Delphine Gallou-Papin, sage-femme acupunctrice à Nantes, le 26 janvier 2026. GUILLAUME BLOT POUR « LE MONDE »
Il est 8 h 20, la pluie ruisselle sur la porte vitrée du cabinet de sages-femmes Feminantes. Delphine Gallou-Papin s’engouffre, cheveux mouillés, dans les lieux encore vides. La praticienne de 43 ans aux yeux bleu ciel et au nez retroussé est l’une des cinq sages-femmes associées de cette structure proche du centre-ville nantais, qu’elle a créée en 2015 et qui s’est agrandie en 2025. « La notion d’équipe est essentielle pour moi, insiste-t-elle. Nous partageons la même philosophie de l’attention portée au soin. » Chacune apporte une compétence singulière : sexologie, échographie, hypnose et acupuncture, spécialité qu’elle a choisie. Une méthode issue de la médecine chinoise qui vise à stimuler des zones ciblées de l’épiderme à l’aide d’aiguilles fines. « C’est une thérapie complémentaire aux traitements traditionnels, reconnue et conventionnée », tient à préciser Delphine Gallou-Papin.
Ce matin, sept patientes vont s’asseoir dans ses fauteuils en velours, puis se faire examiner dans le cadre d’une consultation gynécologique, d’un suivi de grossesse, d’une pathologie, de rééducation périnéale et de problématiques féminines variées. La première, Adeline (son prénom, ainsi que celui des autres patientes, a été changé), 32 ans, dézippe son blouson mouillé, libérant un ventre proéminent. Le terme de la grossesse approche et son bébé se présente par le siège, ce qui l’inquiète un peu. « On m’a dit que je risquais d’avoir dix internes autour de moi pour assister à l’accouchement », soupire-t-elle dans un rire nerveux.
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Messiah Burnley, neveu de Chad Joseph, probablement tué lors d’une frappe militaire américaine, devant un autel dédié à son oncle dans la maison familiale à Las Cuevas, à Trinité-et-Tobago, le 22 octobre 2025. ANDREA DE SILVA / REUTERS
Depuis le 2 septembre 2025, les Etats-Unis ont mené 36 attaques dans la mer des Caraïbes et le Pacifique, en violation du droit international, contre des embarcations qu’ils soupçonnent de transporter de la drogue, faisant plus de 120 morts, dont on ignore quasiment tout. La plainte déposée, mardi 27 janvier, par des familles de victimes contre les autorités américaines, une première, pourrait donc permettre de donner un visage à ces victimes de l’opération américaine « Lance du Sud ».
Deux femmes trinidadiennes, Lenore Burnley et Sallycar Korasingh, respectivement mère de Chad Joseph (26 ans) et sœur de Rishi Samaroo (41 ans), ont saisi la justice fédérale et assigné l’Etat fédéral américain. Leurs proches faisaient partie des six hommes tués le 14 octobre 2025 lorsque leur bateau, ayant quitté le Venezuela pour faire route vers Trinité-et-Tobago, a été touchée par une frappe américaine. Les plaignantes dénoncent une « exécution extrajudiciaire » et réclament des réparations.
« Sous mon autorité en tant que commandant en chef, le secrétaire à la défense a ordonné une frappe létale contre une embarcation affiliée à une organisation terroriste », avait écrit Donald Trump, le 14 octobre, sur Truth Social. En revendiquant le bombardement d’un bateau en eaux internationales, le président américain avait inscrit une opération antidrogue dans le registre du « droit de la guerre ».
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Des manifestants protestent contre ICE devant l’hôtel de ville de Los Angeles, en Californie, le 31 janvier 2026. APU GOMES / AFP
Manifestation à Minneapolis contre la police de l’immigration, des journalistes arrêtés
Malgré un déploiement toujours massif d’agents fédéraux, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Minneapolis, vendredi, pour dénoncer les coups de filet de la police de l’immigration (ICE) et la politique d’expulsion massive de sans-papiers lancée par l’administration Trump.
pour avoir couvert une manifestation dans une église en marge des événements de Minneapolis. Il est poursuivi pour entrave à la liberté de culte, a fait savoir le ministère de la sécurité intérieure. Il est reproché au journaliste américain d’avoir « porté atteinte aux droits garantis par le premier amendement » de la Constitution américaine.
