Normale-Sup lance un laboratoire pour penser la révolution de l’intelligence artificielle

La façade de l’Ecole normale supérieure, à Paris, le 26 mai 2024. JULIEN DE ROSA/AFP

Entre ces murs hérités de la Révolution française, deux siècles ont passé et une autre révolution est en cours : celle de l’intelligence artificielle (IA), qui a investi le dernier-né des laboratoires de recherche de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, à Paris, inauguré le 28 janvier. Pas moins de 70 enseignants-chercheurs de toutes les disciplines vont y fédérer leurs travaux, des sciences mathématiques jusqu’à la linguistique.

Le laboratoire « Normalesup.ai » chapeautera l’ensemble des recherches dans le domaine, qui seront aussi enseignées aux étudiants, promues dans des chaires en collaboration avec des entreprises ou encore incubées dans des startups de la deeptech.

L’ambition est tout autant technologique que politique, selon Anne Bouverot, présidente du conseil d’administration de l’ENS-PSL. « La question de la souveraineté des données doit être posée en Europe, et pas uniquement dans des laboratoires privés américains et chinois, expose celle qui copréside aussi le conseil de l’intelligence artificielle et du numérique. Nous avons plus que jamais besoin de lieux pour penser ces enjeux et la structure transdisciplinaire de l’école est idéale pour cela. »

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L’écrivain Boualem Sansal élu à l’Académie française au premier tour

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, à Strasbourg, le 26 janvier 2026. ROMÉO BOETZLÉ/AFP

Le suspense était limité, le plébiscite n’en demeure pas moins spectaculaire : par 25 des 26 votants (un Immortel a voté blanc), Boualem Sansal a été élu, au premier tour, à l’Académie française, jeudi 29 janvier. L’écrivain franco-algérien, âgé de 81 ans, postulait au fauteuil numéro 3, vacant depuis la mort de l’avocat Jean-Denis Bredin, le 1er septembre 2021. Au Monde, il confie sa « sidération » devant ce vote qui lui donne l’impression d’« entrer dans l’histoire de la France ».

Cette élection survient moins de trois mois après que Boualem Sansal, qui avait été arrêté le 16 novembre 2024 à Alger et condamné à cinq ans de prison, notamment pour « atteinte à l’unité nationale », en raison de propos sur les frontières entre l’Algérie et le Maroc, a été gracié par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, sur intercession de l’Allemagne. Avant cette détention, l’auteur de Vivre (Gallimard, 2024) dit qu’il n’aurait jamais « osé » s’attaquer à « l’Everest » que lui semblait être l’Académie française. L’institution du Quai de Conti, cependant, lui avait déjà attribué deux importants prix littéraires : en 2013, celui de la francophonie, et en 2015, le Grand Prix du roman pour 2084 (Gallimard) – récompense partagée avec Les Prépondérants d’Hédi Kaddour (Gallimard itou).

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Polynésie française : l’Assemblée adopte une proposition de loi pour faciliter l’indemnisation des victimes d’essais nucléaires

Le monument dédié aux victimes des essais nucléaires français dans l’océan Pacifique, à Papeete (Polynésie française), le 29 juin 2014. GREGORY BOISSY/AFP

Les députés ont adopté, jeudi 29 janvier, à l’unanimité, une proposition de loi visant à améliorer l’indemnisation des victimes des essais nucléaires en Polynésie française − dont le dernier a été mené en 1996 − en clarifiant les critères pour y accéder.

« L’Assemblée nationale vient de dire, on ne vous oublie pas », a salué après le vote, très émue, l’élue de Polynésie française Mereana Reid Arbelot (groupe communiste), corapporteuse du texte.

Actuellement, les victimes doivent fournir la preuve que leur maladie provient bien d’une exposition aux radiations nucléaires lors de ces essais, en prouvant un lien individuel de causalité. Une procédure d’indemnisation « complexe, voire décourageante », a souligné le corapporteur Didier Le Gac (Ensemble pour la République, EPR). Désormais, « il ne s’agira plus de demander à la science de démontrer l’impossible au cas par cas », mais de reconnaître une « présomption d’exposition », a-t-il expliqué.

