel actuel confirment que les produits de Danone sont sûrs et pleinement conformes à l’ensemble des réglementations applicables en matière de sécurité alimentaire. »

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Laits infantiles : le céréulide, une toxine très résistante à l’origine de rappels massifs

Producteur chinois

Sur BFM-TV, vendredi, Mme Rist, a conseillé aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, de « vérifier » si leurs boîtes de lait ont été rappelées sur le site Rappel Conso. « Si jamais c’est le cas, il faut [les] mettre de côté et acheter [d’]autre[s] boîte[s] de lait », a-t-elle conseillé.

Les lots de Nestlé et Lactalis concernés par les rappels auraient subi une « possible contamination » par une substance d’origine bactérienne. L’acide arachidonique, essentiel au développement des nourrissons, est suspecté d’avoir été contaminé par un fournisseur international, potentiellement basé en Chine.

Lire aussi le décryptage | Article réservé à nos abonnés Le secteur des laits infantiles dans la tourmente après les rappels massifs de produits Lactalis et Nestlé, contaminés par une même toxine

Le ministère de l’agriculture a confirmé au Monde qu’un même fournisseur, en Chine, avait produit l’huile riche en acide arachidonique à l’origine de la présence potentielle de céréulide, la substance toxique produite par la bactérie Bacillus Cereus, dans les lait infantiles Nestlé et Lactalis. Il pourrait s’agir de la société Jiabiyou (Cabio Biotech à l’étranger). Cette entreprise, fondée en 2004 et dont le siège se trouve à Wuhan, est la principale productrice chinoise de ce type d’huiles et fournit de nombreux fabricants de lait infantile locaux ou internationaux (Nestlé, Danone, notamment).

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L’acide arachidonique est un acide gras poly-insaturé de la famille des oméga-6 rajouté dans les laits infantiles pour se rapprocher du lait maternel où il est naturellement présent. Il est artificiellement produit par fermentation microbienne, puis intégré à une huile.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Chine, la peur du lait infantile contaminé resurgit après le rappel de Nestlé

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Les étudiants d’AgroParisTech bloquent leur école : « On est jeunes, on n’a pas envie que ce soit ça l’agriculture de demain »

Occupation de plusieurs locaux de l’université AgroParisTech, par des étudiants, à Palaiseau (Essonne), le 21 janvier 2026. NNOMAN / ENCRAGE 

Réveil sur le campus d’AgroParisTech, à Palaiseau, dans l’Essonne, où sont formés les ingénieurs du vivant et de l’environnement. Les sacs de couchage ne sont pas encore repliés, certains matelas gardent la forme des corps qui y ont dormi. Pas de temps à perdre pour les jeunes mobilisés : à 15 heures, une réunion est prévue avec la direction. Cinq heures pour s’organiser, formuler des revendications claires et avancer des pistes concrètes. Depuis mardi 20 janvier, une partie du campus de Palaiseau est occupée. Les étudiants dénoncent la place accordée aux groupes agro-industriels au sein même de leur établissement, sur fond de désaccord sur le traité avec les pays du Mercosur.

Malgré la fatigue accumulée après quatre jours et trois nuits de blocage, une centaine de personnes se retrouvent dans un amphithéâtre pour débattre. Certains appartiennent au collectif Agro en luttes, mobilisé au sein d’AgroParisTech pour « la justice sociale », à l’initiative du mouvement. D’autres, moins politisés mais concernés par les enjeux, ont choisi de les rejoindre. Une partie des cours s’est déroulée à distance depuis le début du blocage.

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Le rappeur Doums, accusé de violences conjugales par Adèle Exarchopoulos, placé en garde à vue

Doums lors de la première du film « Yoroï », à Paris, le 16 octobre 2025. JULIEN SARKISSIAN / BESTIMAGE

Le rappeur Doums a été placé en garde à vue à Paris après une plainte de son ex-compagne, l’actrice Adèle Exarchopoulos, qui l’accuse de violences conjugales de 2017 à 2024, ont expliqué vendredi 23 janvier des sources concordantes à l’Agence France-Presse (AFP).