Plus tôt, la ministre de la justice américaine, Pam Bondi, avait annoncé avoir ordonné l’arrestation de la journaliste indépendante Georgia Fort. Le Comité pour la protection des journalistes a dénoncé « une attaque flagrante » contre la presse. Après avoir parlé ces derniers jours de « désescalade » et évoqué une réduction du nombre d’agents masqués qui mènent des raids à Minneapolis, Donald Trump a relancé, vendredi, de virulentes critiques envers les manifestants, les qualifiant d’« insurgés ».
Gaza : Israël rouvre de façon très limitée le passage de Rafah avec l’Egypte
Israël a rouvert très partiellement dimanche le point de passage de Rafah entre l’Egypte et la bande de Gaza, fermé depuis le printemps 2024 et vital pour l’acheminement de l’aide humanitaire. Le passage ouvrira « dans les deux sens, pour un mouvement limité de personnes uniquement », avait fait savoir vendredi le Cogat, l’organisme du ministère de la défense israélien supervisant les affaires civiles dans les territoires palestiniens occupés.
Cette réouverture, prévue dans le cadre du plan Trump accepté en octobre, intervient dans le contexte d’un cessez-le-feu très précaire. Des frappes israéliennes ont ainsi fait samedi 32 morts, selon la défense civile de Gaza, dont des femmes et des enfants, Israël déclarant de son côté avoir mené des bombardements en réponse à des violations du cessez-le-feu. Portant un nouveau coup aux organisations humanitaires, Israël a par ailleurs annoncé dimanche que Médecins sans frontières (MSF) devrait quitter Gaza d’ici au 28 février pour avoir refusé de fournir la liste de ses employés palestiniens.
Iran : Ali Khamenei, le Guide suprême iranien, menace d’une « guerre régionale » en cas d’attaque américaine
Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, qualifiant les récentes manifestations de « coup d’Etat », a mis en garde dimanche contre une « guerre régionale » face aux menaces d’intervention militaire brandies par Washington depuis la répression du mouvement de contestation, qui a fait des milliers de morts. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré, samedi, qu’une guerre n’était dans l’intérêt ni de l’Iran ni des Etats-Unis, disant vouloir privilégier la diplomatie.
Ces déclarations interviennent après la décision de l’Union européenne (UE) de désigner comme « organisation terroriste »les gardiens de la révolution, accusés d’avoir orchestré la répression du récent mouvement de contestation. En prenant cette décision, jeudi, l’Union européenne s’aligne sur la position des Etats-Unis, du Canada et de l’Australie, qui l’avaient déjà classée comme organisation terroriste respectivement en 2019, 2024 et 2025.
Carlos Alcaraz, vainqueur de l’Open d’Australie, prive Novak Djokovic d’un 25e sacre record en Grand Chelem
Le numéro 1 mondial, Carlos Alcaraz, vainqueur en quatre sets (2-6, 6-2, 6-3, 7-5), après plus de trois heures de jeu, de Novak Djokovic en finale de l’Open d’Australie, est entré dans les annales de la discipline dimanche, remportant le seul des quatre tournois principaux qui manquait encore à son palmarès, déjà riche de deux Roland-Garros, deux Wimbledon et deux US Open.
A 22 ans et 272 jours, l’Espagnol est le plus jeune joueur à s’adjuger les quatre levées du Grand Chelem, effaçant la marque établie par l’Américain Don Budge lors de son sacre Porte d’Auteuil, à 22 ans et 363 jours… en 1938. Novak Djokovic, 38 ans, lauréat de dix Open d’Australie, n’a plus gagné un Majeur depuis l’US Open 2023.
Après la polémique, Capgemini met en vente sa filiale travaillant pour l’ICE
Le géant français de l’informatique , l’ICE, après le tumulte provoqué par la révélation d’un contrat fournissant un outil d’identification et de localisation de personnes étrangères.
Selon des informations de l’association l’Observatoire des multinationales publiées la semaine dernière et développées par France 2, Capgemini a notamment fourni à l’ICE un outil d’identification et de localisation de personnes étrangères, alors que cette police fédérale est mobilisée par le président américain Donald Trump dans une vaste campagne anti-immigration.