Concrètement, toute personne présentant une pathologie radio-induite et présente dans des zones et des périodes déterminées pourra bénéficier de l’indemnisation, ainsi que ses ayants droit. Ces dispositions seront rendues rétroactives pour s’appliquer également aux demandes d’indemnisation déposées avant la promulgation du texte.

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Interrogations

« Près de 15 000 personnes ayant résidé en Polynésie entre 1966 et 1975 seraient atteintes d’une maladie reconnue comme radio-induite. Près de la moitié sont déjà décédées », a déclaré le député de Polynésie française Moerani Frébault (groupe EPR). « Comment accepter que 280 000 Polynésiens supportent seuls le coût sanitaire d’une décision prise au nom de la nation ? », alors que « près d’un milliard d’euros de soins » a déjà été pris en charge par leurs « seules cotisations », a-t-il ajouté.

Michèle Larmier, veuve du commandant Claude Larmier, officier de marine ayant servi durant les essais nucléaires français en Polynésie, devant une photo de son défunt mari, décédé des suites d’un cancer du colon, à Vincelles (Yonne), le 30 novembre 2023. ARNAUD FINISTRE/AFP

Le texte prévoit ainsi que l’Etat rembourse les dépenses de santé engagées par les organismes d’assurance-maladie concernés.

Malgré le vote unanime, le coût de cette proposition de loi a suscité des interrogations chez certains députés. « Le budget de l’armée ne saurait supporter seul une indemnisation qui risque d’atteindre des milliards [d’euros] », a alerté le député (Les Républicains) Lionel Duparay. De son côté, l’élue (Les Ecologistes) Dominique Voynet a regretté que le texte « traite les corps, mais pas les lieux », alors que « les essais ont laissé derrière eux des sites durablement contaminés ».

Un amendement du député (La France insoumise) Maxime Laisney a, par ailleurs, été adopté pour demander au gouvernement un rapport sur la politique d’essais nucléaires français en Algérie. Le texte prévoit que les victimes d’essais présents dans des centres militaires au Sahara ou « dans les zones périphériques » soient indemnisées dans les mêmes conditions. M. Laisney a critiqué le flou du périmètre retenu, trop restreint à ses yeux.

Le Monde avec AFP

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Nouvelle tempête hivernale avec d’importantes chutes de neige attendue aux Etats-Unis

Des équipes de déneigement dégagent, à l’aide de chasse-neige, la chaussée de l’autoroute President George Bush, à Plano (Texas), le 26 janvier 2026. TONY GUTIERREZ/AP

Alors que les conséquences des intempéries du week-end dernier continuent de perturber le pays, les Etats-Unis se préparent à une nouvelle tempête hivernale avec d’importantes chutes de neige dans les prochains jours.

Cet événement se couple à une vague de froid polaire qui pourrait conduire, dès le soir de jeudi 29 janvier et jusqu’à lundi, à des records de température dans certaines régions et ce jusqu’en Floride, prévient le service météorologique américain (NWS).

D’importantes chutes de neige sont attendues sur le sud de la côte atlantique, frappant notamment les Etats de Virginie et de la Caroline du Nord et du Sud à partir de vendredi. Avec un fort vent, les déplacements pourraient être lourdement perturbés dans toute la région, prévient le NWS.

Le froid polaire arrivant jusqu’à la péninsule de Floride, souvent préservée de tels événements, pourrait provoquer d’importants dégâts pour l’agriculture locale, préviennent encore les autorités.

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Trois enfants morts

Ces prévisions sont annoncées alors qu’une grande partie du pays peine à se remettre de la tempête hivernale du week-end dernier, qui s’est traduite par d’importantes chutes de neige, de verglas et un froid intense ayant provoqué d’importantes perturbations dans les transports et 38 morts.