Le rappeur, de son vrai nom Mamadou Coulibaly, a été placé en garde à vue jeudi, a précisé le parquet, confirmant une information du Parisien.Il est interrogé dans un commissariat parisien pour violences habituelles par conjoint et non-respect d’une ordonnance de protection, a précisé une source policière à l’AFP.

« A la suite d’une plainte déposée en octobre 2024 et dénonçant des faits de violences par conjoint ou ex-conjoint entre 2017 et 2024, une enquête a été diligentée par la préfecture de police sous la direction du parquet de Paris », a expliqué le ministère public.

Contrôle judiciaire

Le parquet a précisé qu’il n’envisageait pas « d’autre communication avant la décision d’orientation qui sera prise à l’issue de la garde à vue ». Cette plainte a été déposée par l’actrice Adèle Exarchopoulos, qui a eu un fils avec Doums, selon deux sources proches du dossier à l’AFP.

Ce dernier doit être jugé le 2 février devant le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) pour violences conjugales sur son actuelle compagne.

Selon une source policière, elle s’était présentée le 11 janvier au commissariat de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) pour porter plainte pour des faits ayant eu lieu au domicile en présence de leurs deux enfants et d’une cousine. Le conjoint avait été interpellé sans difficulté peu après, tandis que les enfants et la cousine avaient été emmenés au commissariat.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Violences conjugales : la moitié des affaires traitées en moins de six mois

Le prévenu a finalement été placé sous contrôle judiciaire, comprenant « l’interdiction de paraître à Vitry-sur-Seine, l’interdiction d’entrer en contact avec sa compagne ainsi qu’une obligation de se présenter régulièrement auprès d’un commissariat de police. »

Le Monde avec AFP

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Air France suspend ses vols vers Dubaï en raison des tensions au Moyen-Orient

Un Airbus A220 de la compagnie Air France à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, à Roissy-en-France (Val-d’Oise), le 24 décembre 2025. CHARLY TRIBALLEAU/AFP

Dans une déclaration, Air France a annoncé, vendredi 23 janvier, suspendre « temporairement sa desserte de Dubaï », aux Emirats arabes unis, « en raison de la situation actuelle au Moyen-Orient ». La compagnie a précisé suivre « en permanence l’évolution de la situation géopolitique des territoires desservis et survolés par ses appareils », pour assurer « le plus haut niveau de sûreté et de sécurité » de ses vols.

La compagnie a annulé vendredi deux vols Paris-Dubaï, AF660 et AF658. En conséquence, deux vols Dubaï-Paris prévus samedi sur les deux appareils ont été également annulés. « Air France suit la situation en temps réel et communiquera ultérieurement sur la suite de son programme », a déclaré la compagnie française soulignant l’« impératif absolu » que constitue la sécurité de ses clients et de ses équipages.

De son côté, la compagnie néerlandaise KLM suspend ses vols vers Tel-Aviv, Dubaï, ainsi que vers Dammam et Riyad en Arabie saoudite, a-t-elle fait savoir, citée par le média néerlandais NOS. KLM n’a pas motivé sa décision, mais elle a précisé qu’elle avait été prise en accord avec les autorités néerlandaises.

La compagnie aérienne allemande Lufthansa avait, elle, annoncé lundi suspendre ses vols « au départ et à destination de Téhéran jusqu’au 29 mars inclus ».

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Une « armada » navale

Les Etats-Unis ont maintenu ces derniers jours la pression sur l’Iran, alors que la perspective d’une intervention militaire semblait s’être éloignée. Donald Trump a affirmé, jeudi, qu’une « armada » navale américaine était en route pour le Golfe.

Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il avait semblé revenir sur cette menace la semaine dernière après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants. Selon le Pentagone, le porte-avions Abraham-Lincoln, qui se trouvait en mer de Chine méridionale, fait actuellement route vers le Golfe.

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Le Monde avec AFP

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