Des manifestants se rassemblent pour soutenir le président tchèque, Petr Pavel, sur la place de la Vieille-Ville, à Prague, le 1ᵉʳ février 2026. DEML ONDŘEJ/AP
Des dizaines de milliers de Tchèques se sont rassemblés à Prague, dimanche 1er février, pour soutenir le président du pays, le pro-ukrainien Petr Pavel, dans son bras de fer avec le gouvernement nationaliste du milliardaire Andrej Babis.
Les organisateurs du mouvement citoyen indépendant Un million de moments pour la démocratie affirment que jusqu’à 90 000 personnes ont manifesté, certaines brandissant des drapeaux tchèques, européens et ukrainiens.
Le gouvernement issu des élections législatives d’octobre 2025 est composé du parti attrape-tout ANO et de deux formations eurosceptiques, le parti d’extrême droite SPD et celui de droite Motoristes. La question de la nomination d’un ministre controversé et le soutien à l’Ukraine ont creusé le fossé avec Petr Pavel, qui préside ce pays de 10,9 millions d’habitants depuis 2023.
« Nous sommes ici pour montrer au président qu’il n’est pas seul ; le diable de la dictature ne dort jamais et nous devons rester vigilants », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Alena Krotka, une retraitée qui avait manifesté contre le régime communiste à Prague, sur cette même place, en 1989.
Mardi, Petr Pavel a publié des messages dans lesquels le ministre des affaires étrangères, Petr Macinka, également président des Motoristes, le menace de représailles s’il ne nomme pas son camarade de parti Filip Turek à l’environnement. Ce dernier, ex-député européen, fait l’objet d’une enquête pour violences conjugales et viol après une plainte déposée par son ancienne compagne.
Les médias ont par ailleurs dévoilé des messages misogynes et racistes de M. Turek sur les réseaux. La police a aussi enquêté sur des soupçons de possession d’objets nazis et de salut hitlérien, avant de classer l’affaire. Le président a refusé de nommer M. Turek, jugeant que ses actes « soulèvent des doutes quant à sa loyauté envers les valeurs inscrites dans la Constitution tchèque ».
M. Macinka, qui détient aussi le portefeuille de l’environnement, a interdit mardi à un journaliste ayant publié les messages controversés de M. Turek de participer à une conférence de presse.
Des manifestants se rassemblent pour soutenir le président tchèque, Petr Pavel, sur la place de la Vieille-Ville, à Prague, le 1ᵉʳ février 2026. MICHAL CIZEK/AFP
L’opposition parlementaire a lancé une motion de défiance contre le gouvernement la semaine prochaine, mais elle ne devrait pas mettre en danger le cabinet de M. Babis, dont la coalition est majoritaire au Parlement. « Le chantage sans précédent exercé sur le président par Petr Macinka est absolument inacceptable. Cela n’a pas sa place dans une culture démocratique », a déclaré le mouvement sur Facebook.
En 2019, l’action citoyenne avait rassemblé quelque 250 000 personnes lors d’un rassemblement contre M. Babis au cours de son premier mandat, l’accusant de corruption et l’exhortant à démissionner.
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Une nouvelle manifestation sera organisée si la récente pétition intitulée « Nous soutenons le président », lancée à l’initiative du mouvement citoyen et déjà forte de plus de 622 000 signatures, en recueille plus d’un million. « J’apprécie profondément tous ceux qui ne restent pas indifférents à ce qui se passe autour d’eux et qui se sentent responsables de l’état de notre pays », a réagi dimanche le chef de l’Etat sur X.
MM. Pavel et Babis s’affrontent également sur l’envoi d’avions de chasse fabriqués localement à l’Ukraine : alors que le président soutient la livraison de quatre appareils L-159, le gouvernement, qui s’oppose à l’aide militaire à Kiev, justifie son refus en affirmant que Prague en a besoin.
Antoine Valentin, maire (Union des droites pour la République) de Saint-Jeoire, a été élu député de la 3ᵉ circonscription de Haute-Savoie dimanche 1ᵉʳ février 2026. Ici à Paris, le 25 novembre 2025. CARINE SCHMITT
Il n’a pas réussi à faire basculer l’ancien parti gaulliste à l’extrême droite, mais Eric Ciotti a remporté, dimanche 1er février, une victoire sur son ancienne famille politique, humiliée dans un fief de Haute-Savoie malgré l’intervention de tous ses chefs.