Trois enfants âgés de 6 à 9 ans sont morts lundi après être tombés dans un étang gelé au Texas, très peu habitué à de telles conditions. Environ 250 000 clients sont encore privés d’électricité dans le Tennessee, le Mississippi et la Louisiane, selon le site spécialisé PowerOutage. Et, quatre jours après, un grand nombre de rues de la capitale Washington sont encore très mal déneigées.

Un nombre croissant de recherches suggèrent que le changement climatique pourrait jouer un rôle dans les perturbations du vortex polaire, un vaste système d’air froid et de basse pression qui circule normalement au-dessus du pôle Nord.

Des chercheurs relèvent que ces perturbations pourraient être dues au réchauffement relativement rapide de l’Arctique, qui affaiblit la ceinture de vents isolant habituellement l’atmosphère au-dessus de la zone polaire de l’Amérique du Nord.

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Le Monde avec AFP

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Au Venezuela, une nouvelle donne pour le pétrole avec la levée des sanctions américaines et une réforme favorable au secteur privé

Des ouvriers vénézuéliens manifestent pour soutenir la réforme sur le pétrole et exiger la libération du président Nicolas Maduro, enlevé par les Etats-Unis. Devant le palais de Miraflores, à Caracas, le 29 janvier 2026. GABY ORAA/REUTERS

Le pétrole vénézuélien est sur le point de basculer dans une nouvelle ère à la faveur de la promulgation d’une loi et de l’annonce par Washington de la suspension partielle des sanctions le visant depuis 2019. « Nous effectuons des pas historiques (…) J’ai reçu aujourd’hui un appel du président des Etats-Unis, Donald Trump, et de son secrétaire d’Etat, Marco Rubio », a lancé, jeudi 29 janvier, la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, lors d’une manifestation pro-pouvoir des employés du secteur des hydrocarbures.

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Moins d’un mois après la spectaculaire intervention militaire américaine qui a conduit, le 3 janvier, à la capture du président Nicolas Maduro, Washington a décidé de lever les sanctions qui pesaient sur la société d’Etat Petroleos de Venezuela (PDVSA), autorisant de facto les entreprises américaines à commercer avec le géant pétrolier public. Les transactions opérées par PDVSA, ainsi que celles des sociétés dont le groupe détient au moins 50 % des parts, sont désormais « autorisées », affirme le ministère des finances américain.

Dans le même temps, Donald Trump a annoncé, jeudi, avoir demandé la réouverture de l’espace aérien du Venezuela aux vols commerciaux. « Les citoyens américains vont, dans très peu de temps, être en mesure d’aller au Venezuela et ils y seront en sécurité. [Le pays] est sous un contrôle très ferme », a précisé le président républicain, disant lui aussi avoir discuté avec son homologue vénézuélienne.

« Bond historique »

L’annonce de la suspension des sanctions américaines est venue quelques minutes à peine après l’adoption par l’Assemblée nationale vénézuélienne de la réforme de la loi sur les hydrocarbures, qui ouvre le secteur pétrolier au privé et bouleverse complètement le modèle hérité de l’ex-président Hugo Chavez (1999-2013), d’inspiration socialiste. Pour de nombreux analystes, ce changement a été opéré sous la pression des Etats-Unis.

« L’objectif principal de cette loi est que nous cessions de dire que nous avons les réserves les plus importantes [du monde] pour commencer à dire que nous comptons parmi les principaux producteurs de pétrole de toute cette planète », a lancé le président de l’Assemblée, Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim. Cette législation permet au pays de réaliser un « véritable bond historique, qualitatif », a vanté Delcy Rodriguez.