L’un des jeunes cadres de son parti, l’Union des droites pour la République (UDR), Antoine Valentin, a remporté l’élection législative partielle dans la 3e circonscription de ce département frontalier, battant nettement le candidat Les Républicains (LR) Christophe Fournier. Sa victoire ne faisait guère de doute depuis le premier tour, remporté avec 30 points d’avance. Au second tour, malgré une légère augmentation de la participation et le concours de la plupart des voix des électeurs de gauche, Christophe Fournier n’a obtenu que 40,9 % des voix, contre 59,1 % pour Antoine Valentin, avec une participation de 34,1 %.
Maire de Saint-Jeoire, une petite commune de la circonscription, Antoine Valentin avait été victime du front républicain dressé contre lui en 2024, et qui avait permis la réélection de la députée LR Christelle Petex. C’est la démission de cette dernière, en novembre 2025, par lassitude de la vie politique, qui a provoqué cette élection partielle.
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Jean-Luc Mélenchon, à Roubaix (Nord), le 31 janvier 2026. AGNES DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE »
Ce samedi 31 janvier à Roubaix, la salle Watremez a des airs de campagne présidentielle. A moins de deux mois du scrutin municipal, Jean-Luc Mélenchon est venu soutenir son poulain, David Guiraud, candidat à la mairie et plus grande chance de victoire du mouvement La France insoumise (LFI) dans une ville de près de 100 000 habitants. Un enjeu à la portée nationale : en cas de succès, l’ex-sénateur socialiste espère que l’ancienne cité ouvrière nordiste aura une « une force de contagion ». Comprendre : pour l’élection présidentielle de 2027.
Gaza et son « génocide honteux », laïcité, islam et lutte contre le racisme : à l’heure où les musulmans sont victimes d’une stigmatisation massive à la droite de l’échiquier politique, le leader « insoumis » a déroulé un discours centré sur des thématiques à la fois nationales et calibrées pour l’assistance. A Roubaix, ville la plus pauvre de France, selon l’Insee, une grande partie de la population est issue de l’immigration maghrébine. « Quand vous mettez un bulletin de vote “insoumis”, vous mettez un bulletin de vote contre le racisme, contre l’islamophobie, pour la République, pour la liberté de conscience »,a proclamé le leader de LFI.
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« Des viols, coups, humiliations… » : un collectif d’anciens élèves d’établissements du réseau catholique des Lasalliens s’est constitué pour dénoncer des violences commises il y a des dizaines d’années par des membres de la congrégation. Celle-ci assure prendre ces accusations « très au sérieux » et explique avoir déjà indemnisé 70 personnes.
La congrégation des Frères des écoles chrétiennes, « consciente (…) de la responsabilité qui lui incombe », a mis en place depuis 2014 une cellule d’écoute, chargée de recueillir des signalements et d’« accompagner » les victimes, écrit son avocat, Matthias Pujos, dans un communiqué publié dans la soirée dimanche 1er février. Cette congrégation fondée par Jean-Baptiste de La Salle gère aujourd’hui 150 établissements privés sous contrat en France.
Elle a enregistré à ce jour « 72 saisines », dont 70 ont déjà permis le versement d’une indemnité financière, « pour un montant total de 2 434 882 euros », conformément aux recommandations de la Commission reconnaissance et réparation (CRR) mise en place par l’Eglise.
Depuis 2022, la congrégation a également effectué « trois signalements en justice, (…) auprès des procureurs de Besançon, d’Evry-Courcouronnes et de Reims », pour des faits dont les suspects sont encore vivants.
Des violences « systémiques »
Les membres du collectif, essentiellement âgés de 50 à 70 ans, dénoncent des faits prescrits, commis entre 1955 et 1985 dans une vingtaine d’établissements appartenant aux Frères des écoles chrétiennes, ont expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Philippe Auzenet, 73 ans, et l’autre cofondateur qui préfère rester anonyme, confirmant une information de France Inter.
Ils dénoncent des « violences physiques », « brimades, humiliations », et pour « grande partie » d’entre eux, des faits « d’attouchements, d’agressions sexuelles et de viols », commis par des religieux ou des enseignants laïques, la plupart décédés.
Les écoles concernées se situaient notamment à Quimper, Rouen, Mende, Langogne (Lozère), Rueil-Malmaison, Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), Grenoble, Igny (Essonne), Nantes, ou Paris, a détaillé M. Auzenet. Certains n’appartiennent plus depuis à la congrégation.
A l’école lasallienne de Rouen, « entre 7 et 9 ans, j’ai été menacé de mort, violenté, ligoté, on me pendait par les pieds, ils avaient des couteaux de boucher et menaçaient de m’arracher les yeux. Cela a bousillé ma vie », a témoigné M. Auzenet. Le cofondateur de 62 ans s’est dit, lui, victime « de violences et d’attouchements » par des frères et enseignants laïques, à l’école-collège Saint-Augustin de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), entre 1969 et 1978.
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Le collectif réclame aujourd’hui que la congrégation reconnaisse sa responsabilité dans des violences qu’il juge « systémiques » et la création d’un fonds de réparation de 100 millions d’euros et lance un appel à témoignages.
Les Kurdes syriens manifestent pour revendiquer leurs droits dans la Constitution syrienne et soutenir l’unité kurde, à Kamechliyé (Syrie), le 1ᵉʳ février 2026. ORHAN QEREMAN /REUTERS
Les Forces de sécurité kurdes syriennes (FDS) ont annoncé, dimanche 1er février, l’instauration d’un couvre-feu dans deux villes du nord-est du pays lundi, jour du début de la mise en œuvre de l’accord conclu avec le gouvernement.
L’accord porte un coup aux espoirs d’autonomie des Kurdes, forgés lors de la guerre civile qui a ravagé le pays entre 2011 et 2024, le pouvoir islamiste étant déterminé à imposer son autorité sur l’ensemble du territoire syrien. Il prévoit que les forces de sécurité gouvernementales se déploient dans la zone autonome kurde, établie par cette minorité dans le nord et le nord-est du pays.
Le chef des forces kurdes en Syrie, Mazloum Abdi, a assuré que sa mise en œuvre commencerait lundi. Il a déclaré qu’« une force de sécurité intérieure limitée » entrerait dans certains secteurs des deux principales villes de la zone kurde, Hassaké et Kamechliyé, mais qu’« aucune force militaire n’entrera dans une ville ou localité kurde ».
Les forces de sécurité kurdes ont annoncé dimanche l’instauration d’un couvre-feu dans ces deux villes entre 6 heures (4 heures à Paris) et 18 heures, respectivement lundi et mardi, précisant que cette mesure visait à « assurer la sécurité des habitants ». Une source au sein des forces de sécurité kurdes a fait savoir qu’une délégation des forces de sécurité gouvernementales s’était rendue dimanche à leur quartier général à Kamechliyé.
« Peur d’être trahis »
Des milliers de Kurdes se sont rassemblés dimanche dans cette ville pour afficher leur attachement à l’unité kurde, a constaté un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP). Hommes, femmes et enfants ont brandi des drapeaux kurdes et des bannières en soutien aux forces kurdes. Certains portaient également des portraits de combattants tués.
« Nous sommes venus pour l’unité kurde, a expliqué Barine Hamza, une étudiante de 18 ans. Nous avons peur d’être trahis car nous ne faisons pas confiance à ce gouvernement. » Nourshana Mohammed, une mère de famille de 40 ans, souligne l’importance des FDS, dominées par les Kurdes, qui « protègent » cette minorité et ont joué un rôle-clé dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI).
Depuis leur arrivée au pouvoir, à la fin de 2024, les autorités islamistes se sont engagées à protéger les minorités, mais le pays a été depuis le théâtre de massacres d’alaouites sur la côte, en mars 2025, et de violences avec les Druzes dans le Sud, en juillet 2025.
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Le ministre de l’information syrien, Hamza Mustafa, a déclaré vendredi que l’accord prévoyait la remise au gouvernement, dans un délai de dix jours, de certains champs pétrolifères, de l’aéroport de Kamechliyé et des postes-frontières. Il a ajouté que les combattants des forces kurdes seraient intégrés au sein de brigades en cours de formation sous le commandement de l’armée syrienne.
Dimanche, le chef de la sécurité intérieure de la province d’Alep, dans le nord du pays, a dit aux journalistes qu’il avait rencontré les forces kurdes à Kobané pour discuter des questions de sécurité « et commencer le déploiement des forces du ministère de l’intérieur », sans préciser de calendrier. Mohammed Abdel Ghani a ajouté que des détails techniques restaient à régler, mais que la réponse du côté kurde avait été « positive ».