Le président de l’Assemblée nationale du Venezuela, Jorge Rodriguez, tient un exemplaire du projet de loi de réforme sur les hydrocarbures, à l’Assemblée nationale, à Caracas, le 29 janvier 2026. FEDERICO PARRA / AFP

L’exploitation pétrolière était jusqu’ici l’apanage du secteur public ou d’entreprises mixtes dans lesquelles l’Etat détenait la majorité. La réforme de la loi par M. Chavez, en 2006, a limité l’activité des acteurs privés, imposant une participation majoritaire du public dans toutes les entreprises, fixant des impôts élevés.

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Le nouveau texte autorise la signature de contrats permettant aux entreprises privées d’exploiter, de distribuer et de commercialiser la production sans participation de l’Etat. Il doit aussi dynamiser l’exploration, réservée jusqu’ici à ce dernier. Les différents impôts vont être remplacés par une contribution unique maximale de 15 % ainsi que par des redevances maximales (royalties) de 30 % des revenus bruts.

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L’idée est d’avoir de la flexibilité : l’exécutif déterminera les taux d’imposition selon les projets. L’Etat peut ainsi par exemple baisser les impôts si un projet n’est pas aussi rentable que prévu ou a pris du retard, puis les augmenter quand celui-ci fonctionne bien.

Les plus grandes réserves de pétrole de la planète

Jadis baptisé « Venezuela saoudite » quand il était un acteur important du marché mondial, le pays, qui dispose des plus grandes réserves de pétrole de la planète, produit selon les autorités quelque 1,2 million de barils par jour. Des années de mauvaise gestion et de corruption ont en effet fait passer la production d’un pic de plus de 3 millions de barils par jour au début des années 2000 à un plus bas historique de 350 000 barils par jour en 2020.

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Pour Rafael Ramirez, ex-ministre du pétrole de M. Chavez, accusé de corruption et exilé en Italie, la nouvelle législation constitue un « énorme recul » pour le pays sud-américain, qui avait nationalisé son industrie en 1976, sous la présidence du social-démocrate Carlos Andres Perez. La réforme « se fait malheureusement sans débat et de manière accélérée », a-t-il regretté sur X.

Pendant le débat à l’Assemblée nationale, le pouvoir vénézuélien avait organisé une manifestation de travailleurs du secteur dans Caracas. Ces derniers espèrent que les investissements étrangers vont revitaliser le secteur et permettre des augmentations de leurs revenus extrêmement faibles.

Les analystes s’attendent à ce que le flux de devises généré par le secteur pétrolier permette de mettre un coup d’arrêt à la spirale inflationniste.

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Le Monde avec AFP

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Violences physiques en hausse, vols de véhicule en baisse : les chiffres contrastés de la délinquance en 2025

Lors d’une opération de lutte contre la délinquance à Obernai (Bas-Rhin), le 15 décembre 2025. ROMEO BOETZLE/AFP

La question est aussi ancienne que celle de la statistique : les chiffres donnent-ils à voir la réalité, en traduisent-ils seulement une fraction et, surtout, comment les interpréter ? La première « photographie » de la délinquance enregistrée en 2025, rendue publique jeudi 29 janvier par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) avant leur consolidation dans les mois à venir, dessine les contours d’un bilan contrasté, dressé avec les précautions d’usage. En premier lieu, celle relevant du périmètre de collecte des informations : les chiffres communiqués jeudi, avise le SSMSI, « ne couvrent pas encore l’intégralité des phénomènes délinquants enregistrés : 87 % des crimes et 74 % des délits non routiers y sont suivis ».

Logiquement, ces données proviennent avant tout de l’activité des services de police et de gendarmerie et, plus particulièrement, des plaintes qui y sont déposées. Or, celles-ci n’offrent qu’une vision partielle de la masse des infractions véritablement commises. Ainsi, en matière de violences sexistes et sexuelles, le taux de dépôt de plainte n’atteint-il que 6 % d’après les estimations du SSMSI ; celui des violences physiques s’établit à 21 % quand celui des vols de véhicule ou des vols par effraction, à 57 %.