Située dans la province d’Alep, à plus de 200 kilomètres des autres zones kurdes du nord-est de la Syrie, Kobané, frontalière de la Turquie, est toujours encerclée par les forces gouvernementales, en attendant l’entrée en vigueur de l’accord. Cette ville est le symbole de la première victoire des forces kurdes contre l’EI en 2015.
De gauche à droite, Willian Pacho, Désiré Doué et Marquinhos célèbrent la victoire du PSG sur la pelouse du RC Strasbourg, le 1ᵉʳ février 2026. SEBASTIEN BOZON/AFP
Sans être particulièrement impressionnant dans le jeu, mais en montrant une certaine abnégation, le Paris Saint-Germain (PSG) a récolté, dimanche 1er février en soirée, une victoire solide à Strasbourg (2-1) en clôture de la 20e journée de Ligue 1.
Après le succès de Lens contre Le Havre vendredi (1-0), le PSG avait la mission de reprendre sa première place, tout en se donnant un peu de confiance après le nul concédé mercredi en Ligue des champions contre Newcastle (1-1), poussant Paris à jouer les barrages contre Monaco. C’est chose faite, même si les Parisiens se sont fait bousculer pendant une bonne partie du match. Ils possèdent toujours deux points d’avance sur le club nordiste, une semaine avant un « Classique » bouillant contre un Olympique de Marseille (OM) en pleine perte de confiance.
Alors que le score était de 0-0 en première période, le gardien russe du PSG, Matveï Safonov – qui a enchaîné son deuxième match dans les buts après avoir relégué Lucas Chevalier sur le banc –, a repoussé un pénalty de Joaquin Panichelli, accordé pour une main de Marquinhos (17e). C’est la cinquième fois cette saison qu’il arrête un pénalty ou un tir au but sur sept tentatives, selon le statisticien Opta.
Mais le Russe a été pris à défaut sur l’égalisation des Alsaciens, signée Guéla Doué, esseulé dans la surface, qui a vu sa frappe en extension passer entre les jambes du gardien parisien (1-1, 27e). L’égalisation de Strasbourg cinq minutes après l’ouverture du score du PSG par Senny Mayulu (1-0, 22e), aidé par Bradley Barcola, est parue logique tant les Parisiens ont été gênés dans les duels.
« Une première période très faible »
Sans Fabian Ruiz (contusion au genou gauche) ni Khvicha Kvaratskhelia (entorse cheville droite) dimanche soir, ils ont souffert. Paris est bien moins impressionnant, les joueurs sont plus empruntés physiquement, la possession est stérile et les occasions peu franches, comme celles de Hakimi (57e), qui a été exclu à la suite d’une semelle sur le tibia de Panichelli (75e).
Réduits à dix pendant un quart d’heure, les Parisiens ont – contre le cours du match – réussi à repasser devant au score, grâce à un beau travail de Lee Kang-in et de Warren Zaïre-Emery, conclu par la tête de Nuno Mendes (2-1, 81e).
« On a montré qu’on était une équipe qui lutte, ce n’était pas le match le plus précis pour nous, on a fait une première période très faible », a déclaré l’entraîneur espagnol du PSG, Luis Enrique, soulignant que son équipe « était très loin du but » adverse. Mais, a-t-il ajouté, « on a gagné ce match quand tout le monde pensait que c’était impossible ».
Sur le banc en début de match, Ousmane Dembélé et Désiré Doué, entrés en jeu, n’ont pas montré grand-chose. Sans des attaquants en forme, le PSG aura bien du mal de se sortir de cette période creuse.
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De son côté, le coach de Strasbourg, Gary O’Neil, s’est dit « très fier de l’équipe » mais « déçu » du résultat. Les Alsaciens, qui restaient sur deux victoires en championnat, conservent leur septième place, à un point du top 6.
Lyon inarrêtable
Vainqueurs du LOSC (1-0) en signant sa dixième victoire consécutive toutes compétitions confondues, l’Olympique lyonnais (OL) pointe, lui, à la 4e place du championnat, à égalité avec l’OM, troisième (39 points), freiné sur la pelouse du Paris FC, samedi (2-2).