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Lille bat Fribourg et accède aux barrages de Ligue Europa, l’OL finit en tête du classement

Olivier Giroud inscrit sur penalty le but de la victoire de Lille face à Fribourg, au stade Pierre-Mauroy, à Villeneuve-d’Ascq (Nord), le 29 janvier 2026. GONZALO FUENTES/REUTERS

Après cinq défaites consécutives, Lille a enfin obtenu sa première victoire de l’année 2026, jeudi 29 janvier, en s’imposant lors de la huitième et dernière journée de Ligue Europa face à Fribourg (1-0), validant ainsi sa place en barrages d’accession aux huitièmes de finale.

Une double confrontation, les 19 et 26 février, face au Celta Vigo ou à l’Etoile rouge Belgrade – deux adversaires déjà rencontrés cette saison – attend désormais le LOSC, qui a fini 18e avec 12 points.

Dans leur stade Pierre-Mauroy, le seul mérite des joueurs lillois, jeudi, a longtemps été de ne pas perdre, lors d’un match où la plupart des scénarios l’envoyaient de toute façon en barrages. Dans le jeu, les Dogues ont encore effectué une performance insuffisante avec leurs maux habituels : manque de vitesse dans les combinaisons, de prise d’initiative et de justesse dans la finition.

Lire aussi | Ligue des champions : l’OM éliminé à la dernière seconde, le PSG et l’AS Monaco qualifiés pour les barrages… ce qu’il faut retenir de la dernière journée

Le premier tir lillois – non cadré – n’est intervenu qu’à la 24e minute, tenté par Hakon Haraldsson, très actif. Rien d’autre à noter de ce premier acte qui a confirmé ce qu’on pouvait craindre avant le début de la rencontre : le club allemand de Fribourg, déjà qualifié, n’avait aucune impérieuse nécessité de l’emporter et n’a donc pas montré d’intentions de jeu.

La revanche de Giroud après les sifflets

La seconde période a été plus animée, les deux équipes ayant chacune de franches occasions de marquer. La tâche lilloise a été facilitée lorsque Maximilian Eggestein a été sanctionné d’un carton rouge pour une semelle haute sur Matias Fernandez-Pardo (64e).

Mais il a fallu attendre la dernière action du match pour voir les Nordistes obtenir un penalty après une faute obtenue, là aussi, par Fernandez-Pardo. Avec sang-froid et précision, Olivier Giroud a pu ainsi offrir offert la victoire au LOSC. Le meilleur buteur de l’histoire des Bleus (57 buts en 137 sélections) a célébré son but devant la tribune des Dogues Virage Est (DVE), prenant une belle revanche sur le principal groupe d’ultras lillois, qui l’avait sifflé quatre jours plus tôt lors de sa sortie contre Strasbourg (défaite 4-1).

« Il était important dans cette compétition de se qualifier en gagnant et, si possible, en montrant un visage qu’on aime voir de cette équipe, a apprécié l’entraîneur lillois, Bruno Genesio. Ces trois critères ont été présents ce soir puisqu’on a fait un bon match. »

Avec ce succès étriqué, les Lillois n’ont pas balayé tous leurs doutes mais ils ont acquis l’essentiel pour écarter cette brume épaisse qui enveloppe le Nord depuis quelques jours et fragilise le technicien. « On est qualifiés, on a gagné, mais tout n’est pas réglé, a-t-il tempéré. Si on veut revenir dans des zones en championnat où on souhaite être, il va falloir avoir de la continuité. »

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Le centre de formation de l’OL à la fête

De son côté, l’Olympique lyonnais (OL), déjà qualifié pour les huitièmes de finale, a su faire preuve de régularité jusqu’au bout dans la compétition en s’imposant face au PAOK Salonique (4-2), au Groupama Stadium. Ce septième succès en huit matchs assure au club rhodanien, qui disputait son 300e match européen, de finir en tête du classement (21 points) et de recevoir au match retour jusqu’à la fin de la phase à élimination directe.

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Les jeunes pousses du centre de formation lyonnais ont brillé pour cette ultime rencontre de la phase de ligue. Rémi Himbert (17 ans) a égalisé à 1-1 (33e), inscrivant son premier but en professionnel pour sa première titularisation en équipe une. Il n’avait jusqu’à présent disputé que deux minutes en Ligue 1 contre Brest puis Metz et treize minutes en Ligue Europa contre Young Boys Berne, le 22 janvier.

Auparavant, les Grecs du PAOK avaient ouvert la marque grâce à Georgios Giakoumakis, qui avait repris à bout portant un centre venu de l’aile droite après un corner joué à deux (21e) avant d’être réduit à dix après l’exclusion de Konstantelias (40e).

En seconde période, Khalis Merah (18 ans) a également marqué pour la première fois en professionnel. Il a donné l’avantage à l’OL à la conclusion d’une action collective et en convertissant une passe du Portugais Afonso Moreira (20 ans), déjà impliqué sur le premier but (2-1, 55e). Le PAOK a réussi à revenir à 2-2 avec un but de Soualiho Meite à la réception d’un corner (66e).

Nice termine sur une nouvelle défaite

En fin de match, Himbert, déséquilibré par Giannis Michailidis, a obtenu un penalty non converti par Adam Karabec qui a tiré sur la barre (84e). Mais le joueur tchèque s’est rattrapé en marquant le troisième but de près après un mouvement collectif (3-2, 87e). En fin de match, Alejandro Gomes Rodrigues (4-2, 90 + 3) – qui sera prêté d’ici à la fin du mercato –, s’est aussi offert la joie d’un premier but chez les professionnels. A 17 ans, l’Anglais est le plus jeune joueur de Lyon à avoir marqué en Coupe d’Europe devant Rémi Himbert et Karim Benzema.

« On peut être heureux de ce que l’on voit sur le terrain, s’est réjoui, jeudi, le directeur technique, Matthieu Louis-Jean. Lyon est agréable à voir jouer, nous avons un entraîneur [Paulo Fonseca] de très haut niveau, formidable. Il n’y a pas d’euphorie, nous sommes dans le travail avec lequel on peut faire de grandes choses. »

Enfin, Nice, avec une équipe très rajeunie, a terminé sa campagne de Ligue Europa par une septième défaite en huit journées, cette fois à Razgrad, en Bulgarie, contre Ludogorets (1-0), qui s’est, pour sa part, qualifié en barrages. Les Aiglons, qui avaient mis fin à sa série noire en Coupe d’Europe lors de la précédente journée (victoire 3-1 contre les Néerlandais de Go Ahead Eagles), terminent leur campagne européenne à une piètre 33e place (sur 36).

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Le Monde avec AFP

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : Donald Trump a demandé à Vladimir Poutine de faire cesser les bombardements à Kiev jusqu’au 1ᵉʳ février, selon le Kremlin

La France a informé l’Ukraine être contrainte de laisser le pétrolier arraisonné la semaine dernière reprendre la mer, selon la presse ukrainienne

Emmanuel Macron a annoncé, jeudi, à Volodymyr Zelensky, lors d’une conversation téléphonique, que les autorités françaises seraient contraintes de laisser le pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe arraisonné la semaine dernière reprendre la mer pour des raisons légales, rapporte le journal ukrainien Ievropeïska Pravda, citant le président ukrainien.

Le président de la République a, toutefois promis à son homologue de réformer la législation pour faire en sorte que les navires de la flotte fantôme russe puissent être immobilisés, précise le journal ukrainien.

« C’est une question qui concerne tous les Etats, du moins, les Etats maritimes du Nord qui ont une influence sur ce dossier. Il faut donc arraisonner les pétroliers transportant du pétrole russe, non pas temporairement (…), mais définitivement. On observe une tendance vers de telles solutions et cela compliquera sans aucun doute la tâche des Russes », a, selon lui, ajouté le président ukrainien.