Grâce à un but du jeune milieu danois Noah Nartey, décisif pour sa première titularisation, les Rhodaniens relèguent les Dogues (5e) à sept longueurs. Malgré une prestation d’ensemble bien plus solide que lors de leur déroute à domicile contre Strasbourg (1-4), les hommes de Bruno Genesio, peu réalistes sur leurs occasions, ne sont pas parvenus à enrayer leur mauvaise dynamique, avec une quatrième défaite d’affilée en championnat.
La série noire de Nice, qui avait mis fin à un enchaînement de huit matchs sans succès en étrillant Nantes (4-1), a, elle, un temps hanté le Gym, qui a finalement accroché Brest (2-2). Menés 2-0 à domicile, les Azuréens ont rebondi grâce à Ali Abdi sur corner (62e), puis Elye Wahi (71e), arrivé début janvier et déjà auteur de son troisième but avec l’OGC Nice en cinq rencontres. Ce nul permet aux hommes de Claude Puel de décrocher un point salvateur : treizièmes devant le Paris FC, ils comptent 8 points d’avance sur le barragiste Nantes (16e).
Les Canaris sont sous la menace d’Auxerre (17e), revenu à une longueur grâce à son nul décroché sur la pelouse de Toulouse (0-0). Le TFC a raté l’occasion de rejoindre les places européennes, même s’il s’en rapproche, 8e à une longueur de Rennes (6e).
Réduite à dix, la lanterne rouge Metz s’est inclinée 1-0 à Angers (11e), une deuxième défaite pour l’entraîneur Benoît Tavenot après celle contre Lyon (5-2). Les Messins n’ont plus gagné en championnat depuis début novembre et leur succès contre Nice lors de la 12e journée.
Pour le ministre des affaires étrangères français, Vladimir Poutine ne donne « aucun signe d’une réelle volonté d’avancer vers la paix »
Le ministère des affaires étrangères français a affirmé, dans un entretien avec le journalLibération diffusé dimanche, qu’aujourd’hui « 100 % de l’aide financière à l’Ukraine est apportée par l’Europe » et que « l’essentiel du renseignement et du soutien militaires le sont également ».Le ministre était interrogé sur le discours du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors du sommet de Davos, où celui-ci regrettait que l’aide européenne mette du temps à arriver.
« C’est (…) à l’initiative de la France et du Royaume-Uni qu’un travail de planification militaire, inédit dans notre histoire récente, a été réalisé en lien étroit avec le président [Volodymyr] Zelensky, pour que la paix une fois conclue soit assortie de garanties solides. L’Ukraine sait pouvoir compter sur le soutien indéfectible des Européens »,a-t-il ajouté.
En revanche, il estime que le président russe, Vladimir Poutine, « ne donne aucun signe d’une volonté réelle d’avancer vers la paix ». Au contraire, « pour la première fois la semaine dernière, ses drones ont délibérément ciblé un train de voyageurs, tuant cinq passagers [le bilan est depuis passé à quinze morts]», a-t-il déploré, estimant qu’il s’agit d’un « crime de guerre » qui « s’ajoute aux viols, aux déportations d’enfants, aux massacres et aux exactions ».
« Quatre ans après son lancement, force est de constater que “l’opération spéciale” du Kremlin est un échec catastrophique pour la Russie : 1,25 million de pertes humaines, ce qui est supérieur à l’ensemble des pertes humaines soviétiques et russes depuis 1945 ; 1 000 morts chaque jour sur le front ; une récession en Russie annoncée en 2026 », juge le ministre. « Il est grand temps que Vladimir Poutine renonce à ses prétentions et accepte enfin un cessez-le-feu », martèle Jean-Noël Barrot.
Le ministre dénonce également la tentative du président russe de « provoquer une crise humanitaire » en ciblant continuellement les infrastructures énergétiques malgré les températures glaciales en Ukraine, qui peuvent atteindre − 30 degrés. Il a annoncé qu’une réunion se tiendrait le 23 janvier avec les pays membres du G7, tandis que cent premiers générateurs d’électricité ont été envoyés et que cinquante autres vont être livrés prochainement.
Enfin, concernant une possible reprise du dialogue avec la Russie comme évoqué par le président français, il répond : « La France n’a jamais exclu, par principe, d’échanger avec la Russie, en toute transparence avec l’Ukraine et avec ses partenaires européens, et à condition, bien sûr, que cela soit utile. »