Le Grinch, arraisonné le 22 janvier en Méditerranée puis acheminé vers le port de Marseille-Fos, est le deuxième navire sous le coup de sanctions internationales intercepté par les autorités françaises, après le Boraçay à la fin du mois de septembre. La garde à vue de son capitaine, de nationalité indienne, a été levée mercredi par le parquet de Marseille, qui a ouvert une enquête préliminaire pour « défaut de pavillon ».

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Protection de l’enfance : l’Assemblée nationale adopte une proposition de loi pour les victimes de violences ou d’inceste

Manifestation contre les violences faites aux enfants et aux adolescents, à l’approche de la Journée internationale des droits de l’enfant, à Paris, le 15 novembre 2025. DIMITAR DILKOFF/AFP

L’Assemblée nationale a adopté, jeudi 29 janvier, en première lecture une proposition de loi transpartisane visant à mieux protéger un enfant victime d’inceste ou de violences, en accroissant les contrôles et en instaurant une nouvelle « ordonnance de protection provisoire ».

Porté par la députée (MoDem) de la Nièvre Perrine Goulet, le texte a été adopté par l’ensemble des 35 députés présents. Il doit maintenant aller au Sénat.

« Pour de trop nombreux enfants, la famille n’est pas un espace protecteur, elle peut même devenir le lieu du danger (…). Il est temps que le doute bénéficie à la protection de l’enfant plutôt qu’à la personne soupçonnée de violences », a déclaré l’élue.

Lire aussi le reportage | Article réservé à nos abonnés La maltraitance, un enjeu sanitaire : les enfants victimes de violences perdent vingt ans d’espérance de vie par rapport à la population générale

Contrôles inopinés

Comportant plusieurs volets, la proposition de loi entend notamment renforcer les contrôles dans les lieux d’accueil et de protection de l’enfance, en les rendant obligatoires tous les trois ans, voire deux ans pour les pouponnières à caractère social, contre cinq ans jusqu’à présent. Les députés ont aussi adopté des amendements pour qu’une majorité des contrôles prévus se fassent de manière « inopinée ».

A la fin de 2025, une vidéo montrant des éducateurs, dans un foyer parisien, rasant la tête d’un enfant de 8 ans contre son gré, en guise de « sanction », avait déclenché l’ouverture d’une enquête pour violences volontaires sur mineur.

La nouvelle loi interdirait également l’ouverture de structures de protection de l’enfance sous statut privé à but lucratif, laissant trois ans à celles qui existent pour s’y conformer.

Le gouvernement soutient en partie le texte, mais la ministre déléguée chargée de l’autonomie et des personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, a jugé que cette mesure comportait un « risque constitutionnel ». Elle a estimé « plus sûr » d’imposer « des conditions d’autorisation et de contrôle plus strictes », expliquant que le gouvernement ferait une proposition dans ce sens, sous la forme d’un projet de loi à venir sur l’aide sociale à l’enfance.

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Agir avant d’éventuelles poursuites judiciaires

Autre pilier de la proposition de loi portée par Perrine Goulet : la création d’une « ordonnance de protection provisoire », qui vise à agir avant d’éventuelles poursuites judiciaires.

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En cas de mise en danger par un parent, le procureur de la République devrait organiser la mise sous protection de l’enfant, pouvant aller jusqu’à interdire au parent mis en cause d’entrer en contact avec l’enfant et de paraître dans certains lieux (domicile, école, lieux d’activités…).

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Il devrait statuer dans les soixante-douze heures, puis saisir le juge compétent dans les huit jours, afin que ce dernier dispose ensuite de quinze jours pour décider du maintien ou non de la mesure. L’enfant devrait donner son consentement pour revoir son parent violent.

Le Monde avec AFP

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Nigeria : des dizaines de morts dans une attaque djihadiste dans l’Etat de Borno

Un soldat de l’armée nigériane dans la ville de Dikwa, dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, le 27 août 2025. SODIQ ADELAKUN/REUTERS

Des djihadistes de l’organisation Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) ont tué, dans la nuit de mercredi 28 à jeudi 29 janvier, des dizaines de personnes, dont des soldats, dans l’Etat de Borno, près de la frontière avec le Niger, dans un contexte de recrudescence des violences dans ce pays et de pressions diplomatiques liées à la sécurité nationale, ont déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) des sources locales et médicales.

L’insurrection djihadiste a fait plus de 40 000 morts et déplacé environ 2 millions de personnes dans le nord-est de la nation la plus peuplée d’Afrique depuis son déclenchement en 2009, selon les Nations unies.

« Le bilan s’élève à plusieurs dizaines de morts (…) et de nombreux soldats sont portés disparus », a dit, à l’AFP, Ibrahim Liman, membre d’un groupe d’autodéfense antidjihadiste, à propos de la récente attaque dans l’Etat de Borno.

Vingt corps, dont ceux de cinq soldats, de 15 ouvriers du bâtiment et de chasseurs locaux, ont été transportés à l’hôpital général de Biu, situé à 45 kilomètres de Sabon Gari, où l’attaque a eu lieu, selon M. Liman.

Bukar Yamta Ali, secrétaire d’un groupe de chasseurs à Yamarkumi, localité située à l’extérieur de la zone administrative locale de Biu, ainsi que deux infirmières de l’hôpital de Biu, ont confirmé avoir récupéré des corps et des blessés évacués de Sabon Gari.

Les victimes travaillaient sur le pont de Wajiroko, reliant les villes de Biu et Damboa, détruit l’an dernier par des djihadistes et en reconstruction. Les ouvriers regagnaient la base de Sabon Gari, située à 5 kilomètres, pour y passer la nuit.

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Pressions américaines

Cette embuscade est survenue deux jours après une autre attaque de l’Iswap, qui a cuasé la mort de neuf soldats nigérians et fait une dizaine de disparus aux abords de la ville de Damasak, toujours dans l’Etat de Borno.

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L’Iswap, issu d’une scission de Boko Haram en 2016, concentre ses attaques sur les forces de sécurité, sans pour autant épargner les civils dans cette région. Bien que la violence djihadiste ait diminué depuis dix ans, elle s’est propagée aux pays voisins, le Niger, le Tchad et le Cameroun. Les inquiétudes grandissent quant à une résurgence de la violence dans certaines parties du nord-est, où les groupes insurgés restent capables de mener des attaques meurtrières malgré des années d’opérations militaires.

Ces derniers mois, les Etats-Unis ont critiqué l’incapacité du Nigeria à endiguer les violences. Le président américain, Donald Trump, a dénoncé une prétendue « persécution » des chrétiens – un argument longtemps utilisé par la droite religieuse américaine – alors que les tueries touchent chrétiens et musulmans sans discrimination. Ces accusations américaines sont fermement rejetées par le gouvernement nigérian et la plupart des experts.

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Les Etats-Unis ont lancé des frappes aériennes surprises le jour de Noël, dans l’Etat de Sokoto, indiquant avoir visé des djihadistes liés au groupe Etat islamique. Abuja a déclaré avoir approuvé ces frappes. Les deux Etats veulent renforcer leur coopération en matière de sécurité pour lutter contre les djihadistes.

Parmi les formes de violence en hausse ces derniers mois au Nigeria figurent les enlèvements de masse perpétrés par des bandes criminelles, appelées « bandits », qui agissent sans revendication idéologique et réclament des rançons. Plusieurs écoles, villages et lieux de culte ont été visés. Le dernier enlèvement a eu lieu fin janvier dans l’Etat de Kaduna (nord), où plus de 170 personnes ont été enlevées dans plusieurs églises, une attaque initialement niée par la police, suscitant une vive controverse.

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Le Monde avec AFP

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